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Présidence du Faso: Roch KABORE reçoit un émissaire d’Idriss DEBY ITNO

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Le ministre tchadien des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Moussa Faki MAHAMAT, a été reçu en audience, ce dimanche 8 janvier 2017, par le président du Faso, Roch Marc Christian KABORE.kabore

Porteur d’un message du Président Idriss DEBY ITNO, le ministre tchadien est venu présenter aussi au président du Faso sa candidature à la présidence de la Commission de l’Union africaine dont la désignation aura lieu lors du prochain Sommet de l’UA à la fin du mois de janvier.

Le candidat Faki MAHAMAT s’est montré préoccupé par la question de la paix et de la sécurité:« Aujourd’hui, les terroristes et les groupes djihadistes dans le sahel, dans la corne de l’Afrique, en Libye sont une menace sérieuse pour la stabilité du continent ». Il est convaincu que « sans la paix et la stabilité on ne peut engager aucun programme de développement ».

Dans sa vision pour l’Union africaine, le ministre tchadien souligne la nécessité de procéder à des reformes pour adapter les instruments pour faire face aux défis qui sont très mouvants et surtout positionner le continent qui doit affirmer son identité culturelle et faire en sorte que l’Afrique occupe toute sa place dans la gouvernance internationale. « Ce n’est qu’un droit pour l’Afrique d’avoir sa place dans le Conseil de Sécurité des Nations unies puisque les 2/3 des dossiers qui sont actuellement sur la table du Conseil sont des dossiers qui concernent le continent « , a-t-il laissé entendre.

Selon le chef de la diplomatie tchadienne, il faut à la tête de la Commission de l’UA, un leadership affirmé, de l’expérience, de la conviction, et de la vision.
Ministre des Affaires étrangères du Tchad depuis 9 ans, ancien Premier ministre, et plusieurs fois ministre, Moussa Faki MAHAMAT dit pouvoir incarner le leadership dont l’Union africaine a besoin.

Autres questions abordées, selon le diplomate tchadien, les changements climatiques, la sècheresse et la désertification, la sécurité, le terrorisme et la radicalisation.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Liberté religieuse: la communauté islamique appelle au retrait du projet de loi

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A travers ce communiqué, la Fédération des associations islamiques du Burkina Faso (FAIB), explique les raisons pour lesquelles elle demande le retrait du projet de loi sur les libertés religieuses.faib

«La FAIB demande le retrait du projet de loi sur les libertés religieuses en vue d’une large concertation qui aboutira à des propositions consensuelles.
Le samedi 07 janvier 2017, sur convocation du Secrétariat exécutif de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), le Conseil des ulémas s’est tenu au siège de la Fédération aux fins d’examiner le projet de loi sur les libertés religieuses.

Les ulémas de la ummah islamique du Burkina, après avoir examiné article par article, le projet de loi, ont émis des inquiétudes profondes sur certaines dispositions du texte. De toute évidence, l’application en l’état du projet de loi, va réduire la liberté de conscience et de culte telle que reconnue par notre constitution, avec très probablement des conséquences dommageables sur le vivre ensemble apprécié de tous au Burkina Faso.
Le conseil des ulémas a émis des préoccupations dont certaines figurent dans les articles ci-dessous cités :

CHAPITRE I : Des dispositions générales

Article 8 :
L’exercice collectif du culte a lieu exclusivement, sauf autorisation expresse de l’autorité compétente, dans des édifices destinés à l’exercice du culte public, et identifiables de l’extérieur :
Préoccupations : qu’en est-il des petits rassemblements de prière dans les services, les yaars, au bord des routes, dans les auto-gares… Est-ce qu’un édifice de prière non identifiable de l’extérieur sera-t-il frappé d’interdiction selon les termes de ce projet de loi ?

Article 13 :
L’érection des édifices destinés à l’exercice du culte est interdite dans les services publics à l’exception des formations sanitaires, des établissements pénitentiaires et des casernes
Préoccupations : qu’en est-il des petits espaces formels ou informels de prière, aménagés dans les services et autres lieux publics en dehors de ceux cités par le projet de loi ?

