Yé Lassina Coulibaly, grand homme de culture, auteur-compositeur, nourrit de grandes ambitions pour l’économie culturelle en Afrique
Dans une perspective de développement d’une Economie culturelle, en Afrique, les projets artistiques et culturels de Yé Lassina Coulibaly, auteur-compositeur, s’articulent, pour les mois et années à venir, autour de trois axes. Son grand souhait, c’est que toutes les grandes nations en prennent connaissance et se situent au croisement des civilisations qui lui tiennent à cœur. Voici ces projets en question…
Yé Lassina Coulibaly, grand homme de culture, auteur-compositeur, nourrit de grandes ambitions pour l’économie culturelle en Afrique
«1 Création d’un spectacle rendant hommage à la civilisation africaine
Chaque pays africain est susceptible de s’approprier ce projet qui se concrétiserait par une célébration nationale en hommage aux grands penseurs et figures de la civilisation africaine qui prônaient l’harmonie et l’égalité des droits entre les hommes et une Afrique fière et allant de l’avant… Tels Nelson Mandéla, Cheik Anta Diop, Aimé Césaire, Myriam Makéba, Césaria Evora, Oum Khalsoum, etc…
Nous sommes riches de notre sous-sol, on l’est aussi de notre identité culturelle.
Il faut démontrer, à travers ce projet, la diversité culturelle, la richesse et l’originalité artistiques de ces pays, en rassemblant des artistes de talent, des voix magiques, des instrumentistes hors pair.
Un tel projet peut faire l’objet d’une production internationale soutenue par un partenariat public/privé, et favoriser une économie culturelle puissante.
2 Réalisation d’un concert pour la paix autour des Polyphonies de balafons.
L’Ensemble des Polyphonies de balafons serait accompagné d’un quatuor à cordes et de quatre sections de cuivres, avec le concours de chanteuses représentant les cinq continents et d’un récitant déclamant des poèmes sur le thème de la Paix.
J’en assurerais la direction artistique ainsi que le choix des artistes.
L’Ensemble des Polyphonies de balafons, que j’ai créé et dont je suis le directeur artistique, est l’aboutissement de mes recherches menées tant en Europe qu’en Afrique.
Ma démarche artistique, placée sous le signe du croisement des cultures, m’a conduit à explorer à la fois le patrimoine musical des répertoires occidentaux de musique classique, jazz, etc … et la richesse des sonorités du balafon (mode tonal et modal), instrument traditionnel africain dont j’ai fait moderniser la fabrication pour le rendre plus mélodieux.
En terme d’image, la ville qui se lancerait dans l’aventure en soutenant ce projet artistique et humain incarnerait l’espérance d’une paix mondiale et offrirait au monde un message de fraternité…
Je suis à la recherche d’une structure porteuse et fais appel à tous les acteurs économiques et culturels pour porter ce projet de concert de la paix avec résidence d’artistes.
3 Proposition de prestations de consultant pour évènements, cérémonies, commémorations culturels, et développement de programmes artistiques.
Au regard de mon expérience musicale de passeur de cultures, j’estime maîtriser suffisamment la connaissance et la synthèse entre l’Afrique et l’Occident sur la scène internationale, pour pouvoir délivrer des prestations de consultant ou de coach dans le domaine artistique et culturel.
Je saurais exploiter les diversités culturelles et jouer des complémentarités entre les atouts des différentes villes ou pays africains, quel qu’il soit: Afrique du Sud, Bostwana, Namibie, Kenya, Ouganda, Centre-Afrique, Burundi, Maroc, Algérie, Egypte, Ethiopie, Mali, Burkina-Faso, Ghana, Nigéria, etc…
Mon ambition serait, au travers du développement d’évènements culturels de toucher les classes populaires, de valoriser des talents d’artistes, de servir la composition, la création et la formation musicales, de tendre vers une labellisation du spectacle vivant, de donner de la crédibilité aux compétences des acteurs culturels locaux, de susciter des synergies entre villes ou pays, de créer une dynamique économique puissante…
Si l’on parvenait à s’unir dans ce type d’alliance, l’Afrique ferait trembler ceux qui nous écrasent depuis des siècles.
Chaque pays a une identité culturelle puissante mais on constate que chaque fois que l’on recherche des collaborations avec les pays développés, c’est toujours catastrophique, parce que ces derniers pensent d’abord à développer leurs atouts et à veiller sur leurs intérêts. De ce fait, la collaboration est toujours déséquilibrée dès lors qu’on ne parvient pas à s’imposer sur le plan économique.
Or, la culture c’est l’un des vecteurs qui peut faire entendre la voix de l’Afrique et favoriser la construction d’une économie puissante, il faut prendre en main notre destin sans le mettre dans les mains des plus riches et viser des partenariats équitables et respectueux
Je reste convaincu que c’est une question de cerveaux, pas de foi ou de religion.
La philosophie et les valeurs qui sous-tendent ma démarche.
Convaincu que l’art est un puissant vecteur de réflexion et favorise la prise de conscience, je souhaite contribuer à réduire l’écart entre la parole et l’action.
J’ai suffisamment vu de détresse sur terre pour rester indifférent aux conséquences des guerres sur les populations : les souffrances physiques et psychiques, la terreur des enfants, la misère… Par ailleurs, trop de gens ne mangent pas à leur faim, ne peuvent se soigner, sont contraints à la survie, en marge d’une société de consommation qui privilégie le profit.
On ne doit pas les oublier ! Cela doit nous faire réfléchir, nous faire prendre conscience que chacun a sa part de responsabilité. La volonté de changement doit venir aussi du peuple, pas seulement des institutions ou des hommes politiques. Il faut que les peuples soient derrière les artistes pour leur donner la force de faire émerger la voix des sans voix.
Réparer les dégâts de tous ordres subis par l’Humanité et par la Nature est une urgence planétaire, sinon comment voulez-vous que les enfants puissent encore rêver d’un monde meilleur?
Je suis en effet très attaché à la défense des droits humains et la paix n’est-elle pas sacrée et essentielle à la survie de l’humanité? Ce n’est pas en cultivant la haine que les civilisations se grandissent mais en consolidant les alliances pour garantir un monde meilleur aux générations futures…
Je pense surtout aux enfants qui sont les premières victimes des conflits déclenchés par la folie des adultes.
