Jacob Zuma reste président, malgré les scandales de corruption
Ce n’était pas gagné d’avance pour lui. Mais, comme les huit précédentes motions de défiance, le président sud-africain, Jacob Zuma conserve son fauteuil de chef de l’Etat, à l’issue du décompte final des votes de la motion de défiance exprimés cet après-midi au Parlement.
Jacob Zuma reste président, malgré les scandales de corruption
198 voix pour Jacob Zuma contre 177 voix pour ses détracteurs, le président sud-africain échappe là à une énième motion de défiance. Avec ce résultat quelque peu serré, Zuma doit avoir le triomphe modeste. Il l’a échappé bel. Dans le camp d’en-face, c’est sûrement la déception. Les détracteurs de Jacob Zuma, à l’image de Julius Malema, croyaient qu’avec l’acquisition du principe de vote à bulletin secret, c’en était fini pour Zuma. Parfois, la politique, c’est comme le football. L’on n’est jamais sûr de l’emporter avant le verdit des urnes.
Achille Tapsoba au milieu des autres leaders de la CODER
C’est quand même l’un des faits majeurs de l’actualité politique burkinabè de ces derniers jours, l’arrivée d’Achille Tapsoba, président intérimaire du CDP, à la tête de la Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale (CODER). Ce n’est un secret pour personne, la réconciliation nationale est la fois la question qui unit et divise à la fois la classe politique et le peuple burkinabè depuis les évènements de fin octobre 2014 et encore davantage après ceux de mi-septembre 2015.
Achille Tapsoba; nouveau président de la CODER
Après Rasmané Ouédraogo de la NAFA, c’est à Achille Tapsoba, président intérimaire du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) qu’échoit la présidence de la Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale (CODER) pour une période de trois mois, conformément au principe de la rotation à la tête de cette coalition politique.
Mais, que doit-on attendre de cette présidence de Achille Tapsoba de la CODER, en termes notamment d’avancées sur le terrain de la réconciliation nationale ? C’est la question que l’on peut légitimément se poser, puisque c’est la raison sociale de la CODER.
Si la classe politique et la plupart des Burkinabè sont pour le principe de la réconciliation, au regard des violences qui ont émaillé l’avènement de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et la tentative du putsch des 16-17 septembre 2015 ; les voies ou méthodes à suivre pour y parvenir les divisent.
Certains par exemple sont d’abord pour la justice, la vérité et ensuite la réconciliation. Mais, le problème avec ce modèle, c’est que la justice n’arrive pas à assurer et l’étape de la réconciliation est renvoyée aux calendes grecques. Or, le pays a besoin de l’apaisement des cœurs de ses fils et filles pour progresser durablement.
Des atouts pour Achille Tapsoba
D’autres sont pour le principe du pardon et de la réconciliation directe sans passer forcément par les étapes de la justice et de la vérité. C’est en quelque sorte la réconciliation à l’africaine, comme l’avait expliqué feu Valère Somé. Dès que l’on reconnaît ses fautes, l’on est pardonné. Le problème avec ce schéma, c’est qu’il donne l’impression d’escamoter les étapes de la justice, de la vérité, et donc de la responsabilité des acteurs auxquels bon nombre de compatriotes sont attachés.
A force de se tirailler sur le modèle à suivre, pas grand-chose n’a été enregistré sur le front de la réconciliation nationale. Pour ne rien arranger à la situation, l’institution en charge de la réconciliation au plus niveau, en l’occurrence, le Haut conseil pour la réconciliation nationale est engluée depuis plusieurs mois dans une crise interne.
Dans ce contexte quelles marges de manœuvres pour Achille Tapsoba à la tête de la CODER ? L’homme ne manque d’atouts. Sa présidence coincide avec l’annonce d’abandon de charges contre des leaders politiques (Eddy Comboigo, Djibrill Bassolé) incarcérés dans le cadre du putsch de septembre 2015. Considéré proche de certains bonzes du pouvoir, Achille Tapsoba pourrait en profiter pour tenter de faire bouger les lignes, si ces abandons de charges traduisaient un réel changement de cap par rapport à cette question de réconciliation nationale. En outre, il est réputé franc-parleur. Et si cela ne tenait qu’à sa seule personne, cette exigence de vérité avant d’aller à la réconciliation trouvera sa réponse.
