Accueil Blog Page 307

4 morts et 2 blessés dans l’attaque d’une église à Toulfé

0

Décidément, au Burkina Faso, les terroristes sont décidés à semer la mort et la terreur au sein des communautés religieuses, en particulier des catholiques qui ont encore enregistré ce dimanche des morts dans les rangs. Ainsi, selon un communiqué du diocèse de Ouahigouya,  au total, 4 morts et 2 blessés, suite à l’attaque d’une église à Toulfé, dans le Nord du pays.

Au nombre de 8, les assaillants ont attaqué l’église au cours de la célébration de la messe dominicale. « Lorsque les assaillants sont arrivés, ils ont commencé par sortir les fidèles de l’église. Ils ont ensuite ouvert le feu », a rapporté un habitant de Toulfé à au correspondant de la BBC. Ce n’est pas la première fois que Toulfé est prise pour cible par les terroristes. On se rappelle, en fin  avril, ils avaient incendié un restaurant et emporté trois motocyclettes.

Ce qui fait qu’avec cette nouvelle attaque, la psychose est de nouveau palpable dans la localité. Que des mesures fortes soient prises pour ramener la sérénité et la quiétude au sein des populations.

 

Ousmane Tichero

Burkina Demain

Coupe du Faso : Rahimo FC s’offre le trophée 2019

0
Les joueurs de Rahimo FC peuvent être fiers de leur trophée

On le disait lors de son sacre en championnat national de D1 devant Salitas FC, Rahimo FC, alors en course pour la conquête du trophée Dame Coupe du Faso, n’était pas loin d’un doublé dans la perspective de la finale qu’elle devrait disputer ce dimanche face l’As Sonabel. Eh bien, c’est chose faite depuis ce dimanche soir. Le club bobolais s’est en effet imposé face aux électriciens sur le score de 3 buts à 2.

Les joueurs de Rahimo FC peuvent être fiers de leur victoire en coupe du Faso

Bravo à Rahimo FC, au coach Brama Traoré  et au fondateur Rahim Ouédraogo pour le nouvel exploit qu’ils viennent de réaliser en coupe du Faso ce dimanche 26 mai 2019 ! Depuis son sacre en championnat la semaine dernière, le club bobolais partait pratiquement favori pour cette finale de la coupe du Faso devant les électriciens de l’As Sonabel. Finalement Adama Koné, homme du match et auteur d’un doublé, et ses coéquipiers ont été hauteur des enjeux de cette rencontre historique de Fasofoot.

L’As Sonabel, finaliste malheureuse de cette finale, n’a pas démérité. Sur les 45 mn du match, elle était à égalité avec Rahimo FC 1-1 grâce à une réalisation de Claver Tiendrébéogo sur un excellent service de Stéphane Bandé.

Malgré l’avance prise en deuxième mi-temps par Rahimo, avec deux buts marqués par Razack Bénin (52e mn) et l’incontournable Adama Koné (60e mn), l’As Sonabel trouve  de flanquer un deuxième but à l’équipe adverse. But marqué à la 63e mn par Béranger Diby. Malgré les efforts de part et d’autre, le score n’évoluera pas et se terminera sur cette première victoire de Rahimo FC en finale de la coupe du Faso.

Amidou Traoré

Burkina Demain

Affaire forêt de Kua : La CONAJEC a bon espoir

0

«La CONAJEC appelle les associations, les organisations de la société civile et les personnes qui sont soucieuses de la préservation de l’environnement à une synergie d’actions à travers la création d’une plateforme en vue d’initiatives plus appropriées pour empêcher le déclassement de ladite forêt et de toute autre au Burkina». Conclusion de la déclaration de la Coordination Nationale des Jeunes pour l’Environnement et le Climat (CONAJEC) sur l’affaire de la forêt de Kua. Lisez plutôt !

«Déclaration de la Coordination Nationale des Jeunes pour l’Environnement et le Climat (CONAJEC) sur la menace de déclassement de la forêt de Kua

C’est avec étonnement et stupéfaction que la Coordination Nationale des Jeunes pour l’Environnement et le Climat (CONAJEC) a pris connaissance de l’adoption d’une délibération de la municipalité de Bobo Dioulasso portant avis favorable pour le déclassement de 16 des 350 hectares de la  forêt de Kua pour la construction d’un centre hospitalier universitaire. Lorsqu’elle a appris cette nouvelle, elle a instruit la Coordination Régionale des Jeunes pour l’Environnement et le Climat des Haut-Bassins (COREJEC-HB) à prendre toutes les dispositions afin de lui faire parvenir la vraie information. Après des audiences accordées, la COREJEC HB a confirmé cette information.

Lors du discours du Premier Ministre sur la situation de la Nation, sa réponse à une question y relative montrait clairement l’intention du gouvernement de procéder au déclassement d’une portion de la forêt . Si cette décision passe, ne contredit-elle pas la vision du PNDES, qui est le référentiel du gouvernement en matière de développement : « le Burkina Faso, une nation démocratique, unie et solidaire, transformant la structure de son économie et réalisant une croissance forte et inclusive, au moyen de modes de consommation et de production durables » ? Comment comprendre qu’après avoir institué une  journée de l’arbre, le gouvernement veuille déclasser une forêt?

Même si les défenseurs de cette décision évoquent l’état de déboisement de la partie de la forêt concernée, la réponse appropriée aurait été de la reboiser. Au regard de l’importance des forêts dans un contexte de dérèglement climatique, le gouvernement devrait plutôt  les protéger par tous les moyens. Ce déclassement pourrait être un précédent dangereux qui menacerait d’autres forêts urbaines telles que Bangr-Weogo.

La CONAJEC a bon espoir que le gouvernement va surseoir à la procédure de déclassement et trouver un autre site, en concertation avec les forces vives de la région, pour réaliser l’infrastructure sanitaire qui contribuera à améliorer l’offre et la qualité des services de santé du pays.

La CONAJEC appelle les associations, les organisations de la société civile et les personnes qui sont soucieuses de la préservation de l’environnement à une synergie d’actions à travers la création d’une plateforme en vue d’initiatives plus appropriées pour empêcher le déclassement de ladite forêt et de toute autre au Burkina.