Mon ambition serait que mes spectacles apportent un souffle d’espoir pour la paix…
Je crois dans les atouts de l’art et de la culture pour améliorer la communication entre les peuples et réparer les dégâts causés par l’industrie dans les pays riches, et par le pillage des ressources dans les pays détenteurs de richesses naturelles…
Le monde de l’éducation a besoin d’hommes dignes et fiers pour apporter aux enfants la connaissance universelle, la confiance dans les adultes et les institutions, la protection de leur intégrité…
Cela est d’autant plus indispensable que les enfants d’aujourd’hui sont vulnérables face à la séduction d’un monde virtuel qui les gave de messages sans intérêt pour la construction de leur personnalité et les rend dépendants d’une certaine paresse intellectuelle… Ce ne sont pas les réseaux sociaux qui satisferont leur quête d’identité…
En outre, les jeux vidéos se substituent aux jeux improvisés, imaginés en groupe, souvent dans la confrontation avec les camarades… Dans mon enfance, en Afrique, les parties de cerf volant restent ancrées dans ma mémoire, on les fabriquait nous-mêmes, c’est à qui réaliserait le plus coloré, celui qui volerait le plus haut et émerveillerait le plus les enfants rassemblés pour assister à son envol… Le cerf volant était pour nous un symbole de liberté, de légèreté, d’évasion, bien loin des satisfactions fugaces que procure le numérique…
Comment susciter l’envie de plaisirs simples qui laissent des souvenirs inoubliables?
Comment développer le sens critique des adolescents, les aider à résister aux attraits de la facilité, à l’influence de contenus souvent violents ou falsifiant le réel, à ne pas croire que l’Intelligence Artificielle rende désuète l’intelligence humaine, à ne pas devenir dépendants aux écrans?
Il faudrait pouvoir procurer aux enfants et adolescents d’autres références, des possibilités de s’identifier à autre chose que ce qui est proposé par le numérique, afin qu’ils existent autrement que dans le sensationnel, le paraître et la frime, qu’ils redeviennent acteurs de leur propre vie.
Le phénomène est mondial mais je crois que c’est réversible, qu’on peut rompre ce mode de communication, ou au moins que l’on peut le contre balancer et ré-humaniser la société par la culture et l’art. Ne surtout pas baisser les bras!
En ces temps où l’éducation populaire est plus ou moins à l’abandon, il est primordial de s’appuyer sur l’art et la culture pour réparer toutes ces blessures et lutter contre un individualisme bien installé dans nos sociétés modernes. C’est tout un enseignement à transmettre aux enfants…
Il faut toucher le cœur et la sensibilité des gens, réveiller en eux des valeurs telles que la fraternité, la solidarité, le respect et le partage, les amener à une prise de conscience collective.
L’humanité est faite d’hommes et de femmes d’origines, de couleurs et de cultures différentes. Faisons de cette diversité une richesse pour changer les comportements!
Par le biais de manifestations et d’évènements culturels et artistiques favorisant la rencontre, toutes origines et générations confondues, dans une ambiance festive et détendue, nous pouvons renouer avec le plaisir de vivre ensemble en harmonie.
« Il faut s’aimer sans frontières et se rejoindre pour faire le rond »….
Les responsables de l'ARCOP face à la presse ce vendredi 31 janvier 2025 à Ouagadougou
L’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) a animé ce vendredi 31 janvier 2025 à Ouagadougou, une conférence de presse pour présenter son rapport d’activités 2023, remis officiellement le 17 janvier dernier au Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.
Les responsables de l’ARCOP face à la presse ce vendredi 31 janvier 2025 à Ouagadougou
Selon le rapport d’activités 2023 de l’ARCOP présenté ce vendredi matin aux hommes et femmes de média à Ouagadougou, 4164 marchés publics ont été conclus par les ministères, les institutions et les autres structures centrales de l’Etat pour un coût global de 206 109 333 881 F CFA, dont plus de 80% sur ressources propres et environ 15% sur financement des partenaires techniques et financiers (PTF). Ce nombre était de 3142 marchés conclus en 2022 pour une valeur de 162 165 475 575 FCFA.
16 dénonciations traitées
Selon le président du conseil de régulation de l’ARCOP Abdallah Y.C Traoré, l’institution a également pris part au cadre de concertation des corps de contrôle de l’ordre administratif, piloté par l’ASCE/LC et a organisé des rencontres d’échanges avec les soumissionnaires et les autorités contractantes, ainsi qu’avec les médias.
«En matière de suivi de l’intégrité du système, 16 dénonciations ont été traitées et ont abouti à la conduite de 4 missions d’enquêtes sur le terrain ayant permis d’établir des mauvaises pratiques ou des fraudes à la réglementation. >>
En ce qui concerne le renforcement des capacités des acteurs publics et privés de la commande publique, l’ARCOP a assuré en 2023, 23 sessions de formation au bénéfice de 643 participants, dont 226 au titre de la formation certifiante en relation avec l’université Thomas Sankara, 266 au titre des formations sur financement de l’ARCOP et 151 au titre de la formation à la carte ou sur demande.
Des améliorations malgré les faiblesses à corriger
Le présent rapport de l’ARCOP note une amélioration de la situation de la commande publique qui s’explique par la réduction du nombre de plaintes et les efforts de renforcement des capacités des autorités contractantes.
Le rapport révèle également un certain nombre de faiblesses relatives notamment à la faible participation des femmes aux sessions de certification ; à l’indisponibilité des données sur l’exécution technique et financière des marchés publics ; aux difficultés de recouvrement de la redevance de régulation concernant marchés publics à paiement direct, financés par les partenaires techniques et financiers, ainsi que les marchés des sociétés d’Etat conclus avec les entreprises étrangères ; à la persistance du non-respect des décisions de l’organe de règlement des différends (ORD).
«Face à ces difficultés, l’ARCOP continuera à se doter de moyens et outils nécessaires afin de toujours relever les défis majeurs pour une commande publique plus transparente, crédible et efficient », a assuré le président du conseil de régulation Traoré.
Pistes pour améliorer la commande publique
En vue de favoriser un meilleur développement du secteur de la commande publique au Burkina Faso, le rapport d’activités 2023 de l’ARCOP préconise. Il s’agit, entre autres, de l’institution de mesures sexospécifiques en vue d’accroître l’accès des femmes aux offres de formation initiale et continue en matière de commande publique ; de l’initiation d’une concertation avec l’ensemble des acteurs sur la problématique des documents non authentiques dans les marchés publics ; de la nécessité d’une réflexion sur l’exigence d’agrément dans les marchés publics. Les recommandations du présent rapport concernent portent égalent sur la révision du mécanisme d’élaboration et d’adoption de la mercuriale des prix, ainsi que sur la mise en place d’une structure chargée de la validation des études de réalisation des infrastructures et du contrôle de leur mise en œuvre.
Enfin, aux dires du secrétaire permanent de l’ARCOP Modeste Yaméogo le présent rapport d’activités 2023 n’a pas pu être remis aux autorités requises, notamment au Premier ministre, en temps normal c’est-à-dire en 2024, à cause des changements institutionnels. Pour le reste, les efforts sont en train d’être faits pour rattraper le retard pour les prochains rapports de l’ARCOP, à commencer par celui de 2024 qui doit être remis au cours de 2025.
La SONABEL informe ses abonnés du Centre régional de consommation de Ouagadougou (CRCO) qu’elle entreprendra des travaux d’entretien et de raccordement de nouveaux postes HTA/BT le samedi 1er février 2025. Des travaux qui vont entraîner une suspension temporaire de la fourniture de l’électricité dans plusieurs quartiers et localités environnantes de la capitale. Communiqué.
