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RD Congo : Katumbi de retour, Ilunga nommé Premier ministre

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Katumbi manifestement content de retrouver ses partisans

Deux évènements majeurs ont rythmé ce lundi 20 mai 2019, l’actualité politique en République démocratique du Congo. Il s’agit du retour au pays, dans son fiel de Lubumbashi, de Moïse Katumbi après trois ans d’exil et la nomination par le président Félix Tshisekedi, de Sylvestre Ilunga Ilunkamba, Premier ministre, après quatre mois de tractations. Deux évènements qui participent de la normalisation de la situation politique en RD Congo.

A 73 ans, Sylvestre Ilunga Ilunkamba devient Premier ministre de la RD Congo

C’est fait, la République démocratique du Congo a un nouveau Premier ministre. Sylvestre Ilunga Ilunkamba (73 ans), c’est de lui qu’il est question, a en effet été nommé ce lundi chef du gouvernement après quatre mois de tractations. C’est à lui qu’il incombe désormais de former son gouvernement à même de faire aux défis de la RD Congo. Et au sortir d’un tête-à-tête après le président Félix Tshisekedi, Sylvestre Ilunga Ilunkamba annonce déjà les chantiers de son gouvernement à former à savoir la santé, l’éducation, la sécurité.

Ancien ministre du président de Mobutu, Ilunga Ilunkamba, qui fait figure de technocrate, a dirigé ces cinq dernières années la société de chemins de fer de son pays.

Katumbi accueilli à Lumunbaschi

Katumbi manifestement content de retrouver ses partisans

Le retour de Moïse Katumbi a été l’autre évènement majeur de l’actualité en RD Congo ce 20 mai. Interdit du pays sous Joseph Kabila, l’homme politique  est en effet rentré ce lundi dans son fief de Lubumbashi  après trois ans d’exil forcé.

L’ex-gouverneur de l’ex-Katanga se pose toujours en défenseur de la Constitution congolaise. «Ils veulent toucher à la Constitution, aller au suffrage indirect pour la présidentielle. Nous ne serons jamais d’accord avec ça, prévient-il. La population congolaise veille à ça, et nous tous de l’opposition nous n’accepterons jamais ça», a-t-il martelé ce lundi dès son retour au pays. Comme quoi, il est déterminé à poursuivre son combat politique.

Ousmane Tichero

Burkina Demain

Forêt de Kua : Moussa Zerbo sollicite la voix du Prix Nobel alternatif

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Le député Moussa Zerbo (à gauche) sollicite le soutien de Yacouba Savadogo sur cette affaire de la forêt de Kua

Alors que le débat sur l’affaire de la forêt de Kua fait rage ; le député UPC Moussa Zerbo a rendu visite, ce vendredi 17 mai 2019, au Prix Nobel alternatif, Yacouba Savadogo, dans sa forêt située en périphérie de Ouahigouya. A travers cette visite, l’élu national a voulu rendre hommage à ce héros de la protection de l’Environnement et lui demander de joindre sa voix à la sienne pour dénoncer le déclassement de la forêt de Kua et toutes les atteintes à l’Environnement.

Le député Moussa Zerbo (à gauche) sollicite le soutien de Yacouba Savadogo sur cette affaire de la forêt de Kua

C’est vendredi aux environs de 11 heures que le député Zerbo est arrivé dans la forêt du vieux Savadogo, entretenue  avec amour depuis 46 ans. Deux fils du Prix Nobel ont été chargés de guider le visiteur du jour.

Moussa Zerbo a pu visiter la pépinière, certains endroits de la forêt, les abreuvoirs d’animaux sauvages, le centre de médecine traditionnelle en construction, «Tout simplement merveilleux », selon le parlementaire, comparant ce vaste espace de vie au triste désert qu’il était.

Mais, le revers du « Miracle de Ouahigouya » est stupéfiant : la forêt de Yacouba Savadogo, qui symbolise le retour de l’amitié entre l’homme et la nature, est sérieusement menacée. En effet, jusqu’à ce jour, le vieux Savadogo ne dispose pas de titre de propriété de sa forêt. Toutes les démarches sont restées vaines jusque-là.

