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SEERA 2019 : Satisfecit et Cri de cœur du président de la Coalition CNPDER

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Charles Didace Konseibo, président de la CNPDER-BF, à la clôture de la SEERA 2019

La troisième édition de la Semaine des énergies et énergies renouvelables d’Afriques (SEERA) 2019 a fermé ses portes le 6 avril 2019 à Ouagadougou. L’objectif de cette édition était de réfléchir à des politiques et innovations pour une transition énergétiques réussie. Dans cette  interview à nous accorder à la clôture de cette SEERA 2019, Charles Didace Konseibo, président de la Coalition des organisations de la société civile (OSC) pour la promotion des énergies renouvelables, l’accès à l’énergie durable et l’efficacité énergétique au Burkina Faso (CNPDER- BF) tire le bilan, aborde les actions du gouvernement et les  efforts déployés par la société civile, notamment la CNPDER-BF dans le sens de la sensibilisation des populations et du plaidoyer pour des énergies renouvelables de qualité dans le pays. Entretien exclusif !

Charles Didace Konseibo, président de la CNPDER-BF, à la clôture de la SEERA 2019

Burkina Demain : Nous venons d’assister à la clôture de la troisième Semaine des Energies et Energies Renouvelables d’Afrique. Quelle est votre appréciation globale de cet évènement ?

Charles Didace Konseibo : Nous sommes très contents de cette semaine-là qui a marqué une différence avec les éditions passées. Cette édition s’est bien passée.

La Coalition nationale des OSC a pris part activement à cette semaine des énergies renouvelables. Nous avons tenu un stand. Nous avons eu un Side Event. Nous avons fait une salle comble de participants pour exprimer un peu notre point de vue par rapport aux énergies renouvelables dans notre pays.

Ces derniers temps, le gouvernement est engagé en faveur des énergies renouvelables. En tant qu’OSC intervenant dans le domaine, comment appréciez-vous cet engagement ?

Vraiment, nous avons constaté que le gouvernement fait beaucoup d’efforts. Nous avons vraiment apprécié. Et à notre Side Event hier nous avons apprécié cet engagement du gouvernement à faire des énergies renouvelables un vrai tremplin  pour le développement des énergies au Burkina Faso.  Malheureusement, en tant qu’OSC,  nous ne voyons pas encore la répercussion au niveau des masses populaires. Il y a des lois,  tout est pris le gouvernement travaille. Mais, au niveau des populations à la base, pour le moment on ne ressent pas cet effet-là, cet effet coordonné qui devrait permettre de sortir définitivement de cet assujettissement  au manque d’énergie. Il reste encore beaucoup à faire. Dans un premier temps, cela passe par la sensibilisation parce que les populations ne connaissent pas encore les énergies renouvelables. Pour ce faire, il faut des prestataires de proximité, des techniciens de niveau intermédiaire qui puissent faire des installations de qualité au profit des populations.  Sinon, on risque de ternir l’image des énergies renouvelables et à la longue, cela ne va pas porter fruit. Il y a quelque donc quelque chose à faire dans ce sens. Ce qui implique une formation professionnelle adaptée et appropriée aux populations. Ensuite, il faut vraiment que le gouvernement permette qu’il y  ait une règlementation. Il ne faut pas qu’il y ait un peu de fourre-tout au Burkina au niveau des énergies renouvelables. Il faut que les équipements qui rentrent soient certifiés, que les prestataires soient certifiés. Ainsi, on pourra assainir un peu le milieu des énergies renouvelables au Burkina Faso. A l’occasion de cette SEERA,  en tout cas, nous lançons encore un appel vibrant au gouvernement. Nous les encourageons, nous apprécions vraiment ce qu’ils font mais nous voulons ressentir cet  impact-là au niveau des  populations.