«Suspension temporaire de la fourniture de l’électricité ce 1er février 2025 dans plusieurs quartiers et localités environnantes de Ouagadougou
La SONABEL informe ses abonnés du Centre Régional de Consommation de Ouagadougou (CRCO) qu’elle entreprendra des travaux d’entretien et de raccordement de nouveaux postes HTA/BT le samedi 1er février 2025
Ces travaux qui visent à améliorer la qualité du réseau de distribution vont nécessiter une suspension temporaire de la fourniture de l’électricité selon le programme et les zones ci-après :
– 07h à 14h : dans la Zone Industrielle de Kossodo (usine YHAO, GU Junteng, Burkina Cotton and Gold, CHENG Xin, Faso FOAM), Polsogo, Pabré, Nioniogo, Pagatenga, Gambastenga, Goupana, Gaskaye, Salé, Kanghin, Dapélogo, Ourgou-Manéga, Malou, Yilou, Sabcé, Kongoussi et environs.
– 08h à 12h : dans les zones de Kouba, Kalgodin, Téyoko, Gounghin, Kièdpalogo, Koubri, Napag-Tenga, Goounghin, Mogtédo, Sabsin, Diépo, Kombissiri, Gouaga, Bonsryma, Béré, Tampouy, Donsin, Guiba, Nobéré, Bindé, Gogo, Manga et environs.
– 08h à 16h30 : dans les zones de Bang-Pooré, ONEA RI, Kamboinsin, Sakoula, Katabtenga, Pabré, Ouidi, Paul VI, ONEA RA, Kossoghin, Tampouy, Sig-Noghin, Nonsin, Rimkiéta, Tampouy, Kilwin.
Pendant la période de l’intervention, les appareils et installations devront, par mesure de sécurité, être considérés comme restant sous tension.
La SONABEL présente par avance ses excuses à la clientèle pour les éventuels désagréments.
SONABEL, ensemble au service d’une grande ambition !
Le Département Communication et Relations Publiques»
L’Office National de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA) informe ses abonnés des quartiers de Marcoussi, Bissighin, Yagma, Tampouy, Kilwin, Pazanni, Bassinko, Sabtenga, Kamboinsin, Tanghin, Kossodo, Nioko II, Polesgo, Toudbweogo, Somgandé, Bangpooré; Wobriguéré, Sakoula, Pabré,Loumbila que l’alimentation en eau potable dans leur zone connaîtra des perturbations.
Cette situation est occasionnée par une fuite provoquée par les travaux routiers sur la conduite principale de diamètre 1200 mm alimentant les réservoirs des quartiers concernés, non loin de la zone industrielle de Kossodo.
Les équipes, déjà mobilisées, sont à pied d’œuvre pour la réparation de ladite fuite.
L’ONEA, s’excuse des désagréments occasionnés par cette situation et remercie son aimable clientèle pour la compréhension.
Le Directeur général de la SN SOSUCO Ouattara Djakaridja Héma le 27 décembre 2024, lors du lancement de la campagne sucrière 2024-2025
Après le démarrage officiel de la campagne sucrière 2024-2025 le 27 décembre 2024, la Direction générale la Nouvelle Société-Société Sucrière de la Comoé (SN SOSUCO) tient ce 30 janvier 2025 à Ouagadougou une Assemblée générale ordinaire qui s’annonce décisive pour l’avenir des actionnaires minoritaires. Au menu de l’ordre du jour de cette AGO de la SN SOSUCO trois points dont les rachats des actions détenues par le privé. L’autre point aussi important de la rencontre, c’est la situation actuelle de la société et les perspectives.
Le Directeur général de la SN SOSUCO Ouattara Djakaridja Héma le 27 décembre 2024, lors du lancement de la campagne sucrière 2024-2025
«Le Directeur Général de la SN-SOSUCO invite tous les actionnaires minoritaires à une Assemblée Générale Ordinaire qui se tiendra le jeudi 30 janvier 2025 à partir de 14 heures, dans la salle de réunion du Ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, sise au 2ème étage de l’immeuble du 15 Octobre à Ouagadougou», précise un communiqué daté du 20 janvier qui indique cela entre «dans le cadre de la réforme de la SN SOSUCO et de la mise en œuvre de la volonté politique». Autre mention importante dudit communiqué : «Tous les actionnaires sont priés de se présenter avec les documents justifiant leur statut d’actionnaire de la SN-SOSUCO».
Pour rappel, le Gouvernement Burkinabè a décidé lors de son Conseil des ministres du 25 octobre 2023 de nationaliser la SN SOSUCO et de prendre le contrôle de sa gouvernance. Depuis lors, le processus suit son cours. Ainsi, SUCRE PARTICIPATION, précédemment détentrice de 69% du capital de la SN- SOSUCO, a cédé officiellement ses parts à l’Etat par un acte signé le 18 juillet 2024. L’Etat Burkinabè est devenu de facto actionnaire majoritaire. Mais, il restait donc cette question des actionnaires minoritaires. Vont- ils eux aussi céder leurs parts à l’Etat et à quelles conditions ? Affaire à suivre…
D'importantes décisions ont été prises au cours du Conseil de ce jeudi 22 Janvier 2026
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 29 janvier 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 36 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.
C’est le le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres, qui a présidé la session
Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger. Compte rendu.
I DELIBERATIONS
I 1 AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO
Le Conseil a adopté un rapport relatif à l’aménagement et à la stabilisation de 30 km de routes urbaines à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Koudougou.
Ces travaux sont réalisés dans le cadre de la phase pilote de l’Initiative présidentielle «Faso Mêbo» en sa composante 2 relative aux réaménagements et à l’embellissement urbains.
L’objectif est de décongestionner, de fluidifier le trafic et de sécuriser les usagers à travers la modernisation du réseau routier urbain et interurbain dans le cadre du schéma d’aménagement des artères principales des villes de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Koudougou.
Le financement sera assuré par le budget du Bureau national des Grands projets du Burkina (BN-GPB) à travers l’Initiative présidentielle «Faso Mêbo» pour la gestion budgétaire, exercice 2025.
I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte approbation des statuts particuliers du Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques, en abrégé CBF.
L’adoption de ce décret permet au Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques de se doter de textes réglementaires en vue d’accomplir ses missions, conformément au décret n°2014-614/PRES/PM/MEF/MFPTSS du 24 juillet 2014 portant statut général des établissements publics de l’Etat à caractère économique.
Le second décret porte adoption de projets spécifiques pour l’acquisition d’intrants et d’équipements agricoles ainsi que l’aménagement de périmètres irrigués et de bas-fonds dans le cadre de l’Offensive agro-pastorale et halieutique.
Ces projets spécifiques contribueront au développement, au renforcement de la résilience des populations et à l’atteinte de la souveraineté alimentaire.
Les investissements sont relatifs à :
-la réalisation d’aménagements hydroagricoles, pastoraux et aquacoles ;
-l’acquisition de matériels et d’équipements agropastoraux et zootechniques ;
-l’acquisition d’intrants agricoles et zootechniques.
