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UNIR/PS : Tout sur le congrès ordinaire des 6 et 7 août 2021 à Ouaga

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Des responsables de l'UNIR/PS au cours d'une session du secrétariat exécutif national du parti

L’on en sait un peu plus sur le prochain congrès ordinaire de l’Union pour la renaissance, Parti sankariste (UNIR/PS) annoncé pour les 6 et 7 août 2021 à Ouagadougou. En effet, une note du président du parti de l’œuf Me Bénéwendé Stanislas Sankara en date du 23 avril, donne de plus amples informations sur l’évènement en préparation. Lisez plutôt !

Des responsables de l’UNIR/PS au cours d’une session du secrétariat exécutif national du parti

«Le Président de l’Union pour la Renaissance, Parti Sankariste (UNIR/PS), Président du Bureau Politique National (BPN)

– Vu les Statuts du parti ;

– Vu les articles 124 à 128 du Règlement Intérieur du parti,

– Vu la Délibération du Secrétariat Exécutif National du 10 mars 2021 portant convocation du congrès ordinaire les 6 et7août 2021,

Après délibération du Secrétariat Exécutif National,

 

DECIDE :

Article 1 : Conformément aux dispositions de l’article 125 Section II Chapitre I du Titre IV du règlement intérieur, le congrès ordinaire est convoqué pour les vendredi 06 et samedi 07 août 2021 à Ouagadougou.

Article 2 : En vue de concrétiser et de faciliter les travaux de ce congrès, il est créé auprès du Secrétariat Exécutif National un Comité National d’organisation en abrégé CNO.

Article 3 : L’exécution des missions assignées au CNO se fera à travers des commissions.

Article 4 : Le Comité National d’Organisation(CNO) est dirigé par un Président. Il est chargé de la coordination de tous les aspects liés à l’organisation du congrès et au bon déroulement des travaux.

Article 5 : Le camarade SANFO Halidou est désigné Président du Comité National d’Organisation (CNO).

Le Camarade CONOMBO Romain est désigné Vice-président du CNO.

Article 6 : Le CNO comprend les commissions suivantes : Commission Thème et Alliances ; Commission Finances ; Commission Mobilisation et Animation ; Commission Transport et Hébergement ; Commission Accueil et Installation ; Commission Restauration ; Commission Communication, Information et Presse ; Commission Sécurité ; Commission Santé ; Commission Décoration ; Commission Réseaux sociaux ; Commission Secrétariat.

Article 7 : Les camarades dont les noms suivent sont nommés membres des différentes commissions conformément au tableau ci-dessous :

Article 8 : Chaque commission peut requérir tout camarade dont les compétences sont jugées utiles pour la bonne marche de ses travaux.

Article 9 : La commission Thème et Alliances est chargée de la rédaction du rapport introductif qui doit retracer :

–  l’évolution de l’UNIR/PS depuis sa création jusqu’à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 ;

–  l’évolution pendant la transition ;

–  l’évolution depuis les élections de 2015 et 2016 aux élections couplées de 2020 ;

–  le bilan des élections présidentielles et législatives du 22 novembre 2021 ;

–  les leçons à tirer ;

La Commission doit, en outre, dégager les alliances éventuelles que l’UNIR/PS pourrait entretenir avec les autres partis sur l’échiquier politique national. Les choix de partenaires possibles pour les élections municipales de 2022 ainsi que les conditions de ces alliances seront également dégagées.

Article 10 : La commission Finances est chargée de :

–  en matière budgétaire, l’élaboration du budget du congrès suivant une procédure participative ;

–  en matière de recettes, développer toute initiative pour la mobilisation des ressources nécessaires à son exécution ;

–  en matière de dépenses, payer les dépenses initiées par les autres commissions ;

–  produire la comptabilité des opérations et un rapport financier à la fin du congrès ;

–  dégager les conditions de participation financière du parti aux élections municipales de 2022.