Tous les indicateurs ne sont pas au vert
Achille Tapsoba au milieu des autres leaders de la CODER
Pour autant, doit-on en conclure que c’est Achille Tapsoba qui sortira le processus de réconciliation de sa léthargie ? Le dossier de la réconciliation est plus complexe et tous les indicateurs ne sont pas au vert. Au sein du pouvoir, ce n’est pas sûr que tous parlent désormais le même langage sur la réconciliation nationale. Si la question n’est pas encore réglée à ce niveau, les probables démarches d’Achille Tapsoba auprès de ses interlocuteurs haut-placés pourraient se révéler finalement inopérantes. Pour faire la réconciliation, il faut au moins la présence de deux camps consentants.
Par ailleurs, le franc-parler d’Achille pourrait, s’il ne fait pas attention, devenir son talon d’Achille sur ce dossier épineux de la réconciliation nationale. La franchise et la bonne entente ne faisant toujours pas bon ménage. Bref, autant dire que la mission de réconciliateur national en chef dévolu à Achille Tapsoba, s’annonce ardue, surtout qu’il n’a que trois mois pour faire ses preuves.
On le sait, pour Achille Tapsoba, tous les acteurs politiques sont responsables de ce qui est arrivé au pays. Et si la classe politique est responsable dans son ensemble, elle devrait par sursaut patriotique, dans son entendement, s’entendre sur cette question de la réconciliation nationale afin de permettre au pays de reprendre son cours de progrès. La vérité, la justice ou la réconciliation n’étant pas des fins en elles-mêmes. Elles doivent soulager les uns ; réconforter, apaiser les autres et servir pardessus tout l’intérêt général, le Burkina Faso.
2 milliards de FCFA pour susciter et subventionner les initiatives dans le domaine de l’environnement
Le Fonds d’intervention pour l’environnement (FIE) procèdera le vendredi 11 août 2017, à Dédougou, chef-lieu de la région de la Boucle du Mouhoun, au lancement de son 3èmeappel à projets, à l’occasion d’une cérémonie patronnée par le Premier ministre Paul Kaba THIEBA.
D’un montant de 2 milliards de FCFA, cet appel à projets vise à susciter et subventionner des initiatives locales en matière de gestion durable des ressources forestières et de valorisation des produits forestiers ligneux (PFL) et des produits forestiers non ligneux (PFNL). Il s’agit également de mettre en œuvre des mesures d’adaptation aux effets néfastes des changements climatiques.
Le FIE, un outil financier national souple et pérenne
Le Fonds d’intervention pour l’environnement est né de la volonté de l’Etat de se doter d’un outil financier nouveau, souple, pérenne et national pour répondre aux enjeux environnementaux du pays. Cette volonté s’est réalisée avec le soutien de la coopération luxembourgeoise et la coopération suédoise, à travers l’appui technique et financier du Programme d’appui au secteur forestier. Le processus, qui a impliqué tous les acteurs du domaine de l’environnement, a donné un contenu aux deux décrets adoptés en 2015 et ouvert la voie à la mise en œuvre opérationnelle du FIE crée par la loi n°006-2013 du 02 avril 2013 portant code de l’environnement au Burkina Faso.
