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Coronavirus au Burkina : 609 cas confirmés, 389 guérisons et 39 décès

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Pr Martial Ouédraogo a été relevé de ses fonctions ce mercredi 29 avril

Le dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 21 avril, fait état désormais de 609 cas confirmés dont 9 nouveaux cas à Ouagadougou.

Le coordonnateur national de la riposte au Covid-19, Pr Martial Ouédraogo

Avec 27 nouvelles guérisons, le nombre total des guérisons depuis l’apparition le 9 mars de la pandémie du Coronavirus au Burkina, est 389. Un nouveau décès a été enregistré à la date du 21 avril, faisant passer le nombre total de décès à 39 et celui des cas confirmés, 609 puisque l’on a enregistré 9 nouveaux cas confirmés, notamment à Ouagadougou. 181 cas de Covid-19 sont sous traitement.

Burkina Demain                                                

Compte rendu du Conseil des ministres du 22 avril 2020

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 22 avril 2020, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 50 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales et procédé à des nominations.

I.DELIBERATIONS

I.1. Au titre de la gestion de la riposte à l’épidémie du coronavirus (COVID-19) :

un rapport relatif à la gestion de l’épidémie du coronavirus (COVID-19).

Le Conseil a fait le point de la situation de l’épidémie de COVID-19 au Burkina Faso.

Au regard de l’évolution de la maladie, le Conseil a instruit la tenue d’un Conseil national de gestion de l’épidémie de COVID-19 en vue de définir les nouvelles orientations de la lutte contre cette maladie.

I.2. Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

un décret portant création, mission, attributions, organisation et fonctionnement de l’Agence judiciaire de l’Etat.

L’Agence judiciaire de l’Etat vise à mieux prendre en charge la gestion du contentieux et du précontentieux de l’Etat. La dénomination Agent judiciaire de l’Etat est substituée à celle d’Agent judiciaire du Trésor dans un souci d’actualisation et de clarification.

L’adoption de ce décret permet de moderniser la gestion du contentieux de l’Etat conformément à la loi n°008-2019/AN du 23 avril 2019 portant statut de l’Agent judiciaire de l’Etat.

I.3. Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

un rapport relatif à deux (02) décrets portant respectivement création d’emplois et nomination de chercheurs du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) dans les emplois de Directeur de recherche et de Maître de recherche.

L’adoption de ces décrets permet la création de trois (03) emplois de Directeur de recherche, de neuf (09) emplois de Maître de recherche et de vingt-deux (22) emplois de Chargé de recherche et la nomination de douze (12) chercheurs dans les emplois de Directeur de recherche et de Maître de recherche du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST).

I.4. Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

un décret portant création, composition, attributions et fonctionnement du Conseil national d’orientation du Régime d’assurance maladie universelle (CNO-RAMU).

Placé sous la présidence du Premier ministre, Chef du gouvernement, le Conseil national d’orientation du Régime d’assurance maladie universelle est compétent pour donner les grandes orientations de la mise en œuvre du RAMU, examiner et valider ses mécanismes de financement et prendre toute initiative nécessaire à la résolution des difficultés d’opérationnalisation du Régime d’assurance maladie universelle.

L’adoption de ce décret permet au Conseil national d’orientation du Régime d’assurance maladie universelle (CNO-RAMU) de remplir efficacement ses missions conformément aux dispositions de la loi n°060-2015/CNT du 05 septembre 2015 portant régime d’assurance maladie universelle au Burkina Faso.

II COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale a fait au Conseil le point de la situation dans la commune de Loropéni dans la province du Poni (Région du Sud-Ouest) suite aux incidents liés aux conditions d’inhumation d’une défunte.

Le Conseil remercie tous ceux qui ont permis l’apaisement et le retour du dialogue en vue de trouver une solution à cette situation.

Il invite les parties à œuvrer pour un retour définitif au calme.

Le Conseil appelle les populations à se départir de toute action pouvant remettre en cause le vivre-ensemble et la coexistence entre les communautés religieuses dans cette localité.

