Dans moins d’une semaine, plus précisément le 20 janvier 2025, Donald Trump fera son retour à la Maison Blanche, en sa qualité de 47e Président des Etats-Unis d’Amérique. A l’approche de ce Come-back historique du leader républicain dans le Bureau ovale, beaucoup de pacifistes optimistes, au regard de ses discours de campagne, promettant par exemple de mettre fin à la guerre en Ukraine en 24 heures, se remettent plus que jamais à rêver d’un monde de paix.
Le successeur de Joe Biden sera-t-il à la hauteur de ses promesses électorales, dans une planète où les budgets de défense ou de guerre des Etats n’ont cessé d’exploser ces dernières années ? Ceux des 2025, année de son entrée en fonctions, n’y échappe pas. A Washington, Moscou, kiev, Paris, Pékin, Ankara, Téhéran, Pyangyong, Le Caire, Alger, Bamako, pour ne citer que ces capitales, les budgets de la défense ou de la guerre affichent des hausses souvent inégalées en 2025.
895 milliards de dollars de budget de défense aux USA en 2025
Donald Trump a promis la paix en Ukraine dès son retour à la Maison Blanche
Aux Etats-Unis, le budget de la défense a franchi cette année la barre de 895 milliards de dollars. Un record dans l’histoire du pays. Dans la Fédération de Russie, les prévisions budgétaires en la matière font état de 13.500 milliards de roubles soit 130 milliards d’euros.
A Moscou, le budget de la défense va atteindre au moins 13 500 milliards de roubles en 2025
En Ukraine, où Moscou mène depuis 2022 «une opération spéciale», pour reprendre l’expression consacrée au Kremlin ; les ressources destinées à la sécurité nationale et à la défense en 2025 sont estimées à 2 223 milliards de hryvnias, soit 48,3 milliards d’euros. Cela représente environ 26 % du PIB national de l’Ukraine. C’est le même tempo chez les alliés de l’un et l’autre belligérants de la guerre ukrainienne.
A Paris, le budget du ministère des Armées va croître de 3,3 milliards d’euros en 2025, tout comme à Pyangyong où les dépenses militaires augmenteront sans doute avec l’envoi de milliers de soldats en Ukraine.
Téhéran présente 1 000 drones stratégiques pour renforcer les capacités de sa flotte
C’est le commandant en chef de l’armée iranienne, le général Abdolrahim Mousavi (à gauche) et le ministre de la Défense, le général Kadhafi (à droite) qui ont présenté au cours d’une cérémonie retransmise par la télévision nationale, ces drones de nouvelle génération made in Iran au peuple iranien
Rien que ce lundi 14 janvier, Téhéran a dévoilé au public 1 000 drones stratégiques destinés au renforcement de sa flotte militaire dans un contexte de tensions croissantes avec les États-Unis et Israël.
Selon le ministre de la défense iranienne, le général Aziz Nasirzadeh, et le commandant en chef de l’armée iranienne, le général Abdul Rahim Mousavi, ces drones de nouvelle génération made in Iran, sont dotés d’une portée de plus de 2 000 kilomètres et seraient capables d’exécuter des missions spéciales, tout en améliorant les capacités de reconnaissance et de surveillance des frontières iraniennes. Conçus donc pour des frappes à longue distance, ils illustrent les efforts de modernisation des forces armées iraniennes. Et Dieu seul sait combien ces engins ont coûté au budget iranien.
Les armes continuent de crépiter dans les foyers de conflits
Par ailleurs, sur le terrain, les foyers de conflit sont restés intacts ou ont pris de l’ampleur. Que ce soit en Ukraine, au Moyen Orient dans le conflit de Gaza ou encore au Soudan ou au Sahel ; les armes continuent de crépiter, avec leurs lots de destructions ou de victimes.
Dans ce contexte, quelle marge de manœuvre pour Donald Trump, lui qui a promis, pendant sa campagne, de mettre fin rapidement à la guerre en Ukraine ? Rien n’est moins sûr. En tout cas, il lui faudra plus que d’annonces pour emmener Russes et Ukrainiens à conclure un Accord de paix, pour ne prendre que ce conflit qui semble polariser toutes ses intentions sur le front du maintien de la paix dans le monde. Affaire à suivre….
C’est fait. La Commission nationale Burkina Faso de la Confédération des Etats du Sahel a désormais son Président. Bassolma Bazié, puisque c’est de lui qu’il est question, a été en effet officiellement installé dans ses fonctions de Président de ladite Commission par Anderson Céleste Médah, Directeur de Cabinet du Président du Faso.
C’est le Directeur de Cabinet du Président du Faso Anderson Céleste Médah qui a installé Bassolma Bazié dans ses fonctions de Président de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel
L’ancien ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale a donc désormais les mains libres pour œuvrer à l’ancrage véritable de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) qui regroupe le Mali, le Niger et bien entendu le Burkina Faso.
«Dans l’exercice de ses fonctions, Bassolma Bazié sera placé sous l’autorité directe du Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré», assure-t-on.
Pour cet évènement d’installation de Monsieur Bazié dans ses nouvelles fonctions, la salle Polyvalente du Palais présidentiel de Kossyam à Ouaga 2000 était bondée de monde. Preuve sans doute que l’ancien syndical bénéficie encore d’un soutien populaire dans le pays, en dépit de son départ de l’exécutif à la faveur du remaniement gouvernemental du 8 décembre 2024. Ce qui lui sera certainement d’une grande utilité dans ses nouvelles responsabilités confédérales.
Nommé Président de la Commission nationale de l'AES par décret présidentiel le 9 décembre dernier, Bassolma Bazié prendra officiellement fonction ce 13 janvier 2025 à Ouagadougou
En principe, c’est ce lundi 13 janvier 2025 que Bassolma Bazié sera officiellement installé dans ses fonctions de président de la Commission nationale de l’Alliance des Etats du Sahel. Ce sera précisément à la salle Polyvalente du Palais présidentiel de Kosyam à Ouaga 2000.
Nommé Président de la Commission nationale de l’AES par décret présidentiel le 9 décembre dernier, Bassolma Bazié prendra officiellement fonction ce 13 janvier 2025 à Ouagadougou
Faut-il le rappeler, l’ancien ministre d’Etat en charge de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale a été nommé par décret présidentiel, à ce poste stratégique le 9 décembre dernier, au lendemain de son départ du Gouvernement.
Cette installation officielle de M. Bazié participe de l’ancrage institutionnel de l’AES dans notre pays.
