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Primature : Le PM Ouédraogo a pris fonction

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Poignée de main entre le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo et son prédécesseur Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambéla

Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a pris officiellement les commandes de la Primature ce lundi 9 décembre 2024. C’est le secrétaire général Mathias Traoré qui l’a installé dans ses nouvelles fonctions en remplacement de son prédécesseur Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambéla.

«Je prends mes fonctions à la tête du gouvernement à un moment où, certes, il y a des acquis sur plusieurs chantiers, mais les Burkinabè nourrissent encore beaucoup d’espoir et d’attentes. Ils souhaitent revoir le pays pacifié pour mener à bien leurs activités dans la quiétude. Ils souhaitent vivre dans un pays pleinement souverain, et totalement reconquis», a indiqué le nouveau chef du Gouvernement burkinabè. Il a rendu un hommage à son prédécesseur Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambéla.

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Commission nationale AES : La Présidence confiée à Bassolma Bazié

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Absent de la liste des membres du Gouvernement Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo publiée ce dimanche 8 décembre, l’ancien ministre d’Etat en charge de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Bassolma Bazié, est nommé ce lundi 9 décembre par décret présidentiel, Président de la Commission nationale de l’Alliance des Etats du Sahel-AES.

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Mobilité électrique : Le Maroc, la RDC et la Zambie unissent leurs forces à Lusaka

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Le Bureau de la CEA en Afrique du Nord a lancé ce lundi 9 décembre à Lusaka, en Zambie, la deuxième phase du projet de développement de la chaîne de valeur régionale de la mobilité électrique Maroc – RDC – Zambie, avec la participation de représentants marocains, congolais et zambiens.

«COMMUNIQUÉ DE PRESSE

A Lusaka, trois pays africains unissent leurs forces pour mettre en place des chaînes de valeur de la mobilité électrique

Lusaka (Zambie), 9 décembre 2024 (CEA) – Le Bureau de la CEA en Afrique du Nord a lancé aujourd’hui à Lusaka deuxième phase du projet de développement de la chaîne de valeur régionale de la mobilité électrique Maroc – RDC – Zambie, avec la participation de représentants marocains, congolais et zambiens

«Les complémentarités entre les ressources et les expériences de nos pays sont suffisantes pour le développement de chaines de valeurs robustes de production de batteries et de précurseurs. Ceci peut jouer un rôle déterminant dans la transition de nos économies vers une ère post-combustibles fossiles. Nous sommes aussi conscients que nous ne pouvons pas réaliser la transformation socio-économique seuls : des partenariats stratégiques comme celui-ci sont importants pour l’accélération de la trajectoire positive de notre programme de développement, » a déclaré Crusivia Hichikumba, Secrétaire Permanent chargé de l’Investissement et de l’Industrialisation au ministère zambien du Commerce, de l’Industrie et des Échanges à l’ouverture des travaux.

Le développement du transport sans carbone est essentiel pour limiter le réchauffement climatique. En Afrique, les véhicules sont souvent plus anciens, fortement émetteurs de gaz à effets de serre, et les infrastructures de transport public sont dans un état déplorable : l’Afrique devrait tirer avantageusement profit de la mobilité électrique pour améliorer ses conditions économiques, environnementales et sociales, a expliqué pour sa part Marie Pascale Diatuka Malanda, Coordinatrice de l’Agence Congolaise de la Transition Ecologique et du Développement Durable.

Richement dotée en minerais stratégiques dont le cobalt ou le cuivre, la République Démocratique du Congo a un rôle central à jouer dans le développement des chaînes de valeurs de la mobilité électrique, a-t-elle souligné, insistant sur la nécessité d’une réflexion sur les opportunités de synergies des capacités techniques des trois pays, de transfert de technologies et de connaissances, et de partage de bonnes pratiques pour une industrialisation verte, sobre en carbone.

La mobilité électrique est un vecteur de développement économique, social et environnemental, a pour sa part indiqué Idriss Addahbi, Chef de la Division Veille et Stratégie au ministère marocain de l’Industrie et du Commerce, qui a évoqué comment son pays est devenu en vingt ans l’une des plateformes les plus compétitives du monde dans le domaine automobile et leader africain avec un million de véhicules produits par an dont quatre modèles de voitures électriques : « En développant une chaîne de valeur régionale, nous créons de l’emploi, nous réduisons notre dépendance aux énergies fossiles et nous contribuons à la lutte contre le changement climatique.En unissant nos forces, nous pouvons devenir un leader mondial dans le domaine de la mobilité électrique», a-t-il souligné.

«Cet atelier n’a pas seulement pour objectif d’établir un dialogue, il constitue un appel à l’action. Ensemble, nous devons aligner nos visions, mettre en commun nos ressources et tirer parti des atouts uniques de la Zambie, du Maroc et de la RDC. En élaborant des politiques, des mesures et des initiatives concrètes, nous pouvons libérer le potentiel de l’Afrique dans la chaîne de valeur mondiale de l’e-mobilité, créer des emplois, favoriser l’innovation et contribuer au développement durable », a indiqué Adam Elhiraika, Directeur du Bureau de la CEA en Afrique du Nord.

Cette rencontre a pour but d’élaborer une feuille de route et un plan de mise en œuvre détaillés, ainsi qu’un cadre de partenariat qui guidera ces chaînes de valeur régionales. La ZLECAf est un pilier central de cette initiative dans la mesure où elle offre une plate-forme pour harmoniser les politiques et permettre une intégration régionale fonctionnelle. Elle peut servir de catalyseur pour appliquer les solutions de mobilité électrique à plus grande échelle, améliorer la circulation des biens, des expertises et des capitaux, et stimuler la croissance économique régionale, a-t-il expliqué.

Organisé du 9 au 11 décembre 2024, l’atelier sur le « Développement de la chaîne de valeur régionale de la mobilité électrique (RDC – Maroc – Zambie) » s’est tenu dans le cadre d’un projet initié en 2023 par le Bureau de la CEA en Afrique du Nord avec pour ambition de faciliter la mise en place de chaînes de valeur régionales pour la mobilité électrique en Afrique et positionner le continent en tant qu’acteur central sur le marché mondial des batteries des véhicules électriques.

S’appuyant sur les abondantes ressources minérales du continent et l’expertise de pays comme le Maroc, le projet se focalise, dans sa phase actuelle, sur le renforcement des capacités techniques des pays concernés et l’établissement d’un cadre de partenariat pour faciliter le développement des chaines de valeurs dans les domaines de la production de batteries, l’assemblage de véhicules et le développement des infrastructures de recharge.

Organisé avec la participation de décideurs publics, des représentants des secteurs public et privé et d’experts techniques de la RDC, du Maroc et de la Zambie, l’atelier vise à renforcer l’expertise des décideurs publics et comités techniques chargés du projet ; faciliter l’échange de connaissances à travers la création de réseaux et plateformes dédiées à chaque chaîne de valeur régionale ; faciliter la validation de cadres de partenariat, feuilles de route et de plans d’action ; et encourager le partage de bonnes pratiques ainsi que le développement de projets et d’initiatives entre les pays membres du projet.