Le montant cumulé de ces projets spécifiques s’élève à trente-sept milliards deux cent trente-neuf millions quatre cent vingt-quatre mille neuf cent quatre-vingt-cinq (37 239 424 985) F CFA.
L’adoption de ce décret permet plus de flexibilité et de célérité dans la gestion des commandes de l’Offensive agro-pastorale et halieutique.
I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte prorogation de la durée du Fonds de soutien patriotique (FSP).
Le Fonds de soutien patriotique, créé par décret n°2023-0021/ PRES-TRANS/PM/MDAC/MATDS/MEFP du 23 janvier 2023 pour une durée d’un an renouvelable en cas de besoin, a vu sa durée prorogée d’une année par le décret n°2024-0098/PRES-TRANS/PM/MEFP/MDAC/MATDS du 1er janvier 2024.
Après deux (02) années de mise en œuvre, le FSP s’est imposé comme un véritable mécanisme alternatif de mobilisation endogène des ressources en vue d’accompagner les efforts consentis par l’Etat dans le financement des actions de lutte contre l’hydre terroriste et la construction d’une paix durable.
La conjoncture internationale impose de poursuivre les actions de mobilisation des Burkinabè de l’intérieur et de la diaspora autour des nobles ambitions de ce Fonds.
L’adoption de ce décret permet la prorogation de la durée de mise en oeuvre du Fonds de soutien patriotique pour une année supplémentaire pour compter du 1er janvier 2025.
Le second décret porte modification du décret n°2024-0100/ PRES-TRANS/PM/MEFP/MDAC/MATDS du 16 février 2024 modifiant le décret n°2023-0021/PRES-TRANS/PM/MDAC/MATDS/MEFP du 23 janvier 2023 portant création d’un Fonds de soutien patriotique (FSP).
Suite à l’adoption de la loi n°009-2023/ALT du 24 juin 2023 portant institution d’une contribution spéciale sur la consommation de certains produits et services, le FSP a été intégré dans la Loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2024, sous la forme d’un compte d’affectation spécial. Par conséquent, le décret n°2023-0021/PRES-TRANS/PM/MDAC/MATDS/MEFP du 23 janvier 2023 portant création d’un Fonds de soutien patriotique a été modifié à travers le décret n°2024-0100/PRES-TRANS/PM/MEFP/MDAC/MATDS du 16 février 2024, afin de prendre en compte les dispositions qui encadrent les nouvelles conditions d’exécution du Fonds.
La modification de ce décret vise la prise en compte de nouveaux besoins dans les textes juridiques du FSP afin d’apporter une réponse vigoureuse et adaptée à l’ennemi dans le cadre de la lutte contre l’hydre terroriste.
L’adoption de ce décret permet de disposer de textes règlementaires en vue de la prise en compte par le Fonds de soutien patriotique, d’autres dépenses stratégiques devant concourir à la reconquête du territoire national.
I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte relecture du décret n°2011-1052/PRES/PM/MS/MEF du 30 décembre 2011 portant interdiction de fumer dans les lieux publics clos et les transports en commun au Burkina Faso.
Le Burkina Faso a adopté en 2010 la loi portant lutte contre le tabac et ses textes d’application dont le décret portant interdiction de fumer dans les lieux publics et les transports en commun. Dans son application, le décret a révélé des insuffisances notamment la non prise en compte de la responsabilité du propriétaire du lieu public, l’évolution du nouveau concept de transports en commun et la faiblesse des amendes imposées.
La présente révision vise à corriger ces insuffisances et à créer plus d’espaces sans tabac afin de mieux protéger les non-fumeurs des effets nocifs du tabac qui tue chaque année au Burkina Faso environ 1 300 fumeurs passifs.
Les innovations majeures de ce décret portent entre autres, sur la prise en compte de la responsabilité du propriétaire du lieu public ou du transport en commun et sur l’instauration de sanctions à l’encontre des responsables de lieux publics et de transports en commun.
L’adoption de ce décret permet de mieux protéger les non-fumeurs contre la fumée du tabac au Burkina Faso.
Le second décret porte modification du décret n°2011-1050/PRES/PM/MS/MEF du 30 décembre 2011 portant création, attributions, composition, organisation et fonctionnement du Comité national de lutte contre le tabac au Burkina Faso.
En application de la loi n°040-2010/AN du 25 novembre 2010 portant lutte contre le tabac au Burkina Faso, l’Etat a mis en place par décret le Comité national de lutte contre le tabac en 2011. Des dysfonctionnements sont apparus au sein dudit comité en lien avec l’organisation, le changement de dénomination de structures membres et la non prise en compte de certaines structures clés.
L’adoption de ce décret permet au Comité national de lutte contre le tabac d’accomplir efficacement ses missions.
I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte approbation des statuts particuliers de la Chambre des métiers de l’artisanat du Burkina Faso (CMA-BF).
L’adoption de ce décret permet à la Chambre des métiers de l’artisanat du Burkina Faso de se doter de textes réglementaires en vue d’accomplir ses missions, conformément au décret n°2014-611/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des établissements publics de l’Etat à caractère professionnel.
Le second décret porte dissolution des organes consulaires de la Chambre des métiers de l’artisanat du Burkina Faso (CMA-BF) et mise en place d’une délégation spéciale consulaire.
La CMA-BF est un Etablissement public de l’Etat à caractère professionnel (EPP). Cependant, dans son fonctionnement, le secteur privé domine sa gouvernance au mépris de la règlementation régissant les EPP.
La dissolution des organes consulaires vise à corriger ce dysfonctionnement et à instaurer une meilleure gouvernance de la CMA-BF.
L’adoption de ce décret consacre la dissolution des organes consulaires de la Chambre des métiers de l’artisanat du Burkina Faso et la mise en place d’une délégation spéciale consulaire sous l’autorité du ministre chargé de l’artisanat, en attendant l’organisation d’élections consulaires.
II COMMUNICATIONS ORALES
II Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil plusieurs communications parmi lesquelles :
-une communication relative au compte rendu de la 7e édition du Forum national de l’intégration tenue du 05 au 09 décembre 2024 à Banfora.
Cette édition, placée sous le thème « Dynamique confédérale et intégration africaine », a permis de sensibiliser les populations locales et les communautés vivant au Burkina Faso. Les échanges ont porté sur le vivre-ensemble et les grands chantiers d’intégration au sein de l’espace confédéral des Etats du Sahel.
–une communication relative à la participation du Burkina Faso à la cérémonie d’investiture de Son Excellence Monsieur Nicolas MADURO, Président de la République bolivarienne du Venezuela, le 10 janvier 2025 à Caracas.
La délégation burkinabè conduite par Son Excellence Dr Ousmane BOUGOUMA, Président de l’Assemblée législative de Transition (ALT) a transmis les salutations et les félicitations du Président du Faso à son homologue du Venezuela. Elle a eu des audiences avec les plus hautes autorités du Venezuela, notamment le Président investi, le Président de l’Assemblée nationale et le ministre des Relations extérieures. Le Président de l’ALT a également rencontré les étudiants burkinabè vivant à Caracas.
