Accueil Blog Page 165

Barrage de Bagré : Bientôt l’ouverture des vannes…, en attendant l’aval…

0
La SONABEL a annoncé une ouverture prochaine des vannes de grues de Bagré, si le rythme actuel du remplissage du barrage se maintient

Il y a trois semaines, lors de la mission de contrôle de l’Autorité du secteur de l’énergie (ARSE), le barrage de Bagré, l’un des plus grands ouvrages hydroélectriques du pays, affichait un taux de remplissage de 60%, ce qui lui permettait de fournir 12 MW au réseau national interconnecté. Aujourd’hui, selon un Communiqué de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL), le niveau d’eau du barrage ne cesse de monter et qu’en conséquence, « si le rythme actuel du remplissage se maintient, elle procédera dans les prochains jours à l‘ouverture des vannes d’évacuateur de crues».

Pour un pays comme le nôtre dépendant à 60% des importations pour son approvisionnement électrique, l’annonce de l’ouverture prochaine des vannes de grues au barrage de Bagré suscite à priori un sentiment de joie car cela signifie que les deux turbines de l’ouvrage hydroélectrique tournent déjà ou tourneront bientôt à plein régime. Car, plus de mégawatts produits à Bagré conduit à une certaine réduction de la dépendance aux importations. Mais, quelque part aussi, il y a comme un pincement au cœur, un sentiment de gâchis avec toutes ces eaux qui seront évacuées, alors que l’on aurait pu utiliser ces ressources hydrauliques pour produire davantage de l’électricité et réduire encore la dépendance énergétique.

1 milliard 720 millions de m3 d’eau évacuée l’année dernière

Bagré affichait un taux de remplissage de 60% le 11 août dernier

Selon les responsables de la SONABEL Bagré, c’est l’équivalent de la capacité du barrage, c’est-à-dire 1 milliard 720 millions de m3 d’eau, qui a été évacué l’année dernière où la période de crues est intervenue plus tôt. Cela signifie qu’au lieu des 14 MW, le pays aurait pu tirer jusqu’à 28 MW à Bagré. Et si l’on prend en compte le fait que Bagré est situé sur un bassin versant avec régulièrement des évacuations depuis 2013, l’on se rend bien compte de l’énormité du gâchis.

C’est pourquoi, plus que jamais, les autorités doivent accélérer la mise en œuvre du projet «Bagré aval » qui va permettre au pays de tirer pleinement profit de Bagré. Aussi bien sur le plan énergétique qu’agricole. En effet, de ce projet hydroélectrique, l’on attend une production de 14 MW, soit l’équivalent de la puissance installée de Bagré. Selon les prévisions, Bagré aval devrait être une réalité en 2023. Quand on connait la complexité de la réalisation des ouvrages hydroélectriques avec les implications financières, socioéconomiques ; l’on se demande à ce jour si les conditions objectives sont réunies pour le respect de cette échéance. Pendant ce temps, la demande en énergie ne cesse de croître chaque année.

Accélérer les autres projets hydroélectriques

Au-delà de Bagré aval, ce serait bien aussi d’accélérer la réalisation des autres projets hydroélectriques du pays : Bontioli, Bougouriba, Folonzo, Gongourou, Noumbiel. Certes, le Burkina Faso fait figure de parent pauvre de la région en matière de potentialités hydroélectriques, avec seulement un potentiel de plus d’une centaine de mégawatts, loin derrière la Guinée (plus de 5 000 MW) ; le Nigéria (plus de 3 700 MW) ; la Côte d’Ivoire (plus de 1 200 MW) ; le Bénin (plus de 430 MW) ; le Ghana (plus de 300 MW) ; le Mali (plus de 230 MW).

