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SEERA 2019 : 6 conventions signées pour accroître la production énergétique

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A l’occasion de la 3e édition de la Semaine des énergies et énergies renouvelables d’Afrique (SEERA) qui se tient du 4 au 6 avril 2019 dans la capitale burkinabè, le ministère de l’énergie, sous la houlette du Dr Bachir Ismaël Ouédraogo, a procédé à une signature de six (6) conventions, avec les Producteurs indépendants de l’énergie (PIE), ce vendredi  5 avril 2019.

Xavier De Cabanes, ambassadeur de la république de France, Lassané Zerbo, parrain de la SEERA, étaient tous témoins de la signature de partenariat entre le ministère de l’énergie et les PIE, ce 5 avril.

Pour le directeur des affaires juridiques et de contentieux du ministère de l’énergie, Hermann Nacambo, cette convention rentre dans le cadre de l’augmentation de l’offre de l’énergie au Burkina, pour une croissance cumulée de 150 Mw sur six (6) sites, soit six (6) centrales solaires, dont le délai de construction est assez bref. La vision est très simple : avoir des centrales exploitables sur une durée de 25 ans, avant d’être rétrocédées à la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL).

«Cette signature est un évènement important car elle va permettre d’accroître l’offre énergétique et de diminuer les problèmes que nous rencontrons au quotidien », a conclu, Hermann Nacambo.

Lamine Ouédraogo, chargé de programme de l’institut mondial pour la croissance verte au Burkina, d’ajouter qu’elle va accompagner aussi les pays membres de la CEDEAO, dans le processus de la transition énergétique.

Se basant sur la loi 014 de la constitution, Dr Bachir éclaire les lanternes. Il dira par exemple que « nous avons fait un appel d’offres au secteur privé en libéralisant le secteur énergétique pour qu’il nous accompagne, car l’Etat ne pourra pas à lui seul, être en mesure de donner suffisamment d’énergie pour les populations ».

Nicolas Bazié

Burkina Demain

SEERA 2019 : Le décor bien campé à l’ouverture !

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Photo de famille des officiels à l'ouverture de la SEERA 2019

C’est parti depuis ce jeudi matin pour la troisième édition de la Semaine des énergies et énergies renouvelables d’Afrique (SEERA), avec la présence effective du Premier ministre Christophe Dabiré et des autres officiels.

Le Premier ministre Christophe Dabiré, grand patron de la SEERA 2019, se prêtant aux questions de la presse

«Politiques et innovations pour une transition énergétique réussie». C’est sous ce thème qu’a débuté ce jeudi 4 avril à la salle de Conférences de Ouaga 2000,  la troisième édition de la Semaine des énergies et énergies renouvelables d’Afrique (SEERA), placée sous le haut patronage du Premier ministre Christophe Marie Dabiré.

Produire 300 MWc d’ici à 2020

Le ministre de l’énergie, Dr Bachir Ismaël Ouédraogo, a président de la SEERA, a décliné les ambitions du Burkina en matière d’énergie

Dans son discours d’ouverture de la SEERA, le  ministre burkinabè de l’énergie, Dr Bachir Ismaël Ouédraogo, a insisté sur la nécessité d’investir dans le secteur des énergies en général. Et de rappeler que l’ambition du Burkina Faso, c’est de passer   du taux d’accès à l’énergie de  25% de la population en 2015 à 45% en 2020. A écouter le Premier ministre Christophe Dabiré, le secteur de l’énergie est un secteur stratégique dans le développement économique et social des différents pays. En termes d’énergie renouvelable, le Burkina veut atteindre la barre de 300 MWc en 2020.

La transition énergétique, au cœur des préoccupations,  est une question de survie au moment où le secteur de l’énergie est en train de subir de profondes mutations, marquées par une décentralisation accrue, avec une synergie sans précédent entre sources d’énergie.

La SEERA comble un vide existentiel

Dans ce contexte, dira le parrain, Dr Lassaina Zerbo, il est temps de noter que les pays en développement sont souvent dans le peloton de tête, en ce qui concerne ce processus de transformation. Il pense aussi que « nous devons faire face à une forte hausse du prix de l’énergie qui est une préoccupation croissante relative à l’offre d’énergie fossile couplée à une demande de plus en plus forte et de forte prise de conscience des enjeux environnementaux liés à l’exploitation et à la consommation énergétique».

La SEERA, toujours selon Dr Zerbo, comble un vide existentiel pour les économies et les sociétés en pleine mutation. Elle continue à vulgariser et à améliorer les modèles de scénarios à long terme à travers le partage d’expériences entre acteurs dans les domaines des politiques publiques des innovations et aussi technologique et de la mobilisation des ressources.

650 millions de Subsahariens n’ont pas accès à l’énergie

«L’énergie est au centre des préoccupations de la communauté internationale », ajoutera pour sa part l’Ambassadeur du royaume du Maroc, Farhat Bouazza, pays invité d’honneur.

Cependant, en Afrique, l’accès aux services énergétiques reste un énorme un défi. Ainsi, selon les statistiques, 60% de la population, soit 650 millions d’âmes n’ont pas  encore accès à l’énergie en Afrique subsaharienne. Et en milieu rural ces chiffres atteignent 80%. Ce qui impacte des secteurs comme l’industrie. En moyenne, la production industrielle atteint 56 jours par an, c’est-à-dire pratiquement deux mois parce qu’il n’y a pas d’électricité en quantité suffisante pour permettre une activité industrielle continue.

Plusieurs pays africains représentés

Photo de famille des officiels à l’ouverture de la SEERA 2019

La Semaine des énergies et énergies renouvelables d’Afrique (SEERA) a débuté ce matin dans la salle de conférence de Ouaga 2000, sous la présidence du premier burkinabè Marie Joseph Christophe Dabiré.

La présente cérémonie d’ouverture a enregistré la  présence de la ministre nigérien de l’énergie ; du vice-ministre égyptien de l’énergie ; de l’ambassadeur du royaume du Maroc, du maire de Ouagadougou Armand Roland Pierre Béouindé  qui a souhaité la bienvenue aux participants, etc. La mobilisation était au rendez-vous avec une salle de conférence de Ouaga 2000 qui a refusé du monde.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 3 avril 2019

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 03 avril 2019, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 16 H 40 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I.DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE NEUF (09) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère des Affaires étrangères et de la coopération :

– un rapport relatif à deux décrets portant respectivement ouverture d’un Consulat honoraire du Burkina Faso en République du Mozambique et nomination d’un Consul honoraire du Burkina Faso à Maputo.