En effet, le FIE se veut un instrument fédérateur pour mutualiser les ressources du pays en matière d’environnement. C’est pourquoi il est appelé à être articulé avec les autres fonds et outils financiers existants ou en projet comme le Fonds de dépollution industrielle, le Fonds de désertification, le Fonds forestier, le Fonds faune, le Fonds de réhabilitation des sites miniers et le Fonds climat.Et en tant qu’outil financier créé pour contribuer à l’atteinte des objectifs environnementaux, sa mise en place procède du constat que les possibilités de financement dans le domaine de l’environnement sont assez limitées au Burkina. Pour preuve, seulement deux sources principales s’offrent à notre pays en la matière. Il s’agit du budget de l’Etat qui reste insuffisant et généralement absorbé en grande partie par les dépenses de fonctionnement de l’administration publique, avec le l’inconvénient de ne pas être assez souple, et les financements extérieurs octroyés par le biais des projets et programmes. Toutefois, les financements extérieurs ont une durée généralement trop courte (3 à 5 ans) et se singularisent par leur complexité et la lourdeur des procédures de décaissement.
Contribuer entre autres à la lutte contre la dégradation de l’environnement
En lui assignant la mission principale de contribuer à l’atteinte des objectifs environnementaux du Burkina Faso, le gouvernement attend du FIE qu’il agisse selon des lignes directrices précises. Ses actions devraient contribuer à la réduction des tendances actuelles de dégradation de l’environnement et des pertes économiques y relatives, et à la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques. Il s’agit également pour le FIE d’accompagner le développement économique du pays en créant des richesses et des revenus dans les filières de l’environnement et des ressources naturelles, et de contribuer à la réduction de la pauvreté par un mode d’intervention approprié auprès des bénéficiaires directs et indirects des actions environnementales financées par le Fonds.
Pour s’inscrire dans cette dynamique le FIE, qui a le statut d’Etablissement public de l’Etat placé sous la tutelle technique du ministère en charge de l’environnement, est chargé dans son fonctionnement quotidien de mobiliser et gérer des financements nationaux et internationaux en faveur de l’environnement, d’allouer des financements et autres subventions aux différents groupes d’acteurs nationaux selon leurs compétences en matière de gestion et de protection de l’environnement, et de suivre et rendre compte de l’utilisation des fonds reçus et des appuis financiers alloués.
Les domaines d’intervention du Fonds se résument donc à l’’environnement et au cadre de vie ainsi qu’à la gestion durable des ressources forestières et fauniques. Ils comprennent également les risques et catastrophes naturelles ou industrielles (y compris la réparation des dégâts causés par les animaux sauvages), la gestion durable des terres et des ressources en eau et la promotion de pratiques durables dans les secteurs productifs et l’énergie. Par ailleurs, le FIE peut intervenir dans des domaines transversaux tels que la gouvernance environnementale, la promotion du développement durable et la recherche et l’éducation environnementales.
Déjà des acquis avec le « pré-FIE »
Dans le souci de rendre effectif le fonctionnement du FIE, le ministère en charge de l’environnement a mis en œuvre une phase pilote dite « pré-FIE » dans les régions des Hauts-Bassins, du Centre-Ouest et du Nord. La mise en place de cette phase pilote s’est traduite par deux appels à projets en 2013 puis en 2014 et a permis de tirer les enseignements nécessaires à la mise en place efficiente du FIE.
En termes d’acquis, il y a les subventions accordées à 173 promoteurs de projets pour un financement d’environ 2 milliards de francs CFA. Et justement la plupart de ces projets étant aujourd’hui entièrement exécutés, l’on comprend aisément que le FIE veuille lancer le 3ème appel à projets. Du reste, le FIE s’adresse aux structures implantées sur le territoire national pour des actions environnementales executées au Burkina Faso, notamment les services de l’administration publique, les collectivités territoriales, les opérateurs privés, les associations et les Organisations non gouvernementales(ONG), et les institutions de recherche publiques et privées.
Ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique
Le président de l'Unir/PS, président de la conférence des cadres, Me Bénéwendé Stanislas Sankara,
Dans le cadre la célébration du 34ème anniversaire de l’avènement de la révolution du 04 août 1983 à Fada N’Gourma, ce vendredi 04 août 2017, les cadres de l’Union pour la renaissance/ parti sankariste (UNIR/PS) ont organisé une conférence des cadres en vue redynamiser le parti sur l’échiquier politique, dans la perspective des échéances électorales à venir.
le présidium de la conférence des cadres de l’Unir/PS à Fada
«Quel engagement du cadre de l’UNIR/PS pour le rayonnement du parti». C’est autour de ce thème que les cadresde l’union pour la renaissance/ parti sankariste (UNIR/PS) se retrouvés ce 4 août 2017 à Fada, dans le cadre de la commémoration du 34e anniversaire de l’avènement de la révolution du 04 août 1983 dont le leader historique, Thomas Sankara, reste une référence pour l’UNIR/PS.
Vu l’importance de l’évènement, naturellement, c’est Maître Bénéwendé S Sankara, président du parti, qui a présidé les travaux de la présente conférence des cadres de l’UNIR/PS.
Plusieurs objectifs sont poursuivis par la tenue de cette conférence. Il s’agit d’abord, de commémorer l’avènement de la révolution du 04 août 1983 ; ensuite, de permettre aux cadres de se familiariser, de s’engager d’avantage pour le rayonnement du parti et d’apprécier objectivement l’implication de ces derniers à la gestion du pouvoir de l’Etat ; et enfin, d’installer le coordonnateur général de la région de l’Est à en croire Alassane Sakandé, le rapporteur général de la conférence des cadres à Fada.
Rôle capital du cadre dans le rayonnement du parti
les cadres de l’UNIR/PS ont réaffirmé leurs engagements à faire rayonner leur parti et le sankarisme
Plusieurs communications autour du thème central ont été entendues dont celle de Boukary Willy, juriste fiscaliste et enseignant à l’université Ouaga I Pr Joseph Ki-Zerbo. De ses interventions, il ressort que le rôle du cadre du parti est capital dans le rayonnement du parti. A savoir : son engagement intellectuel par la formation, ses propositions et son exemplarité. En effet, le cadre doit se former politiquement, idéologiquement afin de devenir à son tour un formateur pour les militants. Il doit également contribuer financièrement, étant donné que « l’argent est le nerf de la guerre en politique. Car sans moyen, il est difficile de faire rayonner ses idées ». Le cadre doit enfin, être un exemple dans toutes ses entreprises afin de donner une bonne image au sankarisme, etc.
4 étapes à la clôture de la conférence
La cérémonie de clôture a été marquée par quatre étapes majeures. A savoir : l’installation effective de Albert S Ouoba au poste de coordonnateur régional de l’Est ; la lecture du rapport général de la conférence ; les motions de soutien au président du parti ; et le discours de clôture de l’évènement.
Ainsi, selon le Président du parti de l’œuf Bénéwendé Sankara, le choix de Fada « se justifie d’abord par l’installation du coordonnateur de la région ce jour-même ; et aussi, par le fait que la ville est difficile d’accès ». Maître Sankara a laissé entendre que cette masse électorale se trouve dans des zones difficiles d’accès et que ce déplacement leur permettrait de vivre les réalités de celle-ci.
L’alliance avec le pouvoir, «un choix stratégique»
Le président de l’Unir/PS, Bénéwendé Stanislas Sankara, se prêtant aux questions de la presse
S’agissant de l’alliance du parti avec celui au pouvoir, c’est-à-dire le MPP, Bénéwendé a soutenu que ce choix était le meilleur. « C’est un choix stratégique, un choix tactique » à un moment donné de la vie politique du parti. Car, selon lui, cela a permis de « stabiliser les institutions de son parti ».
« Bâtir ensemble avec le peuple, un Burkina prospère » est l’un des idéaux que défend l’UNIR/PS. De ce fait, son parti et le MPP ont en commun cet idéal-là. C’est pourquoi plusieurs cadres du parti se sont retrouvés dans la gestion du pouvoir de l’Etat. Il s’agit du ministre chargé des ressources animales et halieutiques Sommanogo Koutou et de Nestor Bassière, ministre chargé de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique.