Suite à des lotissements de 2013, la forêt a été parcellée et attribuée par la Mairie à des particuliers. Ces derniers ont commencé d’ailleurs à construire, à l’image de cette jeune dame qui a fait abattre près d’une centaine d’arbres quadragénaires (plus âgés qu’elle-même) pour ériger sa villa. A côté, il y a des habitations spontanées, aussi appelées «non-loties», qui grignotent la mythique forêt. Des espèces rares sont carrément dessouchées. Le héros de la nature supplie parfois les « propriétaires » d’épargner la vie de certaines plantes fréquemment utilisées dans la pharmacopée traditionnelle.

A l’issue de la visite guidée, Moussa Zerbo a rencontré « l’homme qui a arrêté le désert », au milieu de sa forêt. Les deux hommes ont échangé sur l’urgence et l’importance de protéger l’environnement.

Yacouba SavadogoA est revenu sur la genèse de son engagement. Il a replongé ses visiteurs dans un passé d’horrible sécheresse où il a vu  hommes et animaux mourir de famine et de soif, où il n’y avait pas de plantes pour se nourrir.

Ayant religieusement écouté le vieux Savadogo, le député Zerbo a usé de parenté à plaisanterie pour détendre l’atmosphère. Il a par la suite demandé au Prix Nobel de peser de toute sa légitimité pour que la forêt de Kua ne soit pas déclassée. A cette doléance, M. Savadogo a répondu favorablement, en disant clairement qu’il est contre la destruction de la forêt de Kua pour y construire un hôpital, car, « le tout premier hôpital que Dieu a donné aux hommes, c’est l’Environnement ». Et de témoigner qu’il ne se passe pas un seul jour sans qu’il ne consulte et soigne des patients avec des plantes de sa forêt.

Le député Zerbo s’est dit profondément choqué du fait que les autorités municipales et administratives laissent des gens détruire la forêt de M. Savadogo, le fruit de toute une vie de labeur. Pour lui, cette forêt qui a attiré le regard admiratif de toute la planète Terre, mérite une protection particulière. « Permettre que des gens détruisent cette forêt qui symbolise l’espoir, c’est une grande honte pour notre pays », a dit M. Zerbo.

Moussa Zerbo s’est engagé, en tant que citoyen, député et Président de la commission Environnement de l’Assemblée nationale, à lutter farouchement pour que des mesures de protection urgentes et à long terme soient prises dans l’optique de protéger la forêt de Yacouba Savadogo. Il a promis en outre de travailler avec le Prix Nobel alternatif, pour décourager les autorités dans leur projet de déclassement d’une partie de Kua.

En définitive, Moussa Zerbo a dit repartir avec en tête, une phrase du Prix Nobel alternatif : «l’arbre, c’est la vie; sans arbre il n’y a pas de vie.»

Correspondance particulière de Mike Konkobo

Didyr : La 2e édition des journées culturelles les 25 et 26 mai

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Les ressortissants de Didyr sont à pied d’œuvre pour réussir l’organisation de la deuxième édition des Journées culturelles de leur commune prévue les 25 et 26 mai prochains. L’évènement culturel est placé sous  le patronage d’Abdoul Karim Sango, ministre de la Culture des arts et du tourisme,  et sous le co-parrainage de Mathias Bazié, directeur général de l’Institut de management et de gestion (IMAGE) et de Jean Bosco Bazié, directeur général d’Eau vive internationale.

La deuxième édition des journées culturelles de Didyr sont organisées par les ressortissants de cette commune de la province du Sanguié. L’évènement se déroulera les 25 et 26 mai 2019  à Didyr. Côté officiels, les Journées culturelles de Didyr 2019 sont placées sous  le patronage d’Abdoul Karim Sango, ministre de la Culture des arts et du tourisme,  et sous le co-parrainage de Mathias Bazié, directeur général de l’Institut de management et de la gestion (IMAGE) et de Jean Bosco Bazié, directeur général d’Eau vive internationale.

Au-delà des activités culturelles

Plusieurs activités culturelles sont au programme de cette deuxième édition des Journées culturelles de Didyr. Il s’agit entre autres :

-danses traditionnelles ;

-chansons traditionnelles ;

-luttes traditionnelles ;

-flûtes ;

-Tirs à l’arc.

Au-delà de ces activités culturelles, les journées permettront aux ressortissants de réfléchir sur les problèmes qui se posent à leur Commune et de renforcer l’entente et la cohésion entre ressortissants et au sein de la population.