Les travaux culmineront le 12 décembre 2024 avec l’organisation d’un dialogue politique de haut niveau sur le développement des chaînes de valeur régionales de l’automobile et de la mobilité électrique, conjointement organisé par les Bureaux de la CEA en Afrique du Nord et en Afrique Australe.

-FIN-

Note aux rédacteurs :

Pour plus d’information à propos de cette rencontre et pour vos demandes d’interviews, merci d’adresser un email à :

CEA en Afrique du Nord :

Houda Filali-Ansary Filali-ansary@un.org

CEA en Afrique Australe :

Bedson Nyoni nyonib@un.org  et Lavender Degre lavender.degre@un.org

CEA en Afrique Centrale :

Zacharie Roger Mbarga zacharie.mbargayene@un.org

 

À propos de la CEA

Créée en 1958 par le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies, la CEA est l’une des cinq commissions régionales de l’Institution et a pour mandat d’appuyer le développement économique et social de ses États membres, d’encourager l’intégration régionale et de promouvoir la coopération internationale pour le développement de l’Afrique.

Composée de 54 États membres, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) joue un double rôle en tant qu’organisme régional de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et en tant que partie intégrante du paysage institutionnel régional en Afrique.

 

Pour plus d’informations, rendez-vous sur : www.uneca.org

 

Publié par :

Institut Africain de Développement Economique et de Planification

Division Apprentissage en ligne et Gestion des connaissances

Rue du 18 juin (derrière l’Assemblé nationale)

Dakar

Sénégal

Tel.: (+221) 33 829 55 00 / 33 829 55 27»

Nouveau Gouvernement : Voici la composition de l’équipe Emmanuel Ouédraogo

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Le désormais ex-secrétaire général du Gouvernement Mathias Traoré, aujourd’hui ministre de la Fonction publique, a rendu public dans la soirée de ce dimanche 8 décembre, la composition de l’équipe du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Ce Gouvernement Emmanuel Ouédraogo se compose ainsi qu’il suit : 1  Ministre d’Etat, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants : Général de Brigade Célestin SIMPORE…

Le gouvernement Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo se compose ainsi qu’il suit :

1  Ministre d’Etat, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants : Général de Brigade Célestin SIMPORE

2  Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité : Monsieur Emile ZERBO ;

3  Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques : Commandant Ismaël SOMBIE

4  Ministre de l’Economie et des Finances : Monsieur Aboubacar NACANABO

5 Ministre de la Sécurité : Commissaire divisionnaire de Police Mahamadou SANA

6  Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur : Monsieur Karamoko Jean Marie TRAORE

7  Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale : Monsieur Mathias TRAORE

8  Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Porte-parole du Gouvernement : Monsieur Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO

9  Ministre de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale : Commandant Passowendé Pélagie KABRE/KABORE

10  Ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, Garde des Sceaux : Monsieur Edasso Rodrigue BAYALA

11  Ministre de la Santé : Monsieur Robert Lucien Jean Claude KARGOUGOU

12  Ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques : Madame Aminata ZERBO/SABANE

13  Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat : Monsieur Serge Gnaniodem PODA

14  Ministre des Infrastructures et du Désenclavement : Monsieur Adama Luc SORGHO

15  Ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières : Monsieur Yacouba Zabré GOUBA

16  Ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales : Jacques Sosthène DINGARA

17  Ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique : Monsieur Boubakar SAVADOGO

18  Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation : Monsieur Adjima THIOMBIANO

19  Ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement : Roger BARO

20  Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat : Monsieur Mikaïlou SIDIBE

21  Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi : Monsieur Anuuyirtole Roland SOMDA

22  Ministre délégué auprès du Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, chargé des Ressources animales : Monsieur Amadou DICKO

23  Ministre délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget : Madame Fatoumata BAKO/TRAORE

24  Ministre délégué auprès du Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, chargé de la Coopération régionale : Madame Bebgnasgnan Stella Eldine KABRE/KABORE

 

Burkina : Jean Emmanuel Ouédraogo nommé Premier ministre

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Le gouvernement Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo se compose ainsi qu'il suit :

L’on n’aura pas attendu longtemps pour connaître le nom du nouveau Premier ministre du Burkina Faso. Il s’agit de Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, ministre d’Etat, ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme dans le précédent gouvernement dirigé par Me de Tambèla.
Le décret de nomination du PM Ouédraogo est tombé dans la soirée de ce samedi 7 décembre 2024. Il est signé du Président du Faso himself, le Capitaine Ibrahim Traoré. A présent, on est dans l’attente de la composition de son équipe, qui, en principe, ne devrait pas trop tarder, vu que beaucoup s’attendent à la reconduction de la plupart des membres du gouvernement sortant au regard du bon travail abattu pour répondre aux aspirations des masses populaires, sous le leadership du Capitaine Traoré.

Affaire à suivre…
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FIA 2024 : La DG Nardos Bekele-Thomas grande avocate du PIDA à Rabat

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La DG de l’AUDA-NEPAD, Nardos Bekele-Thomas, lors de son discours de clôture de Africa Investment Forum ce 6 décembre 2024 à Rabat

Pour l’avenir d’un continent économiquement intégré, politiquement et socialement viable ; il n’y a pas meilleurs investissements hors du cadre du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) pour lequel Nardos Bekele-Thomas, directrice générale de l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD), s’est montrée grande avocate, ce 6 décembre à Rabat, alors qu’elle prononçait le mot de clôture de l’édition 2024 du Forum sur l’investissement en Afrique (FIA) ; appelant les investisseurs à leurs responsabilités dans cet élan continental, en perspective notamment du troisième sommet de Dakar sur le financement des infrastructures en Afrique prévu en 2025.   

«Ce qui nous unit ici n’est pas seulement une ambition commune mais une responsabilité partagée : débloquer le potentiel de l’Afrique et l’engager résolument sur la voie de la prospérité», a indiqué d’entrée de jeu Nardos Bekele-Thomas aux participants de la clôture de Africa Investment Forum, ce vendredi 6 décembre 2024 à Rabat, au Maroc.

Pour la Directrice générale de de l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD), il ne fait pas de doute car, contrairement aux idées reçues, le continent est en train de progresser à son rythme. «L’Afrique bouge, les marchandises bougent, les idées bougent, l’argent coule à flot, les gens voyagent», a-t-elle relevé.