Article 11 : La commission Mobilisation et Animation est chargée de la mobilisation des militants et de l’organisation matérielle du congrès.

A ce titre, elle est chargée de faire des propositions et de mettre en œuvre des stratégies de mobilisation des militants et des sympathisants pour la participation aux cérémonies d’ouverture et de clôture du congrès ;

Elle est également chargée de l’animation tout au long du congrès.

Article 12 : La Commission Transport et Hébergement est chargée :

–  de la recherche et de la mise à disposition des moyens de transport ;

–  du transport des délégués au congrès ;

–  du transport éventuel des militants devant participer aux cérémonies d’ouverture et de clôture ;

–  de la recherche et de la mise à disposition des lieux d’hébergement ;

–  de l’accueil et l’hébergement effectif des congressistes venant des provinces et des autres destinations autresque Ouagadougou.

A ce titre, elle détermine les lieux d’hébergement des congressistes venant des provinces, les accueille à leurs arrivées à Ouagadougou et les conduit au lieu d’hébergement.

En accord avec le trésorier, elle pourvoit aux premiers repas à l’arrivée.

Article 14 : La Commission Accueil et Installation est chargée :

– de la mise en place de l’identification des congressistes ; – de l’aménagement de la salle du congrès ;

– de l’accueil et du placement des invités et des membres du SEN ; – de l’accueil des congressistes et des invités sur les lieux du congrès ; – de l’installation des congressistes et des invités dans la salle des travaux.

Article 15 : La Commission Restauration est chargée de la restauration des délégués au congrès et ce conformément au programme de déroulement des travaux du congrès ;

Article 16 : La commission Communication, Information et Presse est chargée de :

– mettre en œuvre toute politique communicationnelle autour du congrès à même d’assurer sa réussite ;

– de la publicité, de la propagande et des relations avec la presse ;

– d’œuvrer à l’obtention de plages dans les médias audiovisuels publics et/ou privés ;

– d’assurer le rôle de MC des assises du congrès. Elle élabore les slogans et les soumet au SEN pour appréciation.

Elle est également chargée de la diffusion des conclusions du congrès.

 

Article 17 : La commission Sécurité est chargée de la sécurité des assises et de tous les lieux concernés à quelque titre que ce soit par le congrès.

Article 18 : La Commission Santé est chargée de l’assistance médicale aux congressistes en cas de besoin aussi bien au cours des travaux que dans les dortoirs durant toute la durée du congrès.

A ce titre, elle prend toutes les dispositions pour s’entourer du personnel médical indispensable ainsi que du minimum d’intrants pour les soins de première nécessité.

Article 19 : La Commission Décoration est chargée de la décoration des lieux du congrès aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur de la salle de conférences.

Article 20 : La Commission Réseaux sociaux est chargée d’animer les réseaux sociaux sur le thème du congrès et sur la dynamique globale de l’UNIR/PS.

Article 21 : La commission Secrétariat est chargée :

– de la rédaction et de l’envoi des convocations des délégués au congrès ;

– de la rédaction et de l’envoi des invitations aux invités au congrès ;

La commission est également chargée du secrétariat du comité d’organisation du congrès.

A ce titre, elle rédige :

– les lettres du comité national d’organisation ;

– les procès-verbaux des rencontres du comité.

Article 22 : L’organisation des travaux du CNO est laissée à l’appréciation des commissions.

Article 23 : En tout état de cause, le CNO est tenu de fournir au Président du parti, Président du SEN, des rapports d’étape chaque fois que requis.

Article 24 : Chaque commission fournira au Président du Comité National d’Organisation le résultat de ses travaux ainsi qu’un rapport écrit sept (7) jours au plus tard après la clôture du congrès.

Article 25 : Le Président du Comité National d’Organisation fournira un rapport écrit au plus tard quatorze (14) jours après la clôture des travaux au Président du parti, Président du Secrétariat Exécutif National.