II.2. Le ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale a présenté au Conseil le Programme pour la promotion du travail décent (PTD) au Burkina Faso, 2020-2022.

Ce programme vise à accroître la possibilité pour chaque homme et chaque femme d’avoir un emploi productif dans les conditions de liberté, d’égalité, d’équité et de dignité.

Il participe au respect des engagements du Burkina Faso vis-à-vis de ses partenaires techniques et financiers en matière de promotion du travail décent, conformément à l’axe 2 du Plan national de développement économique et social (PNDES).

II.3. Le ministre de l’Energie a fait au Conseil le point de la gestion de la demande en électricité en temps de pointe. Il se dégage un équilibre entre l’offre et la demande avec une marge limitée de 50 MégaWatts pour une production nationale cumulée de 700 MégaWatts.

Les coupures observées dans la fourniture d’électricité sont liées aux surcharges sur le matériel (lignes et postes) et à sa vétusté.

II.4. La ministre de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire a présenté au Conseil les actions mises en œuvre pour venir en aide aux personnes déplacées internes victimes d’inondation le 19 avril 2020 à Kongoussi dans la province du Bam.

Les 1 141 personnes touchées ont bénéficié d’abris, de vêtements, de vivres et de non-vivres.

Elle a informé le Conseil des actions prises pour l’approvisionnement en vivres des populations de Djibo (Province du Soum) et de Foubé (Province du Sanmatenga).

La ministre a également fait le point des actions entreprises en faveur des voyageurs bloqués au niveau de Bobo-Dioulasso (Province du Houet) et à Niangoloko (Province de la Comoé) suite à la quarantaine liée au COVID-19.

Ces voyageurs sont pris en charge, en collaboration avec les gouverneurs, sur les sites identifiés dans les deux localités.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATION DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Les personnes dont les noms suivent sont nommées dans les emplois de Directeur de recherche et de Maître de recherche pour compter du 17 juillet 2019 :

Monsieur Niango Malick BÂ, Mle 218 377 S, Maître de recherche est nommé Directeur de recherche en Entomologie, au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INERA) ;

Monsieur Adama KABORE, Mle 24 823 K, Maître de recherche, est nommé Directeur de recherche en Biologie et santé animales, au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INERA) ;

Monsieur Abdoulaye DIABATE, Mle 57 095 D, Maître de recherche est nommé Directeur de recherche en Biologie et écologie animales, au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/IRSS) ;

Monsieur Albert BARRO, Mle 29 304 D, Chargé de recherche, est nommé Maître de recherche en Ingénierie biologique-machinisme agricole, au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INERA) ;

Madame Clarisse Pulchérie BARRO/KONDOMBO, Mle 271 617 V, Chargée de recherche, est nommée Maître de recherche en Génétique et amélioration des plantes, au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INERA) ;

Monsieur Niéyidouba LAMIEN, Mle 225 506 C, Chargé de recherche, est nommé Maître de recherche en Biologie et écologie végétales, au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INERA) ;

Monsieur Yahaya SAMANDOULGOU, Mle 14 006 N, Chargé de recherche, est nommé Maître de recherche en Système de production animale et agrostologie, au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INERA) ;

Monsieur Koussao SOME, Mle 43 357 K, Chargé de recherche, est nommé Maître de recherche en Agronomie-amélioration des plantes, au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INERA) ;

Monsieur Karim TRAORE, Mle 225 507 A, Chargé de recherche, est nommé Maître de recherche en Agro-pédologie et gestion des ressources naturelles, au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INERA) ;

Monsieur Issa WONNI, Mle 231 949 B, Chargé de recherche, est nommé Maître de recherche en Phytopathologie, au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INERA) ;

Madame Joséphine NADINGA/YAMEOGO, Mle 241 741 T, Chargée de recherche, est nommée Maître de recherche en Agroforesterie, au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INERA) ;

Monsieur Roger ZERBO, Mle 117 304 H, Chargé de recherche, est nommé Maître de recherche en Anthropologie et sociologie de la santé, au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST/INSS).

