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Actionnariat populaire : L’option de Laurent Bado va-t-elle s’imposer ?

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Pour Laurent Bado, l'actionnariat populaire est l'une des voies royales pour assurer le financement des projets publics

« Oser inventer l’avenir » ! C’est le challenge que se sont donné des jeunes Burkinabè de l’Amicale des jeunes commerçants et entrepreneurs du Burkina Faso (AJCEB) afin d’investir dans l’économie nationale en créant la Société coopérative avec Conseil d’administration/Bâtir l’avenir (SCOOP-CA/BA) fait dans la promotion de l’actionnariat populaire. On se rappelle, Pr Laurent Bado faisait cas de l’actionnariat populaire comme moyen de financement de nos industries. Cette conception idéologique « Grégarisme africain » faisant partie de son programme politique, se traduit par le constat d’échec des concepts politiques économiques importés en Afrique que sont le capitalisme privé et le socialisme. Cette doctrine défend la nécessité de puiser dans les ressources et les valeurs culturelles africaines et de proposer comme alternative, « l’actionnariat populaire».

L’actionnariat populaire ou le financement participatif, désigne un échange de fonds entre individus en dehors des circuits financiers institutionnels. L’appel de fonds se fait à partir de la description d’un projet précis (artistique, humanitaire, entrepreneurial…), au moyen d’une plate-forme en ligne ou autre, permettant de recueillir de nombreux apports de petits montants.

Le financement peut prendre la forme d’un don, d’un prêt avec ou sans intérêts, ou encore d’un investissement en capital. Il est généralement utilisé en complément d’autres outils de financement comme les prêts d’honneur, les emprunts bancaires, les micro-crédits, etc.

Une stratégie de développement industriel adoptée en 1998

Une stratégie de développement industriel a été adoptée en 1998. Cette stratégie fait une grande place à la transformation locale des matières premières en vue de créer plus de valeur ajoutée et d’emplois.

Le gouvernement burkinabé a l’époque sa volonté de faire du secteur privé le moteur de la croissance économique en adoptant le 22 mars 1999 par décret une stratégie pour le développement du secteur privé.

Depuis lors, le développement industriel attendu ne répond pas aux attentes ; Le PNDES prévoit en son axe 3 « la Dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois ».

A travers cet axe, le Gouvernement actuel marque une forte volonté d’influer positivement sur la dynamique de l’économie à travers les secteurs qui regorgent de fortes potentialités comme celui de l’industrie de transformation.

Définir le mode de financement de la stratégie d’industrialisation

Avant SCOOP-CA/BA, l’actionnariat populaire avait été expérimenté dans une moindre mesure au Burkina avec la privatisation de l’ONATEL

Le problème qui se pose, c’est que le programme ne définit pas clairement le mode de financement de la stratégie d’industrialisation du pays. Au lieu de passer notre temps à s’endetter au près des PTF, l’actionnariat populaire pourrait être la solution pour une industrialisation rapide du secteur secondaire de notre pays.

Son développement au Burkina Faso serait sans doute un des meilleurs moyens de démocratiser le capital des sociétés, d’acheter des actions et de participer au développement et aux bénéfices des entreprises, de créer des emplois. Favoriser l’élargissement de l’actionnariat populaire revient donc à favoriser une meilleure distribution des richesses.

Avant SCOOP-CA/BA, l’actionnariat populaire avait été expérimenté dans une certaine mesure dans le cadre de la privatisation de l’ONATEL.

D’autres africains comme le Sénégal, le Kenya et le Ghana l’ont également expérimenté. Alors, l’actionnariat populaire va-t-il s’imposer ?

Amir Théophane Tiendrébéogo

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 6 mars 2019

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou,  le mercredi 6 mars 2019 ,en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE,  Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I.DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE QUATRE (04) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur :

–              un rapport relatif aux missions consulaires spéciales.

Ces missions visent à doter les Burkinabè vivant à l’extérieur de cartes nationales d’identité burkinabè ou de passeports, nécessaires pour les opérations électorales de 2020, conformément à l’article 53 du Code électoral.

Au total, trente-trois (33) équipes seront déployées, du 28 février 2019 au 20 janvier 2020, dans les juridictions abritant un grand nombre de Burkinabè à l’extérieur.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines pour la bonne exécution de ces missions consulaires.

I.1.2. Pour le  compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

–              un projet de loi portant accès aux ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture et au partage des avantages résultant de leur utilisation.

Les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture désignent le matériel génétique d’origine végétale ayant une valeur effective ou potentielle pour l’alimentation et l’agriculture.