Parlons-nous brièvement de votre Coalition, son action  sur le terrain, son organisation…

La CNPDER-BF est un regroupement de 19 OSC qui travaillent dans le domaine des énergies renouvelables. C’est un groupe qui a ressenti le besoin de se mettre ensemble pour être en fait le porte-parole des plus pauvres vers les gouvernants. Très souvent les gouvernants voient macro. Les lois qu’ils votent, c’est très grand. Les populations à la base, ne connaissent pas ces lois-là.  Quand on les met en œuvre, ils ne les ressentent pas. Vous avez des moments on va installer un lampadaire solaire dans un village et puis les villageois ne sont pas au courant, c’est arrivé comme cela. Il faut bien leur expliquer, il faut bien  sensibiliser ces populations-là.  Et nous, nous voulons être cette courroie de transmission. Toutes ces 19 OSC membres sont d’accord pour faire cette transmission.

Vous avez dans notre Coalition des organisations internationales telles l’Organisation Néerlandaise de Développement (SNV) qui nous apporte un appui inestimable. C’est d’ailleurs avec le financement  d’un de ses projets dénommé Programme Voix pour le changement (V4CP) que nous avons participé à cette SEERA 2019. Ce programme accompagne quatre (4) OSC qui sont dans le domaine des énergies renouvelables, ce qui permet de donner une certaine dynamique à notre coalition. En plus dans la CNPDER-BF, il y a un  groupe d’experts qui regroupe des représentants de sept (7) OSC dont le rôle est de réfléchir aux stratégies d’approches, de plaidoyer, et de mise en œuvre des projets de la  Coalition.

Quelles sont vos actions futures ?

Pour le futur, nous envisageons beaucoup d’actions. Il faut dire que notre plaidoyer est collaboratif. Nous pouvons sortir à travers des conférences de presse pour exprimer notre vision, nous élaborons des Policy Brief, des notes de position que nous rendons publiques pour faire connaitre à la population notre position sur le développement des énergies renouvelables. Nous allons continuer dans ce sens, pour approcher dans un premier temps le gouvernement, le Premier ministère, le MINEFID, l’ANEREE, la direction générale des énergies pour qu’on alloue plus d’argent à ce secteur. Nous voulons aussi que le Ministère de l’enseignement, de la Jeunesse puissent faire la promotion des métiers des énergies renouvelables, d’où la formation professionnelle. Nous savons que le plaidoyer, c’est durable dans le temps, nous espérons rendre forte la coalition pour qu’elle puisse perdurer dans le temps pour que les énergies renouvelables  puissent rayonner au Burkina Faso.

Au regard de ce qui est fait, le Burkina Faso n’est-il pas un bon élève dans la transition vers les énergies vertes en Afrique ?

Dire que le Burkina Faso  n’est pas un bon élève, serait un peu trop. Disons que nous n’avons pas suffisamment des moyens pour aller trop vite comme les gens le veulent. Mais, qu’au niveau des lois, des stratégies et des politiques qui sont votées, l’Afrique essaye d’aller vers cette transition énergétique. La thématique de cette SEERA est une transition énergétique réussie au niveau du Burkina. Nous saluons l’engagement des différents gouvernements au niveau de la CEDEAO, il y a des bonnes politiques qui sont prises, mais c’est la traduction lente de ces politiques au niveau national qui pose problème. Nous aujourd’hui, ce qu’on voudrait, c’est  de permettre d’accélérer la mise en œuvre  de ces politiques  convenues aussi bien au niveau régional que national. Le Burkina envisage de produire près de 300 MGW en 2020, ce qui permettra d’accroitre l’offre de l’électricité. En tant qu’OSC, nous ne revendiquons pas pour revendiquer, mais nous demandons au gouvernement d’accélérer le rythme pour permettre à la majorité de la population d’avoir accès à l’électricité, à l’énergie propre dans le pays. C’est cela notre préoccupation principale.

Interview réalisée par Ousmane Bichara Tichero

Burkina Demain

Projet TFTC : Le PNE Burkina sensibilise les femmes de Koankin

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Sylviane Yameogo, chargée de communication au PNE en pleine explication avec image en mains

Le Partenariat national de l’eau (PNE) du Burkina Faso a organisé une séance de sensibilisation au profit d’une cinquantaine de femmes du village de Koankin, dans la commune rurale de Saponé, ce 9 avril 2019. L’activité a porté sur le thème de l’hygiène et de l’assainissement et s’inscrit dans le cadre du projet ‘’TonFuturTonClimat’’ (TFTC).

