Le SP du CNDD, Somanegré Nana (extrême gauche) recevant la Déclaration des OSC des mains du porte-parole Olivier Tuina (extrême droite)
Le problème de financement qui mine encore les actions en faveur du climat dans les pays en développement préoccupe aussi les organisations de la société civile burkinabè. Dans une Déclaration transmise le 13 octobre 2022 au secrétaire permanent du Conseil national du développement durable et au représentant du gouverneur de la Région du Centre ; les représentants de ces OSC du Burkina engagées sur les questions du climat et de lutte contre le changement climatique y rappellent que l’Afrique a un déficit de financement en matière d’adaptation de 41 milliards de dollars par an.
Le SP CNDD, Somanegré Nana (extrême gauche) recevant la Déclaration des OSC des mains du porte-parole Olivier Tuina (extrême droite)
«Selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, les coûts annuels d’adaptation dans les pays en développement, actuellement estimés à 70 milliards de dollars, passeront à 300 milliards de dollars d’ici 2030 et à 500 milliards de dollars d’ici 2050. Dans le même temps, les gouvernements africains consacrent seulement entre 2 et 9 % de leur PIB au financement des programmes d’adaptation», indique Olivier Tuina, représentant des organisations de la société civile du Burkina, citant ainsi un passage de leur déclaration transmise au secrétaire permanent du Conseil national du développement durable et au représentant du gouverneur de la Région du Centre. C’était ce jeudi 13 octobre 2022 à Ouagadougou à l’issue d’une caravane à travers les artères de la capitale et placée sous ce thème : «COP 27 : quelles contributions des communautés africaines pour l’atteinte des engagements climatiques ?».
«Que les engagements financiers soient respectés»
«Vraiment, nos attentes pour cette COP27 à venir, c’est que les engagements pris par rapport au climat, puissent être respectés, notamment la question des pertes et dommages liés au changement climatique. Parce que partant du fait que nous sommes les plus vulnérables, il y a eu des engagements pris les pays développés pour apporter du côté de la finance-climat un appui aux pays les moins avancés. Cela n’a pas été une réalité jusque-là. Cela tourne même à l’endettement de nos Etats. Que ces endettements de nos pays pour l’adaptation au changement climatique, puissent cesser», explique encore le porte-parole des OSC du Burkina Faso.
«L’objectif de la caravane africaine dans 23 pays du continent dont le Burkina organisée par les OSC, c’est de faire justement des plaidoyers pour que les engagements pris sur le climat et en matière de finance climatique et perte de préjudice, puissent être respectés par les gouvernants, notamment les pays les plus développés qui se sont engagés à payer», a soutenu Olivier Tuina.
A l’entendre, c’est vraiment essentiel de plaider pour une justice climatique à travers une augmentation du financement des mesures d’adaptation au changement climatique, de compensations des exploitations des ressources naturelles et minières ; de financer des programmes pro climat genre et de recherche-action paysanne et pour l’accessibilité du fonds vert climat à la hauteur des dégâts et des responsabilités.
Jeunes burkinabè engagés pour la justice climatique
Bref, c’était aussi le leitmotiv de la cinquantaine de jeunes qui ont participé à ses côtés à la caravane du 13 octobre 2022 qui les ont conduits successivement au secrétariat permanent du Conseil national pour le développement durable du ministère de l’Environnement, e l’économie verte et du changement climatique, Somanegré Nana ; et au gouvernorat de la région du Centre. Ces jeunes burkinabè engagés sur le climat au sein des OSC ont été reçus par les secrétaires généraux respectifs des 2 institutions publiques, notamment Somanegré Nana et Ram Joseph Kafando.
L’un et l’autre secrétaire général rencontrés ont pris l’engagement de transmettre à qui de droit les préoccupations des OSC du Burkina
Auprès de ces responsables, ils ont eu une oreille attentive. Les deux secrétaires généraux Nana et Kafando ont en effet pris l’engagement de transmettre à qui de droit leurs préoccupations, à la satisfaction des caravaniers de la justice climatique qui espèrent voir des changements positifs lors de la COP27 en Egypte, notamment en matière de financement des actions en faveur du climat dans les pays du sud.
«Le Burkina Faso a plaidé auprès du Directeur exécutif du Fonds Vert pour le Climat pour que les déblocages des financements soient accélérés afin de ne pas impacter négativement sur l’atteinte des objectifs définis dans les projets/programmes en marge de la COP 26 (…) Le coût global de la présente CDN se chiffre à 4 124 231,753 US$ dont 2 527 863,277 US$ soit 61,30% à rechercher», rappelle encore la Déclaration des OSC du Burkina Faso dont copie a été remise séance tenante aux secrétaires généraux Nana et Kafando.