Des militaires français quittant leur base d'Abéché au Tchad ce 11 janvier 2025
C’est tout sauf une surprise, le président tchadien Mahamat Idriss Déby, l’ayant annoncé il y a quelques semaines. Il s’agit du départ des militaires français du Tchad. C’est effectif depuis ce samedi 11 janvier 2025.
Des militaires français quittant leur base d’Abéché au Tchad ce 11 janvier 2025
Ces forces françaises ont effet quitté leur base d’Abéché ce samedi 11 janvier, alors que la date du 31 décembre s’approche à grand pas. Puis que les militaires ont jusqu’à cette date pour quitter définitivement le territoire tchadien.
Le Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance Ouaga I a fait de grandes annonces au cours de la conférence de presse
«Près de 2000 dossiers de Citation directe ou de Flagrant délit attendent d’être jugés. Pour diverses raisons ces dossiers ne sont pas jugés. Certains de ces dossiers datent de plus de 10 ans. En raison de ce nombre important de dossiers, les juges montent aux audiences avec en moyenne 60 dossiers.» Ceci est un extrait de l’intervention devant la presse, ce vendredi 10 janvier de Blaise Bazié. Voici l’intégralité de la Déclaration liminaire du Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance Ouaga I sur des dossiers judiciaires jugés, en cours ou à juger dans les prochaines semaines, mois.
Le Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance Ouaga I a fait de grandes annonces au cours de la conférence de presse
«DECLARATION LIMINAIRE DE MONSIEUR LE PROCUREUR DU FASO PRÈS LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE OUAGA I
Mesdames et Messieurs de la presse, bonjour et soyez les bienvenus au Tribunal de grande instance Ouaga I. Merci de nous renouveler l’attention que vous accordez aux activités de notre Tribunal.
À l’entame de cette nouvelle année, je présente mes meilleurs vœux à chacun de vous et à l’ensemble du peuple burkinabè. Que la grâce et la bénédiction de Dieu demeurent sur vous et vos proches tout au long de cette nouvelle année. Que Dieu vous garde et vous protège. Que sa paix, son amour et sa joie demeurent en nous.
Le 08 novembre 2024, je vous avais conviés dans cette même salle pour vous entretenir sur deux affaires en cours, en l’occurrence les affaires TIEGNAN Amidou et autres et KINDA. Par cette même occasion, je vous annonçais la tenue de session de jugement du pôle économique et financier de notre tribunal.
Ledit pôle a effectivement tenu deux sessions de jugement d’affaires relevant de sa compétence courant les mois de novembre et décembre 2024 au cours desquelles vingt-deux (22) dossiers ont été inscrits au rôle et impliquant cent dix-sept (117) prévenus.
A l’issue de ces sessions, le tribunal a pu juger cinquante-trois (53) personnes impliquées dans douze (12) dossiers, pour les infractions de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite, de faux et d’usage de faux en écriture publique, de blanchiment de capitaux, d’acceptation de cadeau indu, de surfacturation, de favoritisme, d’abus de fonction, de corruption dans la commande publique, de fraude douanière et fiscale, d’escroquerie, d’abus de confiance, de trafic de stupéfiant. Les autres dossiers ayant été renvoyés pour divers motifs.
Les peines d’emprisonnement prononcées au cours de ces sessions vont de douze (12) mois assortis de sursis à quinze (15) ans fermes. Les peines d’amendes cumulées prononcées au profit du trésor public, s’élèvent à environ sept milliards (7 000 000 000) de francs CFA, sans préjudice des dommages et intérêts accordés à l’État.
Mesdames et Messieurs, chers amis de la presse ;
Au nombre des dossiers jugés, celui dit de l’affaire ministère public contre TIEGNAN Amidou et trois autres retient particulièrement l’attention. En effet, pour la première fois, notre juridiction a autorisé une retransmission d’un procès en direct de la télévision nationale. Au-delà du respect du principe de la publicité de l’audience correctionnelle, cette retransmission visait à permettre au peuple burkinabè d’être témoin des débats judiciaires et d’être interpellé sur la nécessité pour tous de veiller au respect des biens publics surtout en ces moments difficiles d’insécurité et de rareté de ressources.
Relativement audit dossier, il convient de préciser qu’au regard des éléments de l’enquête et de la nécessité d’allier les impératifs de célérité et d’exhaustivité, les poursuites ont été scindées en deux. C’est donc la première partie qui a été jugée suivant la procédure de flagrant délit et qui a abouti à la décision de condamnation du sieur TIEGNAN et à trois autres à des peines qui ont été rendues publiques. La deuxième partie des poursuites a été déférée par un réquisitoire introductif en date du 21 novembre 2024 au cabinet du doyen des juges d’instruction du pôle ECOFI du TGI Ouaga I et concerne l’ensemble des faits qui n’ont pas été pris en compte dans le dossier de flagrant délit. Ainsi, le sieur YE Yaké Camille et toutes les autres personnes impliquées dans l’affaire, citées ou non au cours du procès, sont également visées par cette procédure déjà pendante devant le juge d’instruction.
Mesdames et Messieurs, chers amis de la presse ;
Mon parquet est en outre activement mobilisé dans le dénouement d’autres affaires d’importance nationale telles l’affaire dite « Stade du 4 août ».
En effet, s’agissant de l’affaire dite « stade du 4 août », il faut noter que par Soit-Transmis en date du 23 mars 2022, le parquet instruisait le Groupement de Gendarmerie Départementale de Ouagadougou, d’ouvrir une enquête pénale sur des suspicions de surfacturation, de conflit d’intérêt et toutes autres infractions dans le cadre de l’attribution et de l’exécution du marché de réhabilitation du stade du 4 août de Ouagadougou.
Pour mener à bien l’enquête, une équipe a été constituée et le concours d’experts et de certaines structures a été demandé telle que l’Autorité Supérieure de Contrôle d’État et de Lutte contre la Corruption (ASCE-LC). Les investigations ont établi des irrégularités dans la passation du marché relatif à la réhabilitation du Stade du 4 Août au profit du groupement SIFA SA, AL MOUNIA et TRUVA INSAAT.