La participation du Burkina Faso à cette cérémonie d’investiture a permis de resserrer les liens de coopération bilatérale et parlementaire. Le Burkina Faso et la République bolivarienne du Venezuela ont signé un mémorandum d’entente consacrant un nouveau départ dans la coopération parlementaire entre les deux pays.
III NOMINATIONS
III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE
-Monsieur Drissa SAWADOGO, Mle 271 373 C, Enseignant-chercheur, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur général de la Société de transport en commun (SOTRACO).
B AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
-Monsieur Barthélemy DABRE, Mle 44 066 W, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 16e échelon, est nommé Directeur général de l’Institut des finances publiques du Burkina (IFPB) ;
-Monsieur Bernard OUEDRAOGO, Mle 54 651 Y, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 14e échelon, est nommé Inspecteur technique principal ;
-Monsieur Jean-Baptiste TAPSOBA, Mle 47 697 A, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 16e échelon, est nommé Inspecteur des finances ;
-Madame Ragnagninwindé KABORE/OUEDRAOGO, Mle 44 063 M, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 17e échelon, est nommée Inspecteur des finances ;
-Monsieur Isso OUEDRAOGO, Mle 111 062 Z, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Directeur des affaires immobilières à la Direction générale des affaires immobilières de l’Etat ;
-Monsieur Noël Jean Romuald Zomassou BASSINGA, Mle 91 663 N, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur du contrôle fiscal ;
-Monsieur Daniel HIEN, Mle 49 071 Y, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Directeur des opérations spécifiques ;
-Madame Ema Lydie ZOUNGRANA/KABORE, Mle 59 652 Z, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 12e échelon, est nommée Directrice des moyennes entreprises du Centre V ;
-Monsieur Donatien ZONGO, Mle 111 073 A, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur du Guichet unique du foncier (GUF) de Ouagadougou n°1 ;
-Monsieur Mayel DABIRE, Mle 49 078 N, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Directeur des grandes entreprises ;
-Monsieur Karim LEPAN, Mle 35 913 W, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Conseiller fiscal du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) ;
-Monsieur Seydou SIMPORE, Mle 52 162 Z, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 15e échelon, est nommé Conseiller fiscal de la Centrale d’achats des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG) ;
-Monsieur Kassou KY, Mle 272 955 E, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Fondé de pouvoirs du trésorier régional des Hauts-Bassins.
C AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE
-Monsieur Emmanuel SORGHO, Mle 118 969 G, Administrateur civil, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;
-Monsieur Suanyaba Rodrigue OBOULBIGA, Mle 217 036 A, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Secrétaire général ;
-Monsieur Nagaonlé Eric SOME, Mle 231 955 Z, Maître de recherche, catégorie P, grade initial, 1er échelon, est nommé Conseiller technique, en remplacement de Monsieur Karim PORGO ;
-Monsieur Brahima TRAORE, Mle 20 24, Administrateur civil, 1ère classe, 12e échelon, est nommé Chargé de mission.
D AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
-Monsieur Seydou TOU, Mle 10 197 J, Spécialiste en commerce international, est nommé Directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF).
E AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE, DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE
-Madame Solange COMPAORE/TRAORE, Mle 54 530 K, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 12e échelon, est nommée Responsable du Programme budgétaire 102 « Enseignement et formation techniques et professionnels », cumulativement avec ses fonctions de Directrice générale de l’enseignement et la formation techniques et professionnels ;
-Madame Nomwendé Véronique ALIRA/WANGRAWA, Mle 225 071 U, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8e échelon, est nommée Responsable du Programme budgétaire 104 « Pilotage et soutien aux services », cumulativement avec ses fonctions de Directrice générale des études et des statistiques sectorielles ;
-Monsieur Amadou Tidiani YINYIN, Mle 112 498 B, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 144 « Compte d’affectation spéciale du trésor/Appui à la politique sectorielle d’enseignement et de formation techniques et professionnels », cumulativement avec ses fonctions de Directeur de la gestion des finances ;
-Madame Rasmata OUEDRAOGO, Mle 44 006 F, Inspecteur général de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 3e grade, 7e échelon, est nommée Responsable du Programme budgétaire 163 « Enseignement secondaire général », cumulativement avec ses fonctions de Directrice générale de l’enseignement général ;
-Monsieur Boureima NABALOUM, Mle 117 336 K, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 164 « Orientation, pratiques d’activités parascolaires et périscolaires et continuité éducative », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des appuis spécifiques.
F AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT
-Monsieur Aly COULIBALY, Mle 42 841 T, Inspecteur principal des eaux et forêts, catégorie 1, 13e grade, 2e échelon, est nommé Directeur régional des eaux et forêts de la Boucle du Mouhoun ;
-Monsieur Issouf TRAORE, Mle 202 546 W, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1, 5e échelon, est nommé Directeur régional des eaux et forêts des Cascades ;
-Madame Guestaba Pascaline NIKIEMA/KIENTEGA, Mle 29 648 E, Inspecteur principal des eaux et forêts, catégorie 1, 3e échelon, est nommée Directrice régionale des eaux et forêts du Centre ;
-Monsieur Pagomdzanga Jean Bosco ZONGO, Mle 222 098 D, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1, 12e grade, 5e échelon, est nommé Directeur régional des eaux et forêts du Centre-Est ;
-Monsieur Justin PARE, Mle 110 798 E, Inspecteur principal des eaux et forêts, catégorie 1, 2e grade, 1er échelon, est nommé Directeur régional des eaux et forêts du Centre-Nord ;
-Monsieur Louis NEBIE, Mle 46 110 M, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1, 12e grade, 6e échelon, est nommé Directeur régional des eaux et forêts du Centre-Ouest ;
-Monsieur Aimé COMPAORE, Mle 94 489 L, Inspecteur principal des eaux et forêts, catégorie 1, 13e grade, 1er échelon, est nommé Directeur régional des eaux et forêts du Centre-Sud ;
-Monsieur Romuald NIKIEMA, Mle 306 795 U, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1, 5e échelon, est nommé Directeur régional des eaux et forêts de l’Est ;
-Monsieur Hassime RABO, Mle 47 802 A, Inspecteur principal des eaux et forêts, catégorie 1, 12e grade, 4e échelon, est nommé Directeur régional des eaux et forêts des Hauts-Bassins ;
-Monsieur Harouna OUEDRAOGO, Mle 216 342 S, Inspecteur principal des eaux et forêts, catégorie 1, 3e échelon, est nommé Directeur régional des eaux et forêts du Nord ;
-Monsieur Salifou SANDWIDI, Mle 59 023 C, Inspecteur principal des eaux et forêts, catégorie 1, 5e échelon, est nommé Directeur régional des eaux et forêts du Plateau-Central ;
-Monsieur Dramane FOGO, Mle 42 852 K, Inspecteur principal des eaux et forêts, catégorie 1, 2e échelon, est nommé Directeur régional des eaux et forêts du Sahel ;
-Monsieur Foé André Joseph Bonaventure TRAORE, Mle 94 480 M, Inspecteur principal des eaux et forêts, catégorie 1, 1er échelon, est nommé Directeur régional des eaux et forêts du Sud-Ouest.
G AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT
-Monsieur Lassané OUEDRAOGO, Mle 92 722 P, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire « Accès au logement décent », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général du logement ;
-Monsieur Moussa ZONGO, Mle 59 924 V, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur de l’acquisition et de l’aménagement des sites de promotion immobilière ;
-Monsieur Ousmane KABRE, Mle 205 531 D, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur de la gestion du parc de logements au sein de la Direction générale du logement ;
-Monsieur Issoufou KONATE, Mle 49 093 P, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur de la promotion du logement.
H AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI
-Monsieur Patindé Yannick Arnaud KOUSSOUBE, Mle 259 731 M, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire « Promotion de l’emploi », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la promotion de l’emploi ;
-Monsieur Romain KABORE, Mle 97 590 D, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire « Jeunesse et éducation permanente », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de l’autonomisation des jeunes et de l’éducation permanente ;
–Monsieur Kusavie Crépin SOMDA, Mle 210 951 E, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur régional de la jeunesse et de l’emploi des Hauts-Bassins ;
-Monsieur Yacouba COMPAORE, Mle 245 832 T, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial des sports et des loisirs de la Sissili.
III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
-du Bureau national des sols (BUNASOLS) au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques ;
-du Fonds burkinabè pour le développement économique et social (FBDES) et de la Loterie nationale burkinabè (LONAB) au titre du ministère de l’Economie et des finances ;
-du Musée national du Burkina Faso (MNBF) et du Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme ;
-de l’Agence nationale de régulation pharmaceutique (ANRP) au titre du ministère de la Santé ;
-de l’Université Nazi BONI au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.
Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration du Fonds burkinabè pour le développement économique et social (FBDES), de la Loterie nationale burkinabè (LONAB), du Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) et de l’Agence nationale de régulation pharmaceutique (ANRP).
A MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Mathias BADO, Mle 91 344 E, Ingénieur en agriculture, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques au Conseil d’administration du Bureau national des sols (BUNASOLS) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Parfait NANEMA.
B MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret nomme Madame Kadiatou OULLA/PARE, Mle 58 445 H, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil d’administration du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Célestin Santéré SANON.
Le deuxième décret nomme Madame Kadiatou OULLA/PARE, Mle 58 445 H, Inspecteur du trésor, Présidente du Conseil d’administration du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Célestin Santéré SANON.
Le troisième décret nomme Monsieur Seydou OUEDRAOGO, Mle 217 042 L, Conseiller en gestion des ressources humaines et management des administrations, Administrateur représentant l’Etat, au titre du Secrétariat général du Gouvernement et du Conseil des ministres au Conseil d’administration de la Loterie nationale burkinabè (LONAB) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Ousmane OUATTARA.
C MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME
Le Conseil a adopté cinq (05) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Musée national du Burkina Faso (MNBF) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme :
-Monsieur Alassane WAONGO, Mle 49 913 F, Professeur certifié des lycées et collèges.
Au titre du ministère de l’Enseignement de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales :
-Monsieur Sidzabda Emmanuel YAMEOGO, Mle 84 859 Z, Professeur certifié des lycées et collèges.
Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement :
-Monsieur Saidou Patrick THIOMBIANO, Mle 46 119 L, Inspecteur principal des eaux et forêts.
Le deuxième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Musée national du Burkina Faso (MNBF) pour une dernière période de trois (03) ans.
Au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme :
-Monsieur Abdoulaye DIONI, Mle 216 780 F, Conseiller des services touristiques et hôteliers.
Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité :
-Monsieur Sié HIEN, Mle 97 426 E, Administrateur civil.
Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :
Le troisième décret nomme Monsieur Alassane WAONGO, Mle 49 913 F, Professeur certifié des lycées et collèges, Président du Conseil d’administration du Musée national du Burkina Faso (MNBF) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le quatrième décret nomme Monsieur Mathias ZANTEA, Mle 48 101 G, Conseiller des affaires culturelles, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme au Conseil d’administration du Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le cinquième décret nomme Monsieur Mathias ZANTEA, Mle 48 101 G, Conseiller des affaires culturelles, Président du Conseil d’administration du Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) pour un premier mandat de trois (03) ans.
D MINISTERE DE LA SANTE
Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Agence nationale de régulation pharmaceutique (ANRP) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Au titre du ministère de la Santé :
-Madame Kotim YAMEOGO, Mle 130 543 R, Magistrat ;
-Monsieur Siaka OUATTARA, Mle 95 853 R, Administrateur des hôpitaux et des services de santé.
Le deuxième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence nationale de régulation pharmaceutique (ANRP) pour une dernière période de trois (03) ans.
ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :
-Monsieur Pakidumsamba David BELEMNABA, Mle 212 157 S, Inspecteur du travail.
Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :
Le troisième décret nomme Madame Kotim YAMEOGO, Mle 130 543 R, Magistrat, Présidente du Conseil d’administration de l’Agence nationale de régulation pharmaceutique (ANRP) pour un premier mandat de trois (03) ans.
E MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Nazi BONI pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEURS PREPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques :
Monsieur Pegdwindé Justin KOURAOGO, Mle 334 030 N, Enseignant-chercheur.
Au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques :
-Monsieur Siaka YE, Mle 91 345 N, Ingénieur d’agriculture.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU BURKINA FASO (CCI-BF)
-Monsieur François DRABO, Mle 23 18 968 N, Economiste.
Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Seydou OUATTARA, Mle 215 303 M, Enseignant-chercheur, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration de l’Université Nazi BONI pour une dernière période de trois (03) ans.
La troisième édition de l’African Women in Dialogue (AfWID) se tient du 27 au 31 janvier 2025 à Johannesburg, en Afrique du Sud, sur la contribution des femmes africaines à la paix sur le continent
Une quinzaine de femmes Burkinabè dont la présidente de l’Association des femmes albinos du Burkina (AFAB) Maimouna Déné, participent à la troisième édition de l’African Women in Dialogue (AfWID) qui se tient du 27 au 31 janvier 2025 à Johannesburg, en Afrique du Sud, sur la contribution de l’autre moitié du ciel à la paix sur le continent. Dans une intervention digne d’intérêt sanctionnée par un standing ovation, la présidente de l’AFAB a partagé son expérience du Burkina et exhorté ses homologues à plus d’engagement basé sur des valeurs endogènes africaines.
La présidente de l’AFAB, Maimouna Déné (extrême droite) a fait une brillante intervention à l’AfWID 2025 à Johannesburg, en Afrique du Sud
«L’Afrique à la base, c’est le partage, c’est l’entraide. Et tout se joue en famille. Quand je dis tout se joue en famille, je veux parler de l’éducation d’abord et de la nécessité de travailler à réduire les inégalités sociales», a indiqué d’entrée de jeu Maimouna Déné, présidente de l’Association des femmes albinos du Burkina (AFAB).
