Les membres du présidium à l'ouverture de l'atelier

Le Partenariat régional sur l’eau et l’environnement en Afrique centrale et occidentale et l’Union internationale de la conservation de la nature (PREE/UICN) ont organisé ce 05 mai 2021 à Ouagadougou un atelier régional de formation. Objectif : mobiliser les participant(e)s sur l’importance de l’égalité de genre pour la réussite des programmes et activités de mise en œuvre de la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE). 

Les membres du présidium à l’ouverture de l’atelier

C’est sous le thème « concepts, approches et outils d’intégration de l’égalité de genre dans la mise en œuvre et le suivi-évaluation de la GIRE en Afrique centrale et de occidentale», que  se déroule à Ouagadougou du 5 mai au 7 mai 2021 un atelier régional de formation avec la participation d’une quarantaine de représentants des Communautés économiques régionales (CER), des Organismes de bassins transfrontaliers (OBT), des Agences nationales de l’eau et des Comités locaux de l’eau (CLE) de l’Afrique centrale et occidentale.

«L’égalité de genre comme un catalyseur du développement durable»

Armand Houanye, secrétaire exécutif du partenariat régional de l’eau de l’Afrique de l’Ouest, a présidé l’ouverture de l’atelier

 Le but de PREE/UICN est de renforcer la résilience des écosystèmes naturels des communautés locales dans les bassins fluviaux et lacustres d’Afrique centrale et occidentale, à travers le renforcement de la mise en œuvre de la GIRE et de la résilience des communautés et des écosystèmes afin de prévenir et de gérer les conflits dans l’usage des ressources naturelles dans les bassins du Niger, de la Volta, du Mono, du Lac Tchad et le Massif du Fouta Djallon.

« En dépit de la reconnaissance croissante de l’égalité de genre comme un catalyseur du développement durable, les inégalités de genre persistent partout dans le monde et dans tous les domaines. Dans le domaine de la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE), la promotion du genre s’identifie comme une approche importante pour la réussite de sa mise en œuvre », a expliqué Armand Houanye, secrétaire exécutif du GWP-AO.

«Importance du rôle de la gent féminine»

Steeve Kaboré, chargé du suivi-évaluation et des systèmes d’information et coordonnateur intérimaire du PREE/UICN

Selon Steeve Kaboré, chargé du suivi-évaluation et des systèmes d’information et coordonnateur intérimaire du PREE/UICN, concernant la ressource en eau, peut-on parler de développement social équitable et durable quand l’on sait qu’en Afrique subsaharienne il existe de fortes inégalités entre hommes et femmes en termes d’accès et de décision.

En effet, alors l’importance du rôle de la gent féminine dans l’approvisionnement, la gestion et la préservation de l’eau, est universellement reconnue, les femmes et filles ont jusqu’à présent un rôle majoritairement cantonné à la sphère domestique.

«On ne peut pas faire la GIRE en laissant sur le quai les femmes»

Robert Dessouassi directeur exécutif du l’Autorité du Bassin de la Volta

« Nous somme à la fois partenaire de mise en œuvre et bénéficiaire», affirme Robert Dessouassi directeur exécutif du l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV). Nous devons prendre en compte dans nos projets de développement la place prépondérante de la femme. Et pour bien le faire, il faut comprendre le mot genre. « On ne peut pas faire la GIRE en laissant sur le quai les femmes, nos mamans, nos sœurs » conclut-il.

La promotion du genre s’identifie comme une approche importante pour la réussite de la mise en œuvre de la GIRE. Deux des quatre principes de la GIRE définis à Dublin et confirmés à Rio de Janeiro en 1992, reconnaissent le rôle central que jouent les femmes dans l’approvisionnement, la gestion et la préservation de l’eau d’une part ; et d’autre part la nécessité de veiller à leur participation effective, et celle des autres parties prenantes à tout processus de développement du secteur de l’eau.

L’intégration du genre ainsi que de la prise en compte des groupes vulnérables dans la GIRE à tous les niveaux est l’une des préoccupations majeures inscrites dans la stratégie 2020 – 2025 du réseau GWP dont la mission est de faire progresser la gouvernance et la gestion des ressources en eau pour un développement durable et équitable.

Hioua Eric Bassolé

Burkina Demain

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