Mesdames et Messieurs, chers amis de la presse ;
Au regard des résultats des investigations, une information a été ouverte et l’instruction est en cours au cabinet du doyen des juges d’instruction du pôle ECOFI du TGI Ouaga I. Quatre personnes physiques à savoir OUEDRAOGO Abdoul Ajusso, Directeur des Marchés Publics (DMP) du ministère des sports de la jeunesse et de l’emploi au moment des faits, TRAORE Gni Maimouna, gérante de la société AL-MOUNIA SARL, KAGAMBEGA Éric et NANA Dominique Marie André et deux personnes morales ont été formellement mises en examen pour des faits de fraude à la commande publique, surfacturation, faux en écriture. Elles attendent d’être interrogées au fond et au regard des déclarations déjà faites, d’autres personnes pourraient être impliquées judiciairement.
Mesdames et Messieurs, chers amis de la presse ;
Mon parquet a également saisi par réquisitoire introductif en date du 08 décembre 2023, le cabinet d’instruction n°01, aux fins d’instruire sur des faits de détournement de deniers publics, d’octroi d’avantages injustifiés, et de blanchiment de capitaux contre l’ancien président de l’Assemblée nationale, Alassane BALA SAKANDE et cinq (5) autres personnes.
Il leur est essentiellement reproché, d’avoir, par des manœuvres, procédé à la conclusion de marchés publics par entente directe, sans respect de la mercuriale des prix, à des fins déguisées de détournements de deniers publics et d’enrichissement illicite. Il est également reproché à l’ancien président de l’Assemblée Nationale, des faits de distribution injustifiée d’argent à des tiers sur les fonds alloués à l’institution.
Le principal mis en cause, Alassane BALA SAKANDA étant actuellement hors du territoire national pour des raisons prétendues de soins médicaux, les dispositions nécessaires sont en train d’être prises pour qu’il soit présenté au juge pour la suite de l’instruction. Mais d’ores et déjà, par commission rogatoire, une enquête de patrimoine est actuellement en cours, laquelle a permis l’identification et la saisie d’importants biens à Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Yako, Ouahigouya, Manga, Banfora et Koudougou.
C’est le lieu pour moi de réaffirmer que le pôle judiciaire ECOFI est activement engagé dans la lutte contre la délinquance économique et financière et entend, avec les moyens dont il dispose, intensifier la répression dans le strict respect des textes.
Mesdames et Messieurs, chers amis de la presse ;
Le mardi 07 janvier 2025, mon parquet, comme beaucoup de nos compatriotes a appris par voie de presse en ligne “Libreinfo”, des faits de viol commis dans l’enceinte de CHU Yalgado. Le même jour, la Brigade Territoriale de gendarmerie de Ouagadougou a été instruite de vérifier les faits et diligenter une enquête. Dans ses vérifications, il est ressorti que la victime avait déjà saisi la Brigade Ville de Nongremassoum, des faits survenus dans la matinée du dimanche 05/01/2025 vers 10 heures au Bloc des urgences de l’hôpital. La victime assistait son époux hospitalisé qui a malheureusement succombé de sa maladie le même jour. Une réquisition à personne qualifiée faite par cette unité lui a permis d’être prise en charge par un gynécologue. Le mis en cause a été déjà identifié et s’agirait d’un infirmier en service à l’Unité des Urgences Médicales du CHU Yalgado OUEDRAOGO. L’enquête est en cours et à l’issue, il sera déféré pour qu’il réponde de ses faits.
Mesdames et Messieurs, chers amis de la presse ;
Près de 2000 dossiers de Citation directe ou de Flagrant délit attendent d’être jugés. Pour diverses raisons ces dossiers ne sont pas jugés. Certains de ces dossiers datent de plus de 10 ans. En raison de ce nombre important de dossiers, les juges montent aux audiences avec en moyenne 60 dossiers.
Pour pallier ce problème, les acteurs judiciaires en concertation avec le ministère en charge de la justice, organisent une opération spéciale dénommée casiers vides pour évacuer l’ensemble de ce passif. Ainsi, des audiences délocalisées se tiendront du 20 au 30 janvier 2025. Elles se dérouleront à juge unique dans diverses salles des mairies d’arrondissement de notre ressort, au CES, ou dans des salles d’audience de certaines juridictions sœurs. Les populations (ceux qui ont des dossiers) sont donc invitées à consulter les listes qui seront affichées dans les différents arrondissements, au palais de justice, ou ministère en charge de la justice ou sur le site du ministère.
Cette pratique se poursuivra par la suite pour épuiser le stock de dossiers en attente. La délocalisation a essentiellement pour but de rapprocher la justice du justiciable et de remplir sa fonction pédagogique.
Nous disons merci au ministre en charge de la Justice, aux différents présidents des délégations spéciales et autres partenaires du ministère qui ont pris sur eux de nous accompagner dans cette dynamique.
Je saisis cette occasion pour renouveler mes remerciements à tous les acteurs de la chaine pénale qui, malgré la modicité des moyens, essaient de se donner au maximum pour atteindre les objectifs d’une justice efficace, de célérité, juste et proche du peuple.
Merci encore pour votre présence au sein de notre Tribunal ce matin.
D'importantes décisions ont été prises au cours du Conseil de ce jeudi 22 Janvier 2026
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 09 janvier 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 15 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger. Compte rendu.
C’est le le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres, qui a présidé la session du jour.
I DELIBERATIONS
I 1 AU TITRE DE LA PRIMATURE
Le Conseil a adopté un décret portant intérim des ministres.
Ce décret est une relecture du décret n°2024-1083/PRES/PM du 17 septembre 2024 portant intérim des ministres.
La relecture de ce décret permet de préciser les intérims des ministres en cas d’absence.
L’adoption de ce décret permet une meilleure organisation et une continuité de l’action gouvernementale en cas d’absence ou d’empêchement d’un membre du Gouvernement.
I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE
Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’autorisation pour la mise en oeuvre d’une procédure d’expropriation de terrain pour cause d’utilité publique en vue de l’aménagement d’aires de stationnement et d’infrastructures connexes le long de la voie de contournement de la ville de Ouagadougou.
Ce projet vise à décongestionner le trafic routier à l’intérieur de la ville de Ouagadougou, à fluidifier le trafic aux entrées de la ville et à renforcer la sécurité des usagers et des riverains.
Les sites concernés par la procédure d’expropriation pour cause d’utilité publique sont situés dans les communes de Saaba, Koubri, Komsilga, Tanghin Dassouri, Pabré et Loumbila.
Le Conseil a marqué son accord pour la mise en oeuvre de la procédure d’expropriation de terrain pour cause d’utilité publique au profit du projet d’aménagement d’aires de stationnement et d’infrastructures connexes le long de la voie de contournement de la ville de Ouagadougou.