C’est le sud-coréen Young Sam Kim qui sera l’orateur principal de cette grande conférence du 29 octobre 2022 à Ouaga 2000
Votre conférence internationale, c’est pour bientôt ! Nous vous en parlions déjà il y a quelques semaines. L’évènement tant attendu dans un Burkina plus que jamais focus sur l’avenir avec de plus en plus une jeunesse désireuse d’y jouer sa partition. Il s’agit de la conférence internationale sur le thème «Impact du Mind Education sur le Développement» organisée par le Groupe Racine et que va animer le 29 octobre prochain dans la salle internationale de conférences Ouaga 2000, l’orateur sud-coréen Young Sam Kim. Rendez-vous à ne pas manquer, tant cette conférence internationale tombe à pic.
C’est le sud-coréen Young Sam Kim qui sera l’orateur principal de cette grande conférence du 29 octobre 2022 à Ouaga 2000
Vite, inscrivez-la dans vos agendas. Pour de plus amples infos, consultez ceci : .
Pressenti pour présider la Transition à l'issue des présentes Assises nationales, le Capitaine Ibrahim Traoré n'était pas à l'ouverture
Comme annoncé, les assises nationales ont débuté ce vendredi 14 octobre 2022 dans la salle de conférences de Ouaga 2000. Représentants d’acteurs politiques ; des organisations de la société civile ; des forces de défense et de sécurité ; des déplacés internes ; bref, de ce qu’on pourrait aller forces vives de la Nation (quelques 300 représentants) ; sont réunis pour deux jours afin d’adopter la charte de la transition en cours, d’élire le nouveau président de la Transition.
C’est le Capitaine Marcel Méda qui a représenté le président du MPSR à l’ouverture des assises nationales
Parlant de président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, pressenti pour présider cette transition à l’issue des présentes assises nationales n’était toutefois pas présente dans la salle de conférences, même s’ils étaient nombreux ses partisans à faire du bruit dans les alentours.
Il faut dire le président du MPSR 2 a laissé le soin au Capitaine Marcel Méda de représenter valablement à l’ouverture de ces assises nationales qui ne font pas l’unanimité. Occasion pour le Capitaine Méda de rester focus sur l’objectif de cette assemblée.
«Filles et fils du Burkina Faso, à travers ces Assises, nous avons encore rendez-vous avec l’histoire. Il nous faut taire nos différends, mettre en commun la richesse de notre diversité, pour préserver l’essentiel et écrire une page nouvelle de notre histoire, celle d’un peuple qui assume son destin et se donne des orientations claires pour la construction d’une Nation forte et résiliente, une nation capable de restaurer la paix, la sécurité et amorcer le développement durable.
Aussi, voudrais-je saluer l’ensemble des participants qui n’ont ménagé aucun effort pour répondre présent à ces Assises nationales qui, à terme, définiront les organes qui devront conduire la Transition. La signature de la Charte qui sera issue de vos travaux marque le point de départ officiel de cette Transition orientée vers les défis majeurs de notre pays.
Je voudrais vous inviter à apporter des contributions enrichissantes en mettant au centre l’intérêt supérieur de la Nation ainsi que les aspirations profondes et légitimes du peuple burkinabè. Tout en vous souhaitant plein succès dans vos travaux, je déclare, au nom du Président du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration, Chef de l’Etat, ouvertes les Assises nationales consacrées à l’adoption de la Charte de la Transition», s’est adressé aux membres des présentes assises.
Vivement que ces assises aboutissent à des résolutions à même de remettre le pays dans une dynamique de paix et de progrès pour tous !
Olivier Tuina (extrême gauche), représentant des OSC du Burkina, remettant leur déclaration au président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou
Au Burkina Faso, les organisations de la société civile engagées sur les questions du climat, de l’adaptation au changement climatique sont vent debout pour que les préoccupations des communautés soient prises en compte lors de la vingt-septième Conférence des Nations-Unies sur le climat (COP 27) prévue du 6 au 18 novembre 2022 à Shar-El Sheikh, en Egypte.
Dans cette perspective, une délégation des représentants desdites OSC s’est rendue ce mercredi 12 octobre 2022, respectivement chez le chef de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou Maurice Konaté et chez le Cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque de la capitale. Objectif : porter à leur connaissance leur Déclaration.
Olivier Tuina (extrême gauche), représentant des OSC du Burkina, remettant leur déclaration au président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté (en veste à l’extrême droite)
«L’Afrique contribue pour seulement 2 à 3% aux émissions mondiales de gaz à effets de serre (GES), mais le changement climatique menace d’exposer jusqu’à 118 millions d’africains parmi les plus pauvres à des sècheresses, des inondations et des chaleurs extrêmes d’ici 2030», annonce d’emblée la Déclaration.