III.2.NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Mahamadou NIAMPA, Mle 43 706 T, Conseiller en gestion des ressources humaines, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des douanes (END) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme Monsieur Salifou NABELEMA, Cadre supérieur de banque, Administrateur représentant la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO)/Agence principale de Ouagadougou au Conseil d’administration de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) pour un premier mandat de trois (03) ans.

MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DE LA PROMOTION DE L’ENTREPRENEURIAT DES JEUNES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Adelphe SANOU, Mle 130 544 E, Magistrat, du Président du Conseil d’administration de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement

Rémis Fulgance DANDJINOU

Officier de l’ordre national

Terrorisme et Covid-19 : Quid des élections de 2020  au Burkina ?

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Crise sécuritaire, crise humanitaire, crise sanitaire. Depuis 2015, le navire battant pavillon Burkina Faso tangue dans des eaux tumultueuses.  Les conséquences de ces différentes crises se manifestent sévèrement sur le plan humain, économique, social,… Même si le pays et ses habitants font montre d’une remarquable résilience face aux différentes menaces, force est de constater qu’une solution définitive et globale de sortie de crise se fait toujours attendre. Au grand dam  des gouvernants et gouvernés. C’est dans ce contexte de crise protéiforme  que les élections présidentielle et législatives du 22  novembre 2020  pointent à l’horizon.  Faut-il les  tenir envers et contre tout ?  Convient-il au contraire de les reporter  à une date plus convenable ?  Le débat reste ouvert.

Après la première attaque terroriste d’envergure de janvier 2015, les FDS burkinabè, appuyées par les services de renseignements, sont rapidement montées en puissance. Aujourd’hui, elles sont beaucoup plus aguerries aux stratégies  de la guerre asymétrique.  Grâce aux réseaux de renseignements, les FDS déployées sur les différents théâtres d’opération arrivent régulièrement à déjouer les plans macabres et machiavéliques de l’ennemi. Dans leur tactique proactive, elles  parviennent même à prendre le dessus sur les terroristes, à les surprendre  et à leur infliger de  loutrdes défaites en cas de confrontation. C’est ainsi que des centaines de terroristes ont été neutralisés à travers le pays par les braves FDS qui se donnent corps et âme pour protéger les Burkinabè et défendre l’intégrité territoriale du pays.

Malheureusement, la tâche est parfois rendue ardue car  certains Burkinabè (sans distinction d’ethnie ou de rang social) choisissent de collaborer avec les terroristes  permettant ainsi à ces derniers d’endeuiller de nombreuses familles. Lorsque des cas de complicité avérée sont établis, il est du devoir des FDS de rechercher et de mettre hors d’état de nuire tous les suppôts  des terroristes.  Nous l’avons déjà écrit. Nous le respetons. Le défi dans ce contexte sécuritaire préoccupant est de continuer à protéger les populations, les personnes et les biens et défendre l’intégrité du territoire dans le strict respect des droits humains et du droit international humanitaire. Ces modules sont enseignés dans tous les centres de formation militaire au Burkina Faso. La hiérarchie veille à leur application. En cas de bavure (il en existe dans toutes les armées du monde), les contrevenants sont  sanctionnés conformément à la discipline militaire.

En dépit des incessantes attaques, force est de reconnaître que les FDS s’évertuent à rester républicaines. Les opérations de sécurisation du territoire sont menées en respectant le principe de la gradation de la force que sont successivement le simple contrôle, l’interpellation, l’arrestation et la neutralisation en cas de nécessité. A titre d’exemple, il y a à ce jour des centaines de présumés terroristes dans les prisons de haute sécurité au Burkina Faso. C’est à l’honneur de l’armée. Une organisation comme human rigths watch (HWR)  qui a encore accusé l’armée burkinabè d’exactions le 20 avril dernier, doit se le tenir pour dit.