«C’est mon combat depuis le Burkina Faso et partout»
Une quinzaine de femmes Burkinabè participent au forum qui réunit 1500 femmes venues des 54 pays de l’Afrique
La présidente de l’AFAB a ensuite explicité le fond de sa pensée via son expérience, en ces termes : «Au Burkina, aujourd’hui, nous travaillons sur les bases endogènes. Ces bases endogènes, c’est d’abord ramener tout à la famille, ce qui implique les femmes parce que tout se fait avec la femme en famille. Parce que non seulement les femmes sont majoritaires dans nos pays mais aussi elles sont consultées dans la plupart des décisions des hommes. En outre, ce sont les femmes qui éduquent les enfants.
Et pour que la paix arrive au niveau macro, il faut d’abord que nous les femmes, travaillions dans les familles sur la paix dans l’éducation de nos enfants. Et chaque fois quand nos maris reviennent souvent révoltés par rapport à un collègue ou une situation, nous devons trouver les mots pour essayer de les calmer en allant dans le sens de la paix. Parce qu’aujourd’hui, plus que jamais, chaque fois qu’il y a un conflit, ce sont les enfants et les femmes qui souffrent. Et tout ce qu’on dit en termes de souffrance des femmes, vous pouvez encore multiplier cela par deux par rapport aux femmes en situation d’handicap. Et c’est mon combat depuis le Burkina Faso et partout ailleurs».
«Les femmes leaders africaines doivent montrer la voie par l’exemple»
La présidente Maimouna Déné a exhorté ses homologues à montrer par l’exemple la voie à suivre pour une culture de paix et de tolérance en Afrique
Soulignant le fait que l’Afrique a besoin de solidarité pour relever les défis du développement dont celui de la paix, la présidente de l’AFAB a mis en exergue la responsabilité des femmes leaders du Continent qui doivent montrer la voie à suivre, qui doivent être des exemples pour les autres femmes.
«Par expérience, si toutes les femmes ici qui sont toutes des leaders, chacune s’engage déjà à travailler pour la paix dans son entourage. Cela signifie que les femmes qui sont derrière nous, pourront suivre cet exemple. Il faut que nous travaillions également à adoucir. Ainsi, petit à petit, on va arriver également au niveau macro à cultiver cette paix dont nous recherchons tant. Parce que, plus que jamais, l’Afrique a besoin d’être solidaire, l’Afrique a besoin de ses filles, de ses femmes et de tout le monde pour se relever», a-t-elle indiqué.
«Personne ne gagne dans un conflit sur le continent»
A écouter la présidente Déné, personne ne devrait ne devrait se réjouir d’un foyer de conflit sur le continent parce que le destin des Africains est lié d’une manière ou d’une autre. «Parce que, si aujourd’hui, ça ne va pas au Burkina Faso, nous allons partir en Côte d’Ivoire ou au Bénin. Donc, dans ce cas, si quelqu’un au Togo pense qu’il est en sécurité parce que ce n’est pas chez lui, il se trompe».
Malheureusement, peut-être ignorance, «on a l’impression qu’il y a des gens qui se réjouissent à chaque fois que survient un conflit en Afrique parce qu’on pense que c’est dans tel pays et pas dans tel autre pays. On se trompe parce que nous perdons tous».
La démarche inclusive de l’AfWID saluée
Une quinzaine de femmes Burkinabè dont la présidente de l’Association des femmes albinos du Burkina (AFAB) Maimouna Déné, participent à la troisième édition de l’African Women in Dialogue à Johannesburg, en Afrique du Sud
La présidente de l’AFAB a par ailleurs salué la démarche inclusive de l’African Women in Dialogue qui se veut une plateforme sans discrimination aucune.
«Travaillons sur la paix, sur la tolérance et surtout sur l’acceptation. Moi, je suis vraiment très ravie de toutes ces rencontres ici parce qu’en aucun moment je n’ai senti aucune petite stigmatisation. Ce qui n’est pas toujours le cas dans beaucoup de plateformes», a-t-elle conclu.
L’AfWID est, faut-il le rappeler, une initiative lancée sous la houlette de Zanele Mbeki, épouse de l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki, qui offre un espace unique de dialogue et de réflexion aux femmes africaines. Une initiative africaine qui vise à rassembler des femmes de divers horizons du continent pour échanger sur les défis et les opportunités dans leurs pays respectifs.
L’édition 2025, la troisième, se tient du 27 au 31 janvier au Birchwood & OR Tambo Conference Centre, à Johannesburg, en Afrique du Sud. Elle réunit quelques 1500 femmes venues des 54 pays du continent. Côté Burkinabè, l’on dénombre une quinzaine de participantes dont la présidente de l’Association des femmes albinos du Burkina Faso.
Le Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo lors de son discours au giga meeting de l'AN I du retrait de l'AES de la CEDEAO
Un an après sa sortie historique à la Télévision pour annoncer le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, devenu Premier ministre Burkinabè, était ce mardi 28 janvier 2025 à la Place de la Nation à Ouagadougou aux côtés des manifestants pour commémorer cet An I de la sortie de la CEDEAO. Occasion pour le PM Ouédraogo de réitérer ses vérités.
Le Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo lors de son discours au giga meeting de l’AN I du retrait de l’AES de la CEDEAO
Voici ce que le PM Ouédraogo a dit dans son discours au meeting de l’An I :
«Camarades, tout protocole respecté, si je suis là ce matin, c’est au nom du chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, pour vous porter un message d’hommage, de reconnaissance, de mobilisation et d’engagement total.
Il y a un an, nos trois pays, qui ne forment plus désormais qu’un, sous le leadership de leurs Excellences, le capitaine Ibrahim Traoré, le général Abdourahamane Tiani, et le général Assimi Goïta, répondant aux aspirations profondes des peuples de l’AES, ont assumé la décision courageuse et historique de quitter définitivement la CEDEAO.
Le capitaine Thomas Sankara avait dit que pour rompre le cordon de l’impérialisme, il ne faut pas se faire d’illusions : cela ne se fera pas par les tendres mains d’une sage-femme, mais par une hache et par un coup sec.
Et le coup sec a été porté il y a un an par nos trois grands leaders historiques. Aujourd’hui, la CEDEAO, ou ce qui reste de la CEDEAO, est derrière nous. Aujourd’hui, plus que jamais, le capitaine Ibrahim Traoré et ses frères, le Général Goïta et le Général Tiani, sont plus que jamais déterminés à mener ce combat historique jusqu’à la victoire totale.
Vous avez été témoins de tout ce qui a été orchestré ces derniers jours. Je sais que vous savez lire entre les lignes. L’objectif était de nous affaiblir, de nous faire peur, mais partout où ils ont tenté, ils ont essuyé une défaite cuisante.
Et, plus que jamais, nous restons déterminés. Nous avons aussi entendu le message porté ici par les leaders de la veille citoyenne. La CEDEAO, c’est l’une des cordes de notre asservissement qui a été coupée nette le 28 janvier 2024.
