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COP30 : Le point de la participation du Burkina

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Le ministre de l'environnement, de l'eau et de l'assainissement, chef des délégués à la COP30

Clap de fin pour la 30e Conférence des Parties à la Convention cadre des nations unies sur les changements climatiques : Que retenir de la COP30 et de la participation du Burkina Faso

Belém a ténue sa promesse en adoptant le « Packet politique de Belém ». En effet, la présidence Brésilienne de la COP30 a opté pour une stratégie en mode groupé ou les parties ont négocié pour se mettre d’accord sur la mise en œuvre d’un programme politique de manière équitable et avec une attention pour tous, c’est le « Packet politique de Belém ».

Le Packet politique de Bélém, adopté par les parties comprend une vingtaine de projets de textes pour l’ensemble des décisions. Belém a pu tenir le pari de réunir les 194 pays permettant ainsi de maintenir l’humanité dans la lutte pour une planète vivable avec en ligne de mire l’objectif de 1,5 °C, notamment grâce au texte phare « Mutirão Mondial : Unir l’humanité dans une mobilisation globale contre le changement climatique », regroupant quatre volets de négociations sensibles en un accord consensuel, accompagné de 17 autres décisions. Les parties s’engagent au cours des 11 mois à venir à multiplier les concertations sous le leadership de la présidence de la COP30 afin aplanir les divergences.

En termes de divergences, nous pouvons noter entre autres des décisions visant des ambitions plus grandes. Et pour y faire face, la présidence de la COP30 prévoit l’élaboration de deux feuilles de route : une pour stopper et inverser la déforestation et une pour accompagner la transition des combustibles fossiles de manière juste et équitable avec des ressources dédiées.

Pour le Point Focal national, Alain COMBASSERÉ, le Burkina Faso qui négocie avec le groupe des Pays les Moins Avancés et le Groupe Africain, le paquet Belém a permis d’aboutir à des lourds compromis sur l’ambition et la mise en œuvre :

1  Belém a franchi un pas en avant dans le renforcement du multilatéralisme ;

2  Belém a soutenu les nations et communautés vulnérables et les a donnés un espoir de survie grâce à un consensus historique sur le triplement du financement de l’adaptation afin de répondre aux besoins d’adaptation de la communauté d’ici 2035,

3 Belém a activé le fonds pour pertes et dommages décidé à la COP28.

Mais des questions importantes soulevées par nos jeunes vulnérables, les femmes, les personnes âgées, les personnes handicapées et les communautés locales dans les Pays en Développement restent à répondre dans ce processus. Parmi les exemples de points dont nous n’avons pas obtenu de résultats satisfaisants figurent : le GGA, le LDCF, le Plan d’action pour le genre, la GST, la transparence, le renforcement des capacités et la technologie. Aussi, les besoins et circonstances particuliers de l’Afrique ont été complètement négligés, une position contraire aux principes de la Convention et de l’Accord de Paris regrette Alain COMBASSERÉ.

Conduite par le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement Roger BARO, la délégation Burkinabè a procédé à la signature de conventions, d’accords de partenariats et de mémorandums d’attentes dans l’optique de renforcer la mobilisation des financements des Fonds Climat (FEM, FA, FVC), de contribuer à la mise en œuvre de la loi carbone en cours d’adoption, de mobiliser les partenaires pour la mise en œuvre des projets conditionnels de la CDN du Burkina Faso, de renforcer les capacités techniques et opérationnel de la jeunesses sur les processus de négociations climatiques prenant en compte la nouvelle vision du Président du Faso, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.

Rendez-vous est donné pour la 31e session de la Conférence des Parties, la 21e session de la Conférence des Parties servant de réunion des Parties au Protocole de Kyoto et la 8e session de la Conférence des Parties servant de réunion des Parties à l’Accord de Paris, du lundi 9 au vendredi 20 novembre 2026 à Antalya en Turquie avec une co-organisation avec l’Australie.

Pour la COP32, elle sera africaine, la République démocratique fédérale d’Éthiopie, premier pays des PMA à accueillir une COP à Addis-Abeba du lundi 8 au vendredi 19 novembre 2027.

DCRP /MEEA

COP30 : Mohamed Adow réagit aux conclusions

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Pour le Directeur de Power Schift Africa les conclusions de cette COP30 vont dans la bonne direction mais restent en deçà des attentes des pays du Sud

Ceci est une réaction du directeur de Power Schift Africa aux conclusions de la trentième Conférence des parties à la convention cadre des Nations Unies  (COP30) qui s’est achevée ce week–end à Belém.

Réaction de Mohamed Adow, directeur de Power Shift Africa, aux conclusions de la COP30 :

«Dans un contexte géopolitique de plus en plus fracturé, la COP30 a certes permis de faire quelques premiers pas dans la bonne direction, mais compte tenu de l’ampleur de la crise climatique, elle n’a pas été à la hauteur.

Parmi les lueurs d’espoir, on peut citer la création d’un Mécanisme d’action pour une transition juste, qui reconnaît que l’abandon des énergies fossiles à l’échelle mondiale ne laissera pas les travailleurs et les communautés les plus vulnérables sans soutien.

La COP30 a maintenu le processus en marche, mais ce processus seul ne suffira pas à refroidir la planète. Les feuilles de route et les plans de travail resteront vains s’ils ne se traduisent pas par des financements et des actions concrètes pour les pays les plus durement touchés par la crise.»

Malgré leur prétention à être des leaders climatiques, les pays développés ont trahi les nations vulnérables en ne mettant pas en œuvre de plans nationaux de réduction des émissions conformes aux données scientifiques et en bloquant les négociations sur le financement de l’adaptation des pays pauvres au changement climatique causé par les pays du Nord.

