Le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation a organisé, à travers l’Agence nationale de biosécurité (ANB), un atelier de validation du quatrième rapport national sur la mise en œuvre du protocole de Cartagena, sur la prévention des risques biotechnologiques, ce lundi 30 septembre 2019 à Ouagadougou. Ce rapport a pour but de présenter les mesures prises pour l’application dudit protocole.

Il s’est tenu ce matin à la maison de la femme de Ouagadougou, l’atelier de validation du rapport du protocole de Cartagena.  Ratifié en 2003 par le Burkina Faso avec pour objectif, la contribution pour assurer un degré adéquat de protection pour le transfert, la manipulation et l’utilisation sans danger des organismes vivants modifiés résultant de la biotechnologie moderne, ce rapport a eu des accords importants entre 2015 et 2019.

Conférence des parties

Selon le Pr Chantal Zoungrana, directrice générale de l’Agence nationale de biosécurité (ANB, la conférence des parties siégeant en tant que réunion des parties au protocole, doit, conformément à l’article 35 du protocole en question, procéder à l’évaluation régulière de l’efficacité de ce protocole. Aussi, a-t-elle ajouté, ces parties au protocole ont décidé de développer un plan stratégique 2017-2020, parallèlement au développement des outils et à la préparation du terrain pour les évaluations subséquentes de l’évaluation du protocole dont il est question.

Le premier rapport a été soumis en 2007, le second en 2011 et le troisième 2015. Le quatrième rapport quant à lui, c’est-à-dire celui de 2015-2019, sera posté à l’attention de la communauté internationale au centre d’échanges pour la prévention des risques biotechnologiques, si on en croit Chantal Zoungrana. Alors, il était important de faire le point dans cet atelier, en présences des acteurs du domaine, des activités produites, pour qu’ensemble l’on puisse élaborer des stratégies pour une meilleure prise en compte des populations.

Les mesures à prendre

A écouter Serge Diagbouga, conseiller technique au ministère de l’enseignement supérieur, représentant le ministre de tutelle, le protocole établi des règles, des procédures et des mesures à prendre par les Etats parti. Et ces mesures reposent essentiellement selon lui, sur l’approche de précaution consacrée par le principe de déclaration de bio sur l’environnement et le développement. Les mesures à prendre sont d’ordre administratif, institutionnel, législatif et règlementaire.

Des mesures qui visent à assurer la transaction, la manipulation, le développement et l’utilisation des produits de la biotechnologie moderne, susceptibles de nuire à l’environnement, à la santé humaine et animale, a laissé entendre le représentant du ministre de la recherche scientifique.

En rappel, les données constituant le 4ème rapport ont été collectées et ont permis l’élaboration du projet de rapport national. Ce rapport se veut une capitalisation de tout ce qui a été fait en matière de biosécurité au Burkina Faso notamment entre 2015 et 2019. Et c’est à cause de son caractère national, qu’il est nécessaire de recueillir l’avis de tous les acteurs impliqués dans les questions de biotechnologie/biosécurité. Les résultats attendus à l’issue de cet atelier sont entre autres l’intégration des amendements des différents acteurs et l’adoption de la version définitive du quatrième rapport national.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

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