La tête de l'exécutif burkinabè peut se réjouir des résultats de la conférence sur le financement du PNDES mais le plus important reste la mise en oeuvre des engagements pris
Le Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE, est arrivé à Paris le 6 décembre 2016 pour présider la Conférence des Partenaires du Burkina pour le financement du Plan national de développement économique et social (PNDES).
Il a été accueilli à par le Premier ministre, Monsieur Paul Kaba THIEBA, des membres du gouvernement burkinabè présents dans la capitale française, le personnel de l’ambassade du Burkina avec à sa tête l’Ambassadeur, Alain Francis Gustave ILBOUDO.
La Conférence des Partenaires du Burkina s’ouvre le mercredi 7 décembre 2016, sous la présidence de Roch Marc Christian KABORE et devra permettre de sensibiliser davantage les Partenaires et amis du pays sur le financement et la mise en œuvre du programme présidentiel pour relancer l’économie nationale.
Cheick F. Kanté, représentant résident de la Banque mondiale au Burkina
C’est ce mercredi 7 décembre 2016 que s’ouvre à Paris, en France, la conférence des partenaires du Burkina Faso sur le financement du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES). La tribune ci-après de Cheick Kanté, Représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, est relative à l’événement.
Cheick F. Kanté, représentant résident de la Banque mondiale au Burkina
«Mobiliser l’ensemble des acteurs autour du financement du Programme National de Développement Économique et Social (PNDES) 2016-2020
La Conférence des partenaires du Burkina Faso sur le financement du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES)se tiendra les 7 et 8 décembre 2016 à Paris. Après avoir démontré sa capacité de résilience politique suite aux évènements d’octobre 2014, le Burkina Fasos’est doté d’un nouveau référentiel de développement à travers lequel seront fédérées toutes les interventions de l’Etat, des partenaires techniques et financiers, du secteur privé pour la période 2016-2020.
Le Groupe de la Banque mondiale qui a été sollicité par le Gouvernement du Burkina Faso pour aider à organiser la Conférence des partenaires du Burkina Faso sur le financement du PNDES, travaille en synergie avec plusieurs ministères pour la réussite de cet évènement.
L’ambition des autorités burkinabè est de favoriser une croissance économique forte plus inclusive, à fort impact sur le développement du capital humain. A cet effet, il s’agira de consolider les acquis de la mise en œuvre de la Stratégie de Croissance accélérée et de développement durable (SCADD), et de mettre le pays sur un autre palier pour l’atteinte des Objectifs de Développement Durable.Le PNDES repose sur trois axes stratégiques, bâtis autour de (a)la gouvernance économique; (b) le développement du capital humain; et (c) la transformation structurelle de l’économie et du développement du secteur privé.
En effet, le Burkina Faso fait face à un certain nombre de défis majeurs qui, du reste,sont surmontables grâce à la volonté politique affichée du Gouvernement et la détermination des populations. Ces défis ont trait à la faible productivité du secteur agricole, à la faiblesse de l’industrialisation, aux insuffisances infrastructurelles et aux capacités des ressources humaines. Ces principaux défis ont été clairement identifiés dans le diagnostic ayant précédé l’élaboration du PNDES.
La mise en œuvre de cet ambitieux plan nécessitera plus de 15 000 milliards de francs CFA (30 milliards de dollars US environ). L’État burkinabé financera 64 % du PNDES, 10.000milliards de francsCFA (environ 20 milliards de dollars US). Afin de couvrir le besoin additionnel de financement de 5.000 milliards de francs CFA, soit 10 milliards de dollars US, nécessaires à la mise en œuvre du Plan pour la période 2016-2020,la conférence de Paris réunira entre autres, les partenaires multilatéraux et bilatéraux, les investisseurs privés, les fonds souverains et les ONG.
Plusieurs facteurs contribueront à mobiliser ces sources de financements en faveur du Burkina Faso.
-Le pays a connu une croissance moyenne au-dessus de 6% durant la dernière décennie. Après un fléchissement à 4% en 2014 et 2015 lié à l’incertitude politique pendant la transition politique, la croissance économiquesur le moyen terme se situe autour de 5.4%.
-En dépit de la conjoncture économique internationale difficile marquée par la baisse des cours de l’or et du coton (principaux produits d’exportation du Burkina Faso), le pays a maintenu le cap en matière de notation de l’évaluation de la performance des institutions nationales(plus connu sous son acronyme CPIA) grâce à un paquet de réformes ambitieuses.
