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Coupure d’électricité générale de ce mercredi : Tout est parti du réseau ivoirien

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Le système d’approvisionnement électrique du Burkina Faso a été fortement perturbé en cette soirée du mercredi 2 août 2017, plongeant les abonnés de la Société nationale d’électricité du pays (SONABEL) dans le noir pendant plusieurs. Du côté de la SONABEL l’on explique la situation par une panne intervenue sur le réseau électrique ivoirien, ce qui a entrainé ces  répercussions sur le réseau interconnecté du Burkina.

«UNE PANNE SUR LE RESEAU DE LA RCI A ENTRAINE UNE COUPURE GENERALE SUR LE RESEAU INTERCONNECTE DU BURKINA», a indiqué une note de la SONABEL.

«RECONSTITUTION EN COURS. TOUTES NOS EXCUSES», ajoutait la note d’information. Une trentaine de minutes après, vers 21 h 20, l’électricité était rétablie dans certains quartiers de Ouagadougou.

Burkina Demain

Hommes de tenue et de média de nouveau réunis par la préoccupation sécuritaire

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Le présidium à l'ouverture de la formation, au milieu, Prosper Vokouma

Après la discorde consécutive à l’incident de Kaya où un journaliste avait été agressé par un gendarme de la garde présidentielle, journalistes et éléments de forces de défense étaient réunis vendredi dernier à Ouagadougou dans le cadre d’une formation sur la problématique de l’information dans un contexte de terrorisme. Renforcer les capacités des hommes et femmes de médias pour un traitement efficient de l’information dans le contexte de terrorisme, tel était l’objectif principal cette formation organisée par le Conseil supérieur de la communication (CSC).

Le présidium à l’ouverture de la formation, au milieu, Prosper Vokouma

Dans un contexte de crise sécuritaire, il est bon que les journalistes soient outillés et s’approprient les bonnes techniques de l’information. C’est dans cette perspective que le CSC a tenu cette formation d’une journée au profit des journalistes de la région du Centre.

Le vice-président du CSC, Prosper Vokouma, dira dans son allocution d’ouverture que « cette formation se veut un cadre d’échange sur les bonnes pratiques à adopter pour un meilleur traitement de l’information ». Les médias doivent redoubler plus d’efforts et se distinguer par un traitement plus professionnel de l’information pense t-il.

Pour y arriver, quatre communications ont constitué l’ossature de cette formation. La première, livrée par Jean Paul Toé, Juriste et directeur de l’observation des médias et des études au CSC a porté sur « le traitement de l’information liées aux questions sécuritaires : cas du terrorisme ».

« La publicité est l’oxygène du terroriste »

Jean Paul Toé a expliqué aux journalistes qu’ils doivent éviter dans la divulgation de l’information de présenter le terroriste comme « une star ou un héro ». Le terroriste se nourri de la publicité. Il faut éviter de lui accorder une attention particulière déconseille t-il car « La publicité est l’oxygène du terroriste ».

L’homme de droit a rappelé les limites à la liberté de la presse dans le cas du terrorisme. Par exemple les informations donnant la position des forces de défenses et leurs armes, celles indiquant la présence de personnes cachées ou retranchées, la diffusion de l’assaut etc.

La deuxième communication était celle du capitaine Bertrand Dakissaga, de la direction de la communication et des relations publiques des armées. Elle a concerné « les informations à caractères stratégiques ».

Pour lui la qualification « grande muette » attribuée à l’armée est aujourd’hui battue en brèche. Il affirme que « l’armée communique de plus en plus maintenant, et vous le savez ». Toutefois, il fait observer qu’il existe des informations que l’armée ne pourrait donner à la presse car elles sont sensibles et les divulguer peut nuire à la nation. Il a donné les définitions d’information à caractère stratégique, sensible, secret défense. Des définitions que les journalistes ont eu du mal à comprendre. Cela serait fait exprès par le législateur estime le communicateur.

Les journalistes, des acteurs incontournables dans la lutte antiterroristes

En ce qui concerne la troisième communication, elle à été donnée par le directeur de la communication et des relations publiques de la gendarmerie nationale, le capitaine Guy Hervé Yé. Elle a porté sur « médias et Forces de défense et de sécurité : quelle collaboration pour la consolidation de la paix sociale ».

