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An I de l’insurrection populaire : le MPP invite le peuple burkinabè à rester mobilisé

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Ceci est une déclaration du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) publiée à la veille de la commémoration de l’insurrection populaire du 31 octobre dernier. Lisez l’intégralité.
MPP

Les 30 et 31 octobre 2014, le peuple burkinabè, dans un sursaut patriotique, mettait fin aux velléités du régime impopulaire de la 4ème république dans sa volonté de tripatouiller la constitution pour instaurer un pouvoir à vie.

Cette insurrection populaire, mue par toutes les couches sociales de notre pays, notamment par les jeunes, les femmes, les démocrates, les partis politiques membres de l’ex-CFOP, les Organisations de la Société Civile (OSC), les autorités coutumières et religieuses et les patriotiques Forces de Défense et de Sécurité (FDS), a permis la libération de notre pays et la mise en place des instances de la Transition devant conduire à des élections démocratiques et transparentes.

Lors de cette insurrection, plus d’une trentaine de patriotes sont tombés sous les balles assassines de l’ex- Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP), bras armé du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) et autres alliés du Front alimentaire.

Le MPP renouvelle sa solidarité et sa compassion à toutes les victimes, à leurs familles, à leurs proches ainsi qu’à tous ceux qui ont subi des préjudices de quelque nature que ce soit.

En ces jours marquant le 1er anniversaire de cet événement, le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) tient une fois encore, à s’incliner devant la mémoire de ces martyrs qui ont bravé la dictature les mains nues, pour qu’émerge une ère nouvelle au Burkina Faso, fondée sur les valeurs de démocratie, de justice et de progrès. A jamais, ces illustres filles et fils resteront dans nos cœurs comme les référentiels de nos luttes futures, de nos convictions et de notre patriotisme.
C’est pourquoi, il invite les militants à une participation active aux manifestations commémoratives organisées à l’occasion de la Journée nationale des Martyrs.

Le MPP, parti de paix et de démocratie, salue également l’esprit qui a permis de maintenir la cohésion sociale, malgré les actions malveillantes des forces rétrogrades, tendant à arrêter la marche triomphale de notre peuple.
Tout en réitérant son soutien à la Transition, le MPP exprime également son profond respect pour le courage et le patriotisme dont ont fait preuve l’ensemble des Forces démocratiques et les FDS loyalistes, pour faire échec au coup d’État du 16 septembre dernier, mené par une bande d’aventuriers militaro-politiques.

Il invite le peuple burkinabè à rester mobilisé et vigilant pour la sauvegarde des acquis démocratiques engrangés dans sa lutte héroïque.

Ouagadougou, le 29 octobre 2015
MPP : Démocratie-Egalite-Progrès

Le président
Roch Marc Christian KABORE

Rwanda: le Président Paul KAGAME en route pour 3 nouveaux mandats

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Les députés rwandais ont adopté, le jeudi 29 octobre 2015, à l’unanimité un projet de réforme de la Constitution ouvrant la voie à un 3e mandat pour le président Paul Kagame en 2017.
KAGAME

La Chambre des députés a donné son feu vert, non pas seulement à un, mais potentiellement à trois nouveaux mandats pour le président Kagame.

Si l’article 101 remanié maintient la limite de deux mandats présidentiels et diminue simplement de sept à cinq ans la durée du mandat, un autre article, le 172, introduit une nuance. Cet article permet à Paul Kagame d’être réélu en 2017 pour un mandat de sept ans, puis par la suite, de briguer les deux mandats de cinq ans prévus par la nouvelle loi fondamentale.

La présidente de la Chambre des députés Donatille Mukabalisa a refusé de rendre public le texte voté ni même de lire cet article 172 à la presse. Mais elle a ouvertement démenti que cet article soit fait sur mesure pour Paul Kagame. « On n’a pas voté une loi pour une seule personne. Tout Rwandais qui va présenter sa candidature à la présidence de la République sera élu après 2017 pour un mandat de sept ans, il peut être réélu selon ce que prévoir l’article 101. C’est pour tout candidat à la présidence de la République, c’est pas seulement pour le président Kagame », a-t-elle martelé.

Pour être définitivement adopté, ce texte doit être maintenant voté au Sénat puis être soumis à référendum. Mais si cette Constitution remaniée est adoptée en l’état, Paul Kagame pourrait en théorie rester au pouvoir jusqu’en 2034.

Le processus de réforme avait été enclenché, après que le Parlement ait assuré avoir reçu des millions de demandes de Rwandais réclamant le maintien au pouvoir du chef de l’Etat.

Anderson KONE

Le président Alassane Ouattara écarte toute idée de gouvernement d’union nationale

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ADO et ses plus proches collaborateurs

Après la proclamation de résultats de la présidentielle du 25 octobre, le créditant de 83, 66 % des suffrages exprimés, le président ivoirien, Alassane Ouattara, a écarté, le 29 octobre 2015, toute idée d’un gouvernement d’union nationale.