-Le Burkina Faso offre des opportunités réelles au secteur privé. Depuis 2006, le pays s’est engagé dans un vaste programme de réformes visant l’amélioration du climat des affaires en vue de garantir au secteur privé, un cadre fertile pour les affaires. Ces réformes ont permis la mise en place d’un cadre légal, règlementaire et administratif simplifié, transparent et prédictible pour les affaires. Plusieurs institutions de promotion et d’accompagnement des investissements ont aussi vu le jour. Des outils et des mécanismes de facilitation et de sécurisation des investissements privés ont également été mis en place. La constance de ces efforts, couplée avec la volonté affichée des nouvelles autorités du pays de faire de l’environnement des affaires, un axe fort de la politique de développement, offre de meilleures perspectives pour les investisseurs privés.
-Le PNDES accorde une forte priorité aux Partenariats Public Privé (PPP) qui sont de plus en plus privilégiés dans les modèles de financements de projets structurants. Le pays peut tirer avantage de ce mode de financement car les PPP peuvent contribuer à une utilisation plus efficace des ressources publiques, une accélération de la réalisation des projets, une répartition optimale des risques et des responsabilités entre le public et le privé et une qualité durable des biens et services publics.
-Enfin, il faut prendre en compte la résilience politique du pays, qui est un gage de stabilité et de continuité.
L’engagement du Groupe de la Banque mondiale au Burkina Faso remonte à 1963.Notre institution finance des projets structurants qui s’attaquent à la pauvreté sous différents aspects et à travers des secteurs clés tels que l’énergie, l’agriculture, les infrastructures, les télécommunications, l’emploi des jeunes, mais aussi les appuis budgétaires pour appuyer les réformes entreprises par le Gouvernement. A cet effet, le Burkina Faso a bénéficié en 2016, de l’appui de la Banque mondiale pour les réformes dans le secteur de l’énergie et des finances publiques pour un montant de 100 millions de dollars US, ainsi que pour des réformes dans le cadre de la facilitation du transit de marchandises entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire pour un montant de 50 millions de dollars US. Le portefeuille de notre institution au Burkina Faso est de plus de 1,6 milliard de dollars US et est composé de plus d’une vingtaine de projets, ce qui fait de nous le premier partenaire technique et financier du pays. Le montantdu portefeuille devrait croître davantage avec les prévisions optimistes du cycle de reconstitution des fonds de l’Association internationale de développement (IDA), guichet du Groupe de la Banque dédié aux pays les plus pauvres.Tous les trois ans, l’IDA recueille les contributions des bailleurs de fonds pour financer les projets de développement dans ces pays.
Le PNDES redéfinit le cadre de développement du Burkina Faso et dévoile des ambitions à la fois grandes et réalistes, qui s’appuient sur les atouts du pays. Le Groupe de la Banque mondiale est engagé aux côtés du Burkina Faso, pour transformer ces ambitions en réalité».
Cheick Kanté, Représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso
Bernard Cazeneuve désormais locataire de Matignon, en lieu et place de Manuel Valls
Les choses sont allées très vite ce mardi au sein de l’exécutif français. Alors que Manuel Valls faisait officiellement ses adieux au président François Hollande à l’Elysée, c’est le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve qui se voyait bombardé Premier ministre. Sans attendre, celui-ci forme aussitôt son gouvernement, évitant ainsi un vide au sommet de l’Etat.
Bernard Cazeneuve désormais locataire de Matignon, en lieu et place de Manuel Valls
Bernard Cazeneuve (53 ans) a remplacé à Matignon, Manuel Valls, démissionnaire et candidat à la primaire de gauche. L’ancien ministre de l’Intérieur a été désigné ce mardi matin même comme le successeur de Valls. Dans la foulée, Cazeneuve a formé son gouvernement, qui compte peu de changements.
Matignon échoit à Bruno Le Roux
Pour le remplacer au ministère de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve a nommé Bruno Le Roux, député de Seine-Saint-Denis. André Vallini est nommé secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement et Jean-Marie Le Guen secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie. Les deux hommes échangent ainsi leurs postes.Le reste du gouvernement est inchangé par rapport au précédent.