Selon lui, pour le bien des populations, la collaboration entre les deux entités est primordiale malgré les difficultés rencontrées. Il a invité les journalistes à plus d’égard face aux forces de défense dans l’exercice de leur fonction. Pour lui ce n’est pas un mépris lorsqu’un journaliste s’adresse à un agent de sécurité et que ce dernier n’arrive pas à lui donner les réponses souhaitées. Mais plutôt que « nos forces se doit d’observer un devoir de réserve ».

« Médias, religion et terrorisme : pratiques et défis » est la dernière communication qui a mis fin à cette journée. Elle a été donnée par le Dr Oualilaï Kindo de l’Office national des faits religieux (ONAFAR).

Il a démontré que les médias occupent une position délicate entre les terroristes et les pouvoirs publics. Selon lui, les journalistes ont une grande «responsabilité face à la récurrence des actes terroristes et l’efficacité des stratégies de lutte antiterroriste ».

Ces différentes communications ont été enrichies par les échanges avec les journalistes.

Joachim Batao

Burkina Demain

En temps d’intempéries, les précautions à observer

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Pour ne pas être victimes de la foudre, les gens doivent éviter de s'abriter sous les arbres quand il pleut

En ces temps d’intempéries liées à la saison pluvieuse, avec souvent des fortes pluies suivies parfois d’orages se soldant dans plusieurs cas par des inondations, des drames été déplorées dans certaines situations. Pour prévenir ces drames, les mesures suivantes sont préconisées.

Pour ne pas être victimes de la foudre, les gens doivent éviter de s’abriter sous les arbres quand il pleut

Précautions à prendre en cas d’éclair et de tonnerre pour éviter les risques liés à la foudre

Si vous êtes dans un bâtiment :

-Restez à l’intérieur. Ne sortez pas à moins que ce ne soit absolument nécessaire;

– Éloignez-vous des portes et fenêtres ouvertes, des installations de plomberie et des objets métalliques;

– Débranchez les dispositifs électroniques fragiles et les appareils électriques. Si vous êtes à l’extérieur :

-Mettez-vous à l’abri dans un bâtiment ou dans un endroit couvert;

-Si vous ne trouvez pas d’abri, agenouillez-vous sur le sol et penchez-vous vers l’avant jusqu’à ce que vous ayez la tête plus basse que le dos et placez les mains sur les cuisses pieds collés;

– Éloignez-vous du sommet des collines, des grands arbres, des espaces ouverts et des objets ou constructions en métal (clôtures, machines, hangars, etc.).

Si vous êtes dans un véhicule:

-Restez dans votre véhicule;

-Evitez de toucher les surfaces métalliques à l’intérieur de la voiture;

-Ne stationnez pas à proximité de grands arbres ni de structures élevées;

-Couper l’autoradio.

Premiers soins :

Si vous apercevez quelqu’un frappé par la foudre, appelez une ambulance immédiatement. Donnez les premiers soins nécessaires (si vous avez reçu une formation en la matière). Les victimes de la foudre ne retiennent pas de charge électrique et il n’est donc pas dangereux de les toucher.

Partout au Burkina: appeler le 18, le 17, le 16,le 112oule 1010numérosgratuit

Conseils de sécurité en cas d’intempéries pluviométriques

Conduite à tenir en cas de risque d’inondation :

  1. S’il y a risque d’inondation:

-Faire des réserves d’eau potable car les sources d’approvisionnement habituelles peuvent être contaminées;  Enlever tous les produits chimiques du sol et des endroits susceptibles d’être inondés ;

-Transporter les bagages et effets personnels sur des parties surélevées;

– Préparer le nécessaire à emporter avec vous au cas où il y a évacuation: Il s’agit entre autres et dans la mesure du possible des effets suivants: lampe de poche, radio avec piles de rechange; draps de couchage ; vêtements de rechange et imperméables; médicaments et eau potable de survie; documents d’identification des membres de la famille.