L’ouverture de ce Consulat honoraire permettra de renforcer la coopération entre la République du Mozambique et notre pays et ouvrira la voie à plus d’opportunités d’échanges avec la sous-région australe.

L’adoption de ces décrets permet l’ouverture du Consulat honoraire du Burkina Faso à Maputo, en République du Mozambique et la nomination de Monsieur Adil Mohamed JUSSUB en qualité de Consul honoraire de notre pays à Maputo avec pour circonscription consulaire, l’ensemble du territoire mozambicain.

– un projet de loi portant autorisation de ratification de la Convention portant création de l’Alliance pour le Biodigesteur en Afrique de l’Ouest et du Centre, adoptée à Ouagadougou, le 04 octobre 2018.

La ratification de cette convention traduit l’engagement de notre pays à promouvoir une politique de développement socio-économique intégrant la préservation de l’environnement, la promotion d’une source d’énergie multifonctionnelle et la résilience aux effets du changement climatique.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.1.2. Pour le compte du ministère de la Sécurité :

– un rapport relatif à huit (08) décrets d’application de la loi n°027-2018/AN du 1er juin 2018 portant statut du Cadre de la Police nationale conformément aux articles 16, 106, 124, 174, 195 et 201 de ladite loi.

Il s’agit :

– du décret portant Code de déontologie du Cadre de la Police nationale ;

– du décret portant attributions, composition, organisation et fonctionnement de la Commission d’avancement du personnel du Cadre de la Police nationale ;

– du décret portant règlement de discipline générale du Cadre de la Police nationale ;

– du décret portant attributions, composition, organisation et fonctionnement du Conseil de discipline de la Police nationale ;

– du décret portant conditions et modalités d’organisation des stages de formation, de spécialisation et de perfectionnement du personnel du Cadre de la Police nationale ;

– du décret portant attributions, composition, organisation et fonctionnement de la conférence des Commissaires de Police ;

– du décret portant attributions, composition et fonctionnement du Conseil de santé de la Police nationale ;

– du décret portant conditions et modalités d’affectation du personnel du Cadre de la Police nationale.

L’adoption de ces décrets permet une meilleure organisation du Cadre de la Police nationale et une bonne gestion des carrières du personnel et ce, conformément aux accords conclus le 08 mars 2019 entre l’Union Police nationale (UNAPOL) et le ministère de la Sécurité.

I.1.3. Pour le compte du ministère de la Justice :

– un projet de loi portant création du Tribunal de grande instance (TGI) de Boulsa.

La création de cette juridiction vise à désengorger le TGI de Kaya, à rapprocher davantage la justice des justiciables et à mieux couvrir les besoins de justice des citoyens établis dans cette localité.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.1.4. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt n°1011 conclu à Ouagadougou le 18 février 2019 entre l’Etat burkinabè et le Fonds koweitien pour le développement économique arabe (FKDEA) pour le financement du Projet de construction et de bitumage de la route nationale n°10 (RN10) entre Tougan et Ouahigouya.

Le coût global du projet est estimé à 71 millions de dollars US, soit environ trente-neuf milliards cinquante millions (39 050 000 000) de F CFA HT. La FKDEA apporte une contribution partielle sous forme de prêt à hauteur de 15 millions de dollars US, soit environ huit milliards deux cent cinquante millions (8 250 000 000) de F CFA HT.

Ce projet de construction et de bitumage de la RN10 constitue un maillon de la route communautaire de l’UEMOA n°Cu-12 permettant de relier Abidjan (Côte d’Ivoire) à Mopti (Mali) en passant par Bobo-Dioulasso (Burkina Faso).

I.1.5. Pour le compte du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :

– un décret portant adoption des statuts du Conseil burkinabè de l’anacarde (CBA).

L’adoption de ce décret permet de doter le CBA de textes règlementaires lui permettant d’accomplir efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2014-611/PRES/PM/MEF/MFPTSS du 24 juillet 2014, portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère professionnel.

– un rapport relatif aux perspectives pour la prochaine campagne cotonnière 2019-2020.

Les intentions de cultures font ressortir une projection de 1 008 920 hectares dans les trois zones cotonnières pour la campagne cotonnière 2019-2020.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions nécessaires, de concert avec les acteurs de la filière coton, pour un accompagnement du secteur afin de permettre le bon déroulement de ladite campagne.

I.1.6. Pour le compte du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique :

– un rapport relatif à cinq (05) décrets d’application de la loi n°063/2015/CNT du 15 septembre 2015 portant statut du personnel du Cadre paramilitaire des Eaux et forêts.

 

Il s’agit :

– du décret portant modalités, critères et conditions d’évaluation et d’avancements du personnel du Cadre paramilitaire des Eaux et forêts ;

– du décret portant composition, attributions et fonctionnement de la Commission d’avancement du personnel du Cadre paramilitaire des Eaux et forêts ;

– du décret portant composition, attributions et fonctionnement de la Commission d’affectation du personnel du Cadre paramilitaire des Eaux et forêts ;

– du décret portant composition, attributions et fonctionnement du Conseil supérieur du Cadre paramilitaire des Eaux et forêts ;

– du décret portant attributions, composition, organisation et fonctionnement du Conseil de discipline du Cadre paramilitaire des Eaux et forêts.

L’adoption de ces décrets permet une meilleure organisation du Cadre paramilitaire des Eaux et forêts, en application de la loi n°063/2015/CNT du 15 septembre 2015 portant statut du personnel du Cadre paramilitaire des Eaux et forêts.

I.1.7. Pour le compte du ministère des Sports et des loisirs :

– un rapport relatif à la candidature du Burkina Faso à l’organisation des 13èmes jeux africains de 2023.

Organisés sous l’égide de la Commission de l’Union africaine, les Jeux africains constituent un évènement qui regroupe tous les quatre (04) ans, la jeunesse du continent autour de plusieurs disciplines sportives en vue de promouvoir le sport de haut niveau et les échanges culturels entre les Etats africains.

L’organisation de ce grand évènement sportif au Burkina Faso permettra entre autres de générer des emplois directs et indirects, de mobiliser la jeunesse et de contribuer à la mise en œuvre du projet de la relève sportive dans notre pays.