Article 14
L’ouverture d’un édifice destiné à l’exercice du culte est soumise à l’obtention préalable d’un certificat de conformité délivré par le maire après avis des services techniques compétents et d’une autorisation d’ouverture délivrée par le Haut-Commissaire territorialement compétent.

Préoccupations : tous ces lieux de culte musulmans, notamment les nombreuses mosquées de toutes sortes à travers nos villes et campagnes tomberont- ils dans l’illégalité ?

TITRE II : DES LIBERTES RELIGIEUSES DANS LES SERVICES PUBLICS

Article 33 :
Le fait pour un agent public de manifester de façon ostentatoire ses convictions religieuses dans l’exercice de ses fonctions constitue un manquement à ses obligations.
Préoccupations : prier au service, porter naturellement son voile islamique, le boubou, le bonnet, la barbe sont-ils des manifestations ostentatoires de sa conviction religieuse ? Une clarification est nécessaire car des agents zélés commencent déjà à interdire le port du voile aux filles et femmes musulmanes alors qu’aucune loi ne l’interdit. Avec ce projet de loi, la situation va empirer et détériorer le vivre ensemble dans les services publics.

Article 34 :
Le responsable de chaque service public est tenu, dans l’enceinte de son service, de faire respecter l’application du principe de l’égalité de tous devant le service public et celui de la neutralité religieuse des agents des services publics.

Préoccupations : Le flou qui entoure la question de la neutralité religieuse peut laisser libre cours à des interprétations et aux abus au détriment de certains citoyens.
CHAPITRE III : Des libertés religieuses dans les établissements d’enseignement et de recherche

Article 48 :
Les membres du personnel des établissements publics d’enseignement ont droit à la liberté de conscience religieuse.
Ils sont libres de leurs opinions religieuses et de leurs croyances, mais ne peuvent les manifester qu’en dehors du service.
Ce droit à la liberté de conscience religieuse s’exerce dans le respect de la liberté d’autrui et sous réserve que son exercice ne trouble pas le fonctionnement normal de ces établissements.
Les modalités pratiques d’exercice des libertés religieuses dans les établissements d’enseignement et de recherche sont fixées par voie réglementaire.

Préoccupations : Si les membres du personnel des établissements publics d’enseignement ne peuvent pas manifester leurs opinions religieuses et leurs croyances qu’en dehors du service, il y a lieu de savoir ce qui est contenu dans la manifestation de l’opinion religieuse et de la croyance. Cela évitera que toute position ou opinion d’un croyant ne soit considérée à tort comme religieuse ou de croyance.

Article 49 :
En dehors du service, les prises de positions religieuses publiques des enseignants, l’exercice d’un culte religieux, le port de signes d’appartenance religieuse, la participation à un groupe confessionnel ne constitue pas une violation de leurs obligations professionnelles.

Préoccupations : est-ce à dire que l’enseignant musulman ne pourrait-il plus prier à l’école hors de la salle de classe ? Porter le boubou, le bonnet ou le voile ? Quels sont les signes qu’on qualifiera d’appartenance religieuse ?

Article 61 :
L’exercice des libertés religieuses ne donne aucun droit aux élèves et étudiants d’accomplir des actes qui, par leur caractère ostentatoire, constituent des actes de pression, de provocation, de prosélytisme ou de propagande religieuse et perturbent le déroulement des activités d’enseignement, de recherche et le fonctionnement normal des services.

Préoccupations : Le contenu de l’article a besoin davantage d’explication. Est-ce à dire que les activités organisées par les associations estudiantines et scolaires religieuses en dehors des heures d’occupation des élèves ne seront plus permises dans les établissements publics ?

Article 63
Chaque personne détenue peut, dans la mesure du possible, satisfaire aux exigences de sa vie religieuse, morale ou spirituelle.