Tout s’est passé très vite ce matin. Au lendemain de sa déclaration de candidature à la primaire de la gauche, Manuel Valls s’est rendu comme annoncé à l’Elysée peu avant 08h30 pour remettre sa démission à François Hollande qui l’a raccompagné sur le perron de l’Elysée après 35 minutes d’entretien.
Bio express de Cazeneuve
Né le 2 juin 1963 à Senlis dans l’Oise, Bernard Cazeneuve est un des barons du Parti socialiste sous François Hollande.
Député de la Manche, maire de Cherbourg-Octeville et président de la communauté urbaine de Cherbourg, il abandonne ces mandats en 2012, après sa nomination comme ministre délégué aux Affaires européennes dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault. L’année suivante, il devient ministre délégué au Budget à la suite de la démission de Jérôme Cahuzac. Nommé, le 2 avril 2014, ministre de l’Intérieur dans les gouvernements Manuel Valls I et II, il était confronté à une vague sans précédent de terrorisme islamiste qui a endeuillé la France entre janvier 2015 et juillet 2016. Aujourd’hui, c’est tout un autre défi qui s’impose à lui : Achever le programme de François Hollande qui a déjà annoncé qu’il ne se représentera pas en 2017. Burkina Demain
Des fraudeurs se présentant comme des officiers consulaires ont fait fonctionner durant une décennie une fausse ambassade américaine à Accra, capitale du Ghana, où ils imprimaient et délivraient notamment de faux visas, selon un porte-parole du département d’Etat, Mark Toner.
Celui-ci a précisé que personne n’était entré aux Etats-Unis avec l’un de ces faux visas, reproduits à partir de réels documents de voyage que les escrocs avaient obtenus. « C’est très, très dur de falsifier des visas américains de nos jours, donc l’opération a échoué », a relevé Mark Toner.
Interrogé sur la capacité de cette fausse ambassade à fonctionner sur une aussi longue période, Mark Toner a noté que les victimes de cette fraude étaient trop embarrassées pour porter plainte: « Elles étaient dupées, mais vous ne vous précipitez pas forcément chez la police en disant avoir obtenu illégalement un faux visa américain ».
Selon un document du département d’Etat du mois dernier, la fausse ambassade n’accueillait pas de visiteurs mais ses employés se déplaçaient dans des régions reculées d’Afrique de l’Ouest pour y dénicher de potentiels clients. Les « personnels » de l’ambassade, des gangsters turcs et ghanéens, envoyaient leurs clients à Accra, les logeaient à l’hôtel et leur facturait jusqu’à 6 000 dollars les faux papiers.
Des photos de cette fausse ambassade montrent un bâtiment anonyme et décati où une vague photo du président américain Barack Obama trônait au mur. Par comparaison, la véritable ambassade américaine à Accra est un bâtiment imposant dans un beau quartier, sécurisé et entouré d’autres centres diplomatiques. Un informateur a aussi alerté les autorités locales à propos d’une fausse ambassade néerlandaise opérant également à Accra. Une enquête est toujours en cours à ce sujet, a précisé à l’Agence France Presse une porte-parole du ministre néerlandais des Affaires étrangères, Daphne Kerremans.
Trois jours après la victoire d’Adama Barrow à l’élection présidentielle, un tribunal gambien a ordonné la libération sous caution du chef du principal parti d’opposition, Ousainou Darboe, et de 18 co-prévenus, ce lundi 5 décembre 2016.Le principal opposant gambien, Ousainou Darboe
« Les demandeurs se voient accorder la liberté sous caution » en attendant leur jugement en appel, a déclaré le juge, dans une décision très attendue, trois jours après l’annonce de la victoire du candidat de l’opposition à l’élection présidentielle face à Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 22 ans.
Pour l’ensemble des prévenus, à l’exception de Ousainou Darboe, cette libération a également été assortie de la remise de leur passeport. Le leader de l’UDP purge actuellement une peine de trois ans de prison pour avoir protesté pacifiquement, après la mort en détention de Solo Sendeng, un des membres de sa formation.
Pour Amnesty International, « Nous ne devons pas oublier d’autres prisonniers de conscience qui languissent toujours en prison, simplement pour avoir exprimé leur opinion et participé à des manifestations pacifiques » L’ONG cite les exemples de trois imams arrêtés en 2015 pour avoir remis une requête au gouvernement et dont on est toujours sans nouvelle.