Dans cette déclaration, les OSC en appellent, en autres, à :
-soutenir sans réserve les initiatives de résilience des communautés en matière d’agroécologie paysanne face au changement climatique par l’adoption de la stratégie nationale de développement de l’agroécologie, de l’institutionnalisation de l’agroécologie paysanne, et par le financement de son plan d’actions ;
-renforcer les mesures réglementaires contre les accaparements de terre et favoriser l’accès sécurisé à la terre aux jeunes, aux femmes et aux communautés de base pour la promotion de l’agriculture familiale et de petites exploitations agricoles ;
-constitutionnaliser et institutionnaliser l’éducation environnementale y compris des jardins agro-écologiques et pédagogiques de manière obligatoire et gratuite ;
–plaider pour une justice climatique à travers une augmentation du financement des mesures d’adaptation au changement climatique, de compensations des exploitations des ressources naturelles et minières, financer des programmes pro climat genre et de recherche-action paysanne et pour l’accessibilité du Fonds vert climat à la hauteur des dégâts et des responsabilités ;
–décentraliser les mesures d’énergie renouvelable propre en multipliant les unités locales de production et élaborer une véritable stratégie nationale pour la gestion durable des déchets solides dans toutes les communes, assortie d’un plan d’actions à financer ;
-faciliter la mise en place d’outils numériques scientifiques de suivi des CDNs et de contribution à la réduction des GES.
Démarche bien appréciée par les personnalités hôtes
Que ce soit au niveau de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou ou chez le Cardinal Philippe Ouédraogo, la démarche de plaidoyer des OSC a été bien appréciée par les personnalités hôtes.
Au niveau de la délégation spéciale, le président Maurice Konaté s’en est félicité. «Les questions d’environnement et de climat font partie aussi de nos préoccupations», a- t-il indiqué. Et de souhaiter que les OSC mobilisées au niveau de la coordination des OSC puissent l’être davantage pour la mobilisation sociale à venir.
Ce fut aussi le même tempo à l’archevêché où le Cardinal Philippe Ouédraogo a salué la démarche à sa juste valeur. Cela participe aussi quelque part, dira -t-il, de la recherche de la paix et de la cohésion sociale qui est essentielle pour nos communautés.
Une disponibilité des deux personnalités qui ne pouvait que réjouir la délégation des OSC qui était conduite par Olivier Tuina. La présente visite chez le président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou et chez l’archevêque métropolitain de la capitale fait partie d’une série d’actions programmées par les organisations de la société civile burkinabè engagées sur les questions de climat et de lutte contre le changement climatique.
Elles entendent ainsi, à l’approche de la COP27, jouer pleinement leur partition, que ce soit en termes d’information, de sensibilisation et de plaidoyer, sur ces problématiques cruciales pour l’avenir de la planète.
On ne le dira jamais assez, il n’y a qu’une planète terre. Et tous les efforts individuels et collectifs devraient donc viser à la protéger et à protéger la vie de ses habitants face aux périls du changement climatique, ses conséquences désastreuses.
Alors que l’on s’achemine vers une ouverture demain 14 octobre des Assises nationales visant à définir les contours de la nouvelle Transition suite aux évènements du 30 septembre dernier ; le mouvement burkinabè la «Mobilisation des intelligences pour le Faso» (MIFa) s’en démarque et met son holà en appelant aussi à un report desdites assises pour éviter d’aboutir, dit-elle, au même résultat que celui de la Transition issue du coup d’état du 24 janvier 2022.
Des responsables de la MIFa lors d’une conférence de presse le 26 juillet 2022 à Ouagadougou. L’on reconnaît au milieu le Pr Etienne Traoré
Dans cette Déclaration parvenue à notre rédaction, la MIFa exige 5 choses et recommande une chose.
Les 5 exigences sont notamment :
1 le report des Assises nationales pour permettre une meilleure préparation, avec l’ensemble des composantes de notre pays ;
2 la divulgation incessamment et publiquement des identités des membres du MPSR par le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, actuel Président du MPSR ;
3 l’inclusion, la transparence, la crédibilité et la légitimité dans la préparation et la réalisation des Assises en construisant des critères objectifs communiqués en amont à l’opinion nationale pour le choix des participants ;
4 l’organisation et la préparation sérieuse et rigoureuse des Assises nationales Souveraines en s’inspirant dans son contenu et processus des bonnes pratiques déjà expérimentées au Burkina Faso et ailleurs en Afrique ;
5 la diffusion directe des Assises nationales sur les antennes de la télévision et de la radio nationale.
Quant à la recommandation de la MIFa, elle préconise que les Forces de défense et de sécurité (FDS) réalisent incessamment des Assises nationales au sein de l’Armée en vue de donner un véritable espoir à la cohésion inter et intra forces et de permettre aux FDS de faire leur mue et d’envisager la constitution d’une vraie Armée nationale patriotique.
Les membres du Comité engagé de réflexion de réflexion pour la cause de l’est au cours de leur conférence de presse de ce mercredi 12 octobre 2022 à Ouagadougou
Les fils et filles de l’est du Burkina Faso ont fait ce mercredi à Ouagadougou le point de la situation dans leur région en cette période de rentrée scolaire 2022-2023. C’était au cours d’une conférence de presse ce mercredi 12 octobre et pendant laquelle un appel a été lancé pour une synergie d’action en vue de la réouverture des nombreuses classes encore closes du fait de la crise sécuritaire.