Ce projet de loi vise à garantir une gestion durable des ressources phytogénétiques au Burkina Faso et à mettre en œuvre les dispositions du Traité international et de son Système multilatéral sur les règles d’accès et de transfert des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.1.3. Pour le compte du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière :

–              un décret portant adoption des statuts du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC).

L’adoption de ce décret permet au CBC de remplir efficacement ses missions conformément aux dispositions du décret                                         n°2014-611/PRES/PM/MEF du 14 juillet 2014 portant statut général des établissements publics professionnels.

I.1.4. Pour le compte du ministère des Ressources animales et halieutiques :

–              un rapport relatif à deux (02) décrets portant respectivement  Code de déontologie de la profession vétérinaire et autorisation et organisation d’exercice de la médecine vétérinaire à titre libéral.

L’adoption de ces décrets permet la mise en place d’un dispositif juridique en matière de déontologie de la profession vétérinaire et d’exercice à titre libéral de la médecine vétérinaire dans notre pays, conformément à la                  loi n°48-2017/AN du 16 novembre 2017 portant Code de santé animale et de santé publique vétérinaire.

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE DEUX (02) RAPPORTS.

I.2.1. Pour le compte du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles :

–              un rapport relatif aux résultats de l’appel d’offres ouvert international n°2018-020T/MAAH/SG/DMP du 15/05/2018 pour la réalisation des travaux d’aménagements de 400 ha de périmètres irrigués, type semi californien dans les régions du Centre-Nord et de l’Est.

L’aménagement de ces 400 ha de périmètres irrigués au profit des agriculteurs vulnérables des régions du Centre-Nord et de l’Est, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire (PRRIA).

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché au Groupement GCA SA/ESICO BTP, pour un montant de trois milliards cinq cent vingt millions cent quatre-vingt-neuf mille cent quatre-vingt-dix-sept (3 520 189 197) F CFA TTC, pour un délai d’exécution de huit (08) mois, hors saison des pluies.

Le financement est assuré par la Banque islamique de développement (BID).

I.2.2. Pour le compte du ministère de l’Energie :

–              un rapport relatif à la conclusion de contrats par la procédure d’entente directe de marchés relatifs à l’acquisition et l’installation de « Backups solaires » en faveur des ménages et des PME/PMI.

Le Conseil a marqué son accord pour la signature de contrats avec les entreprises suivantes :

–              Lot 1 : ALIOTHSYSTEME ENERGY, pour la vulgarisation de 3 565 kits domestiques de types Solar home system (SHS-PAYG) d’au moins 35 Watt crêtes (Wc), dans l’ensemble des communes rurales et urbaines du Burkina Faso, pour un montant de six cent soixante-six  millions huit cent soixante-six mille cinq cents (666 866 500) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de 120 jours ;

–              Lot 2 : SIREA AFRIQUE, pour la vulgarisation des kits solaires photovoltaïques de l’ordre de 300 Watt crêtes (Wc) à 3,2 kilowatt crêtes (kWc)  dans les régions du Centre et du Plateau-Central,  pour un montant de quatre cent quarante-neuf millions neuf cent quatre-vingt-cinq mille cinq cents (449 985 500) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de 120 jours ;

–              Lot 3 : PLANETE TECHNOLOGIE, pour la vulgarisation des kits solaires photovoltaïques de l’ordre de 300 Watt crêtes (Wc) à 3,2 kilowatt crêtes (kWc), dans les régions des Hauts-Bassins, des Cascades et du Sud-Ouest, pour un montant de quatre cent cinquante millions (450 000 000) de F CFA TTC, avec un délai d’exécution de 120 jours ;

–              Lot 4 : Groupement IND-MOVE/Poly solar, pour la vulgarisation des kits solaires photovoltaïques de l’ordre de 300 Watt crêtes (Wc) à 3,2 kilowatt crêtes (kWc), dans les régions du Centre-Sud, du Centre-Ouest, de la Boucle du Mouhoun et du Nord, pour un montant de quatre cent quarante-neuf millions neuf cent soixante-deux mille quarante-cinq (449 962 045) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de 120 jours ;

–              Lot 5 : PPS Sarl, pour la vulgarisation des kits solaires photovoltaïques de l’ordre de 300 Watt crêtes (Wc) à 3,2 kilowatt crêtes (kWc), dans les régions du Centre-Est, de l’Est, du Centre-Nord, du Sahel et du Centre, pour un montant de quatre cent quarante-neuf millions quatre cent vingt-et-un mille (449 421 000) F FCFA TTC, avec un délai d’exécution de 120 jours.