I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret porte adoption du Rapport statistique national (RSN) 2023.
Le Rapport statistique national 2023 est une synthèse de l’état d’exécution des activités statistiques des structures du Système statistique national (SSN).
Il est un instrument de suivi-évaluation de la mise en oeuvre du Schéma directeur de la statistique. Il permet d’apprécier notamment la capacité du Système statistique national à produire en temps opportun des indicateurs de qualité à même de mesurer les progrès réalisés dans le cadre de la mise en oeuvre des politiques nationales.
L’adoption de ce décret permet la validation du Rapport statistique national 2023, conformément au décret n°2007-741/PRES/PM/MEF du 19 novembre 2007 portant attributions, organisation et fonctionnement du Système statistique national.
Le deuxième décret porte adoption du Programme statistique national (PSN) 2025.
Le Programme statistique national constitue un instrument de mise en oeuvre du Schéma directeur de la statistique. Il permet notamment d’apprécier la capacité du système statistique national à produire à temps opportun des indicateurs de qualité. Il assure également une production coordonnée des données statistiques fiables, de façon régulière, en temps voulu pour le suivi efficace des politiques nationales et des engagements internationaux du Burkina Faso.
Le Programme statistique national fournit pour l’année 2025 une vision de la production statistique nationale attendue.
L’adoption de ce décret permet de doter le Burkina Faso d’un Programme statistique national pour l’année 2025 en vue de produire des statistiques nécessaires au suivi des politiques et programmes de développement.
Le troisième décret porte création d’un Etablissement public de l’Etat à caractère économique dénommé Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques, en abrégé CBF.
Malgré les efforts déployés par l’Etat et ses partenaires pour le développement des filières agropastorales et halieutiques à travers notamment le Conseil burkinabè de l’anacarde (CBA), ces filières demeurent insuffisamment structurées et leurs acteurs faiblement organisés.
La création du Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques permettra de favoriser un environnement propice au développement durable des filières agropastorales et halieutiques en répondant aux attentes des acteurs tout en stimulant la croissance économique du pays.
Ainsi, le Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF) remplace le Conseil burkinabè de l’anacarde (CBA) avec pour missions de coordonner et de soutenir les actions de développement durable des filières agropastorales et halieutiques au Burkina Faso.
L’adoption de ce décret permet la création du Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques, conformément au décret n°2014-609/PRES/PM/MEF/MFPTSS du 24 juillet 2014 portant conditions et modalités de création, de gestion et de suppression des Etablissements publics de l’Etat.
I 4 AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte ouverture d’un Consulat honoraire du Burkina Faso dans la Préfecture de Chiba au Japon.
La Préfecture de Chiba est une localité située près de la ville de Tokyo qui abrite de nombreux Burkinabè. Ces derniers pourront bénéficier des services du Consulat honoraire pour la régularisation de leurs documents de séjour.
L’ouverture d’une représentation consulaire dans la Préfecture de Chiba vise également l’extension du réseau consulaire du Burkina Faso au Japon.
L’adoption de ce décret permet l’ouverture d’un Consulat honoraire du Burkina Faso dans la Préfecture de Chiba au Japon, conformément au décret n°2024-0453/PRES-TRANS/PM/MAECRBE/MEFP du 17 avril 2024 portant règlementation de l’ouverture des postes consulaires honoraires et de l’exercice de la fonction de consul honoraire du Burkina Faso à l’étranger.
Le second décret porte nomination d’un Consul honoraire du Burkina Faso dans la Préfecture de Chiba au Japon.
L’adoption de ce décret permet la nomination de Monsieur Taido ISHIGE, en qualité de Consul honoraire du Burkina Faso dans la Préfecture de Chiba au Japon, conformément au décret n°2024-0453/PRES-TRANS/PM/MAECRBE/MEFP du 17 avril 2024 portant règlementation de l’ouverture des postes consulaires honoraires et de l’exercice de la fonction de Consul honoraire du Burkina Faso à l’étranger.
I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES
Le Conseil a adopté un décret portant approbation du Plan national d’attribution des bandes de fréquences (PNAF).
Ce décret est une relecture du décret n°2013-452/PRES/PM/MDENP du 07 juin 2013 portant approbation du Plan national d’attribution des bandes de fréquences radioélectriques.
Le spectre des fréquences radioélectriques ou hertzien est une ressource naturelle, rare et non réplicable dont l’usage doit être partagé entre plusieurs services et utilisateurs. De plus, la propagation des fréquences ne peut être circonscrite à un espace territorial donné, le spectre hertzien n’étant pas limité par les frontières. De ces contraintes découle la nécessité d’une gestion nationale et internationale des fréquences avec pour objectif de garantir un usage efficace et rationnel du spectre.
Les innovations majeures de ce décret sont :
-l’identification de la bande 6425-7125 MHz pour les administrations souhaitant mettre en oeuvre la composante de Terre des Télécommunications mobiles internationales (IMT) ;
-l’attribution de la bande 3600-3800 MHz à titre primaire au service mobile, sauf mobile aéronautique. Cette bande a été identifiée pour les télécommunications mobiles internationales et ce, pour disponibiliser du spectre additionnel pour les IMT notamment pour les services de nouvelles générations comme la 5G.
L’adoption de ce décret permet au Burkina Faso d’avoir un Plan national d’attribution des bandes de fréquences radioélectriques en phase avec l’évolution technologique et d’optimiser sa gestion du spectre de fréquences radioélectriques.
II COMMUNICATIONS ORALES
II 1 Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Président du Faso, Chef de l’Etat, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE à la cérémonie d’investiture du Président de la République du Ghana, Son Excellence Monsieur John Dramani MAHAMA, le 07 janvier 2025 à Accra.
Durant son séjour, le Président du Faso a rencontré la communauté burkinabè vivant au Ghana. Au cours de la rencontre, le Capitaine Ibrahim TRAORE a réitéré sa détermination à faire rayonner le Burkina Faso à l’échelle internationale et à lutter contre l’impérialisme sous toutes ses formes. Pour ce faire, il a appelé les peuples burkinabè et ghanéen à s’unir et à s’inscrire pleinement dans le combat panafricaniste qu’il mène au quotidien avec ses pairs de la Confédération des Etats du Sahel.
Il a également saisi cette opportunité pour inviter les Burkinabè résidant au Ghana à soutenir le Gouvernement face aux défis économiques et sécuritaires.
