Les Etats-Unis ont frappé une base aérienne syrienne, tôt ce vendredi 7 avril 2017, en réponse à l’attaque chimique présumée du 4 avril attribuée au régime de Bachar el-Assad.

La frappe a été menée avec « 59 missiles » de type Tomahawk tirés depuis des destroyers de l’U.S. Navy dans l’Est de la mer Méditerranée, indique un responsable de la Maison Blanche.

Cette frappe a ciblé la base de « Shayrat », qui est « associée au programme » syrien d’armes chimiques et « directement liée » aux évènements « horribles » de mardi. Ces dizaines de missiles ont visé « de multiples cibles » sur la base, « avions », « piste », ou pompes à carburant, précise un deuxième responsable américain, qui assure que l’opération a été achevée.

Les Etats-Unis accusent le régime syrien d’avoir utilisé un agent neurotoxique de type sarin mardi 4 avril contre la ville rebelle de Khan Cheikhoun dans le Nord-ouest de la Syrie, tuant au moins 86 personnes, dont 27 enfants. Les images de victimes agonisantes avaient alors choqué le monde.

Donald Trump a affirmé dans la foulée que ces opérations étaient « dans l’intérêt vital de la sécurité nationale » des Etats-Unis, appelant toutes les « nations civilisées » à œuvrer pour faire cesser le bain de sang en Syrie. « Assad a pris la vie d’hommes, de femmes, et d’enfants sans défense. Aucun enfant de Dieu ne devrait avoir à vivre une telle horreur. […] Il n’y a aucun doute que la Syrie a utilisé des armes chimiques interdites, violant les conventions sur les armes chimiques, et ignorant les avertissements du conseil de sécurité de l’ONU », a martelé le président américain.

Cette frappe montre la volonté de Trump d’agir quand des pays « franchissent la ligne ». Le Pentagone a par ailleurs annoncé que Moscou avait été prévenu de cette frappe.

Burkina Demain

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