Le montant total des attributions s’élève à deux milliards quatre cent soixante-six millions deux cent trente-cinq mille quarante-cinq  (2 466 235 045) F CFA TTC.

Le financement est assuré par le budget de l’Etat.

II.COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le  ministre de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire a informé le Conseil de la commémoration de la 162ème Journée internationale de la femme, 08 mars 2019 au Burkina Faso.

La cérémonie officielle commémorative de cette édition 2019 est prévue pour se tenir à Koupéla, province du Kouritenga, région du Centre-Est, sous le thème « Contribution de la femme à l’édification d’un Burkina Faso de sécurité, de paix et de cohésion sociale ».

II.2. Le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat a fait au Conseil une communication relative à l’organisation, du 11 au 13 mars 2019 à Ouagadougou, de l’atelier national sur la relance durable de la production cotonnière du Burkina Faso.

L’objectif visé par cet atelier, qui réunira plus de 200 participants, est de proposer un plan stratégique avec des actions et des mesures à court, moyen et long termes, pour une relance durable de la production cotonnière dans notre pays.

II.3. Le ministre de la Culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil le  bilan de la 26ème édition, cinquantenaire du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO).

Tenue du 23 février au 02 mars 2019, sous le thème « Confronter notre mémoire et forger l’avenir d’un cinéma panafricain dans son essence, son économie et dans sa diversité », cette édition a enregistré plus de 500 séances de projection de films à Ouagadougou et dans les communes environnantes, la participation de plus de 4 000 festivaliers, de 124 réalisateurs en compétitions et de 62 pays représentés.

 

Le Conseil félicite les populations pour leur sens de l’accueil et du respect des consignes de sécurité, le comité d’organisation et les forces de défense et de sécurité pour leur professionnalisme et leur abnégation au travail qui ont permis la tenue de ce cinquantenaire dans d’excellentes conditions.

 

III NOMINATIONS

III. 1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

–              Monsieur Alain Thierry Jean-Baptiste OUATTARA, Mle 22 490 B, Administrateur civil, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso auprès de la République de Cuba.

III. 2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

–              de l’Université Ouaga II, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation ;

–              de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM), au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale ;

–              de l’Institut national de formation en travail sociale (INFTS), au titre du ministère de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire ;

–              du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs (FNPSL), au titre du ministère des Sports et des loisirs.

La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Faso.

 

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

 Rémis Fulgance DANDJINOU, Officier de l’ordre national

 

«Des terroristes sont repartis paisiblement de Kosyam»

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Le Chef de file de l’opposition politique  (CFOP) a animé ce 5 mars 2019 à Ouagadougou, une conférence de presse pour faire le point sur la situation sécuritaire et humanitaire, le dialogue social, la récente célébration du cinquantenaire du FESPACO ou la journée internationale de la femme du 08 mars 2019. Ce point de presse a été animé par Maître Gilbert Noël Ouedraogo, président de l’ADF/RDA et Amadou Diemdioda Dicko, 4e vice-président de l’UPC.

Dans leurs allocutions, les conférenciers du jour sont revenus sur les propos qu’a tenus le Président du Faso, M. Roch Marc Christian Kaboré, en marge de son séjour à Berlin le 21 février dernier dans une interview accordée Deutsche Welle. Selon eux, le président Kaboré a avoué avoir reçu à Kosyam des leaders terroristes.

L’Opposition a  estimé que le citoyen Roch Marc Christian Kaboré, par ailleurs Président du Faso, détient de précieuses informations sur ces terroristes. Ce basant sur cela, le CFOP affirme que le Président Roch Marc Christian Kaboré, a commis la grave erreur de s’asseoir avec des responsables terroristes et de les laisser repartir. Il doit faire publier la liste nominative de ces leaders terroristes, avec leurs photos à l’appui (ou à défaut, des portraits robots) afin que n’importe quel Burkinabè ou ami du Burkina qui aurait des informations sur eux puisse saisir  les Forces de défense et de sécurité ou l’Agence nationale de renseignements. Ils affirment que : «Dans certains pays, le Président du Faso aurait été mis en accusation pour haute trahison, pour avoir accueilli ou rencontré les ennemis de la Nation en temps de guerre».

Vaste mouvement de populations

Sur la question des réfugiés internes, l‘opposition affirme que la dégradation de la situation sécuritaire a entrainé un vaste mouvement de populations des zones les plus touchées, laissant leurs champs et d’autres biens précieux ainsi que l’interruption du cursus scolaire de 150.000  élèves des zones attaquées. Elle rappelle qu’il y a donc des risques de famine, de conflits fonciers et des risques d’émergence de fléaux urbains et d’une année blanche à ces élèves. Pour l’Opposition, la meilleure action consiste à restaurer l’Etat et sa force publique dans les zones attaquées, à renforcer la résilience des populations et à les ramener sur leurs terres.

