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Grèves des financiers : Les commerçants menacent

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Depuis un certain temps au Burkina Faso, les financiers font la une de l’actualité à travers leur grève interminable, pénalisant la machine économique de l’Etat. Ce 16 avril 2019 à Ouagadougou, la coalition des associations et syndicats des commerçants et opérateurs économiques du Burkina, a  abordé la question et la relance économique du pays. C’était au cours d’une conférence de presse.

Pour la coalition des commerçants et des opérateurs économiques, la relance économique du Burkina Faso connait beaucoup de difficultés du fait des grèves à répétition de tous les grévistes et particulièrement celles des agents du ministère de l’économie et des finances. Les commerçants exhortent donc les financiers à trouver un cadre de dialogue avec le gouvernement pour que cessent les grèves qui, à elles seules, impactent très négativement l’économie nationale. Il n’est plus question de laisser des grévistes « mettre le pays en retard » comme le disent certains. Alors, la coalition plus que jamais déterminée à mener le débat jusqu’au bout, les met en garde et prend même l’opinion nationale et internationale à témoin car ce qu’ils comptent faire n’est de la rigolade.

Les menaces sont sérieuses

«Si d’ici la fin de ce mois d’avril, les grèves ne prennent pas fin, nous allons engager d’autres formes de lutte contre ses derniers, et ça sera sans pitié », dit-t-elle. Quels types d’actions vont-ils entreprendre contre les financiers ? Comment vont-ils procéder? « Nous n’allons pas dévoiler nos armes ici » déclare le secrétaire général de GAPEL-BF, Léon Nikiema. Ainsi, les commerçants ne comptent pas baisser les bras face aux grévistes concernés. Sur quoi se basent-ils pour tenir de telles menaces ? Un petit cours d’économie pourra peut-être tout expliquer : le contribuable paye son argent à l’Etat sous forme d’impôt, et l’Etat utilise cet argent pour payer ces mêmes financiers grévistes à la fin du mois comme salaire et ajoute même un bonus appelé « fond commun ». Donc, il convient de dire que si le contribuable ferme le robinet, les conséquences seront énormes et palpables.

Ce qui affecte beaucoup les commerçants en question, c’est le silence de la chambre de commerce et d’industrie du Burkina. A cet effet, ils interpellent donc la chambre de commerce, à publier les audites et à revoir les voyages d’affaire qui ne sont pas l’affaire d’un groupe. Et ça, ils veulent que ça s’arrête maintenant conformément aux engagements pris par Roch Marc Christian Kaboré, chef de l’Etat, président du conseil des ministres. Selon, eux c’est en vain qu’ils ont demandé au ministre du commerce Arouna Kaboré de prendre ses responsabilités pour que ces pratiques cessent enfin de relever l’économie du pays.

La coalition compte 18 associations luttant toutes pour la bonne marche de l’économie nationale.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Le Patronat à la Primature : La grève des financiers dans les préoccupations

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Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie DABIRE, a accordé une audience au Conseil National du Patronat Burkinabè (CNPB), ce mardi 16 avril 2019. Plusieurs sujets ont meublé les échanges entre les deux parties, notamment le soutien et les encouragements du monde des affaires aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) dans la lutte contre le terrorisme, la crise au niveau du Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID).

Depuis l’installation le 14 décembre 2018 de son Président et des membres de ses instances statutaires, c’est la toute première audience accordée par le Premier ministre, Christophe Joseph Marie DABIRE, au nouveau Bureau du Conseil National du Patronat Burkinabè (CNPB).

Fort de 35 membres, ce nouveau bureau piloté par Appolinaire T. COMPAORE, est venu se présenter, ce mardi 16 avril 2019, au Chef du Gouvernement.

Selon le porte-parole du CNPB, Seydou DIAKITE, la délégation a profité de cette occasion pour féliciter Christophe Joseph Marie DABIRE pour la marque de confiance qui a été placée en lui par le Chef de l’Etat, Roch Marc Christian KABORE, en lui confiant les responsabilités de Premier ministre du Burkina Faso.

« C’est une tâche qui n’est pas facile. C’est une tâche qu’il va exécuter avec l’ensemble de son Gouvernement mais également avec les entreprises opérant au Burkina Faso », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, il a fait savoir que le Patronat burkinabè a saisi cette opportunité pour féliciter les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) « qui abattent un travail énorme aujourd’hui dans la lutte contre le terrorisme et qui ont besoin du soutien des entreprises et de tous les Burkinabè ».