Pendant plus de 22 ans, le régime de Yahya Jammeh a réprimé – parfois dans le sang – toute contestation politique.
Le Syndicat des travailleurs de l’action sociale (SYNTAS) ont organisé une conférence de presse, ce 5 décembre 2016, pour annoncer un arrêt de travail de 48 heures sur toute l’étendue du territoire à compter du 7 décembre prochain.
Le SYNTAS exige l’annulation de nominations « de complaisance » de trois secrétaires permanents du Comité national de lutte contre la pratique de l’excision (CNLPE), du Conseil national de secours d’urgence (CONASUR), du Conseil national pour la promotion du genre (CONAP Genre), de la directrice générale de l’autonomisation économique de la femme et de la directrice régionale de la femme, de la solidarité nationale et de la famille du Nord.
Pour le secrétaire général adjoint du syndicat, Jean Martin Dabiré, toutes ces nominations relèvent « de la complaisance et du copinage».
Autre point de crispation, la fusion de deux ministères: Action sociale et Solidarité nationale. A en croire Dabiré, cela entraine de nombreux désagréments, portant expédition des affaires courantes.
« Aujourd’hui, le Plateau central est dans cette situation où même le déblocage des crédits délégués, il n’y a rien. On évolue dans un contexte de ministère fusionné avec d’anciens canevas d’activités », note-t-il, en indiquant que « le dialogue social est creux et que le ministre actuel a échoué ».
Des manifestants dominés par les commerçants de la province du Namentenga ont organisé un mouvement de protestation, ce 5 décembre 2016, en vue de vue de manifester leur colère contre le manque d’infrastructures dans leur localité. Photo d’illustration
Après avoir parcouru quelques artères de la ville de Boulsa, ils se sont rendus au Haut-commissariat. Et leur porte-parole, Dominique Soudré a demandé le bitumage de la route Boulsa-Kaya (85km), la construction d’un palais de justice et l’ouverture d’une banque commerciale à Boulsa. Puis, il a exigé la lumière sur la gestion des 300 millions de FCFA que le gouvernement aurait remis à la province du Namentenga, dans le cadre de la célébration du 11 décembre.
Les manifestants ont menacé de s’en prendre aux ressortissants de la province du Namentenga qui participeront aux festivités, si leur revendications ne trouvaient pas de suite.
L’Assemblée nationale a décidé de restituer les 130 tablettes au ministère de l’économie numérique qui les avait partagées aux députés. Réunis en plénière, ce 5 décembre 2016 à Ouagadougou, les députés, s’y sont engagés à l’unanimité sur proposition de leur président, Salifou Diallo.
Il a été demandé aux élus nationaux qui avaient commencé à utiliser ces tablettes, d’effacer leurs données et de les remettre.
A noter que ces tablettes ont été remis au gouvernement par la société Huawei qui a bénéficié de la construction du juteux marché de construction du réseau de fibre optique de 160 km reliant Ouagadougou à la frontière avec le Ghana.
Au moment où la polémique enflait, l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat a ouvert un dossier et a demandé des explications au Gouvernement.
Anderson Koné
Burkina Demain
Communiqué
Le Ministère du développement de l’économie numérique et des postes a offert des tablettes à l’Assemblée nationale, le jeudi 10 novembre 2016, en présence des représentants des cinq groupes parlementaires que compte l’institution et des journalistes invités à cet effet. L’Assemblée nationale a accueilli ces outils de travail (130 tablettes) avec esprit de suite et de responsabilité.
Mais face à l’incompréhension d’une partie de la population et surtout de l’exploitation malsaine qui en est faite, l’Assemblée nationale, réunie en séance plénière le lundi 5 décembre 2016 sur proposition de son Président, a décidé de restituer les tablettes au Gouvernement.
En tant que Représentation nationale, l’Assemblée se doit être toujours à l’écoute des populations même des opinions minoritaires. Tout en saluant l’intérêt manifeste des citoyens et citoyennes pour la vie de l’institution, l’Assemblée nationale regrette néanmoins cette polémique excessive autour des tablettes. Il est nécessaire de préciser qu’aucune disposition législative ou réglementaire n’interdit à l’Assemblée de recevoir un appui institutionnel de quelque nature que ce soit du Gouvernement.