Concernant le mouvement d’humeur de la police nationale, l’opposition affirme avoir appris que les policiers observent depuis ce lundi 04 mars un arrêt de travail.  Dans ce cadre, elle appelle le Premier ministre Christophe Dabiré, qui a fait du dialogue social l’une de ses priorités, doit au plus vite échanger avec les représentants des policiers, et autoriser son Gouvernement à donner les moyens et le matériel nécessaires à ces policiers, et à l’ensemble des FDS, pour l’accomplissent de leur mission.

«Le parti au pouvoir n’est pas serein»

L’opposition, affirme aussi que le gouvernement a tenté de récupérer le FESPACO et le 08 Mars comme moyens de propagande par de port de T-shirt à l’effigie de Roch Kaboré, gadgets, slogans, ainsi qu’une tentative de récupération du 08 mars par le MPP en choisissant la couleur orange (couleur officielle du MPP) pour les pagnes du 08 mars et cela sans aucune référence aux couleurs nationales du Burkina Faso. A cet effet, le CFOP déclare que : « C’est une honte pour notre pays, dans la mesure où ces actes ont été posés en présence de chefs d’Etat de pays amis, de vedettes du cinéma et des festivaliers venus des quatre coins du monde».

Le CFOP affirme également que tous ces faits démontrent clairement que le parti au pouvoir n’est pas serein au regard, notamment, de son bilan chaotique.

Ousmane Bichara

Burkina Demain

Quand l’association Génération Consciente rêve haut pour le Burkina !

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Motiver la jeunesse à la prise en charge et à l’entreprenariat, œuvrer à élever le niveau de conscience des Burkinabè, lutter contre le phénomène de l’immigration clandestine, promouvoir le potentiel de l’Afrique, ce sont les objectifs visés de l’association Génération Consciente du Burkina présidée  par Yaya Gansonré. Gros plan sur GCB.

Yaya Gansonré, président de l’Association Génération Consciente

Burkina Demain : Présentez-nous votre Association ?

Yaya Gansonré : Génération Consciente du Burkina (GCB) est une association créée en 2010 dont l’objectif principal est d’œuvrer à élever le niveau de conscience des Burkinabè surtout la tranche jeune. Elle a trois organes: l’Assemblée générale, le bureau exécutif composé de dix membres dont je suis le président et un conseil consultatif. La GCB est située dans l’arrondissement 3, secteur 15.

Quels sont vos domaines d’intervention ?

L’Association intervient dans divers domaine, à savoir l’éducation, la santé, l’autonomisation des jeunes et femmes, les technologies de l’information et de la communication.

Comment est née l’association?

 

L’association est née grâce à la volonté d’un groupe de jeunes  de contribuer au développement du Burkina Faso en apportant leur pierre à l’édification d’une société éveillée, civique et consciente. En effet, vu le faible taux d’alphabétisation, l’incivisme grandissant, le mépris vis-à- vis de l’autorité de l’État, la gestion opaque, calamiteuse et gabégique de notre nation commune, il a été jugé bon de créer une association qui par ces activités contribuera à élever le niveau de conscience, d’éclairer et permettre aux citoyens de mieux comprendre les choses et pouvoir prendre les décisions qui s’imposent.

3 Quelles sont aujourd’hui les missions et les objectifs de votre association ?

Comme je le disais, l’objectif principal, c’est de contribuer à élever le niveau de conscience des burkinabè par des sensibilisations, des actions de plaidoiries et autres. Nous avons entre autres objectifs de travailler à l’émancipation réelle des femmes, à la scolarisation de la jeune fille, la protection de l’environnement. Nous luttons également contre les mariages précoces, forces; la pratique de l’excision, la mauvaise utilisation des réseaux sociaux.

Pouvez-vous me résumer en quelques lignes ,vos actions sur le terrain?