ADO et ses plus proches collaborateurs
ADO et ses plus proches collaborateurs

« En général un gouvernement d’union ne donne pas trop d’efficacité. L’opposition doit jouer son rôle d’opposition », a estimé M. Ouattara, lors d’un entretien avec des journalistes diffusé sur la télévision nationale.

Cela dit, le chef d’Etat ivoirien réélu a promis de continuer à gouverner ensemble avec ses alliés du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

« Je pense que quand on gagne avec des alliés, nous allons gouverner ensemble, les membres du RHDP. Nous avons un bilan qui est extraordinaire et nous continuerons ensemble », a-t-il insisté.

Alassane Ouattara a par ailleurs noté qu’avec sa victoire à la présidentielle, la page de la crise ivoirienne est désormais tournée.

« On peut se consacrer désormais à l’avenir. la Côte d’Ivoire est en marche vers le progrès », a-t-il souligné.

Les Ivoiriens étaient aux urnes dimanche pour désigner leur chef de l’Etat parmi sept candidats.

Agé de 73 ans, le président sortant Alassane Ouattara, a été réélu au premier tour de ce scrutin présidentiel, avec 83,66% des voix. Il entame un nouveau mandat de cinq ans à la tête du pays.

Anderson KONE

Universités publiques de Ouagadougou: une cinquantaine d’enseignants chercheurs et hospitalo-universitaires consacrés

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Photo de famille des enseignants chercheurs et les ministre en charge des Enseignements supérieurs et de la Santé

Les universités de Ouagadougou et de Ouaga 2 ont célébré, ce 29 octobre 2015, les lauréats de la 36 e session des comités consultatifs interafricains et du 17e concours d’agrégation en sciences de la santé du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES).

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Ils sont 22 Maitres-assistants, 9 Maitres de Conférences, 12 Maitres de Conférences agrégés et 7 Professeurs titulaires à se vêtir de nouvelles toges, symbole de « service ».

« Donnez le bon exemple, investissez-vous », a déclaré, le ministre en charge des Enseignements supérieurs, le Pr Filiga Michel Sawadogo aux lauréats, avant de les exhorter à épouser des valeurs de discipline et de rigueur dans l’exercice de leur profession.

Dans la même lancée, le président de l’université de Ouagadougou, le Pr Rabiou Cissé, a invité les récipiendaires à œuvrer à la solidification des relations Université-Institutions de recherche à travers l’évolution vers l’élaboration des projets de recherche en commun et la mutualisation des résultats de recherche.

Le porte-parole des promus, le Pr Jean François Kobiané, a dit mesurer la portée et les implications de ces titres académiques. Il reste convaincu que la « belle et noble mission », consistant à produire des savoirs sera poursuivie.
Il a exprimé sa gratitude aux étudiants qui par leur assiduité pédagogique ont permis aux enseignants d’exprimer leur savoir, avant d’égrener un chapelet de doléances. Il a parlé de l’appui en laboratoires, en réactifs et équipements, au relèvement des budgets des universités en passant par le financement de l’aile amputée du technopôle à l’UO.

Photo de famille des enseignants chercheurs et les ministre en charge des Enseignements supérieurs et de la Santé
Photo de famille des enseignants chercheurs et les ministre en charge des Enseignements supérieurs et de la Santé

La 36e session des comités consultatifs interafricains s’est tenue du 14 au 24 juillet 2015. Et l’université de Ouagadougou a enregistré un taux de réussite de 74,41%. Sur 43 dossiers présentés, 32 ont été inscrits. Quant à ’université de Ouaga 2, elle a inscrit 5 enseignants chercheurs au grade de Maitres assistants.

Pour ce qui est du 17e concours d’agrégation en science de la santé, tenu en novembre dernier au Cameroun, l’université de Ouagadougou a présenté 12 enseignants et réalisé un résultat de 100%.

Mathias LOMPO

Le dossier de fausses cartes d’électeurs classé sans suite

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le Procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou, Maïza Compaoré au milieu

Le Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou, a organisé une conférence de presse sur l’affaire des 5000 fausses cartes d’électeurs et des 263 formulaires de cartes d’électeurs retrouvés dans un bureau de l’OTRAF à Ouaga inter. Et le procureur a annoncé le classement sans suite du dossier pour infractions non constituées.

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« Nous nous devions de réunir tous les éléments d’enquête avant de procéder à une quelconque communication sur le sujet, afin de donner l’information juste, après les enquêtes diligentées par les deux unités de police judiciaire que sont le commissariat de police de Ouaga 2000 et la brigade ville de gendarmerie de Bogodogo », a expliqué le Procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou, Maïza Compaoré.

A l’en croire, l’enquête ouverte n’a pas permis d’aboutir à des résultats concluants:« Aucune fausse carte n’a été saisie par le commissariat de Ouaga 2000. Les formulaires de cartes d’électeurs retrouvés dans le bureau de l’OTRAF appartiennent à la CENI et ont certainement été oubliés par les agents recenseurs lors des enrôlements biométriques des années 2012, 2014 ou 2015. Ainsi, mon parquet, après l’examen minutieux de toutes les pièces du dossier, a décidé de classer le dossier sans suite pour absence d’infractions .

