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Grands barrages : la directive de la CEDEAO désormais en vigueur !

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Pour pallier aux pénuries d’eau potable ou d’énergie, plusieurs pays ouest-africains, dont le Burkina Faso, se sont lancés dans les constructions de grands barrages qui n’ont pas toujours respecté les règles. Mais, la réalisation de ces ouvrages devrait désormais tenir compte des dispositions de la directive de la CEDEAO relative au développement d’infrastructures hydrauliques dans la région qui vient d’entrer en vigueur.

L’Afrique de l’Ouest est l’une des régions dynamiques en matière de construction de grands barrages. L’on estime à quelques 150 le nombre de ces ouvrages hydrauliques dans la région. 40 projets de constructions de grands barrages sont actuellement en cours de réalisation sur les bassins de Volta, Niger, Gambie et du Sénégal.

Et justement dans le cadre ces projets en cours, il va falloir, pour les acteurs, tenir compte de la nouvelle directive de la CEDEAO relative au développement d’infrastructures hydrauliques qui est désormais en vigueur à partir de ce jeudi 27 juillet 2017. Les pays ont jusqu’à trois ans pour s’y conformer.

Réduire les impacts sociaux et environnementaux

L’objectif de cette directive de la CEDEAO, «c’est de faire en sorte que les considérations d’ordre écologique, économique et social soient davantage prises en compte dans la mise en œuvre de projets transfrontaliers d’infrastructures hydrauliques en Afrique de l’Ouest afin de garantir leur viabilité et assurer le développent durable de notre région», selon le directeur du Centre de coordination des ressources en eau de la CEDEAO, Ibrahim B. Wilson.

A terme, il s’agit d’obtenir des changements à travers des mesures concrètes, visant la recherche d’options alternatives aux projets qui conduiraient aux mêmes objectifs économiques tout en réduisant les impacts sociaux et environnementaux. La directive promeut également la généralisation de l’évaluation environnementale stratégique sectorielle (hydroélectricité, énergie, irrigation, etc.) ou régionale (au niveau d’un bassin). La directive exige  des cadres juridiques et procéduraux plus robustes pour garantir le partage des bénéfices (terres agricoles, électricité, eau potable, pâturages, zones de pêche, etc.) avec la protection des droits des populations affectées. La directive, enfin, insiste sur  une plus grande transparence et une meilleure information pour renforcer la concertation et la collaboration entre les parties prenantes, et en particulier la participation effective des populations affectées aux prises de décision en toute connaissance de cause.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Assainissement familial en milieu rural : 3 jours de discussions pour améliorer les résultats

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C'est le secrétaire général du ministère de l'eau, Alassane Sori (micro) qui a présidé l'ouverture du séminaire

Selon le rapport JMP 2016, au Burkina Faso, 55% de la population pratique toujours la défécation en plein air ; 63,7% des écoles et 86,9% des centres de santé en milieu rural ne disposent pas d’infrastructures d’assainissement et d’hygiène de base ; et il en résulte un taux d’accès à l’assainissement familial de 13,4% pour le pays .Cette situation de faible accès à l’hygiène et l’assainissement en milieu rural préoccupe IRC, Centre d’expertise et d’influence politique en matière d’accès à l’eau potable, hygiène et à l’assainissement, qui a initié ce mercredi 26 juillet,en collaboration avec ses partenaires dont le ministère de l’eau et de l’assainissement, un séminaire de capitalisation sur les expériences de promotion des services d’assainissement familial rural au Burkina.

C’est le secrétaire général du ministère de l’eau, Alassane Sori (micro) qui a présidé l’ouverture du séminaire. A sa gauche, le représentant de l’UE, Andrea Leone

Le taux d’accès à l’assainissement familial au Burkina Faso reste encore faible, 13,4% enregistré en décembre 2016. Face à ce tableau peu reluisant, les acteurs ne baissent pas les bras. Ainsi, à l’initiative de IRC, Centre d’expertise et d’influence politique en matière d’accès à l’eau potable, hygiène et à l’assainissement,   et de ses partenaires ; il se tient du 26 au 28 juillet 2017 à Ouagadougou un séminaire de capitalisation des expériences de promotion de l’assainissement familial en milieu rural au Burkina Faso.