Vous savez quand on est jeune, on est animé d’un certain dynamisme mais très souvent on est confronté à un certain nombre de problèmes. Pour mener des activités on a besoin de ce que l’on appelle le nerf de la guerre (l’argent) surtout dans le domaine associatif et la GCB ne fait pas exception mais avec la volonté des membres et de certaines personnes, nous arrivons à bouger les lignes. En terme d’actions sur le terrain, nous organisons fréquemment des débats où nous discutons entre jeunes sur des thème précis. Nous organisons aussi des conférences, des projections de sensibilisation dont la dernière en date est la sensibilisation sur les dangers des réseaux sociaux au sein du lycée professionnel Yennenga avec l’appui technique de la Commission de l’Informatique et des Libertés. Nous avons mis à la disposition d’un certain nombre de structures des bacs à ordures (écoles, centres de santé,…). Pour l’épanouissement socio sportif nous organisons chaque année un tournoi maracana au cours duquel nous profitons faire une sensibilisation de masse. Mais comme je le disais nous sommes limité dans nos actions par le manque de moyens. Si vous permettez, je sais l’occasion pour  lancer un appel, cri de cœur  à tous ceux qui se sentent interpeller par nos objectifs.

Pour celles ou ceux qui seraient intéressés de vous rejoindre, quelles sont les démarches  qu’ils doivent effectuer ?

L’association Génération Consciente du Burkina est ouverte à  toute personne qui partage le combat qu’elle mène. La GCB est située au secteur 15 à  Kilwin. Tel:76708877/78915430. Vous pouvez également retrouver l’association sur sa page Facebook en tapant Génération Consciente du Burkina sur Facebook.

Voudriez-vous ajouter un mot ?

Je voudrais remercier toutes les personnes qui depuis la création de l’association ont travaillé pour qu’elle puisse atteindre ses objectifs. Je remercie l’ensemble des militants pour leur engagement. Je  remercie vous qui nous avez permis de  nous exprimer et de présenter notre association, ses activités.

Nous  formulons  nos vœux de santé pour tous, de progrès social et surtout des vœux de paix, sécurité et cohésion sociale pour le Burkina Faso. A la population, nous demandons  une plus grande collaboration avec les Forces de défense et de sécurité. Vive la GCB ! Que Dieu bénisse le Burkina Faso !

Propos recueillis Par Martial G.

Burkina Demain

FESPACO 2019 : L’UPC dénonce une récupération politique du MPP

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Ce communiqué de presse de l’UPC est relatif à la vingt-sixième édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Tout en félicitant les lauréats pour leurs distinctions, l’UPC dénonce une récupération par le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), parti au pouvoir.

Communiqué de presse

Du 23 février au 02 mars 2019 se tenait la 26ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Cette édition marquait en même temps le 50ème anniversaire du FESPACO.

L’UPC félicite l’Etalon d’or de Yennega et les autres lauréats pour leurs distinctions.

Le cinquantenaire devrait être une occasion de rassembler tous les fils et filles du pays, de converger toutes les énergies positives à une période où le pays a plus que jamais besoin d’unité.

Au lieu de cela, le MPP s’est adonné à son sport favori qu’est la division. En effet, dès l’ouverture du FESPACO, certains discours signaient une entrée en campagne pour 2020. L’un des maîtres de cérémonie a d’ailleurs tenté à plusieurs reprises de transformer la fête en une soirée d’hommage au Président Roch KABORE.

Non satisfait de cette propagande, le MPP a habillé ses militants aux couleurs du parti et les a convoyés à la cérémonie de clôture. Sur des T-shirts à l’effigie du candidat Roch Marc Christian KABORE était inscrit : «un Président à l’écoute de son peuple ».

L’UPC dénonce une récupération éhontée du FESPACO. Cette attitude démontre que le MPP est paniqué et s’accroche à tout pour interrompre sa noyade. Que se passerait-il si, lors des événements nationaux,  chaque parti politique habillait ses militants pour la propagande ?

Par ces actes, le MPP ternit l’image du Burkina Faso et du FESPACO. Ces erreurs ne doivent plus se répéter.

Ouagadougou, le 04 mars 2019 »

Pour le Bureau politique national de l’UPC,

Le 2ème Vice-Président chargé des affaires politiques

Adama SOSSO

FESPACO : Le Palmarès officiel de l’édition cinquantenaire

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L’Etalon d’or du FESPACO, c’est ce trophée que tous les réalisateurs africains et des diasporas en compétition rêvent toujours de décrocher. Ce samedi 2 mars 2019 encore, à Ouagadougou, à l’occasion de la cérémonie officielle de la clôture de l’édition cinquantenaire, le palais des sports de Ouaga 2000 a refusé du monde. Des hommes et des femmes venus d’horizons divers, tous, voulaient être témoins oculaires de ces moments historiques du Festival.

Comme annoncé, c’est le film ‘’The mercy of the jungle’’ du Rwandais Joel Karekezi qui a remporté ce 2 mars 2019,  l’Etalon d’or de Yennenga du cinquantenaire et de la 26e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO).