Un autre point a été au centre des échanges entre les deux parties. Il s’agit de la situation qui prévaut actuellement au sein du Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID).

«Nous avons évoqué les nuisances que nous connaissons aujourd’hui dans l’exécution de nos business à savoir le mouvement social qui se mène au sein de ce ministère et qui n’est pas favorable aux entreprises », a expliqué le porte-parole du Patronat burkinabè.

Et M. DIAKITE d’ajouter : « Aujourd’hui, nous sommes tous adossés au ministère en charge des Finances, soit pour le paiement de nos factures, soit pour le paiement de nos impôts, soit pour l’obtention des documents qui doivent nous permettre d’opérer ».

Selon lui, le Premier ministre a rassuré la délégation du CNPB que « le dialogue n’est pas fermé entre les syndicats et le Gouvernement et que très prochainement une solution sera trouvée ».

«Nous voulons espérer que les uns et les autres comprendrons que toutes les préoccupations doivent trouvées forcément leurs solutions autour d’une table. Ce n’est pas en s’opposant de la sorte qu’on va arriver à nos objectifs. Il faut que le Gouvernement et les syndicats se parlent », a-t-il exhorté.

DCI/PM

Tahirou Barry candidat à la présidentielle de 2020

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Tahirou Barry (milieu) sera le candidat du MCR à la présidentielle de 2020

A l’occasion d’une conférence de presse organisée par le Mouvement pour le changement et la renaissance (MCR), ce samedi 13 avril 2019 dans la ville de Ouagadougou, Tahirou Barry a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2020.

Tahirou Barry (milieu) sera le candidat du MCR à la présidentielle de 2020

Le 27 janvier 2019 passé, rappelle  l’honorable Tahirou Barry, le MCR et plusieurs mouvements associatifs et politiques ont bien voulu m’inviter à me porter candidat pour l’élection présidentielle de 2020. J’ai beaucoup réfléchi sur la portée de mon engagement. J’ai profondément médité sur la situation actuelle et le devenir de notre mère patrie. Et au fond de sa solitude et dans la profondeur de la nuit, il s’est posé d’innombrables questions. Mais Tahirou Barry n’a pas eu peur du moment où il s’est qu’il a « toujours été face à des équations à traiter », puisqu’il s’est qu’une élection présidentielle est une redoutable épreuve de vérité et de sacrifices.

Trois grands maux handicapent l’avenir commun

Cette candidature pour le candidat choisi du MCR, sera placée sous le signe d’un grand combat contre trois grands maux qui handicapent l’avenir commun. Ces trois grands maux ne sont rien d’autre que le combat contre le terrorisme et l’érosion profonde de la cohésion sociale, la paupérisation accélérée des vaillantes populations et particulièrement les femmes et enfin le combat contre le chômage endémique qui tue à petit feu les jeunes des villes et compagnes du Burkina Faso. Cependant monsieur Barry ne veut qu’une seule chose : transcender à travers sa candidature, les considérations partisanes pour être portée par une coalition encore plus forte et crédible de partis et mouvements associatifs soucieux du devenir radieux de la patrie. Et c’est à travers un pragmatisme politique, que le MCR veut proposer quelque chose au peuple burkinabè : c’une autre façon de faire la politique.

Tahirou Barry demande pardon à Laurent Bado

Autre point qui a attiré l’attention des uns et des autres dans cette conférence, c’est la demande de pardon public du candidat Barry à son enseignant et père, le Pr Kilachou Laurent Bado, père fondateur du Parti pour la renaissance nationale (PAREN). Mais la question de savoir si faire alliance avec le PAREN sera possible. Sa réponse à cette question a été : «Rien n’est exclu en politique».

Pour réussir, le MCR dit ne pas avoir besoin d’un bâton magique. Ils veulent suivre l’exemple des Egyptiens qui, dans le dénouement depuis 4500 ans, ont construit les pyramides colossales d’Egypte, une construction qui figure parmi les sept merveilles du monde et est symbole de toutes les techniques architecturales. Pour ce faire, Tahirou et ses partisans n’ont que la conviction, la foi et la volonté pour conquérir le pouvoir d’Etat.