Les membres du Comité engagé de réflexion de réflexion pour la cause de l’est au cours de leur conférence de presse de ce mercredi 12 octobre 2022 à Ouagadougou
Deux semaines après la rentrée scolaire 2022-2023, les choses traînent encore à effectives dans la plupart des communes de la région de l’est, engluée dans la crise sécuritaire. A en croire les fils et filles de la région animateurs ce mercredi d’une conférence de presse à Ouagadougou, seulement huit communes ont ouvert des classes dans leurs chefs-lieux. Dans 19 autres communes de la région, les salles de classe restent encore closes. Manifestement, le point dressé par Pascal Lankoandé et ses camarades n’est pas reluisant.
«De 2015 et à la date du 31 mars 2022, le nombre d’établissements fermés au Burkina Faso est passé de 3 683 à 3 664, ce qui affecte plus de 500 000 élèves. La région de l’est enregistre à elle seule plus de 35% des écoles fermées», ont-ils soutenu.
Et d’appeler à un engagement, à une synergie d’action en vue de la réouverture de ces nombreuses salles de classe encore fermées car, à les écouter, ces chiffres sont aujourd’hui dépassés et il faut agir vite pour non seulement ouvrir les écoles fermées mais aussi pour maintenir toujours ouvertes les établissements scolaires déjà ouverts dans la région à l’occasion de la présente rentrée scolaire.
Par l’initiative de la présente sortie, les fils et filles de l’est expriment ainsi leur engagement à jouer leur partition aux côtés des autorités en vue de trouver une solution durable au problème posé.
Des responsables de l'Alliance Ensemble pour Le Faso, au cours d'un point de presse
Pour l’‘’AllianceEnsemble pour le Faso, les conditions ne sont pas réunies pour la tenue d’assises nationales les 14 et 15 octobre 2022et préconise un report de deux semaines pour y aller. L’Alliance s’en explique et lance un appel aux «autorités morales et au peuple burkinabè à la responsabilité et à la vigilance pour ne pas rater ce tournant décisif pour notre histoire commune».
Des responsables de l’Alliance Ensemble pour Le Faso, au cours d’un point de presse
«Sur le format des assises
S’agissant du format, nous notons un risque élevé que les assises ne se transforment en une foire de dupes où siègent des personnes qui n’ont aucune légitimité avérée à parler au nom de nos concitoyens. Cela est vrai non seulement pour les partis politiques mais aussi pour les régions, le MPSR et la société civile.
Pour le cas des partis politiques, il est à noter que depuis le coup d’État du 24 janvier 2022 qui a remis en cause l’ordre sorti des élections de 2020, les notions de majorité présidentielle et d’opposition politique sont devenues caduques. Il n’y a donc aucune légitimité attachée aux notions d’ex APMP, d’ex CFOP, d’ONA et d’Autres partis politiques. De plus, la répartition proposée ne reflète aucunement la représentativité politique nationale actuelle. Nous ignorons les critères qui ont prévalu au choix proposé mais son caractère arbitraire évident est une grave entorse au crédit et à l’espérance que le peuple tout entier porte à ces assises du point de vue de sa représentativité et partant, de sa légitimité. La conséquence certaine de ce schéma sera, à n’en pas douter, l’exclusion d’une bonne partie de la classe politique qui porte aujourd’hui les aspirations légitimes de notre peuple.
En ce qui concerne le MPSR, il reste une nébuleuse dont le peuple burkinabè ne connait pas la composition depuis le 24 janvier 2022. Il est important que le peuple burkinabé sache qui le gouverne. Il y a donc lieu de donner la composition du MPSR avant les assises comme gage de transparence dans la gestion de la chose publique.
S’agissant des OSC, l’on ne sait pas encore quels sont les critères qui ont présidé aux invitations qui circulent actuellement. Tout porte à croire que comme aux précédentes assises, seront invités aux assises des « oiseaux du ciel qui ne cultivent pas et qui mangent » en lieu et place des organisations les plus représentatives.
A l’égard des forces vives des régions, tel qu’il a été donné de constater lors de la désignation des représentants à l’ALT, aucun critère objectif ne permettra de désigner les forces vives régionales. Leur choix sera donc guidé par l’arbitraire, toute chose qui déteindra sur la crédibilité des assises et partant, sur la légitimité de ses décisions.
Sur le contenu des assises
S’agissant du fond, il ressort que les assises ont pour mission d’adopter la charte, de désigner le Président de la Transition et de recueillir les propositions pour une bonne marche de la transition. C’est trop léger pour une instance qui doit décider de la vie de la nation.
Après le coup d’État, notre pays a déjà un régime de fait qui dirige le pays. Il n’y a donc aucune raison de se précipiter vers l’abîme. Il convient donc de se donner le temps et les moyens de faire les choses correctement pour mettre le pays définitivement sur la voie de l’espérance.
Notre appel
Au regard de ce qui précède, et prenant l’opinion nationale et internationale à témoin, nous appelons les autorités morales et le peuple burkinabè à la responsabilité et à la vigilance pour ne pas rater ce tournant décisif pour notre histoire commune.