  1. Pendant la phase active d’inondation:

-Couper l’alimentation électrique en sautant le disjoncteur (compteur de courant);

-Faire un compte-rendu d’urgence aux services de secours en décrivant la situation qui prévaut (contacts gratuits joignables au n° 18 ou 112);

-Ecouter la radio en permanence et suivre les consignes de sécurité qui vous seront communiquées;

-Eviter de rester dans les maisons menaçant ruines ou de s’adosser aux murs de clôture ;

– Empêcher les enfants de sortir ou de se promener n’importe où;

-Faire si possible de petites canalisations pour permettre l’évacuation des eaux ;

-Fermer ou faire fermer les bouteilles de gaz;

-Si vous êtes en déplacement en véhicule, moto, bicyclette ou même à pieds, éviter de franchir sans précaution les coupures d’eaux ou les zones inondées car vous pouvez être emporté par le courant d’eau.

III. En cas de pluie torrentielle ou orageuse :

-Stationner à l’aire libre et attendre qu’elle baisse d’intensité pour  poursuivre votre déplacement;

– Eviter de stationner sous les arbres, les hangars menaçant ruines, les poteaux électriques, les stations-service et autres endroits présentant des risques d’incendie et ou d’explosion.

  1. Après l’inondation (eaux évacuées entièrement) :

– S’assurer de l’accessibilité de votre logement avant d’y accéder;

-S’assurer de la solidité des murs de votre bâtiment avant d’y entrer;

– S’assurer que tout est bien sec et fonctionnel avant de remettre le compteur électrique en marche. Partout au Burkina: appeler le 18, le 17, le 16, le 112 ou le  1010 numéros gratuits

Source : Direction générale de la protection civile

Séminaire sur l’assainissement familial : Des motifs de satisfaction !

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Les participants et officiels posant pour la postérité à la clôture du séminaire

Les rideaux sont tombés vendredi dernier sur le séminaire de capitalisation des expériences de promotion de l’assainissement familial en milieu rural au Burkina Faso. C’est André Nonguierma, directeur général de l’assainissement représentant son ministre, qui a prononcé le mot de clôture de ces trois jours de discussions fructueuses.

le directeur général de l’assainissement, André Nonguierma a présidé la clôture du séminaire

«A la fin de ce séminaire, vous pouvez vous réjouir de l’atteinte des résultats fixés. En effet, non seulement, le partage d’expériences, la capitalisation des expériences, la définition de facteurs favorables et défavorables, mais aussi la synergie d’actions entre intervenants, sont entre autres des motifs de satisfaction».

Ce sont là les propos du directeur général de l’assainissement André Nonguierma à la clôture, ce vendredi 28 juillet 2017, du séminaire de capitalisation des expériences de promotion de l’assainissement familial en milieu rural au Burkina Faso. M. Nonguierma a en effet présidé en sa qualité de représentant du ministre de l’eau et de l’assainissement, la cérémonie de clôture de ces trois jours de discussions autour de la préoccupante problématique de l’assainissement (le taux d’accès à l’assainissement familial est 13,4%).

«Nous partageons et faisons nôtre les recommandations fortes issues de cet atelier, pour non seulement l’autodétermination locale, la création de marchés dynamiques de biens et services, mais aussi la responsabilité sociale des ressortissants, et la responsabilité communale», a-t-il ajouté.

Mettre fin à la défécation en plein air

Pour André Nonguierma, les défis du secteur de l’assainissement s’expriment en termes de fin de défécation en plein air à travers l’accès de tous les habitants du Burkina Faso à des services durables et d’optimisation de la gestion et de la valorisation des eaux usées et boues de vidange.

En effet, selon le rapport JMP 2016, au Burkina Faso, 55% de la population pratique toujours la défécation en plein air ; 63,7% des écoles et 86,9% des centres de santé en milieu rural ne disposent pas d’infrastructures d’assainissement et d’hygiène de base. D’où ce faible taux d’accès à l’assainissement familial de 13,4% du pays.

Le présent séminaire a été organisé par la plateforme des ONG WASH coordonnée par IRC.