En conséquence, le gérant du secrétariat public, Zangré Daouda qui avait été déféré au parquet le 4 octobre 2015, a été libéré le 9 octobre. Puis, un avis de classement sans suite a été notifié par le commissariat de Ouaga 2000 au sujet de l’affaire des 5000 fausses cartes d’électeurs.

Le parquet a demandé aux dénonciateurs de bien vouloir vérifier l’objet de leur dénonciation relative aux de cartes d’électeurs, la fraude en préparation aux élections dans une période préélectorale, en encourageant les citoyens à dénoncer à la police ou à la gendarmerie la commission de toute infraction en général au processus électoral.

Joackim BATAO

Coup d’état manqué: le Togo refuse d’extrader Fatou Diendéré

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Fatou Diendéré, l’épouse du général putschiste

Selon la Radio Oméga, les autorités togolaises affirment ne pas retrouver les traces de l’épouse du général putschiste, Fatou Diendéré, sur leur territoire. Pour ce faire, elles ne peuvent donc pas l’extrader.

A en croire la Radio Oméga, sa présence a été pourtant signalée à Lomé. Elle aurait regagné la capitale Togolaise, après deux jours de route.

Fatou Diendéré est visée par un mandat d’arrêt international lancé par la justice militaire dans le cadre des enquêtes sur le coup d’Etat du 17 septembre dernier.

Fatou Diendéré, l’épouse du général putschiste
Fatou Diendéré, l’épouse du général putschiste

Selon un article de Jeune Afrique, le président togolais Faure Gnassingbé avait proposé au général Gilbert Diendéré, à son épouse et au colonel Boureima kéré une exfiltration.

Anderson KONE

BURKINADEMAIN.COM

Burkina Faso: voici les dates d’ouverture des campagnes électorales

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Le Conseil des ministres, tenu le 28 octobre 2015 à Ouagadougou a examiné plusieurs dossiers relatifs, entre autres, à l’ouverture des campagnes pour la présidentielle et les législatives et à la reprise des concours concernés par la fraude.
En ce qui concerne la présidentielle, la campagne électorale du premier tour commence le dimanche 8 novembre 2015 à 00 h et prend fin le vendredi 27 novembre 2015 à 24 h.

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Quant aux élections législatives, la campagne débute le samedi 14 novembre 2015 à 00 h au vendredi 27 novembre 2015 à 24 h.
Cela étant, le Conseil supérieur de la communication (CSC) a interdit les couvertures médiatiques des activités politiques entrant dans le cadre de ces élections jusqu’à la date du 7 novembre 2015.

Par ailleurs, le gouvernement a tiré les conséquences de la décision de justice. « Sur le principe, le gouvernement est d’accord que les concours qui sont touchés par les fraudes soient annulés et nous avons reçu instruction pour enclencher la préparation de la reprise de ces épreuves « , a indiqué le ministre de la Fonction publique, Augustin Loada qui a dit qu’une date n’a pas encore été retenue pour ladite reprise.

Joackim BATAO

Compte rendu du conseil des ministres du 28 octobre 2015

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Le Conseil des ministres, tenu à Ouagadougou, le mercredi 28 octobre 2015,
en séance ordinaire, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Michel KAFANDO,
a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger
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I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU PREMIER MINISTERE

Le Conseil a examiné une loi organique portant attributions, composition, organisation et fonctionnement de l’Autorité supérieure de contrôle de l’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC).
Ce projet de loi est une relecture de la loi N° 32-2007/AN du 29 novembre 2007 portant création, attributions, composition et fonctionnement de l’Autorité supérieure de contrôle de l’Etat (ASCE), conformément aux dispositions de la loi 004-2015/CNT du 3 mars 2015 portant prévention et répression de la corruption au Burkina Faso.
Il prend en compte des innovations majeures notamment, le changement de la dénomination « Autorité supérieure de contrôle de l’Etat (ASCE) » qui devient « Autorité supérieure de contrôle de l’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) », la constitutionnalisation de l’Institution et l’ouverture de l’ASCE-LC à d’autres structures de l’Etat, au secteur privé et à la Société civile.
Ce projet de loi vise une meilleure organisation et un fonctionnement efficace de l’ASCE-LC en vue d’impulser une nouvelle dynamique à la lutte contre la corruption et aux infractions assimilées.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du projet de loi au Conseil national de la Transition.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret porte modalité d’utilisation de la subvention publique des activités politiques de campagnes électorales et hors campagnes électorales.