 Pour la CONAJEC,

la Coordination Nationale

www.conajec.org

https://fb.me/conajec

conajec@conajec.org»

La Journée mondiale de l’Afrique célébrée à Ouaga

0
Le Premier ministre Christophe Dabiré à son arrivée à la salle de conférence de Ouaga pour la célébration de la journée de l'Afrique

Le ministère de l’intégration africaine et des Burkinabè de l’étranger a organisé les activités commutatives de la journée de l’Afrique, qui coïncide avec la célébration du 44ème anniversaire de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Placé sous le haut patronage du Président du Faso, Rock Christian Kaboré, le lancement des activités a été acté ce samedi 25 mai 2019 à Ouagadougou par le Premier ministre Christophe Dabiré en présence des plusieurs membres des gouvernements, des présidents des institutions et des membres de corps diplomatiques accrédités.

A la journée de l’Afrique ce 25 mai à la salle internationale de conférence Ouaga 2000

A l’instar des autres pays de l’Afrique, le Burkina Faso a lancé la commémoration de la journée de l’Afrique. La journée mondiale de l’Afrique est le jour de la commémoration annuelle de la fondation de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) le 20 mai 1963, devenue Union africaine en 2002. Crée le 28 mai 1975, avec comme objectif, de départ, l’intégration économique et monétaire ouest africaine, la CEDEAO, célèbre son 44ème anniversaire ce 28 mai 2019.

Malgré les chocs liés à la baisse des prix des matières premières et les crises qu’a connue l’économie mondiale, notre sous-région enregistre un taux de croissance acceptable, l’enracinement de la culture démocratique et efficacité dans la prévention et la résolution des crises. Pour lui, cette démarche montre notre capacité à aller vers une intégration plus poussée.

Le Premier ministre Christophe Dabiré a représenté le président du Faso à la cérémonie

Dans son discours d’ouverture, le Premier ministre Christophe Dabiré a réaffirmé l’engagement du gouvernement burkinabè à poursuivre ses efforts consentis dans le cadre de la promotion de l’intégration régionale et africaine. Mr Dabiré a désigné le terrorisme comme un mal commun qui nuit au développement socioéconomique de l’Afrique, et saluer les réformes entreprises pour une autonomisation de l’Union africaine. Selon, c’est dans ce sens, que le Burkina Faso a ratifié à l’unanimité, ce jeudi 23 mai 2019, à l’Assemblé nationale, l’Accord de zone de libre-échange continentale (ZLEC) signé à Kigali en mars 2018. Cette zone de libre-échange devrait permettre d’accroitre le volume d’exportation de 35 milliards US et réduire l’importation de 10 milliards US.

Le Premier ministre Christophe Dabiré à son arrivée à la salle de conférence de Ouaga pour la célébration de la journée de l’Afrique

Pour Mohamed Diakité, représentant de la CEDEAO au Burkina Faso, son institution entreprend des démarches pour renforcer le développement socioéconomique de la région. Ces projets concernent les domaines de l’éducation, de la santé et de la jeunesse. Aussi, la CEDEAO, assure un dispositif de maintien de la paix et des missions de médiation dans la sous-région pour résoudre des conflits et crises post électorales.

Son excellence l’Ambassadeur d’Egypte au Burkina Faso, représentant son pays qui préside la présidence de l’Union africaine a réitéré l’engagement de son pays à poursuivre les réformes engagés pour promouvoir l’autonomisation de l’UA, et à l’opérationnalisation de la ZLEC.

Ousmane Bichara Tichero-Doungoussa1@gmail.com

Burkina Demain

Niger : 128,8 millions de dollars pour le  barrage de «Kandadji »

0

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement  a approuvé, mercredi 22 mai 2019 à Abidjan, une aide financière de 128,8 millions de dollars américains au Niger pour la réalisation du Projet d’appui au programme « Kandadji » de régénération des écosystèmes et  de mise en valeur de la Vallée du Niger (PA-KRESMIN).

La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, mercredi 22 mai 2019 à Abidjan, une aide financière de 128,8 millions de dollars américains au Niger pour la réalisation du  barrage de «Kandadji».

Cette aide se compose d’un prêt de 65,1 millions de dollars et d’un don de 49,7 millions de dollars du Fonds africain de développement ainsi que d’un prêt de 14 millions de dollars de la Facilité d’appui à la transition. La Banque est le chef de file de la dizaine de partenaires sur ce programme à la fois stratégique, structurant, multisectoriel, de portée nationale et transfrontalière.

« C’est un projet extrêmement important pour le Niger, a déclaré Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement. Il y a une situation migratoire dans ce pays parce que les gens n’ont pas d’opportunités et il y a de l’insécurité parce que les gens sont désespérés. Il faut offrir une chance aux gens ».

La mise en œuvre du projet « Kandadji », prévue sur six ans (2019-2025), consiste en la réalisation d’un barrage à buts multiples qui devrait créer un véritable pôle de développement économique dans la région de Tillabéry : c’est une des régions les plus vulnérables du Niger, avec des niveaux élevés de fragilité et de pauvreté. Quelque trois millions de personnes vivent dans cette zone, dont 1,53 million de femmes, actives dans l’économie locale, notamment dans le maraîchage, l’artisanat, la commercialisation et la transformation des produits.

Le barrage hydroélectrique sera doté d’une capacité de 130 MW, pour une production annuelle de 629 GWh. Son réservoir (1,433 milliard de m3 d’eau) pourra répondre aux exigences de soutien d’étiage à 120 m3/s dans la capitale, Niamey.

« En mettant l’accent sur le développement d’une agriculture résiliente et en ciblant des actions concrètes pour stimuler l’économie locale, la création d’emplois pour les jeunes et l’autonomisation des femmes, le programme Kandadji touche les facteurs clés de réduction de la fragilité et du renforcement de la résilience du pays », a expliqué Marie-Laure Akin-Olugbade, directrice générale de la Banque pour l’Afrique de l’Ouest.

La Banque mondiale est le chef de file de la dizaine de partenaires sur ce programme à la fois stratégique, structurant, multisectoriel, de portée nationale et transfrontalière

Source APO

Coupe du Faso : L’Asec de Koudougou en bronze !