Le directeur des opérations d’IRC Burkina, Hilaire Dongobada

Prenant la parole, le directeur des opérations de IRC, Hilaire Dongobada, a salué la participation active des différents acteurs du secteur de l’eau, hygiène et de l’assainissement à ce séminaire qui aura, comme l’a souligné le DG Nonguierma, atteint ses objectifs. Au total, plus 120 acteurs ont pris part  à la rencontre. Les participants ont eu droit à un partage d’expérience du Niger fait par un représentant du ministère nigérien de l’hydraulique et de l’assainissement.

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

Les participants et officiels posant pour la postérité à la clôture du séminaire

PAREN: Tahirou Barry exclu et un nouveau bureau installé

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A l'issue de ce 4e congrès ordinaire du PAREN, Tahirou Barry est exclu du parti
C’est apparemment l’épilogue  de la crise au Parti pour la renaissance nationale (PAREN) avec l’exclusion ce dimanche 30 juillet, du président sortant Tahirou Barry et trois de ses camarades à l’issue du 4e congrès ordinaire de cette formation politique fondée par le Pr Laurent Bado.
Michel Béré, nouveau président élu du PAREN
A l’issue du 4e congrès ordinaire du Parti pour la renaissance nationale (PAREN) tenu ce 30 juillet 2017, c’est désormais Michel Béré qui est aux commandes. Exit donc le président sortant et actuel ministre de la Culture du gouvernement Thiéba, Tahirou Barry. Et trois autres membres, notamment Carlos Toé, Honorine Ouédraogo et Mme Gnégné. Le nouveau bureau exécutif du Paren est composé de 33 membres.
Relancer le parti après la longue crise
Après cette longue crise qui a fragilisé le Paren dans l’opinion, la mission du président Béré est claire. Il s’agit de relancer le parti. Et il en est conscient.
«C’est une lourde charge pour moi parce que je suis venu au moment où le parti est en difficultés à cause d’une seule personne. Le fondateur a essayé par tous les moyens de résoudre cette crise à l’amiable mais malheureusement, l’intéressé n’a pas répondu à tous les appels. Evidemment, on ne peut pas continuer à négocier quelqu’un qui ne va pas adhérer. A ce moment, il faut prendre des décisions conséquentes pour mieux avancer. Et c’est ce que le fondateur a fait ».
Nicolas Bazié
Burkina Demain

Mandat d’arrêt François Compaoré : «Une manipulation politique», selon Me Olivier Sur

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Me Pierre Olivier Sur, avocat de François Compaoré

Suite au  dernier développement dans le dossier Norbert Zongo avec notamment l’annonce de l’émission de mandat d’arrêt international à l’encontre de François Compaoré, accusé d’incitation à assassinat ; il fallait  s’attendre à cette bataille de communication par avocats interposés entre l’accusation et la défense qui fait rage en ce moment. Ainsi, Me Pierre Olivier Sur, avocat de François Compaoré, a réagi en parlant de ‘’manipulation politique’’ là où l’avocat de la famille Zongo voyait un procès en bonne et due forme, avec la présence ou non de M. Compaoré.

Me Pierre Olivier Sur, avocat de François Compaoré

Me Bénéwendé Stanislas Sankara, avocat de la famille Norbert Zongo,  semblait, lors de sa dernière sortie dans les médias, convaincu de la détermination de la justice burkinabè de juger François Compaoré, accusé d’incitation à l’assassinat, suite notamment à l’émission du mandat d’arrêt international à son encontre.Et que si l’on n’arrivait pas à le faire comparaître physiquement pour qu’il réponde de lui-même de sa responsabilité dans l’assassinat du journaliste Norbert Zongo et de ses compagnons d’infortune, morts calcinés le 13 décembre 1998 dans un accident ; il sera jugé par contumace.

Mais, à entendre Me Pierre Olivier Sur, avocat de François, l’on en est encore loin. Puisqu’il nie l’existence de ce mandat d’arrêt international qui défraie depuis quelques jours la chronique. Cet «hypothétique mandat d’arrêt», comme il l’a confié à nos confrères de RFI, n’a pas encore été notifié à l’accusé François Compaoré.

Cela est une évidence puisque le frère cadet de l’ancien président est introuvable. L’on ne sait pas exactement où il vit depuis son départ en exil. Tantôt on le dit résident en Côte d’Ivoire où  il a obtenu entre-temps la nationalité, tantôt en Bénin ou tantôt en France. Et c’était pour se donner plus de chances de mettre la main sur lui que le mandat d’arrêt international a été émis et transmis en toute discrétion à Interpol. La discrétion n’ayant pas produit des résultats, l’information a été finalement rendue publique par voie de presse.