Nous interpellons ensuite le Capitaine Traoré Ibrahim sur sa responsabilité personnelle à ne pas décevoir l’espoir que la jeunesse désabusée et en manque de repère a placé en lui.
Au regard de ce qui précède, nous appelons le Capitaine Traoré à reporter ne serait-ce que de deux semaines les assises nationales pour une meilleure organisation. Ce laps de temps lui permettra de rencontrer l’ensemble des forces vives pour exposer sa vision de la transition. Cette étape est importante pour nourrir les propositions qui devront être faites lors des assises pour une transition réussie. Il permettra ensuite d’élaborer un document de travail qui servira de base de discussion aux participants et de donner un contenu plus consensuel. Enfin, ce report permettra aussi de revoir le format des assises pour assurer une plus grande représentativité des participants qui devront avoir un minimum de légitimité pour que les décisions prises en soit autant».
Source : Déclaration de l’Alliance Ensemble Pour le Faso du 11 octobre 2022
Nouveau Premier ministre du Tchad Saleh Kebzabo (75 ans) doit former un gouvernement d'union nationale
Vice-président du comité d’organisation du dialogue national inclusif et souverain depuis août 2021, Saleh Kebzabo, opposant historique du régime de l’ancien et défunt président Idriss Déby Itno ; est depuis ce mercredi 12 octobre 2022, nouveau Premier ministre du Tchad, nommé par décret présidentiel. Il a désormais la lourde responsabilité de former un gouvernement d’union nationale dans un Tchad divisé.
Nouveau Premier ministre du Tchad Saleh Kebzabo (75 ans) doit former un gouvernement d’union nationale
L’opposant Saleh Kebzabo que l’on ne présente plus tant il a été l’un des acteurs clés de la vie politique tchadienne et ayant participé sans succès à plusieurs élections présidentielles et ayant siégé régulièrement au Parlement depuis 2002 ; va devoir jouer un rôle plus important mais aussi plus compliqué dans l’appareil d’Etat de son pays. Il a effet été nommé ce mercredi même Premier ministre par le président de la Transition par le Général Mahamat Idriss Déby. Agé de 75 ans, le natif de Léré dans le sud-ouest du pays, a la lourde mission dans un premier temps de former un gouvernement d’union nationale dans un Tchad miné par des divisions, des clivages, comme l’ont démontré les dernières assisses nationales boycottées par beaucoup de factions politiques et civiles.
Le vieux de la vieille de la vieille comme on pourrait l’appeler au regard de sa longue carrière politique, va devoir faire usage de son expérience politique. Malgré tout, rien n’est gagné d’avance pour lui sur ce terrain mouvant de la politique tchadienne. Après avoir été opposant principal du père, Saleh Kebzabo est désormais le principal collaborateur du fils. De son succès à la Primature dépendra certainement la suite de sa carrière politique. S’il y réussit, son vieux rêve d’accéder au pouvoir suprême pourrait tendre vers sa concrétisation. En revanche, si ça ne fonctionne pas, ce serait probablement la fin de ce rêve.
Au départ journaliste formé au Centre de formation des journalistes à Paris, Saleh Kebzabo a par la suite basculé dans la politique pour ainsi devenir un acteur clé ces dernières décennies.
Selon ce dernier rapport de la Banque mondiale, l'Afrique subsaharienne va enregistrer une baisse de croissance économique en 2022
En 2022, la croissance économique en Afrique subsaharienne (ASS) devrait décélérer, passant de 4,1 % en 2021 à 3,3 % , en raison du ralentissement de la croissance mondiale, de la hausse de l’inflation exacerbée par la guerre en Ukraine, de conditions météorologiques défavorables, du resserrement des conditions financières mondiales et du risque croissant de surendettement. Ces tendances compromettent la réduction de la pauvreté, déjà mise à mal par l’impact de la pandémie de COVID-19. Ce sont là des conclusions de la dernière édition (26ème) du rapport semestriel de la Banque mondiale «Africa Pulse» sur l’économie subsaharienne. Rapport publié le 4 octobre dernier à Washington.
La guerre en Ukraine exacerbe une inflation déjà élevée et pèse sur l’activité économique en contribuant à déprimer à la fois les investissements des entreprises et la consommation des ménages
En effet, dans ce dernier numéro, la publication semestrielle de la Banque mondiale Africa’s Pulse analyse encore les perspectives économiques régionales à court terme, prévoyant une décélération de la croissance en Afrique subsaharienne, de 4,1 % en 2021 à 3,3 % en 2022, soit une révision à la baisse de 0,3 point de pourcentage par rapport aux anticipations du mois d’avril. Cette dégradation est principalement due au ralentissement de la croissance mondiale, et en particulier à la baisse de la demande chinoise de biens de base produits en Afrique. La guerre en Ukraine exacerbe une inflation déjà élevée et pèse sur l’activité économique en contribuant à déprimer à la fois les investissements des entreprises et la consommation des ménages. En juillet 2022, 29 des 33 pays d’Afrique subsaharienne pour lesquels des informations sont disponibles présentaient des taux d’inflation supérieurs à 5 %, tandis que 17 pays affichaient une inflation à deux chiffres.