Le parallélisme des formes voudrait que cette organisation monte au créneau chaque fois que des FDS sont attaquées ou lorsque d’innocentes populations sont massacrées par des terroristes. Mais elle reste désespérément aphone et atone. En dépit des cris d’orfraie lancés par HWR, les Burkinabè doivent continuer de soutenir leur armée dans cette guerre impitoyable contre l’hydre terroriste. Personne ne viendra se battre à notre place.

Dans cette logique, et face à la détresse des populations de Djibo, une action forte est attendue de la part des FDS.  En commandant en chef des boys, le Président Roch Kaboré ne saurait laisser  la situation actuelle de Djibo perdurer.  Le mot d’ordre aux FDS est clair. Au front pour sauver Djibo !

Alors le Covid-19 continue de se propager, le risque terroriste demeure. Les mouvements terroristes ont intégré la crise sanitaire et sécuritaire actuelle et considèrent les opportunités d’actions qui leur sont offertes.

La progression de leurs propagandes respectives suit des étapes similaires : d’abord une explication sur la nature de la pandémie (volonté divine) d’un côté, (complot mondial, réplique de la nature, oeuvre du capitalisme) de l’autre. Il est donc pertinent d’anticiper leurs modes d’actions potentiels afin de pouvoir les contrer. Une réponse pénale forte contre les actions de contamination volontaire est nécessaire. Il convient également de renforcer les mesures de sécurité autour des centres de soins car les terroristes peuvent bien attaquer un hôpital bondé. Les FDS et les citoyens ne doivent point baisser la garde. Bien au contraire !

Faut-il maintenir le calendrier électoral ?

Dans un contexte si incertain, faut-il maintenir les élections du 22 novembre ? La décision du report ou du maintien des élections ne saurait être prise de façon unilatérale.  Au regard des implications du de l’une ou l’autre option, toutes les forces vives de la nation (partis politiques, OSC, leaders religieux et coutumiers,…) doivent être impliquées dans la réflexion. Il faut un consensus général sur cette problématique pour éviter des crises pré ou post-électorales inutiles.

En ce sens, il convient de saluer l’initiative que le Président du Faso a prise de consulter la CENI, les partis de l’opposition et de la majorité et bien d’autres acteurs de la société sur la situation nationale et les échéances électorales.  Serait-il indiqué de maintenir les élections si la propagation du covid-19 devenait incontrôlable au Burkina Faso ? La France a opté de maintenir le premier tour des municipales en plein covid-19. Aujourd’hui, le pays enregistre plus de 20 000 morts.

Après 03 reports, le Mali a décidé de tenir ses législatives en mars et avril.  Depuis, le nombre de cas de Covid-19 et de morts va crescendo.  Le Burkina Faso doit tirer leçons des expériences vécues dans les autres pays. Comment les élections peuvent être organisées si les opérations d’enrôlement sont impossibles du fait du covid-19 ?

Comment les candidats battront-ils campagne ?  Qu’en sera-t-il du taux de participation et de la légitimité de ceux qui seront élus ?  L’avis technique de la CENI sera très déterminant pour la suite du processus.  Dans l’hypothèse où les élections seraient impossibles en novembre, quelle peut être l’alternative ?  Gouvernement d’union nationale ? Transition ?

Quelles  peuvent en être les modalités ? Les différents acteurs doivent discuter sans faux fuyants pour parvenir rapidement à un modus vivendi  qui n’aura pour seule préoccupation, que l’intérêt supérieur des Burkinabè et du Burkina Faso. Entre crise sécuritaire, humanitaire et sanitaire, le   pays des hommes intègres ne doit point se désintégrer.