Le Conseil a marqué son accord pour la candidature du Burkina Faso à l’organisation des 13èmes Jeux africains au Burkina Faso en 2023 et instruit les ministres concernés à prendre les mesures nécessaires pour le suivi du dossier.

 

II COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a fait au Conseil le bilan de la participation du Burkina Faso aux travaux des réunions ministérielles sur l’opérationnalisation de la Force conjointe du G5 Sahel tenues à New York, les 28 et 29 mars 2019.

 

Notre pays assurant la présidence du G5 Sahel, Son Excellence Monsieur le ministre en charge des Affaires étrangères du Burkina Faso a livré une déclaration dans laquelle il a fait l’état de la situation sécuritaire dans l’espace G5 Sahel.

Il a salué l’appui que le Conseil de Sécurité apporte à la Force conjointe depuis sa création en février 2017 et a également insisté sur la nécessité d’adapter l’Arrangement technique entre la MINUSMA et la Force conjointe aux réalités des menaces auxquelles font face l’ensemble des Etats du G5 Sahel.

II.2. Le ministre de la Sécurité a fait au Conseil la situation des évènements survenus à Zoaga et à Arbinda ayant entrainé des pertes en vies humaines.

Les ministres d’Etat en charge de la défense et de l’administration territoriale ont effectué une mission à Arbinda.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre toutes les dispositions pour rétablir la sécurité et apporter un soutien humanitaire aux victimes et aux populations déplacées de ces deux localités.

Le Conseil déplore ces événements et présente ses condoléances aux familles éplorées. Il invite les populations au calme et à la retenue afin de permettre que la loi puisse être appliquée dans toute sa rigueur.

 

II.3. Le ministre de l’Energie a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la 3ème édition de la Semaine des énergies et énergies renouvelables d’Afrique (SEERA) qui se tiendra du 04 au 06 avril 2019 à Ouagadougou, sous le patronage de Son Excellence Monsieur le Premier ministre.

Placée sous le thème : « Politiques et innovations pour une transition énergétique réussie », la SEERA 2019 est un cadre de réflexion et de partage d’expériences en vue de formuler des recommandations concrètes à l’endroit des différents acteurs pour assurer une transition énergétique réussie en Afrique.

 

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A.AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– Monsieur Smaïla OUEDRAOGO, Mle 240 997 X, Maître assistant hospitalo-universitaire en Epidémiologie, est nommé Secrétaire permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les IST (SP/CNLS-IST).

B.AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE

– Monsieur Théophile SAWADOGO, Mle 130 242 B, Magistrat, catégorie P5, 1er grade, 4ème échelon, est nommé Secrétaire général ;

– Monsieur Issa Saferiba FAYAMA, Mle 130 274 L, Magistrat, catégorie P, 1er grade, 4ème échelon, est nommé Directeur de cabinet ; 

– Monsieur Adama SAWADOGO, Mle 92 218, Economiste, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles, cumulativement Responsable du « Programme pilotage et soutien » ;

– Monsieur Mathieu Wendpagnagdé COMPAORE, Mle 200 494 Z, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines ;

– Monsieur Souleimane KIENTEGA, Mle 216 169 F, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances ;

– Monsieur Roch Omar BOUGOUMA, Mle 255 961 S, Informaticien, Ingénieur des travaux informatiques, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur des services informatiques ;

– Monsieur Abdoul Azisse OUEDRAOGO, Mle 34 048 X, Inspecteur des Impôts, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics ;

– Monsieur Bachirou NANA, Mle 102 946 Z, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de la communication et de la presse ministérielle ;

– Monsieur Bélibi Sébastien DAILA, Mle 130 405 L, Magistrat, 1er grade, 1er échelon, est nommé Directeur du développement institutionnel et de l’innovation.

C.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

– Monsieur Moussa NOMBO, Mle 56 692 W, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Contrôleur interne au sein du Projet d’appui à l’enseignement supérieur (PAES) ;

– Monsieur Bernard BERE, Mle 37 37 051 A, Ingénieur statisticien économiste, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général adjoint de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD).

 D.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ECONOMIE VERTE ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

 

– Monsieur Sombenomé David SABA, Mle 24 242 S, Inspecteur des eaux et forêts, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Pagnangdé Bertrand TAPSOBA, Mle 46 077 C, Inspecteur des eaux et forêts, 7ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur des forêts et de la reforestation ;

– Monsieur Ousséni OUEDRAOGO, Mle 306 760 L, Inspecteur des eaux et forêts, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur du suivi, de l’évaluation et de la capitalisation ;

– Monsieur Kombi Ambroise ZONGO, Mle 31 929 G, Inspecteur des eaux et forêts, 2ème grade, 5ème échelon, est nommé Directeur de la coordination des projets et programmes ;

– Monsieur Yiendié LANKOANDE, Mle 94 504 A, Inspecteur des eaux et forêts, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique de la Gnagna ;

 

– Monsieur Salifou SANDWIDI, Mle 59 023 C, Inspecteur des eaux et forêts, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique du Kadiogo ;

– Monsieur Libya Adama Tayirou TRAORE, Mle 306 796 E, Inspecteur des eaux et forêts, 2ème grade, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique du Soum.

 

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs et de Présidents aux Conseils d’administration :

– de l’Agence de l’eau des Cascades et de l’Agence de l’eau du Liptako, au titre du ministère de l’Eau et de l’assainissement ;

– du Centre national de semences forestières (CNSF), au titre du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique ;

– du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs (FNPSL) au titre du ministère des sports et des loisirs.

La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Faso.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

A.MINISTERE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence de l’eau du Liptako, pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

Au titre du ministère de l’Eau et de l’assainissement :

– Monsieur Tidiane NIKIEMA, Mle 203 320 V, Ingénieur du génie rural, Option Eau et environnement.

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique :

 

– Monsieur Simon DRABO, Mle 24 234 H, Inspecteur des Eaux et forêts.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– Monsieur Yaya TRAORE, Mle 200 552 M, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles :

– Monsieur Inoussa WAONGO, Mle 22 168 R, Ingénieur du développement rural, Option vulgarisation agricole.