La présence du Président du Faso à Accra dans le cadre de l’investiture du Président John Dramani MAHAMA marque un nouveau départ de la coopération entre le Burkina Faso et la République du Ghana.
II 2 Le ministre de la Sécurité a fait au Conseil le compte rendu de la réunion ministérielle relative à la validation des spécifications techniques harmonisées des documents de voyage et d’identité de la Confédération des Etats du Sahel regroupant le Mali, le Niger et le Burkina Faso, tenue les 21 et 22 novembre 2024 à Bamako au Mali.
Cette rencontre tripartite des Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel avait pour objectifs d’harmoniser les documents d’identité en vue de favoriser la libre circulation des personnes, des biens et des services au sein de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), de renforcer l’intégration régionale par des mécanismes d’identification fiables et sécurisés et de garantir la conformité des documents harmonisés avec les normes internationales en matière de sécurité et d’interopérabilité.
Les travaux ont porté sur la présentation des spécifications techniques proposées par le comité d’experts des trois (03) pays membres, l’examen des amendements formulés par les délégations respectives et la validation des spécifications techniques harmonisées ainsi que l’adoption d’un plan d’actions opérationnelles pour leur mise en oeuvre d’ici le troisième trimestre de 2025.
III NOMINATIONS
III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO
Monsieur Tiraogo Sougrinoma Ibrahim GUIGMA, Mle 02 71 C, Communicateur, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur de la communication et des relations publiques.
B AU TITRE DE LA PRIMATURE
-Monsieur Youssouf OUATTARA, Officier, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Service national pour le développement (SND).
C AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE
-Monsieur Lamine YODA, Mle 53 501 L, Economiste, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
-Monsieur Mahamoudou ZAMPALIGRE, Mle 215 227 G, Attaché en études et analyses, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Chargé de mission ;
-Madame Assiata OUEDRAOGO, Mle 205 544 Y, Attachée en études et analyses, 1ère classe, 9e échelon, est nommée Chargé de mission ;
-Monsieur Baday Hermann SOMA, Mle 130 363 V, Magistrat, catégorie P5, grade terminal, 4e échelon, est nommé Chargé de mission ;
-Madame Kayi Céline Sarah KONE/DIALLO, Mle 130 477 W, Magistrat, 1er grade, 2e échelon, est nommée Chargé de mission ;
-Monsieur Jean Victorien TOE, Mle 130 331 T, Magistrat, catégorie P5, grade exceptionnel, 2e échelon, est nommé Conseiller technique ;
-Monsieur Raogo Fidèle Désiré 2e jumeau SONDO, Mle 288 387 B, Informaticien, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur des systèmes d’information.
D AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
-Madame Clotilde Honorine KY/NIKIEMA, Mle 34 033 R, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 14e échelon, est nommée Inspecteur des finances ;
-Madame Alizéta BAGUIAN/KABORE, Mle 31 970 A, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 13e échelon, est nommée Inspecteur des finances ;
-Monsieur Wango Fidèle YAMEOGO, Mle 58 778 P, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur général de l’Agence nationale de promotion de la finance inclusive (ANPFI) ;
-Monsieur Amidou OUEDRAOGO, Mle 111 138 L, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur général de la coopération ;
-Monsieur Daouda OUEDRAOGO, Mle 111 139 M, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur du développement institutionnel et de l’innovation ;
-Monsieur Adama OUANDE, Mle 112 342 E, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Fonds d’intervention pour l’environnement (FIE) ;
-Monsieur Seydou KONATE, Mle 97 693 P, Contrôleur des services financiers, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Comptable principal des matières de Burkina Suudu Bawdè (BSB) ;
-Monsieur Etienne NIKIEMA, Mle 97 614 S, Contrôleur des services financiers, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Centre national de transfusion sanguine (CNTS).
E AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR
-Madame Salimata BARRO, Mle 35 925 E, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10e échelon, est nommée Inspecteur technique des services.
F AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE
-Monsieur Atina YARGA, Mle 78 233 K, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Chargé d’études.
G AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES
-Monsieur Teg-Wende Idriss TINTO, Mle 255 514 L, Ingénieur de conception en informatique, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur général de la transformation digitale.
H AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
-Monsieur Bienvenu PARE, Mle 49 103 A, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur général de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX) ;
-Monsieur Mathurin Nomwendé ZONGO, Mle 225 069 N, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM).
I AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES
-Monsieur Amirou Djama Hubert THIOMBIANO, Mle 43 414 H, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Directeur régional de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation de l’Est.
J AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE, DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE
-Madame Massara OUEDRAOGO/OUATTARA, Mle 48 476 M, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 11e échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;
-Monsieur Bassambié David BADO, Mle 220 542 E, Conseiller d’éducation, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Chargé de mission ;
-Monsieur Yaya BONKOUNGOU, Mle 256 549 A, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Chargé de mission ;
-Madame Maïmouna SANON, Mle 48 813 Y, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 10e échelon, est nommée Directrice de la promotion de la santé, de l’éducation inclusive, de l’équité et du genre ;
-Monsieur Poulemawendé David KIENTEGA, Mle 112 581 J, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 10e échelon, est nommé Directeur de l’éducation au numérique et de la digitalisation ;
-Monsieur Larba PILGA, Mle 211 773 C, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur de la promotion du civisme, de la citoyenneté et des Droits de l’Homme ;
-Monsieur Gnièyan Elother SOMDA, Mle 54 512 C, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 14e échelon, est nommé Directeur de gestion des situations d’urgence.
K AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
-Monsieur Emmanuel BAMOGO, Mle 104 793 R, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Université Nazi BONI.
L AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT
-Monsieur Guibien Cleophas ZERBO, Mle 011 064, Ingénieur des eaux et forêts, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Chargé de mission ;
-Monsieur Fiédi HAKIEKOU, Mle 47 793 C, Inspecteur principal des eaux et forêts, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur général de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) ;
-Madame Nadège Flora DU BARRY/BATIONO, Mle 212 657 C, Ingénieur en génie rural, 1ère classe, 8e échelon, est nommée Directrice générale des ressources en eau ;
-Monsieur Idrissa KEDRE, Mle 81 885 L, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances du Centre national des semences forestières (CNSF).
M AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI
-Monsieur Kounvèganè Charlemagne DABIRE, Mle 00 36 J (PNVB), Sociologue, catégorie 1, 6e échelon, est nommé Secrétaire général du Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB).
