C’est officiellement parti depuis ce mardi matin à Ouagadougou pour la huitième édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO), couplée à la 1re édition de la Semaine de l’énergie, des mines et des hydrocarbures de l’Alliance des États du Sahel (SEMH-AES). Présidant cette cérémonie, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a souligné le rôle primordial des trois secteurs stratégiques (énergie, mines et hydrocarbures) dans la transformation socioéconomique des pays de l’AES que sont le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

«Gouvernance des ressources extractives : enjeux géopolitiques, défis et opportunités pour les États africains». C’est sous ce thème central qu’est intervenue ce mardi 15 septembre 2026 à Ouagadougou, l’ouverture officielle de la 8e édition de la SAMAO) et de la première édition de la SEMH-AES.
Dans son discours d’ouverture officielle du double évènement, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a relevé le rôle moteur des secteurs énergétique, minier et des hydrocarbures dans la transformation des économies des pays de l’AES.
«Il n’y a pas d’industrialisation sans énergie disponible, fiable et abordable», a- t- il indiqué, abordant le cas du secteur de l’énergie. Et dans ce secteur de l’énergie, aucun des 3 pays de n’avait atteint un taux d’accès à l’électricité de 50 % en 2024, malgré les immenses potentialités dont regorge l’espace aésien. Ainsi, le Mali affichait un taux d’accès à l’électricité de 49, 5%, suivi du Burkina Faso (34%) et le Niger arrive en troisième position avec un taux d’accès à l’électricité de 21, 3% en dépit de ses ressources en pétrole, en uranium.

Le grand défi dans ce secteur énergétique comme les autres secteurs, c’est de réussir à transformer le potentiel existant à de réels leviers de développement pour les populations.
Pour réussir ce pari vital, le PM Ouédraogo a insisté sur 4 aspects essentiels. Dans un contexte de lutte contre les groupes terroristes dans le Sahel, il s’agit avant tout de la sécurisation des territoires et des infrastructures. Ensuite, la promotion de la transformation locale et du contenu local, puis la maîtrise de la gouvernance et en fin la maîtrise de ces ressources.
«Posséder des ressources ne suffit pas. Le véritable enjeu est de les connaître, de les sécuriser, de les transformer et d’en répartir équitablement les retombées», a- t- il soutenu.
En cela, les chercheurs au niveau des universités et des instituts, les ingénieurs, techniciens, et entrepreneurs de l’AES ont rôle immense à jouer pour traduire en actes concrets la volonté politique. D’où toute l’importance de la conférence publique tenue ce lundi 14 septembre 2026 à l’Université Professeur Joseph Ki- Zerbo.
Dans cette dynamique plusieurs panels de haut niveau, des sessions techniques, des rencontres d’affaires, des expositions et des visites de terrain auront lieu durant cette huitième SAMAO et Première SEMH-AES.
Martin Philippe
Burkina Demain





