0

L’Asec de Koudougou a remporté ce mercredi la petite finale de la coupe du Faso 2019 devant l’USFA. Après un match nul 1-1 à l’issue du temps règlementaire, l’Asec s’est imposé finalement  aux tirs aux buts en réussissant 4 tirs contre 2 du côté de l’USFA.

En sortant vainqueur de cette petite finale face à l’USFA, l’Asec de Koudougou se classe troisième, synonyme de bronze dans cette coupe du Faso, édition  2019. En attendant évidemment de savoir qui de Rahimo FC et de l’As Sonabel s’emparera du trophée ce vendredi 26 mai à Ouagadougou. Bravo aux poulains d’Idrissa Traoré dit Saboteur pour ce parcours historique en coupe du Faso et en championnat national de football, saison 2019 !  Au terme du championnat la formation de Koudougou est classée 4e.

 

Amidou Traoré

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 22 mai 2019

0

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 22 mai 2019, en séance ordinaire, de 9 H 30 mn à 15 H 25 mn, sous la présidence de  Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE SEPT (07) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur :

– un décret portant création, organisation et fonctionnement du Comité de suivi des recommandations du Forum national de la diaspora.

La mise en place de ce comité de suivi permet d’opérationnaliser les  recommandations du Forum national de la diaspora en vue de renforcer la contribution des Burkinabè de l’extérieur aux efforts de développement de leur pays et de répondre à leurs aspirations de citoyens.

 

I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– un décret portant autorisation de perception de recettes relatives à certaines prestations des directions techniques et des directions régionales du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales.

L’adoption de ce décret permet d’élargir l’assiette des recettes à travers la prise en compte de nouvelles prestations identifiées et celles antérieurement perçues au niveau de l’éducation préscolaire et des enseignements du post primaire et du secondaire.

– un rapport sur la situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’Etat, exercice 2019 au 31 mars.

 

L’exécution du budget de l’Etat présente au 31 mars 2019, en recettes 391,06 milliards de  F CFA et en dépenses 386,09 milliards de F CFA pour des prévisions respectives sur la base de la loi de finance initiale, de 1 954,56 milliards de F CFA et de 2 213,29 milliards de F CFA. Ces niveaux d’exécution correspondent respectivement à un taux global de mobilisation des recettes de 20,01% contre 18,32% à la même période en 2018. Les recettes propres ont été recouvrées à hauteur de 369,93 milliards de FCFA pour des prévisions de 1 697 milliards de F CFA et 21,13 milliards de F CFA pour les recettes extraordinaires.

Par rapport à 2018, il ressort une hausse des recettes propres de 31,04 milliards de F CFA et une baisse des recettes extraordinaires de 16,14 milliards de F CFA. En définitive, la situation d’exécution du budget de l’Etat au 31 mars 2019 dégage une épargne budgétaire de 76,59 milliards F CFA et un solde budgétaire global excédentaire de 4,97 milliards de F CFA.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines en vue d’une meilleure exécution du budget de l’Etat pour le reste de l’année 2019. Il a recommandé l’accélération des reformes au niveau des différents ministères qui participent au système de collecte des ressources intérieures de l’Etat.

– un décret et deux (02) décrets modificatifs relatifs au reversement et au classement indiciaire des personnels du corps des greffiers, de la Garde de sécurité pénitentiaire et du cadre paramilitaire des eaux et forêts.

Il s’agit :

– du décret portant modalités de reversement du personnel du cadre paramilitaire des Eaux et forêts ;- du décret portant modification du décret n°2015-1637/PRES-TRANS/PM/MEF/MJDHPC du 28 décembre 2015 portant classement indiciaire des emplois de fonctionnaires du corps des Greffiers ;

– du décret portant modification du décret n°2016-746/PRES/PM/MINEFID/MJDHPC du 09 août 2016 portant classement indiciaire du personnel de la Garde de sécurité pénitentiaire.

L’adoption de ces décrets permet de corriger les difficultés intervenues lors du reversement antérieur des Greffiers, du personnel de la GSP et du corps paramilitaire des eaux et forêts, en vue d’une gestion équitable des modalités de reversement permettant de résorber l’entassement de plusieurs promotions aux mêmes échelons de rémunération.

 

I.1.3. Pour le compte du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles :

– un décret portant modalités de contrôle phytosanitaire au Burkina Faso.

L’adoption de ce décret vise à protéger les végétaux, les consommateurs et l’environnement contre les risques liés à l’utilisation des produits phytosanitaires non homologués.

 

I.1.4. Pour le compte du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :

– un rapport relatif aux mesures supplémentaires d’accompagnement des producteurs de coton au titre de la campagne 2019-2020.

Le Conseil, dans la perspective d’une relance durable de la production cotonnière au Burkina Faso, a marqué son accord pour l’octroi d’une subvention de onze milliards trois cent trente un millions cent neuf mille huit (11 331 109 008) F CFA destinée à l’apurement des impayés internes des producteurs au titre des campagnes 2017/2018 et 2018/2019.

Il a également accepté la subvention de deux milliards trois cent neuf millions six cent mille (2 309 600 000) F CFA accordée par les sociétés cotonnières aux producteurs afin de porter le prix de cession des insecticides de spécialité de 7 800 F CFA à 7 000 F CFA.

 

I.1.5. Pour le compte du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique :

– un décret portant principes généraux de protection des travailleurs, des patients, du public et de l’environnement contre les dangers des rayonnements ionisants.

Ce décret vise à créer un cadre juridique approprié pour protéger les travailleurs, les patients, le public et l’environnement contre les risques liés à l’utilisation des technologies nucléaires.

L’adoption de ce décret permet l’application des dispositions des articles 47, 49, 50 et 54 de la loi n°032-2012/AN du 08 juin 2012 portant sûreté, sécurité nucléaires et garanties.

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE DEUX (02) RAPPORTS.