C’est le secrétaire général du ministère de l’eau et de l’assainissement, Alassane Sori,  qui a présidé l’ouverture du séminaire. Le SG Sori au nom de son ministre qu’il représentait, a assuré que les enseignements qui seront tirés de ces trois jours de réflexion, seront utiles. Et d’exhorter les structures centrales du département ministériel à s’approprier les résultats des travaux du présent séminaire «afin de les valoriser pour améliorer les performances du secteur».

«Une plateforme de partage de connaissances et d’expertises»

Hilaire Dongodaba, directeur des opéations de IRC Burkina, se prêtant aux questions de la presse

L’objectif du présent séminaire, explique le directeur des opérations d’IRC Burkina, Hilaire Dongodaba, représentant le directeur pays, est de présenter et de discuter les connaissances et expertises plus récentes et avancées en matière de promotion d’assainissement familial en milieu rural et semi urbain. «Il se veut une plateforme de partage de connaissances et d’expertises sur les évolutions et opportunités relatives à l’assainissement familial en milieu rural», a-t-il ajouté.

Les efforts de l’UE soulignés par son représentant

Dans son intervention, Andrea Leone, représentant de l’Union européenne, partenaire financier de l’initiative,  a rappelé les outils développés par l’UE pour accompagner le gouvernement et les autres acteurs sur la question de l’assainissement. «Notre précédent programme d’appui budgétaire sectoriel eau et assainissement 2010-2016 mettait déjà l’accent sur la problématique de l’assainissement en milieu rural. Il a notamment contribué à renforcer le dialogue politique sur les taux d’accès à l’assainissement, et accompagné le renforcement des structures nationales et déconcentrées en charge de l’eau et de l’assainissement. Fort de cette expérience, un nouveau programme (2017-2020) a été signé en fin d’année dernière, mêlant efficacement aide budgétaire et interventions des ONG».

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

 

Promotion de la filière photovoltaïque au Burkina : l’ARSE et ses partenaires techniques en discutent

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Le présidium à l'ouverture de la rencontre de concertation, de gauche à droite, le représentant de l'UE Andrea Leone, la présidente de l'ARSE Mariam Nikièma et le représentant du ministère de l'énergie, Mamadou Ouédraogo

L’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE ) et ses partenaires en l’occurrence l’Union européenne ont eu une rencontre de concertation ce 26 juillet 2017 à Ouagadougou. Les échanges ont porté sur les conditions de développement de la filière photovoltaïque à travers une réglementation du secteur.

C’est la présidente de l’ARSE Mariam Nikièma qui a présidé la rencontre de concertation

L’ARSE s’est engagée à mettre à profit le soleil au Burkina Faso. C’est dans cette perspective qu’elle a bénéficié en juin 2016, du programme « Energie Durable pour Tous (SE4ALL) dans son volet Facilité d’Assistance Technique, de l’appui de l’Union Européenne.

Les travaux de la rencontre ce mercredi ont  porté sur « la mise en place des conditions technico-économiques pour le soutien au développement de la filière photovoltaïque raccordée au réseau au Burkina Faso ». Ces travaux  sont le résultat de trois séances d’activités.

Favoriser le développement du photovoltaïque raccordée au réseau

Selon la présidente de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) Mariam Nikiéma, notre pays dispose d’un gisement solaire immense. Son exploitation doit être soumise à une réglementation dira-t-elle. C’estd’ailleurs tout le sens de cette rencontre entre son institution, les partenaires techniques et financierset le ministère de l’énergie.

A l’ouverture, elle a expliqué que les travaux consisteront à proposer des outils techniques, économiques, financiers et juridiques permettant à l’ARSE de déterminer des tarifs de rachat du kwh photovoltaïque. Lesquels outils devront permettre également la mise en place de méthode devant favoriser le secteur. Et pour elle, « on ne va pas sur ce champs de bataille tous azimuts, il faut des règles ».

Pour sa part, le représentant de l’Union Européenne, Andrea Leone,a rassuré l’ARSE de la disponibilité de son institution à « accompagner le secteur de l’énergie à travers ces outils et instruments ».

Appréciant les innovations contenues dans la nouvelle loi sur l’énergie, il a souhaité par ailleurs que les résultats de ces travaux servent de « cadre d’élaboration des décrets d’application » de celle-ci.