Il était environ 20h30 mn, lorsque le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, accompagné de son homologue rwandais, Paul Kagamé, a dévoilé le nom du grand lauréat de l’édition cinquantenaire du FESPACO. Avec donc son film ‘’The mercy of the jungle’’ le cinéaste rwandais Joel Karekezi s’imposé, à la grande satisfaction du président Paul Kagamé et de tout le tout le Rwanda, pays invité d’honneur.

L’Etalon d’argent est revenu au cinéaste Egyptien Khaled Youssef grâce à son film ‘’Karma’’ et l’Etalon de Bronze au réalisateur tunisien Ben Mohmound grâce à son film ‘’Fatwa’’.

Au total, 17 prix dont des prix spéciaux seront attribués, soit plus de 140 millions de francs CFA distribués aux acteurs du septième art africain. La 27ème édition du FESPACO se tiendra du 27 février au 6 mars 2021.

Palmarès officiel de la 26e édition du FESPACO

       Fiction long métrage

    Etalon d’or de Yennenga :

– «The Mercy of The Jungle» de Joel Karekezi du Rwanda

Etalon d’argent :

-«Karma», Khaled Youssef de l’Egypte

Etalon de bronze

-«Fatwa», Mahmoud Ben Mahmoud de la Tunisie

Meilleure interprétation masculine

– Marc Zinga, dans le film «The Mercy of The Jungle» de Joel Karekezi du Rwanda

Meilleure interprétation féminine

-Samantha Mugatsia, dans le film Rafiki, Wanuri Kahui du Kenya

Meilleur scénario

–1er « Regarde-Moi» (Look At Me), Nejib Belkadhi de la Tunisie

-2e  « Keteke»,  Peter Sedufia du Ghana

Meilleure image

– «Mabata Bata», Joao Luis Sol De Carvalho du Mozambique

Meilleur son

– «Karma»  Khaled Youssef de l’Egypte

Prix de la meilleure musique

 

-«Sew The Winter To My Skin», Qubeka  Tahmilx  .T de l’Afrique du Sud

Prix du meilleur décor

-«Desrances» d’Apolline TRAORE du Burkina Faso

Prix du meilleur montage

-«Mabata Bata», Joao Luis Sol De Carvalho du Mozambique

Prix Oumarou Ganda

-Ila Akhir Ezzaman (Jusqu’à la Fin des Temps) de Yasmine Chouikh d’Algérie

 

Fiction court métrage

Poulain d’or

-«Black Mamba», Amel Guellaty de la Tunisie

Poulain d’argent

-«Une Place Dans l’Avion»,   Khadidiatou Sow du Sénégal

Poulain de bronze

-«Un Air DE Kora », Angèle Diabang du Sénégal

 

Documentaire long métrage

Etalon d’or

-«Le Loup D’or de Balolé » d’Aïcha Boro du Burkina Faso

Etalon d’argent

-«Au Temps où Les Arabes Dansaient» de Jawad Rhalib du Maroc

Etalon de bronze

-«Whispering Truth To Power»  de Shameela Seedat de l’Afrique du Sud

Prix Paul Robeson de la  meilleure documentaire de la diaspora

-«Meu Amigo Fela»  (Mon Ami Fela) de Joel Zito Araujo du Brésil

 

Documentaire court métrage

Poulain d’or

-«Against All Odds»  (Contre toute Attente) de Charity Resian Nampaso/ Andrea Iannetta du Kenya/Italie

Poulain d’argent

-«Zanaka-Teny Nomen’I Felix (Ainsi Parlait Felix) » de Nantenaina Lova de Madagascar

 

Poulain de  bronze

– «Tata Miloud», Nadja Hare d’Algérie / France

 

Séries télévisuelles africaines

1er prix

-«Petites Histoires, Grandes Vérités (PHGV) », d’Ambrose B. Cooke  du Ghana

2e prix

-«Blog»,     Akre Loba Diby Melyou de la Côte d’Ivoire

 

Films d’animation

  1er prix

-«Briska» de Nadia Rais de la Tunisie

2e prix

-«Un Kalabanda a mangé mes devoirs », Raymond Malinga de l’Ouganda

Prix du jury

– «Da Tsysy Da », de Tojo Niaina Rajaofera de Madagascar

 

Films des écoles africaines de cinéma

1er prix

-« Incompris», de  Jaurès Koukpemedji, de l’Institut Supérieur des Métiers de l’Audiovisuel (ISMA) du Bénin

2e prix

« Maison de Retraite», de N. Ismaël Césaire Kafando de l’Institut Supérieur de  l’image et du Son/ Studio Ecole / ISIS/SE du Burkina Faso