I.2.1. Pour le compte du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale :

– un rapport relatif aux résultats de l’appel d’offres international n°01-2016/CO/M/CAB/PDQPO du 23 octobre 2015 pour les travaux d’aménagement, de bitumage et d’assainissement de la succession de rues (30.215, 29.253 et 28.201) dans les arrondissements 10 et 11 de la ville de Ouagadougou.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché à l’entreprise CGE/SEFIANI pour un montant de quatorze milliards trois cent dix millions quatre-vingt-dix mille six cent trente-quatre  (14 310 090 634) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de douze (12) mois.

Le financement est assuré par la Banque islamique de développement (BID).La réalisation de ces travaux vise à améliorer la capacité de mobilité et d’assainissement de la ville et s’inscrit dans le Projet de développement des quartiers périphériques de Ouagadougou (PDQPO).

 

I.2.2. Pour le compte du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales :

 

– un rapport relatif à la conclusion de marchés par la procédure d’entente directe pour les travaux de construction de cent (100) complexes scolaires équipés et électrifiés, deux cents (200) blocs de latrines pour les élèves, cent (100) blocs de latrines pour les enseignants et cent (100) forages positifs dans les régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Ouest, des Hauts-Bassins, du Nord et du Plateau-Central au profit du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales.

La réalisation de ce projet bénéficie d’une subvention de la République Populaire de Chine, d’un montant de dix millions (10 000 000) de dollars US.

L’accord de subvention prévoit expressément le recours à la procédure d’entente directe tel qu’accepté par les deux parties dans la seule optique d’une réalisation optimale et urgente des engagements du partenaire financier.

 

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :

– lot 1 : QDHD pour un montant de neuf cent soixante-cinq millions quatre cent cinquante mille sept cent soixante-quatre (965 450 764) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de cinq  (05) mois ;

– lot 2 : CGCOC GROUP pour un montant de six cent soixante-quinze millions huit cent quinze mille cinq cent trente-cinq (675 815 535) FCFA HTVA, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;

– lot 3 : PHOENIX pour un montant de quatre cent quatre-vingt-dix-neuf millions neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf (499 999 999) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de cinq  (05) mois ;

– lot 4 : GSI pour un montant de quatre cent quatre-vingt-dix-neuf millions six cent trente un mille trois cent soixante-dix-neuf (499 631 379) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de cinq  (05) mois ;

– lot 5 : EZIKAF pour un montant de six cent quarante-neuf millions neuf cent trente-sept mille cent quatre-vingt-dix-sept (649 937 197) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de cinq  (05) mois ;

– lot 6 : EKS pour un montant de quatre cent quatre-vingt-dix-neuf millions  quatre cent soixante-deux mille neuf cent soixante-trois (499 462 963) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de cinq  (05) mois ;

– lot 7 : ECOBA pour un montant de cinq cent quatre-vingt-dix-sept millions quatre cent quatre-vingt-douze mille deux cent vingt-huit (597 492 228) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;

– lot 8 : SEPS INTERNATIONAL SARL pour un montant de cinq cent trente un millions neuf cent cinquante-sept mille neuf cent quinze (531 957 915) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois.

 

Pour le suivi contrôle de l’exécution des travaux, les attributions sont les suivantes :

– lot 1 : BETA-IC pour un montant de quarante-huit millions deux cent soixante-douze mille cinq cent trente-huit (48 272 538) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

– lot 2 : ARCADE pour un montant de trente-trois millions sept cent quatre-vingt-dix mille sept cent soixante-dix-sept (33 790 777) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

– lot 3 : AGIS pour un montant de quarante-neuf millions neuf cent quatre-vingt et un mille cinq cent soixante-neuf (49 981 569) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

– lot 4 : SOCA ARCHITECT pour un montant de cinquante-sept millions quatre cent soixante-dix mille huit (57 470 008) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

– lot 5 : TERRASOL pour un montant de cinquante-six millions quatre cent soixante-douze mille cinq cent sept (56 472 507) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de six  (06) mois.

Le montant total des attributions s’élève à cinq milliards cent soixante-cinq millions sept cent trente-cinq mille trois cent soixante-dix-neuf (5 165 735 379) F CFA HTVA.

 

  1. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles a informé le Conseil du lancement officiel de la campagne agricole de saison humide 2019-2020, le 25 mai 2019 à Tiéfora, dans la province de la Comoé sous le thème « Quel modèle d’exploitation agricole pour une transformation structurelle et une résilience du secteur agricole ? ».

II.2. Le ministre de l’Habitat et de l’urbanisme a fait au Conseil une communication relative à la tenue de la 1ère session de l’Assemblée du programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) du 27 au 31 mai 2019 à Nairobie au Kenya.

Cette rencontre qui réunira les membres du Comité exécutif de l’Assemblée sous le thème « Innovation pour une meilleure qualité de vie dans les villes et les communautés » connaitra entre autres l’élection du Président de l’Assemblée d’ONU-Habitat et l’adoption d’un plan stratégique du Programme des Nations Unies pour les établissements humains pour la période 2020-2025.

 

  1. NOMINATIONS

III. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

 

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA COHESION SOCIALE

– Monsieur Paul ZONGO, Mle 118 967 S, Administrateur civil, est nommé Conseiller technique du Gouverneur de la Boucle du Mouhoun ;

– Monsieur Maurice KONATE, Mle 105 189 Y, Administrateur civil, est nommé Haut-commissaire de la province du Séno.

Sont nommés Préfets de départements, les personnes dont les noms suivent :

 

Province du Bam

– Monsieur Elhadj Oumar ZERBO, Mle 79 403, Secrétaire administratif, Préfet du département de Tikaré ;

– Monsieur Yacouba SORE, Mle 260 547 F, Secrétaire administratif, Préfet du département de Zimtenga.

 

Province du Boulgou

– Madame Amina KIMA, Mle 279 150 Y, Secrétaire administratif, Préfet du département de Bané ;

– Monsieur Harouna KABORE, Mle 279 930 N, Administrateur civil, Préfet du département de Bittou ;

– Monsieur Mahamadi OUARE, Mle 105 197 U, Administrateur civil, Préfet du département de Zabré ;

– Madame Assèta NOMBRE, Mle 72 607 A, Secrétaire administratif, Préfet du département de Zecco.