L’impact de la forte augmentation des prix alimentaires, l’aspect le plus préoccupant
« Ces tendances compromettent la réduction de la pauvreté, déjà mise à mal par les conséquences de la pandémie de COVID-19, indique Andrew Dabalen, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique. L’impact de la forte augmentation des prix alimentaires sur les personnes qui peinent à nourrir leur famille est l’aspect le plus préoccupant, car il menace le développement humain à long terme. Cette situation nécessite la prise de mesures politiques d’urgence pour rétablir la stabilité macroéconomique et aider les ménages les plus pauvres tout en réorientant les dépenses dans le secteur agricole et alimentaire, de manière à renforcer la résilience future. »
La hausse des prix de l’alimentation entraîne des difficultés aux conséquences particulièrement graves dans l’une des régions du monde où l’insécurité alimentaire est la plus forte. La sous-alimentation a fortement augmenté en Afrique subsaharienne ces dernières années, en raison des chocs économiques, des violences et des conflits ainsi que de conditions climatiques extrêmes. En Afrique, plus d’une personne sur cinq souffre de la faim et le nombre des personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë a été estimé à 140 millions en 2022, contre 120 millions en 2021, selon les indications du Rapport mondial sur les crises alimentaires actualisé en milieu d’année.
Marge de manœuvre budgétaire quasi inexistante pour les gouvernements
Ces crises étroitement liées arrivent à un moment où les gouvernements n’ont quasiment plus de marge de manœuvre budgétaire pour financer une réponse efficace. Si certains pays disposant de ressources naturelles ont pu profiter des prix élevés des matières premières pour améliorer leur bilan, beaucoup d’autres ont épuisé les réserves publiques avec les programmes précédemment mis en place pour contrer les répercussions économiques de la pandémie.
En 2022, la dette devrait rester élevée en Afrique subsaharienne, à 58,6 % du PIB. Les gouvernements africains ont consacré 16,5 % de leurs recettes au service de la dette extérieure en 2021, contre moins de 5 % en 2010. Huit des 38 pays de la région admis à bénéficier de l’aide de l’IDA sont en situation de surendettement, et 14 risquent fortement de les rejoindre. Par ailleurs, dans un contexte de coûts d’emprunt élevés, il devient difficile d’emprunter sur les marchés nationaux et internationaux, tandis que le resserrement des conditions financières mondiales affaiblit les monnaies et augmente le coût des emprunts externes pour les pays africains.
Tendances diverses d’une région à l’autre
Si la croissance en Afrique subsaharienne devrait rebondir à 3,5 % en 2023 et à 3,9 % en 2024 ; le rapport relève des tendances diverses d’une région à une autre. Parmi les trois plus grandes économies africaines, la croissance est modérée au Nigeria et en Afrique du Sud, tandis que l’économie angolaise bénéficie de la hausse des prix du pétrole, d’une augmentation de la production pétrolière et des bonnes performances du secteur non pétrolier.
À l’exclusion de l’Afrique du Sud et de l’Angola, la sous-région de l’Afrique orientale et australe devrait connaître une croissance de 4,5 % l’année prochaine et de 5,0 % en 2024.
À l’exclusion du Nigeria, la sous-région de l’Afrique occidentale et centrale devrait connaître une croissance de 5,0 % en 2023 (contre 4,2 %), et la croissance se raffermira en 2024 (5,6 %). Les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA ou WAEMU en anglais) devraient se redresser en 2023 après le ralentissement de 2022 (4,9 %), pour atteindre 6,4 %, et se raffermir encore en 2024 pour atteindre 7,0 %.
L’impact de la guerre en Ukraine sur l’inflation
La guerre en Ukraine a accéléré une inflation déjà orientée à la hausse dans la région. La hausse de l’inflation pèse sur l’activité économique en ASS en déprimant à la fois les investissements des entreprises et la consommation des ménages. En juillet 2022, 29 des 33 pays d’Afrique subsaharienne pour lesquels des informations sont disponibles présentaient des taux d’inflation supérieurs à 5,0 %, tandis que 17 pays affichaient une inflation à deux chiffres.
L’inflation fonctionne comme une taxe régressive, touchant de manière disproportionnée les pauvres. En ASS, la forte répercussion des prix des denrées alimentaires et des carburants sur les prix à la consommation a fait grimper l’inflation à des niveaux record dans de nombreux pays, dépassant le plafond des objectifs des banques centrales dans la plupart des pays qui en ont un. La grande majorité de la population d’Afrique subsaharienne est touchée par les prix élevés des denrées alimentaires, car elle consacre en moyenne plus de 40 % de ses dépenses totales à l’alimentation.