« Parvenir à une électricité abondante et abordable »

Le rapport final devrait offrir les conditions aux producteurs indépendants qui disposent d’énergie et qui souhaitent la vendre à la SONABEL. Il aura un cahier de charge, une feuille de route, les termes des contrats, les mécanismes de vérification des équipements etc. qu’ils devront respecter dira la présidente.

Dès que nous allons finir cette étude rassure-t-elle ça sera « du prêt à porter maintenant » car tous les sillons pour parvenir a « une électricité abondante et abordable » seront tracée.

De l’avis du représentant du ministère de l’énergie, Mamadou Ouédraogol’intérêt pour le solaire n’est plus à démontrer. C’est une « ressource endogène que nous devons exploiter pour nous permettre d’améliorer le mix énergétique ».

L’exploitation du solaire a beaucoup d’avantages et va permettre de réduire la sortie de devises pour l’achat des hydrocarbures pense t-il. C’est une énergie « propre et respectueuse de l’environnement »,achève-t-il de dire.

Pour lui c’est une option qui devrait permettre de réduire considérablement les coupures d’électricité. Car, en « combinant les différentes sources on est certains d’avancé vers la fin des coupures d’électricité ».

Joachim Batao

Burkina Demain

Le présidium à l’ouverture de la rencontre de concertation, de gauche à droite, le représentant de l’UE Andrea Leone, la présidente de l’ARSE Mariam Nikièma et le représentant du ministère de l’énergie, Mamadou Ouédraogo

 

 

Croissance économique au Burkina en 2016 : Qui de Albert Zeufack et de Rosine Coulibaly dit la vérité ?

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L’annonce par le Premier ministre Paul KabaThiéba d’un taux de croissance économique de 6,2% en 2016 lors de son discours sur la situation de la Nation avait donné lieu à une polémique.  Plusieurs mois après, l’on croyait ce débat enterré mais voilà qu’il refait surface  à l’occasion du lancement du rapport CPIA 2016 de la Banque mondiale. Avec comme protagonistes la ministre de l’économie, des finances et du développement Rosine Coulibaly et l’économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique, Albert Zeufack.

Qui de l’économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique, Albert Zeufack et de la ministre burkinabè de l’économie, des finances et du développement, Rosine Coulibaly, dit la vérité sur le taux de croissance économique réalisé par le Burkina Faso en 2016.

En effet, abordant la contreperformance des économies africaines dans le cadre de sa présentation du rapport 2016 sur l’évaluation des politiques et institutions nationales, Albert Zeufack a évoqué le cas du Burkina Faso qui s’est retrouvé avec un taux de croissance de 5,4% en 2016 alors qu’il avait affiché de plus grandes ambitions. Rosine Coulibaly qui présidait la cérémonie n’a pas apprécié ce passage de l’intervention de l’économiste en chef de la Banque mondiale pour la région.

Et quand son tour de parole est arrivé, elle est revenue dessus, exprimant son désaccord avec le chiffre avancé par Zeufack. Dans la foulée, la ministre de l’économie a donné aussi son chiffre qui fixe le taux de croissance économique du pays en 2016  à 5,9%.

«Les économistes ne s’entendent jamais sur les chiffres», laissera entendre quelqu’un à juste raison. Il y a quelques mois, c’est le chiffre de 6,2% avancé par le Premier ministre lors de son discours sur la situation nationale qui avait alimenté la chronique. «Les chiffres, c’est bien mais ça ne se mange pas», avait coupé court un député de l’opposition.

          Joachim Batao

        Burkina Demain

Débat télévisé à la présidentielle: le casse-tête chinois des présidents ‘’gondwanais’’

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le président sortant kenyan Uhuru Kenyatta a brillé par son absence à ce débat télévisé

La plupart des dirigeants africains sont prêts à organiser des élections, même s’ils ne sont pas toujours sûrs de les remporter à la régulière, pouvant compter si nécessaire sur les fraudes pour faire la différence. Mais, ce qu’ils rechignent le plus, c’est le fameux débat télévisé avec les challengers, comme on en voit en Occident. La dernière preuve en date nous vient de Nairobi où le président sortant Uhuru Kenyatta a brillé ce lundi soir par son absence sur un plateau de télé, laissant son vieux rival Raila Odinga se débattre seul comme un beau diable.

le président sortant kenyan Uhuru Kenyatta a brillé par son absence à ce débat télévisé

Ce refus des présidents sortants de participer à des débats télévisés avec des rivaux politiques, comme viennent de le vivre les Kenyans avec Uhuru Kenyatta, n’est pas une exception de la démocratie kenyane. On l’a déjà vu dans plusieurs pays africains qu’on qualifie souvent de bons élèves en matière de démocratie sur le continent.