Nicolas Bazié

Burkina Demain           

Notre-Dame de Paris : L’Incendie maîtrisé et les dégâts énormes

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La cathédrale de Notre-Dame de Paris a été ravagée par un gigantesque incendie ce lundi. L’essentiel de la toiture et de la charpente du monument sont partis en fumée, ainsi que la flèche qui s’est effondrée. Le feu serait parti des combles pour gagner la charpente, sur plus de 100 mètres de poutres en bois…

Les flammes ont ravagé la toiture de la cathédrale Notre Dame de Paris

On en sait un peu plus ce mardi 16 avril 2019 sur l’incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris hier et détruit en partie l’un des joyaux des monuments parisiens. L’incendie se serait déclaré dans les combles de la cathédrale Notre-Dame, vers 18h50, depuis un échafaudage du chantier en cours sur le toit de l’édifice. C’est en tout cas cette piste, accidentelle, qui « retient l’attention des enquêteurs en l’état des investigations » ce matin, selon une source proche du dossier. Le feu s’est ensuite propagé à tout le toit de Notre-Dame de Paris, sur plus de 100 mètres de charpente. La flèche de Notre-Dame s’est effondrée peu avant 20h. Le feu a ensuite gagné une des tours du monument et ce n’est qu’à 23 heures environ, après de fortes craintes, que les pompiers ont indiqué que la structure du bâtiment était hors de danger.

L’incendie de Notre-Dame de Paris n’a été maîtrisé qu’à 3h30 du matin, après des heures de lutte de 400 pompiers et 18 lances contre les flammes. Un pompier a été grièvement blessé dans l’incendie de Notre-Dame de Paris selon Reuters et les dégâts, s’ils sont toujours en cours d’évaluation, pourraient avoir endommagé la façade et l’intérieur du monument. La couronne d’épines et la tunique de Saint-Louis ont pu être sauvées. Suivez les dernières infos sur l’incendie de Notre-Dame de Paris dans notre direct.

Source : L’Essentiel

Ehab Amin : «L’Egypte va renforcer sa coopération énergétique avec le Burkina»

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La coopération énergétique entre le Burkina Faso et la République d’Egypte va prendre une dimension plus importante dans les années à venir. Ehab Ismail Amin, vice-président pour les affaires techniques à l’Autorité égyptienne des énergies nouvelles et renouvelables, se veut rassurant. Lui qui a participé du 4 au 6 avril 2019 à Ouagadougou, à la troisième Semaine des énergies et énergies renouvelables d’Afrique (SEERA). Que pense-t-il de la SEERA ? Quelle est la situation des énergies renouvelables en Egypte ?  Quels les objectifs de la participation du pays des Pharaons à cette SEERA 2019 ?

Ce sont  là les questions auxquelles répond le vice-président pour les affaires techniques à l’Autorité égyptienne des énergies nouvelles et renouvelables, abordant au passage la présidence Al-Sissi de l’Union africaine qui accorde de l’importance aux questions d’énergies. Entretien exclusif.

Ehab Ismail Amin, vice-président pour les affaires techniques à l’Autorité égyptienne des énergies nouvelles et renouvelables, a représenté son pays à la SEERA 2019

Burkina Demain : Comment appréciez-vous cette Semaine des Energies et Energies Renouvelables d’Afrique à laquelle vous participez ?

Ehab Ismail Amin : C’est une très importante conférence. Je voudrais féliciter le gouvernement burkinabè d’avoir organisé cette troisième Semaine des énergies et énergies renouvelables d’Afrique (SEERA). Le gouvernement est vraiment intéressé par l’énergie renouvelable parce que les énergies renouvelables aujourd’hui permettent de faire toujours de l’énergie durable pour notre nouvelle génération et pour le futur puisque c’est de cela qu’il est question. L’énergie renouvelable est de  plus en plus moins chère que l’énergie conventionnelle ; elle favorise la sécurité énergétique, l’accès à l’énergie dans plusieurs  régions et aide beaucoup de  gens.  L’énergie renouvelable produit de l’électricité, permet aux gens de cuisiner, etc. L’énergie renouvelable est importante pour le continent africain en général et le Burkina Faso en particulier.

Quelle est la situation des énergies renouvelables en Egypte ?