Préoccupations : Lorsqu’on précise que c’est dans la mesure du possible, cela veut dire qu’on peut empêcher une personne détenue de satisfaire à sa vie religieuse, morale ou spirituelle.

Article 100, derniers alinéas : les fondateurs et dirigeants de l’association religieuse ne peuvent pas être en charge de responsabilités au sein des organes dirigeants des partis politiques.

Pour être dirigeant d’une association religieuse au Burkina Faso, il faut remplir les conditions suivantes :
– être sain d’esprit ;
– être d’une bonne moralité ;
– n’avoir pas été condamné à une peine privative de liberté supérieure à 2 ans ; les condamnations couvertes par la réhabilitation ou par une amnistie ne sont pas prises en considération ;
– être âgé d’au moins 20 ans ;
– justifier de solides connaissances en matières religieuses attestées par au moins une structure ou institution reconnue.
Préoccupations : Quelles sont ces structures qui devraient attester des connaissances des dirigeants d’associations en matières religieuses avant qu’ils ne puissent prétendre diriger une association religieuse. Comment se conformer à la condition d’âge (au moins 20 ans) dans le cas des associations religieuses au niveau des élèves et étudiants dont les membres peuvent tous être d’un âge inférieur à 20 ans ?

Au regard de toutes ces préoccupations liées aux articles cités, à la possibilité d’interprétation divergente d’autres points du texte, et au contexte national marqué par les attaques terroristes prétendument sous le couvert de l’Islam, la FAIB pense qu’au lieu de pacifier davantage les rapports entre les populations, le nouveau projet de loi, s’il est appliqué en l’état, constituerait une réduction des libertés religieuses et de culte et une source potentielle de conflits.

C’est pourquoi, tout en saluant l’initiative et le principe d’une loi qui encadre les libertés religieuses, la FAIB demande le retrait du projet de loi sur les libertés religieuses en vue d’une large concertation qui aboutira à des propositions consensuelles. »
Le Président du Présidium de la FAIB
El hadj Abdoul Rahmane SANA,
Chevalier de l’ordre national

Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara annonce un accord avec les soldats mutins

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Le président ivoirien Alassane Ouattara

A en croire le président Alassane Ouattara, un accord a été trouvé avec les soldats qui étaient entrés en mutineries depuis la nuit du 5 janvier 2017. L’annonce du président ivoirien est intervenue ce soir même, à l’issue d’un conseil des ministres extraordinaire consacré à la situation. Dans la journée, le ministre ivoirien chargé de la défense, Alain Richard Donwahi s’est rendu sur place à Bouaké, bastion des soldats mutins, pour les rencontrer et les rassurer sur la disponibilité des autorités à examiner favorablement leurs doléances.

Le président ivoirien Alassane Ouattara
Le président ivoirien Alassane Ouattara

Parti de Bouaké, au centre-nord, le mouvement d’humeur de soldats qui semble ainsi toucher à sa fin,  s’était rapidement propagé dès vendredi dans plusieurs autres villes (Odienné, Korhogo, Daoukro, Daloa) avant de s’étendre ce samedi à Man et à Abidjan , menaçant ainsi de plonger le pays dans le chaos si leurs revendications n’étaient pas entendues.

Burkina Demain

Transition énergétique au Burkina : Vers une accélération du processus avec l’Initiative repowermap.org

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L’initiative repowermap.org, une opportunité à saisir pour le développement des énergies renouvelables au Burkina

L’initiative repowermap.org est destinée à rendre visible la transition énergétique au Burkina Faso. Déployée au Burkina Faso par l’Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) en coopération avec l’Association repowermap.org, avec le soutien de la Facilité Energies Renouvelables de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en partenariat avec le Centre pour les Energies Renouvelables et l’Efficacité Energétique de la CEDEAO (CEREEC)  et l’association des Journalistes et Communicateurs pour les Energies et le Développement Durable (JED) ; elle devrait contribuer à accélérer le processus. Plus de détails avec ce communiqué y relatif.