Article 26 : La mission du Comité National d’Organisation prend fin après l’adoption de son rapport par le Secrétariat Exécutif National.

Article 27 : La présente décision prend effet pour compter de sa date de signature.

 

Fait à Ouagadougou, le 23 Avril 2021

 

Le Président

Me Bénéwendé S. SANKARA»

Covid-19 au Burkina : 1 nouveau décès, 19 nouveaux cas confirmés, 35 nouvelles guérisons

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A la date du 26 avril, sur 544 échantillons analysés, le Centre des opérations des urgences sanitaires (CORUS) a relevé 19 nouveaux cas confirmés, tous à transmissions communautaires (14 à Ouagadougou, 02 à Bobo-Dioulasso, 01 à Banfora, 01 à Tenkodogo, 01 à Tenkodogo et 01 à Ouahigouya) et 35 nouvelles guérisons.

 

Ce qui donne le nombre total des cas confirmés et des guérisons depuis le 9 mars 2020 à respectivement 13 286 et 13 000.  Nombre de cas actifs : 126. Aucun nouveau décès n’ayant été enregistré à cette date, le nombre total depuis le 9 mars 2020 reste 157.

Burkina Demain

Burkina : 20 habitants du Séno massacrés par des terroristes

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Image d'illustration

Selon notre confrère, Lefaso.net, citant une source locale, une attaque terroriste a fait 20 morts dans la province du Séno, région du Sahel. «13 personnes ont été tuées dans le village de Yatakou et 7 autres dans un hameau de culture», rapporte Lefaso.net.

Image d’illustration

Un drame qui intervient au lendemain d’une autre attaque terroriste contre un convoi mixte composés d’éléments locaux des forces de défense et de sécurité (FDS) à Pama, dans l’est pays. Attaque qui a fait 3 blessés et 4 portés disparus.

Burkina Demain

Attaque terroriste à Pama : Le gouvernement ne confirme pas encore les morts, ni l’identité des ravisseurs

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Ousseini Tamboura, ministre de la communication, des relations avec le parlement et porte-parole du gouvernement burkinabè

Dans un communiqué daté de ce mardi 27 avril et signé du ministre de la communication, des relations avec le parlement et porte-parole, le gouvernement burkinabè revient sur les circonstances de la survenue de l’attaque terroriste de lundi à Pama, dans l’Est du pays.

Ousseini Tamboura, ministre de la communication, des relations avec le parlement et porte-parole du gouvernement burkinabè

«L’incident a eu lieu précisément à hauteur de la réserve de Pama où les éléments du convoi s’étaient rendus à bord d’un véhicule et sur les motocyclettes. Les expatriés sont au nombre de trois (03), de nationalités Espagnole et Irlandaise. Selon les premières informations disponibles, au cours de leur excursion, l’équipe est tombée sur une position tenue par des terroristes qui ont ouvert le feu», indique le communiqué gouvernemental qui ne confirme pas l’identité des ravisseurs, ni le nombre des morts qui circulent sur les réseaux sociaux.

«Toutefois, des images de corps sans vie de trois  (03) expatriés non encore formellement identifiés, circulent sur les réseaux sociaux. Pour l’heure, l’identité des ravisseurs n’est pas clairement établie», a mentionné ledit communiqué. 

Burkina Demain

Tchad : L’épreuve de force est engagée, les grandes manœuvres aussi

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Les violentes manifestations de rue ce mardi à travers le pays, ont fait au moins 9 morts

Le moins que l’on puisse dire à propos du Tchad post Idriss Déby Itno, c’est que l’épreuve de force est engagée entre les protagonistes de la situation sociopolitique concernant l’avenir du pays. Entre la mise en place du Conseil militaire de transition (CMT) ; la nomination d’un Premier ministre civil, la manifestation monstre et meurtrière (au moins 9 morts et plusieurs dizaines de blessés) de l’opposition ce mardi ; il faut y voir simplement la stratégie des uns et des autres de faire avancer leurs pions. 