N AU TITRE DU SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT ET DU CONSEIL DES MINISTRES
-Monsieur Hampouguini Jean Parfait OUOBA, Mle 304 125 H, Administrateur civil, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Responsable du Programme n° 004 « Organisation du travail gouvernemental », cumulativement avec ses fonctions de Chef de département des études et de la planification.
III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
-du Service national pour le développement (SND) au titre de la Primature ;
-de la société Air Burkina SA au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité ;
-de la Société burkinabè de télédiffusion (SBT) au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme ;
-de l’Agence de financement et de promotion des Petites et moyennes entreprises (AFP-PME) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat.
Le Conseil a également procédé à la nomination du Président du Conseil d’administration du Service national pour le développement (SND).
A PRIMATURE
Le premier décret renouvelle le mandat de Madame Aguiratou TOU/NANA, Mle 216 748 K, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, Administrateur représentant l’Etat, au titre de la Primature au Conseil d’administration du Service national pour le développement (SND) pour une dernière période de trois (03) ans.
Le second décret renouvelle le mandat de Madame Aguiratou TOU/NANA, Mle 216 748 K, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, Présidente du Conseil d’administration du Service national pour le développement (SND) pour une dernière période de trois (03) ans.
B MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Karim TAPSOBA, Mle 360 008, Ingénieur aéronautique, Administrateur représentant l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) au Conseil d’administration de la société Air Burkina SA pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Hassan Ibrahim KONE.
C MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME
Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de la Société burkinabè de télédiffusion (SBT) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité :
-Monsieur Abdoulaye SAWADOGO, Mle 215 150 X, Ingénieur informaticien, en remplacement de Monsieur Jean-Baptiste DIPAMA.
D MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence de financement et de promotion des Petites et moyennes entreprises (AFP-PME) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi :
-Monsieur Abdel Kader BA, Mle 212 365 D, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, en remplacement de Monsieur Ali TONANE.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’AGENCE DE FINANCEMENT ET DE PROMOTION DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES
-Madame Fatoumata KARAMBIRI/BITIE, Mle 31 70 P, Juriste, en remplacement de Monsieur Inoussa KIRAKOYA.
Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Soumaïla OUATTARA, Directeur de la prospective et de l’innovation de la Banque commerciale du Burkina, Administrateur représentant l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina (APBEF) au Conseil d’administration de l’Agence de financement et de promotion des Petites et moyennes entreprises (AFP-PME) pour une dernière période de trois (03) ans, pour compter de la fin de son premier mandat.
Le Comité national d'organisation du FESPACO fort de 50 membres, a été installé ce mercredi 8 janvier 2025
Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a présidé ce mercredi 8 janvier à Ouagadougou, la cérémonie officielle d’installation du Comité national d’organisation de la 29e édition du FESPACO prévue du 22 février au 1er mars 2025 sous le thème «Cinémas d’Afrique et identités culturelles».
C »est le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo qui a présidé le cérémonie d’installation du comité national d’organisation du FESPACO 2025
C’est le Secrétaire général du Ministère de la communication, de la culture, des arts et du tourisme (MCCAT) Fidèle Tamini qui est le Président du Comité national d’organisation de l’édition 2025 du Festival panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO) installé ce 8 janvier sous la présidence de Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme. Le Président Tamini est secondé dans ses fonctions par le Délégué Général du FESPAC0, Alex Moussa Sawadogo.
Un Comité national de 50 membres, 17 commissions spécialisées
Le Comité national d’organisation du FESPACO 2025 est fort de 50 membres comprenant une cellule de coordination et 17 commissions spécialisées. Et le coordinateur général du comité est le Secrétaire général du ministère, Fidèle Tamini avec comme second, le Délégué général du FESPACO, Alex Moussa Sawadogo.
«Vous avez été retenus en raison de vos compétences avérées et aussi de vos expériences individuelles et collectives qui devront nous permettre d’aller plus vite et de faire les choses avec professionnalisme. Je vous exhorte à donner le meilleur de vous-mêmes pour relever tous les défis organisationnels auxquels vous aurez à faire face», a indiqué le Ministre Ouédraogo.
1 351 films en compétition officielle
Fidèle Tamini, Président du Comité national d’organisation du FESPACO 2025 est conscient des défis à relever
Dans son intervention, le président Tamini nouvellement installé, est parfaitement conscient des responsabilité qui lui incombent, la nécessité de donner le meilleur de lui-même afin que les objectifs assignés soient atteintes car, dira-t-il, c’est «une mission qui exigera beaucoup plus de concentration pour mieux manager cette équipe et pour mieux conduire l’organisation de façon concrète».
Au total, pour FESPACO 2025, ce sont 1 351 films qui sont en compétition officielle, contre 1 232 lors de la dernière édition, celle de 2023.
Faut-il le rappeler, c’est le Tchad, qui le pays invité d’honneur de cette 29e édition du FESPAC prévue du 22 février au 1er mars 2025 sous le thème «Cinémas d’Afrique et identités culturelles».
Le calme est revenu à N'Djamena après des tirs à l'arme lourde près de la Présidence
Suite aux tirs à l’arme lourde qui ont retenti ce mercredi 8 janvier en début de soirée à N’Djamena, suscitant la panique et la fermeture d’artères menant au Palais présidentiel, les autorités ont assuré que la situation était désormais sous contrôle.
Le calme est revenu à N’Djamena après des tirs à l’arme lourde près de la Présidence
En effet, dans une vidéo diffusée dans la soirée sur Facebook et filmée dans l’enceinte de la présidence ; le ministre tchadien des Affaires étrangères Abderaman Koulamallah s’est en effet voulu rassurant, affirmant, pistolet à la ceinture, que la situation était « totalement maîtrisée » et qu’il n’y avait « aucune crainte et rien de grave».
Un commando d’une vingtaine d’hommes
A l’origine de ces tirs troublants en pleine capitale, des informations font état d’un commando d’une vingtaine d’hommes appartenant au groupe terroriste Boko Haram. En termes de bilan, on parle de plusieurs assaillants tués, et d’autres arrêtés, pendant que certains seraient en fuite, et des opérations de ratissage en cours.
Les présidents Mahama et Traoré au cours de leur tête-a-tête
Nouvellement investi, le Président de la République du Ghana, John Dramani MAHAMA a accordé une audience, ce mardi 7 janvier 2025 dans l’après-midi, au Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.