Jérémie Yisso BATIONO

Enseignant chercheur

Ouagadougou

Lutte contre le Covid-19 en zone CEDEAO : Un sommet des chefs d’Etat ce jeudi

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Les chefs d’État discuteront de l’évolution de la situation et de l’impact de la pandémie du Coronavirus (COVID-19) dans l’espace Cedeao. Ce sera une visioconférence extraordinaire des chefs d’Etat. Plus d’infos dans ce Communiqué CEDEAO .  

«CEDEAO : Sommet extraordinaire des Chefs d’État par visioconférence, pour l’examen des modalités de lutte contre le COVID-19 dans la région

Une session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Cedeao est prévue par visioconférence le 23 avril 2020, à partir de 10 heures, temps universel.

Les chefs d’État discuteront de l’évolution de la situation et de l’impact de la pandémie du Coronavirus (COVID-19) dans l’espace Cedeao. Préalablement à la tenue de ce sommet extraordinaire, les ministres en charge des finances et les gouverneurs des banques centrales de la Cedeao ont tenu une réunion extraordinaire en visioconférence, le 21 avril 2020, sur le même sujet.

Dans le but de faire face au COVID-19 dans la région, la Cedeao a immédiatement mis à disposition un soutien financier, venant compléter l’aide des partenaires internationaux pour l’achat de fournitures et d’équipements médicaux essentiels à la lutte contre la pandémie.

Au 20 avril 2020, selon les données de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), les 15 États membres ont enregistré 5 474 cas confirmés, dont 1 567 guéris, 140 décès et 3 767 cas actifs. La Cedeao réaffirme sa solidarité envers les États membres et se félicite de l’ensemble des mesures déjà adoptées pour contenir la propagation de la pandémie et prendre en charge les malades.

Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site web dédié au COVID-19 : https://www.ecowas.int/covid-19/  

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Pour plus d’informations, veuillez contacter :

La Direction de la Communication, Commission de la CEDEAO

Téléphone : +234 8102507938

Courriel : soulate@ecowas.int

Twitter : @ecowas_cedeao

Facebook : Ecowas_cedeao

www.ecowas.int »

Dispositifs endogènes anti- Covid-19 : Les encouragements de Christophe Dabiré aux  FAN

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Les Forces armées nationales (FAN) et l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS) ont reçu ce 21 avril 2020 le Premier ministre Christophe Dabiré, venu les féliciter et les encourager dans leurs efforts de contribution à la lutte contre la propagation de la pandémie du Covid-19.

Les féliciter et encourager pour ce qu’ils apportent comme réponses endogènes face à la crise sanitaire sans précédent du Coronavirus. C’est la raison principale de la visite ce mardi 21 avril, du Premier ministre Christophe Dabiré, accompagné de quelques membres de son gouvernement, aux chercheurs de l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS) et aux membres des Forces armées nationales (FAN).

Les uns travaillent à la mise au point de médicaments notamment la chloroquine pour prendre en charge les patients du Covid-19 et les autres, à la confection des masques et des moyens et de protection contre le Coronavirus. L’unité visitée des FAN à une production journalière de plus de 5000 masques et devra contribuer prioritairement, à entendre le chef du gouvernement, à la protection des élèves et enseignants lors de la prochaine réouverture des établissements d’enseignement primaire, secondaire et supérieur.

Christian Tas

Burkina Demain

Coronavirus au Burkina : 600 cas confirmés, 362 guérisons et 38 décès

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Pr Martial Ouédraogo a été relevé de ses fonctions ce mercredi 29 avril

Le dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 20 avril, fait état désormais de 600 cas confirmés dont 19 nouveaux cas : 16 à Ouaga, 2 à Gorom-Gorom et 1 à Tougouri.

Le coordonnateur national de la riposte au Covid-19, Pr Martial Ouédraogo

Avec 5 nouvelles guérisons, le nombre total des guérisons depuis l’apparition le 9 mars de la pandémie du Coronavirus au Burkina, est 600. Aucun nouveau décès n’a été enregistré à la date du 20 avril, le nombre total de décès restant à 38 et celui des cas confirmés, à 600 puisque l’on a enregistré 5 nouveaux cas confirmés : 16 à Ouaga, 2 à Gorom-Gorom et 1 à Tougouri.