 

Province du Boulkiemdé

– Madame Azeta Wenderata Angèle OUEDRAOGO, Mle 95 802 Y, Secrétaire administratif, Préfet du département de Bingo ;

– Monsieur Zakaria OUEDRAOGO, Mle 303 967 R, Secrétaire administratif, Préfet du département de Kayao ;

– Monsieur Yawal Maurice BADO, Mle 105 177 X, Secrétaire administratif, Préfet du département de Poa.

 

Province du Gourma

– Monsieur Daogo Joseph YIGO, Mle 324 682 E, Administrateur civil, Préfet du département de Matiacoali.

 

Province du Houet

– Monsieur Herman MILLOGO, Mle 220 623 E, Secrétaire administratif, Préfet du département de Fouzan ;

– Monsieur Hamidou SIMPORE, Mle 97 940, Secrétaire administratif, Préfet du département de Karangasso-Vigué ;

– Madame Marie-Claire SAWADOGO, Mle 279 339 X, Administrateur civil, Préfet du département de Koumbia.

 

Province du Ioba

– Madame Fatoumata OUEDRAOGO, Mle 95 846 N, Secrétaire administratif, Préfet du département de Ouessa.

 

Province du Kadiogo

– Madame Wend-Yam Esther TAMALGO/BEOGO, Mle 220 612 F, Administrateur civil, Préfet du département de Komsilga.

 

Province du Kouritenga

– Monsieur Mahama OUEDRAOGO, Mle 203 252 H, Secrétaire administratif, Préfet du département de Gounghin.

Province du Kourwéogo

– Monsieur Oussou ZAMPOU, Mle 220 649 Y, Administratif civil, Préfet du département de Boussé.

 

Province du Kénédougou

– Monsieur Ouindpouiré Dieudonné SAWADOGO, Mle 207 760 U, Secrétaire administratif, Préfet du département de Kayan ;

– Monsieur Andielenaalo Bonaventure PODA, Mle 220 637 X, Secrétaire administratif, Préfet du département de Koloko.

 

Province du Mouhoun

– Monsieur Ourobè DIOMA, Mle 247 526 A, Administrateur civil, Préfet du département de Dédougou ;

– Madame Victorine KANTORO, Mle 28 162 A, Secrétaire administratif, Préfet du département de Tchériba.

 

Province de l’Oubritenga

– Monsieur Drissa OUEDRAOGO, Mle 278 979 V, Administrateur civil, Préfet du département de Ziniaré.

 

Province du Passoré

– Madame Perpétue KY, Mle 70 618 C, Secrétaire administratif, Préfet du département de Bokin ;

– Monsieur Abdoulaye YAOGO, Mle 261 159 E, Secrétaire administratif, Préfet du département de Bagaré.

 

Province du Poni

– Monsieur Ousmane ZIZIEN, Mle 212 040 V, Secrétaire administratif, Préfet du département de Perigban.

 

Province du Séno

– Monsieur Noufoun OUATTARA, Mle 279 330 Y, Administrateur civil, Préfet du département de Dori.

 

Province de la Sissili

– Monsieur Adama ZERBO, Mle 229 980 E, Secrétaire administratif, Préfet du département de Niabouri.

 

Province du Yagha

– Monsieur Adama SAOUADOGO, Mle 91 889 Z, Secrétaire administratif, Préfet du département de Tankougounadié.

 

Province du Zondoma

– Monsieur Souleymane KAGAMBEGA, Mle 247 250 W, Secrétaire administratif, Préfet du département de Leba.

 

Province du Ziro

– Monsieur Karim SANA, Mle 203 216 L, Secrétaire administratif, Préfet du département de Cassou ;

– Monsieur Rasmané ZALLE, Mle 236 089 D, Secrétaire administratif, Préfet du département de Dalo.

 

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Frédéric OUATTARA, Mle 58 532 V, Professeur titulaire, est nommé Président de l’Université Norbert ZONGO ;

– Monsieur Issa Abdou MOUMOULA, Mle 36 345 Y, Maître de conférences, Catégorie P, échelle 2, est nommé Vice-Président chargé des enseignements et des innovations pédagogiques de l’Université Norbert ZONGO ;

– Monsieur Abdoul Manguidou OUEDRAOGO, Mle 105 198 H, Administrateur civil, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Secrétaire général du Centre national des Œuvres universitaires (CENOU).

 

  1. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DES POSTES

– Madame Madina BOUDA, Mle 11 20, Administrateur des services postaux et financiers, catégorie 3, 10ème échelon, est nommée Responsable du « Programme postes », cumulativement avec ses fonctions de Directrice générale des activités postales ;

– Madame Nathalie Carine KABORE/WILLY, Mle 246 617 X, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 3ème  échelon est nommée  Directrice de la formulation des politiques ;

– Monsieur Pegdiwendé Georges Pascal  LALLOGO, Mle 79 237 R, Ingénieur des travaux informatiques, 1ère classe, 8ème échelon est nommé  Secrétaire général de l’agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC).

 

  1. AU TITRE DU MINISTERE DES RESSOUCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

– Monsieur Adama MAÏGA, Mle 217 013 F, Docteur vétérinaire, catégorie P/C, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Madame Gisèle Marie Sophie OUEDRAOGO/SANON, Mle 36 285 H, Biologiste/Biochimiste, 2ème classe, 13ème échelon, est nommée Directrice générale de l’Insectarium de Bobo-campagne d’éradication de la mouche tsé tsé et de la Trypanosomose ;

– Monsieur Arouna TRAORE, Mle 91 989 F, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances.

 

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DE LA PROMOTION DE L’ENTREPRENEURIAT DES JEUNES

– Monsieur Jean Noël ZERBO, Mle 23 131 S, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 2ème classe, 15ème échelon, est nommé Inspecteur général des services ;

– Monsieur Abdoulaye OUEDRAOGO, Mle 216 146 W, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur financier et comptable du Fonds d’appui aux initiatives des jeunes (FAIJ) ;

– Madame Mariam ZOUGMORE/TAPSOBA, Mle 245 143 V, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice de l’administration et des finances du Centre de formation professionnelle de référence de Ziniaré (CFPRZ) ;

– Monsieur Ali Isaac DIAPA, Mle 91 714 G, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur régional de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes de l’Est ;

– Monsieur Sibiri Armand Appolinaire COMPAORE, Mle 97 599 C, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur régional de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes du Centre ;

– Monsieur Loé Adama TRAORE, Mle 210 943 N, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes des Hauts-Bassins ;

– Monsieur Soumaila SANA, Mle 117 342 Z, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur régional de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes du Nord ;

– Monsieur Souleymane BAGAYEN, Mle 212 367 M, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes du Sahel ;

 

– Monsieur Modeste KABORE, Mle 83 956 T, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes du Sud-Ouest.