Nous sommes actuellement à 10% la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique. Nous avons une longue stratégie pour atteindre 42% d’ici 2035. C’est un ambitieux objectif. Comme je le disais tantôt, l’énergie renouvelable est devenue abordable et nous devons faire sa promotion. Mais, nous avons besoin de renforcer nos lignes de transmissions pour absorber toute cette énergie renouvelable qui va être produite. Il est important pour les pays africains de chercher à s’interconnecter entre eux à travers les lignes de transmissions. Le Burkina Faso est peut-être bien loti en solaire et un autre pays peut être doté d’un potentiel éolien. On peut avoir une intégration des systèmes électriques pendant la journée et la nuit. C’est une possibilité et c’est très facile de commencer avec cela.

Quels sont les objectifs de l’Egypte en venant à cette Semaine africaine des énergies et énergies renouvelables ?

Nous sommes ici pour savoir ce qui est réellement  fait au Burkina Faso. Nous sommes aussi là pour partager notre expertise parce que l’Egypte est engagée dans des projets d’énergies renouvelables (solaire, éolien). Alors, nous sommes venus partager notre expertise, montrer ce qui est réellement fait en Egypte, renforcer nos capacités et voir comment notre expertise peut profiter aux travailleurs ou ingénieurs burkinabè.

Voudriez-vous ajouter un mot ?

L’Egypte assure actuellement la présidence de l’Union africaine. L’Egypte est tout à fait heureuse et disponible à apporter son soutien technique aux dirigeants, au gouvernement du Burkina pour tout ce que vous êtes prêts à engager. Nous envisageons la visite du ministre de l’énergie, Dr Bachir Ismaël Ouédraogo, au Caire pour renforcer notre coopération énergétique en général et commencer notre coopération dans le secteur spécifique des énergies renouvelables.

Propos recueillis par Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

Accès à l’eau potable : On en parle à l’Assemblée nationale

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Le Réseau des parlementaires pour l’eau potable, hygiène et assainissement (REPHA-BF), a tenu un atelier ce vendredi 12 avril 2019 à Ouagadougou. Objectif, réfléchir sur les systèmes tarifaires en lien avec les investissements réalisés.

Les membres du Réseau des parlementaires pour l’eau potable, hygiène et assainissement  REPHA-BF étaient en conclave ce vendredi matin au sein de l’hémicycle pour traiter de  la question des systèmes tarifaires au Burkina Faso.

Pour alimenter les populations en eau potable, dit le 2ème vice-président de l’Assemblée nationale, Kassoum Traoré, il faut des investissements énormes. Pourtant qui parle d’investissement, parle forcement de remboursement de ces investissements-là. Mais pour y arriver, continue Monsieur Traoré, il faudrait trouver un système de tarification qui tienne compte des conditions de vie des populations et aussi la rentabilité et la solvabilité de l’organisation, qui assure cette desserte.

Mais, dans ce domaine, force est de savoir qu’il y a plusieurs systèmes qui sied. Et pour venir à bout à ce problème, c’est une réflexion qui doit être menée. Donc, dans cette lancée, affirme le 2ème vice-président de l’Assemblée nationale, il y a plusieurs options. Pour lui, soit on le fait au coup réel ou le faire en tenant compte de l’équité ou encore le faire avec un tarif qui porte sur des périodes de consommation.

Le représentant du directeur général de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA), Adama Sawadogo, lui, a souhaité que les informations qui vont sortir à la fin de cet atelier, servent à l’amélioration continue des activités et de la satisfaction de la population du Burkina Faso en matière d’eau potable et d’assainissement.

L’eau c’est la vie dit-on, et l’accès à ce liquide est selon le coordonnateur du REPHA-BF, Alidou Sanfo, un droit reconnu par la Constitution burkinabè. Nonobstant les efforts que l’ONEA mène pour assurer la continuité en eau potable, il rencontre d’innombrables difficultés dans la satisfaction des populations en matière de fourniture d’eau propre. Au Burkina Faso, révèle Alidou Sanfo, l’alimentation en eau potable des centres semi-urbains et ruraux, est à un niveau très bas. Ce qui impacte le développement socio-économique de notre pays. C’est d’ailleurs pour ce faire que le réseau des parlementaires a pris l’initiative de passer en revue la législation en matière de tarification d’eau au Burkina, en vue de faire le lien entre les prix en vigueur et les investissements déjà réalisés.