Aura-t-on plus de chance de l’arrêter ? Rien n’est moins sûr. A l’évidence, ce ne sera pas facile d’arrêter François Compaoré d’autant plus que l’on ne sait pas avec exactitude son lieu de résidence. Et même si l’on arrivait à le localiser avec précision, il faudra la franche collaboration des autorités du pays d’accueil  pour l’extradition. C’est pourquoi, Me Sankara, conscient de la complexité de la situation,  n’exclut pas le jugement par contumace.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Communauté Ahmadiyya : la paix et la justice au cœur de la convention annuelle d’Alton

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C’est sous le thème : « Global justice and peace », « paix et justice universelle », que la communauté musulmane Ahmadiyya a mis fin à ses trois jours de commémoration du « Jalsa Salana » ce dimanche 30 juillet 2017 à Alton au Royaume-Uni.

Le Kalif Hadzrat Mirza Masroora

Quatre principales étapes ont ponctué l’évènement. Il s’agit de la lecture du Saint Coran, de la récitation de poèmes, des remises de prix d’excellence et enfin, du discours du Kalif Hadzrat Mirza Masroor, chef spirituel de la communauté Ahmadiyya.

Le Kalif Hadzrat d’abord souhaité une bonne fête à la communauté Ahmadiyya présente à cet effet ainsi qu’à tous les musulmans du monde avant d’ouvrir d’abord, sa conférence sur la responsabilité des médias dans la propagande islamophobe. A l’en croire, « ce sont eux (les médias) qui ont ternis l’image de l’Islam ». A telle enseigne que les gens qui se trouvent dans différentes régions du monde (USA, Amérique du Sud, Japon Europe,etc.) voient en l’Islam « une religion de terreur ».

Il a ensuite poursuivi ces propos en disant que ce sont les détracteurs de l’Islam qui détruisent la paix. « Ceux qui se moquent de l’Islam sont ceux détruisent la paix ». Si un musulman commet une horreur contre un non musulman, il le fait de son propre chef et non au nom de l’Islam. Aussi, a-t-il déclaré que l’Islam prône la paix, l’amour, etc. et nul ne devrait contraindre son prochain à y adhérer. Cela est « contraire aux lois islamiques ».

Le guide spirituel a également laissé entendre que si il y a « du désordre dans le monde, c’est parce que les hommes ont préféré le matérialisme à Allah ». Il va même par pointer du doigt aux souverains arabes établis à la Kaaba qui, au lieu de poursuivre et atteindre les objectifs pour lesquels cette maison a été bâtie, se rallient aux ennemis de l’Islam pour commettre des exactions.

Par ailleurs, le Kalif a laissé entendre que « ceux qui accusent l’Islam d’être violent, sont ceux qui développent et vendent les armes ». Et de préciser que « l’Islam n’enseigne pas de détruire les maisons et de quelconque lieu de cultes que ce soit. Ceux qui détruisent la paix au nom de la paix, sont les vrais ennemis de la paix et doivent être punis ».

Enfin, Hadzrat Mirza Masroora terminé ses propos en priant pour tous les musulmans du monde entier en particulier et pour toute l’humanité en général avant de conclure que « seule une chose pourra sauver l’humanité, c’est de rétablir la fausse relation entre le Tout Puissant Allah et les hommes ».

Pour information, chaque année, les musulmans Ahmadiyya commémorent la« Jalsa Salana », un évènement festif qui réunit toutes les communautés musulmanes Ahmadiyya du monde entier au Royaume-Uni. Le Burkina Faso y a également pris part.