Sylviane Yameogo, chargée de communication au PNE en pleine explication avec image en mains

Il était un peu plus de 10 heures, lorsque l’équipe du PNE, conduite par la chargée de communication Sylviane Yaméogo, arrive à Koankin. Les femmes, elles, elles étaient déjà installées. Pas de temps à perdre, nous avons déjà accusé un retard d’une demi-heure. Très rapidement, les salutations d’usage sont faites, place à l’activité.

C’est le duo, Félicité Chabi Vodounhessi, chargée de projet au Partenariat  régional de l’eau de l’Afrique de l’Ouest (GWP-AO) et Sylviane Yaméogo, chargée de communication au PNE qui ont échangé avec les femmes. En effet, Sylviane était chargée de traduire en Mooré les propos de Félicité.

D’entrée de jeu, ce sont les préoccupations et attentes de la cinquantaine de femmes venue assister à cette sensibilisation sur l’hygiène et l’assainissement qui ont été recueillies. Ensuite, vient la question de Félicité qui nous fait entrer dans le vif du sujet à savoir: « quelles sont les maladies pour lesquelles vous allez très souvent à l’hôpital ?», leurs demande-t-elle.

Après la traduction de la question en Mooré par Sylviane, telle dans une salle de classe, on voit les doigts levés. Les réponses sont alors données à tour de rôle.

Manque d’hygiène et d’assainissement

Pour félicité, la plupart des maux cités sont liés au manque d’hygiène et d’assainissement.  Pour illustrer ses propos, elle disposa les femmes en groupe de 5 et leurs distribua des images sur des papiers format A4.  La consigne était que chaque groupe après concertation désigne un membre qui viendra interpréter ou commenter les images. Toutes les images avaient bien sur un lien avec l’hygiène et l’assainissement.

A l’issue de cet exercice, les femmes ont pu noter les causes et conséquences du manque d’hygiène. Elles ont aussi appris les bonnes pratiques en matière d’hygiène et d’assainissement.

De nombreuses maladies, telles la diarrhée, les maux de ventre etc. sont le résultat de « notre négligence en matière d’hygiène », dit la communicatrice.  C’est pourquoi, elle a invité les femmes à adopter des attitudes de rigueur dans la propriété. « Si vous prenez soin de votre environnement de vie, vous éviterez beaucoup de maladies »,  a conseillé Félicité Chabi aux femmes.

Installation d’un forage

Un autre élément des échanges avec les femmes a porté sur l’installation d’un forage dans le village.

En effet, Dans le cadre du projet, ‘’TonFuturTonClimat’’, il est prévu la réalisation d’un forage dans le village de Koankin. Les femmes ont voulu savoir l’usage de ce forage. « Ce forage est destiné à l’agriculture » a déclaré Félicité.

Toutefois, dit-elle, au regard des difficultés liées à l’approvisionnement en eau dans le village, il serait possible que ce forage serve de source d’approvisionnement en eau pour la population de Koankin.

C’est sur une note de satisfaction que l’équipe de PNE et les femmes de Koankin se sont séparées. Rendez-vous a été pris pour une autre séance de sensibilisation dans les mois à venir.

Notons que le projet ‘’TonFuturTonClimat’’ est financé par le gouvernement Québécois.  Il est mis en œuvre au Burkina Faso par le GWP-AO en collaboration avec le PNE Burkina Faso.

 

Joachim Batao

Burkina Demain

SEERA 2019 : Honoré Bonkoungou d’ECED Mouhoun noterait l’organisation 9/10

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Honoré Bonkoungou, chef de mission adjoint du projet ECED Mouhoun, est satisfait de sa participation au SEERA

Honoré Bonkoungou, chef de mission adjoint du projet ECED Mouhoun -Energie et croissance économique durable dans la Boucle du Mouhoun- fait partie de ceux qui ont pris une part active à la troisième Semaine des Energies et Energies Renouvelables d’Afrique (SEERA) tenue du 4 au 6 avril 2019 à la salle de conférence de Ouaga 2000. Dans cet entretien, à nous accordé  le 6 avril,  M. Bonkoungou fait le point de la participation d’ECED Mouhoun à cette SEERA 2019, notamment l’exposition et se prononce sur l’organisation de l’évènement qui a été à la hauteur de ses attentes.