Au titre des usagers de l’eau :

Madame Aminintou MINT BOBO, Présidente de l’association Al Gafiet de l’Oudalan ;

– Monsieur Labodi André OUOBA, Président de l’Union provinciale des entrepreneurs agricoles de la Gnagna ;

– Monsieur Sompagnimdé Romain YAMEOGO, Représentant des entreprises de Bâtiments et travaux publics.

 

Au titre des collectivités territoriales :

– Monsieur Max Adolphe LANKOANDE, Maire de la Commune de Bogandé ;

– Monsieur Wendiatta SAWADOGO, Maire de la Commune de Pissila ;

– Monsieur Boureima WEREM, Maire de la Commune de Arbinda ;

– Monsieur Issaka YAMEOGO, Maire de la Commune de Yalgo.

Au titre du personnel de l’Agence de l’eau du Liptako :

– Monsieur Valentin TIAMA, Mle 254 961 T, Attaché en études et analyses, Option Géologie.

Le deuxième décret renouvelle le mandat de Monsieur Amadou Nouhoun MAIGA, Chargé de gestion des ressources et de la sécurité alimentaire à l’ONG A2N, Administrateur représentant les usagers de l’eau au Conseil d’administration de l’Agence de l’eau du Liptako, pour une dernière période de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme Monsieur Tidiane NIKIEMA, Mle 203 320 V, Ingénieur du génie rural, Option Eau et environnement, Président du Conseil d’administration de l’Agence de l’eau du Liptako, pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le quatrième décret nomme Monsieur Seydou OUATTARA, Mle 88 254 K, Médecin épidémiologiste, Administrateur représentant le collège de l’administration au Conseil d’administration de l’Agence de l’eau des Cascades pour un premier mandat de trois (03) ans.

 B.MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ECONOMIE VERTE ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Centre national de semences forestières (CNSF), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique :

– Monsieur Justin GOUNGOUNGA, Mle 26 860 Z, Inspecteur des Eaux et forêts ;

– Monsieur Adama DOULKOM, Mle 29 244 N, Inspecteur des Eaux et forêts.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– Monsieur Hamidou TRAORE, Mle 32 511 C, Maître de recherche.

Au titre du personnel du Centre national de semences forestières (CNSF) :

– Monsieur Sié KAMBOU, Mle 10 034, Biologiste.

 

Le deuxième décret renouvelle le mandat de Monsieur Pèguewindé Rodolphe BANCE, Mle 119 278 E, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration du Centre national de semences forestières (CNSF), pour une dernière période de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme Monsieur Justin GOUNGOUNGA, Mle 26 860 Z, Inspecteur des Eaux et forêts, Président du Conseil d’administration du Centre national de semences forestières, pour un premier mandat de trois (03) ans.

C.MINISTERE DES SPORTS ET DES LOISIRS

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Monsieur Trapsida ZONGO, Mle 47 199 X, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, Administrateur représentant le Comité national olympique et des sports burkinabè (CNOSB), au Conseil d’administration du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs (FNPSL), pour une dernière période de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU

Officier de l’ordre national

DG de la SONABEL : François de Salle s’en va, Baba Hamed s’installe

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Le DG François de Salle Ouédraogo s'en va de la direction générale sur un moment fort

Nommé en conseil des ministres mercredi dernier, Baba Ahmed, ingénieur électromécanicien, a été officiellement installé dans ses fonctions de directeur général de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL)  ce mercredi 3 avril par le secrétaire général du ministère de l’énergie, Jean Paul Yanogo. Le DG Coulibaly prend la succession de François de Salle Ouédraogo.

Sous le regard du SG du ministère de l’énergie Jean Paul Yanogo, le DG sortant François de Salle Ouédraogo (à droite), a passé le témoin au DG entrant Baba Hamed Coulibaly

Baba Ahmed, ingénieur électromécanicien est le nouveau patron de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL). Pour le secrétaire général du ministère de l’énergie Jean Paul Yanogo qui a installé le DG Coulibaly dans ses fonctions, il le décrit comme un homme discret, un fin technicien, un homme de rigueur, d’écoute, de confiance et de résultats. Et d’inviter l’ensemble des agents SONABEL  à l’accompagner dans sa mission.

Confidences du DG Coulibaly

Baba Hamed Coulibaly lors de la visite le 24 mars de la centrale de Kossodo

«Quand moi j’arrivais à le pays ne comptait qu’une trentaine de localités électrifiées. Aujourd’hui tout le pays est en chantier. Dans quelques années, l’on ne reconnaîtra plus le pays en matière d’approvisionnement énergétique. La SONABEL étant sortie de la zone rouge, c’est plus de 17 milliards qui ont été engagés sur fonds propres dans les investissements pour accroître le réseau de distribution de l’électricité dans le pays», nous confiait Baba Hamed Coulibaly lors de la visite des centrales Ouaga I et Kossodo le 24 mars dernier. C’était l’occasion des premières Journées portes ouvertes de la SONABEL dont il était d’ailleurs le président du comité d’organisation.

Présente comme le plus jeune des cadres supérieurs de la SONABEL promu au poste de directeur général, Baba Hamed Coulibaly a désormais les cartes en mains pour réaliser ses ambitions pour la société et le pays.

Le DG François de Salle Ouédraogo a donné le meilleur de lui-même

Le DG François de Salle Ouédraogo s’en va de la direction générale sur un moment fort

C’est sous la direction du DG sortant que la SONABEL est sortie de la zone rouge. A la tête de la direction générale, il y a presque 5 ans, François de Salle Ouédraogo (ingénieur électromécanicien lui-aussi) a donné le meilleur de lui-même pour permettre à la SONABEL d’être une société viable. Quand il prenait les rênes de la SONABEL en pleine Transition en 2015, la société était endettée, incapable d’effectuer des investissements pour étendre le réseau de distribution d’électricité. François de Salle quitte en quelque sorte  la direction générale de la SONABEL sur un moment fort, avec notamment ces premières Journées portes ouvertes de la société qui aura permis de communier avec son public. Et comme nous l’expliquait son successeur avant sa nomination, ce sont plus de 17 milliards qui ont été investis en 2018 sur fonds propres. Mais, il faudra certainement encore attendre quelques années pour que les abonnés commencent à  ressentir  l’apport de ces investissements dans leur quotidien en termes de moins de fréquences de délestages ou coupures.