Mais, le Burkina Faso peut, avec une volonté politique plus affirmée, tourner cette pauvreté en potentialités à son avantage. Car, c’est une réalité connue dans le secteur : plus les projets sont grands, à l’image de Inga en RD Congo, plus c’est difficile de les réaliser. En revanche, si les projets sont de petite taille, on a plus de possibilité de maîtriser les différents paramètres et de réaliser in fine ces projets.

Bagré, une preuve palpable

Le barrage de bagré d’une puissance installée de 14 MW a été construit de 1988 à 1993

Le barrage de Bagré, débuté en 1988 et inauguré en 1993, en est une preuve palpable. Sa construction n’a pas pris plus de cinq ans. Or, cela fait plus d’une dizaine d’années que l’on parle de Bagré aval sans que les choses ne bougent véritablement sur le terrain.

Hormis Samandéni, ce constat est valable pour les autres projets hydroélectriques du pays dont la plupart, à l’exception de Noumbiel (60 MW) n’ont même pas la puissance installée de Bagré (14 MW).

Bref, en un ou mille mots, il urge d’accorder plus de priorité à la réalisation de nos projets hydroélectriques car, c’est de cette façon que l’on pourra contribuer efficacement à réduire les délestages et la dépendance électrique vis- à- vis du Ghana et de la Côte d’Ivoire, qui mettent un point d’honneur à valoriser leurs potentialités.

Suivre ces exemples ghanéen et ivoirien

Pour le Ghana, cette propension pour l’hydroélectricité remonte déjà aux début des années 60 avec la réalisation du barrage d’Akossombo d’une puissance installée de 1 020 MW. Pour la Côte d’Ivoire, l’engagement de l’Etat en la matière, est plus affirmé depuis le deuxième mandat d’Alassane Ouattara, avec plus de 250 MW injectés dans le réseau ivoirien au cours de ces cinq dernières années, avec notamment la réalisation du barrage de Soubré (270 MW).  En outre, le pays de Félix Houphouët Boigny, prévoit, toujours grâce à ses projets électriques, plus de 900 MW d’ici 2030, avec notamment le projet déjà engagé de Louga (280 MW).

Notre pays gagnerait à suivre ces exemples du Ghana et de la Côte d’Ivoire qui, malgré leurs ressources en hydrocarbures ou en gaz naturel, accordent toujours de la priorité aux projets hydroélectriques ; cela leur permettant de renforcer le mix énergétique et partant, l’offre énergétique.

Pour le Burkina Faso, la réalisation des projets hydroélectriques permettra évidemment de réduire cette chronique dépendance électrique, ainsi que la facture énergétique vis-à-vis des deux pays frères.

Grégoire B. BAZIE

Burkina Demain

Affaire agents lynchés du CCVA à Bouroum- Bouroum : Le procureur du Faso fait le point

0
Des images des 3 agents CCVA tués ce vendredi à Banlo suite à leur accident qui a coûté la vie à un élève de CM2

Dans ce communiqué le procureur du Faso fait le point de la situation, à l’heure actuelle, des évènements relatif à l’accident du 27 août 2021 à Banlo, commune de Bouroum Bouroum, ayant entraîné la mort d’un garçon de 10 ans et le lynchage de 3 agents du CCVA et l’arrestation de deux individus impliqués.

Des images des 3 agents CCVA tués ce vendredi à Banlo suite à leur accident qui a coûté la vie à un élève de CM2

«Le 27 août 2021, aux environs de 15 heures, nous étions informé par un de nos contacts de ce qu’un accident mortel de la circulation routière, impliquant un véhicule de marque Toyota RAV4 et un enfant, serait survenu dans le village de Banlo, localité située dans la commune rurale de Broum-Broum, province du Poni, région du Sud-Ouest.

La même source précisait que l’accident aurait causé la mort de l’enfant et que les occupants du véhicule auraient été lynchés par les riverains. Quelques temps après, l’information sur la survenance de l’accident mortel nous était donnée par le Commissaire de Police de District de Broum-Broum qui, toutefois, ne confirmait pas le lynchage des occupants du véhicule impliqué dans l’accident.