Nous savons qu’il y a d’autres cordes qui restent, mais nos trois chefs d’État tiennent toujours la hache fermement. Cela signifie que toutes les cordes seront tranchées sans état d’âme. Donc, camarades, c’est un message de remobilisation.
Restons vigilants, car les impérialistes et leurs institutions fantoches ne baisseront jamais les bras. La liberté ne s’octroie pas, elle s’arrache au prix de la sueur et du sang.
Et c’est ce à quoi notre hymne national nous a toujours invités. Donc nous allons mener ce combat et nous allons le gagner ensemble pour que nos enfants et nos petits-enfants vivent dans un espace AES libre, prospère, avec de nouveaux horizons.
C’est ce message que nous sommes venus vous transmettre ce matin, et vous dire merci encore pour cette mobilisation historique.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, et les autres officiels procédant à l'inauguration, ce vendredi 24 janvier 2025, du dépôt d’hydrocarbures liquides de Péni, situé à quelques kilomètres de Bobo-Dioulasso
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a inauguré, ce vendredi 24 janvier 2025, le dépôt d’hydrocarbures liquides de Péni, situé à quelques kilomètres de Bobo-Dioulasso. Cette infrastructure, fruit d’une vision stratégique et d’une volonté politique affirmée, vise à renforcer les capacités opérationnelles de la Société Nationale Burkinabè d’Hydrocarbures (SONABHY) dans l’Ouest du Burkina Faso.
Le dépôt de Péni, d’une capacité totale de 104 000 m³, est destiné à désengorger le dépôt existant de Bobo-Dioulasso en pleine zone industrielle, et à répondre à la demande croissante en produits pétroliers dans la région et au-delà. Cette infrastructure moderne, construite dans le respect des normes internationales de sécurité et de qualité, comprend neuf réservoirs de stockage, des systèmes de tuyauterie pour le transfert des hydrocarbures, et des dispositifs de sécurité incendie de pointe.
Lors de son allocution, le Premier ministre a souligné l’importance stratégique de cette infrastructure.
«Le dépôt d’hydrocarbures liquides de Péni est une infrastructure stratégique pour le Burkina Faso dans le contexte économique et social actuel. Ce projet illustre la vision du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, visant à renforcer la souveraineté économique et sociale de notre cher pays », a-t-il déclaré.
Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a salué la résilience et le dynamisme du peuple burkinabè qui, selon lui, reste le moteur des initiatives de développement. Il a également souligné que ce dépôt, qui a coûté 32 milliards de FCFA, contribue directement à la mise en œuvre du Plan d’Action pour la Stabilisation et le Développement (PASD) et du Plan stratégique 2023-2027 de la SONABHY.
Il a également exhorté la SONABHY à poursuivre la mise en œuvre des autres projets de construction ou d’agrandissement de ses capacités de stockage dans d’autres localités notamment Ouaga Est, Po, Koupela et l’extension des capacités du dépôt de bingo en cours.
L’entreprise a été aussi invitée à poursuivre ses efforts en matière de responsabilité sociétale, notamment à travers la construction d’écoles, de centres de santé et d’autres infrastructures communautaires.
Pour sa part, Aimé Wendpanga Nongkouni, Directeur général de la SONABHY, a rappelé que cette réalisation reflète une ambition claire : faire du Burkina Faso un hub énergétique en Afrique de l’Ouest.
«Ce dépôt n’est pas seulement un centre de stockage, il est la clé de voûte de notre ambition régionale. En quadruplant nos capacités, nous assurons non seulement l’approvisionnement national, mais nous positionnons le Burkina Faso comme un acteur majeur de l’approvisionnement énergétique dans la sous-région », a-t-il affirmé.
L’infrastructure marque également une avancée en matière de responsabilité environnementale. La SONABHY, certifiée ISO 9001 version 2015, continue de promouvoir une croissance durable en intégrant des normes environnementales strictes dans ses projets.
L’inauguration du dépôt de Péni s’inscrit dans une dynamique globale de modernisation des infrastructures énergétiques du Burkina Faso. Elle symbolise un engagement fort envers le développement économique et social des régions, tout en renforçant l’indépendance énergétique du pays.
Avec ce projet, le Burkina Faso confirme sa volonté de devenir un acteur clé de la coopération énergétique en Afrique de l’Ouest.
C'est le président de la Commission nationale AES Bassolma Bazié qui a installé ses deux vice-présidents
(Ouagadougou, 24 janvier 2025). Le Président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES), Bassolma BAZIÉ a procédé ce vendredi après-midi à l’installation des Vice-présidents de l’Institution. Il s’agit du Vice-président chargé du suivi des questions de défense et de sécurité, Ernest Auguste Guiwassa YELEMOU, et du Vice-président chargé du suivi des questions de développement, Adama SIGUIRÉ. Ils ont été nommés le 23 décembre 2024 par le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.
Cette cérémonie d’installation marque officiellement leur prise de service au sein de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel. Au nom du Chef de l’État, le Président de la CN-CES a félicité les Vice-présidents pour leur nomination. Il les a invités à mettre l’intérêt national au-dessus de tout dans l’accomplissement de leur mission.
C’est une mission qu’il a qualifiée de stratégique, de complexe et même périlleuse au regard du contexte actuel de notre pays et de l’espace de la Confédération des États du Sahel. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de travailler à faire de la Confédération des États du Sahel, une confédération des peuples, un espace ouvert à l’ensemble des peuples du monde.
Pour le Vice-président chargé du suivi des questions de défense et de sécurité, Ernest Auguste Guiwassa YELEMOU, « sa prise de service est un stimulant et une occasion précieuse de contribuer à la réalisation de nos ambitions collectives et surtout de notre noble mission ». Selon M. YELEMOU, cette mission au CN-CES est également « une opportunité unique de contribuer à façonner un avenir prometteur pour notre espace, la Confédération des États du Sahel».
Quant au Vice-président chargé du suivi des questions de développement, Adama SIGUIRÉ, il a, traduit sa reconnaissance et celle des autres Vice-présidents au Chef de l’État pour la confiance placée en eux pour cette « noble » mission au bureau de coordination de la CN-CES.
«Je demande humblement au Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ de compter sur ma détermination, sur mon engagement, sur mon sens du sacrifice et de l’honneur pour relever les défis majeurs de développement aux côtés du Président de la commission nationale et en complicité avec les autres vice-présidents », a déclaré le Vice-président chargé du suivi des questions de développement, Adama SIGUIRÉ.
Il entend travailler avec dévouement, promptitude et fidélité pour répondre aux attentes des populations de la Confédération des États du Sahel.
Le Vice-président chargé du suivi des questions diplomatiques, Sibidi Emmanuel DARANKOUM absent de la cérémonie pour des raisons administratives et d’agenda sera installé ultérieurement, a indiqué le Président de la CN-CES, Bassolma BAZIÉ.
Direction de la communication de la Présidence du Faso