Au demeurant l’Assemblée nationale, sous la 7ème législature, est profondément attachée aux valeurs de redevabilité, de transparence et d’intégrité. Tout en assumant avec rigueur et responsabilité ses missions constitutionnelles : voter les lois, consentir l’impôt et contrôler l’action gouvernementale, l’Assemblée entend moderniser son administration.
En tout état de cause, les groupes parlementaires Burkindlim, Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), Paix justice et réconciliation nationale (PJRN), Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) et Union pour le Changement et le Progrès (UPC) gardent le cap d’ancrer dans le paysage institutionnel une Assemblée nationale moderne, responsable, innovante, accessible et au service des populations des villes et campagnes du Burkina Faso. Dans ce sens, les autorités parlementaires attachent du prix à l’esprit d’ouverture et restent à la disposition du public pour plus amples informations fiables sur le fonctionnement de l’institution.
Oumarou MOGMENGA
Directeur général des médias
de l’Assemblée nationale
Manuel Valls s'en va de Matignon pour se consacrer à la primaire de gauche
Le Premier ministre a officialisé sa candidature à la primaire de la gauche. Depuis, Manuel Valls a prononcé la phrase magique : « Alors oui, je suis candidat à la présidence de la République. Je veux tout donner pour la France qui m’a tout donné » a annoncé ce lundi Manuel Valls depuis son fief d’Evry.
Manuel Valls s’en va de Matignon pour se consacrer à la primaire de gauche
«Le temps est venu d’aller plus loin dans mes engagements», a ajouté Valls, annonçant qu’il quitterait Matignon dès ce mardi. Ce départ de Valls de Matignon lui permettra de se consacrer à la primaire de gauche où il aura à affronter huit autres candidats. Burkina Demain
Les choses bougent dans l’affaire Tablettes Huawei. Réunies en plénière ce lundi 5 décembre 2016, les députés burkinabè ont décidé de restituer les tablettes à eux offertes le 10 novembre dernier par le ministère de l’Economie numérique, suite notamment à ce qu’ils qualifient «d’incompréhension d’une partie de la population et surtout de l’exploitation malsaine qui en est faite». C’est la teneur du présent communiqué du Parlement.
Les parlementaires renoncent aux tablettes Huawei
«L’Assemblée nationale décide de restituer les tablettes au Gouvernement
Le Ministère du développement de l’économie numérique et des postes a offert des tablettes à l’Assemblée nationale, le jeudi 10 novembre 2016, en présence des représentants des cinq groupes parlementaires que compte l’institution et des journalistes invités à cet effet. L’Assemblée nationale a accueilli ces outils de travail (130 tablettes) avec esprit de suite et de responsabilité.
Mais face à l’incompréhension d’une partie de la population et surtout de l’exploitation malsaine qui en est faite, l’Assemblée nationale, réunie en séance plénière le lundi 5 décembre 2016 sur proposition de son Président, a décidé de restituer les tablettes au Gouvernement. En tant que Représentation nationale, l’Assemblée se doit être toujours à l’écoute des populations même des opinions minoritaires. Tout en saluant l’intérêt manifeste des citoyens et citoyennes pour la vie de l’institution, l’Assemblée nationale regrette néanmoins cette polémique excessive autour des tablettes. Il est nécessaire de préciser qu’aucune disposition législative ou réglementaire n’interdit à l’Assemblée de recevoir un appui institutionnel de quelque nature que ce soit du Gouvernement.
Au demeurant l’Assemblée nationale, sous la 7ème législature, est profondément attachée aux valeurs de redevabilité, de transparence et d’intégrité. Tout en assumant avec rigueur et responsabilité ses missions constitutionnelles : voter les lois, consentir l’impôt et contrôler l’action gouvernementale, l’Assemblée entend moderniser son administration.
En tout état de cause, les groupes parlementaires Burkindlim, Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), Paix justice et réconciliation nationale (PJRN), Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) et Union pour le Changement et le Progrès (UPC) gardent le cap d’ancrer dans le paysage institutionnel une Assemblée nationale moderne, responsable, innovante, accessible et au service des populations des villes et campagnes du Burkina Faso. Dans ce sens, les autorités parlementaires attachent du prix à l’esprit d’ouverture et restent à la disposition du public pour plus amples informations fiables sur le fonctionnement de l’institution.»