Jean Conombo

Burkina Demain

Rahimo FC représentera le Burkina en ligue africaine des champions

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Les joueurs de Rahimo FC peuvent être fiers de leur trophée

Après 3 années passées dans l’élite du football burkinabè, Rahimo FC a remporté ce samedi 18 mai, son premier titre de champion devant Salitas FC  avec  qui le club bobolais était en compétition. Rahimo FC pourrait même réaliser un doublé s’il parvient à battre le 26 mai prochain l’As Sonabel en finale de la Coupe du Faso.

Les joueurs de Rahimo FC peuvent être fiers de leur titre de champion du Burkina

C’est officiel. Rahimo FC est sacré leader du championnat national de football de première division. La formation de l’ancien international Rahim Ouédraogo totalise au terme de la 30e et dernière journée de fasofoot, 57 points + 17, devant son concurrent sérieux Salitas, crédité de 55 points +19. Avec ce sacre, Rahimo FC aura donc la lourde responsabilité de représenter le Burkina Faso à la prochaine ligue africaine des champions. Avec la bonne prestation de Salitas FC cette année dans cette compétition, Rahimo FC devrait se préparer à faire autant, sinon plus.

Mais, avant cette expédition africaine, Rahimo FC aura l’opportunité de faire encore parler de lui le 26 mai lors de la finale de la coupe du Faso. Ce sera un doublé historique pour le club bobolais s’il l’emporte devant l’As Sonabel.

En tous les cas, la situation pourrait être favorable à l’As Sonabel avec ce sacre consommé de Rahimo FC. Même si la formation bobolaise s’impose, elle ne pourra pas représenter le pays dans les deux compétitions.

Classement à l’issue de la 30e et dernière journée

1er Rahimo Fc 57 pts( +17)

2e Salitas. 55 pts (+19)

3e Usfa 48 pts (+9)

4e Rck 45 pts (+8)

4e ex Aseck 45 pts (+8)

6e Majestic 43 pts (+4)

7e As Sonabel 43 pts (+3)

8e Rcb 40 pts (+2)

9e As Douanes 38 pts (-2)

10e Asfa-Y 37 pts (+0)

11e Asfb 37 pts (-2)

Amidou Traoré

Burkina Demain

Affaire forêt de Kua : La «tempête» amplifiée, une pétition en circulation

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La mobilisation contre le projet d’hôpital à Bobo devant être érigé sur le site de la forêt de Kua ne faiblit pas. Alors que les explications du Premier ministre Christophe Dabiré ce 16 mai à l’Assemblée nationale étaient certainement destinées à calmer «la tempête», celle-ci s’est même  amplifiée sur les réseaux sociaux où certains internautes n’hésitent plus à menacer le pouvoir. A cette flambée pro-forêt de Kua sur la toile, il faudra ajouter aussi l’initiative d’une pétition visant à récolter quelques 5 000 signatures afin d’impliquer le Parlement dans le combat contre le projet.

Vu de la mobilisation en cours, l’on se demande si le gouvernement pourra finalement réaliser sur le site de la forêt de Kua son projet de construction d’hôpital par les Chinois. Certes, lors de son discours sur la situation de la Nation ce 16 mai 2019 à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Christophe Dabiré, s’est montré rassurant quant à la conduite du projet de construction de l’hôpital à bon port. Dans son intervention, le PM Dabiré  a indiqué que la protection de l’environnement tenait à cœur aussi bien son gouvernement que les partenaires chinois, disposés à mener des actions de compensation.

A écouter le Premier ministre, il n’y avait pas de quoi s’inquiéter sur ce choix du site de la forêt de Kua qui était l’option la plus avantageuse. Des explications qui n’ont pas convaincu les opposants au projet. Par conséquent, la «tempête» s’est amplifiée sur les réseaux sociaux où certains internautes ne passent plus par quatre chemins pour mettre en garde les porteurs du projet  d’aller jusqu’au bout de leur idée de construction de l’hôpital sur le site. A cet activisme sur les réseaux sociaux, il faut compter aussi avec une pétition en cours de signature et dont l’objectif est de récolter quelques 5 000 signatures. Ce qui devra permettre aux initiateurs de saisir l’assemblée nationale pour qu’elle prenne position sur le sujet.  Des intellectuels, à l’image de Yacouba Traoré, auteur de plusieurs livres et ancien directeur général de la Télévision nationale, ont exprimé leur opposition au projet, en mettant en avant des aspects culturels à préserver.