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

8 morts et 4 blessés à Arbinda : L’opposition condamne et interpelle le gouvernement

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Les conférenciers du CFOP, (de droite à gauche), Jean Hubert Bazié et Adama Séré

La traditionnelle conférence de presse hebdomadaire de l’opposition politique burkinabè s’est ténue ce mardi 2 avril 2019 au siège du Chef de file de l’opposition politique (CFOP), à Ouagadougou. Trois points ont été abordés par le président de la Convergence de l’Espoir, Jean Hubert Bazié et Adama Séré, le président du Rassemblement des Ecologistes du Burkina Faso. Pour les conférenciers, il s’agit de faire le point sur le passage du Premier ministre au siège du CFOP, les conflits à Zaoga et la grève annoncée des agents de la santé.

Les conférenciers du CFOP, (de droite à gauche), Jean Hubert Bazié et Adama Séré

Pour cette rencontre avec les hommes de médias, les conférenciers ont salué la visite du Premier ministre Christophe Marie Joseph Dadiré au CFOP, qui marque le point de départ d’un dialogue politique entre l’opposition et le gouvernement, particulièrement avec le Président du Faso, Rock Christian Kaboré. Mais pour l’opposition, ce dialogue doit se dérouler sans une arrière-pensée, sans manipulation et en toute franchise pour le bonheur des Burkinabè. Toutefois, l’opposition reconnait l’importance de ce geste dans la période difficile que traverse le Burkina Faso.

8 morts et 4 blessés à Arbinda

Le 31 mars et le 01 avril, à Arbinda dans le Soum et à Zoaga dans le Boulgou des tuéries ont fait huit (08) morts et quatre (4) blessés. Cette énième attaque a fait l’objet de la seconde intervention des conférenciers. Ils ont d’abord condamné énergiquement cet acte barbare avant d’appeler le gouvernement à assumer sa responsabilité, puisque, pour les conférenciers il y a eu des signes avant-coureurs sur cette situation.

La dernière intervention a porté sur la grève des agents de la santé humaine et animale (SYNTSHA), prévue du 17 au 19 avril. Les conférenciers ont indiqué que ce grave est le résultat du non-respect des engagements pris par le gouvernement avec les partenaires sociaux. C’est pourquoi, le gouvernement doit prendre des mesures urgentes pour résoudre la situation avant qu’il ne soit trop tard.

Ousmane Bichara Ticharo

Burkina Demain

Algérie : Fin de 20 ans règne pour Abdelaziz Bouteflika !

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Des Algériens célébrant dans la liesse la nouvelle de la démission de Bouteflika

La nouvelle est tombée ce mardi soir. C’est fini pour le pouvoir d’Abdelaziz Bouteflika qui après 20 ans de pouvoir, a remis sa démission au président du Conseil constitutionnel. Démission intervenue après plus d’un mois de manifestations de rue.

Face à la pression de la rue et de l’armée, Abdelaziz Bouteflika a fini par concéder sa défaite

La fin de 20 ans de règne d’Abdelaziz Bouteflika sur l’Algérie, est intervenue mardi soir à Alger.  Le désormais ex-président Abdelaziz Bouteflika a en effet donné sa démission au président du Conseil constitutionnel, à la satisfaction des manifestants qui réclamaient depuis 6 semaines sa démission.

Des Algériens célébrant dans la liesse la nouvelle de la démission de Bouteflika

Face à la pression qui se faisait de plus en plus intense, Bouteflika avait laissé entendre lundi qu’il démissionnerait avant le 28 avril. Puis il y a eu cet ultime coup de pousse du chef de l’armée l’enjoignant à se démettre sans attendre. Finalement,   Abdelaziz Bouteflika a concédé sa défaite face à la rue. C’est désormais une nouvelle ère qui s’ouvre pour l’Algérie. L’armée, la plus grande force organisée reste en pole position pour hériter du pouvoir d’Etat. Bref, c’est une période d’incertitude qui s’ouvre pour l’Algérie.

Ousmane Bichara

Burkina Demain

Présidentielle 2020 : Gilbert Ouédraogo, candidat de l’ADF/RDA

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C'est Gilbert Noël Ouédraogo qui défendra les couleurs de l'ADF/RDA à la présidentielle de 2020

Exclu de la présidentielle de 2015, Gilbert Noël Ouédraogo est encore candidat pour celle de 2020. Son parti, l’ADF/RDA l’a officiellement investi ce dimanche 31 à l’issue d’un congrès à Sya.

C’est Gilbert Noël Ouédraogo qui défendra les couleurs de l’ADF/RDA à la présidentielle de 2020

La liste des candidats à la présidentielle de 2020 au Burkina Faso vient de s’allonger avec celle de Gilbert Noël Ouédraogo. L’homme qui n’est pas à sa première tentative, va donc se lancer dans la conquête du fauteuil de Kosyam. Il promet, s’il est élu, de réconcilier les Burkinabè avec leur histoire, de bâtir un Burkina Faso prospère.

Membre du Chef de file de l’opposition politique (CFOP), le candidat de l’ADF/RDA  n’exclut pas de se rallier à une Coalition plus grande à même favoriser à une alternance en 2020. Son ralliement à l’ex-parti au pouvoir le CDP en 2014 en vue de la modification de la Constitution par voie référendaire n’avait pas été profitable au parti avec la suite que l’on connaît : insurrection populaire.

Ousmane Bichara

Burkina Demain

Niger : Bazoum, candidat investi du pouvoir à la présidentielle de 2021

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Mohamed Bazoum a été investi ce dimanche 31 mars candidat à la présidentielle de 2021

C’est officiel. C’est le tout-puissant Mohamed Bazoum qui représentera le parti au pouvoir nigérien à la présidentielle de 2021. L’homme d’Etat a été investi ce dimanche 31 mars à Niamey.

Mohamed Bazoum au cours du congrès extraordinaire d’investiture

Le 12 avril prochain, cela fera exactement 3 ans que Mohamed Bazoum le poste stratégique poste de ministre d’Etat,  ministre de l’intérieur, de la sécurité publique, de la décentralisation et des affaires coutumières et religieuses. Eh bien !, depuis ce dimanche, il fait officiellement office de candidat déclaré de la majorité présidentielle à l’élection présidentielle de 2021. Il a en effet investi ce 31 mars à l’issue d’un congrès extraordinaire du PNDS, parti au pouvoir.

