Le Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (Synatic) organise, 96 h de grève, à compter de ce mercredi 26 octobre 2016, sur toute l’étendue du territoire.
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Alors que les agents des médias publics avaient décidé de camper à la devanture la Télévision nationale du Burkina, ils ont trouvé sur place des cargos de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) qui les ont empêchés d’accéder dans l’enceinte de la télévision.

«Les forces de l’ordre nous ont empêché de déployer notre matériel pour le piquet de grève, notamment les bâches et les chaises que nous disposons à chaque grève pour que les travailleurs puissent s’asseoir et mener leurs actions de protestation. Nous avons déploré cet état de fait. Depuis 6 heures, nous sommes débout devant la télévision nationale pour le piquet de grève malgré le déploiement de méthodes répressives à décrier et à dénoncer avec la dernière vigueur. Ce sont des éléments qui font entrave à l’exercice de la liberté syndicale et au droit de grève», a laissé entendre Siriki Dramé.

Estimant que cette action gouvernementale viole la convention 87 de l’Organisation international du Travail ratifiée par le Burkina Faso, il a indiqué que le SYNATIC tient pour responsable les autorités pour toute détérioration de la situation ou du climat social dans les heures à venir.

Selon lui, le syndicat a prévu changer de lieu pour le deuxième jour de grève, mais il n’est pas exclu qu’il revienne devant les locaux de la Télévision nationale.
Le Synatic revendique, entre autres, l’amélioration conséquente des conditions de vie et de travail du personnel des médias publics du SIG et des DCPM, l’application de la loi pour le passage des EPE en société d’Etat etc.

Mathias Lompo
Burkina Demain

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