Honoré Bonkoungou, chef de mission adjoint du projet ECED Mouhoun, est satisfait de sa participation à la SEERA 2019

Burkina Demain : Présentez-nous votre structure

Honoré Bongoungou : ECED Mouhuon est une initiative de la coopération canadienne en appui au Burkina et le projet est financé par Affaires mondiales  Canada à hauteur de près de 18,5 millions de dollars canadiens avec une contrepartie de l’Etat burkinabè. Le projet  vise à favoriser l’accès aux services énergétiques de base dans Ba boucle du Mouhoun à travers des actions dans différentes composantes catégorisées en trois dont la première composante est orientée directement vers l’énergie. Dans ce secteur, nous développons plusieurs initiatives de la connexion au réseau électrique pour une quinzaine de localités. Nous faisons également l’installation de systèmes isolés dans les centres de santé où nous avons ciblé 30 centres de santé et comptons contribuer au développement du marché de lampes.

Burkina Demain : Comment s’est faite votre participation à cette SEERA 2019 ?

Honoré Bonkoungou : Nous avons invité à cette SEERA cinq (5) entreprises qui sont aussi dans le domaine de l’énergie de qualité à pouvoir présenter les produits certifiés dans le but de contribuer à l’accès aux populations surtout hors réseau à l’énergie propre et à moindre coût.

Burkina Demain : Quels étaient vos objectifs en venant ici ?

Honoré Bonkoungou : Nos objectifs, dans un premier temps, étaient de montrer justement qu’il existe des professionnels dans le secteur des énergies renouvelables et qui ont des produits de qualité. Dans un deuxième temps, c’était de montrer que la coopération canadienne appuie le Burkina à promouvoir l’accès à des services énergétiques en milieu rural. Enfin, nous avons eu pour but aussi de valoriser un peu le savoir-faire local à travers les entreprises partenaires qui font des assemblages de systèmes solaires dans le Mouhoun.

Burkina Demain : Vos objectifs ont-ils été atteints ?

Honoré Bonkoungou : Nos objectifs ont été largement atteints puisque nos objectifs étaient de fédérer des entreprises qui ont des produits certifiés à venir exposer avec nous et toutes les entreprises (Betha, Farafina, Nafa Naana, Sahelia Solar et la Gazelle) que nous avons invitées sont toutes présentes. Donc à travers l’exposition, nous avons pu expliquer aux participants ce que nous avons développé comme initiative. Une fois de plus, nos objectifs sont vraiment atteints.

Burkina Demain : Vous  êtes donc vraiment satisfait de votre participation à cette SEERA 2019….

Honoré Bonkoungou : Je suis vraiment satisfait de ma participation parce que les organisateurs ont bien réussi à leur pari. Dans l’ensemble tout était bien. Mais toute œuvre n’est pas totalement parfaite car il y a sans doute des failles quelque part. Force est de savoir que sur le côté organisationnel, si on devait les noter, ils pourraient avoir 9/10

Burkina Demain : Voudriez-vous ajouter un mot…

Honoré Bonkoungou : Nous remercions tous les acteurs et les entreprises partenaires qui ont bien voulu participer à la SEERA ainsi qu’aux organisateurs pour l’opportunité qu’ils ont offerte à tout le monde en tenant cette grande activité.

Entretien réalisé par Nicolas Bazié

Burkina Demain

Le président du Faso à Istanbul : Echanges autour des investissements turcs

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Arrivé ce mardi à Istanbul, première étape de sa visite d’amitié et de travail en Turquie, le président du Faso Roch Marc Christian a parlé des investissements turcs au Burkina Faso avec le président du Conseil d’affaires Turquie-Burkina Faso, Ahmet Dal.

(Istanbul, 9 avril 2019). Le président du Faso a accordé une audience, ce mardi soir, au président du Conseil d’Affaires Turquie-Burkina Faso, M. Ahmet Dal. Au menu des échanges entre les deux personnalités, les possibilités d’investissements turcs au Burkina Faso.