Pour éviter le  face-à-face du président sortant avec un challenger, dans certains pays comme le Ghana, on préfère les formules soft où l’on réunit tous les présidentiables à une émission au cours de laquelle chacun décline son programme. Cela a l’avantage d’éviter les confrontations directes qui peuvent se révéler gênantes pour les «présidents-fondateurs», comme dirait l’autre.

Dans un contexte africain où bon nombre de citoyens continuent de voter  selon les appartenances ethniques ou communautaires, il faut quand même relativiser l’impact des joutes oratoires entre challengers d’une présidentielle. Même quand l’on arrive à réussir  l’exercice à l’issue du premier  tour, comme on l’a vu en Côte d’Ivoire en fin 2010 entre le président sortant Laurent Gbagbo et son ex-challenger Alassane Ouattara, cela n’a pas empêché le pays de sombrer dans les violences post-électorales. Alors que l’un et l’autre présidentiable avait promis à l’issue du  débat télévisé, de respecter les résultats des urnes.

Par ailleurs, après tout, le savoir-parler, le charisme n’est pas une panacée à la mal gouvernance sur le continent. Un président charismatique ne fait pas forcément un bon président.

Christian Kas

Burkina Demain

Politiques économiques et institutionnelles : le Burkina ambitionne de porter sa note CPIA à 4

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La ministre de l'économie Rosine Coulibaly (au milieu) a présidé au nom du Premier ministre le lancement du rapport CPIA 2016. A sa droite, le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina, Cheick F. Kanté.

Il a été lancé ce lundi 24 juillet 2017 à Ouagadougou, le rapport 2016 sur l’évaluation des politiques et institutions nationales (EPI), en anglais Country Profile and Institutions Assessment (CPIA), de la Banque mondiale. Le lancement dudit rapport qui marque en même temps l’ouverture d’un atelier régional CPIA, a été présidé par le ministre burkinabè de l’économie et des finances, Rosine Coulibaly, représentant le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, patron de l’évènement.

La ministre de l’économie Rosine Coulibaly (au milieu) a présidé au nom du Premier ministre le lancement du rapport CPIA 2016. A sa droite, le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina, Cheick F. Kanté.

3.6. C’est le score de la note du Burkina Faso dans le rapport 2016 sur l’évaluation des politiques et institutions nationales (EPI), en anglais Country Profile and Institutions Assessment (CPIA) de la Banque mondiale qui a été lancé ce lundi matin à Ouagadougou dans le cadre d’un atelier régional patronné par le Premier ministre Paul KabaThiéba. La note du pays des Hommes intègres n’a pas évolué par rapport au précédent rapport.

En faire un réel outil de planification et d’exécution du développement

C’est Albert Zeufack, économiste en chef de la région Afrique de la Banque mondiale, qui a présenté le rapport CPIA 2016

L’économiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique, Albert Zeufack, qui a présenté le présent rapport  pense que l’atelier régional qui se tient à Ouagadougou dans le cadre du lancement du rapport est une opportunité pour les acteurs burkinabè de mieux maîtriser le processus EPI et de se l’approprier véritablement pour en faire un réel outil de planification, coordination et d’exécution des projets et programmes de développement. Comme l’ont déjà su le faire des pays comme le Sénégal ou la Côte d’Ivoire qui font aujourd’hui figure de bons élèves dans la sous-région en matière d’EPI.

Le conseil des ministres pour l’appropriation au plus haut niveau du CPIA

Dans son discours de lancement du rapport EPI 2016 lu par sa représentante, la ministre de l’économie Rosine Coulibaly, le Premier ministre Paul Kaba a affiché les ambitions de son gouvernement.