Les violentes manifestations de rue ce mardi à travers le pays, ont fait au moins 9 morts

Qu’on se le dise : en ces temps d’incertitude au Tchad, chaque protagoniste de la situation sociopolitique est à la manœuvre pour compter le plus possible sur l’échiquier politique post Idriss Déby Itno. Chaque acteur y va de sa stratégie, de ses moyens d’actions.

Avec certainement le soutien de l’ex-puissance coloniale, la France, les nouveaux maîtres de N’Djamena avec à leur tête le Général Mahamat Idriss Déby Itno, fils du défunt président, ont réussi à éloigner la menace des FACT, avec qui ils ne veulent plus négocier et se penchent désormais sur le cas des opposants politiques. Informés de la détermination des opposants politiques à manifester ce mardi afin de revendiquer la remise du pouvoir aux civils ; le CMT a lâché du lest lundi en nommant un Premier ministre civil en la personne d’Albert Pahimi Padacké.

Message d’ouverture des militaires aux civils

Le dernier ancien Premier ministre Albert Pahimi Padacké, a été renommé Premier ministre en guise d’ouverture

A travers cette nomination d’Albert Pahimi, il faut y voir un message d’ouverture des militaires au pouvoir à N’Djamena qui lors des obsèques vendredi dernier d’Idriss Déby père, avaient laissé entendre au président Emmanuel Macron que le CMT n’avait pas vocation à s’accaparer le pouvoir tout seul, puisque le locataire du palais de l’Elysée plaidait à cette occasion une inclusion de l’opposition et de la société civile dans la transition politique en cours.

Un Premier ministre civil dans un pays militarisé comme le Tchad, ce n’est pas rien mais les opposants et les acteurs de la société civile veulent davantage. Ils ne veulent pas d’une ouverture alibi. Ils veulent un gouvernement civil à même d’assurer un retour du pouvoir aux civils.

Les opposants le savent bien : sans pressions conséquentes, les militaires ne remettront pas de sitôt le pouvoir aux civils. D’où la manifestation monstre et meurtrière (au moins 9 morts et plusieurs dizaines de blessés)  de ce mardi qui indique clairement leur détermination à peser dans le jeu politique.

«Macron n’est pas pour un plan de succession»

Par la voix de son président Emmanuel Macron, la France a réaffirmé sa neutralité dans l’équation politique tchadienne

Comme on le dit trivialement, «l’ami de ton ennemi est ton ennemi» ; les manifestants n’ont pas été tendres avec la France, soutien supposé du CMT. Taxé ainsi de rouler pour les nouveaux maîtres de N’Djamena, Paris a été obligé de réagir, d’afficher sa neutralité dans l’équation politique tchadienne.

«Je suis pour une transition pacifique démocratique inclusive, je ne suis pas pour un plan de succession. Et la France ne sera jamais aux côtés de celles et ceux qui forment ce projet», a indiqué à ce propos le président Emmanuel Macron.

Cela suffira-t-il à dissiper les soupçons de l’opposition politique du Tchad vis-à-vis de la France ? Rien n’est moins sûr. Sur le coup, le président français a dit ce que certains aimeraient entendre pour se rassurer de sa bonne foi. D’autres par contre, voudront voir d’abord le pouvoir dans les mains des civils pour croire, oubliant que tout ne dépendra pas de la bonne volonté ou bonne foi de Paris.           

Le message du locataire de l’Elysée peut être compris comme une invite pour chaque protagoniste à compter sur ses propres forces, sa propre stratégie de conquête de pouvoir mais en impliquant les autres forces dans la gestion des affaires.