Feu Maurice Yaméogo, père de l'indépendance de l'ex-Haute Volta, aujourd'hui Burkina Faso
5 août 1960 – 5 août 2017. Cela fait 57 ans que Maurice Yaméogo, premier président de l’ex-Haute Volta, actuellement Burkina Faso, a proclamé l’indépendance du pays, alors sous le joug colonial français. A l’occasion de la commémoration ce 57e anniversaire de l’accession du Burkina à la souveraineté internationale, nous vous proposons cette proclamation solennelle de feu Maurice Yaméogo, premier président, père de l’indépendance :
Feu Maurice Yaméogo, père de l’indépendance de l’ex-Haute Volta, aujourd’hui Burkina Faso
«Aujourd’hui, 5 août 1960, à zéro heure, au nom du droit naturel de l’homme à la liberté, à l’égalité, à la fraternité, je proclame solennellement l’indépendance de la République de Haute-Volta. Neuf siècles d’histoire ont révélé au monde la valeur morale de l’homme voltaïque. Au nom de cette morale à partir de laquelle nous voulons bâtir notre nation, j’exprime ma profonde reconnaissance à tous les artisans de notre indépendance nationale.
A la France, au Général de Gaulle, dont le courage et la magnifique lucidité lui valent l’immortalité devant l’histoire, à toutes les nations qui nous assistent, au clergé qui fournit à ce pays sa première élite avec les moyens du bord, aux professeurs français, qui, patiemment, ont façonné les responsables de ce pays, à nos chefs traditionnels qui ont su sauvegarder l’intégrité de notre Etat contre les atteintes de l’extérieur, aux anciens combattants et anciens militaires, toujours fidèles à l’honneur, à tous nos parlementaires, aux militants politiques de tous les échelons, aux vaillants combattants qui sont morts pour le triomphe de notre liberté, j’adresse, au nom du gouvernement, l’hommage de ma profonde gratitude. “Vive la Haute-Volta indépendante, vive la France, vive la fraternité des peuples de la terre».
19 OSC ont signé la charte de la coalition dont un tableau des signatures est ici remis au ministre de l'énergie Alfa Oumar Dissa par le directeur de CEAS Burkina Henri Ilboudo (à gauche)
Les membres de Coalition nationale des organisations de la société civile pour la promotion des énergies renouvelables et l’accès à l’énergie durable ont procédé à la signature de leur charte ce jeudi 3 juillet 2017, à Ouagadougou. C’est le ministre de l’énergie, Pr Alpha Oumar Dissa, qui a parrainé la cérémonie de signature.
Au présidium de la cérémonie de signature de la charte des OSC
Par cet acte de signature de leur charte ce 3 juillet, les 19 membres de la coalition ont marqué solennellement ainsi, leur engagement à œuvrer à la promotion des énergies renouvelables et l’accès à l’énergie durable. C’est un document qui servira de repère, voire de boussole aux activités de la coalition.
Cette vision de la coalition est salutaire de l’avis du parrain Alpha Oumar Dissa. Mieux, il trouve l’initiative « de portée nationale ». Pour lui, la proximité non contestable dont bénéficient les OSC, font d’elles des acteurs privilégiés si « nous voulons atteindre les résultats dans la mise en œuvre des projets au bénéfice des populations».
Dans la même vision que le gouvernement
Le ministre de l’énergie, Alfa Oumar Dissa, a salué l’initiative à sa juste valeur. A sa droite, le directeur de CEAS Burkina, Henri Ilboudo
Le ministre Dissa a invité les membres de la coalition a également s’investir dans la question de la sensibilisation des populations sur l’utilisation rationnelle de l’énergie.
Il a rassuré la coalition de la volonté de son département à appuyer une telle initiative qui du reste, s’inscrit dans la vision du gouvernement à faire du secteur de l’énergie une réelle priorité.
Le directeur de CEAS Burkina Henry Ilboudo, a traduit la gratitude de la coalition à l’endroit du parrain. Selon lui cela témoigne de l’importance que celui-ci accorde à l’action des OSC activent dans le domaine des énergies renouvelables.