Burkina Demain                                                 

Bobo : Réouverture du marché central

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Fermé dans le cadre de la lutte contre la propagation du Coronavirus, le marché central de Bobo est de nouveau ouvert. C’était ce mardi 21 avril 2020, soit 24 heures après la réouverture de Rood Woko à Ouaga.

Le marché central de Bobo est de nouveau ouvert depuis ce mardi 21 avril mais ses acteurs doivent continuer à observer les mesures barrières pour éviter de favoriser la propagation du Coronavirus.

Pour ce faire, le gouverneur a appelé, dans un communiqué, au respect des mesures :

-le port obligatoire de masques par les commerçants et les usagers (clients) du marché ;

-la limitation du nombre de personnes à 2 dans chaque boutique ;

-la limitation du nombre de portes d’accès au marché ;

-la mise en place d’un dispositif de lave-main à chaque porte d’entrée ;

-la mise en place d’un dispositif de sécurité pour accompagner le respect desdites mesures.

Burkina Demain

Coronavirus au Burkina : 581 cas confirmés, 357 guérisons et 38 décès

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Pr Martial Ouédraogo a été relevé de ses fonctions ce mercredi 29 avril

Le dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 19 avril, fait état désormais de 581 cas confirmés dont 5 nouveaux cas : 4 à Ouaga et 1 à Ouagadougou.

Le coordonnateur national de la riposte au Covid-19, Pr Martial Ouédraogo

Avec 19 nouvelles guérisons, le nombre total des guérisons depuis l’apparition le 9 mars de la pandémie du Coronavirus au Burkina, est 357. Deux nouveaux décès ont été enregistrés à la date du 19 avril, faisant passer le nombre total de décès à 38 et celui des cas confirmés, à 581 puisque l’on a enregistré 5 nouveaux cas confirmés : 4 à Ouaga et 1 à Bobo-Dioulasso. 186 cas sont sous traitement.

Burkina Demain                                                

Rood Woko : L’impossible et indispensable respect des mesures de distanciation sociale !

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Prise d'assaut ce lundi matin à la réouverture du Rood Woko

Comme annoncé par le maire de Ouagadougou, la réouverture du grand-marché de la capitale, Rood Woko, est intervenue ce lundi matin après plusieurs semaines de fermeture du fait du Coronavirus.

Prise d’assaut ce lundi matin à la réouverture du Rood Woko

Le maire de Ouagadougou Armand Pierre Beoinde, a beau insisté sur le respect des mesures sécuritaires, notamment les mesures de distanciation sociale, compte tenu des risques de contamination au Covid-19, c’est une foule compacte qui a pris d’assaut ce lundi les entrées du grand marché de Ouagadougou, Rood Woko.

Visiblement, il sera difficile, voire impossible de faire respecter ces mesures au regard de l’importance de la foule. Combien de forces de l’ordre faudra-t-il pour assurer permanent la discipline de la foule ?

Les autorités municipales étaient face à un choix cornélien : rouvrir pour permettre aux commerçants de vivre après des semaines de confinement ou maintenir la fermeture et prolonger leurs souffrances. La première option a été privilégiée. Il ne reste qu’à y faire face.

Les commerçants eux-mêmes ont un rôle à jouer pour contribuer à limiter la propagation de la pandémie. C’est de leur santé qu’il s’agit aussi. Ils doivent en prendre conscience et agir dans le sens de leur santé sans que l’on ne soit obligé de les y contraindre par la force publique.

A défaut, si le nombre des patients du Covid-19 devrait repartir à la hausse du fait de cette réouverture de Rood Woko ; les autorités seront encore obligées à un moment donné, de refermer le marché pour sauver ce qui peut l’être. C’est dans leur intérêt.