Jean Konombo

Burkina Demain

FESPACO 2019 : L’Etalon d’or de Yennenga est rwandais

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Pays invité d’honneur du cinquantenaire et de la 26e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), le Rwanda, représenté au plus haut niveau à la cérémonie de clôture de la biennale par son président Paul Kagamé ;  repartira avec l’Etalon d’or de Yennenga, la plus prestigieuse distinction du Festival. Et c’est le réalisateur Joël Karekezi avec son film « The Mercy of the Jungle», qui apporte au pays des mille collines cette reconnaissance panafricaine. L’Etalon d’argent est revenu au cinéaste Egyptien Khaled Youssef grâce à son film ‘’Karma’’ et l’Etalon de Bronze au réalisateur tunisien Ben Mohmound grâce à son film ‘’Fatwa’’.

Pour cette cérémonie de clôture du cinquantenaire et de la 26e édition du FESPACO ; trois chefs d’Etat en exercice et un ancien chef d’Etat du continent ont rehaussé de   leur présence l’éclat de la cérémonie. Il s’agit notamment des présidents Rorch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, Paul Kagamé du Rwanda, Ibrahim Boubacar Kéita du Mali et de l’ancien président Jerry Rawlings du Ghana. Nous y reviendrons.

Burkina Demain

FESPACO 2019 : Les prix spéciaux de l’édition cinquantenaire !

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Dans quelques minutes, l’on va assister à l’arrivée au palais des Sports de Ouaga 2000 des présidents Roch Marc Christian Kaboré, Paul Kagamé et Ibrahim Boubacar Kéita. C’est en leur présence que sera dévoilé le palmarès officiel de ce cinquantenaire et de cette vingt-sixième édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). En attendant, nous vous proposons les prix spéciaux et leurs lauréats connus depuis ce vendredi 1er mars 2019.

Prix de l’Union africaine pour la paix et la sécurité

-Fatwa de Ben Mohmound (Tunisie) (8 millions + 1 Trophée)

Prix de la CEDEAO de l’intégration

-Résolution de Boris Oué et Marcel Sangne (Côte Ivoire)

Prix de la CEDEAO de la meilleure femme réalisatrice

-Air de Kora de Angèle Diaban (Sénégal)

Prix UEMOA

Long métrage : Duga, les charognards de Abdoulaye Dao et de Hervé Eric Lengani (10 millions)

– Court métrage : Rêve brisé de Béde Modeste Ganafé Moféb Dog-na (Burkina Faso) (8 millions)

-Documentaire : Juma Duman de SALIF Traoré (Mali) (8 millions)

Prix de la ville de Ouagadougou

-Naabiga (le prince) de Zalissa Zoungranz( Burkina Faso)

Prix Thomas SANKARA

-Desrances d’Appoline Traoré (Burkina Faso)

Prix Félix Houphouët-Boigny

-Résolution de Boris Oué et Marcel Sangné (10 millions)

Prix Sembene Ousmane

-Les armes miraculeuses de Jean-Pierre Bekolo (Cameroun)

Prix de la critique cinématographique africaine

-Duga, les charognards d’Abdoulaye Dao et Hervé Éric Lengani (Burkina Faso)

Prix SIGNIS

-Black Mamba de Armel Guellaty (Tunisie)

Prix de l’Assemblée nationales du Burkina Faso

Desrances d’Appoline Traoré

Rassemblés par Ousmane Bichara

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Burkina : La statue de Thomas Sankara inaugurée

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La statute du père de la révolution burkinabè d’août 1983 a été inaugurée ce 02 mars 2019 à Ouagadougou, en présence du président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, de l’ancien président ghanéen Jerry Rawlings et de plusieurs membres de la famille et cadres de l’ex- Conseil national de la révolution. Erigé sur le site du Conseil de l’entente, la statue de Sankara et de ses douze (12) proches tombés le 15 octobre 1987 est un projet porté par le Comité international Mémorial Thomas Sankara (CIM-TS).

La statue de Thomas Sankara et les bustes de ses douze proches fidèles tombés avec lui le 15 octobre 1987 a été réalisée par le Comité international Mémorial Thomas Sankara. Ce mémorial mesure cinq mètres de haut sur un socle de quatre mètres. Le Mémorial Thomas Sankara permettra de préserver l’héritage de la révolution et à promouvoir les idées révolutionnaires du père de la révolution burkinabè pour les jeunes et les générations futures.  Ce monument vise également à  rendre un hommage solennel au capitaine Sankara et à favoriser une appropriation de l’histoire politique du Burkina Faso à travers ce statut.