Nicolas Bazié                                                                              

Burkina Demain

Opération «Otapuanu» : Le satisfecit de la haute hiérarchie militaire confirmé

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En visite de soutien aux hommes sur le terrain le 21 mars dernier à Fada, le ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Moumina Chériff Sy s’était voulu rassurant sur l’issue de l’opération «Otapuanu». Ce vendredi 12 avril, cet optimisme du ministre Sy a été confirmé par le chef d’Etat-major général des Armées, Moïse Miningou  à Radio Omega.

Selon le chef d’Etat-major général des Armées burkinabè, Moïse Miningou qui s’est exprimé sur Radio Omega ce 12 avril, l’opération Otapuanu menée dans l’est du pays a été un succès. Et de dresser ce bilan satisfaisant, excluant toute exécution sommaire : «Plus d’une centaine de personnes interpellées ; 7 militaires burkinabè décédés et 9 blessés ; Plus d’une centaine d’écoles ont rouvertes. L’objectif principal de restaurer l’autorité de L’Etat dans l’Est du pays a été atteint».

Cette sortie du Gal Miningou vient confirmer les propos du ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Moumina Chériff Sy qui s’était voulu rassurant sur l’issue de l’opération «Otapuanu» lors de sa visite médiatisée du 21 mars au 34e Régiment interarmes (RIA) de Fada N’Gourma, siège de l’opération «Otapuanu».

«L’objectif est de rétablir l’autorité de l’Etat, de faire prévaloir les symboles de l’Etat et de rouvrir toutes les écoles fermées pour fait d’insécurité (…) Aujourd’hui, les forces du mal et leurs représentants sont dans le désarroi. Cela signifie que le travail en cours porte ses fruits. Mais nous ne pouvons pas en dire plus pour le moment», avait indiqué à cette occasion le ministre Sy.

Ousmane Bichara Tichero

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 12 avril 2019

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le vendredi 12 avril 2019, en séance ordinaire, de 10 H 30 mn à 16 H 20 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il  a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I.DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE SIX (06) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de la Sécurité :

– un décret portant modification du décret n°2018-1161/PRES/PM/MSECU/MDNAC/MJDHPC/MATD/MINEFID/MEEVCC portant création, composition, attributions et fonctionnement d’une commission d’élaboration de la Politique de défense et de sécurité nationale.

L’adoption de ce décret permet l’élaboration de la Politique de défense et de sécurité nationale.

I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– un rapport relatif à six (06) décrets d’application de la loi n°104-2015/CNT du 23 décembre 2015 portant statut du personnel du cadre paramilitaire des douanes.

Il s’agit :

– du décret portant organisation et attributions des corps du personnel du cadre paramilitaire des douanes ;

du décret portant composition, attributions et fonctionnement des organes de l’administration des douanes ;

du décret portant modalités de promotion en grade du personnel du cadre paramilitaire des douanes ;

du décret portant règlement de discipline générale du personnel du cadre paramilitaire des douanes ;

du décret portant code de déontologie du personnel du cadre paramilitaire des douanes ;

du décret portant modalités et critères d’évaluation et d’avancement du personnel du cadre paramilitaire des douanes.

L’adoption de ces décrets permet l’application effective des dispositions de la loi n°104-2015/CNT du 23 décembre 2015 portant statut du personnel du cadre paramilitaire des douanes.

– un décret modificatif du décret n°2017-0049/PRES/PM/MINEFID du 1er février 2017 portant procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics et délégation de service public.

L’adoption de ce décret modificatif permet de se conformer aux dispositions de la loi n°039-2016/AN du 2 décembre 2016 portant réglementation générale de la commande publique.

Il permet désormais la publication des avis d’appel à concurrence et des résultats des travaux des commissions d’attribution des marchés dans les journaux d’informations générales habilités à recevoir les annonces légales.

Ce décret modificatif autorise également la mise en place de commission ad’hoc d’attribution des marchés en vue de pallier à d’éventuels  dysfonctionnements de la tenue des sessions des commissions d’attribution des marchés publics.