Philippe Martin

Burkina Demain

«Le coronavirus a affecté beaucoup nos activités»

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Rakiatou Zibaré, fondatrice d'Entreprise Prosper
Rakiatou Zibaré, fondatrice d’Entreprise Prosper, allie vie familiale et professionnelle

Jeune fondatrice d’Entreprise Prosper, société de confection et pose de pavés, Rakiatou Zibaré (32 ans)  fait partie des milliers des entrepreneuses de la capitale burkinabè dont les activités ont été impactées par l’avènement de la pandémie du Coronavirus. Au cœur des péripéties d’une amazone de l’entreprise du pavage passée par les assurances.

 

«Là où il y a la volonté, il y a le chemin». Rakiatou Zibaré (32 ans) a fait sien ce dicton du célèbre Bob Marley.  Partie de presque rien, la jeune battante burkinabè est finalement parvenue à réaliser son rêve : celui de s’installer à son propre compte, en créant Entreprise Prosper, société de confection et pose de pavés.

«Je faisais le métier de construction pendant les vacances, ce qui me permettait de ne pas trop compter à l’époque sur mes parents pour l’argent de poche. J’ai aimé après et j’aurais voulu faire des études dans le domaine d’immobilier mais je n’ai pas pu, faute de moyens.

Mais, au fil du temps, je voulais coûte que coûte travailler à mon propre compte, contribuer aussi au développement de mon pays. Alors, j’ai opté pour le pavage. Grâce aux bons renseignements et la formation sur le tard, je maîtrise aujourd’hui cette activité de confection et pose de pavés. Je sais comment poser des pavés sur une dalle béton ; comment faire une bordure avec des pavés ; je sais faire les différents types de pavage», raconte-t-elle.

De l’assurance au pavage

Bien qu’encore jeune dans son nouvel univers professionnel, elle qui a commencé dans les assurances, notamment à Saham Assurance ; Rakiatou Zibaré, dans le contexte burkinabè, connaissait déjà assez des difficultés du secteur : manque de matériels, concurrence, difficultés d’accès aux marchés.

Comme si cela ne suffisait pas, l’avènement du coronavirus au Burkina Faso apporte aussi son lot de problème à la jeune entrepreneuse.

«Le coronavirus a affecté beaucoup nos activités. En ce moment, nous avions des dossiers en instance et il faut maintenant prendre beaucoup de mesures de protection afin que les employés ne soient pas infectés. Tout cela a freiné notre travail. Mais, la plus grosse difficulté, c’est le problème des factures-impayés qui nous met plus en retard. Nous avions été obligés d’arrêter des travaux et de suspendre bon nombre des employés car, nous ne pouvions pas les payer», confie la native de Boala, localité de la commune de Guiaro, dans la  province du Nahouri. Et d’ajouter, les yeux tournés vers le ciel, «Cette situation est très critique pour nous. Que Dieu nous sauve !».

Aller de l’avant malgré les difficultés

Même engluée dans ses difficultés, Rakiatou Zibaré n’entend point renoncer à son projet entrepreneurial. Son prochain objectif : changer le statut de sa société en la transformant en Société à responsabilité limitée (S.A.R.L).

Pour le développement de son entreprise, Rakiatou Zibaré compte, après le Coronavirus, aller à la conquête du marché international.

«Etre combatif et à l’écoute d’Autrui»

Aux autres femmes qui voudraient entreprendre aussi, Rakiatou demande de foncer sans hésitation avec ceci à l’appui : «Pour moi, croire en soi, être combatif et à l’écoute d’autrui sont des qualités indispensables pour un entrepreneuriat réussi !»

Et enfin ce petit conseil de Rakiatou Zibaré aux entrepreneuses en couple comme elle :  «A mon sens, la famille passe avant tout car,  il est plus difficile de reconstruire  une famille détruite que de se rattraper  à la poursuite d’un marché, d’une affaire. La famille sera toujours là pour t’épauler et t’encourager à tout», rendant grâce à Dieu pour lui avoir donné un mari assez compréhensif.

Martial Gouba

Burkina Demain