 

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT

– Monsieur Moussa ZONGO, Mle 59 924 V, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chef du Département de la planification et du suivi-évaluation au Secrétariat permanent de la Politique nationale du logement ;

– Monsieur Simon Joseph BALMA, Mle 76 011 X, Géographe, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Chef du Département des études et des relations avec les collectivités au Secrétariat permanent de la Politique nationale du logement.

 

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU, Officier de l’ordre national

Le Faso Autrement «contre le traitement inhumain» du Général Djibrill Bassolé

0
Le cas du Général Djibrill Bassolé suscite cette réflexion du Pr Batiéno

Dans cette déclaration, le parti Le Faso Autrement du Dr Ablassé Ouédraogo  s’insurge contre «le traitement inhumain du Général Djibrill Bassolé», rentré de la Tunisie et qui devrait, à en croire la formation du Dr Ablassé Ouédraogo, poursuivre ses soins en Turquie. Lisez plutôt !

La santé du Général Djibrill Bassolé préoccupe Le Faso Autrement

«DECLARATION DU PARTI LE FASO AUTREMENT SUR L’ETAT DE SANTE ALARMANT DU GENERAL DJIBRIL BASSOLE

Il est universellement admis que le premier des droits humains, le plus important de tous d’ailleurs est le droit à la santé. Pour tout gouvernement responsable, sérieux et qui se respecte, garantir la sécurité et le bien-être à sa population signifie d’abord et avant tout, lui offrir les conditions optimales de santé et l’accès aux meilleurs soins en cas de souffrances physiques.

Tel n’est malheureusement plus le cas au Burkina Faso d’aujourd’hui où la détresse sanitaire du Général de Gendarmerie, Djibril BASSOLE, gravement malade et très affaibli, ne semble pas émouvoir les gouvernants actuels de notre pays. Ces derniers, contraints par des pressions diverses, nationales et internationales, ont organisé une évacuation sanitaire à minima dans une clinique de seconde zone à Hammamet, en Tunisie, et qui aujourd’hui se révèle être un piège qu’ils sont entrain de refermer.

En effet, le protocole sanitaire pour le traitement de la pathologie dont souffre le Général BASSOLE prévoit des séances lourdes et régulières étalées sur une période allant jusqu’à la mi-juin 2019. Contre toute attente et en plein protocole, le 5 mai 2019, les autorités burkinabè ont fait rapatrier à Ouagadougou le Général BASSOLE sous le motif qu’il devrait être transféré le 10 mai 2019 dans une unité spécialisée en Turquie. Celui-ci, n’ayant de fait aucune raison de penser qu’il s’agissait en réalité d’un stratagème et n’ayant surtout aucun moyen de s’y opposer, n’a eu d’autre choix que de se laisser reconduire à Ouagadougou, pensant naïvement que, comme il lui avait été dit, il repartirait en soins.

Pour rappel, le Général Djibril BASSOLE, personnage clé de la vie politique nationale, premier et unique Général de Gendarmerie au Burkina Faso, ancien Ministre de la Sécurité, ancien Ministre des Affaires Etrangères et ancien Représentant Spécial de l’Union Africaine et des Nations Unies au Darfour, est poursuivi dans le cadre du procès du putsch manqué du 16 septembre 2015 sous la transition. C’est donc évident que sa disparition, si malheureusement elle devait se produire, serait une perte énorme pour sa famille, son pays et à la réalisation de la justice équitable et transparente.

Le Parti Le Faso Autrement estime que même en dehors de toutes les considérations humanistes et humanitaires, il est nécessaire et indispensable à la manifestation de la vérité que la santé du Général Djibril BASSOLE soit préservée et qu’il reçoive dans les meilleures conditions, les soins adéquats. Au vu de ce qui précède, il est difficile de ne pas se poser la question de savoir s’il n’y a pas un dessein inavoué de réduire définitivement au silence un sachant de premier plan.

C’est pourquoi, le Parti Le Faso Autrement

-S’insurge contre le traitement inhumain et gratuitement méchant dont est victime le Général Djibril BASSOLE privé de son droit constitutionnel d’accès aux soins de santé ;

– Condamne la dérive autoritaire et le manque d’humanisme des autorités politiques et administratives de notre pays ;

-Prend l’opinion publique nationale et internationale à témoin sur l’état de santé très alarmant du Général Djibril BASSOLE ;

– Appelle à la mobilisation de tous les démocrates de tous les bords pour exiger et obtenir du gouvernement Burkinabè que le Général Djibril BASSOLE reçoive sans délai le traitement adéquat dans une unité de soin spécialisée.

N’oublions pas que ça n’arrive pas qu’aux autres et demain, c’est déjà aujourd’hui.

Les militants du Parti Le Faso Autrement, par ma voix, expriment tout leur soutien et leur solidarité au Général Djibril BASSOLE à qui ils souhaitent de tout cœur un prompt rétablissement. En outre, ils mettent en garde le Président du Faso, SEM Roch Marc Christian KABORE, Chef de l’Etat, premier magistrat du pays, garant de la Constitution, garant du bon fonctionnement des institutions et des administrations, contre le mauvais traitement que l’administration et le Ministre de la Défense infligent au citoyen Djibril BASSOLE. Ils le tiendront personnellement et pleinement pour responsable si jamais le pire arrivait au Général Djibril BASSOLE.

Il urge donc, pendant qu’il est encore temps, que le Président Rock Marc Christian KABORE prenne ses responsabilités et ordonne immédiatement l’évacuation sanitaire et humanitaire du Général Djibril BASSOLE dans une unité de soins spécialisés en Europe.

