Les exportateurs de l'anacarde ne sont pas du tout contents

L’association des commerçants acheteurs et exportateurs de Bobo-Dioulasso d’anacarde étaient face aux hommes de média afin d’exprimer leur mécontentement face à la baisse du prix de l’anacarde imposé par le gouvernement. Une décision qui a d’ailleurs entrainé de nombreux dégâts et perturbations dans leurs activités. C’était  ce samedi 11 mars 2017 à Bobo-Dioulasso.

Les exportateurs de l'anacarde ne sont pas du tout contents
Les exportateurs de l’anacarde ne sont pas du tout contents de la situation

Cela fait déjà quelques semaines que les activités des commerçants d’anacarde sont au ralenti. Aucun produit ne sort ni des magasins, ni des champs. Nulle activité commerciale à l’horizon.  Tous les produits sont bloqués. A cela s’ajoute le non écoulement des produits par les exportateurs pour non obtention de l’autorisation spéciale d’exportation. Et pour cause, une baisse des prix du kilo de la noix d’acajou imposé par le gouvernement burkinabè à ces derniers.  En effet, selon les acteurs du monde de l’anarcarde à savoir les commerçants, les acheteurs, les producteurs, le gouvernement leur exige de vendre leurs produits à un  prix inférieur à celui qu’ils vendaient d’habitude. Le gouvernement leur exige d’acheter le kilo à 925FCFA et de revendre ce produit acheté à 690 F CFA aux transformateurs. Chose qui semble illégale et injuste, mais entrainera forcément la faillite de ces derniers.

925 F CFA le kilogramme

«Nous avons remarqué depuis un certain que nos produits ne sortent pas….. A certain moment on sait  rendu compte qu’il y avait  un accord entre la direction générale de commerce du Burkina et un commerçant qui se dit représentant de tous les  commerçants et cet accord stipule que les commerçants devaient d’abord acheter le produit à 925 FCFA le kilo pour les revendre aux transformateurs qui sont les propriétaires d’usine à 690 FCFA de sorte à ce que ces usines puissent produire car ils disent ne pas pouvoir suivre le prix qui est sur le marché actuellement. Et nous en tout que commerçants, nous pouvons accepter ces genres de conditions si les producteurs avaient aussi accepté aussi de baisser le prix jusqu’à ce niveau mais les producteurs ont refusé de le faire. En tant que commerçants on ne peut pas acheter un produit à 925 FCFA et revenir revendre ce produit à un autre commerçant à 690FCFA », a renchéri le secrétaire général des associations des jeunes commerçants de céréales Abdoul Moumouni Ouédraogo.

Des actions plus fortes en vue si…

Ouédraogo Abdoul Moumouni, SG des associations des jeunes commerçants, se prêtant aux questions des journalistes.
Ouédraogo Abdoul Moumouni, SG des associations des jeunes commerçants, se prêtant aux questions des journalistes.

La filière anacardière est un monde libéral entre commerçants et producteurs et ils ne bénéficient d’aucune subvention de la part de l’Etat, et cette nouvelle décision adoptée par ce dernier les  indigne,  ont t-ils confié. Quant aux producteurs, ils ne sont également d’avis face à cette nouvelle situation car au départ ni l’Etat ni personne ne les a aidé quand ils souffraient avec leurs produits. « Les paysans ont compris que l’Etat ne veut pas les aidé car si c’était le cas, c’est l’occasion d’augmenter les prix du moment où l’argent provient de l’extérieur…. Et à nos grandes surprises des gens sont allés agir au nom des commerçants pour aller signer les documents pour livrer sa à 690F…. c’était une belle occasion d’enrichir l’Ouest du Burkina qui cultive ces produits » a laissé entendre Sawadogo Missiri acheteur/producteur d’anacarde. Pour ces commerçants, c’est juste un plan pour enrichir les grands industriels. Ils affirment aussi avoir échangé avec la directrice provinciale du commerce, qui les a promis que d’ici le lundi le problème sera résolu. Des actions plus fortes seront menées si dans les jours à venir aucune issue n’a été trouvée, ont t-ils conclu.

Dorcas Murielle Ouédraogo/Bobo

Burkina Demain

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