Si le Général Mahamat décide d’abandonner son uniforme…

Le grand patron du CMT, Mahamat Idriss Déby a réaffirmé la disponibilité d’ouverture de son régime

Ce qui ne signifie pas forcément les civils au pouvoir à N’Djamena, ni les militaires restent au pouvoir. Si par exemple le Général Mahamat décide d’abandonner son uniforme et de se porter candidat à la future présidentielle avec le soutien des partis d’opposition et qu’il la gagne in fine ; Paris ne pourra pas s’y opposer.

De même, si un opposant émergeait du lot et parvenait à rafler la mise aux militaires qui n’auraient pas su s’adapter au terrain mouvant du politique pour conserver le pouvoir hérité sur le front militaire ; l’Hexagone applaudirait sûrement, au grand bonheur de l’opposition politique.

A l’allure où vont les choses, que cela soit clair pour les uns et les autres : le pouvoir démocratique et légitime au Tchad post Idriss Déby se gagnera à N’Djamena et se gérera avec le soutien de la France ou d’autres forces extérieures. 

Martin Philippe

Burkina Demain

Tchad : Le CMT se pose en maître du front et du jeu !  

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Le grand patron du CMT, Mahamat Idriss Déby

Fort de sa suprématie sur les membres du FACT retranchés au Niger, le Comité militaire de transition (CMT) s’oppose à toute négociation avec eux.   «L’heure n’est ni à la médiation ni à la négociation avec des hors-la-loi », a déclaré ce dimanche,  son porte-parole le général Azem dans un communiqué de presse.

Fort de sa suprématie sur le front, le CMT de Mahamat Idriss Déby refuse toute négociation avec le FACT

 «Le terrain commande la manœuvre», disait le Général Djibril Bassolé. Ainsi, les membres du FACT qui se disaient prêts à respecter un cessez-le feu, pourraient en réalité être en mauvaise posture sur le front, mis en déroute qu’ils seraient par les hommes du Comité militaire de transition (CMT) dirigé par Mohamat Iriss Déby, fils du défunt président Idriss Déby Itno. Ainsi, fort de leur suprématie sur le front, le CMT par la voix de son porte-parole le général Azem, s’oppose désormais à toute négociation avec Mahamat Mahadi Ali, chef du FACT dont il réclame la livraison par les autorités nigériennes. Les membres du FACT se seraient en effet repliés en territoire nigérien à plus de 600 km de Ndjamena, près de Nguiguimi et Ngourti.

«Devant cette situation mettant en péril le Tchad et la stabilité de toute la sous-région, l’heure n’est ni à la médiation ni à la négociation avec des hors-la-loi. Par conséquent, le Tchad lance un vibrant appel à tous les pays membres du G5 Sahel pour plus de solidarité, de coordination et de mutualisation des efforts en vue de mettre hors d’état de nuire ceux qui ont désormais assassiné le maréchal du Tchad et attenté à la sécurité ainsi qu’à celle de l’ensemble du Sahel», a encore soutenu le Général Azem.

Burkina Demain

Covid-19 au Burkina : 11 nouveaux cas confirmés, 30 nouvelles guérisons à la date du 24 avril

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A la date du 24 avril, sur 473 échantillons analysés, le Centre des opérations des urgences sanitaires (CORUS) a relevé 11 nouveaux cas confirmés, tous à transmissions communautaires (07 à Ouagadougou, 02 à Banfora, 02 à Bagassi) et 30 nouvelles guérisons.

 

Ce qui donne le nombre total des cas confirmés et des guérisons depuis le 9 mars 2020 à respectivement 13 263 et 12 937.  Nombre de cas actifs : 170. Aucun nouveau décès n’ayant été enregistré à cette date, le nombre total depuis le 9 mars 2020 reste 156. 

Burkina Demain

 «Les attaques terroristes en Côte d’Ivoire ne sont guère un épiphénomène»

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«C’est un véritable coup de semonce. En attaquant la Côte d’Ivoire et le Benin, les terroristes affichent clairement leurs ambitions.  Étendre leurs tentacules jusqu’en Golfe de Guinée pour s’offrir davantage d’opportunités. La dynamique expansionniste est en marche. Les États concernés doivent entreprendre des actions énergiques. Toute inaction ou laxisme  n’apportera que l’eau au moulin des groupes terroristes», Jérémie Yisso Bationo, enseignant chercheur à Ouagadougou.