Amplification du déficit budgétaire
Les présents défis économiques surviennent à un moment où la capacité des pays à soutenir la croissance et à protéger les ménages pauvres est fortement limitée. La marge de manœuvre budgétaire est presque épuisée dans certains pays d’Afrique subsaharienne, principalement en raison du niveau élevé de la dette, de la hausse des coûts d’emprunt et de l’épuisement de l’épargne publique. Le déficit budgétaire de la région s’est creusé pendant la pandémie pour atteindre 5,6 % du PIB en 2020 (contre 3,0 % du PIB en 2019). En 2022, le déficit s’élève à 4,8 % du PIB en raison des efforts de consolidation.
La question de la dette…nécessité de politiques économiques cohérentes
La dette devrait rester élevée à 59,5 % du PIB en 2022 en Afrique subsaharienne. Huit des 38 pays éligibles à l’IDA dans la région sont en situation de surendettement, et 14 risquent fortement de les rejoindre. Les gouvernements africains ont consacré 16,5 % de leurs recettes au service de la dette extérieure en 2021, contre moins de 5 % en 2010.
Pour préserver les acquis du développement dans la région, les pays doivent en priorité protéger les ménages les plus pauvres tout en maintenant la stabilité macroéconomique. Pour cela, il faut mettre en œuvre des politiques monétaires, budgétaires et d’endettement cohérentes afin de faire baisser l’inflation et de dégager une marge de manœuvre budgétaire. Si les pressions inflationnistes ne sont pas maîtrisées, cela pourrait entraîner des troubles sociaux, intensifier les conflits et, en fin de compte, provoquer une instabilité politique.
La hausse des prix des denrées alimentaires entraîne des difficultés aux conséquences graves dans l’une des régions du monde où l’insécurité alimentaire est la plus forte. La faim a fortement augmenté en Afrique subsaharienne ces dernières années, en raison des pertes de revenus et des perturbations de la chaîne d’approvisionnement causées par la pandémie, des conflits régionaux et mondiaux, des conditions climatiques extrêmes et de l’invasion de criquets. Plus d’une personne sur cinq en Afrique est confrontée à la faim – une proportion bien plus grande que dans les autres régions du monde. L’insécurité alimentaire aiguë (phase 3 de la CIP ou plus) est également en hausse : on comptait 140 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë en 2022, contre 120 millions en 2021. Au moins 55 millions de personnes dans la Corne de l’Afrique sont en situation d’insécurité alimentaire grave, l’Éthiopie, le Kenya et la Somalie connaissant la pire sécheresse depuis 40 ans.
– Si les décideurs africains ne prennent pas de mesures urgentes, la sécurité alimentaire continuera de se dégrader, avec des conséquences dévastatrices pour les populations les plus pauvres et les plus vulnérables d’Afrique. En période de crise et de ressources limitées, il est impératif que les gouvernements trouvent des moyens de soutenir les ménages les plus pauvres tout en réorientant leurs dépenses agricoles et alimentaires vers les biens publics qui produisent les meilleurs résultats en matière de développement.
Burkina Demain
Source : 26ème Rapport Africa’s Pulse Banque Mondiale
Dans cette Déclaration relative aux assises nationales des 14 et 15 octobre prochain, l’Association des Citoyens Leaders (ACLE) est on ne peut claire sur l’identité de la personnalité habileté à présider la Transition à l’issue desdites assises nationales. «C’est le Capitaine Traoré ou rien», tranche-t-elle.
«Déclaration de l’Association des Citoyens Leaders (ACLE) sur les assises nationales et la situation nationale
C’est le Capitaine ou rien. Age, âge ! qu’on nous foute la paix avec cette question d’âge. La merde que nous traversons aujourd’hui est-elle la faute des jeunes ?
La plupart des gens qui s’agitent dans l’ombre, manœuvrent pour présider la transition en surfant et prétextant l’âge du capitaine n’ont qu’à admettre qu’ils n’ont plus grand-chose à apporter pour ce pays. Et que le jeu de siège est terminé. Si vous n’avez pas un idéal à vendre à ce peuple martyrisé du Burkina Faso, ce n’est pas la peine de vouloir présider cette transition. Elle ne sera pas gérée comme celle de 2014. Détrompez-vous. Elle ne va pas servir de tremplin pour une retraite paisible.
Le jeune capitaine a fait appel à la mobilisation populaire et patriotique pour parachever le coup d’état et nous pensons qu’il est de bon ton que cette même mobilisation populaire et patriotique soit le bouclier de cette nouvelle transition.
Beaucoup de ceux qui veulent présider cette transition ont déjà montré leurs limites sous M. Rock KABORE et dans des régimes passés. La capacité, la compétence, et la sagesse ne rime pas forcément avec l’âge. Le Burkina Faso n’a pas forcément besoin de quelqu’un qui a un long curriculum vitae ou qui est âgé pour assurer la présidence de la transition. Nous avons besoin d’un patriote dans l’âme qui est prêt à lutter contre vents et marée, qui soit prêt au sacrifice suprême pour laver la honte que nous subissons depuis plus de 35 ans.
