Niamey, Niger – 15 Septembre 2026 – La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), à travers son Bureau sous- régional pour l’Afrique de l’Ouest, apporte un appui technique de haut niveau au Niger pour renforcer les capacités opérationnelles des cadres de la Direction générale des impôts (DGI) en matière de prix de transfert.

Lancée le 14 septembre 2026 à Niamey par le Gouvernement du Niger, à travers le Ministère de l’Économie et des Finances, cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’appui continu de la CEA aux efforts de réforme du Niger en matière de mobilisation des ressources intérieures.
Cet appui technique de haut niveau fait suite à une évaluation approfondie du système de mobilisation des ressources intérieures du Niger réalisée par la CEA en 2025. Cette évaluation a identifié le renforcement de la fiscalité internationale, de l’analyse des risques fiscaux et des contrôles fiscaux spécialisés comme des domaines prioritaires de réforme. Ses conclusions et priorités de réforme ont ensuite été validées en 2026.
S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture du programme, Monsieur Sama Mamane, Secrétaire général du Ministère de l’Économie et des Finances, a souligné l’importance pratique du renforcement de l’expertise spécialisée au sein de la DGI.
«Ce module de formation revêt une importance particulière. Il permettra aux cadres de la DGI d’acquérir une compréhension solide des fondamentaux du principe de pleine concurrence, de maîtriser la méthodologie de réalisation d’une analyse fonctionnelle des entreprises associées et de maîtriser les différentes méthodes de prix de transfert reconnues au niveau international. »
Il a souligné que « ces outils, une fois appropriés, constitueront un levier concret pour améliorer l’efficacité de nos contrôles fiscaux et sécuriser des recettes qui échappent en partie à notre administration».
Pour Ngone Diop, Directrice du Bureau sous- régional pour l’Afrique de l’Ouest de la CEA , cette initiative répond aux défis importants identifiés dans le cadre du diagnostic réalisé par la CEA sur le système de mobilisation des ressources intérieures du Niger.
«Les résultats de cette évaluation mettent en évidence l’ampleur des défis, mais aussi l’importance du potentiel existant. »
L’évaluation a estimé le ratio recettes fiscales/PIB du Niger à environ 8,05 %, un niveau inférieur au seuil international minimum de 15 % pour les pays en développement et à l’objectif régional de 20 % fixé au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Elle a également établi que le secteur informel représente environ 55 à 65 % du PIB, tandis que les dépenses fiscales correspondent à environ 49,3 % des recettes fiscales. Les arriérés fiscaux ont été estimés à 225 milliards de FCFA, tandis que le taux de recouvrement des montants identifiés à l’issue des contrôles fiscaux demeure de 19,1 %.
Ngone Diop a souligné que : « Le renforcement de l’administration et du contrôle des prix de transfert constitue un outil essentiel pour protéger l’assiette fiscale du Niger, réduire le risque de transfert artificiel des bénéfices et garantir une fiscalité plus équitable des activités économiques exercées sur son territoire. ».
Réunissant plus de 30 cadres de la DGI du 14 au 25 septembre 2026, cet appui technique vise à renforcer l’efficacité de l’administration fiscale, à mieux protéger l’assiette fiscale et à accroître la mobilisation des ressources intérieures, contribuant ainsi à élargir l’espace budgétaire et à renforcer la résilience économique du Niger.




