L’initiative repowermap.org, une opportunité à saisir pour le développement des énergies renouvelables au Burkina
L’initiative repowermap.org, une opportunité à saisir pour le développement des énergies renouvelables au Burkina

«Ougadougou/Berne (Suisse) 29 décembre 2016

Communiqué de presse

L’initiative repowermap.org rend visible la transition énergétique au Burkina Faso

L’Initiative Energie Durable pour Tous « SE4All» lancée par le Secrétaire Général des Nations Unies vise trois objectifs majeurs à l’horizon 2030 : assurer l’accès universel aux services énergétiques modernes, doubler le taux d’amélioration de l’efficacité énergétique et doubler la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique mondial. D’importants programmes sont mis en œuvre  pour atteindre ces objectifs.

Cependant, il y a souvent un manque de visibilité des actions menées. Ceci empêche ces actions à avoir un effet multiplicatif. C’est ce qui est en train de changer grâce à l’initiative repowermap.org.

Une carte interactive disponible en ligne

Le déploiement de cette initiative au Burkina Faso a été effectué par l’Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) en coopération avec l’Association repowermap.org, avec le soutien de la Facilité Energies Renouvelables de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en partenariat avec le Centre pour les Energies Renouvelables et l’Efficacité Energétique de la CEDEAO (CEREEC) ; et l’association des Journalistes et Communicateurs pour les Energies et le Développement Durable (JED). Ainsi, une carte interactive du Burkina Faso disponible en ligne a été développée.

Cette carte permet à chacun de rendre visible son installation et de découvrir des exemples d’installations situées dans son quartier, son village, sa ville ou son pays. L’intérêt de rendre visible les installations locales utilisant de l’énergie durable est d’encourager d’autres particuliers, organisations, institutions ou sociétés à suivre l’exemple et à s’impliquer dans la promotion des énergies renouvelables. Chaque installation locale utilisant des énergies renouvelables, rendue visible de cette façon, peut avoir un effet multiplicatif, surtout par rapport aux personnes habitant dans sa proximité. En outre, ce projet facilite l’échange d’informations, le partage d’expériences et la diffusion de technologies innovantes aux niveaux local, national, régional et international.

300 installations rendues visibles

Plus de 300 installations au Burkina Faso ont actuellement déjà été rendues visibles sur la carte, publiée sur le site internet de 2iE. On peut y trouver des exemples d’installations utilisant de l’énergie renouvelable pour une large diversité d’applications, par exemple des installations photovoltaïques pour des applications domestiques, le pompage de l’eau, l’éclairage publique, la réfrigération ou la production de l’électricité pour le réseau, des installations solaires thermiques pour mettre à disposition de l’eau chaude, des installations utilisant de la biomasse ainsi que des centrales hydroélectriques.

« Le grand nombre d’installations sur la carte, leur répartition sur l’ensemble du pays et la diversité des acteurs y liés constituent la preuve d’un développement des énergies renouvelables au Burkina Faso et de l’intérêt manifeste que les différents acteurs accordent à l’initiative repowermap.org » dit Francis SEMPORE, Coordinateur de l’initiative au sein de 2iE. Le dynamisme du secteur des énergies renouvelables permettra sans doute de faire apparaitre sur la carte du Burkina Faso beaucoup plus d’installations à l’avenir. Il convient de préciser que le Gouvernement du Burkina Faso a fait l’option claire d’une transition énergétique vers les énergies vertes et renouvelables avec singulièrement une orientation vers l’énergie solaire pour apporter une réponse au déficit structurel de l’offre électrique.

Encourager tout le monde à utiliser les énergies renouvelables

« Le but à long terme, c’est de rendre visible des installations dans la proximité de chaque personne, et d’encourager ainsi tout le monde à utiliser les énergies renouvelables », dit Roman Bolliger, Président de l’Association repowermap.org.

