Croyant qu’après l’insurrection, les grèves du mois décembre vont s’atténuer ; c’est avec amertume que l’on constate le contraire. La situation va de mal en pire sous le regard inactif des autorités ; et en ce jour 03 décembre 2019, les soi-disant « élevés » ou « grévistes instrumentalisés » ou tout simplement des « délinquants scolaires » n’ont pas dérogé à leur tradition.

C’est au environ de 09h 30 min qu’un groupe d’élèves aux origines inconnue venu à motos, cagoulé, armé de gourdin, des cailloux ont pris d’assaut le lycée privé adventiste shepley de Ouagadougou(LPASO) à pissy. Attristé et contrarié, Bali Bado, le directeur des études dudit lycée n’a eu d’autre choix que de se tourner vers les autorités en envoyant une correspondance au commissaire du commissariat de Boulmiougou. Dans sa correspondance, il précise que depuis le 02 décembre 2019, les cours et évaluations du lycée sont perturbés par des grévistes venant d’ailleurs, ce qui menace sérieusement le déroulement de leurs programmes et la sécurité de tous les acteurs et biens de l’école. Pour lui, le lycée est disponible pour toute suggestion de leurs parts et s’engage à supporter, dans la mesure de ses possibilités, leurs différents couts que cette demande pourrait générer.

Interrogé sur le motif de leur action, le gréviste interpellé semblait être surpris par la question. Sont-ils instrumentalisés ? Et Pourquoi ? A qui profite ce désordre scolaire pendant le mois de décembre ? Autant de questions qui n’auront pas de réponse. Ange Zozouko, surveillance dudit lycée, ignore le motif de la « présente grève » ; et pour Maurice Gnoumou, professeur d’histoire géographie se dit choquer parce qu’il a été chassé de sa classe par des individus cagoulé et muni de gourdin et des pétards. C’était la débandade quand ils sont rentrés dans la cour, poursuit-il, en souhaitant que l’Etat prenne des mesures. « Je me demande même si ce sont des élevés » dit-il découragé en proposant que l’administration fasse appel à la police ou aux kolgwéogos.

Sous les regards impuissants des policiers

Reprenant le chemin de la rédaction, on a constaté une scène inimaginable au niveau du feu de « Jean pierre Gimgané », un groupe d’élèves a brulé le feu sous les regards impuissants des policiers et des usagers de la route. Infractions, utilisation de pétard pourtant interdit par le ministre du commerce par l’arrêté n°019.0017/MCIA/SG/DGU-CI du 25 novembre 2019 ;   tout le monde est unanime, il faut que cela cesse mais constat amer l’autorité compétente ne semble pas inquiète. Comme le dirait l’oncle, « le pays est gouverné » mais constat amer les soi-disant « élèves » ne se sentent pas concerner.            

Hioua Eric Bassolé

Burkina Demain

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