S’étant déportés sur les lieux, les éléments de police procédaient aux constatations d’usage de l’accident et le corps sans vie de l’enfant KAMBOU Sami Ambroise, âgé d’environ dix (10) ans, qui gisait sur place. La circulation était bloquée par une foule en furie qui avait déjà endommagé le véhicule. Des téléphones portables étaient retrouvés dans le véhicule, mais personne n’était en mesure de donner des nouvelles de ses occupants.

Le ratissage, fait par les éléments de la police après les constatations, ne permettait pas non plus de retrouver les traces des occupants du véhicule. Des chaussures seront trouvées dans une zone marécageuse, mais cela ne laissait point présager que le lynchage dont il est fait cas était avéré.

En pareille circonstance, en général, l’auteur de l’accident prend la fuite dans le but de se réfugier au poste de commissariat ou de gendarmerie le plus proche. Nous avons donc instruit le commissaire de police de faire tracter le véhicule impliqué dans l’accident en vue de le déposer au commissariat en attendant que le propriétaire se manifeste.

Pendant ce temps, malgré la persistance des rumeurs sur le lynchage des occupants du véhicule, nos différents contacts dans la localité n’étaient pas en mesure de nous fournir des informations précises sur la question.

Finalement, c’est aux environs de 3 heures du matin du 28 août 2021 que le Commissaire de Police de District de Broum-Broum nous informait qu’il avait été contacté par le Conseiller Villageois de Développement (CVD) de Banlo qui l’informait que, dès les premiers instants de l’accident, les trois (03) occupants du véhicule avaient été lynchés, tués et leurs corps sans vie cachés dans un champ de maïs à environ un (01) kilomètre du lieu de l’accident. L’officier de police ajoutait qu’il s’était rendu sur les lieux, accompagné de l’oncle de l’enfant victime de l’accident et du CVD et avait effectivement constaté la présence de trois (03) corps dans le champ de maïs.

C’est ainsi qu’une équipe du parquet de Gaoua, dépêchée sur les lieux aux environs de 6 heures, en présence des officiers de police judiciaire et de deux (02) agents de santé, faisait le constat de trois (03) corps sans vie, présentant des blessures causées par des objets contondants et tranchants. L’un des corps présentait des traces de projectiles, probablement causées par une arme à feu dont on ignore la nature pour l’instant.

Identifiées, les victimes répondaient aux nom de OUEDRAOGO Harouna, de NABA Yentema Edmond et de NARE Jacques, tous agents du Centre de Contrôle des Véhicules Automobiles (CCVA) de Gaoua, allant à Ouagadougou après une cérémonie de passation de service.

A ce stade, une enquête a été ouverte, aussi bien sur les circonstances de l’accident que sur celles du lynchage des trois (03) occupants du véhicule en vue de situer les responsabilités. D’ores et déjà, l’enquête a permis d’identifier et d’interpeller deux (02) personnes soupçonnées d’avoir participé aux actes de lynchage.

C’est le lieu pour nous de rappeler qu’en toutes circonstances, le pardon et la tolérance doivent prédominer sur tous autres sentiments de vengeance et de justice privée qui sont de nature à remettre en cause les valeurs du vivre ensemble et les principes de cohésion sociale.

En ces circonstances douloureuses, le Procureur du Faso, en son nom propre et au nom des membres du Tribunal de Grande Instance de Gaoua, présente ses sincères condoléances à toutes les familles éplorées et les assure que chacun des cas relevés sera traité conformément à la loi.

Fait à Gaoua, le 28 août 2021

Le Procureur du Faso »

La SONABEL procédera dans les prochains jours à l‘ouverture des vannes d’évacuateur de crues de Bagré

0

La SONABEL informe les populations des provinces du Boulgou et du Zoundweogo en général et celles riveraines du barrage hydroélectrique de Bagré en particulier que suite aux pluies enregistrées dans le bassin versant du barrage de Bagré depuis le 26 juillet 2021, le niveau d’eau de la retenue dudit barrage ne cesse de monter.