Plaise à Dieu d’ouvrir les cœurs des Burkinabè à l’amour et à la tolérance !

 

Ouagadougou, le 21 mai 2019

Le président:

Dr Ablassé Ouédraogo

Commandeur de l’Ordre National »

Coupe du monde Qatar 2022 : Lettre ouverte au président de la FIFA

0
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, au cours de sa visite au Burkina Faso le 10 décembre 2018

«La FIFA échappera-t-elle à ses obligations en matière de droits de l’homme par la porte arrière ?. Cette interrogation, l’organisation internationale des travailleurs du bâtiment et du bois, en anglais, Building and Wood Workers International (BWI), se la pose dans cette ouverte adressée à Gianni Infantino, président de la Fédération internationale de football association (FIFA), dans le cadre de l’organisation de la coupe du monde 2022 au Qatar. Lisez plutôt !

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, au cours de sa visite au Burkina Faso le 10 décembre 2018

«La FIFA échappera-t-elle à ses obligations en matière de droits de l’homme par la porte arrière ?

Monsieur le Président Infantino,

Nous croyons comprendre que la FIFA envisage d’étendre l’organisation de la Coupe du Monde de la FIFA, Qatar 2022, aux pays voisins de la région du Golfe; Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït et Oman.

Comme vous le savez, l’Internationale des Travailleurs du Bâtiment et du Bois (IBB) représente les travailleurs de l’industrie de la construction dans le monde entier. Dans les futurs pays co-hôtes, la communauté internationale est largement consciente des violations quotidiennes du droit du travail et des droits de l’homme des travailleurs migrants de la construction. Le système de la kafala reste en grande partie intact et il existe des conditions de travail et de vie dangereuses, insalubres et insalubres.

Au fil de nombreuses années de travail et de coopération de la part de syndicats mondiaux, notamment de l’IBB et d’autres organisations internationales telles que l’OIT, les droits et les conditions se sont considérablement améliorés au Qatar, mais ce n’est pas le cas dans les pays voisins. Ils sont loin de respecter les normes de droits de l’homme qui devraient s’appliquer aux pays d’accueil.

Les tournois de la Coupe du monde de football sont généralement attribués par la FIFA six à huit ans avant le tournoi et sont basés sur des documents de candidature. Dans le cas du Qatar, le temps était encore plus long, 12 ans, avec une décision prise en décembre 2010 pour une Coupe du monde qui ne devait avoir lieu qu’en 2022.

La perspective d’élargir les co-hôtes au dernier moment aux pays voyous des droits de l’homme est choquante et déplorable. Les règles de la FIFA seraient utilisées pour échapper à l’esprit des réformes de la FIFA en matière de droits de l’homme et inviter à un large éventail de risques pour les droits de l’homme.

Ces risques, en plus de la violation systématique des droits des travailleurs évoquée plus haut, pourraient

inclure l’interdiction ou l’arrestation de journalistes ou même l’égorgement, l’interdiction, la séparation ou le harcèlement de femmes, et l’attaque de personnes LGBTQI.

La FIFA a réalisé des progrès considérables ces dernières années en tenant compte des droits de l’homme. Il a commandé au professeur John Ruggie un rapport indépendant sur les droits de l’homme intitulé «Pour le jeu, pour le monde», qui contenait 25 recommandations concernant tous les aspects des activités de la FIFA ayant un impact sur les droits de l’homme. À votre crédit, ces recommandations ont influencé les statuts, les politiques, les règles et les procédures de la FIFA.

La FIFA a également créé un petit comité consultatif indépendant sur les droits de l’homme. Ce conseil a fait un excellent travail, rédigé plusieurs rapports et engagé de manière productive avec le Secrétariat de la FIFA et les instances dirigeantes sur des questions fondamentales relatives aux droits de l’homme afin de fournir des conseils et une orientation. Bien que de nouvelles dispositions spécifiques relatives aux enchères ne puissent techniquement pas être appliquées rétroactivement avant la Coupe du Monde FIFA 2026, les Jeux 2018 et 2022 ayant déjà été attribués, la FIFA a néanmoins joué un rôle positif, bien que trop limité, dans la promotion des droits de l’homme dans la perspective des jeux de Russie.

Il a soutenu les progrès réalisés en matière de droits de l’homme au Qatar, notamment en ce qui concerne le respect des droits des travailleurs et des droits de l’homme des travailleurs migrants.

Une prolifération soudaine de pays hôtes sans diligence raisonnable et sans aucun examen sérieux de la politique et des pratiques des pays en matière de droits de l’homme et de droit du travail renoncerait à cet engagement tout en se cachant derrière le vase d’un argument technique. Si le Congrès de la FIFA reçoit et approuve une telle proposition le 5 juin, il trahira l’essence de sa propre politique en matière de droits de l’homme.

En conclusion de “Pour le jeu ; Pour le monde ”, le professeur Ruggie a écrit :

« L’enjeu fondamental pour la FIFA consiste maintenant à aller au-delà de la simple rédaction de mots et de l’ajout de nouvelles fonctions administratives. Ce qu’il faut, c’est un changement culturel qui doit affecter tout ce que la FIFA fait et comment elle le fait. Le résultat doit être une bonne gouvernance, pas simplement

« Bonne gouvernance ».

Une décision d’accélérer l’élargissement des pays hôtes ne constituerait ni une gouvernance bonne ni belle. En tant que Président de la FIFA, nous vous appelons à examiner de plus près les risques dangereux pour les droits de l’homme dans les pays considérés et à mettre un terme à l’initiative visant à élargir les Jeux de la Coupe du monde de la FIFA 2022. Faute de quoi, nous exhortons le Congrès à respecter l’essence même de la politique de la FIFA en matière de droits de l’homme et à rejeter toute proposition d’élargissement du pays hôte aux Jeux de la Coupe du monde de la FIFA 2022.

Merci pour votre considération.