La carte est communiquée par un large réseau d’organisations. Chaque organisation partageant l’objectif de promouvoir l’accès universel à l’énergie et la transition énergétique peut participer à l’initiative. Au Burkina Faso, des organisations comme l’Association Tin Tua, la Plateforme Re-Sources, l’Association Faso Enviprotek,  l’Association Burkinabè des Acteurs et Professionnels de l’Efficacité Energétique, la Facilité Africaine d’Appui à l’Entreprenariat dans les Energies Renouvelables de la CEDEAO, ainsi que l’entreprise Terra Satisfaction SolarTechnology participent déjà à l’initiative, entre autres.

Site web de la carte interactive : http://www.2ie-edu.org/repowermap

Crise gambienne : Les mesures fortes de la CEDEAO se font attendre

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Les chefs d'Etat de la CEDEAO sont beaucoup attendus sur le dossier gambien

C’est ce 7 janvier 2017 qu’a été investi à Accra le nouveau président du Ghana, Nana Akufo-Addo, élu le 7 décembre dernier à hauteur de 53% des voix devant le président sortant Mahama Dramani. Pour cette investiture, Nana Akufo-Ado était entouré par ses pairs de la CEDEAO. Plus d’une dizaine de chefs d’Etat ouest-africains qui ont fait le déplacement d’Accra, devraient profiter de l’occasion pour tenir un muni sommet sur la crise gambienne.

Les chefs d'Etat de la CEDEAO sont beaucoup attendus sur le dossier gambien
Les chefs d’Etat de la CEDEAO sont beaucoup attendus sur le dossier gambien

De plus en plus, et à fur à mesure que s’approche le 19 janvier 2017, date de l’investiture du président élu Adama Barrow ; la crise gambienne va s’imposer dans l’agenda des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Et ce sera le cas ce 7 janvier à Accra, à l’occasion de l’installation officielle au pouvoir du nouveau président élu du Ghana, Nana Akufo-Ado.

Des mesures fortes devraient être annoncées à l'investiture du nouveau président ghanéen, Nana Akufo-Ado
Des mesures fortes devraient être annoncées à l’investiture du nouveau président ghanéen, Nana Akufo-Ado

Les présidents de la région devraient  en effet se retrouver dans un mini-sommet sur la situation en Gambie, où le président  YahyaJammeh n’entend pas lâcher le pouvoir au profit du président élu Adama Barrow. Ces derniers jours, le président sortant gambien a poursuivi le ménage dans ses rangs dans la perspective d’une confrontation armée avec les forces de la CEDEAO. Les responsables de l’organisation ont promis de leurs côtés de faire partir de force  Yahya Jammeh, s’il refuse de céder pacifiquement le pouvoir à Barrow. Reste maintenant à savoir quelles mesures que la CEDEAO va prendre, sans que cela n’ait des conséquences sur la vie des Gambiens. Un embargo économique pourrait se révéler aussi désastreux pour le niveau de vie des habitants de ce petit pays enclavé dans le Sénégal. Jusqu’au moment où nous tracions ces lignes, aucune mesure n’était encore annoncée du côté de la CEDEAO contre Yahya Jammeh.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Côte d’Ivoire: Bouaké s’endort sous des coups de feu sporadiques et nourris

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La ville de Bouaké (Centre-Nord) s’est endormie dans la nuit de vendredi à samedi sous des coups de feu sporadiques et souvent nourris d’armes automatiques et d’armes lourdes.
Des coups de feu ont retentit toute la nuit de vendredi à samedi à Bouaké, où la veille des soldats mutins ont pris le contrôle du centre-ville, des différents corridors terrestres et des points stratégiques.
bouake

Pour l’heure il est impossible de savoir si ces coups de feu sont l’œuvre des soldats mutins ou d’autres forces de dissuasion. Tout au long de la journée de vendredi plusieurs sources concordantes avaient annoncées l’arrivée imminente à Bouaké des forces spéciales d’intervention rapide. A 18 heures Gmt et heure locale, ce même vendredi, un témoin a affirmé avoir aperçu un fort contingent de militaires qui se seraient positionnés au corridor Sud de la ville.