En conséquence, si le rythme actuel du remplissage se maintient, la SONABEL procédera dans les prochains jours à l‘ouverture des vannes d’évacuateur de crues du barrage de Bagré.

La SONABEL invite donc les populations concernées à la vigilance et à la prudence compte tenu des risques d’inondations que cette opération pourrait entraîner.

Le Département Communication et Relations Publiques

Meeting de Paris : Hugues Fabrice Zango domine avec un saut à 16,97 m

0
  Hugues Fabrice Zango a dominé ses concurrents au meeting de Paris avec un bond à 16,97m

Le médaillé de bronze olympique en triple saut, le Burkinabè Hugues Fabrice Zango a dominé ce samedi le meeting de Paris de Diamond League. Avec un saut à 16, 97 m il s’est en effet imposé en finale dans ce meeting devant l’Algérien Yasser Triki, auteur d’un saut à 16,71 m.

Hugues Fabrice Zango a dominé ses concurrents au meeting de Paris avec un bond à 16,97m

  Hugues Fabrice Zango disputera le 6 septembre prochain la finale de Diamond League à Zurich, en Suisse.

Christian Tas

Burkina Demain

Drame de Banlo : 3 agents CCVA tués, une dizaine de personnes interpellées, enquête en cours

0
Des images des 3 agents CCVA tués ce vendredi à Banlo suite à leur accident qui a coûté la vie à un élève de CM2

C’est la triste actualité nationale de ce samedi 28 août 2021. Il s’agit de l’accident qui a fauché la vie ce vendredi 27 août à un élève de CM2 à Banlo, dans la commune de Bouroum Bouroum, à 25 km de Gaoua. La suite (malheureuse) on la connait : les 3 agents du Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA) auteurs de l’accident ont été tous tués par la population en furie ; le Tribunal de grande instance de Gaoua s’est saisi de l’affaire et a procédé à l’interpellation d’une dizaine de personnes ; l’enquête suit son cours, assure-t-on.

Des images des 3 agents CCVA tués ce vendredi à Banlo suite à leur accident qui a coûté la vie à un élève de CM2

A Ouagadougou, c’est l’indignation, la consternation chez plus d’un, les communiqués se multiplient au sein du département du ministère des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière.

Burkina Demain

Académie militaire Georges Namoano : Sortie de promotions ce 28 août à Pô

0
Comme l’année dernière, c’est le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, chef suprême des forces armées nationales qui présidera la cérémonie de sortie de promotions

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, chef suprême des forces armées nationales présidera ce samedi 28 août 2021 à Pô dans la province du Nahouri, la cérémonie de sortie conjointe de la 20e promotion d’élèves-officiers d’active et de la 11e promotion d’élèves-officiers spécialistes de l’Académie militaire Georges Namoano. Plus de précisions dans ce communiqué de la Présidence du Faso.

Comme l’année dernière, c’est le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, chef suprême des forces armées nationales qui présidera la cérémonie de sortie de promotions

«Communiqué de presse

Académie militaire Georges Namoano : 70 officiers pour défendre leurs patries

(Ouagadougou 27 août 2021). Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, chef suprême des forces armées nationales présidera ce samedi 28 août 2021 à Pô dans la province du Nahouri, la cérémonie de sortie conjointe de la 20e promotion d’élèves-officiers d’active et de la 11e promotion d’élèves-officiers spécialistes de l’Académie militaire Georges Namoano.

Après 24 mois de formation pour les élèves-officiers d’active, et 9  pour les élèves-officiers spécialistes, les impétrants de ces deux promotions sont appelés à intégrer les rangs des forces armées nationales de leur pays.