« Nous avons demandé au président du Faso de nous aider au niveau des investissements au Burkina Faso » a déclaré M. Ahmet Dal à l’issue de son entretien avec le chef de l’Etat.

Et tout en promettant « de faire son possible pour promouvoir des investissements turcs » dans notre pays, le président du Conseil d’Affaires Turquie-Burkina Faso a souhaité la mise en place d’instruments de facilitation et de protection.

Les échanges entre le chef de l’Etat et M. Ahmet Dal ont également porté sur le commerce entre les deux pays.

Direction de la communication de la présidence du Faso

Abdelkader Bensalah, président intérimaire en Algérie

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Abdelkader Bensalah est le nouveau président intérimaire de l'Algérie

Désigné ce mardi,  président par intérim de l’Algérie une semaine après la démission d’Abdelaziz Bouteflika, Abdelkader Bensalah s’est engagé  à organiser une présidentielle transparente dans un délai de 90 jours comme l’exige la Constitution du pays. C’était dans une allocution à la Nation retransmise à la télévision nationale.

Abdelkader Bensalah est le nouveau président intérimaire de l’Algérie

«Nous sommes tenus de concourir, citoyens, classe politique et institutions de l’Etat, afin de réunir les conditions, toutes les conditions, d’un scrutin présidentiel transparent et régulier, dont nous serons tous les garants, un scrutin qui permettra à notre peuple d’exercer son choix libre et souverain». Ainsi s’est exprimé ce mardi Abdelkader Bensalah désigné ce jour-même président intérimaire en Algérie.

La nomination Abdelkader Bensalah comme président intérimaire n’est pas du goût de la rue algérienne, tombeuse de Bouteflika. En effet,  les Algériens ont continué de manifester ce mardi en masse pour réclamer le départ des affaires de tous les membres du « système » Bouteflika, y compris Abdelkader Bensalah (77 ans) considéré comme pur produit du régime déchu.

Burkina Demain

La Banque mondiale renforce son soutien aux Centres d’excellence africains

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143 millions de dollars ont été approuvés pour aider à mettre en œuvre le premier projet de Centres d’excellence africains pour l’impact sur le développement au Burkina Faso, à Djibouti, au Ghana, en Guinée et au Sénégal.

Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé le 27 mars 2019 un financement total de 143 millions de dollars sous la forme de crédits et de subventions de l’Association internationale de développement (IDA)* pour aider le Burkina Faso, Djibouti, le Ghana, la Guinée et le Sénégal à renforcer la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche appliquée dans les domaines des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STIM). Actuellement, l’Afrique produit peu de diplômés en STIM par rapport à d’autres filières. Or le continent a besoin de développer davantage les compétences pointues dans ces domaines pour accroître sa productivité et favoriser sa transformation économique

Le premier projet des Centres d’excellence africains pour un impact sur le développement (CEA-Impact) vise à améliorer la qualité et la quantité de l’enseignement postuniversitaire dans des universités sélectionnées ainsi que son impact sur le développement des pays bénéficiaires, à travers une spécialisation régionale et une collaboration dans les domaines des STIM.

Avec ce nouveau projet, la Banque mondiale porte à 456 millions de dollars le montant total de ses financements en faveur des Centres d’excellence africains (CEA). Cela comprend aussi les phases précédentes – CEA1 (165 millions de dollars) et CEA2 (148 millions de dollars) — actuellement en cours d’exécution. Dans le cadre de ces trois projets, 58 CEA sont opérationnels dans 45 universités dans 19 pays ; 24 000 étudiants y sont inscrits, dont 10 500 en maîtrise et 2 400 en doctorat. Par ailleurs, 34 programmes de ces centres sont certifiés conformes aux normes internationales de qualité, démontrant ainsi que l’enseignement supérieur africain répond aux standards internationaux.

« L’appui de la Banque mondiale aux centres d’excellence africains est un bel exemple de la façon dont les pays peuvent s’unir pour le bien de tous », déclare Rachid Benmessaoud, Directeur de la coordination de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest. « Dans le cadre de ce programme régional, chaque pays se spécialise dans un ensemble de disciplines et encourage les échanges d’étudiants et de professeurs, de sorte qu’un plus grand nombre de disciplines soient couvertes. Les CEA établissent également de solides partenariats régionaux et internationaux pour améliorer la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche ».