Le ministre ivoirien chargé de la défense, Alain Richard Donwahi est attendu, samedi, à Bouaké (379 km au Nord) où il doit rencontrer les soldats mutins pour  »comprendre »,  »discuter » et  »trouver des solutions » à cette situation  »préjudiciable » à la Côte d’Ivoire.

Selon le ministère de la défense, c’est dans ‘’la nuit du 5 au 6 janvier 2017 aux environs de 0h30 (ndlr : heure locale et GMT) qu’un groupe de militaires ont fait irruption à l’État-major de la 3ème Région Militaire, en faisant usage d’armes à feu’’.
Les négociations engagées par le commandant en second de cette unité militaire ont permis de connaître les ‘’doléances’’ des insurgés qui sont entre autres, ‘’le paiement de primes, une augmentation de salaires, une réduction du temps à passer dans les grades et des éclaircissements à propos de supposées primes ECOMOG’’.

Dans l’après-midi de vendredi le corps préfectoral accompagné des religieux et du maire de Bouaké avaient entamé des négociations avec les soldats grévistes de cette ville. Aucune déclaration officielle n’a été faite à l’issue de ces négociations. Vendredi à 17h00 heure locale et Gmt, les corridors de la ville restaient toujours aux mains des mutins.

Anders Koné
Burkina Demain

Police nationale: UNAPOL appelle au départ de Simon Compaoré?

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A travers ce communiqué, le syndicat de l’Union nationale de la police se prononce sur la réaction de l’autorité gouvernementale, avant de s’interroger s’il ne faut changer de capitaine du navire, vu que l’équipe actuelle a montré qu’elle a d’autres objectifs que ses passagers. police

En effet, après l’AG de novembre 2016 qui a abouti à l’adoption de la plate-forme minimale d’urgence destinée à soulager un tant soit peu la souffrance que vous endurez au quotidien pour assurer la quiétude des laborieuses populations, le document a été transmis le 27 novembre 2016 à Monsieur le Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité Intérieure.

En réponse à cette plate-forme le mercredi 04 janvier 2017, comme pour souhaiter « Bonne année  » aux policiers, le Ministre nous a servi une réplique consternante qui n’a absolument rien de concret.

Pire, il fait montre d’un mépris déconcertant à l’égard des conditions inhumaines que vivent les policiers. Sinon comment comprendre qu’au lieu de mettre en place une commission pour réfléchir sur cette plate-forme, le Ministre se contente de la confier à un groupuscule de policiers avec à sa tête un policier en fin de carrière qui s’est juré « la main sur le cœur » de faire sombrer le syndicat.
Nous constatons et cela est malheureux, que les paroles de Monsieur le Ministre sont aux antipodes de ses actes. Oui ! Ses discours qui nous promettent des conditions acceptables de travail ne sont pas suivis d’actes concrets. Cela justifie en partie sa propension à s’entourer d’un état major (Directeurs Généraux) suffisamment impopulaire aux yeux des policiers car en dépit de leur incompétence, ces hommes sont connus pour leur manque d’altruisme. Ils ont montré leur limite à pouvoir dire au Ministre, des vérités constructives.

Chers policiers, n’est-il pas grand temps de trouver au grand navire de la Police Nationale un autre capitaine car, l’équipage actuel n’a de cesse de faire la preuve qu’il a d’autres objectifs que ses passagers. Pourtant, au sein de la Police, il y a à profusion, des personnalités à même de tenir le gouvernail et de conduire le navire avec doigté.

Au demeurant L’UNAPOL invite tous les policiers du Burkina Faso où qu’ils soient à se tenir en alerte pour les mots d’ordre à venir, car autant nous sommes prompts à sacrifier nos vies pour la nation, davantage nous le sommes pour l’amélioration de nos conditions de vie et de travail.