Ce décret vise à combler les insuffisances relatives à l’imprécision de la nature des dépenses éligibles aux financements et à l’absence de précision du canevas de présentation des rapports financiers dus par les partis et formations politiques.
L’adoption de ce décret permet de fixer un modèle unique de canevas de présentation du rapport financier et du bilan comptable des subventions publiques accordées aux partis politiques et aux candidats aux élections.
Le deuxième décret porte ouverture de la campagne électorale pour l’élection du Président du Faso du 29 novembre 2015.
Ce décret fixe la période légale de la campagne électorale du premier tour de l’élection du Président du Faso, pour le dimanche 08 novembre 2015 à zéro heure et y met fin le vendredi 27 novembre 2015 à 24 heures, conformément aux dispositions des articles 68 et 137 du Code électoral du Burkina Faso.
L’adoption de ce décret consacre la période légale de déroulement de la campagne électorale pour l’élection présidentielle du 29 novembre 2015 et permet aux différents candidats d’aller à la conquête des suffrages des électeurs.
Le troisième décret porte ouverture de la campagne électorale pour les élections législatives du 29 novembre 2015.
Ce décret fixe la période légale de la campagne électorale des élections législatives, pour le samedi 14 novembre 2015 à zéro heure et y met fin le vendredi 27 novembre 2015 à 24 heures, conformément aux dispositions des articles 68 et 186 du Code électoral du Burkina Faso.

L’adoption de ce décret consacre la période légale de déroulement de la campagne électorale pour les élections législatives du 29 novembre 2015 et permet aux différents candidats d’aller à la conquête des suffrages des électeurs.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a examiné cinq (05) projets de loi et adopté cinq (05) rapports.
Le premier projet de loi est relatif à la loi uniforme sur le contentieux des infractions à la réglementation des relations financières extérieures des Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).
Ce projet de loi vise entre autres à renforcer les bases légales nécessaires à l’accomplissement de la mission des agents chargés de constater les infractions et à améliorer le dispositif de rapatriement des recettes d’exploitation.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du projet de loi uniforme au Conseil national de la Transition.
Le deuxième projet de loi est relatif au traitement des comptes dormants dans les livres des organismes financiers des Etats membres de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA).
Le compte dormant est tout compte détenu dans les livres d’un organisme financier qui n’a fait l’objet d’aucune intervention depuis au moins dix (10) ans.
Ce projet de loi vise à combler le vide juridique en matière de prescription des droits et dévolution des avoirs dormants, en vue de préserver la sécurité juridique des organismes dépositaires.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du projet de loi au Conseil national de la Transition.
Le troisième projet de loi porte définition et répression de l’usure.
Ce projet de loi vise à doter notre pays d’un nouveau texte relatif à l’usure conformément aux textes de base de la reforme institutionnelle de l’UMOA et de la BCEAO, en vue d’une meilleure protection des emprunteurs d’argent contre les pratiques usuraires.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du projet de loi au Conseil national de la Transition.
Le quatrième projet de loi est relatif à l’intérêt légal.
Ce projet de loi consacre l’élaboration d’un texte spécifique à l’intérêt légal, en vue de conformer la législation de notre pays sur la séparation de l’intérêt légal à celle réprimant les pratiques usuraires.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du projet de loi au Conseil national de la Transition.
Le cinquième projet de loi porte règlementation des bureaux d’informations sur le crédit au Burkina Faso.
Ce projet de loi vise la règlementation du partage de l’information sur le crédit et les opérations des Bureaux d’information sur les crédits dans les Etats membres de l’UMOA.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du projet de loi au Conseil national de la Transition.
Le premier rapport est relatif à un décret portant détermination des taux et modalités de recouvrement de la taxe de prélèvement de l’eau brute de la Contribution financière en matière d’eau (CFE).
Ce décret consacre la relecture du décret N° 2011-445 du 18 juillet 2011 portant détermination des taux et des modalités de recouvrement de la taxe de prélèvement de l’eau brute.
Son adoption permet aux agences de l’eau d’être opérationnelles et de contribuer à la mise en œuvre du financement de l’eau par l’eau.

Le deuxième rapport est relatif à la situation du marché des assurances, exercice 2014.
Le chiffre d’affaires du marché des assurances pour l’exercice 2014 est de 51,019 milliards de francs CFA contre 47,068 milliards de francs CFA en 2013, soit un taux de progression de 8%.
Générée par quatorze (14) sociétés d’assurances dont huit (08) sociétés non vie et six (06) sociétés vie, les prestations et les frais payés aux assurés et aux bénéficiaires de contrats d’assurances s’élèvent à 25,008 milliards de francs CFA contre 23,206 milliards de francs CFA en 2013, soit un taux d’accroissement de 8%.
Le volume d’épargne cumulée par le marché des assurances en 2014 est de 86,517 milliards de francs CFA contre 77,610 milliards de francs CFA en 2013, soit une hausse de 11%.
Le Conseil félicite l’ensemble des sociétés d’assurances pour ces résultats satisfaisants et les exhorte à plus de rigueur dans les contrôles pour couvrir l’ensemble du marché des assurances.
Le troisième rapport est relatif à la situation des conventions de prêts signées en 2014.
En 2014, vingt et une (21) conventions de prêts ont été signées entre le Burkina Faso et dix (10) partenaires financiers extérieurs. Le montant total des accords signés s’élève à 213,753 milliards de francs CFA, soit une hausse de 54,42% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Ces conventions de prêts sont constituées d’emprunts budgétaires d’un montant de 19,614 milliards de francs CFA et d’emprunts projets d’un montant de 194, 139 milliards de francs CFA, soit respectivement 9,18% et 90,82% des financements obtenus.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines pour le strict respect de la procédure en matière d’endettement, en vue de maintenir la soutenabilité des finances publiques de notre pays.
Le quatrième rapport est relatif à trois (03) décrets d’approbation des statuts particuliers respectivement de l’Ecole nationale des régies financières (ENAREF), de l’Ecole nationale des douanes (END) et de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD).