Vu du côté de la Chine…

Par ailleurs, en écoutant des experts de la biodiversité, détruire une partie de la forêt pour construire l’hôpital pourrait se révéler plus coûteuse. Les compensassions sont presqu’impossibles. Car, selon ces experts, pour remplacer une forêt primaire par une forêt secondaire, cela prend sept siècles.

Pour toutes ces raisons, le gouvernement ne gagnerait-il pas à revenir sur sa décision, cela d’autant plus qu’il existe d’autres possibilités de construire l’hôpital ailleurs ? Cela relève évidemment du pouvoir discrétionnaire du gouvernement, qui devrait pouvoir, en tenant compte non seulement des avantages et des inconvénients, mais aussi dans un souci d’apaisement, surseoir à l’idée de construire l’hôpital sur le site de la forêt. Par exemple pour les dédommagements en cas de déguerpissement sur un autre site choisi ; l’argent des Chinois destiné aux actions de compensation, pourrait bien servir à cela.

Sinon, vu du côté de la Chine, cette polémique autour du choix du site peut faire sourire plus d’un. Car, à Pékin, les choix du pouvoir central ne se discutent pas, ils s’exécutent. Et là-bas comme les réseaux sociaux sont sous contrôle, tout se passe comme une lettre à la poste.

Mais, dans un Burkina Faso, où l’on parle de plus en plus de cohésion sociale, de réconciliation nationale, de dialogue politique; le gouvernement devrait pouvoir, en toute souveraineté,  prendre en compte, autant que faire se peut, les préoccupations des uns et des autres.

Bref, sur cette question chacun doit jouer sa partition pour que tout se passe bien.

Affaire à suivre…

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

Electrification en Afrique : S’attaquer aux causes profondes d’une demande limitée

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Un nouveau rapport de la Banque mondiale recommande aux pays d’Afrique subsaharienne d’investir dans des plans d’électrification coordonnés et à long terme pour accélérer la réalisation de leurs objectifs de développement. Parmi les obstacles qui freinent l’électrification, le rapport souligne les freins à la demande, comme la capacité insuffisante des ménages à augmenter leurs revenus grâce à l’accès à l’électricité. Le rapport préconise notamment de lever ces obstacles qui limitent la demande, à chaque étape des plans d’électrification.

Si plusieurs pays d’Afrique subsaharienne ont su élargir l’accès à l’électricité ces dernières années, l’état général de l’électrification en Afrique est encore loin d’atteindre son plein potentiel. Un nouveau rapport de la Banque mondiale exhorte les gouvernements à repenser leurs plans d’électrification pour prendre en compte des aspects importants qui ont souvent été négligés.

Intitulé Electricity Access in Sub-Saharan Africa: Uptake, Reliability and Complementary Factors for Economic Impact (a), le rapport souligne que l’électrification est un investissement à long terme et un levier fondamental pour atteindre plus rapidement les objectifs de développement.

Il recense les obstacles à l’accès à l’électricité dans la région, dont notamment les faibles taux de pénétration dans les foyers et les entreprises (dans des pays comme le Libéria, le Malawi, le Niger, l’Ouganda et la Sierra Leone, tout particulièrement), et met plus généralement en lumière l’importance des facteurs liés à la demande, qui sont à l’origine en moyenne de près des deux cinquièmes du déficit d’accès à l’électricité. Le rapport met en évidence les multiples raisons pour lesquelles le raccordement au réseau n’est pas toujours possible pour les consommateurs, notamment l’inaccessibilité économique, l’irrégularité des revenus des ménages et, surtout, leur capacité insuffisante à augmenter leurs revenus grâce à l’accès à l’électricité.

« Le rapport montre que les facteurs liés à la demande pourraient expliquer près de 40 % du déficit d’accès à l’électricité dans la région », souligne Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique. « Il est indispensable que les gouvernements comprennent ces contraintes et les intègrent dans leur réflexion si l’on veut que les progrès soient viables financièrement. »

Le rapport indique qu’une baisse des prix s’impose pour accélérer l’accès à l’électricité, puisque la plupart des ménages n’ont pas les moyens de se raccorder au réseau et de payer des tarifs permettant aux services publics de couvrir leurs coûts, ni de supporter des niveaux de consommation significatifs. Or, si la baisse des tarifs réglementés est nécessaire pour rendre l’électricité plus abordable, elle risque d’exacerber les tensions financières qui pèsent sur les services publics concernés.

