Dans un communiqué, la Nouvelle alliance du Faso (Nafa), parti d’opposition burkinabè, a exigé ce lundi 27 février 2017, la « libération immédiate » de Djibril Bassolé, détenu depuis 15 mois dans l’affaire du putsch manqué, pour des raisons de santé.Djibrill_Bassole

« Suite aux informations persistantes sur la fragilisation progressive de l’état de santé et les privations de soins médicaux dont est victime le prisonnier politique Djibril Bassolé de la part des autorités judicaires militaires burkinabè », la Nouvelle alliance du Faso (Nafa) exige « sans délais et sans conditions (sa) libération immédiate en attendant son procès ».
La Nafa dénonce une « situation de non-droit où la vie de Djibril Bassolé est en danger », en réclamant son « évacuation à l’étranger (…) pour des soins médicaux appropriés ».

« Les autorités judiciaires militaires ne lui ont pas permis d’honorer, dans des conditions adéquates, des rendez-vous médicaux, son état de santé s’est détérioré et (…) Djibrill Bassolé, a été une nouvelle fois, victime d’un malaise le samedi 25 février », ajoute le texte.

Incarcéré depuis octobre 2015, l’état de santé de M. Bassolé s’est aggravé à la suite de malaises récurrents qui avait soutenu sa candidature à la présidentielle de novembre 2015, avant qu’il n’en soit exclu en vertu d’une loi empêchant les membres du dernier gouvernement de Compaoré de se présenter aux élections.

Djibrill Bassolé a été inculpé de « trahison », « attentat à la sûreté de l’Etat », « complicité d’assassinat, de blessures volontaires », sur la base d’enregistrements d’une conversation téléphonique présumée qu’il aurait eue avec le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, affirmant son soutien au putsch du général Diendéré.

Anderson Koné
Burkina Demain

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