«Je puis vous assurer que mon gouvernement au plus haut niveau est fortement  mobilisé plus que par le passé, pour le suivi des réformes dont la mise en œuvre permettrait d’améliorer sensiblement le score de 3,6 à 4 sur 6», a indiqué le chef du gouvernement. «la stratégie consistera à assurer le conseil des ministres pour une vraie appropriation du CPIA par le Burkina Faso », a-t-il ajouté.

Pour Paul Kaba, le domaine de la gestion économique est déjà maîtrisée et qu’il ne reste qu’à déployer les efforts sur les politiques structurelles, les politiques d’inclusion sociale/équité et la gestion du secteur public concernés par l’évaluation CPIA.

39 pays africains concernés par l’évaluation CPIA

La notation CPIA, faut-il le rappeler, évalue la qualité des politiques et des institutions des pays membres de l’Association internationale pour le développement, et les informations fournies aient à l’allocation des ressources à ces pays, notamment les pays moins avancés (77 pays total) dont 39 sont africains. Et avoir un score élevé permet au pays concerné d’augmenter ses possibilités de bénéficier de prêts sans intérêts ou de dons.

L’évaluation EPI porte sur quatre domaines que sont : la gestion économique ; les réformes structurelles ; les politiques de lutte contre l’exclusion sociale et de promotion de l’équité ; la gestion et les institutions du secteur public.

Un état des lieux préoccupant

Cette année, le CPIA dresse un état des lieux assez préoccupant de la gestion économique, des politiques structurelles, des politiques d’inclusion sociale et d’équité, ainsi que de la gestion du secteur public, en Afrique. Dans un contexte de chute de la croissance économique à 1,5% en 2016, suite à la chute des cours des matières premières.

Mais, pour les experts de la Banque mondiale, il est plus que jamais nécessaire pour les pays d’Afrique d’utiliser comme l’ont déjà fait certains, des outils de suivi tels que la CPIA pour améliorer leurs performances économiques et institutionnelles.

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

Coupe du Faso 2017 : la Reine des stades ira à la conquête de son 12e trophée

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L'EFO jouera sa 12 finale de la coupe du Faso

L’on connaît désormais les finalistes de la seizième édition de la Coupe du Faso. Il s’agit de l’Etoile filante de Ouagadougou (EFO) et de l’Union des forces armées (UFA) qui se sont qualifiées ce week-end aux dépens respectivement de l’équipe de l’AS SONABEL battue 2-1 et de l’AS Kouritenga, pulvérisée 5-0.

L’EFO jouera sa 12 finale de la coupe du Faso

L’Etoile filante de Ouagadogou (EFO) ira donc à la conquête de son 12 trophée à cette édition 2017 de la coupe du Faso qui se jouera le 5 août prochain, jour de la commémoration de l’indépendance. Le dernier trophée de la reine des stades dans la compétition remonte en 2011.

La formation de l’USFA essayera d’inscrire son nom sur le palmarès de la coupe du Faso pour la 4e fois

L’Union des forces armées (UFA) pour sa part,  tentera elle d’inscrire pour la quatrième fois son nom sur le palmarès de la Coupe du Faso. La dernière victoire de l’UFA en coupe du Faso remonte seulement à 2015.

Nicolas Baz

Burkina Demain

Burkina : 60 millions de dollars pour appuyer le développement de l’élevage

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La Banque mondiale a octroyé,  le 20 juillet dernier à Washington, un crédit de 60 millions de dollars (environ 36 milliards de francs CFA) au Burkina Faso, en faveur du Projet d’appui au développement de l’élevage au Burkina (PADEL-B). Ce financement permettra d’améliorer la productivité et la commercialisation de la production animale non pastorale dans les chaînes de valeur ciblées. Il permettra aussi de renforcer la capacité du pays à faire face aux graves crises affectant le secteur de l’élevage. Il prévoit également de fournir une réponse immédiate et efficace en cas de crise dans ce secteur. 

« La faible productivité agricole est l’une des contraintes majeures au développement économique du pays identifiées dans le Plan national de développement économique et social (PNDES). L’objectif de ce projet est d’accroître la productivité de l’élevage sédentaire et de développer les chaînes de valeur associées, conformément aux recommandations du PNDES pour transformer l’agriculture au Burkina Faso », explique Cheick Kanté, représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso.