Cordialement,

 

Ambet Yuson,                                                                                                                                                  Dietmar Schaefers,

Secrétaire Général                                                                                                                   Vice-Président  et Président du Groupe

de travail Sport et Travail

Parcs W-Arly-Pendjari : Le Burkina Faso et le Niger signent un accord de cogestion

0
Après le Bénin, les ministres des Affaires étrangères et de la Coopération du Burkina Faso, M. Alpha Barry et son homologue du Niger, M. Kalla Ankouraou ont signé à Bruxelles l’accord sur la gestion concertée du complexe des parcs W, d’Arly et de la Pendjari

Le Burkina Faso et le Niger ont signé, lundi 13 mai 2019, à Bruxelles, un accord pour la cogestion des parcs W-Arly-Pendjari qu’ils partagent ensemble avec le Bénin.

Après le Bénin, les ministres des Affaires étrangères et de la Coopération du Burkina Faso, M. Alpha Barry et son homologue du Niger, M. Kalla Ankouraou ont signé à Bruxelles l’accord sur la gestion concertée du complexe des parcs W, d’Arly et de la Pendjari

 

L’accord signé ce lundi 13 mai 2019, à l’Ambassade du Burkina Faso à Bruxelles entre  le ministre  des Affaires étrangères et de la Coopération du Burkina Faso, M. Alpha Barry, et son collègue ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Nigériens de l’extérieur, M. Kalla Ankouraou vise notamment à une gestion concertée de ces trois parcs que partagent le Bénin, le Burkina Faso et le Niger le long de leurs frontières communes.

Ces deux signatures viennent compléter celle du Bénin (qui a déjà signé) et permettra aux trois pays d’entreprendre des actions de développement sans encombres.

Selon les signataires, les trois pays veulent non seulement par cet accord assurer la sécurité de ces patrimoines naturels communs mais aussi permettre aux populations riveraines de mieux profiter des richesses qu’ils génèrent.

«C’est un accord tripartite (…) qui porte sur le développement des parcs W, de la Pendjari et d’Arly partagés entre trois pays voisins : le Bénin, le Burkina Faso et le Niger. Il vise à préserver l’écosystème et à développer le tourisme», a indiqué le chef de la diplomatie burkinabè, M. Alpha Barry.

L’enlèvement de deux touristes français dans le parc de la Pendjari en territoire béninois le 1er mai dernier a accéléré la signature de cet accord qui vise aussi à mieux sécurisé ces parcs qui constituent le plus grand et le plus important continuum d’écosystèmes terrestres, semi-aquatiques et aquatiques de la ceinture de savanes d’Afrique de l’Ouest.

« Ces parcs sont sous la pression des terroristes et l’objectif de nos chefs d’Etat est de faire en sorte que les terroristes ne s’incrustent pas dans cette zone que nous partageons entre le Bénin, le Burkina Faso et le Niger. Nous allons donc investir non seulement dans le domaine du développement touristique mais aussi de la sécurité afin que ces parcs soient des lieux viables pour nos propres populations, notre écosystème et les touristes que nous pouvons recevoir», a détaillé le ministre burkinabè.

«Nous avons su prendre de l’avance sur les événements (liés à l’enlèvement des touristes français, ndrl) car, cela faisait déjà quelques années que cet accord est en négociation. Il embrasse l’essentiel des domaines qui concernent  la vie des populations dans ces parcs limitrophes de ces trois pays», a ajouté le ministre nigérien des Affaires étrangères, M.  Ankouraou à l’issue de la signature.

Il a dit que l’accord permettra aux trois pays d’aménager les espaces protégés, d’améliorer les conditions (de séjour) des touristes et de protéger l’écosystème.

«Tout est conçu afin que ces trois parcs puissent devenir de vrais modèles de développement économique tout en préservant la sécurité parce qu’aujourd’hui, les terroristes cherchent partout où il y a des forêts pour se protéger», a souligné le chef de la diplomatie nigérienne.

Le Niger comme le Burkina Faso enregistrent depuis quelques années des attaques terroristes permanentes meurtrières sur leurs territoires liées notamment aux effets de la crise malienne elle-même tributaire de la chute du régime libyen et de la grave crise sécuritaire qui s’est depuis installée.

«Le fait que nous nous entendons à trois pour prendre en charge totalement en charge ces trois parcs révèle que nous avons conscience qu’il faut toujours mettre en commun les moyens pour réussir», a ajouté M. Akouraou.

Le Niger et le Burkina Faso appartiennent au G5Sahel, un regroupement de cinq pays sahéliens avec  le Mali, la Mauritanie et Tchad dont le but est de faire face au terrorisme, à la criminalité organisée et transfrontalière et d’assurer le développement des territoires les plus fragiles de ces pays qui comptent parmi les plus pauvres de la planète.

Le Complexe W-Arly-Pendjari est un bien transnational et une mosaïque contiguë de neuf aires protégées d’une superficie de 1.714 831 hectares. Il comprend le complexe trinational du Parc régional du W (que se partagent le Bénin, le Burkina Faso et le Niger), le Parc national d’Arly (qui se trouve au  Burkina Faso), le Parc national de la Pendjari (au Bénin) et les zones cynégétiques de Koakrana et Kourtiagou (au Burkina Faso) et de Konkombri et Mékrou (au Bénin).

Ce complexe est situé dans la zone de transition entre les savanes de la région soudanaise et de la région forestière guinéenne. En termes de richesses, ce patrimoine couvre une vaste étendue de savane soudano-sahélienne intacte, avec des types de végétation comme les prairies, les brousses arbustives, les savanes boisées ou les vastes forêts-galeries.

Il sert de refuge à des espèces animales qui ont disparu ailleurs en Afrique de l’Ouest ou sont très menacées. Il accueille notamment la plus grande population d’éléphants d’Afrique de l’Ouest et la plupart des grands mammifères typiques de la région, comme le lamantin d’Afrique, le guépard, le lion ou le léopard. Il abrite aussi la seule population viable de lions de la région. Ce qui fait dire aux spécialistes que ce complexe des parcs W-Arly-Pendjari est le plus grand et le plus important continuum d’écosystèmes terrestres, semi-aquatiques et aquatiques de la ceinture de savanes d’Afrique de l’Ouest.

L’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNCESCO) a inscrit les parcs W-Arly-Pendjari sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité en 1996.

Romaric OLLO HIEN

Ambassade du Burkina Faso à Bruxelles