«Attaques terroristes en Côte d’Ivoire : Il ne s’agit guère d’un épiphénomène

C’est un véritable coup de semonce. En attaquant la Côte d’Ivoire et le Benin, les terroristes affichent clairement leurs ambitions.  Étendre leurs tentacules jusqu’en Golfe de Guinée pour s’offrir davantage d’opportunités. La dynamique expansionniste est en marche. Les États concernés doivent entreprendre des actions énergiques. Toute inaction ou laxisme  n’apportera que l’eau au moulin des groupes terroristes.

L’alerte avait été lancée début février. Bernard Emié, patron du renseignement extérieur français évoquait un « projet d’expansion » d’AQMI vers le golfe de Guinée, en particulier la Côte d’Ivoire et le Bénin. Aussitôt dit, aussitôt fait pourrait-on dire. En effet dans la nuit du dimanche au lundi 29 mars, deux attaques visant des forces de défense dans le Nord ont eu lieu à intervalles très courts.

La première attaque a été menée à Kafolo entre minuit et une heure du matin dans la nuit de dimanche à lundi. Selon l’armée, elle aurait été perpétrée par une soixantaine de terroristes lourdement armés. Presque simultanément,  la deuxième attaque est survenue à Kolobougou, situé à 60 km au nord-ouest du département de Tehini faisant frontière avec le Burkina Faso. Un gendarme y a été tué.

Dans la nuit du 10 au 11 juin 2020, une attaque contre l’armée ivoirienne s’était produite à Kafolo, dans laquelle 14 soldats avaient été tués. Cette attaque n’avait pas été revendiquée. La Côte d’Ivoire avait été frappée une première fois par une attaque terroriste en mars 2016, dans la ville balnéaire de Grand-Bassam, près d’Abidjan. Des assaillants avaient ouvert le feu sur la plage et des hôtels, faisant 19 morts.

Outre l’attaque de Grand-Bassam en mars 2016, la nébuleuse terroriste avait enlevé des touristes français dans le nord du Bénin après avoir assassiné leur guide, en mai 2019. Du côté ivoirien, le doigt accusateur est pointé contre le prédicateur radical Amadou Koufa, chef de la katiba de Macina implanté dans le centre du Mali et appartenant au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance du Sahel affiliée à Al-Qaïda. L’an dernier, il a appelé tous les « Peuls », et notamment ceux de Côte d’Ivoire, à rejoindre son groupe.  

Le ver est dans le fruit…

 Selon International Crisis Group,  la contagion de la crise sahélienne au Burkina Faso représente un facteur potentiel de régionalisation de la violence car elle facilite considérablement la progression des groupes armés vers le sud côtier. Le Burkina occupe en effet une position géographique centrale en Afrique de l’Ouest.

Partageant des frontières avec le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Bénin et le Togo, le pays fait la jonction entre le Sahel et le Golfe de Guinée. Sa relation avec ses quatre voisins méridionaux est aussi ancrée dans l’histoire, la démographie, l’économie et la politique. Le Burkina constituait un rempart, un verrou pour les pays du  Golfe de Guinée. Mais le terroristes ont réussi à s’ y implanter. Ils peuvent ainsi mieux se projeter vers le sud côtier et bénéficier, pour ce faire, de l’appui de réseaux humains, religieux, routiers, commerciaux et criminels très denses et établis de longue date. Les groupes armés terroristes  trouvent par exemple dans les nombreuses mines d’or artisanales du Burkina une source de financement potentielle.