Pour Nicolas Ahouissoussi, chef d’équipe du projet à la Banque mondiale, « Le projet proposé devrait bénéficier à près de 300 000 producteurs, dont 30% de femmes et 20% de jeunes. Principalement des ménages d’éleveurs qui bénéficieront de campagnes de vaccination et d’autres interventions liées au projet. Le projet bénéficiera également aux acteurs du secteur public et privé et aux autres opérateurs impliqués dans l’élevage et les chaînes de valeurs animales. ».

Le PADEL-vient en complément au Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS), une opération régionale actuellement mise en œuvre dans les six pays du Sahel, qui soutient les principes énoncés dans la Déclaration de Nouakchott sur le pastoralisme, comme l’amélioration de la productivité, de la durabilité et de la résilience des moyens de subsistance pastoraux. Il est mis en œuvre au Burkina Faso depuis janvier 2016, à travers le PRAPS-BF devrait durer six ans. Le PADEL-B est conçu pour compléter le PRAPS-BF, en mettant l’accent sur les systèmes d’élevage sédentaires et un certain nombre de chaînes de valeur, au lieu du pastoralisme mobile.

Au-delà du soutien aux éleveurs dans différentes zones géographiques, le projet comprend des activités de santé vétérinaire, la production et la fourniture d’aliments pour le bétail, l’accès à l’information sur les marchés ainsi que la gestion des crises du secteur de l’élevage.

Pour de plus amples informations, rendez-vous sur :

http://www.banquemondiale.org/fr/country/burkinafaso

Burkina Demain

Source : Banque mondiale

Afrique : la Banque mondiale note un recul des politiques et institutions nationales

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Le communiqué ci-après fait le point de l’évaluation faite par la Banque mondiale de la performance des politiques et institutions nationales en Afrique. Il en résulte un recul de ces politiques et institutions publiques.

Afrique : recul de la performance des politiques et institutions nationales selon l’évaluation de la Banque mondiale

OUAGADOUGOU, 24 juillet 2017—La dernière évaluation des politiques et institutions publiques en Afrique réalisée par la Banque mondiale met en évidence une baisse de la qualité des politiques et des institutions en Afrique subsaharienne dans un contexte marqué par une conjoncture économique mondiale difficile et les difficultés propres à chaque pays. Cette tendance a été observée dans 40 % des pays évalués en 2016 et particulièrement dans certaines catégories de pays, notamment les pays exportateurs de matières premières et les États fragiles.

L’Évaluation des politiques et des institutions nationales (plus connue sous son acronyme anglais « CPIA ») est un exercice annuel qui permet à la Banque mondiale de mesurer les progrès accomplis par les pays d’Afrique subsaharienne pour améliorer la qualité de leurs politiques et de leurs institutions. Depuis 1980, les notes de la CPIA déterminent l’allocation de prêts sans intérêts et de dons aux économies éligibles au soutien de l’Association internationale de développement (IDA)*, le fonds du Groupe de la Banque mondiale pourvoyeur de financements concessionnels.

Ces notes reposent sur 16 indicateurs de développement dans quatre domaines : la gestion économique, les politiques structurelles, les politiques d’insertion sociale et d’équité, la gestion et les institutions du secteur public. Les pays sont notés sur une échelle de 1 (note la plus faible) à 6 (note la plus élevée) pour chaque indicateur. La note globale étant égale à la moyenne des quatre domaines évalués.

La note moyenne pour les 38 pays africains évalués en 2016 a légèrement baissé à 3,1.

Avec une note de 4, le Rwanda figure une fois de plus en tête du classement. Il est suivi de près par le Sénégal et le Kenya qui obtiennent tous les deux 3,8. Certes, la qualité de la politique et des institutions s’est renforcée dans certains pays, mais le nombre de pays qui ont vu leurs notes globalesse détériorer est deux fois plus important.

Les pays dont la qualité de la politique et des institutions a globalement souffert ont pour trait commun une baisse continue de la qualité de la gestion économique, rendue évidente par le recul de la performance dans trois domaines, à savoir la politique monétaire et de change, la politique budgétaire et la politique d’endettement. Cette situation peut s’expliquer en partie par la conjoncture économique défavorable qui exacerbe les faiblesses macroéconomiques de certains pays de la région. La diminution des réserves budgétaires et extérieures empêche les politiques macroéconomiques d’atténuer pleinement les effets de ces chocs sur l’activité économique.