L’adoption de ces décrets vise à conformer les statuts de l’Ecole nationale des régies financières, de l’Ecole nationale des douanes et de l’Institut national de la statistique et de la démographie, aux dispositions du décret N° 2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère administratif (EPA).
Le cinquième rapport est relatif à un décret portant création du Fonds d’appui à la presse privée.
L’adoption de ce décret permet la création d’une structure de service public, en vue de consolider et de structurer l’appui de l’Etat au développement de la presse écrite privée, de la radiodiffusion sonore et télévisuelle privée et des médias privés d’information publique en ligne.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA SECURITE SOCIALE

Le Conseil a examiné un projet de loi portant institution des fêtes légales au Burkina Faso.
Ce projet de loi vise à :
intégrer dans l’ordonnancement juridique national la date du 29 septembre en vue de commémorer la libération du peuple burkinabè le 29 septembre 2015 par les Forces de défense et de sécurité restées loyales aux institutions ainsi que les dates du 30 et 31 octobre en vue de commémorer la mémoire des martyrs tombés les 30 et 31 octobre 2014 ;
supprimer la date du 30 mars commémorant la journée nationale du pardon.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du projet de loi au Conseil national de la Transition.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, CHARGE DES RELATIONS AVEC LE CONSEIL NATIONAL DE LA TRANSITION

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte approbation des cahiers des charges et missions de la Radiodiffusion-télévision du Burkina (RTB).
L’adoption de ce décret permet à la RTB de s’engager dans une nouvelle dynamique organisationnelle pour mieux faire face aux défis d’un média de service public.
Le second décret porte approbation des statuts particuliers du Fonds d’appui à la presse privée (FAPP).
Ce décret vise à consolider et à mieux structurer l’appui de l’Etat au développement de la presse privée au Burkina Faso, en vue d’assurer aux entreprises du secteur des conditions favorables à leur mission de service public.
Son adoption permet de conformer les statuts particuliers du Fonds d’appui à la presse privée aux dispositions du décret N° 2014-610/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Fonds nationaux.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ACTION SOCIALE ET DE LA SOLIDARITE NATIONALE

Le Conseil a adopté dix (10) décrets.
Le premier décret est relatif aux modalités de prise en charge des blessés de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.
Le deuxième décret porte modalités de prise en charge des veuves/veufs des victimes de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 dans le domaine de l’emploi.
Le troisième décret est relatif aux modalités de prise en charge des veuves/veufs des victimes de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 dans le domaine du logement.
Le quatrième décret est relatif aux modalités de prise en charge des parents des victimes de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.
Le cinquième décret est relatif aux modalités de prise en charge des orphelins des victimes de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 dans le domaine scolaire et de la formation professionnelle.
Le sixième décret est relatif au soutien social aux ayant droits des victimes du putsch.
Le septième décret porte soutien social aux veuves/veufs des victimes du putsch dans le domaine de l’emploi.
Le huitième décret est relatif au soutien social aux blessés du putsch.
Le neuvième décret est relatif au soutien social aux orphelins des victimes du putsch dans le domaine scolaire et de la formation professionnelle.
Le dixième décret est relatif au soutien social aux veuves/veufs des victimes du putsch dans le domaine du logement.
L’adoption de ces décrets permet de mieux organiser la prise en charge des victimes de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et du putsch du 16 septembre 2015.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation a fait au Conseil une communication relative aux activités de commémoration de la Journée nationale des Martyrs.
Dans le cadre de cette commémoration, une cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs est prévue le vendredi 30 octobre 2015 à 9 h 30 mn, suivie de l’observation d’une minute de silence en mémoire de nos martyrs sur toute l’étendue du territoire national à 9 h 40 mn.
Une cérémonie d’hommage aux Martyrs, présidée par Son Excellence Monsieur le Président du Faso sera organisée le samedi 31 octobre à 16 h 00 mn.
Des manifestations commémoratives seront également organisées dans toutes les régions du pays.
Le Conseil invite l’ensemble de la population à rendre un vibrant hommage à nos martyrs.

