Les officiels à l'écoute des explications du Dr Lassina Simporé

Les expositions « un âge du fer africain » et « notre monde » ont ouvert leurs portes au public hier jeudi 23 février 2017 dans les locaux du musée national de Ouagadougou. L’ouverture s’est effectuée par une cérémonie de vernissage sous la présidence du ministre de la Culture, des arts et du tourisme Tahirou Barry et sous le regard d’éminents chercheurs africains et européens venus assister à l’évènement.

Les officiels à l'écoute des explications du Dr Lassina Simporé
Les officiels à l’écoute des explications du Dr Lassina Simporé

Du 23 février au 28 juillet 2017, les résultats de recherche d’une cinquantaine d’année sur la métallurgie du fer en Afrique sera présenté au public ouagalais. C’est une exposition qui vise à faire connaître l’histoire de la métallurgie du fer en Afrique  et partant à magnifier le génie technique et scientifique des Africains.

Faire connaitre l’histoire aux générations

Les  fers au centre des expositions
Les fers au centre des expositions

Selon l’archéologue Lassina Simporé et commissaire de l’exposition, au Burkina Faso, on a fabriqué du fer depuis le 8e siècle avant J.C. et que « les recherches archéologiques menées ces dernières années ont permis de révéler l’ancienneté et l’importance du travail du fer en Afrique de l’Ouest ».

Sous le guide de ce dernier, le ministre Tahirou Barry, a visité et suivie les explications étape par étape de l’exposition «un âge du fer africain ». Par la suite le ministre a eu droit à une séance de démonstration de technique d’extraction du fer.

Le ministre de la Culture Tahirou Barry tout en félicitant les initiateurs de cette exposition, l’a qualifié «d’unique dans son genre au Burkina Faso ». Pour lui les résultats des recherches par les chercheurs méritent d’être connus et promus car « c’est à partir de là que la génération montante comprendra véritablement notre histoire ». Et d’ajouter que « et ça, c’est la preuve qu’il y a un patrimoine en terme de contribution technologique et scientifique du noir » dans le monde.

Une exposition pour contribuer à la reconnaissance du legs culturel

L’archéologue Lassina Simporé a expliqué qu’il s’agit de monter à travers cette exposition, le travail de l’archéologue afin de restituer et expliquer l’histoire de l’Afrique en général et du Burkina Faso en particulier au plus grands nombres de visiteurs.  C’est aussi montrer l’ancienneté du travail du fer, et faire savoir que même avant la colonisation les ancêtres ont pu reconnaitre des minerais, transformer ces minerais en métaux pour faciliter leur existence.

Pour le directeur général du musée Jean-Paul Koudougou, « ces expositions sont des opportunités pour le musée national de contribuer à la connaissance du legs culturel de nos devanciers afin de mieux les assumer ». Il terminera ses propos en invitant la population « à consommer ces expositions sans modération et à les faire rayonner dans vos entourage personnels ».

Sur la deuxième exposition intitulé « Notre monde », qui montre le travail de sculpture en bronze de Salfo Dermé,  le ministre a dit avoir « découvert avec joie cette belle exposition qui dénote du génie de nos artistes et qui mérite d’être encouragé ». Notons que l’exposition « notre monde » fait découvrir au public à travers six sculptures les problématiques de notre monde. Il s’agit entre autre de l’irresponsabilité de l’homme, le changement climatique, la frontière et la migration, l’équilibre etc.

Après les ruines de Loropéni, le Burkina Faso travaille à inscrire des sites de paléo métallurgie du fer sur la liste des patrimoines mondiaux de l’Unesco. « Le dossier est terminé, il reste la partie administrative et d’ ici janvier 2018 le dossier sera déposé, j’ai de grands espoirs que l’inscription sera obtenu », foi de l’archéologue.

Notons que sont programmés  durant les 5 mois d’exposition des ateliers de réduction traditionnelle du fer, des conférences publiques et des conférences sur la paléo métallurgie. En plus seront exposés dans la cour du musée 14 panneaux explicatifs illustrés par des photos, cartes…, 5 écrans audiovisuels, 10 vitrines d’objets, 5 maquettes et une reconstitution du sol du site de Korsimoro etc.

Joachim Batao

Burkina Demain

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