Le ministère de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique, tient depuis ce matin, à Ouagadougou, un atelier national de formulation du « Plan d’action national » (NAP) du Burkina Faso. Occasion pour les acteurs de réfléchir sur comment réduire, voire éliminer des rejets et émissions du mercure dans le secteur de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or.

Pour le chargé d’études au secrétariat général du ministère de l’environnement, représentant le ministre, Mamadou Coulibaly, l’EMAPE de l’or est le plus grand consommateur de mercure dans le monde, estimant qu’à l’échelle mondiale, 1400 tonnes de mercure ont été utilisées pour les besoins de l’orpaillage en 2011.

Et au Burkina Faso, poursuit-il, l’inventaire de 2017 sur les sources d’émissions et de rejets de mercure révèle que l’exploitation minière est la première source d’émission intentionnelle de mercure dans l’air avec une quantité de plus de 32 tonnes de mercure annuelle rejetée dans l’environnement.

Des solutions contre l’utilisation du mercure

Milene Pocheco, représentante de l’Artisanal gold council (AGC), d’informer qu’il y a des solutions qui peuvent être utilisées pour éliminer l’usage du mercure dans le sens d’améliorer la récupération de l’or et les conditions des orpailleurs en générale et celles des communautés en particulier. Pour ce faire, elle pense qu’il faudra mettre en œuvre des actions. Par conséquent, le Plan d’action est le premier pas, a-t-elle conclu.

Le système d’extraction artisanale de l’or actuel du Burkina, dit Mamadou Coulibaly, est loin de satisfaire la politique de protection environnementale caractérisé par la contamination de l’air, du sol, des eaux, etc.

Fonds pour l’environnement mondial

Ce sont des difficultés auxquelles s’ajoutent les risques de la santé humaine (les artisans miniers, leurs familles et leurs communautés).

Dans le but de pallier cette insuffisance notoire, le ministère de l’environnement a initié à travers le financement du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et l’appui technique de l’Organisation des nations unies pour le développement industriel (ONUDI) et de l’AGC, le projet « Plan d’action national » au Burkina Faso, rassure monsieur Coulibaly.

Comme le disais le Pr Laurent Bado, « l’humanité est une et le monde dans lequel nous vivons n’est pas notre demeure ». Donc nous devons absolument protéger l’environnement du monde.

L’atelier s’achève ce jeudi  21 mars 2019 à  Ouagadougou.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

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