Et les infrastructures réalisées sur le continent dans le cadre du premier Plan d’action prioritaire du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA PAP1 O) y ont beaucoup contribué. «Nous avons vu comment des corridors comme le Corridor Nord-Sud transforment la vie en aidant les agriculteurs de Zambie acheminent leurs marchandises vers les marchés d’Afrique du Sud plus rapidement et à moindre coût. Plus de 110 postes frontières à guichet unique (OSBP) ont été planifiés ou mis en service à travers l’Afrique, réduisant considérablement les délais de dédouanement et favorisant le commerce intra-africain. Le temps de traversée de deux jours en 2011 est passé à moins de quatre heures dès 2018», a rappelé Mme Nardos Bekele. Et d’aborder la huitième semaine du PIDA tenue du 25 au 29 novembre 2024 à Addis Abeba, en Ethiopie et qui a permis de faire le point des actions réalisées ou en cours en matière d’infrastructures sur le continent.

«Plus de 1 000 participants du monde entier»

Mme Nardos Bekele a évoqué la huitième semaine du PIDA tenue du 25 au 29 novembre 2024 à Addis Abeba, en Ethiopie

« Je ressens le pouvoir de la connectivité : de la semaine PIDA à l’investissement en Afrique Forum. Je viens vers vous aujourd’hui directement d’Addis-Abeba, où nous venons de conclure le 8ème PIDA Semaine, un rassemblement de plus de 1 000 participants du monde entier—chefs d’État, ministres, dirigeants du secteur privé et partenaires. Ensemble, nous avons célébré les progrès remarquables réalisés grâce au Programme pour Développement des infrastructures en Afrique (PIDA), qui relie l’Afrique non seulement physiquement, mais économiquement, socialement et intellectuellement ;  analysé, discuté et engagé dans le développement des 69 projets dans le cadre du PIDA PAP-2 », a-t-elle indiqué.

Mais, ce n’est que le début, assure encore la DG de AUDA-NEPAD car, le PIDA fera bien encore plus avec notamment son approche de corridor intégrée qui favorise le nexus  transport-énergie-connectivité numérique-pôles industriels, tout en tenant compte de la création d’emplois, des relations urbaines-rurales et la résilience climatique.

Mais, le cadre des projets PIDA PAP2, l’on attend beaucoup des acteurs privés africains pour ce qui est du financement, contrairement au PIDA PAP1 où l’accompagnement des acteurs privés africains n’avait pas été à la hauteur des attentes.

L’opportunité du 3e Sommet de Dakar sur le Financement des infrastructures

«Aujourd’hui, l’Afrique abrite certains des esprits les plus jeunes et les plus dynamiques du monde. Mais pour que ces esprits s’épanouissent, ils ont besoin de routes, de rails et d’énergie. Ils ont besoin de politiques qui favorisent l’innovation, une éducation sans frontières et des systèmes qui permettent aux entreprises de se développer à travers le continent. A AUDA-NEPAD, nous travaillons pour faire de cette vision une réalité», a rappelé la DG Nardos Bekele-Thomas.

Et d’annoncer le troisième sommet de Dakar sur le financement des infrastructures prévu pour le troisième trimestre de 2025, appelant à l’action les investisseurs lors de ce futur sommet de Dakar : « L’AUDA-NEPAD, en collaboration avec la BAD, accueillera le troisième Sommet de Dakar sur le financement des infrastructures au troisième trimestre 2025. Ce sommet réunira les gouvernements, les investisseurs privés et les acteurs du développement institutions financières pour mobiliser les ressources nécessaires au déverrouillage des corridors africains. Nous nous concentrerons sur des projets transformateurs qui connectent les nations et créent des écosystèmes où les biens, les idées, les personnes et l’argent circulent librement. Il s’agit d’un appel à l’action pour chaque investisseur présent dans cette salle. C’est une opportunité de faire partie de l’histoire de l’Afrique – une histoire de croissance, de résilience et d’innovation».

Forum sur l’investissement en Afrique, une initiative multi-acteurs

Africa Investment Forum, en français, Forum sur l’investissement en Afrique, est une initiative conjointe de la Banque africaine de développement (BAD), de la Banque européenne d’investissement (BEI) et d’autres partenaires au développement. Il se veut une plateforme qui fait progresser des projets africains transformateurs vers leur clôture financière, une plateforme multipartite et pluridisciplinaire, qui fait progresser les projets jusqu’au stade de la bancabilité. Et la directrice générale de l’AUDA-NEPAD n’a pas manqué l’occasion de cette édition 2024 pour vanter les réalisations du PIDA PAP1 et d’exhorter les potentiels investisseurs à l’action dans le cadre de la mise en œuvre des projets PIDA PAP2.

Grégoire B. Bazié

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Réduction des inégalités et de la pauvreté en Afrique : L’accès à l’emploi et aux services publics en sont les clés

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Selon un nouveau rapport de la Banque mondiale publié ce 3 décembre 2024, l’accès limité et inégal à l’emploi, au financement et aux services publics tels que l’éducation et les soins de santé, a accru les inégalités et entravé la réduction de la pauvreté en Afrique subsaharienne. Plus de précisions dans ce communiqué.

«L’accès à l’emploi et aux services publics sont les clés pour réduire les inégalités et la pauvreté en Afrique

WASHINGTON, 4 décembre 2024 – Selon un nouveau rapport de la Banque mondiale publié hier, l’accès limité et inégal à l’emploi, au financement et aux services publics tels que l’éducation et les soins de santé, a accru les inégalités et entravé la réduction de la pauvreté en Afrique subsaharienne.

Le rapport, intitulé «Partir sur un pied d’égalité : éliminer les inégalités structurelles pour accélérer la réduction de la pauvreté en Afrique», explique que les inégalités structurelles, fondées sur des facteurs tels que le lieu de naissance, l’origine ethnique, le sexe et l’origine parentale, ainsi qu’aux distorsions du marché et des institutions qui favorisent une minorité au détriment de la majorité.

En conséquence, l’Afrique est aujourd’hui la deuxième région la plus inégalitaire du monde après l’Amérique latine, et la seule où la réduction de l’extrême pauvreté a stagné ces dernières années. Alors que l’extrême pauvreté – définie comme le fait de survivre avec moins de 2,15 dollars par personne et par jour – a diminué rapidement à l’échelle mondiale, tombant en-dessous des 10 %, le taux d’extrême pauvreté en Afrique reste le plus élevé de toutes les régions, s’élevant à 38 % en 2022. Actuellement, 60 % de la population mondiale vivant dans l’extrême pauvreté se trouve en Afrique subsaharienne, une proportion qui pourrait atteindre 87 % d’ici 2030, en l’absence de réformes significatives.

Le rapport préconise des stratégies de réduction de la pauvreté axées sur le développement d’opportunités équitables. Depuis le début des années 2000, par exemple, l’Éthiopie a élargi les droits d’utilisation des terres, contribuant ainsi à promouvoir l’investissement dans l’agriculture. Au Kenya, les produits financiers favorables au marché, tels que l’argent mobile ont permis de renforcer l’inclusion financière et la résilience des ménages à faire face aux chocs. Au Ghana, les investissements dans l’éducation primaire ont permis d’augmenter les taux d’achèvement scolaire, tandis que la libéralisation partielle du marché du cacao combinée à des investissements dans la recherche, la lutte contre les maladies et les programmes de crédit, ont entraîné une hausse des revenus agricoles.