La Côte d’Ivoire, les Comores, le Cameroun, la Guinée, Madagascar, la Mauritanie et le Soudan, ont légèrement amélioré leur note de 0,1 point, pour la plupart, grâce à une meilleure gouvernance. La qualité des politiques d’insertion sociale et d’équité s’est aussi améliorée dans quelques pays, ce qui indique un renforcement des programmes de filets sociaux.

« La gouvernance sous-tend tous les secteurs dans lesquels intervient le Groupe de la Banque mondiale et en dépit des petites avancées enregistrées, les pays d’Afrique subsaharienne devront mettre en œuvre ou étendre les réformes de la gouvernance et du secteur public afin de moderniser les systèmes de gestion financière, d’accroître la transparence, de réduire la corruption, de renforcer l’État de droit et d’améliorer les services publics », explique Albert Zeufack, économiste en chef pour la région Afrique à la Banque mondiale.

Les récents résultats de la CPIA montrent que la qualité des politiques et des institutions dans les pays IDA qui ne sont pas en situation de fragilité en Afrique subsaharienne, est comparable à celle de pays de même niveau de développement dans d’autres régions. Ce n’est malheureusement pas le cas pour les pays fragiles, généralement à la traîne par rapport à leurs homologues d’autres régions. Ces deux catégories de pays IDA d’Afrique subsaharienne mises ensemble obtiennent une note CPIA globale inférieure à la note moyenne des autres pays IDA.

« Il apparaît que les pays africains qui montrent une certaine résilience économique sont ceux qui ont mis en place des cadres macroéconomiques plus solides et de meilleures politiques en faveurd’une croissance solidaire et durable », constate Punam Chuhan-Pole, économiste principal pour la région Afrique à la Banque mondiale et auteur du rapport. « Mais tous les pays de la région ont la capacité de renforcer la qualité de leur politique et de leurs institutions. »

* L’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale fondée en 1960, accorde des dons et des crédits à faibles ou sans intérêts aux pays les plus pauvres afin de les aider à mettre en œuvre des programmes qui stimulent la croissance économique, contribuent à la réduction de la pauvreté et améliorent les conditions de vie des pauvres. L’IDA est l’un des principaux bailleurs d’aide aux 77 pays les plus déshérités du monde, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA bénéficient concrètement à 1,3 milliard de personnes vivant dans les pays qui bénéficient de ses concours. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 112 pays. Le volume annuel de ses engagements a représenté en moyenne 19 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 50 % de ce montant environ étant destiné à l’Afrique.

Contacts :

À Washington : Daniella van Leggelo-Padilla, (+1) 202 473-4989, dvanleggelo@worldbank.org;

À Ouagadougou: Lionel Yaro, (+226) 25 49 63 00, lyaro@worldbank.org

Pour en savoir plus sur la dernière CPIA, consultez : www.worldbank.org/africa

Pour en savoir plus sur l’IDA, consultez : www.worldbank.org/ida

Ouaga : un voleur pris en flagrant délit en pleine journée !

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Pris la main dans le sac, il n'avait que ses yeux pour pleurer

Tous les jours pour le voleur et un jour pour le propriétaire, dit l’adage. Et c’est ce qui s’est exactement passé ce samedi matin à la rue Saint Camille Lellis aux 1200 logements de Ouagadougou. Après plusieurs opérations de vol réussies dans le quartier qu’il écumait régulièrement, ce voleur, un certain «Mamadou AntéBa», c’est ainsi qu’il s’est présenté à la police, s’est fait prendre la main dans le sac et n’avait plus que ses yeux pour pleurer à chaudes larmes.

Pris la main dans le sac, il n’avait que ses yeux pour pleurer

Jamais, les habitants de la rue Saint Camille Lellis aux 1200 logements de Ouagadougou n’oublieront de sitôt ce qui s’est passé en cette matinée du samedi 22 juillet 2017. Alors que certains étaient encore dans leurs lits et d’autres venaient de se réveiller, l’on entend ‘’au voleur’’, ‘’au voleur’’. Rapidement, l’étau se resserre autour du présumé voleur en question. Il est pris en flagrant délit de vol alors qu’il tentait de parachever ce qu’il avait apparemment  entamé dans la nuit ou au petit matin, peut-être surpris par le lever du jour ou encore empêché d’aller au bout de son action par un habitant, un passant. En fait il tentait de prendre une balle de marchandises qu’il avait laissée sur  le mur de la cour dans laquelle il avait opéré. Un mur qui donne sur la rue.