II.2. Le ministre de la Fonction publique, du travail et de la sécurité sociale a fait au Conseil une communication relative à la concertation des membres de la Commission nationale de pilotage des concours directs de la Fonction publique, session 2015, tenue le 28 octobre 2015.
Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions, en vue de l’annulation des concours incriminés, la publication des résultats des autres concours et la poursuite des investigations.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO
Monsieur Gninkountié Benoît KAMBOU, Mle 17 958 V, Maître de conférence en droit public, classe exceptionnelle, est nommé Conseiller juridique.

B. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES HYDRAULIQUES, DE L’ASSAINISSEMENT ET DE LA SECURITE ALIMENTAIRE
Monsieur Moussa OUATTARA, Mle 31 888 N, Ingénieur agronome, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur de la protection des végétaux et du conditionnement (DPVC) ;
Monsieur Boubacar BARRY, Mle 31 903 P, Ingénieur de conception en vulgarisation agricole, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de la vulgarisation agricole et de recherche développement (DVRD).

C. AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES, DU DESENCLAVEMENT ET DES TRANSPORTS
Monsieur Baowendmanégré ZOUNGRANA, Mle 248 615 L, Ingénieur en transport, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur régional des transports du Centre-Est.

D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE ET DE L’ALPHABETISATION
Monsieur Mamadou OUATTARA, Mle 20 545 H, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Conseiller technique ;
Madame Martine BADO/OUEDRAOGO, Mle 13 720 L, Inspecteur de l’enseignement du 1er degré, 1ère classe, 12ème échelon, est nommée Chargé de missions.

E. AU TITRE DU MINISTERE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION
Monsieur Hamidou TRAORE, Mle 32 511 C, Maître de recherche, est nommé Directeur de l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles (INERA) ;
Monsieur Sylvin OUEDRAOGO, Mle 46 540 S, Directeur de recherches, est nommé Directeur de l’Institut de recherches en sciences de la santé (IRSS) ;
Monsieur Bréhima DIAWARA, Mle 29 303 V, Directeur de recherches, est nommé Directeur de l’Institut de recherches en sciences appliquées et technologies (IRSAT) ;
Monsieur Ludovic Ouhonyioué KIBORA, Mle 52 124 J, Maître de recherches, est nommé Directeur de l’Institut des sciences des sociétés (INSS).

F. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT ET DES RESSOURCES HALIEUTIQUES
Monsieur Modi DIALLO, Mle 42 848 H, Inspecteur des eaux et forêts, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de l’Environnement et des ressources halieutiques du Boulgou.

III.2. NOMINATION DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

A. MINISTERE DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après Administrateurs au Conseil d’administration de l’Office national d’identification (ONI) pour un premier mandat de trois ans.
Au titre du Ministère de la sécurité :
Monsieur Ram Sylvain TIONON, Mle 30 506, Contrôleur général de Police.
Au titre du Ministère de l’Economie et des finances :
Monsieur Joanny COMPAORE, Mle 54 633 W, Inspecteur du Trésor.
Au titre du Personnel de l’Office national d’identification :
Monsieur Moustapha KAFANDO, Mle 101 522 M, Assistant de Police.
Le deuxième décret renouvelle le mandat d’Administrateur des personnes ci-après au Conseil d’administration de l’Office national d’identification (ONI), pour un dernier mandat de trois (03) ans :
Au titre du Ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation :
Monsieur Sié Edgard SOU, Mle 28 405 X, Administrateur civil.
Au titre du Ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion civique :
Monsieur Paulin BAMBARA, Mle 130 214 W, Magistrat ;
Monsieur Sidinyidé Emmanuel OUEDRAOGO, Mle 130 236 M, Magistrat.
Le troisième décret nomme Monsieur Ram Sylvain TIONON, Contrôleur général de Police, Mle 30 506, Président du Conseil d’administrateur de l’Office national d’identification, pour un premier mandat de trois (03) ans.
B. MINISTERE DES ENSEIGNEMENTS SECONDAIRE ET SUPERIEUR
Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après Administrateur au Conseil d’administration de l’Université de Ouagadougou, pour un premier mandat de trois (03) ans.
Au titre du Ministère des Enseignements secondaire et supérieur :
Monsieur Hati Alexis OUEDRAOGO, Mle 19 674 S, Inspecteur du Trésor.

Au titre de l’Association professionnelle des sociétés d’assurances du Burkina (APSAB) :
Monsieur Simon Pierre GOUEM, Directeur général de la Générale des assurances.

Au titre des étudiants :
Monsieur Hassane OUEDRAOGO ;
Monsieur Raphaël BOUDA.

C. MINISTERE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION
Le conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, membres du Conseil d’administration de l’Agence nationale de biosécurité (ANB), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du Ministère de la Recherche scientifique et de l’innovation :
Monsieur Badiori OUATTARA, Mle 22 622 G, Maître de recherches en agro pédologie.

Au titre du Ministère de l’Economie et des finances :
Monsieur Vivien Casimir Larba BOURGOU, Mle 91 267 K, Inspecteur du Trésor.