Quant au représentant de la directrice de la SNV Martin Van Dam, il a souhaité que cette charte ne soit pas limitée seulement à la mise en œuvre du projet « Accélération des politiques régionales sur l’énergie propre en Afrique de l’Ouest » (ACE-WA) ou du projet «Voix pour le changement», projets pour lesquels les OSC membres seront mises à contribution dans le cadre de leur mise en œuvre.
Agir ensemble pour plus d’efficacité
Pour Martin Van Dam, il faut faire en sorte que la charte survive aux présents projets. Il a aussi plaidé pour que le ministère de l’énergie accompagne la coalition dans la recherche de solutions aux défis liés à l’accès à l’énergie de qualité propre et durable.
Charles D. Konseibo (micro), coordonnateur du projet ACE-WA et Martin Van Dam du projet V4C ont plaidé pour une pérennité de la coalition
Charles D. Konseibo, coordonnateur du projet «Accélération des politiques régionales sur l’énergie propre en Afrique de l’Ouest » (ACE-WA), soulignera pour sa part la volonté des OSC membres de la Coalition à agir en synergie pour plus d’efficacité dans les actions et dans l’intérêt des populations.
La mort, quand elle vous guette, toutes les situations, mêmes légales, sont bonnes à saisir. Ainsi, ce vendredi matin, en pleine capitale dans l’arrondissement 5, quatre citoyens civiquement arrêtés aux feux tricolores sur la circulaire, à quelques encablures de l’Institut des sciences (IDS), ont été brutalement arrachés à la vie par un camion hors-la-loi.
Décidément, en matière de sécurité routière, l’on ne sait plus à quel saint se vouer à Ouagadougou. Ce vendredi matin, des citoyens arrêtés aux feux tricolores ont été fatalement percutés par un camion dépourvu de système de freinage et d’alerte. Bilan : quatre morts.
Alors que la chronique du gouvernement du 18 janvier dernier était on ne peut plus formelle : «Le feu rouge signifie obligation de s’arrêter. Il est comparable à un mur infranchissable et quiconque « brûle » un feu rouge est considéré comme un criminel ou quelqu’un qui veut se donner la mort».
En effet, jusque-là on avait expliqué la multiplication des morts sur nos axes routiers par l’incivisme des usagers au point qu’entre 2010 et 2015, l’on avait enregistré, selon des chiffres du ministère des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière, quelques 84 117 cas d’accidents de la circulation ayant fait 5 046 morts et 73 536 blessés.
L’accident qui fait l’exception
Mais, l’accident au bilan lourd de ce vendredi matin prouve aussi que l’on peut mourir aussi sur nos routes en respectant les feux tricolores. C’est en quelque sorte l’accident qui fait l’exception. En clair, pour plus de sécurité sur les routes, il faut que tous les usagers respectent les règles de la circulation. Les quatre citoyens tués ce vendredi seraient peut-être en vie s’ils avaient eux aussi brûlé le feu, comme l’a fait le chauffeur du camion. Ce n’est pas parce qu’on est au volant d’un camion que l’on doit rouler sans respect des règles de la circulation. La sécurité se construit ensemble sur la route. Avec l’accident de ce vendredi, il faudra pour plus de vigilance, faire attention à la fois devant soi et derrière soi. Sait-on jamais.
Ahmad Ahmad après son élection le 16 mars 2017 à Addis Abeba
Plus de cinq mois après son élection, le 16 mars dernier, à la tête de la Confédération africaine de football (CAF) Ahmad Ahmad effectue une visite à Ouagadougou. Le programme de ce premier séjour ouagalais de Ahmad, celui qu’on qualifie de révolutionnaire, de grand réformateur du football africain, s’annonce chargé.