 » Pour le bien-être du policier, l’UNAPOL ne lâche rien »
Le secrétariat à la communication et aux relations extérieures

MCRP: les vœux de nouvel an du Ministre de la Communication

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« Une année s’achève et une autre commence. En cette nouvelle année 2017, je présente mes vœux les meilleurs à tous les acteurs du monde de la presse nationale et aux correspondants de la presse internationale. Puisse chacune et chacun trouver ici, grâce à la magie du nouvel an, l’étoile infaillible qui le guidera vers la lumière, la vérité, la réalisation personnelle et professionnelle.remis

Je souhaite vivement qu’avec cette année 2016 qui s’est achevée, soit définitivement tournée la page de l’horreur, du fait des attaques terroristes, qui ont assez endeuillé les Burkinabè.

Je salue la mobilisation et l’engagement de l’ensemble des acteurs du ministère de la Communication et des relations avec le Parlement qui ont permis de relever les défis qui se sont présentés à nous.

Ainsi, les négociations entamées avec le Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture(SYNATIC) se sont déroulées dans le respect et la courtoisie mutuelle ; lesquelles ont abouti à la signature d’un protocole d’accord, le 29 décembre 2016 entre le gouvernement et le syndicat, à la grande satisfaction des deux parties.
Le ministère de la Communication a procédé au lancement officiel du Fonds d’appui à la presse privée (FAPP), le mardi 18 octobre 2016, en présence des responsables et patrons de presse privée. Doté de 700 millions de F CFA, le Fonds servira au financement du développement de la presse privée, des projets d’intérêt collectif des entreprises de presse privée et des organisations professionnelles de médias.
Je réaffirme notre attachement au développement du secteur de la presse publique et privée ainsi qu’à l’épanouissement de ses acteurs. Je ne ménagerai aucun effort pour l’élargissement des espaces de liberté, pour le renforcement de la liberté d’expression et du droit à l’information.

La mise en œuvre de la Télévision numérique terrestre(TNT) a connu une avancée considérable en 2016. Le Burkina Faso est présentement dans la phase de l’installation des matériels du réseau et les premiers essais auront lieu, courant janvier 2017

Toutefois, les attentes sont encore énormes et les acteurs du secteur de la Communication ont affiché leur engagement à relever les différents défis. Ainsi, les plans stratégiques des Editions Sidwaya et de la RTB sont inscrits dans le chapitre des chantiers prioritaires à venir. Il en est de même de l’Institut des sciences et techniques de l’information (ISTIC) qui aspire à une école de référence d’envergure sous-régionale dans la formation des journalistes et techniciens de l’information et de la communication.

Le ministère poursuit également le chantier de construction de la salle de presse du Service d’information du gouvernement(SIG) et bientôt les bureaux. Ces bâtiments offriront, à terme, un cadre propice et agréable pour la communication gouvernementale.

La réussite de l’organisation des prochaines Universités africaine de la communication de Ouagadougou (UACO) sera également un grand défi à relever pour l’ensemble des professionnels du secteur. A l’instar de cette biennale, nous voudrons désormais donner aux Prix Galian, cadre de promotion des œuvres journalistiques, davantage de prestige et d’attractivité.

Enfin, j’exhorte chacun et chacune au travail, à redoubler d’effort, à persévérer au quotidien pour le triomphe de ses vœux les plus chers et de nos aspirations communes d’un monde de paix, de justice, de solidarité, de pardon et d’amour universel ».

Le ministre de la Communication
et des relations avec le Parlement
porte-parole du gouvernement
Rémis Fulgance Dandjinou
Officier de l’ordre national

Gambie : Jammeh limoge son ambassadeur au Sénégal

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Le président gambien sortant, Yahya Jammeh, a rappelé le 27 décembre son ambassadeur à Dakar, Momodou E. Njie, qui l’avait publiquement appelé à transmettre le pouvoir pacifiquement à Adama Barrow. jamleh

Dans une note officielle envoyée aux chancelleries étrangères et aux institutions internationales à Dakar, datée du 4 janvier, l’ambassade de Gambie au Sénégal annonce que son ambassadeur, Momodou E. Njie, a été rappelé le 27 décembre « par son gouvernement ». Le document ajoute que la direction de l’ambassade est désormais assurée par son premier secrétaire.