«Les inégalités structurelles n’ont rien d’inéluctable. Comme le montrent les réussites de certains pays, il est possible de lever les obstacles aux opportunités grâce à des politiques bien conçues qui permettent à chacun de renforcer ses capacités productives et d’accéder aux emplois et aux marchés», souligne Nistha Sinha, co-autrice du rapport.

Dans l’ensemble, la région peine à transformer la croissance économique en réduction de la pauvreté, en raison des fortes inégalités. Le rapport souligne que de nombreuses personnes naissent dans des circonstances qui limitent considérablement leurs perspectives. Ainsi, les enfants nés parmi les 20 % les plus pauvres de la population sont les moins susceptibles de terminer l’école à temps. En moyenne, seuls 32 % des ménages pauvres ont accès à l’électricité, contre près de 70 % pour les ménages non pauvres. Ces différences sont aggravées par des distorsions du marché et des institutions qui freinent le potentiel productif des individus, perpétuant ainsi les cycles de pauvreté, et contraignant les jeunes défavorisés à accepter des emplois précaires et mal rémunérés dans le secteur informel.

Le rapport identifie quatre domaines prioritaires pour lutter contre les inégalités structurelles :

1 Renforcer les fondations économiques et institutionnelles afin d’éliminer les obstacles à la concurrence et de protéger les droits de propriété.

2 Investir dans l’éducation, la santé et les infrastructures pour renforcer les capacités productives.

3 Faciliter la création d’emplois par les marchés en améliorant l’accès aux capitaux, aux technologies et aux marchés.

4 Assurer une utilisation équitable des ressources publiques grâce à une fiscalité progressive et à des dépenses publiques efficaces.

«Ces priorités doivent être abordées de manière intégrée, car elles se renforcent   mutuellement : Ensemble, elles permettent à la fois d’établir des conditions équitables pour tous et de développer la capacité de production de la région », explique Gabriela Inchauste, co-autrice du rapport.

En s’attaquant aux inégalités structurelles, l’Afrique subsaharienne a non seulement le potentiel de favoriser une croissance inclusive, mais aussi de réduire la pauvreté et créer de nouvelles opportunités pour des millions de personnes.

Contacts :

À Washington : Caitlin Berczik, + 1 (202) 458-9351, cberczik@worldbankgroup.org

Daniella Van Leggelo Padilla, + 1 (202) 751-8156, dvanleggelo@worldbank.org

Burkina Faso : Dans l’attente d’un nouveau Gouvernement

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Le Gouvernement de Tambèla a été dissout ce vendredi 6 décembre par le Président du Faso

Le Burkina Faso n’a plus de gouvernent. En effet, par décret, en date de ce vendredi 6 décembre 2024, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré a mis fait aux fonctions du Premier ministre Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla. Le pays est donc dans l’attente d’un nouvel exécutif.

«Les membres du Gouvernement dissout expédient les affaires courantes jusqu’à la formation d’un nouveau Gouvernement», précise le décret présidentiel.

Affaire à suivre… 

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Compte rendu du Conseil des Ministres du 5 décembre 2024

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 05 décembre 2024, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 56 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Le Conseil a adopté un rapport relatif à un projet spécifique pour l’acquisition de cinq cents (500) bus dans le cadre de la mise en œuvre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité en vue de faciliter la mobilité des élèves et étudiants.

Le Conseil a marqué son accord pour la conclusion des marchés avec la société de Transport SANA Rasmané et la société WEND NA SONGDO INDUSTRIE SARL, pour un montant total de quarante-quatre milliards huit cent soixante-cinq millions (44 865 000 000) F CFA HT-HD.

Le financement est assuré par l’Etat avec l’accompagnement de VISTA BANK. L’acquisition de ces bus vise à faciliter la mobilité des élèves et étudiants en particulier et des citoyens en général. Ces 500 bus seront rétrocédés à la Société de transport en commun (SOTRACO).

I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de loi portant règlementation de la profession de conseil fiscal au Burkina Faso.

Le système fiscal burkinabè est déclaratif et tous les citoyens ont le devoir et l’obligation, chacun en fonction de ses activités, revenus et biens de se soumettre à la loi fiscale en souscrivant avec régularité à ses obligations fiscales. Pour ce faire, le législateur a prévu que le contribuable puisse bénéficier de l’assistance d’un conseil de son choix (avocat, comptable, employé ou dirigeant d’entreprises, etc.). C’est ainsi qu’on a assisté à une floraison d’intermédiaires fiscaux interagissant entre les contribuables et l’administration fiscale.

Cette situation n’est pas sans dommages aussi bien pour l’administration que pour les usagers au regard des abus de confiance, des fraudes fiscales, de la corruption, du faux et usage de faux qui sont légion, entrainant des pertes considérables de recettes fiscales.

Ce projet de loi vise à règlementer la profession de conseil fiscal, à assainir le milieu, contribuer à l’amélioration des déclarations des contribuables, à la promotion du civisme fiscal et à l’atteinte des objectifs de mobilisation des ressources assignés à la Direction générale des impôts.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

Le deuxième rapport est relatif à un décret portant procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics.

Ce décret vise l’application de la loi n°005-2024/ALT du 20 avril 2024 portant règlementation générale de la commande publique au Burkina Faso. Il comporte entre autres innovations :

– la suppression de l’exigence de marché similaire pour tout marché lorsque le montant prévisionnel est inférieur à 300 000 000 F CFA. Cette innovation permet aux jeunes entreprises sans expérience d’avoir accès aux marchés publics ;

– le plafonnement des pénalités de retard à 5% pour accompagner la résilience des entreprises ;

– l’obligation pour les entreprises étrangères candidates aux marchés publics de venir en groupement avec des entreprises locales lorsque le financement est sur ressources propres ;

– la possibilité de recours à l’entente directe pour l’acquisition de matériel roulant lorsque le montant prévisionnel du marché est inférieur à 250 000 000 F CFA ;

– la possibilité donnée aux entreprises qui changent de forme juridique de bénéficier de leurs expériences antérieures.

L’adoption de ce décret permet d’assurer une plus grande célérité et une efficacité dans la gestion de la commande publique au Burkina Faso.

Le troisième rapport est relatif à un décret portant déclaration d’utilité publique urgente, le projet de réalisations d’infrastructures de la Société d’Etat dénommée «FASO KOSAM » dans la commune de Koubri.