Ahmad Ahmad après son élection le 16 mars 2017 à Addis Abeba
Arrivé ce jeudi soir à l’aéroport international de Ouagadougou, il devrait être reçu par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Evidemment il y aura des entretiens avec les responsables de la Fédération burkinabè de football (FBF) dont le président Sita Sangaré, a été l’un des soutiens actifs d’Ahmad lors de son élection à la présidence de la CAF. Il est également annoncé une visite chez le Mogho Naaba. Enfin, toujours le programme annoncé, le patron de la CAF devrait également assister aux finales dames et hommes de la coupe du Faso qui se tiennent respectivement le 4 août et le 5 août 2017.
Avec Ahmad Ahmad, le football africain est entré dans une nouvelle dynamique avec d’importantes réformes annoncées : le passage du nombre des équipes de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de 16 à 24 et la tenue de la compétition en été (juin-juillet) au lieu de la période d’hiver.
Les responsables de l'UNIR/PS, à l'image du président Me Bénéwendé Stanislas Sankara (Micro), sont attendus à Fada
4 août 1983 – 4 août 2017. Cela fera, ce vendredi, 34 ans qu’a eu lieu l’avènement de la Révolution burkinabè d’août 1983 sous la houlette, entre autres leaders, de feu le capitaine Thomas Sankara. L’Union pour la renaissance parti sankariste, (UNIR/PS), commémorera ce 34e anniversaire à Fada, chef-lieu de la région de l’Est, par une conférence de ses cadres.
Les responsables de l’UNIR/PS, à l’image du président Me Bénéwendé Stanislas Sankara (Micro), sont attendus à Fada
Quel engagement des cadres pour un rayonnement du parti ? C’est ce sous thème que l’Union pour la renaissance parti sankariste, (UNIR/PS), marquera à sa façon ce vendredi à Fada, le 34e anniversaire de la Révolution du 4 août 1983 dont le leader historique, Thomas Sankara, reste en principe la référence pour les responsables et militants de base du parti de l’œuf. Dans le contexte où l’entrée au gouvernement de l’UNIR/PS a été parfois mal perçue dans certains milieux, cette conférence des cadres à Fada sera l’occasion pour la formation politique de réaffirmer son ancrage sankariste.
Bénéwendé Stanislas Sankara, président du parti et bien d’autres cadres sont en principe attendus à ce rendez-vous de Fada.
Trois jours après le congrès du 30 juillet qui a exclu le président Tahirou Barry et trois autres militants du Parti de la renaissance nationale (PAREN), des voix proches des exclus commencent à s’élever pour condamner ce qui s’est passé et réaffirmer leur confiance au bureau déchu, qualifiant d’illégal le nouveau bureau exécutif du PAREN.
L’épreuve de force semble plus que jamais engagée entre factions du Parti de la renaissance nationale (PAREN), à l’issue du congrès du dimanche dernier qui a vu l’installation d’un bureau exécutif en l’absence du précédent bureau exécutif dont le président Tahirou Barry et 3 autres membres ont été purement et simplement exclus du parti.
Trois jours après ce congrès de la discorde, des pro-Barry affirment dans une déclaration leur rejet des résolutions du congrès et réaffirment leur confiance au bureau déchu. Quant au congrès et le bureau qui en est issu, ils sont déclarés illégaux.
Au fondateur du PAREN, Laurent Bado, qui s’était fondé sur une motion de 2006 qui lui conférait le droit d’intervenir dans la gestion en cas de difficultés majeures, les pro-Barry rétorquent en invoquant la primauté des textes constitutifs sur les motions.
En face, les acteurs du congrès du 30 juillet semblent également déterminés à tourner la page Tahirou Barry et Cie et n’entendent visiblement pas céder. Au cours du concours du congrès, c’est avec leur bénédiction que les militants proches des responsables déchus avaient été expulsés manu militari de la salle. Et ce n’est pas maintenant, après la démolition et l’exclusion de la précédente équipe dirigeante, qu’ils vont faire dans la dentelle. Et si l’une et l’autre faction ne font pas preuve de tempérance, de retenue, l’on se dirige tout droit vers un feuilleton judiciaire qui risque d’écorner sérieusement la réputation du parti.