 Mathias Lompo

Burkina Demain

 

Séminaire national sur l’assainissement familial : Voici les principaux enseignements des 3 jours de conclave

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A l’initiative d’IRC, Centre d’expertise et d’influence politique en matière d’accès à l’eau potable, hygiène et à l’assainissement, et de ses partenaires dont le ministère de l’eau et de l’assainissement ; les acteurs nationaux de l’assainissement ont pris part du 26 au 28 juillet 2017 à Ouagadougou à un séminaire de capitalisation sur les expériences de promotion des services d’assainissement familial rural au Burkina. En attendant de revenir sur la clôture de cet important forum qui aura réuni plus de 120 acteurs du monde du secteur de l’eau potable, hygiène et l’assainissement et produit d’intéressants résultats ; voici déjà les principaux enseignements qu’en tire Hilaire Dongobada, directeur des opérations d’IRC Burkina.

Le directeur des opérations d’IRC Burkina, Hilaire Dongodaba

Malgré le taux faible d’accès aux services d’assainissement, nous ne pouvons passer sous silence les efforts déployés ces dernières années par tous les acteurs. Nous avons réalisé 13 points de progrès entre 2010 (0,8%) et 2016 (13,4%). Au regard des ambitions des ODD pour le Burkina qui vise entre autres l’accès universel, les acteurs de la coalition WASH pendant ces 3 jours, ont pu décortiquer, analyser leurs façons de faire. Les principaux enseignements issus de ces échanges sont ci-dessous présentés.

En introduction, un panel portant sur un modèle de développementde l’assainissement familial privé et les défis de l’assainissement familial en milieu rural ainsi a été animé par six intervenants. Les éclairages des panélistes ont permis de confirmer la pertinence des quatre axes thématiques autour desquels les échanges vont s’organiser pendant les trois journées du séminaire.

L’Axe Autodétermination locale a été abordé à travers treize contributions. De ces contributions, les trois principales bonnes pratiques identifiées  sontl’ATPC sans subvention, l’ATPC avec subvention et les fanions de la victoire comme accélérateur des progrès communautaires.

De ces approches, les points forts identifiés sont :

  • La stimulation des auto-constructions des latrines ;
  • Avec ou sans subvention, il est possible de mettre fin à la DAL, défécation à l’air libre
  • La forte implication des autorités des communes d’intervention après les déclenchements institutionnels
  • La promotion des compétences de proximité à travers le renforcement des  capacités et la mise à contribution des organisations à base dans des relations contractuelles
  • La prise en compte des réalités socio culturelles permettant de contextualiser les approches et faciliter les progrès
  • La valorisation des matériaux locaux pour la réalisation des ouvrages
  • Le recours à la solidarité locale pour générer des fonds pour financer les ouvrages d’assainissement
  • Le rôle déterminant du portage et du leadership institutionnel pour la promotion d’une approche
  • La contribution de l’état FDAL à l’éradication de la malnutrition chronique qui entrainerait un retard de croissance chez les enfants

Les points d’attention à retenir sont :

  • La lourdeur des processus de vérification et de certification FDAL pouvant limiter les résultats. Nécessité d’alléger les processus
  • La mise en place de mécanismes locaux pour s’assurer du maintien et de la pérennisation du statut FDAL et accompagner l’amélioration de la qualité des ouvrages sur le chemin du progrès dans l’echelle d’assainissement
  • Se concentrer sur l’objectif final qui est de mettre fin à la DAL plûtot que de se crisper sur les approches
  • L’accompagnement des efforts des ménages par l’Etat et ses démembrements à travers l’assainissement des espaces publiques
  • La promotion systématique d’opérateurs de proximité, notamment des maçons et des fournisseurs de matériaux
  • Le plaidoyer pour l’intégration de l’ATPC dans les plans communaux de développement
  • Une bonne coordination des interventions et des approches utilisée est nécessaires pour l’atteinte des résultats

Quant à la thématique « développement d’un marché dynamique des biens et des services », quatre contributions ont été présentées à savoir le marketing de l’assainissement (Sanimarché), le business de l’assainissement écologique, la structuration et la professionnalisation des opérateurs privés locaux et l’approche quartiers périphériques.