Le Conseil des ministres en sa séance du 20 novembre 2024 a nationalisé la Société de production de lait et de produits laitiers (SOPROLAIT SA) et la Société de fabrique d’aliments pour bétail (SOFAB) et créé deux nouvelles sociétés d’Etat à savoir « FASO KOSAM » et «FASO GUULGO».

Dans le cadre du développement de la filière lait, l’Etat avait attribué des terrains à la SOFAB SA, à la SOPROLAIT et à la Coopérative des producteurs de lait (COPROLAIT) dans la commune rurale de Koubri.

Ainsi, la COPROLAIT a été attributaire d’un immeuble d’une superficie de 15 215 m² environ, formant la parcelle sise hors lotissement à Tanvi, département de Koubri, province du Kadiogo. Ce site est contigu à celui de la SOFAB et de SOPROLAIT SA et abrite un magasin de grand standing et un bâtiment administratif non exploité.

La Société FASO KOSAM, bénéficiaire du site de la COPROLAIT ne peut se réaliser pleinement sans la libération des emprises dudit site. L’expropriation du terrain de la COPROLAIT va donner à la société FASO KOSAM des capacités de stockage nécessaires pour la gestion de son flux physique.

L’adoption de ce décret permet de déclarer d’utilité publique urgente, le projet de réalisations d’infrastructures de la société FASO KOSAM, conformément à la loi n°034-2012/AN du 02 juillet 2012 portant réorganisation agraire et foncière et à la loi n°009-2018/AN du 03 mai 2018 portant expropriation pour cause d’utilité publique et indemnisation des personnes affectées par les aménagements et projets d’utilité publique et d’intérêt général au Burkina Faso.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de l’Inde

auprès du Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Om Prakash MEENA, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de l’Inde auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.

Le second rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Pologne auprès du Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Madame Julita BAS, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Pologne auprès du Burkina Faso, avec résidence à Dakar (Sénégal).

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté trois (03) rapports.

Le premier rapport est relatif à un décret portant approbation des statuts particuliers de FASO KOSAM.

L’adoption de ce décret permet à la société d’Etat FASO KOSAM de disposer de textes règlementaires en vue d’accomplir ses missions, conformément à la loi n°025/99/AN du 16 novembre 1999 portant règlementation générale des sociétés à capitaux publics.

Le deuxième rapport est relatif à un décret portant approbation des statuts particuliers de FASO GUULGO.

L’adoption de ce décret permet à la société d’Etat FASO GUULGO de disposer de textes règlementaires en vue d’accomplir ses missions, conformément à la loi n°025/99/AN du 16 novembre 1999 portant règlementation générale des sociétés à capitaux publics.

Le troisième rapport est relatif aux résultats provisoires de la campagne agricole 2024/2025 et de la situation alimentaire.

La comparaison du cumul pluviométrique du 1er avril au 31 octobre 2024 à celui de la normale (1991-2020) à la même période fait ressortir une situation pluviométrique similaire à excédentaire dans la majeure partie du pays et déficitaire dans certaines localités.

Pour cette campagne 2024/2025, la production céréalière provisoire est estimée à 6 077 227 tonnes. Cette production est en hausse de 18,05% et de 21,03% respectivement par rapport à la campagne précédente et à la moyenne des cinq dernières années.

La production provisoire des autres cultures vivrières (niébé, voandzou, igname et patate) de cette campagne agricole est estimée à 1 262 311 tonnes. Cette production est en hausse de 16,46% et de 34,49% respectivement par rapport à la campagne précédente et à la moyenne des cinq dernières années.

La production provisoire des cultures de rente est évaluée à 1 981 794 tonnes dont 668 359 tonnes de coton, 812 966 tonnes d’arachide, 376 959 tonnes de sésame et 123 527 tonnes de soja. Elle est également en hausse de 11,17% et de 21,14% par rapport à la campagne précédente et à la moyenne des cinq dernières années.

En dépit des caprices pluviométriques, des mesures d’accompagnement prises par le Gouvernement dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour cette campagne agricole 2024/2025 et de l’Offensive agropastorale, ajoutées aux efforts des producteurs ont permis d’obtenir des performances en nette croissance pour la plupart des cultures.

L’estimation du Taux de couverture apparent des besoins céréaliers indique que 04 régions sont déficitaires, 01 région en équilibre et 08 régions sont excédentaires. Ce taux est de 111,5% pour la campagne agricole 2024/2025 contre 97,4% pour celle de 2023/2024.

Quant à la production de biomasse fourragère, elle est estimée à 14 930 341 tonnes de matière sèche pour un besoin de 17 826 157 tonnes de matière sèche.

Ce bilan fourrager indique un déficit au plan national avec une disparité d’une localité géographique à une autre.

I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret porte conditions d’octroi, de renouvellement et de retrait des agréments dans le secteur minier.

Ce décret vise l’application de la loi n°016-2024/ALT du 18 juillet 2024 portant Code minier du Burkina Faso.

Les innovations de ce décret sont entre autres :

– la règlementation de l’ensemble des activités se situant dans la chaîne de valeur des substances minérales au Burkina Faso ;

– la fusion de tous les textes traitant des agréments dans le secteur minier, réduisant de ce fait l’inflation règlementaire ;

– l’obligation faite aux demandeurs d’agrément de se constituer en personne morale de droit burkinabè dont au moins 40% est réservé à l’Etat et/ou aux nationaux ;

– l’instauration d’un agrément pour l’exercice de l’activité d’affinage d’or ;

– l’instauration de la « carte de distributeur » pour les personnes physiques et d’une « autorisation de distribution » pour les personnes morales pour l’exercice de l’activité de distribution des matériaux de construction ;

– l’instauration d’un agrément pour l’exercice des activités de commercialisation des substances de carrières à usage pharmaceutique, médical et cosmétique et des substances de carrières à usage industriel, chimique et céramique.

L’adoption de ce décret permet au Burkina Faso de disposer de nouveaux textes règlementant les activités qui se situent dans la chaîne de valeur des substances minérales.

Le deuxième décret porte création, attributions, composition et fonctionnement de la Commission technique nationale des mines (CTNM).

Ce décret vise l’application de la loi n°016-2024/ALT du 18 juillet 2024 portant Code minier du Burkina Faso.

Les innovations majeures de ce décret sont :

– le changement de la dénomination de la Commission nationale des mines qui devient « Commission technique nationale des mines ». Ce changement de dénomination vise à mettre un accent sur le caractère technique de la commission ;

– l’élargissement de la compétence de la Commission technique nationale des mines à l’examen des demandes de transfert, de cession, de renonciation et d’extension de périmètre géographique de substances de mines et de certaines substances de carrières ;

– la mise en place d’un comité ad’hoc chargé de l’analyse préalable et approfondie des dossiers avant les sessions de la Commission.

L’adoption de ce décret permet au Burkina Faso de disposer d’un cadre juridique approprié afin de veiller à l’attribution et la gestion des titres miniers de façon transparente.