«Coopération Burkina-Ghana : un nouvel élan pour booster le développement
(Accra, 8 janvier 2025). Nouvellement investi, le Président de la République du Ghana, John Dramani MAHAMA a accordé une audience, le mardi 7 janvier 2025 dans l’après-midi, au Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.
Au cours de l’audience, les deux Chefs d’État ont manifesté leur volonté de travailler au renforcement de la coopération bilatérale et tracer des sillons pour le développement de leurs pays. Dans cette perspective, les Présidents TRAORÉ et MAHAMA ont évoqué des questions majeures relatives aux secteurs stratégiques pour impulser l’économie des deux États.
Ce tête-à-tête a permis au président ghanéen de traduire son admiration au Capitaine Ibrahim TRAORÉ pour la participation à son investiture. « J’ai été honoré de voir qu’il a laissé ses occupations pour se joindre à nous (…) Je suis content que mon frère ait pu faire le déplacement pour nous soutenir », a souligné John Dramani MAHAMA.
Le président ghanéen a exprimé sa solidarité au Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ au sujet des attaques terroristes, et a promis de travailler avec lui pour le retour de la paix au Burkina Faso, « parce que sans la paix, il ne peut pas avoir de développement ».
Au-delà des liens historiques et commerciaux qui lient le peuple burkinabè et le peuple ghanéen, le nouveau président du Ghana a déclaré : «Je pense que nous sommes au début d’une nouvelle relation de coopération entre nos pays».
Dans cette optique, le Président John Dramani MAHAMA a promis au Président du Faso une visite d’État à Ouagadougou dans les prochains jours.
Le Burkina Faso et le Ghana ont, dans le cadre de la coopération bilatérale, signé plusieurs accords. Il s’agit, entre autres, de l’accord de coopération relatif à la mise en œuvre d’une interconnexion ferroviaire, des mémorandums d’entente dans les domaines de la sécurité, des sports et loisirs et de l’éducation.
Direction de la communication de la Présidence du Faso »
Cheick Tidiane Seck, le baobab de la culture africaine aux mains d'or
«Cheick Tidiane Seck porte en lui la fierté de ses racines africaines et la fidélité à la parole sacrée de ses parents et de nos ancêtres : il ne trahit jamais ses aînés ni ses compagnons de route, Ambassadeur de la civilisation africaine, dont il honore l’histoire et les épopées des différents royaumes dans ses compositions, il n’a jamais cessé de partager la sagesse africaine ancestrale à travers ses mélodies musicales et ses rencontres artistiques avec d’autres grands musiciens dans le monde». Ceci est un extrait de l’hommage mérité que l’homme de culture Yé Lassina Coulibaly rend à l’immense Cheick Tidiane Seck, «un Baobab d’Afrique», pour reprendre son expression. Lisez plutôt l’intégralité du témoignage de M. Coulibaly sur Cheick Tidiane Seck.
«Les mains d’or du baobab d’Afrique Cheick Tidiane Seck
Pour moi, Yé Lassina Coulibaly, témoigner du talent d’un des plus grands génies de l’Afrique, artiste de renommée internationale, pivot de la scène malienne contemporaine, s’impose à moi comme une évidence…
J’ai fait la connaissance de Cheick à Paris, il y a une trentaine d’années, en même temps que de nombreux autres artistes, à l’époque dans le giron de la maison de production Africa Fête fondée par Mamadou Conte.
Le fait que l’un de mes grands frères de cœur surnommé « Shakara » (du nom d’un titre de Féla Kuti), grand artiste malien, ait vécu des aventures musicales avec Cheick, a renforcé nos liens et, de cette époque, nous avons gardé des relations fraternelles. J’allais toujours saluer son grand frère de sang lorsque je passais à Ouagadougou.
Aujourd’hui encore, nous nous croisons avec plaisir à Paris à l’occasion d’évènements heureux ou malheureux…
Né en 1953 à Ségou, au Mali, comme les racines du baobab, Cheick puise dans la terre rouge la force de rendre hommage à nos ancêtres africains. Il n’oublie pas d’où il vient tout en ayant la volonté de croiser les autres civilisations pour ce qu’elles ont de meilleur.
Carrière de claviériste, enseignant, chef d’orchestre
Dès l’âge de 7 ans il découvre les sonorités d’un clavier et à 12 ans, il compose oralement des morceaux pour sa mère, célèbre chanteuse malienne.
Par la suite, passionné de musique, le jeune Cheick étudie les arts plastiques à l’Institut National des Arts de Bamako, tout en jouant de l’orgue la nuit, comme son idole Jimmy Smith et bien d’autres en Afrique…
Au début des années 70, il rejoint le Super Rail Band du buffet de la gare de Bamako, devenu mythique et qui fera notamment connaitre les chanteurs Salif Keïta, Mory Kanté, ou encore le guitariste Djelimady Tounkara.
Ainsi, Cheick Tidiane Seck débute une carrière de claviériste, enseignant, chef d’orchestre, arrangeur et évolue dans les registres de la musique mandingue, du jazz, du blues, de la soul, de la pop, du funk…
Pianiste recherché, il jouera avec Wayne Shorter, Jimmy Cliff
Très vite adopté par les grands artistes de la capitale malienne, il embarque pour des tournées africaines avec Les Ambassadeurs puis, à la fin des années 70, il s’installe à Abidjan, où il développe son immense talent pour le clavier, son instrument de prédilection, mais travaille également la guitare et sa voix.
C’est en 1985 qu’il quitte Abidjan pour Paris avec Salif Keita et Les Ambassadeurs. Dès lors, il multiplie les collaborations les plus diverses avec des artistes de jazz (Randy Weston, Dee Dee Bridgewater, Ornette Coleman), de musiques africaines (Manu Dibango, Salif Keita) ou de la pop (Daman Albarn, Carlos Santana).
Cheick est très vite devenu un incomparable ambassadeur de la musique noire et l’un des artistes incontournables de la scène parisienne des musiques fusion.
Pianiste recherché, il jouera avec Wayne Shorter, Jimmy Cliff, Carlos Santana, Joé Zawinul, Randy Weston, Ornette Coleman.
Parallèlement, il n’a cessé de faire des allers retours au Mali et aux États-Unis, où il donne notamment des master-classes à la prestigieuse université d’Ucla.
Après un quart de siècle d’une carrière déjà très riche…
Il fut invité à jouer à Fort de France, pour l’anniversaire des 120 ans de l’abolition de l’esclavage, par le poète martiniquais Aimé Césaire.