Le nouveau CEA-Impact porte sur 16 centres d’excellence et deux « centres émergents ». Alors que les centres d’excellence visent à renforcer les capacités régionales pour un enseignement postuniversitaire de haute qualité et mener des recherches appliquées de calibre international, les « centres émergents » vont renforcer leurs programmes, principalement au niveau du premier cycle et de la maîtrise dans un domaine prioritaire.

« Nous sommes heureux de contribuer à relever les principaux défis auxquels est confronté le secteur de l’enseignement supérieur en Afrique, afin qu’il puisse mieux contribuer aux priorités du développement régional. Le projet ACE-Impact répond bien aux besoins du continent en matière de compétences scientifiques et techniques pour assurer son développement industriel», explique Ekua Bentil, spécialiste de l’éducation et co-responsable du projet.

Le nouveau projet est bien aligné sur les stratégies des communautés économiques régionales africaines ainsi que sur les stratégies nationales de développement des pays bénéficiaires. Il contribue également à la réalisation du double objectif de réduction de la pauvreté et de prospérité partagée du Groupe de la Banque mondiale et fait partie des stratégies d’intégration régionale du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique subsaharienne et l’Afrique du Nord. Il a été conçu à la suite de la mise en œuvre réussie des projets en cours dans le cadre des première et deuxième phases du projet CEA et se concentre sur les sciences informatique, le génie hydraulique et électrique, les transports et la logistique, les sciences environnementales ainsi que les sciences agricoles et de la santé ciblées. Chacun de ces centres est unique sur le plan régional et permet de promouvoir efficacement la spécialisation régionale. En outre, ils ont réussi à retenir les meilleurs talents africains sur le continent, à attirer les meilleurs professeurs africains de la diaspora et à assurer la diffusion des connaissances à travers la sous-région.

* L’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Fondée en 1960, elle accorde des dons et des prêts à faible taux d’intérêt ou sans intérêts en faveur de projets et de programmes de nature à stimuler la croissance économique, à réduire la pauvreté et à améliorer la vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 75 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA permettent d’apporter des changements positifs dans la vie de 1,5 milliard de personnes résidant dans les pays éligibles à son aide. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 113 pays. Le volume annuel des engagements est en constante augmentation et s’est élevé en moyenne à 18 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 54 % environ de ce montant étant destinés à l’Afrique.

Contacts :

À Washington : Aby K. Toure, (202) 473-8302, akonate@worldbank.org

Pour en savoir plus sur l’IDA : http://ida.banquemondiale.org/

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La révolution numérique, ‘’la clé pour relancer les économies subsahariennes’’

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La Banque mondiale a publié ce lundi 8 avril son rapport semestriel, Africa’s Pulse. Présentation du rapport via visioconférence depuis Washington assurée par l’économiste en chef de la Banque, Albert Zeufack.  Ce rapport fait état d’une  baisse de  la croissance économique  des pays de l’Afrique subsaharienne, à 2,3% en 2018, contre 2,5% en 2017 ; et annonce des perspectives régionales plus favorables en 2019.

Selon les résultats d’Africa’s Pulse rendus publics ce lundi 8 avril, la croissance économique  des pays de l’Afrique subsaharienne a été  de 2,3% en 2018 contre 2,5% en 2017. Aussi, pour la quatrième année consécutive, l’économie de la région progresse moins vite que l’accroissement démographique. Malgré des prévisions régionales plus favorables pour 2019 qui tablent sur un rebond à 2,8%, la croissance ne parvient toujours pas à franchir la barre des 3% depuis 2015.

La révolution numérique est l’une des clés d’une croissance inclusive et de la création d’emplois en Afrique, surtout quand on sait que les pays de l’Afrique Subsaharienne connaissent une régression de croissance économique dans tous les différents secteurs d’activité.

A écouter l’économiste en chef de la banque mondiale, Albert Zeufack, présentateur du rapport,  la transformation numérique peut apporter à l’Afrique subsaharienne, une hausse annuelle de la croissance de pratiquement deux points de pourcentage et permettre un recul de la pauvreté de quasiment un point de pourcentage par an.