Les personnes âgées qui sont patriotes et désintéressées vont proposer leurs services au jeune Président dans l’ombre ou en public en occupant des postes stratégiques tels que le premier ministère, l’économie, les affaires étrangères. Ils ne regarderont pas l’âge du Président mais leur folle envie de voir le Burkina Faso sortir du bourbier terroriste. Cela va guider leurs actions et conseils autour du jeune capitaine. Ils ne vont pas non plus venir et commencer à préparer une transmission comme la transition de l’ex Président DAMIBA et celle de 2014 qui n’ont véritablement pas servi à grand-chose.
Il nous faut un nouveau contrat social pour l’avènement d’un Etat-nation
Il faut une vraie refondation de notre pays. Il faut un nouveau contrat social. Il faut restaurer notre territoire et mettre en place des institutions républicaines à même de faire du Burkina Faso un Etat-nation. Sinon pour l’heure, c’est le narcissisme ethnique, religieux, communautaire et régionaliste qui prévaut.
Chacun est citoyen de son ethnie, de sa religion, de sa communauté et de sa région. Le statut de citoyen burkinabè, la fierté de se sentir burkinabè vient au second ou au troisième plan.
Nous en voulons pour preuve, aujourd’hui une partie de l’opinion jubile et déborde de joie, du simple fait que le capitaine est un musulman, certains du fait qu’il est originaire d’une autre région et d’une autre ethnie. C’est le mal profond qui gangrène notre si chère patrie le Burkina Faso.
Bref, ce n’est pas un secret de polichinelle, nous ne sommes pas dans un Etat-nation. Le rôle de la présente transition c’est de jeter les bases de ce chantier et faire en sorte que tout gouvernant qui viendrait après les élections ne puisse pas dévier de cette trajectoire, de cet idéal. Que l’agenda reste l’avènement d’un Etat nation au Burkina Faso comme le prévoyait le capitaine Thomas SANKARA.
Si le Capitaine refuse, nous devons le considérer comme un traitre.
Si le Capitaine Ibrahim TRAORE refuse de porter les espoirs du peuple, les aspirations du peuple, la lutte du peuple, nous devons le considérer comme un traitre qui s’est servi du peuple pour des intérêts purement égoïstes. Il donnera ainsi raison à jeune Afrique. Ce canard qui confiait que le Capitaine et ses hommes étaient seulement venus réclamer au Lieutenant-colonel DAMIBA leur part du gâteau pour avoir participé au coup d’état contre le régime de M. Rock Marc Christian KABORE.
Aussi tous les sous-officiers et militaires de rangs qui ont mené la rectification du MPSR avec lui, pourront l’accuser à juste raison. En effet, en tant que jeune capitaine, s’il atteint les 21 jours comme chef d’Etat, il peut dormir tranquillement avec les droits de statut d’ancien président tandis que des mafieux vont venir perpétuer les mêmes pratiques et travers qui nous ont entrainés dans cette situation inextricable. Ils vont continuer à sacrifier ces soldats en chaire de canon au profit des systèmes mafieux qui sont derrières ce business aux multiples facettes et aux multiples dénominations de djihadisme, de terrorismes, etc.
De ce fait, nous, Association des Citoyens Leaders invitons l’ensemble des organisations de la société civile et les citoyens patriotes à se mobiliser les 14 et 15 octobre 2022 afin que le Capitaine assure la Présidence de la transition.
Citoyens Leaders, jeunesse combattante du Burkina Faso et de l’Afrique, notre heure a sonné. Toutes les grandes révolutions ont été portées par des jeunes. Nos oncles et tantes, nos mamans et papas ont fait de leur mieux. Comme le disait Frantz FANON « chaque génération découvre sa mission, l’accomplit ou la trahit ». Donc, à nous d’accomplir la nôtre !
Chaque fois que l’occasion d’un changement radical, profond et fondamental s’est présentée, la lutte a été toujours très vite récupérée par les gens système. Nous avons toujours raté le virage de notre histoire. Il y a un complot national et international ourdi pour récupérer toutes les luttes de libération de notre peuple courageux. Autant le dire le Burkina Faso est un enjeu géostratégique.
Cette fois-ci, changeons de méthode et de stratégie.
A l’analyse, ce qui manque à ce peuple stoïque et patient, c’est la constance dans la lutte. Après le succès éphorique de chaque lutte, les masses populaires partent dormir sur leurs lauriers, espérant que le nouveau prince va prendre en compte leurs aspirations et résoudre leurs problèmes fondamentaux. Cette stratégie n’a jamais marché.
Camarades Citoyens Leaders, cette fois-ci, il faut que nous changions de méthode et de stratégie.
Il faut nécessairement mettre en place un mouvement de veille citoyen pour contraindre les autorités de cette transition à nous amener à bon port. Tous les citoyens engagés et les organisations de la société civile spécialisées dans la veille citoyenne et la bonne gouvernance peuvent se joindre à nous dans le cadre de ce vaste mouvement.