En 1995, après un quart de siècle d’une carrière déjà très riche, son génie se révèle au grand jour avec l’album. « Sarala » qu’il arrange et co-dirige avec le pianiste Hank Jones pilier du jazz moderne et ancien complice de Charlie Parker et de John Coltrane. Ce disque connut un succès international et le fit connaître au grand public.
Mêlant avec une grande finesse jazz classique et musique traditionnelle mandingue, cette réalisation fut unanimement reconnue comme la plus belle expérience du genre par la profession, comme par la critique.
La démarche de Hank Jones fut d’ailleurs imitée plusieurs années plus tard par la chanteuse américaine Dee Dee Bridgewater, soucieuse comme son ainé de retrouver ses origines africaines dans le cadre d’un projet musical. Cheick Tidiane Seck réunit pour elle la crème des artistes de la scène malienne, et réalise le superbe « Red Earth », nouvel exemple de fusion entre jazz et musique africaine qui rencontrera lui aussi un succès impressionnant.
Couronnement du talent extraordinaire de Cheich Tidiane Seck…
En 2003, Cheick réalise son premier disque sous son seul nom « Mandingroove », hybride d’influences africaines et mandingues et de rythmes aux frontières du hip-hop.
En 2008, Cheick sort l’album « Sabaly », fruit d’une nouvelle collaboration avec ses complices de toujours: Dee Dee Bridgewater et le saxophoniste camerounais Manu Dibango, ainsi que les plus grands de la scène malienne, d’Oumou Sangaré à Toumani Diabaté, d’Amadou et Mariam à Bassekou Kouyaté, de Kassé Mady Diabaté à Habib Koité, de Kaniba Woulé à Mangala Camara, de Djélimady Tounkara à Baba Salah en passant par Fantani Touré et Sory Bamba.
En 2022, Cheick réalise son premier disque solo en presque 50 ans de carrière: « Kelena Fôly » qui s’articule autour de son poignant hommage à Aimé Césaire. Il y déclame, notamment, un extrait de la poésie « Souffles » d’un autre chantre de la négritude, Birago Diop.
Cette consécration méritée couronne le talent extraordinaire de Cheich Tidiane Seck, son style unique et ses compositions incomparables, reflets des valeurs humaines et artistiques qu’il a cultivées toute sa vie.
Homme généreux et réaliste
Homme de partage, il s’est attaché à transmettre son savoir faire à la jeunesse, en Afrique comme en Europe , notamment en formant nombre d’artistes afin de leur offrir des opportunités sur le marché de l’industrie du disque.
Par ailleurs, il a soutenu ses aînés pour qu’ils puissent signer leur album chez Universal, et n’a pas hésité à aider de jeunes artistes africains à se faire connaître sur la scène internationale. Il s’est ainsi investi dans la promotion de jeunes talents africains.
En outre, véritable pivot de la scène malienne contemporaine, il produit et arrange les derniers opus d’Oumou Sangaré, de Kassé Mady Diabaté et de Sory Bamba. Beaucoup sont devenus des stars de la musique d’aujourd’hui.
Homme généreux et réaliste, il s’est appuyé sur sa notoriété pour ouvrir, en Afrique, des portes à des artistes en s’ investissant auprès des orchestres et ensembles instrumentaux d’Afrique de l’Ouest , en leur permettant d’obtenir des soutiens et en portant pour eux beaucoup de projets.
Parallèlement, soucieux du développement économique de l’Afrique au travers de la diversité artistique de celle-ci, il est à l’origine ou a apporté son soutien à de nombreux projets de festivals tant en Afrique qu’en Europe, et fait connaître des émissions radiophoniques et télévisuelles.
Cheick Tidiane Seck a aussi participé à de nombreuses tournées organisées dans la sous-région d’Afrique de l’Ouest. Sa voix est entendue au Mali, Burkina Faso, Guinée, Côte d’Ivoire, Sénégal, Nigéria, etc.
Rayonnement des valeurs et richesse de la civilisation africaine
S’il est devenu l’un des artistes incontournables pour l’Afrique de l’ouest, ses accords musicaux innovants et ses magnifiques textes du patrimoine culturel africain traversent les frontières de l’Europe et de l’Amérique…
Homme de convictions, outre son engagement dans le rayonnement des valeurs et richesse de la civilisation africaine, Cheick Tidiane Seck a prêté sa voix à la défense des droits humains et à la protection de la nature ( éducation, émancipation, parité hommes/femmes au travail, lutte contre la déforestation et la vie chère…), en parrainant nombre d’évènements culturels partageant ces causes.
Mais Cheick Tidiane Seck est avant tout un homme intègre, un humaniste qui a mis son talent au service de grandes causes mais qui a aussi fait preuve d’une immense générosité envers ses amis, ses concitoyens, ses collègues en détresse. J’ai coutume de dire que dès qu’il a connaissance d’un problème grave, on entend ses pas!
Combien de fois n’est-il pas intervenu pour secourir en cas de maladie, d’hospitalisation, de décès, de rapatriement d’artistes en exil? Toujours avec dignité et respect.
Car Cheick porte en lui la fierté de ses racines africaines et la fidélité à la parole sacrée de ses parents et de nos ancêtres : il ne trahit jamais ses aînés ni ses compagnons de route, Ambassadeur de la civilisation africaine, dont il honore l’histoire et les épopées des différents royaumes dans ses compositions, il n’a jamais cessé de partager la sagesse africaine ancestrale à travers ses mélodies musicales et ses rencontres artistiques avec d’autres grands musiciens dans le monde.
Fidèle à ses engagements et à ses valeurs
Les tenues traditionnelles africaines qu’il porte avec élégance ne sont-elles pas la preuve concrète de son attachement à ses racines?
Ses rencontres avec Aimé Césaire et Issouf Tata Cissé témoignent de sa qualité de grand homme de la culture africaine.
Il rend à la fois hommage à tous les grands musiciens mandingues qui ont ouvert la voie et donne l’espoir à la jeune africaine.
Cheick Tidiane Seck est un exemple de ténacité et de détermination pour tous les artistes confrontés à l’adversité d’un monde peu enclin à valoriser leur talent et leur courage.
Fidèle à ses engagements et à ses valeurs, il œuvre à la réconciliation des peuples, toutes générations et origines confondues, et à la paix et la solidarité internationale. Qu’il en soit remercié!
J’invite tout le monde à découvrir et partager ses œuvres, au-delà des frontières. En faisant ce geste, c’est comme si on lui offrait un bouquet de fleurs…