Ancien professeur de philosophie, Mohamed Bazoum est présenté comme un ‘’socialiste de conviction’’,  syndicaliste et homme politique ‘’proche du peuple’’ et ‘’engagé ‘’ pour les bonnes causes au plan national et international dont les plus mémorables sont  la conquête démocratique à la conférence nationale (1991) et les luttes contre le recul démocratique en 1996 et  la prolongation anticonstitutionnelle du mandat du président Tandja (2009).

Né en 1960 à Bilabrine (Diffa, Est) dans une communauté nomade, Bazoum semble nourrir de grandes ambitions pour le Niger.

Bazoum sait d’où il vient et où il va avec le Niger

Mohamed Bazoum a été investi ce dimanche 31 mars candidat à la présidentielle de 2021

A la lecture de ce discours de clôture du candidat investi, l’on peut dire que Mohamed sait d’où il vient et où il va.

«Discours de clôture devant les délégués au congrès d’investiture du PNDS

Chers Camarades,

C’est avec une grande émotion que j’ai suivi la lecture des résolutions des fédérations, des coordinations des sections de l’extérieur, de l’OFT et de l’OJT ainsi que les mots particulièrement gentils du discours du camarade Foumakoye.

Cette émotion est d’autant plus grande que bien qu’engagé en politique depuis 1978, alors que j’étais en classe de 1ère au Lycée Amadou Kouran Daga de Zinder et que depuis lors la politique a habité comme sa doublure consubstantielle tout ce que j’entreprenais, ce qui m’avait amené à un moment donné à prendre de vrais risques, jamais je n’ai imaginé qu’un jour je serais en état d’assumer une responsabilité telle que celle dont vous venez de m’investir. Pour certains jeunes de ma génération, l’engagement en politique procédait d’un sentiment de devoir irrépressible intimant littéralement au sacrifice. Ainsi le chemin qui nous était assigné loin de laisser entrevoir les portes du pouvoir nous orientait vers des objectifs de combats pour lesquels nous étions prêts à tout donner, même notre liberté et certainement notre vie. La politique nous portait vers le haut, exaltés que nous étions sinon d’escalader le ciel comme disait le révolutionnaire Français Saint Just, du moins de réaliser quelque chose qui y ressemble, sous les espèces d’une société combinant égalité, liberté, prospérité et justice absolues en même temps.

Au départ de mon engagement, il y avait donc ce grand rêve et les sacrifices qu’il commandait, puisque dans ces années-là, au Niger du Conseil militaire suprême, il fallait tout conquérir.

Toutefois, ce qui va caractériser ma démarche intellectuelle par la suite c’est d’avoir vite compris que pour sublime qu’elle soit, la cause pour laquelle j’étais engagé avait besoin pour se réaliser de passer par des médiations prosaïques, assignant des servitudes très ordinaires. C’était de là que découle le sens de notre engagement syndical, mes camarades de l’époque et moi, plus précisément au sein du Syndicat national des enseignants du Niger(SNEN). Les syndicats étaient alors les seuls cadres organisés où le principe d’une relative liberté d’expression était toléré. Il fallait les investir pour commencer. Ce n’est pas par hasard que le thème du congrès du SNEN organisé en 1989 à Tahoua, qui était la coordination où je militais, va porter sur l’Etat de droit, concept plutôt nouveau, imposé par l’actualité internationale littéralement marquée par la chute du mur de Berlin. Ce n’est nullement non plus par hasard que l’Union des syndicats des travailleurs nigériens (USTN) va exiger au cours de l’année 1990, d’abord le multipartisme, ensuite la Conférence nationale.

 

Chers camarades,

À partir d’un certain moment, les choses vont s’accélérer pour moi à une vitesse inimaginable. En effet, venu en juillet 1991de Maradi à la Conférence nationale dans la délégation de l’USTN, pour mettre sens dessus dessous l’ordre politique en place, je me verrai à l’issue de cette belle subversion, solliciter par le Premier Ministre nouvellement élu de faire partie de l’équipe gouvernementale de transition appelée à gérer le champs de ruine politico-institutionnel tenant lieu d’Etat. Cette sollicitation à contretemps et à contrechamps, m’a totalement surpris et pris de court. Mon parti, comme il l’a fait avec d’autres camarades m’a néanmoins demandé d’accepter l’offre qui m’était ainsi faite. Depuis lors, notre parti a véritablement pris date en décidant de renoncer définitivement à un certain angélisme qu’il aurait pu d’autant plus cultiver qu’il était capable de le couvrir de la rhétorique radicale nécessaire pour le dissimuler. Le PNDS venait ainsi de décider qu’il n’entendait pas demeurer un groupuscule radical appelé à jouir de sa conscience de soi d’un parti de la vérité, aux mains toujours propres, exempté de toute forme de reddition de compte.

Nous avons ce faisant décidé d’être coupables de l’action à laquelle n’échappent que ceux qui n’ont rien à offrir.

Sous le leadership exceptionnel de notre chef, Issoufou Mahamadou, nous avons accepté de nous confronter à la réalité, dans ce qu’elle a de dur et âpre à la fois. Je serai en première ligne de tous les combats que nous mènerons par la suite sur le long et escarpé chemin qui finira par nous conduire au pouvoir en 2011. Pour autant, je ne me suis jamais imaginé porter un jour le lourd fardeau dont vous venez de me poser la charge. C’est donc avec beaucoup d’humilité que j’accepte votre décision qui me touche au plus profond de mon cœur. En ce moment crucial, ma pensée va avant tout au Président Issoufou. Si les choses se passent telles qu’elles sont, c’est à lui que je dois cela au premier chef. Je suis fier d’être investi sous son regard et avec son fraternel et amical soutien. Je lui suis infiniment reconnaissant de l’estime qu’il me témoigne par ce geste d’adoubement. En agissant ainsi, il est resté égal à lui-même: loyal, sérieux, méthodique et farouchement résolu. Il sera pour moi la lumière dans le long chemin vers l’Idée que nous avons toujours portée ensemble autant qu’elle nous a portés. Cette Idée, c’est le Niger tel que nous en avons rêvé et tel que nous essayons de le construire.