Des échanges, les principaux points forts identifiés sont:

  • L’étude systématique de la capacité des ménages à payer en amont du développement des offres de service
  • L’intégration de la latrine comme une offre marchande directe dans l’esprit des populations
  • La création d’emplois à travers la mise en place de boutiques d’assainissement
  • L’élaboration de plans d’affaires pour les opérateurs locaux
  • Le développement d’une technologie adaptée aux zones non lotis (latrines amovibles)
  • L’e-monitoring
  • La Délégation des services d’assainissement et d’hygiène par la contractualisation avec des associations locales
  • L’implication des agents de Santé dans les activités de promotion d’hygiène et assainissement /lien entre les actions WASH et la santé
  • La mise en place des Boutiques d’assainissement servant de pôles de conseils pour les ménages même après la fin des projets
  • La promotion d’ouvrages offrant les possibilités de valorisation de sous-produits
  • La création de filière autour de la gestion des sous-produits (Hygiénistation des boues, vente d’engrais, production maraichère, ….)
  • La contribution à la résilience face aux changements climatiques

Les principaux points d’attention pour réussir la création d’une dynamique des biens et services au profit de l’assainissement familial sont :

  • La viabilité financière des Sanimarchés et des délégations de service d’assainissement
  • La mobilisation des ressources des ressortissants pour stimuler les marchés
  • La fluidité del’enlèvement des boues afin qu’elles ne deviennent pas des foyers de contamination
  • L’implication des communes afin qu’elles prennent le relai d’appui à fin de l’intervention

L’axe thématique « responsabilité sociale des ressortissants » a été traité à travers deux approches complémentaires que sont Fasotoilettes et ATPL (Assainissement Total porté par les Leaders). Les points forts de ces approches sont :

  • Leurs caractères innovants pour l’accès rapide à l’assainissement
  • Leurs rôles comme véritables outils d’éveil pour l’auto-détermination locale en lien avec les ressortissants
  • Le portage institutionnel à travers le leadership de l’Etat (MEA, DGA, DREA…)
  • La forte implication des médias pour relayer les messages à tous les cibles

Cependant il y a lieu de veiller à :

  • Un suivi de proximité pour la concrétisation des engagements pris par les ressortissants
  • Plus grande prise de conscience des bénéficiaires pour l’entretien et la gestion des latrines offertes par les ressortissant

Enfin la thématique Responsabilité communale a été abordée à travers quatre contributions desquelles quatre bonnes pratiques ont été dégagées. Il s’agit du suivi-évaluation de l’assainissement familial comme contribution pour la réalisation des droits humains à l’assainissement, de la mise en place de services techniques communaux comme

alternative pertinente pour un renforcement réel et durable des capacités des communes en matière de promotion de l’hygiène et de l’assainissement en milieu rural,  de la mise à contribution des textes de lois et décrets pour la règlementation de l’assainissement communale et de la standardisation des outils nécessaires à mettre à la disposition des communes pour leur efficacité dans la mise en œuvre des actions d’assainissement.

Les principaux points forts issus des échanges sont :

  • Le Fort engagement des communes dans les activités mises en œuvre par les acteurs
  • la résolution des problèmes au niveau local à travers le suivi évaluation
  • Les avancées des communes ayant un service technique pour les questions d’assainissement et eau potable
  • Les possibilités offertes aux autorités locales par les textes juridiques et règlementaires dans la promotion de l’hygiène et assainissement mais qui malheureusement n’en profitent pas ;
  • L’existence de divers outils en appui à la Maitrise d’ouvrage communal

Les points d’attention pour appuyer les communes à s’approprier leur responsabilité sont :

  • Accompagner les communes à pérenniser les services techniques communaux AEPA
  • Faire attention pour que les mesures adoptées par les communes ne créent pas les effets inverses
  • Accompagner les agents de l’administration communale en charge de l’AEPA en formations proposées par les structures d’AMOC (CEMEAU) sur la MOC.

 Recueillis par Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

Deux cadres de l’ARSE décryptent le système tarifaire de l’énergie au Burkina

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Les soutenances de la première promotion de la formation BADGE (Bilan d’aptitudes des grandes écoles), dans le volet «Régulation de l’Énergie» se sont déroulées les 12 et 13 octobre 2017 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Deux Burkinabè tous cadres de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie faisaient partie des impétrants. Ils ont abordé le système tarifaire de l’énergie électrique au Burkina Faso et ont soutenu avec brio leurs mémoires de fin de formation.