Au titre du Ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques, de l’assainissement et de la sécurité alimentaire :
Monsieur Tiorgnaga Maurice TRAORE, Mle 21 323 V, Ingénieur d’agriculture.

Au titre du Ministère de l’Environnement et des ressources halieutiques :
Monsieur Moussa OUEDRAOGO, Mle 26 861 G, Ingénieur des eaux et forêts.

Au titre du Ministère de la Santé :
Monsieur Ferdinand TIENDREBEOGO, Mle 53 722 G, Administrateur des hôpitaux.

Au titre du Ministère des Ressources animales :
Madame Thérèse Roseline Sidpayété NANA, Mle 52 113 H, Docteur vétérinaire.

Au titre du Ministère de la Défense nationale et des anciens combattants :
Monsieur Noufou BEREMWOUDOUGOU, Officier.

Au titre du Ministère des Enseignements secondaires et supérieur :
Sagazaga Drissa SANOU, Mle 14 763 A, Maître de conférences en biologie cellulaire et physiologie animales.

Au titre du Ministère de la Sécurité :
Monsieur Tama YARO, Mle 12 811 T, Commissaire principal de police.
Au titre du Ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion civique :
Madame Maimouna DERME/TRAORE, Mle 130 183 Z, Magistrat.
Au titre de l’Observatoire national de biosécurité
Monsieur Albert DJIGMA.

Au titre du Personnel scientifique de l’Agence nationale de biosécurité (ANB) :
Monsieur Massouroudini AKOUDJIN, Mle 258 251 S, Ingénieur de recherches.

Au titre du Personnel :
Madame Waïda KOROGO, Mle 246 681 X, Assistant des affaires culturelles.

Au titre des Syndicats :
Madame Mounyratou RABO, Mle 249 893 S, Ingénieur de recherches en biologie.
Le second décret nomme Monsieur Badiori OUATTARA, Mle 22 622 G, Maître de recherches en agro pédologie, Président du Conseil d’administration de l’Agence nationale de biosécurité (ANB) pour un premier mandat trois (03) ans.

D. MINISTERE DU DEVELOPPEMENT DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DES POSTES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après Administrateur au conseil d’administration de l’Agence nationale de promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du Premier ministère :
Monsieur Sansan Biwéte Nilce DA, Mle 216 103 G, Ingénieur de travaux en informatique.

Au titre du Ministère de l’Economie et des finances :
Monsieur Issa BORO, Mle 49 524 W, Informaticien.

Au titre du Ministère de la Fonction publique, du travail et de la sécurité sociale :
Monsieur Patrice Marie Yacinthe KIEMDE, Mle 25 823 J, Ingénieur d’application des techniques informatiques.

Au titre du Ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :
Madame Lydie ZONGO/SANOU, Mle 111 324 L, Conseiller des affaires économiques.

Au titre Ministère des Enseignements secondaire et supérieur :
Monsieur Mesmin DANDGINOU, Mle 45 763 D, Maître assistant en informatique.

Au titre du Ministère de la Santé :
Monsieur Simon SANOU, Mle 215 980 P, Médecin de santé publique.

Au titre du Ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques, de l’assainissement et de la sécurité alimentaire :
Monsieur Sébastien YOUGBARE, Mle 207 918 J, Informaticien.

Au titre du personnel de l’Agence nationale de promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC) :
Monsieur Malick TAPSOBA, Mle 207 639 B, Ingénieur de travaux informatiques.

Le second décret nomme Monsieur Loé Romanos BARO, Mle 1032, Inspecteur des services postaux et financiers, Administrateur au titre du personnel au Conseil d’administration de la Société nationale des postes (SONAPOST), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication,
Chargé des Relations avec le Conseil
National de la Transition,
Porte-parole du Gouvernement

T. Frédéric A.K. NIKIEMA

ADF/RDA: le parti derrière le peuple pour un changement profond

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L’ADF/RDA a publié une déclaration portant sur la journée d’hommage aux martyrs de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et de la résistance au putsch du 16 septembre 2015. Le parti salut la maturité du peuple et lui réaffirme son attachement.
ADF RDA

Par décision du conseil des ministres en date du 16 octobre 2015, tous les burkinabè sont invités à rendre un vibrant hommage, le 31 octobre de chaque année, aux martyrs de la nation, c’est-à-dire, à ceux et celles qui ont perdu la vie pour un idéal, pour un Burkina Faso de justice, de concorde, de prospérité partagée, un Burkina Faso démocratique et solidaire.
A l’occasion de cette première commémoration dont les activités commencent le jeudi 29 octobre 2015, l’Alliance pour la Démocratie et la Fédération – Rassemblement Démocratique Africain (ADF-RDA) salue avec humilité la mémoire de ces braves hommes et femmes qui se sont sacrifiés pour l’avènement d’un Burkina de paix et de justice.