I.1.3. Pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– un décret portant organisation des emplois des enseignants-chercheurs, des enseignants hospitalo-universitaires et des chercheurs et réglementation des fonctions d’enseignant à temps plein et d’ingénieur de recherche.

L’adoption de ce décret vise une meilleure gouvernance administrative et pédagogique des institutions d’enseignement et de recherche et permet d’insuffler une nouvelle dynamique à l’enseignement supérieur public.

– un décret portant changement de dénomination de l’Université Ouaga I Professeur Joseph KI-ZERBO.

L’adoption de ce décret consacre la nouvelle appellation de l’Université Ouaga I Professeur Joseph KI-ZERBO qui devient désormais Université Joseph KI-ZERBO.

I.1.4. Pour le compte du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles :

– un rapport relatif à quatre (04) décrets d’application de la loi n°026-2017/AN du 15 mai 2017 portant contrôle de la gestion des pesticides au Burkina Faso.

Il s’agit :

du décret portant attributions, composition, organisation et fonctionnement du Comité national de gestion des pesticides ;

du décret portant modalités de contrôle des pesticides au Burkina Faso ;

du décret portant conditions générales de délivrance d’agrément de pesticides ;

du décret portant contrôle des procédures de destruction des pesticides obsolètes au Burkina Faso.

L’adoption de ces décrets permet un meilleur contrôle de la gestion des pesticides dans notre pays.

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE TROIS (03) RAPPORTS.

I.2.1. Pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– un décret portant création d’un emploi de chercheur au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST).

L’adoption de ce décret permet la création d’un emploi de chargé de recherche au CNRST.

I.2.2. Pour le compte du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– un rapport relatif au bilan de l’organisation des examens professionnels et concours de la Fonction publique, au titre de l’année 2018.

Au titre de la session de 2018, pour les concours professionnels, au total 3 095 postes ont été pourvus sur 4 038 postes à pourvoir.

Pour les concours directs, il a été autorisé l’ouverture de 100 concours pour 6 326 postes pourvus sur 6 668postes prévus.

Pour les recrutements sur mesures nouvelles spéciales au profit de onze (11) départements ministériels, 52 concours ont été organisés pour              2 641 postes pourvus sur 2 733 postes à pourvoir.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines pour la liquidation des dépenses restées en instance et l’amélioration de l’organisation des examens professionnels et concours de la Fonction publique.

– un rapport relatif à une demande d’autorisation de recrutements sur examens professionnels et concours, au titre de l’année 2019.

Le Conseil a marqué son accord pour le recrutement au titre de l’année 2019, de 3 232 agents au titre des concours professionnels et de 5 892 au titre des concours directs.

Pour le recrutement sur mesures nouvelles au titre de l’année 2019, 5 535 postes sont à pourvoir pour les mesures nouvelles spéciales et 1 124 pour les mesures nouvelles ordinaires.

II.COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a fait au Conseil le bilan de la visite d’amitié et de travail de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso en République de Turquie du 9 au 11 avril 2019.

Durant son séjour, marqué par les étapes d’Istanbul et d’Ankara, le Président du Faso a eu des entretiens avec son homologue Recep Tayyip ERDOGAN et le Président de la grande Assemblée nationale de Turquie.

Il a par ailleurs accordé une audience au Président du Conseil d’Affaires Turquie-Burkina Faso et présidé le Forum d’affaires Turquie-Burkina Faso. Il a également mis à profit son séjour pour rencontrer la communauté burkinabè vivant en Turquie.

La visite d’amitié et de travail du Président du Faso a été aussi marquée par des signatures d’accords et de conventions dans les domaines des investissements, de la défense et de l’audiovisuel.

La 2ème Commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et la Turquie se tiendra en juillet 2019 à Ouagadougou.

II.2. Le ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale a fait au Conseil une communication relative à l’élection du Burkina Faso à la présidence du Comité technique spécialisé sur le Développement social, le travail et l’emploi (CTS-DSTE) de la Commission de l’Union africaine (UA), pour un mandat de deux (02) ans.

Il a également informé le Conseil de l’organisation courant mai 2019, d’une opération de contrôle de l’authenticité des diplômes des fonctionnaires en activité.

II.3. Le ministre des Mines et des carrières a fait au Conseil le point de la mise en œuvre des recommandations de la Commission d’enquête parlementaire sur la gestion des titres miniers et la responsabilité sociale des entreprises minières au Burkina Faso.

La Commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale a formulé 55 recommandations, suite à l’enquête menée en 2016 sur la gestion des titres miniers et la responsabilité sociale des entreprises minières au Burkina Faso. Il ressort du rapport du comité de suivi de ces recommandations qu’à la date du 30 novembre 2018, 30 ont été mises en œuvre, soit un taux de 61%, 14 en cours de mise en œuvre et 5 recommandations non encore mises en œuvre.

Afin d’accélérer la mise en œuvre des recommandations en cours et celles non mises en œuvre, le ministre a informé le Conseil de la création de sous-comités composés de représentants des départements ministériels impliqués dans la mise en œuvre desdites recommandations.

II.4. Le ministre des Sports et des loisirs a informé le Conseil de l’organisation de la première édition de la « Coupe des Ambassades » en football dont le lancement est prévu pour le 1er mai 2019 à Ouagadougou. Cette activité vise à créer un cadre d’expression de la pratique du sport pour tous à travers la mise en compétition des différentes représentations diplomatiques au Burkina Faso.

III. NOMINATIONS

III. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

MINISTERE DES INFRASTRUCTURES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Wend Gomdé Abel SAWADOGO, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière au Conseil d’administration de l’Agence des travaux d’infrastructures du Burkina (Agetib), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Eric BASSOLE, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat au Conseil d’administration de l’Agence des travaux d’infrastructures du Burkina (Agetib), pour une dernière période de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU, Officier de l’ordre national

Situation soudano-tchadienne : Deby dans le viseur après Béchir ?

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Les présidents Omar El-Bechir et Idriss Deby Itno sont arrivé au pouvoir presqu'à à la même période (1989 et 1990)... la chute de l'un entraînera celle de l'autre ?

Depuis le début de la contestation populaire au Soudan, commencée il y a de cela près de quatre mois, il y a un pays qui suit très attentivement le déroulement des faits. Ce pays, c’est le Tchad d’Idriss Deby Itno, qui partage avec le Soudan près de 1080 km de frontière et qui a plusieurs liens séculaires sur le plan culturel, social et linguistique. Le président Tchadien Idriss Deby était le dernier chef d’Etat à avoir rendu visite au président à l’ex président El-Bechir, le 4 avril dernier à Khartoum, soit 6 jours avant sa destitution par l’armée. C’est dans ce contexte que s’ouvre ce samedi à N’Djamena un sommet extraordinaire des chefs d’Etats et de gouvernement des pays membres de la Communauté des Etats sahélo-sahariens.

Les présidents Omar El-Bechir et Idriss Deby Itno sont arrivé au pouvoir presqu’à à la même période (1989 et 1990)… la chute de l’un entraînera celle de l’autre ?

Cette proximité entre le Soudan et le Tchad d’une part et entre le président déchu soudanais Omar El-Béchir et le président tchadien Idriss Deby Itno fait que certains observateurs n’écartent pas le phénomène de contagion.

Arrivé au pouvoir il y a 29 ans en lançant une offensive à partir du Darfour au Soudan, le président Deby et son homologue soudanais ont eu des relations très tendu à un moment donné avant d’observer une période de désescalade à partir de 2009.

Béchir en 1989 et Deby en 1990

Tout comme Omar El-Béchir arrivé au pouvoir lors d’un coup d’état militaire en 1989, Deby a pris le pouvoir en décembre 1990, en renversant Hussein Habré par une offensive lancée à l’Est du Tchad, frontalier avec le Darfour soudanais.

Le président Idriss Deby a été le dernier président en exercice à avoir rencontré El-Béchir avant sa destitution. C’était le 4 avril dernier. Mais, selon les informations recueillies par des témoins sur place, les deux chefs d’états n’ont évoqué au cours de cette visite que la question sécuritaire à leur frontière commune.

D’après un haut cadre de la Direction des services de sécurité de l’Etat (DGSSIE), (Ndlr, la garde prétorienne chargée de la sécurité présidentielle) : « nous observons de près ce qui se passe à Khartoum, cela pourrait avoir des répercussions immédiates même au sein de la DGSSIE), confie cette source qui requière l’anonymat.