Le troisième décret porte organisation, encadrement et procédés de l’exploitation minière artisanale de l’or et des autres substances minérales.

Ce décret vise l’application de la loi n°016-2024/ALT du 18 juillet 2024 portant Code minier du Burkina Faso.

Les innovations majeures de ce décret portent entre autres sur :

– la création de couloirs dédiés à l’exploitation artisanale ;

– la structuration en quatre (04) zones minimum des sites d’exploitation minière artisanale à savoir : la zone d’extraction de minerai, la zone de traitement, la zone de comptoirs pour l’or et les autres métaux précieux ainsi que la zone d’habitation et d’activités diverses ;

– la mise en place d’un cahier de charges règlementant les activités d’extraction, de transport et de traitement du minerai et de commercialisation de l’or et des autres substances minérales sur les sites d’exploitation artisanale ;

– une réorganisation des artisans miniers en faitière au niveau régional et national ;

– la prise en compte de l’exploitation des substances de carrières dans l’organisation et l’encadrement.

L’adoption de ce décret permet un meilleur encadrement de l’exploitation minière artisanale de l’or et des autres substances minérales.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre de l’Enseignement de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales assurant l’intérim du ministre de l’Enseignement secondaire, de la formation professionnelle et technique a fait au Conseil plusieurs communications parmi lesquelles :

– une communication relative à la participation du Burkina Faso à la 39e session ordinaire du Conseil d’Administration du Centre africain de management et de perfectionnement des Cadres (CAMPC), prévue le 12 décembre 2024 à Libreville au Gabon.

Le Centre africain de management et de perfectionnement des Cadres est une institution inter-Etats qui regroupe six (06) Etats membres que sont le Benin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Niger et le Togo.

L’objectif majeur du CAMPC est d’assurer le développement des compétences et le renforcement des capacités des cadres africains pour le développement économique et social du continent.

Assurant la présidence du Conseil d’Administration du CAMPC depuis sa 37ème session, le Burkina Faso à travers sa participation à cette 39ème session va apporter sa riche expérience aux débats et aux échanges sur le devenir de cette institution sous régionale.

– Une communication relative au bilan des résultats nationaux de certification professionnelle, session de 2024.

Les examens nationaux de certification de cette année ont débuté le 04 juin pour se terminer le 24 septembre 2024 et concernent le Certificat de qualification professionnelle (CQP), le Brevet de qualification professionnelle (BQP), le Brevet professionnel de technicien (BPT) et le Brevet professionnel de technicien spécialisé (BPTS). Pour la présente session, 47 métiers sont concernés par les examens nationaux dont 12 pour le niveau CQP, 16 pour le niveau BQP, 13 pour le niveau BPT et 06 pour le niveau BPTS.

Sur un total de 19 349 inscrits aux 04 examens nationaux, 17 505 ont pris part et 14 478 ont été déclarés admis, soit un taux d’admission de 82,71%.

II 2 Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a fait au Conseil plusieurs communications parmi lesquelles :

– une communication relative à l’organisation de la 20e édition du championnat qualificatif d’Afrique du jeu de Dames à Ouagadougou au Burkina Faso du 09 au 16 décembre 2024.

La Confédération Africaine du jeu de Dames (CAJD) est l’instance africaine chargée de promouvoir et de développer la pratique du jeu de Dames sur le continent.

Cette compétition est organisée tous les deux (02) ans et constitue en même temps un tournoi qualificatif au championnat du monde.

Au regard du dynamisme de la fédération burkinabé de jeu de dames le choix de la Confédération africaine du jeu de Dames a été porté sur notre pays.

L’organisation de cette compétition au Burkina Faso permettra à notre pays de renforcer son rayonnement international mais aussi d’offrir aux compétiteurs burkinabè les meilleures conditions de préparation aux compétitions internationales majeures.

Quatorze (14) pays africains ont déjà confirmé leur participation à cet évènement.

Ce sont : le Benin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Congo (Brazzaville), la République démocratique du Congo, l’Ethiopie, le Gabon, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo, la Mauritanie et la Guinée.

– Une communication relative à la célébration de la Journée internationale des volontaires (JIV) pour le développement économique et social, édition 2024.

La commémoration de la JIV, édition 2024 est placée sous le thème «Le volontariat : pilier de résilience et d’engagement patriotique au service de la Nation». Elle se tient du 03 au 05 décembre 2024 à Ouagadougou.

Le 05 décembre de chaque année marque la célébration de la journée des volontaires pour le Développement économique et social dans le monde.

L’objectif général de la Journée internationale des volontaires 2024 est de célébrer l’engagement des volontaires et de mener des réflexions sur la contribution du volontariat national au développement économique et social.

III  NOMINATIONS

III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

– Monsieur Siaka BARRO Mle 212 398 J, Administrateur civil, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Gouverneur de la région du Sud-Ouest ;

– Monsieur Abdoul Karim ZONGO Mle 54 578 B, Administrateur civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Gouverneur de la région du Sahel.

B  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

– Monsieur Hamadé BELEM, Mle 31 962 S, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 13e échelon, est nommé Trésorier auprès de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption, de la Commission électorale nationale indépendante et du Conseil supérieur de la communication, avec résidence à l’Autorité supérieure de Contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption.

C AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

– Monsieur Issa BANCE, Mle 104 410 A, Conseiller des affaires étrangères

1ère classe, 11e échelon, est nommé Ambassadeur/ Conseiller technique du Ministre délégué, chargé de la Coopération régionale ;

– Monsieur Alfred Benjamin Patindé TIENDREBEOOGO, Mle 104 408 M, Ministre plénipotentiaire, 1ère classe, 12e échelon, est nommé Ambassadeur, Chargé de mission ;

– Monsieur Alain Edouard TRAORE, Mle 51 014 P, Conseiller des affaires étrangères 1ère classe, 14e échelon, est nommé Ambassadeur, Directeur général de l’Institut national des hautes études internationales (INHEI) ;

– Monsieur Michel SOMMA, Mle 59 728 J, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 12e échelon, est nommé Ambassadeur, Directeur général des Burkinabè de l’extérieur ;

– Monsieur Miyièba Oumarou TANKOANO, Mle 345 362 Y, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Consul adjoint près du Consulat général du Burkina Faso à Bouaké (République de Côted’Ivoire) ;

– Monsieur Moumouni OUEDRAOGO, Mle 229 830 W, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Premier Conseiller près l’Ambassade du Burkina Faso à Riyad (Arabie Saoudite) ;

– Monsieur David PORGO, Mle 358 990 J, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Deuxième Conseiller près l’Ambassade du Burkina Faso à la Havane (République de Cuba).

D  AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

– Monsieur Antoine ZORMA, Mle 351 223 Y, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques du Centre-Ouest.

E AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

– Madame Joséphine BASSOLE/BATIONO, Mle 229 827 U, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 5e échelon, est nommée Chargée de mission.

F AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES

– Monsieur Ollo PALENFO, Officier, est nommé Secrétaire technique des Travaux routier à Haute intensité de main d’oeuvre (ST-TRHIMO) ;

– Monsieur Pingdwendé Basile François NIKIEMA, Mle 85 128 D, Inspecteur principal des eaux et forêts, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Secrétaire permanent du Programme sectoriel des transports (SP-PST) ;

– Madame Kâ Josseline Sonia KABORE/ OUEDRAOGO, Mle 205 537 E, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 10e échelon, est nommée Directrice générale de la normalisation et des études techniques ;

– Monsieur Salfo PACERE Mle 92 726 L, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur général de l’entretien des infrastructures de transport ;

– Madame Zenabo BALIMA, Mle 238 004 A, Administrateur civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommée Directrice générale des études et des statistiques sectorielles ;

– Monsieur Sié KAMBOU Mle 92 928 Y, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur général des pistes rurales ;

– Monsieur Bourehima GOUO, Mle 110 042 V, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur régional des Infrastructures de la Boucle du Mouhoun ;

– Monsieur Madi OUEDRAOGO, Mle 203 325 V, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur régional des Infrastructures des Cascades ;

– Madame Hadayrata TAPSOBA, Mle 282 525 B, Ingénieur de conception en génie civil 1ère classe, 3e échelon, est nommée Directrice régionale des Infrastructures du Centre ;

– Monsieur Ousmane André OUEDRAOGO, Mle 92 724 S, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional des Infrastructures du Centre-Nord ;

– Monsieur Yassia OUEDRAOGO, Mle 211 898 D, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional des Infrastructures du Centre-Ouest ;

– Monsieur Koumbatian SOME, Mle 92 731 U, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional des Infrastructures du Centre-Sud ;

– Monsieur Yacouba Christian SERE, Mle 239 801 K, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur régional des Infrastructures de l’Est ;

– Monsieur Elie KABORE, Mle 110 020 V, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur régional des Infrastructures des Hauts-Bassins ;

– Monsieur Hamidou OUEDRAOGO, Mle 110 002 N, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional des Infrastructures du Nord ;

– Monsieur Kalby Dominique ZONGO, Mle 205 529 J, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional des Infrastructures du Plateau-Central ;

– Monsieur Yamba Léonard KAGAMBEGA, Mle 110 003 A, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur régional des Infrastructures du Sahel ;

– Monsieur Sombasséré SAWADOGO, Mle 110 032 F, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional des Infrastructures du Sud-Ouest ;

– Monsieur Souleymane TINGUERI, Mle 308 484 W, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial des infrastructures du Boulkiemdé.

G AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE, DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE

– Monsieur Moussa TRAORE, Mle 86 235 Z, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 12e échelon, est nommé Directeur des établissements privés de l’Enseignement général ;

– Monsieur Saidou IMA, Mle 49 950 J, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 16e échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Monsieur Bienzi Didier PARE, Mle 206 357 H, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur régional de l’Enseignement secondaire, de la formation professionnelle et technique du Centre-Ouest ;

– Madame Djénéba BELEMVIRE, Mle 52 258 F, Inspecteur de l’enseignement secondaire, Catégorie PB, 2ème classe, 12e échelon, est nommée Directrice régionale de l’Enseignement secondaire, de la formation professionnelle et technique du Centre-Sud ;

– Monsieur Gabriel SAWADOGO, Mle 54 432 R, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 17e échelon, est nommé Directeur régional de l’Enseignement secondaire, de la formation professionnelle et technique de l’Est ;

– Monsieur Drissa BELEM, Mle 76 109 T, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 15e échelon, est nommé Directeur régional de l’Enseignement secondaire, de la formation professionnelle et technique du Nord.

III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de Burkina Suudu Bawdè (BSB) au titre du ministère de l’Enseignement secondaire, de la formation professionnelle et technique ;

– de l’Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE) et de de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement ;

– du Groupement d’intérêt public-programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB) au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi.

Le Conseil a également procédé à la nomination d’un Administrateur au Conseil d’orientation et de contrôle (COC) de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité.

Le Conseil a par ailleurs procédé à la nomination du Président du Conseil d’administration de Burkina Suudu Bawdè (BSB).

A MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte nomination de Monsieur Wendlassida Léon Brice TIENDREBEOGO, Mle 105 151 Z, Conseiller des Affaires étrangères, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, au Conseil d’orientation et de contrôle (COC) de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM), en remplacement de Monsieur Assane TAMBOURA dont il achève le mandat.

Le second décret porte renouvellement du mandat de Monsieur Prosper ZEMBA, Mle 116 887 G, Ingénieur d’Agriculture, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques, au Conseil d’orientation et de contrôle (COC) de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) pour une dernière période de trois (03) ans.

B MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE, DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte nomination de Madame Angèle OUIYA, Mle 58 323 E Inspecteur de l’enseignement secondaire, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de l’Enseignement secondaire, de la formation professionnelle et technique au Conseil d’administration de Burkina Suudu Bawdè (BSB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme Madame Angèle OUIYA, Mle 58 323 E, Inspecteur de l’enseignement secondaire, Présidente du Conseil d’administration de Burkina Suudu Bawdè (BSB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

C MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.

Le premier décret porte nomination des personnes ci-après Administrateurs, au Conseil d’administration de l’Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Administrateur représentant le ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement :

– Monsieur Salifou SAWADOGO, Mle 130 400 L, Magistrat.

Administrateur représentant l’Association des municipalités du Burkina Faso :

– Monsieur Arzouma ZOMBRE, Mle 22 51 747 R, Ingénieur du génie civil.

Le deuxième décret porte renouvellement du mandat des personnes ci-après Administrateurs, au Conseil d’administration de l’Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

– Monsieur Seydou TIENDREBEOGO, Mle 91 227 S, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :

– Monsieur Mahamady KINDA, Mle 117 059 U, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières :

– Monsieur Djibril ZOUNGRANA, Mle 510 080 A, Ingénieur en environnement minier.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Monsieur Augustin PALE, Mle 110 907 K, Maître de Conférences.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’AGENCE NATIONALE DES EVALUATIONS ENVIRONNEMENTALES

– Monsieur Epilou Sébastien BATIONO, Mle 213 865 W, Technicien supérieur de l’environnement.