Aucune explication officielle à ce geste n’a été fournie. Mais tout laisse à penser que Momodou E. Njie, arrivé seulement en août dernier à Dakar, paie sa prise de position en faveur d’une passation de pouvoir pacifique entre Yahya Jammeh et Adama Barrow, le vainqueur de l’élection présidentielle du 1er décembre.

« Nous vous exhortons à accepter le choix du peuple gambien »

Après le volte-face de Jammeh sur les résultats de ce scrutin historique, Momodou E. Njie et dix ambassadeurs de la Gambie à l’étranger – dont ceux à Pékin, Bruxelles, Addis-Abeba, ou encore New-York – avaient signé le 18 décembre une lettre publique demandant au maître de Banjul de se plier sans heurts au verdict des urnes.

« Nous, les ambassadeurs de la Gambie, vous exhortons à accepter le choix du peuple gambien et à faciliter un transfert pacifique du pouvoir au président élu, M. Adama Barrow », pouvait-on notamment lire dans ce document.

Plusieurs ambassadeurs limogés

Ce texte commun remarqué faisait suite à la prise de position similaire de Sheikh Omar Faye, ambassadeur de Gambie aux États-Unis qui, dans une lettre postée le 13 décembre sur sa page Facebook, demandait aussi à Jammeh de concéder sa défaite et reconnaissait Adama Barrow comme le nouveau président de son pays. Il avait été limogé six jours plus tard.

Alors que plusieurs de ses autres collègues signataires ont connu le même sort ces derniers jours, comme l’ambassadeur de Gambie à Bruxelles, Momodou E. Njie a visiblement lui aussi fini par payer sa prise de position contre Jammeh, qui ne semble toujours pas prêt à lâcher le pouvoir à quelques jours de la fin officielle de son mandat, le 18 janvier.

Anderson Koné
Burkina Demain
Source: Jeune Afrique

Tentative d’attaque de la MACA: le tribunal rejette les exceptions des avocats de la défense

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La première journée d’audience de l’année 2017 du procès des présumés auteurs du plan d’évasion de la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) a eu lieu, ce jeudi 5 janvier 2017. proces

Dès la reprise du procès, les avocats de la défense, commis d’office, les mêmes qui s’étaient déportés du dossier en décembre 2016, ont soulevé des exceptions.
Ils ont demandé au tribunal de se déclarer incompétent parce que les infractions commises ne sont pas liés au tribunal militaire. De même que les infractions de malfaiteurs, de détentions illégales d’armes et de munitions de guerre sont de droit commun.Autre chose, la nullité de la procédure pour « violation de la loi et de la Constitution ».
Selon Me Birba Christophe, avocat de la défense, c’est le Chef d’Etat-major général des armées qui a signé l’ordre de poursuite sur la base d’un décret émanant du Président du Faso, Michel Kafando en son temps. Or de son avis, ce devait être l’Assemblée nationale.
Après 1 h de suspension, le tribunal a tranché vers 18h en rejetant les exceptions soulevées par les avocats et programmé la reprise du procès pour le vendredi 6 janvier 2017.
« Nous avons demandé au tribunal de considérer que ce décret est inexistant. Il intervient dans une matière qui est réservée exclusivement par la Constitution à l’Assemblée nationale … Et vous verrez parfaitement que nous sommes à l’aise. Parce que les gens pensent que quand les avocats soulèvent des exceptions c’est parce qu’ils ne sont pas à l’aise au fond », a avancé Me Birba.

A noter que le procès des 29 militaires accusés de tentative de libération des généraux Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé a commencé le 20 décembre 2016. Il a été renvoyé au 5 janvier, à cause de la déportation des avocats commis d’office.

Joachim Batao
Burkina Demain