Présente à la cérémonie, Lydie Sankara, sœur cadette de Thomas Sankara qui attend toujours l’aboutissement de la procédure judiciaire a souhaité justice pour toutes les victimes du 15 octobre et que toute la lumière soit faite sur ce crime macabre.

Présidant la cérémonie, le Président Roch Marc Christian Kaboré a affirmé que les idées et les actions du Capitaine Thomas Sankara doivent être perpétuées pour les jeunes et les générations futures. Il a ajouté que la recherche de la justice est en cours et nous avons bon espoir que ce dossier puisse être jugé et les coupables soient traduits devant les juridictions compétentes.

Pour Alain W. Serge, Réalisateur et festivalier au FESPACO, Thomas Sankara n’appartient pas au Burkian Faso ou à sa famille, mais il est une légende pour la jeunesse africaine, un symbole de la lutte contre l’impérialisme et l’oppression des peuples africains et du tiers monde. Etudiante à l’Université Ouaga 1 Pr Joseph Ki-zerbo, Ouedraogo Diane est venue admirer la statue du père de la révolution burkinabè. Elle se dit émue de ce geste du CIM-TS et en même temps en colère parce que ses bourreaux sont toujours libres continue de bénéficier d’une impunité malgré le changement de régime.

Mathias Sawadogo, membre de l’Association Comité international mémorial Thomas Sankara, pour sa part, se dit très fier d’avoir rejoint ce mouvement et de contribuer à l’édification de ce monument historique et appelle tous les jeunes à faire de même en ces termes : « C’est un devoir pour les jeunes burkinabè et africains de reprendre les idéaux de la révolution et la mémoire du Sankara ».

Ousmane Bichara

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«L’Afrique est un continent de paradoxe», affirme Idrissa Ouédraogo

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L’association des Entretiens eurafricains (EEA) font des relations entre l’Europe et l’Afrique un véritable espace de débat où les questions complexes du développement sont toujours abordées avec la volonté de clarifier les freins et de les lever. Ce 1er mars 2019 à Ouagadougou l’association  dont la mission est de toucher la vie réelle des citoyens qu’ils soient européens ou africains, a tenu une conférence publique sous le thème : « L’avenir économique et politique de l’Afrique de l’Ouest, ses relations avec l’Union européenne (UE) et le défi des migrations».

Pour le Professeur d’économie Idrissa Ouédraogo, qui enfonce là une porte entre-ouverte,  l’Afrique est un continent de paradoxe. Ce qui va d’ailleurs le pousser à se poser encore cette question : Comment comprendre que le continent le plus riche se retrouve avec les populations les plus pauvres de la planète ?

L’économie et la politique en Afrique en générale et en Afrique de l’Ouest en particulier, vont de mal en pis. En ce sens qu’« elles dépendent généralement de l’aide extérieure», dira Idrissa Ouédraogo.

Il continue en indiquant que les modèles de développement sont aussi inspirés de l’extérieur. Or, de son point de vue, il n’y a pas une voie unique de développement, puisqu’il est endogène et doit être construit par les populations avec les moyens de bord.

M. Ouédraogo s’exprimait dans le cadre d’une conférence publique organisée par l’association des Entretiens européens et eurafricains (EEA) sous le thème «L’avenir économique et politique de l’Afrique de l’Ouest, ses relations avec l’Union européenne (UE) et le défi des migrations».

A la directrice des Entretiens Eurafricains, Claude Fischer Herzog, d’ajouter que la croissance économique est moins que la croissance démographique. Dans cette optique, elle trouve qu’il faut certes créer une monnaie unique mais de toujours garder une coopération avec l’Europe. «Au lieu de faire de l’aide au développement en Afrique, il faut faire de l’aide à l’investissement», ajoute-t-elle.

Sur le plan politique, Claude Fischer pense que le continent est démocratique avec une jeunesse dynamique et des élections biaisées.

Dévalorisation de la migration

Concernant le défi des migrations, Cheikh Omar Ba, président du réseau des think tank de l’UEMOA, a laissé entendre que le mal de l’Afrique, c’est qu’elle a une urbanisation sans industrialisation. Et la manière dont l’Europe présente la migration est « fausse » selon lui.

« L’Europe a tellement dénaturée la migration que cela cause problème dans les migrations internes des pays africains », a-t-il martelé.

Alors, à l’occasion de la 5e édition de la semaine Eurafricaine au cinéma qui va se tenir du 10 au 16 juin prochain à Paris, des regards croisés seront jetés sur les migrations pour comprendre ce qui amène les hommes à migrer vers d’autres contrées.

Nicolas Bazié

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