Ils sont 60 élèves-officiers d’active, soit 38 Burkinabè et 22 venus de 13 pays amis (Bénin, Cameroun, Centrafrique, Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Guinée, Mali, Niger, Sénégal, Tchad, Togo).

Quant aux élèves-officiers spécialistes, ils sont au nombre de 10 Burkinabè  (cinq médecins, un pharmacien, deux juristes, un génie logiciel et un ingénieur automobile).

 Direction de la communication de la présidence du Faso»

‘’Noble Zinda’’ : Son beau monde va lui manquer pour encore longtemps

0
Les abords de l'établissement en temps normal.

Fermé le 25 mai 2021 suite à des violences dans les manifestations scolaires, le plus grand lycée du Burkina, «le Noble Zinda» ne rouvrira pas de sitôt.

Sur décision gouvernementale, le lycée a été fermé le 25 mai 2021 et risque de le rester pendant encore longtemps

Dans un Communiqué parvenu à notre rédaction et circulant en boucle sur les réseaux sociaux, le directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Kadiogo informe en effet  élèves et parents d’élèves de l’établissement de  l’ouverture de sites d’enregistrement en vue de l’affectation des élèves dans les autres établissements publics de Ouagadougou pour cette rentrée scolaire 2021-2022 ; les invitant à retirer, renseigner et déposer des Fiches d’enregistrement disponibles dans le site de leur choix», précise le communiqué.

Les abords de l’établissement en temps normal.

Covid-19 au Burkina : 83 914 personnes vaccinées à la date du 23 août

0

A la date du 23 août 2021, la situation de la maladie à Coronavirus au Burkina Faso indique 83 914 personnes vaccinées contre la COVID-19 dans le pays.

A cette date, sur 727 échantillons analysés dont 12 tests de diagnostic rapide (TDR), la situation se présente ainsi qu’il suit :

Nombre de nouveaux cas confirmés : 12 (07 à Ouagadougou et 05 à Bobo Dioulasso) ;

Nombre de guérisons : 10, total des guérisons, 13 477 ;

Nombre de décès :00, total des décès, 171 ;

Nombre de cas actifs : 89 ;

Nombre de cas confirmés depuis le 09 mars 2020 : 13 737 dont 5 110 femmes et

8 627 hommes.

Burkina Demain

Après le Burkina, Pr Soma à Bamako pour l’encadrement juridique de la transition malienne

0
L'expertise du Pr Abdoulaye Soma est sollicitée par l'ONU pour aider à l’encadrement juridique de la transition malienne

 Conseiller spécial de l’ancien Premier ministre Yacouba Isaac Zida sous la transition burkinabè du 10 décembre 2014 au 15 janvier 2016, c’est à Bamako au Mali que le Pr Abdoulaye Soma a déposé ses valises pour aider à l’encadrement juridique de la transition dans ce pays frère.

L’ancien candidat à la présidentielle burkinabè de 2020, et ex-conseiller de l’ancien Premier ministre Yacouba Isaac Zida, le Pr Abdoulaye Soma a été sollicité par les Nations unies pour aider à l’encadrement juridique de la transition malienne censée s’achever d’ici février 2022 par des élections démocratiques et ouvertes.

«C’est un statut de consultant pour appuyer la transition politique malienne en matière Constiutionnelle et des droits de l’homme», a confié à nos confrères de Oméga, le président de la Société burkinabè de droit constitutionnel (SBDC).

L’expertise du Pr Abdoulaye Soma est sollicitée par l’ONU pour aider à l’encadrement juridique de la transition malienne

 Burkina Demain  

Dialogue social : Le président du Haut conseil  au rapport à Kosyam

0
Le Pr Domba Jean Marc Palm (à gauche), remettant le rapport d’activités du HCDS au président Roch Marc Christian Kaboré

Le président du Haut conseil du dialogue social (HCDS), Domba Jean Marc Palm, a remis ce mardi au président du Faso, le rapport général des activités de son institution.