Le troisième décret nomme Monsieur Salifou SAWADOGO, Mle 130 400 L, Magistrat, Président du Conseil d’administration de l’Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le quatrième décret porte nomination de Monsieur Dofini-Tuan Ma-Wanni Renaud SENI, Mle 222 193 K, Inspecteur de l’environnement, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement au Conseil d’administration de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

D MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Mahamadi TASSEMBEDO, Mle 118 992 W, Médecin, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de la Santé, au Conseil d’administration du Groupement d’intérêt public-programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

Le porte- parole du Gouvernement

Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

Route Bobo -Banfora- Niangoloko : Vers une nouvelle réhabilitation du tronçon avec un appui de la BAD

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Plusieurs fois refaite, la RN7, Route Bobo -Banfora- Niangoloko sera réhabilitée et renforcée grâce à un appui financier de la Banque africaine de développement BAD et d’autres bailleurs. En effet, le Conseil d’administration du Fonds africain de développement a approuvé, le 29 novembre 2024 à Abidjan, des prêts d’un montant total de 156,66 millions d’euros au Burkina Faso et au Mali pour l’aménagement et le bitumage de routes transfrontalières reliant ces deux pays enclavés d’Afrique de l’Ouest à la Côte d’Ivoire. Pour le Burkina Faso, les financements permettront notamment de réhabiliter et de renforcer la route Bobo Dioulasso-Banfora-frontière Côte d’Ivoire, longue de 155 kilomètres, et de construire la bretelle Banfora-Orodara (42 kilomètres). Ils permettront aussi la réhabilitation et le dédoublement du pont sur la rivière Léraba – 100 mètres de longueur – qui relie le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Et ce n’est pas tout…Plus de détails dans ce Communiqué.

«Communiqué de presse

Le Fonds africain de développement accorde plus de 156 millions d’euros pour la réhabilitation et le bitumage de routes transfrontalières du Burkina et du Mali avec la Côte d’Ivoire

Abidjan, le 3 décembre 2024 – Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement a approuvé, le 29 novembre 2024 à Abidjan, des prêts d’un montant total de 156,66 millions d’euros au Burkina Faso et au Mali pour l’aménagement et le bitumage de routes transfrontalières reliant ces deux pays enclavés d’Afrique de l’Ouest à la Côte d’Ivoire.

Au total, 242 kilomètres de route seront réhabilités dans les deux pays grâce au financement du guichet concessionnel du Groupe de la Banque et de la Facilité d’appui à la transition, un mécanisme destiné à fournir des ressources concessionnelles supplémentaires aux pays confrontés à des situations de fragilité et de conflit. La Banque islamique de développement et l’Union européenne cofinancent également le projet pour 138 millions d’euros et 25 millions d’euros, respectivement.

Pour le Burkina Faso, les financements permettront de réhabiliter et de renforcer la route Bobo Dioulasso-Banfora-frontière Côte d’Ivoire, longue de 155 kilomètres, et de construire la bretelle Banfora-Orodara (42 kilomètres). Ils permettront aussi la réhabilitation et le dédoublement du pont sur la rivière Léraba – 100 mètres de longueur – qui relie le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. En outre, 18 kilomètres de voies urbaines seront construits dans les villes secondaires traversées par la route ainsi que 50 kilomètres de pistes rurales afin de stimuler l’économie locale et protéger les populations contre les effets des changements climatiques.

Pour le Mali, l’appui du Groupe de la Banque d’un montant de 73,73 millions d’euros vise principalement à aménager et à bitumer la section routière Bougouni-Garalo du tronçon Bougouni-Garalo-Manankoro-frontière Côte d’Ivoire. Cette section est longue de 45 kilomètres.

Le programme sera exécuté sur six ans (2024-2030).

Pays sans littoral, le Burkina Faso et le Mali utilisent, pour leurs échanges commerciaux internationaux, les corridors de desserte terrestre qui les relient aux ports maritimes des pays côtiers limitrophes. Les corridors Abidjan-Bobo Dioulasso-Ouagadougou et Bamako-Man-San Pédro permettent à ces deux pays d’accéder aux ports d’Abidjan et de San Pédro, en Côte d’Ivoire, pour leurs échanges commerciaux internationaux.

Le projet permettra d’améliorer la chaîne logistique nationale et régionale des transports afin de stimuler le commerce intrarégional. Plus spécifiquement, il permettra d’améliorer les niveaux de services des routes communautaires Bobo Dioulasso-Banfora-frontière Côte d’Ivoire, y compris la bretelle Banfora-Orodara, et Bougouni-Manankoro-frontière Côte d’Ivoire, de maintenir le franchissement en toute condition climatique de la rivière Léraba, de renforcer la performance des corridors par la réduction des barrières non tarifaires et des formalités administratives ainsi que le temps de passage aux frontières, et d’améliorer l’accès aux services sociocommunautaires de base.

Le programme, conçu selon une approche intégrée multidimensionnelle autour du nexus intégration régionale-chaînes de valeur-paix pour maximiser son impact sur la compétitivité économique, permettra, en outre des aménagements connexes divers, de doter les communes d’infrastructures socio-économiques pour renforcer la résilience des populations bénéficiaires. Il permettra aussi d’appuyer la mise en œuvre des décisions communautaires relatives à la facilitation des transports, d’améliorer l’offre de transport à coût abordable, d’accroître le volume des échanges sur les deux corridors, d’intensifier l’activité économique locale et régionale avec la création d’emplois, de transformer les localités et villes traversées en pôle économique, et aussi de faciliter l’exploitation des riches potentialités économiques des zones d’emprise du projet.

La zone d’influence directe du projet, qui est une zone agro-pastorale de grande envergure où l’agriculture est combinée avec des activités d’élevage, abrite une population de 4,51 millions d’habitants, soit 6,28% de la population totale des trois pays.

Elle abrite de grandes unités industrielles ainsi que de petites unités de transformation agroalimentaires semi-industrielles. Avec le réchauffement climatique et l’aridité plus accrue du climat dans les régions sahéliennes, la zone constitue actuellement une zone d’accueil pour les éleveurs et agropasteurs en quête de conditions climatiques et écologiques plus favorables.

Le tourisme joue également un rôle important dans l’économie locale. Cette zone connaît par ailleurs un développement de l’activité minière, avec l’implantation en cours de mines industrielles (lithium, or, etc.) et de mines artisanales.

«Le Groupe de la Banque africaine de développement est un partenaire clé dans le financement du secteur des transports au Burkina Faso et au Mali. La construction d’infrastructures routières à vocation régionale aux normes communautaires, avec l’aménagement de routes urbaines et rurales, associée à la formation et à la dotation d’équipements et d’outils de production et de transformation, permettront de promouvoir la chaîne de valeur dans les métiers du transport et le développement de l’économie par la valorisation des ressources agricoles et animales sur toute la chaîne des valeurs », a déclaré Lamin Barrow, directeur général de la Banque pour l’Afrique de l’Ouest.

«Le renforcement des capacités des jeunes, des femmes et des centres de formation et de métiers et leur opérationnalisation favoriseront l’accroissement de la productivité, la transformation des produits et leur accès aux marchés, tout en contribuant à lutter contre la pauvreté », a-t-il ajouté.

Contact médias : Romaric Hien, département de la communication et des relations extérieures, media@afdb.org»