Comment il a été pris la main dans le sac

Attroupement autour du voleur

Voici les faits tels que recueillis sur place. Quand Odile Nombré s’est levée ce samedi matin, son attention est attirée par la présence suspecte  d’un sac sur le mur d’une maison voisine. Elle n’est pas la seule à faire la remarque. Un gardien du coin a également vu le sac. Ils en parlent et décident de veiller au grain pour savoir qui viendra le récupérer, ce d’autant plus que le locataire de la maison, un chinois de Pékin, Xiao Zhi Hong, n’habite pas la maison où sont entreposées ses  marchandises. Ils sont donc aux aguets. Nous sommes aux environs de 8 h du matin. Alors arrive sur les lieux notre présumé voleur.  Il gare son vélo et fait semblant de fouiller dans la poubelle devant la cour du chinois. Mme Nombré et le gardien font semblant aussi de ne pas l’observer. Croyant que l’on ne prêtait pas attention à ses faits et gestes, le voleur, après un coup d’œil à gauche et à droite, respire un coup et se saisit du sac sur le mur et le fait descendre. Et ce qui devrait arriver, arriva. Il est pris la main dans le sac. Rapidement un attroupement se forme autour de lui  et tous les passants sont obligés de s’arrêter pour comprendre ce qui se passe. Au fur et à mesure que le temps passe, le monde des badauds grossit. Malgré les faits évidents, il tente de nier, pleurant à grosses et chaudes larmes comme savent le faire les voleurs en pareilles circonstances. Heureusement pour lui, qu’on était dans un quartier qu’on dirait civilisé. A part quelques coups reçus, il n’a pas risqué gros pour sa vie. Certains habitants avaient pris pitié pour lui et souhaitaient même qu’on le relâche. Finalement l’option de faire appel à la police a prévalu.

Il se faisait passer pour un mendiant

Le locataire chinois assure avait perdu au total trois balles de marchandises. Le voleur nie avoir pris les deux autres sacs que l’on ne voit pas. Le gros sac qu’il tentait de récupérer contenait des sacs. En y fouillant, l’on découvre un portable qui appartient à un étudiant, Bourgou, dans une cour voisine. «Donc, c’était lui », s’est-il exclamé. L’étudiant assure aussi avoir perdu une radio et un petit sac contenant une attestation de diplôme. Ces éléments aggravants ont suffi à convaincre les habitants que c’était lui qui écumait le quartier chaque nuit. Et Mme Nombré de faire ce témoignage édifiant : «Il y a quelques jours, il est venu ici se faisant passer pour un  mendiant. Je lui ai remis 500 F CFA en le mettant en garde de repasser par-là. Parce que je me disais qu’il pouvait être un voleur. Quand je l’ai observé, j’ai constaté des marques de menottes sur ses mains. Ce qui vient de se passer, prouve que je n’avais pas tort. Il est vraiment dangereux ce monsieur. La nuit dernière, on n’a même pas dormi à cause des aboiements des chiens».

«Mamadou Antéba», son nom

La police est venue l’embarquer manu militari

Quand les éléments de  la police sont finalement arrivés sur les lieux aux environs de 8 h 20, ils ont d’abord entendu des habitants du quartier sur ce qui s’est passé. Ensuite ils sont passés à l’interrogation du voleur. Malgré l’évidence des faits, il tente de toujours nier. Sur le portable volé il tenta d’embobiner les policiers, en disant qu’il l’a payé avec quelqu’un. Face ces mensonges, un des éléments de la police n’a pas pu retenir sa main et une gifle est partie. Sur ce, notre présumé voleur, «Mamadou Antéba», c’est le nom qu’il a donné, a été embarqué manu militari, direction : commissariat central de la police de Ouagadougou. C’est là que devrait se poursuivre l’enquête policière. Le voleur semblait ne pas parler le mooré. Quand les habitants du quartier lui parlaient, il ne faisait que nier en dioula en terminant à chaque fois par l’évocation du nom de Dieu «Na là».

Philippe Martin

Burkina Demain