Nommé en conseil des ministres du 14 février 2018, Domba Jean Marc Palm, président du Haut conseil du dialogue social (HCDS), vient de présenter au Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le rapport d’activités de son institution.

C’était au cours d’une audience à Kosyam ce mardi 24 août 2021.  Le Haut conseil du dialogue social (HCDS) est un organe national tripartite de dialogue social. Il a été créé suivant l’esprit de la Convention N°144 de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur les consultations tripartites relatives aux normes internationales du travail et sur recommandation de l’Unité d’action syndicale (UAS).

Le président du Haut conseil du dialogue social, Domba Jean Marc Palm (micro) se prêtant aux questions de la presse à sa sortie d’audience

«Le rapport remis au Président du Faso contient  des activités que nous avons menées. Il s’agit de renforcement de capacités des acteurs, de règlement de tensions dans le domaine du travail et de la sensibilisation», a confié à la presse le président  Palm à sa sortie d’audience.

Et d’ajouter : «Nous avons pu apaiser les tensions et même accompagner les acteurs du transport dans la création de leur faîtière. Nous avons pu conduire à bon port ce processus et nous continuons de suivre de près la question à cause de petites tensions qui persistent, mais qui ne sont pas de notre fait».

Le président du HCDS a également fait au locataire de Kosyam, une présentation de l’institution de l’institution qu’il dirige depuis plus de 3 ans :  sa genèse, ses principales missions, sa composition.

Présentation générale du HCDS

Créé le 5 mai 2017 par le décret n°2017-0261/PRES/PM/MINEFID/MFPTPS et ayant en 2016 l’aval du gouvernement à l’issue de la rencontre gouvernement-syndicat ; le Haut conseil du dialogue social qui se veut un organe consultatif, a pour mission la promotion du dialogue social à tous les niveaux : national, sectoriel, dans les secteurs public, parapublic et privé, y compris l’économie informelle.

A ce titre, le président du Faso et / ou le gouvernement peut requérir son avis sur des questions relatives aux politiques économiques et sociales qui ont des conséquences sur le monde du travail, sur les conditions de travail, d’emploi et de formation des entreprises.

Le HCDS est notamment chargé de :

-contribuer à la prévention et au règlement des conflits sociaux à caractère national relevant du monde du travail, y compris ceux relevant des branches d’activités ;

-promouvoir la concertation entre le gouvernement et les partenaires sociaux sur toute question relative au climat social et émettre des avis permettant d’anticiper sur les situations de crises sociales ;

-formuler des propositions, recommandations, et émettre des avis sur toutes autres préoccupations liées au renforcement et à la dynamisation du dialogue social, notamment l’élaboration de la Charte nationale du dialogue social pour la prévention et la gestion des conflits sociaux ;

-encourager et faciliter le dialogue permanent entre les employeurs et les employés dans l’entreprise et les administrations ;

-procéder à des études et des recherches sur toutes les questions relevant de sa compétence ;

-procéder au renforcement des capacités des partenaires sociaux à tous les niveaux ;

-contribuer à la promotion de la négociation collective ;

-examiner toutes les difficultés nées à l’occasion de la négociation des conventions collectives ;

-susciter la négociation ou la révision des conventions collectives.

Le Haut conseil du dialogue social est composé de représentants des employeurs, des travailleurs et du gouvernement en vue de promouvoir le dialogue social et de contribuer à la recherche de solutions appropriées aux conflits sociaux à caractère national relevant du monde du travail. Les membres du HCDS portent le titre de « Conseillers » et sont nommés pour un mandat de trois (03) ans renouvelable une fois. Les conseillers sont au nombre de trente (30) membres titulaires dirigés par un président. Ils sont répartis comme suit :

-10 représentants du gouvernement ;

-10 représentants des organisations professionnelles d’employeurs ;

-10 représentants des organisations syndicales de travailleurs.

Salomé Sandrine Bayala

Burkina Demain