Ma pensée va à vous tous, chers camarades. Notre parti a eu un destin fabuleux parce que par un concours de circonstances exceptionnelles, il fut le lieu de confluence des âmes parmi les meilleures que comptait notre pays. Nous nous étions retrouvés pour construire et nous avons été de bons architectes. Notre secret, vous le savez, c’est la loyauté que nous nous sommes due, les uns, les autres et ce à tous les niveaux. C’est pourquoi votre choix porté aujourd’hui sur ma personne, l’eût été vis-à-vis de quiconque aurait été à ma place. J’ai eu la chance d’être le Président du parti par votre volonté unanimement exprimée d’abord au Congrès de décembre 2013 puis réitérée au Congrès de mars 2018.

Je vous promets de ne jamais oublier la dignité de votre comportement. Je vous promets de marcher dans les sillons tracés par Issoufou Mahamadou, de garder le même cap, d’être la mémoire de nos engagements et de ne jamais oublier ce qui fait la valeur de nos souffrances et de nos joies communes. Je n’oublierai jamais les épreuves que nous avons endurées. Je n’oublierai jamais la dureté de l’épreuve des élections de l’année 2004. Nos adversaires avaient voulu nous détruire. Ils pensaient même l’avoir fait. Ils n’avaient pas compté avec notre solidité de roc. Issoufou Mahamadou était resté debout et nous tous derrière lui, combatifs, intrépides, jamais résignés.

Chers camarades

Depuis son accession à la tête de l’Etat en 2011, le Président Issoufou a stabilisé notre pays, malgré un contexte régional des moins favorables. Il a en cela stabilisé les institutions de la République, assuré l’intégrité de notre territoire national, garanti la paix et la sécurité par une guerre implacable et efficace contre le terrorisme. Rien que cela eût été suffisant pour que nous soyons fiers de son bilan. Malgré les nombreuses ressources consacrées à la sécurité, des investissements importants ont par ailleurs été réalisés dans différents secteurs tels que l’agriculture, l’hydraulique, les infrastructures routières, aéroportuaires, énergétiques, et des télécommunications ainsi que dans les secteurs sociaux comme l’éducation et la santé ou encore dans la modernisation des villes dont la transformation littérale de Niamey constitue le symbole.

Sur le plan plus spécifiquement économique, le Président de la République a mis en place une politique qui a permis de maintenir la stabilité macroéconomique couplée à une croissance moyenne annuelle de 6% et de renforcer la résilience de l’économie face aux chocs exogènes auxquels elle a été confrontée.

Chers camarades,

Si Dieu et le peuple nigérien me font la faveur de m’élire à la tête de l’Etat, les actions réalisées par le Président Issoufou sur le plan politique seront poursuivies par la consolidation des institutions de la République et le renforcement des capacités institutionnelles et opérationnelles des forces de défense et de sécurité. la lutte contre le terrorisme se poursuivra de façon à davantage améliorer la paix, la sécurité et la stabilité.

Sur le plan économique mon engagement est de consolider les acquis réalisés par le Président Issoufou à travers la préservation de la stabilité du cadre macroéconomique consistant notamment dans la transformation de notre tissu économique en vue de favoriser une réduction drastique de la pauvreté et la création de nombreux emplois pour les jeunes. A cet effet le rythme de l’assainissement des finances publiques sera accéléré en vue de l’amélioration du niveau des recettes internes et de la qualité de la dépense publique avec comme objectif prioritaire le financement de grands projets d’investissement dans les infrastructures sociales.

Notre pays sera exportateur de pétrole brut à l’horizon 2022. Cette donne aura un impact décisif sur les paramètres fondamentaux de notre économie. Mon engagement est de faire en sorte que le pays tire le maximum de profit de cette opportunité, en mettant en œuvre une gouvernance à même de nous éviter les effets pervers courants en pareilles circonstances et de nous permettre de financer des projets structurants, créateurs d’une croissance forte et inclusive.

Quelques défis particuliers, parmi les très nombreux auxquels nous sommes confrontés méritent que je leur fasse une mention spéciale. Le premier, c’est celui de l’éducation qui est la pierre angulaire du développement. Les statistiques actuellement disponibles mettent en évidence un décalage important entre le niveau des ressources engagées et les résultats obtenus. Cela est révélateur de dysfonctionnements bien précis sur lesquels il faut commencer par agir. Mais à l’évidence, nous avons besoin de repenser radicalement notre système éducatif pour le rendre plus efficient afin qu’il joue son rôle de premier levier pour le développement.

Le deuxième problème, dialectiquement lié au premier est celui de la croissance démographique. Avec le rythme actuel de l’accroissement de la population, quels que soient nos efforts de gouvernance dans les autres secteurs, nos résultats seront réduits à néant notamment dans l’éducation, la délivrance des services de santé et l’emploi des jeunes.

Le troisième défi est celui de l’emploi des jeunes justement, inséparable de la bonne gouvernance qui est la condition sine qua non de la promotion des investissements directs étrangers, de la modernisation du secteur privé national et de la rationalisation des investissements publics. La bonne gouvernance ne saurait se concevoir sans le renforcement de l’Etat de droit, gage de la sécurité des investissements et sans une lutte résolue contre le détournement des deniers publics, la corruption et l’impunité, auxquels je livrerai un combat implacable.

Chers camarades,

Je voudrais vous remercier une fois encore pour votre soutien. Je vis cet instant comme l’accomplissement de ma vie que j’ai très tôt dédiée, ainsi que je l’ai dit plus haut, à la politique. Vous m’avez choisi parce que vous pensez que je peux gagner le combat électoral mais aussi parce que je possèderais les vertus d’une personne digne de diriger tout un pays. C’est pour moi une très grande responsabilité. Je vous mentirais si je vous disais que je n’en suis pas intimidé. Mais dans la mesure où mon destin commande que je l’assume, je le ferai avec la force de la foi qui m’a toujours habité. Je le ferai avec d’autant plus de hardiesse que je serai toujours loyal et fidèle aux valeurs qui ont guidé notre parti. Je resterai toujours conforme à l’idée que vous avez de moi, d’un homme digne de succéder à Issoufou Mahamadou. Si je suis élu Président de la République, je serai d’une loyauté absolue vis-à-vis de mon pays et de ses intérêts. Dans la solitude nécessaire à la prise des décisions difficiles, je m’appuierai sur Allah Soubhanahou wa Taala et je n’aurai en vue que les intérêts du peuple nigérien. Mon devoir sera toujours de réunir les idées opposées, les intérêts divergents, les amis et les ennemis d’un jour, pour le bien collectif et le service de tous. Je mettrai en œuvre un projet rassembleur, porteur d’avenir qui ouvre notre horizon d’attente vers la réalisation de nos idéaux de progrès, de prospérité, de liberté et d’avenir radieux pour nous et pour nos enfants.