« La meilleure façon de rendre l’électricité plus abordable pour les ménages et les entreprises tout en améliorant la viabilité financière des fournisseurs de services est d’accorder la priorité à un usage de l’électricité destiné à des activités génératrices de revenus », explique Moussa P. Blimpo, économiste senior au bureau de l’économiste en chef de la Banque mondiale pour la Région Afrique et auteur principal du rapport.

Pour atteindre cet objectif, le rapport recommande de s’atteler d’abord à la résolution des problèmes de fiabilité énergétique et note que les travaux d’électrification doivent s’accompagner d’investissements connexes. Il faudra pour cela adopter une démarche mieux coordonnée, pour que d’autres infrastructures nécessaires viennent compléter l’électrification en temps utile.

Le rapport cite en exemple les données relatives au Rwanda, qui montrent qu’un capital humain plus développé et un meilleur accès au marché peuvent dynamiser l’esprit d’entreprise et créer des emplois non agricoles plus productifs. En outre, les auteurs constatent que l’accès aux marchés et aux services financiers est un facteur essentiel de l’augmentation du revenu des ménages, quel que soit le niveau de capital humain.

 

L’électrification de l’Afrique, qui se caractérise par de fortes disparités entre régions urbaines et rurales, pourrait libérer un potentiel économique inexploité dans de nombreuses zones rurales, en favorisant notamment les cultures de contre-saison et les activités agroalimentaires sources de valeur ajoutée, à condition que l’accès à l’électricité s’accompagne d’investissements connexes pour développer des activités économiques productives. Le rapport préconise de s’engager dans deux grandes démarches susceptibles d’accroître l’accès à l’électricité, d’augmenter le taux de raccordement, d’améliorer la fiabilité du réseau et de démultiplier les impacts tout en s’attaquant aux causes profondes des freins à la demande :

 

-Envisager l’électrification comme un investissement de long terme, nécessaire à la transformation économique. Les plans de développement de l’accès à l’électricité ne devraient pas être évalués uniquement en fonction des effets positifs de l’électrification à court terme, peu susceptibles de couvrir ses coûts. Il est important de financer les coûts initiaux de manière cohérente dans le temps.

-Lever les obstacles qui limitent la demande, à chaque étape des plans d’électrification. Pour s’attaquer aux causes profondes des freins à la demande, comme l’inaccessibilité des tarifs et les logements inadaptés, il conviendra de viser avant tout des retombées économiques positives en privilégiant les mesures suivantes :

-Cibler et promouvoir un usage productif de l’électricité afin d’augmenter le revenu des ménages, d’améliorer leur capacité de paiement, de favoriser la viabilité financière des services publics en intensifiant la consommation et de contribuer aux finances publiques grâce aux recettes fiscales pouvant financer des investissements.

-Garantir avant tout la fiabilité de l’alimentation électrique partout où elle est accessible, car c’est un enjeu capital pour que la fourniture d’électricité soit rentable.

-Travailler de concert avec d’autres secteurs pour tirer parti d’investissements connexes et fournir les moyens appropriés au développement d’activités économiques productives.

-Exploiter les dernières avancées technologiques pour la production électrique hors réseau afin de mettre en œuvre une stratégie d’usages productifs, en particulier dans les zones rurales.

Source: Banque mondiale

Cyanure : Respecter la réglementation au risque de prendre un carton rouge

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Dans les procédés de traitement et d’extraction de l’or, des produits chimiques sont parfois utilisés. Le cyanure est l’un de ces produits chimiques qui requièrent des conditions de transport, stockage, manipulation particulières et dont un accident peut occasionner des désastres environnementaux et porter atteinte à la santé humaine. «Mieux connaître le cyanure et son utilisation». C’est autour de ce thème que le cabinet HSE CONSULTING a organisé ce jeudi 16 mai 2019 à Ouagadougou un atelier de sensibilisation.

Le Burkina Faso, à l’instar de plusieurs pays africains, est concerné par l’exploitation des ressources naturelles, notamment de l’or. Le secteur minier au Burkina Faso est en pleine croissance. Et on le sait, le cyanure, qui a été au centre d’un atelier de sensibilisation ce jeudi matin à  Ouagadougou, reste indispensable dans l’exploitation de l’or. D’ailleurs, le Burkina Faso est le 6e  pays au monde qui utilise plus de  cyanure pour l’extraction de l’or.