Le Tchad craint une recrudescence des conflits à la frontière

Le Tchad partage plus de 1000 km de frontière avec le Soudan. A cause de la porosité de cette frontière source de plusieurs trafics notamment des armes et la contrebande des produits alimentaires, le Tchad et le Soudan ont mis en place une unité chargée de la surveillance de la frontière depuis 2010.

Cette force mixte Tchad-Soudan est forte de près de 3000 hommes à part égale entre les deux pays. Avec le départ de Omar El-Béchir, plusieurs observateurs craignent que cette force ne puisse pas jouer son rôle à cause d’un afflux des milices Djandjawids (Ndlr, milices armé par El-Béchir et responsables des crimes de guerre au Darfour) vers l’Etat du Darfour, frontalier du Tchad. Le départ de leur mentor ne sera certes pas sans conséquence sur ces milliers des milices qu’entretenait l’ex président soudanais. Selon les analystes, à défaut d’avoir des financements par les services de renseignement soudanais, ces milices pourraient regagner les maquis pour pouvoir survivre.

Selon le porte-parole du ministère des affaires étrangères du Tchad, Béchir Issa Hamidi, sur Tweeter assure qu’il : « suivait avec attention la situation au Soudan… » Et avant d’ajouter : « Nous souhaitons que la volonté du peuple soudanais connaisse un dénouement pacifique… ».

Sommet extraordinaire de la SEN-SAD

Un sommet extraordinaire des Chefs d’Etats et de gouvernement des pays membres de la Communauté des Etats sahélo-sahariens s’ouvre ce 13 avril 2019 à Ndjamena, dans la capitale tchadienne. Selon un diplomate tchadien contacté par Jeune Afrique, les Chefs d’Etats évoqueront sans nul doute, la crise libyenne et la situation récente au Soudan, deux pays frontaliers du Tchad… »

Sur les réseaux sociaux, les internautes tchadiens ne cachent pas leurs sympathies avec les contestataires soudanais. Plusieurs d’entre eux ont repris sur leurs profils et statuts, l’icône des manifestants au Soudan. La photo d’une jeune étudiante soudanaise est devenue le symbole de la contestation contre le régime d’El-Béchir et très vite virale sur les réseaux sociaux.

Aussi, plusieurs internautes tchadiens prédisent que prochainement c’est le tour de Deby, qui règne au Tchad près de 29 ans sans partage. Sur une autre photo, très viral sur les réseaux sociaux, nous voyons la lettre S (Soudan) et la lettre T (Tchad) se suivent, tout comme les chiffres 1989 (Arrivé au pouvoir de El-Béchir) et 1990 (Arrivé au pouvoir de Deby). En tout cas, les analystes sont anonymes pour dire que c’est une phase 2 du printemps arabe qui s’ouvre, et les dirigeants de l’Afrique centrale seront les plus sensibles aux mouvements populaires.

Ousmane Bichara Tichero

Burkina Demain    

Grève au MINEFID : Le MPP dénonce une opération d’asphyxie économique

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L’interminable grève des agents du ministère de l’économie, des finances et du développement (MINEFID) a figuré en bonne place dans la conférence de presse animée ce 11 avril par les responsables du parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP),  sur la situation nationale.

Simon Compaoré, président par intérim du MPP (au milieu), n’a pas été tendre les financiers grévistes

Pour le président par intérim du MPP, Simon Compaoré, cette grève des financiers qui n’en finit pas, n’est ni moins, ni plus qu’une «opération de sabotage et d’asphyxie de l’économie nationale».

Et d’indexer «un groupe de travailleurs plus portés sur leurs intérêts personnels que sur le sort des Burkinabè», responsable de la situation.  «Comment sous des prétextes aussi fallacieux que farfelus, qui ne résistent pas à l’analyse, peut-on empêcher des citoyens, des patriotes d’accomplir leur devoir civique ?», s’est-il indigné.

«La grève insidieuse à laquelle se livrent des travailleurs de ce ministère appelle une fermeté des pouvoirs publics et une explication de texte sur les tenants et les aboutissants du dossier du fonds commun qui, apparemment, n’a pas révélé tous ses secrets, a dit le président par intérim qui qualifie la situation de «pathétique» et «inacceptable», a conclu Simon Compaoré en guise d’avertissement sans annoncer des mesures concrètes de reprise en main de la situation.

Nicolas Bazié

Burkina Demain