Pour terminer, je voudrais dire aux Leaders des partis politiques membres de la Majorité présidentielle qu’ils peuvent compter sur mon amitié et ma loyauté dictées par les sentiments de profonde gratitude que j’éprouve à leur égard. Les élections sont un épisode particulier de la vie politique, mais c’est un épisode passager. Le plus important c’est ce que nous avons fait ensemble et ce que nous ferons ensemble demain aussi. Je souhaite beaucoup de succès à chacun d’entre vous, chers amis.

S’agissant de nos frères de l’opposition, je voudrais leur lancer un appel pour que nous profitions de la chance que nous avons de disposer du meilleur code électoral que nous ayons jamais eu. Ce fait me paraît être une belle plate-forme pour une convivialité républicaine inédite basée sur un dialogue politique permanent. La transparence des élections de 2020 et 2021 est assurée par une loi électorale donnant des garanties à cet effet comme jamais cela n’avait été le cas auparavant. C’est une raison supplémentaire pour que nous nous concentrions ensemble sur l’essentiel.

Camarades, militants et sympathisants du PNDS-Tarayya,

Avec vous, et fort de votre confiance ainsi que de votre soutien, je suis convaincu que nous remporterons la victoire. Une fois élu Président de la République, je me porte garant de la réussite de notre beau, puissant et authentique projet politique. Je serai votre volonté et votre puissance pour le bien de tous les Nigériens et de toutes les Nigériennes.

Je vous remercie.»

Correspondance particulière Issa Diallo/ Niamey

Pour Burkina Demain

Abdoul service international présente son prix au Moogho Naaba

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L’entreprise Abdoul service international, l’un des plus grands promoteurs immobiliers du Burkina Faso, a décroché un prix au salon international de l’immobilier à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Abdoul Ouédraogo, président directeur général d’Abdoul Service International,  était ce 29 mars  au palais du Moogho Naaba Baongo pour lui présenter ce trophée de promoteur immobilier de la sous-région.

Ce trophée, pour Djamila Lesieur Ouédraogo, responsable commercial de la société Abdoul service international, n’est pas pour la société en question mais pour tout le Burkina Faso. Car selon elle, plus de huit (8) pays étaient représentés à cette compétition à Abidjan en Côte d’Ivoire, et c’est le Burkina Faso qui a remporté ce prix de promoteur immobilier de l’Afrique de l’Ouest. Donc, il faut avouer que « ce trophée a une valeur inestimable pour nous », a-t-elle dit. Mais quels sont les critères de cette société burkinabè qui ont pu séduire le jury ivoirien ?  De prime à bord, il faut souligner l’expertise même de la société pour sa qualité rapport-prix et également la diversité de ses produits. « Nous allons nous battre pour amener d’autres prix l’année prochaine s’il plait à Dieu », clame le premier responsable de la société, Abdoul Ouédraogo.

Abdoul service international en dehors du Burkina Faso, est aussi représenté en Côte d’Ivoire, construit des logements sociaux pour permettre aux Ivoiriens à faibles revenus de se doter ne serait-ce qu’un habitat. Dans ce cas, le PDG de l’entreprise compte bien amener les hommes de média burkinabè dans ce pays frère, pour qu’ils touchent du doigt les réalisations de cette entreprise-là. Les ambitions de Abdoul service sont grandes et sans frontière. « Nous comptons nous installer au Mali », affirme Djamila Lesieur. Doit-on alors nommer cette ambition ‘’la conquête de l’Afrique de l’Ouest’’ ?

Satisfait de la visite de Abdoul Ouédraogo et de son staff, le Moogho Naaba Baongo, empereur des moossé, a encouragé monsieur Ouédraogo et ses agents à aller de l’avant, tout en les conseillant à plus d’entente et de solidarité, afin de poursuivre toujours leurs œuvres de bienséances au profit des populations.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

La fédération Somkièta vent debout contre des pratiques fiscales

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Le présidium de la conférence de presse

A l’occasion d’une conférence de presse tenue ce 28 mars 2019 à Ouagadougou, un syndicat de commerçants, la fédération Somkièta, a exprimé son mécontentement vis-à-vis des agents de la douane et des impôts, pour ce qui est des exactions dont ils sont victimes.

Le présidium de la conférence de presse

Pour Boureima Kaboré, secrétaire général de la fédération Somkièta, la fraude, la corruption, la contrefaçon, la concurrence déloyale, la falsification des emballages de certains produits et des documents, sont le quotidien de l’incivisme qui prend en otage l’économie nationale du pays. Ce qui fait que ces commerçants sont confrontés à de problèmes de ralentissement de l’activité économique et sociale.

La corruption, selon les responsables de la Fédération, prend de l’ampleur dans les services de douane et des impôts. Et la fin du contrat entre l’Etat et la Cotecna, a permis à cette pratique de s’imposer dans lesdits services, car aucun contrôle n’y existe, conduisant souvent à l’utilisation des identifiants fiscaux uniques (IFU) dans certaines sociétés. Le problème ici, c’est que pour les taxes de 40 millions FCFA à la douane, le commerçant peut ressortir avec une quittance variant de 600 milles FCFA à 800 milles FCFA contre une somme inférieure à la valeur normale.

Une fois devant les douaniers, le dédouanement qui devrait se faire selon la valeur de la marchandise, se fait selon son volume. Un acte que Boureima Kaboré et ses collègues ne digèrent pas du tout. Or, l’OMC et la CEDEAO ont établi de façon « claire et nette », un barème d’imposition de dédouanement. Il s’agit de celui de la valeur et non celui du volume. Selon eux, ces exactions remettent en cause le patriotisme même de la douane burkinabè.

Du coté des impôts aussi, «lorsque nous disions que nous voulons les papiers de nos impôts, les agents nous disent qu’il n’y a pas de réseau. Et lorsque nous faisons un geste, le réseau réapparaît », renchérit El Hadj Lassané Ouédraogo.

Au vu de toutes ces difficultés, les commerçants veulent simplement une clairvoyance dans les activités de la douane et des impôts.

Jean Konombo

Burkina Demain