Le président de l'AJB, Djézouma Sanogo, pendant son intervention ce 20 octobre 2016 à Ouagadougou

Ceci est une déclaration du Centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ) à l’occasion de la commémoration, ce jeudi 20 octobre 2016, de la Journée nationale de la liberté de la presse. Allocution prononcée par Djézouma Sanogo du Comité de pilotage du CNP-NZ.

Le président de l'AJB, Djézouma Sanogo, pendant son intervention ce 20 octobre 2016 à Ouagadougou
Le président de l’AJB, Djézouma Sanogo, pendant son intervention ce 20 octobre 2016 à Ouagadougou

«Monsieur le Président du CNT,
Monsieur le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement,
Monsieur le président du comité de pilotage du Centre national de presse Norbert Zongo,
Mesdames, Messieurs,
-Chers invités
Nous commémorons ce jour, 20 octobre 2016, la 19e édition de la Journée nationale de la liberté de la presse.
Instituée par le Centre National de Presse Norbert Zongo, cette journée rappelle la date du dépôt à révision du code de l’information de 1992, jugé à l’époque liberticide par les hommes des médias.
La commémoration de cette journée traduit également, l’engagement des hommes des médias, pour un environnement institutionnel et juridique plus favorable à l’exercice de la profession de journaliste.
En effet, les professionnels des médias ont salué l’adoption de la loi de 1993 sur la presse, comme une avancée majeure dans l’amélioration de l’environnement institutionnel et juridique en matière de presse au Burkina Faso. La loi de 1993 a effectivement amélioré les conditions de création des journaux, libéralisé les ondes, institué le pluralisme médiatique et affirmé le droit d’accès aux sources d’information.

Toutefois en même temps qu’ils saluaient cette avancée, ils relevaient les insuffisances et les lacunes de ladite loi et prônaient la nécessité de sa relecture. Dès lors, les organisations professionnelles des médias n’ont eu de cesse, d’interpeller les autorités sur cette impérieuse nécessité.
La création du Centre National de Presse Norbert Zongo, l’adoption d’un plan stratégique par ce dernier, incluant des actions de plaidoyer pour l’amélioration de l’environnement institutionnel et juridique des médias va donner un coup de fouet aux interpellations constantes des autorités par les hommes des médias sur leurs préoccupations légitimes en matière de liberté de presse.

Ces interpellations des autorités et autres plaidoyers connaîtront finalement une issue heureuse en 2015 à la faveur de la Transition. Ainsi, cinq (05) lois régissant la communication ont été adoptées par le Conseil national de la transition (CNT).
-Mesdames, Messieurs
-Chers invités
Ce bref rappel historique montre à quel point l’amélioration de l’environnement institutionnel et juridique des médias à toujours été une quête permanente des hommes des médias.
Les lois sur la presse écrite, en ligne, audiovisuelle et sur l’accès à l’information publique et aux documents administratifs adoptées par le Conseil National de la Transition (CNT) en 2015, sont à nos yeux, l’aboutissement d’un long processus de plaidoyers, non sans embûches, mais victorieux grâce à la détermination et à la persévérance.
Nous saluons à leurs justes mesures, les lois sur l’accès à l’information publique et aux documents administratifs, la dépénalisation partielle des délits de presse.

-Mesdames, Messieurs
-Chers invités
Nous disions dépénalisation partielle au lieu de dépénalisation, parce que ces lois sur la presse écrite, en ligne et audiovisuelle autorisent le recours au code pénal, qui comporte des peines d’emprisonnement, pour réprimer certains délits commis par voie de presse.
Par ailleurs, les amendes infligées en cas de délit commis par l’entreprise de presse demeurent très élevées. C’est dire que l’adoption de ces textes de lois n’est pas une fin en soi. Elle constitue une avancée, mais beaucoup reste encore à faire pour une liberté de presse effective et sans entraves au Burkina Faso.
L’occasion nous est donnée ce matin de nous approprier le contenu de quelque lois. Il s’agit là, d’une première étape. La seconde étape sera d’engager de nouveau, des plaidoyers pour une dépénalisation effective des délits de presse et, un allègement substantiel, des amendes infligées en cas de délit commis par l’entreprise de presse. Tels sont les défis majeurs qui s’offrent à nouveau aux professionnels de médias.
Engageons-nous résolument pour une liberté d’expression et de presse effective au Burkina Faso.
-Vive la journée du 20 octobre !
-Vive la liberté de la presse !»
Burkina Demain

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