Fléchissement dû à des incertitudes politiques

Un tel fléchissement s’explique dorénavant par les incertitudes politiques et réglementaires, la fragilité (faiblesse des institutions, la qualité des politiques mise en œuvre), l’instabilité macroéconomique liée entre autres à une mauvaise gestion de la dette, à l’inflation et aux déficits. Ce sont autant de facteurs qui défavorisent clairement certains pays africains. Or, va-t-il renchérir, « la fragilité d’un pays comme tout monde le sait, est un problème complexe et multi-dimensionnel : elle n’a pas de frontière ».

D’où la nécessité de miser sur  la révolution numérique. Albert Zeufack propose que les pays investissent dans quatre domaines notamment l’infrastructure digitale, la compétence digitale dès l’école primaire, dans les plateformes publiques pour mieux gérer les finances publiques et dans la mise en place des cadres réglementaires. Si cela est fait, dit-il, il y aura une éclosion digitale dans nos pays.

Le fait que les dirigeants africains se mettent à genoux, les mains tendues à  l’homme blanc qui est de l’autre côté du monde,  est très « dangereux », selon l’économiste en chef de la Banque mondiale. Car pour lui, la vérité est limpide : «le développement de l’Afrique ne viendra pas de l’extérieur ». A l’en croire, c’est une révolution qui changera véritablement la donne en Afrique. Mais la digitalisation ne doit pas s’opposer à d’autres politiques sectorielles, c’est plutôt le contraire qui sied, a-t-il précisé.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Burkina-Turquie : Le président Kaboré se rendra à  Istambul et Ankara !

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Selon ce communiqué de la présidence du Faso, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré effectuera du 9 au 11 avril 2019 une visite d’amitié et de travail en Turquie.

«Coopération Burkina Faso-République de Turquie : Roch Marc Christian Kaboré à Ankara.

Communiqué de presse

(Ouagadougou, 8 avril 2019). Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, effectuera du 9 au 11 avril 2019, une visite d’amitié et de travail en République de Turquie.

Durant son séjour, qui sera marqué par les étapes d’Istanbul et d’Ankara, la capitale, Roch Marc Christian Kaboré va rencontrer la communauté burkinabè, et aura des entretiens avec des partenaires Turcs.

Il aura des tête-à-tête, respectivement avec le président de la grande Assemblée nationale de Turquie, et avec son homologue Recep Tayyip Erdogan.

La visite d’amitié et de travail du président du Faso sera marquée par des signatures d’accords et de conventions dans plusieurs domaines stratégiques pour le Burkina Faso.

Elle s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération entre le Burkina Faso et la République de Turquie, formalisée et intensifiée en août 2006, avec la signature d’un Accord général de coopération, à travers la mise en place d’une commission mixte.»

Direction de la communication de la présidence du Faso.

Violences intercommunautaires : KDO condamne et appelle à la tolérance

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Dans cette réaction consécutive au terrorisme et violences intercommunautaires dans le pays, Kadré Désiré Ouédraogo, candidat  à la présidentielle de 2020, condamne fermement et appelle les populations à la tolérance.

«BURKINA FASO : Terrorisme et violences intercommunautaires

Kadré Désiré OUEDRAOGO, condamne fermement et appelle les populations à la tolérance.

Le cycle cruel du terrorisme et des tueries intercommunautaires vient encore de frapper notre pays, à Arbinda et à Zoaga, plongeant dans la désolation des populations déjà durement éprouvées par les conséquences de l’insécurité chronique. En cette douloureuse circonstance, j’adresse mes condoléances émues aux familles qui ont été endeuillées par ces événements malheureux.

Je condamne avec la plus grande fermeté les violences extrêmes qui, avec une répétition inquiétante, opposent des membres de notre communauté nationale, sans que nous soyons en mesure d’en connaître les circonstances précises. Je lance un appel pressant aux populations concernées par ces drames, pour les inviter à l’esprit de tolérance et à la coexistence pacifique, qui sont les valeurs cardinales de nos cultures traditionnelles. Nous ne devons pas ajouter aux méfaits du terrorisme venu d’ailleurs, ceux de la méfiance et de la haine entre les communautés de notre Nation.