Ces sites sont reliés aux pays côtiers, principale voie de commercialisation de leur production. Dans les sites aurifères, artisanaux ou industriels, des pays du Golfe de Guinée, ces groupes peuvent notamment se procurer des détonateurs pour leurs bombes artisanales. Il ne faut donc point se faire d’illusions.  Le ver est dans le fruit avec ces incessantes attaques terroristes. En réalité, les terroristes sont dans une logique d’extension et de conquête territoriale. Pour ces groupes, l’ouverture de nouveaux fronts méridionaux dans le Nord des pays côtiers offre bien des avantages. Prolongement du Sahel, ces zones frontalières ont d’abord un intérêt pratique, pouvant servir de base arrière pour le repos et la logistique.

L’extension et la dispersion géographique des attaques permettent par ailleurs aux groupes terroristes de mettre les forces régionales et internationales à l’épreuve en les poussant à s’éparpiller. Cela s’inscrit dans la stratégie de déconcentration qu’ils ont adoptée en 2013, lorsque l’opération française Serval les a chassés des villes maliennes qu’ils occupaient. Ils ont depuis lors cherché à investir les espaces ruraux abandonnés par les États et fragilisés par les tensions locales, en particulier ceux situés dans les zones frontalières.

La poussée actuelle vers le Golfe de Guinée semble s’inscrire dans le prolongement de ce mouvement de dispersion de l’ennemi et de pression sur des espaces frontaliers fragiles. Une tendance générale se dessine depuis plusieurs années au niveau du Golfe de Guinée : le fossé se creuse entre les zones septentrionales et l’État central, tandis que le littoral, au Sud, tend à aimanter l’essentiel du développement et de la modernité économique.

Ce phénomène est par exemple flagrant au Ghana. Environ un quart de la population de ce pays vit sous le seuil de pauvreté. Mais la pauvreté touche 70% de la population au Nord, en dépit d’efforts entrepris par l’État ghanéen. Selon la Banque mondiale, la situation est similaire en Côte d’Ivoire, où « le Nord et le Nord-Ouest du pays sont plus pauvres (plus de 60%) que le littoral et le Sud-Ouest (moins de 40% ».

L’existence dans les pays du Golfe de Guinée de périphéries délaissées par l’État, à proximité immédiate d’une région sahélienne en crise, est particulièrement préoccupante.

Au Sahel central, la rupture avec l’État a constitué un facteur déterminant dans le basculement de certaines régions périphériques dans la violence. A l’image de ce qui se passe de l’autre côté de la frontière, au Burkina, au Mali et au Niger, de nombreuses zones du Nord des pays du Golfe de Guinée connaissent aussi des problèmes d’accès aux ressources naturelles, générateurs de conflits entre pasteurs et éleveurs, qui ont largement contribué à la montée des périls au centre du Mali et au Nord du Burkina Faso.

Repenser la stratégie de riposte régionale

Les attaques terroristes dans le nord de la Côte d’Ivoire sont un signal fort aux pays côtiers, qui doivent de plus en plus prendre au sérieux la menace. Le Togo, le Bénin, le Ghana, la Guinée, la Côte d’Ivoire, la Guinée Conakry doivent être vigilants et se préparer à une longue guerre en renforçant la coopération militaire au niveau de tous les pays de cette région. Mais la réponse militaire ne suffira pas à venir à bout de la menace terroriste. Du reste, faute d’englober l’Afrique de l’Ouest dans son ensemble, la force du G5 Sahel, qui réunit des troupes du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad, semble inadéquate pour répondre aux risques de contagion régionale de la violence terroriste.

Le G5 Sahel s’est bâti sur le constat que celle-ci suivait une expansion horizontale, traversant le Sahel occidental d’est en ouest. La possibilité d’une expansion verticale de la crise n’a pas été assez prise en compte. Les différents  pays doivent travailler sur des projets de lutte contre la radicalisation, contre les inégalités et les injustices sociales, pour impliquer les populations locales dans la gestion de cette crise. Les États côtiers de l’Afrique de l’Ouest doivent également s’attaquer aux vulnérabilités qui permettent aux groupes terroristes de fonctionner.