«L’analyse de la politique tarifaire appliquée dans le premier segment au Burkina Faso de 2006 à  2015 : Enjeux et Défis», tel a été le thème de soutenance de M. Ahmed S Y Ouédraogo, directeur des services économie et tarification (DSET). Alassane Tiemtoré, Directeur des services techniques et de la régulation (DSTR) a quant à lui soutenu son mémoire sur le thème : «Développement des énergies renouvelables dans la production indépendante et leur implication dans le système tarifaire au Burkina Faso: 2018-2020».

Désormais titulaires de ce diplôme spécialisé, les deux cadres ont confié qu’ils sont encore plus outillés à prendre en main leurs missions à la tête de leurs directions respectives.

La formation Bilan d’aptitudes des grandes écoles ‘’Régulation de l’énergie’’ (BADGE RDE) est organisée conjointement par l’Ecole des Mines de Paris, l’Institut de la francophonie pour le développement durable (IFDD) et l’Autorité nationale de régulation du secteur de l’électricité (ANARE) de la Côte d’Ivoire.

Le Bilan d’Aptitudes des Grandes Écoles « Régulation de l’’Énergie » BADGE RDE est délivré par MINES ParisTech. L’école forme les cadres africains en charge des questions de régulation dans le domaine de l’électricité, en faisant collaborer des partenaires pertinents français et africains. Les métiers ciblés font appel à des compétences à la fois techniques, économiques, et juridiques. La vocation de cette formation est donc d’accueillir des cadres professionnels et de provenances variées (juristes, économistes et ingénieurs) qui ont besoin d’approfondir leur connaissance dans le domaine de la régulation du secteur de l’énergie

Les compétences développées couvrent trois dimensions. Ce sont les dimensions économique (par exemple savoir analyser une situation de marché), juridique (par exemple analyser les instruments de régulation mobilisables) et stratégique (par exemple préparer les décisions de régulation, les décisions d’investissement).

Joachim Batao

Burkina Demain

Houndé : le conseil municipal fait son bilan d’un an d’exercice

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Les conférenciers face à la presse

Ce 26 juillet 2017 à Houndé, l’heure était à la redevabilité pour le conseil municipal. Le maire de la commune,  Dissan Boureima Gnoumou a en effet animé ce jour  une conférence de presse pour faire le bilan d’un an d’exercice de l’exécutif communal et annoncer les perspectives.

Le maire de Houndé, Dissan Boureima Gnoumou (micro), a réaffirmé les ambitions de l’exécutif communal

Arrivé à la tête de la commune de Houndé le 15 juillet 2016 après plusieurs contentieux électoraux, Dissan Boureima Gnoumou, s’est prêté, un an après, ce mercredi 26 juillet  aux différentes préoccupations des journalistes. L’édile de Houndé a ainsi égrené les réalisations de plusieurs infrastructures : ouvrages d’hygiène et assainissement, aires de stationnement, marché de bétail. D’autres réalisations, à en croire le chef de l’exécutif communal de Houndé, sont en cours. Il s’agit des constructions de boutiques de rue, de salles de classe pour normaliser le lycée municipal

Mine de Houndé, une opportunité mais aussi source de crise

Houndé abrite une grande mine du pays, à savoir celle de Houndé Gold Opération. Pour le maire « La présence de la mine est une opportunité mais aussi une source potentielle de crise, s’il n’y a pas une convergence de vue entre les acteurs ». «Pour notre première année de mandat, nous estimons à plus de 50% la part de rencontres consacrées à la mine sur le nombre total des rencontres que nous avons tenues », confie-t-il. En cela, le conseil municipal a contribué fortement à apaiser le climat social en collaboration avec les autres acteurs.

L’exercice de redevabilité se fera dans les  5 secteurs et 15 villages

Les conférenciers face à la presse ce 26 juillet à Houndé

Le conseil municipal compte parcourir les 5 secteurs et 15 villages de Houndé pour rendre compte des actions posées et en cours de réalisation. Le  conseil municipal sous la houlette de son président, nourrit de grandes ambitions pour la ville de Houndé. Ambitions traduites dans le Plan communal de développement de la commune. La mobilisation et la contribution citoyenne au développement de la cité a été saluée et encouragée.

Gafoura Guiro

Burkina Demain/Houndé