«Mieux connaître le cyanure et son utilisation». C’est le thème de l’atelier de sensibilisation animé par le cabinet HSE CONSULTING, à l’initiative de la Chambre des mines du Burkina  et de ses partenaires.

Si au niveau des sociétés minières industrielles, le transport, le stockage et l’utilisation du cyanure s’effectuent dans des conditions contrôlées, conformes le plus souvent au code international de gestion de cyanure ;  ce n’est pas le cas au niveau des sites d’orpaillages ou des contrôles sont quasi-inexistants. Ce qui pourrait donc entrainer la dégradation de la qualité de l’environnement notamment de l’air, des eaux et des sols, par conséquent de la santé humaine. Le cyanure et son utilisation dans les mines industrielles restent méconnus et donnent lieu à des stéréotypes. Le transport, le stockage et la gestion des emballages cyanurés obéissent à des conditions particulières.

«« Cyanure » Ce mot est à lui seul, l’objet de beaucoup de stéréotypes et engendre une charge émotionnelle compréhensive dans nos sociétés. En effet, en fonction de la manière dont il sera utilisé, il peut présenter – ou non – des risques importants pour la santé humaine et pour l’environnement », a relevé pour sa part le directeur de cabinet du ministre de l’énergie.

800 permis de recherche délivrés

Au Burkina Faso,  l’or est devenu depuis 2009 le premier produit d’exportation devant le coton. Une situation qui confère au pays un statut minier avec plus de 800 permis de recherches (sites de prospections de l’or) sur l’ensemble du territoire national. La production de l’or constitue un atout important pour l’économie burkinabè. Elle contribue au développement du pays à travers la création d’emplois, la construction d’infrastructures sanitaires, éducatives et socio-économique.

Martial Gouba

Burkina Demain

Journées Culturelles du Tuy : 24 au 26 mai à Boni

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C’est une messe culturelle à ne pas du tout manquer sous aucun prétexte surtout pour les amateurs des danses de masques bwaba. En effet, l’association Landa Yavé du Tuy (ALYT) organise la deuxième édition des JCT -Journées Culturelles du Tuy-, du vendredi  24 au dimanche 26 mai 2019 à Boni dans la province du Tuy. «Décentralisation, Culture et Développement local ». C’est sous ce thème que l’évènement culturel aura lieu,  sous le Co-patronage du ministre de la culture des arts et du tourisme, Abdoul Karim Sango et du ministre de l’éducation nationale et de la promotion des langues nationale, Stanislas Ouaro.

Deux troupes de masques blancs , des dizaines de masques en fibres et de masques en feuilles mais aussi des troupes de danses traditionnelles participeront du 24 au 26 mai 2019 à la deuxième édition des Journées Culturelles du Tuy (JCT 2019). Ce sera du ‘’balaise!’’, comme l’on a l’habitude de le dire de façon familière.  C’est du moins l’intime conviction des organisateurs de cette messe culturelle qui se tiendra à Boni. Les promoteurs entendent par ce canal, promouvoir la culture et sauvegarder les valeurs culturelles de la province.

«Le développement durable du Burkina et de la province du Tuy en particulier va de pair avec l’épanouissement social, car le progrès économique doit avoir pour finalité le bien-être social des populations. Pour notre association, Pour notre association Landa Yavé , qui veut dire en français [ la culture ne tarit pas], l’objectif visé est de restaurer et de sauvegarder nos valeurs cardinales authentiques éducatives et identitaires.

Nous œuvrons dans la sensibilisation et la mobilisation pour le développement de notre chère province. Ce festival est une œuvre d’accompagnement d’une dynamique valorisante. Nous visons à être une icône culturelle de la province une véritable tribune d’expression pour les nombreuses troupes de la province qui n’en ont que trop besoin», a expliqué le président de l’association Nestor Kahoun, directeur de cabinet du ministre de la culture des arts et du tourisme du Burkina. Cette deuxième édition des  JCT est placée sous le co-Patronage du ministre de la culture, arts et du tourisme, Abdoul Karim Sango et du ministre de l’éducation nationale et de la promotion des langues nationale, Stanislas Ouaro, la présidence de Célestin Koussoubé du conseil régional des Hauts Bassins et le parrainage de Koulbi Koala, promoteur des nuits atypiques de Koudougou et président de l’Association Benebnooma.