Des efforts sont nécessaires pour mieux contrôler les transferts de fonds entre les pays, renforcer le contrôle et la surveillance des frontières, améliorer la collecte et l’analyse de renseignements et s’assurer la collaboration des communautés vivant dans les zones frontalières. Le démantèlement des chaînes d’approvisionnement pourrait donner lieu à de nouvelles attaques.

Les groupes extrémistes pourraient recourir à la violence pour protéger des cachettes et sécuriser les voies de ravitaillement en s’attaquant à des postes frontaliers, qu’ils considèrent comme des obstacles à leur approvisionnement en matériel. Ainsi, afin d’obtenir le soutien des communautés locales, les stratégies visant à déstabiliser les activités de ces groupes ne doivent pas se faire au détriment des moyens de subsistance des individus et des populations qui dépendent du commerce transfrontalier.

 Jérémie Yisso BATIONO

Enseignant chercheur

Ouagadougou»

 

22e JNP : 87 acteurs distingués dans l’ordre du mérite du développement rural

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87 acteurs ont été distingués dans l’ordre du mérite du développement rural au cours de la 22e JNP à Manga

 Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a présidé ce samedi 24 avril 2021 à Manga, la cérémonie officielle d’ouverture de la 22e édition de la Journée nationale du paysan (JNP) qui a connu la décoration de 87 acteurs du monde rural.

Les plus hautes autorités lors de la cérémonie de la 22e JNP

Dans son discours d’ouverture, le ministre de l’Agriculture, des Aménagements hydro-agricoles et de la Mécanisation, Salifou Ouédraogo, a soutenu que les échanges dans le cadre des différentes éditions de la JNP ont permis d’initier « des investissements structurants et d’engager de grandes réformes stratégiques au profit du monde rural ».

Prenant la parole au nom des producteurs, le président de la Chambre régionale d’agriculture du Centre-Sud, Eric Zougmoré a salué l’institutionnalisation de la JNP qui est selon lui, << une bonne initiative qui permet aux acteurs du monde rural d’exposer leurs préoccupations au président du Faso >>.

87 acteurs ont été distingués dans l’ordre du mérite du développement rural au cours de la 22e JNP à Manga

Le représentant par intérim de la FAO au Burkina Faso, Ibrahim Abdoul Nasser a félicité le gouvernement burkinabè pour son engagement et sa détermination à apporter des réponses appropriées aux différentes préoccupations des producteurs.

Il a rassuré les autorités et les producteurs « du soutien indéfectible » des Nations unies à travers la FAO dans la lutte pour la sécurité alimentaire.

Au terme de cette cérémonie, 87 producteurs et acteurs du monde rural ont été distingués dans l’ordre du mérite du développement rural.

Direction de la communication de la présidence du Faso

Obsèques du président de la République du Tchad : le président du Faso à N’Djamena

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Le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré en plein échange avec le vice-président du Conseil militaire tchadien

Le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré a quitté Ouagadougou ce matin pour N’Djamena au Tchad, où il assistera aux obsèques officielles du président de la République, président en exercice du G5 Sahel et du CILSS, le maréchal du Tchad, Idriss Deby Itno.

Le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré en plein échange avec le vice-président du Conseil militaire tchadien

(Ouagadougou, 23 avril 2021). Le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré a quitté Ouagadougou ce matin pour N’Djamena au Tchad, où il assistera aux obsèques officielles du président de la République, président en exercice du G5 Sahel et du CILSS, le maréchal du Tchad, Idriss Deby Itno.

Les honneurs militaires, le dépôt de gerbes ainsi que des témoignages vont marquer la cérémonie d’hommage. Le maréchal du Tchad Idriss Deby Itno sera inhumé dans l’après-midi dans son village natal à Amdjarass.

Direction de la communication de la présidence du Faso