Tout en réitérant sa compassion aux familles affligées, l’ADF-RDA salue la dignité avec laquelle elles ont su, malgré l’intensité de leur douleur, faire preuve de tolérance, d’une grande humanité et d’un sens élevé de responsabilité et d’amour de la patrie. Elle salue enfin la maturité du peuple burkinabè dans son ensemble à qui elle réaffirme son attachement.
A l’endroit de tous ceux qui ont souffert de cette longue crise politique, tout en assumant sa part de responsabilité, l’ADF-RDA, au nom de ses militantes et militants, des responsables du Bureau politique national et du Secrétariat exécutif national, exprime à nouveau ses sincères regrets, et s’engage solennellement à œuvrer patiemment pour reconstruire un lien fort de confiance avec les différentes composantes du peuple.

Pour le parti, la journée d’hommage du 31 octobre est un moment de recueillement, de communion et de prière mais également un temps de réflexion à tous points de vue. C’est pourquoi l’ADF-RDA, fidèle à l’esprit de sa tournée de demande de pardon, invite l’ensemble de ses sympathisants et militants à élever, partout où ils se trouvent, des prières pour le repos de l’âme des martyrs et à formuler des bénédictions pour le pays et pour l’apaisement des cœurs.

En cette journée symbolique, l’ADF-RDA, parti de paix lance formellement un appel au dialogue, à la réconciliation et à l’unité nationale. Elle reste convaincue qu’en tant que burkinabè nous sommes tous des frères et sœurs, qu’ensemble nous constituons ce vaillant peuple épris de justice, de paix, demandeur simplement de meilleures conditions d’existence. Aujourd’hui et plus que jamais nous sommes appelés à construire ensemble notre Nation.

En prenant immédiatement acte de la décision du Conseil Constitutionnel relative à l’invalidation de certaines de nos candidatures, L’ADF-RDA souhaitait notamment montrer qu’elle a entendu et compris le message.

Elle se tient définitivement aux côtés du peuple pour un changement profond et utile au profit de l’intérêt général. Aussi devons-nous, burkinabè de tous horizons, être collectivement à la hauteur du sacrifice de nos martyrs en travaillant sans relâche à l’avènement d’un Burkina Faso meilleur à tous égards.

Paix à l’âme des disparus.

Hommage aux martyrs !
Vive le Burkina Faso !
ADF-RDA : Paix – Liberté – Justice.

Ouagadougou, le 28 octobre 2015.

Le Président
Me Gilbert Noël G. OUEDRAOGO

Afrique du Sud: le leader populiste Julius Malema explose des records

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Les sympathisants du leader populiste Julius Malema et de son parti les Combattants pour la liberté économique ont défilé , le 27 octobre 2015 dans les rues de Johannesburg. Une mobilisation contre la politique du gouvernement jugée trop libérale qui a mobilisé plus de 40 mille personnes.
MALEMA

C’est un véritable raz-de-marée qui a déferlé dans les rues de Johannesburg. Des milliers de manifestants vêtus de t-shirts, de combinaison d’ouvriers et de bérets rouges, emblème du parti de Julius Malema. Une manifestation contre la politique économique du gouvernement jugée trop libérale, contre la corruption, contre le parti au pouvoir, contre le monopole.

« Aujourd’hui notre combat est dirigé vers le capitalisme blanc qui couche dans le même lit que l’ANC. Aujourd’hui nous allons mettre en garde ce capitalisme blanc, vous avez soutenu l’apartheid, et aujourd’hui vous soutenez l’apartheid de l’ANC. Vos jours sont comptés. Nous sommes peut-être sales et pauvres à vos yeux, mais nous sommes des êtres humains. Nous voulons être traités avec respect. Nous venons des bidonvilles, nous sommes la jeunesse au chômage, nous souffrons tous les jours. Nous vous voyons manger tout en continuant d’exclure la majorité noire. S’il vous plaît, ouvrez les portes, laissez tout le monde avoir une part du gâteau. C’est un gros gâteau. Nous ne disons pas que ce gâteau doit passer des mains des blancs aux mains des noirs, nous disons juste qu’il doit être partagé entre nous », martèle Julius Malema dans son discours.
Parmi les demandes : un salaire minimum, l’ouverture du capital des entreprises à des dirigeants noirs, l’arrêt de la fuite des capitaux ou alors la nationalisation des mines.

Devant la Bourse, protégée par des centaines de policiers, Malema s’est adressé à la présidente de la Bourse, qui est courageusement descendue dans la rue pour recevoir une liste de revendications.

Malema aura réussi a mobiliser plusieurs dizaines de milliers de personnes. Un exploit, signe d’un véritable mécontentement chez les plus pauvres. La marche est partie du centre populaire de Johannesburg pour se terminer dans le quartier financier 16 km plus loin.

En tout cas; l’ampleur de la marche a pris tout le monde par surprise. C’est sans aucun doute la plus grosse manifestation de ces dernières années.

Martin COULIBALY

BURKINADEMAIN.COM

Source: rfi