Un programme assez alléchant et riche culturellement est prévu pour tenir en haleine les participants. Il est prévu à cet effet :

-une projection vidéo de la première édition des journées culturelles du Tuy (JCT) et une  prestation des masques blancs de Sara et de Ouakuy (Vendredi 24/05/2019) ,

-la cérémonie d’ouverture, danse des masques et démonstration de troupes traditionnelles (Samedi 25/05/ 2019)

-et des danses traditionnelles et  populaires (Dimanche26/05/2019).

L’ Association Landa Yavé du Tuy ( ALYT) convie alors les populations de la province du Tuy, du Burkina et d’ailleurs à des moments inoubliables de partage et de communion à la 2e Édition des Journées Culturelles du Tuy (JCT).

Gafoura Guiro/Houndé

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Niger : L’EIGS revendique l’attaque meurtrière de mardi

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Le groupe Etat islamique dans le grand Sahara a revendiqué, dans un communiqué ce jeudi 16 mai,  l’embuscade meurtrière contre une patrouille de l’armée nigérienne. Une embuscade qui a fait, faut-il le rappeler, 29 morts et plusieurs blessés. 

C’est un communiqué publié ce jeudi 16 mai par «Amaq News Agency», l’agence officielle de presse de l’Etat Islamique (ISIS ou Daesh) que le groupe Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS)  a confirmé ce jeudi 16 mai, avoir tendu une embuscade à des éléments de l’armée nigérienne près de la frontière malienne. Embuscade intervenue mardi dernier précisément à Balley Beri près de TongoTongo, dans la région de Tillabéri et qui a fait 29 morts et plusieurs blessés.

Moussa/ Niamey

Burkina Demain

Falsification de documents : 7 malfrats  aux arrêts

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Le service régional de le police judiciaire du centre (SRPJ-Centre) a, à l’occasion d’une conférence de presse organisée ce 16 mai 2019 dans la ville de Ouagadougou, présenté un réseau de malfrats aux hommes de médias. Des malfrats qui sont spécialisés dans la falsification de divers documents en écriture publique, en écriture de banque (certificats de mise en circulation, certificats servant à l’immatriculation de véhicules, certificats de décès, attestations de capacité financière, permis urbain d’habitat, diplômes, actes de naissance, etc.), ainsi que la contrefaçon de cachets et de plaques d’immatriculation de divers engins.

7 malfrats ont été présentés à la presse, ce matin, au commissariat de Wemtenga de Ouagadougou. Les faits ici font suite à une série de plaintes pour abus de confiance, d’escroquerie, de faux et usage de faux, contre des individus ou groupes d’individus non identifiés. Et les investigations entreprises par le SRPJ-Centre ont permis donc de démanteler un réseau de ces « délinquants » spécialisés dans l’escroquerie par la délivrance de faux documents. Ce groupe, selon le commissaire de Police, Sayibou Galbane, chef du SRPJ-Centre, est composé de plusieurs personnes qui séjournent dans diverses localités du pays. Il a noté que quatre autres membres du groupe en question ainsi que quelques complices n’ont pas encore été appréhendés. Il rassure alors que les recherches se poursuivent en vue de les localiser aux fins d’interpellation.

Mode opératoire

A en croire Sayibou Galbane, ces personnes se procuraient les Certificats de mise en circulation (CMC) vierges à partir du Nigéria et du Ghana. Les cachets seraient également confectionnés dans ces pays, ce pour des raisons de discrétion. Ensuite, ils s’évertuent à la recherche de clients, récupèrent les photocopies des CNIB des victimes ainsi que les références de leurs engins qu’ils acheminent chez les premiers pour la production. Et les complices résidants dans les autres localités envoient leurs documents à Ouagadougou via les sociétés de transport en commun. Une fois le certificat provisoire établi, continue le commissaire de Police, les numéros d’immatriculation sont transmis au dernier maillon qui se charge de la confection des plaques d’immatriculation.

En rappel, ce réseau démanteler est fonctionnel depuis deux ans maintenant. Deux ans de délivrance de faux documents dans le pays, soit environ 200 CMC délivrés tous les six mois. Ce qui permet d’estimer à près de 16 000 000 F CFA engrangés au cours de ses années d’existence, surtout quand on sait que le CMC et la plaque d’immatriculation sont délivrés à 20 000 F CFA par engins à deux roues et 25 000 F CFA pour engin à quatre roues. Combien de personnes ont été victimes ? 134 personnes : c’est le nombre des victimes de ces malfrats.

Jean Conombo

Burkina Demain