J’exhorte les autorités de notre pays à redoubler d’effort pour enrayer ce fléau des violences intercommunautaires et des tueries de masse, dont la répétition est préoccupante, dans un contexte sécuritaire déjà alarmant.

J’exprime ma gratitude et mes plus vifs encouragements aux forces de défense et de sécurité qui se sacrifient pour assurer la protection de nos populations et l’intégrité du territoire de notre pays, en souhaitant que leur action salutaire s’inscrive toujours dans le respect des droits humains.

Ouagadougou le 06/04/2019

Kadré Désiré Ouédraogo»

SEERA 2019 : Le défi organisation relevé et l’envergure internationale, affirmée

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Photo de famille des lauréats et officiels à la clôture de la SEERA 2019

C’est fini pour la troisième édition de la Semaine des énergies et des énergies renouvelables d’Afrique (SEERA)  qui se tenait depuis le 4 avril dernier dans la salle de conférences de Ouaga 2000  sous le thème «Politiques et innovations pour une transition énergétique réussie». La cérémonie de clôture est intervenue ce samedi 6 avril sous la présidence du ministre de l’énergie, Dr Bachir Ismaël Ouédraogo et en présence du parrain Dr Lassina Zerbo et de nombreuses et diverses personnalités dont la ministre de la Santé.

Photo de famille des lauréats et officiels à la clôture de la SEERA 2019

C’est sur de nombreux motifs de satisfaction que s’est achevée ce samedi soir à la salle des fêtes de Ouaga 2000 . Allocutions ; remises de prix et attestations aux meilleurs acteurs de  cette  troisième édition de la Semaine des énergies et des énergies renouvelables d’Afrique (SEERA)  qui se tenait depuis le 4 avril dernier dans la salle de conférences de Ouaga 2000  sous le thème «Politiques et innovations pour une transition énergétique réussie».

Le ministre de l’énergie, Dr Bachir Ismaël Ouédraogo a salué la vision et l’engagement du président Kaboré en faveur des énergies renouvelables

Dans son allocution de clôture de l’évènement, le ministre de l’énergie, Dr Bachir Ismaël Ouédraogo a rendu hommages à ceux et celles qui ont contribué au succès de cette SEERA qui aura tenu toutes ses promesses, avec des participants venus de plusieurs pays : Maroc (pays invité d’honneur) ; Autriche, Niger, Egypte, Belgique, Canada, Bénin, Côte d’Ivoire, Togo, Ghana, Nigéria, etc. Cette 3e SEERA marque l’envergure internationale de l’évènement, selon le président du comité d’organisation Ibrahim Belem, qui s’est félicité du bon déroulement de l’évènement.

Des officiels au cours la soirée : on reconnaît le parrain Dr Lassina Zerbo et la ministre de la Santé

Et pour le ministre Ouédraogo, l’envergure internationale de la SERRA sera encore plus grande l’année prochaine avec de nouvelles innovations. Et de rendre hommage au président du Faso, Roch Marc Christian dont la vision et l’engagement en faveur des énergies en général et énergies renouvelables en particulier, a permis de mettre notre sur orbite notre pays sur cette question. Bachir annoncera dans la foulée une conférence des chefs d’Etat que va abriter prochainement notre pays sur la question de l’énergie. Pour traduire en acte cette reconnaissance au chef de l’Etat pour son engagement en faveur des énergies renouvelables, la grande distinction de la soirée lui a été décernée par le comité d’organisation de la SEERA 2019.

Des participants attentifs

D’autres acteurs importants de la question du développement des énergies renouvelables dans notre pays, sur notre continent ont également reçus. Ainsi, Philippe Ouédraogo, polytechnicien ; Dr Lassina Zerbo (parrain), Abdou Moumouni Dioffo du Niger, les représentants du Maroc et de l’Egypte, ont été distingués. Les trois jeunes porteurs de meilleurs projets d’innovation ont été récompensés. La quatrième SEERA aura lieu en avril 2020.

Ousmane Bichara

Burkina Demain