Les pays riches ne peuvent prétendre à une véritable feuille de route s’ils persistent à aller à contre-courant et refusent d’assumer la responsabilité des efforts qu’ils ont consentis au détriment des autres.

Adaptation

Belém a redonné une certaine intégrité à l’Objectif mondial relatif à l’adaptation, en supprimant les indicateurs dangereux qui auraient pénalisé les pays les plus pauvres du simple fait de leur pauvreté.

La lenteur des négociations financières est préoccupante. La promesse de tripler les efforts d’adaptation manque de clarté quant à l’année de référence et a été reportée à 2035, laissant les pays vulnérables sans soutien pour répondre aux besoins croissants des populations en première ligne. En l’état, ce résultat ne contribue en rien à réduire le déficit de financement de l’adaptation.

L’Europe

La COP30 était censée mettre l’accent sur la mobilisation de fonds pour aider les nations vulnérables à s’adapter au changement climatique. Or, les pays européens ont sapé ces négociations et supprimé les protections que les pays pauvres recherchaient à Belém.

L’Europe, qui a colonisé une grande partie du Sud global, puis l’a davantage mis en péril par ses émissions de carbone liées à l’industrialisation, s’oppose désormais même aux efforts visant à l’aider à s’adapter à la crise climatique.

Même si la COP30 n’a pas atteint nos objectifs, le simple fait que les énergies fossiles, le commerce et les besoins des populations vulnérables soient à l’ordre du jour est encourageant. Ce sont des problèmes urgents et concrets qui persisteront tant que des mesures ne seront pas prises.’’

Compte rendu du Conseil des Ministres du 20 novembre 2025

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D'importantes décisions ont été prises au cours du Conseil de ce jeudi 22 Janvier 2026

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 20 novembre 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

D’importantes décisions ont été prises au cours du Conseil de ce jeudi 20 novembre 2025

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement de l’ordre de mobilisation générale et mise en garde.

Au regard de la situation sécuritaire qui prévaut sur le territoire national, le Gouvernement du Burkina Faso a adopté le décret n°2024-1532/PRES/PM/MDAC/MATM/MEF/MSECU/MJDHRI du 05 décembre 2024 portant ordre de mobilisation générale et mise en garde. Cette période qui arrive à échéance en décembre prochain nécessite un renouvellement.

Ce décret permettra la poursuite de la mobilisation des ressources nécessaires en vue de restaurer la sécurité et d’assurer la protection des populations et de leurs biens contre la menace et les actions terroristes.

L’adoption de ce décret permet le renouvellement de l’ordre de mobilisation générale et mise en garde, pour compter du 05 décembre 2025.

I 2  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Le Conseil a adopté un décret portant dissolution de l’association dénommée «Conseil national de la jeunesse du Burkina Faso » en abrégé CNJ-BF.

Le CNJ-BF est une faitière des associations et organisations de jeunesse mise en place en 2018 suivant le récépissé n°3926 du 09 novembre 2018. Il a pour but d’assurer la représentation des jeunes et leur pleine participation aux processus d’élaboration, de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation des politiques, programmes et projets de développement.

A ce titre, il bénéficie de l’accompagnement des structures étatiques dans la mise en œuvre   de ses activités.

Cependant, depuis plus d’un an la structure connait de graves dysfonctionnements liés au non-renouvellement de ses organes et instances entrainant son blocage, et ce malgré les interpellations des services techniques du ministère en charge des libertés publiques et les efforts consentis par le ministère en charge de la jeunesse, pour une sortie de crise.

Au regard de ces irrégularités contraires aux statuts de la structure, il a été décidé de la dissolution du Conseil national de la jeunesse du Burkina Faso afin de permettre d’asseoir une nouvelle organisation plus inclusive et consensuelle.

L’adoption de ce décret permet la dissolution du Conseil national de la jeunesse du Burkina Faso.

I 3  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté sept (07) rapports.

Le premier rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé le 18 septembre 2025 entre le Burkina Faso et la Banque Ouest africaine de développement (BOAD) en faveur du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) pour le financement partiel de sous projets d’intérêt public.

Le montant du prêt financé par la BOAD s’élève à trente-six milliards (36 000 000 000) F CFA.

Le coût global du Projet d’appui au FBDES (PA-FBDES) est estimé à quarante-deux milliards six cent quatre-vingt-six millions (42 686 000 000) F CFA.

Il est financé à hauteur de six milliards quatre-vingt-six millions (6 086 000 000) F CFA par les promoteurs privés et de six cent millions (600 000 000) F CFA par l’Etat burkinabè à travers le FBDES.

L’objectif global de ce projet est de soutenir les entreprises à fort potentiel dans les secteurs stratégiques de l’économie.

De façon spécifique, il s’agit de :

– construire et mettre en exploitation une unité de transformation de noix brutes de cajou bio au profit de la société TERRA FASO SA ;

– mettre en place une unité composée de silos de stockage modernes des produits agricoles au profit de la société SOCOPA-Afrique SA ;

– moderniser et étendre les activités avicoles de la société MOABLAOU SA ;

– déployer et mettre en exploitation des infrastructures passives de communications électroniques (pylônes et énergie) au profit de la société LORYNE SA.

L’adoption de ce rapport permet de ratifier par voie d’ordonnance l’accord de prêt entre le Burkina Faso et la Banque Ouest africaine de développement en faveur du Fonds burkinabè de développement économique et social pour le financement partiel de sous projets d’intérêt public.

Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant modification du décret n°2015-1518/PRES-TRANS/PM/MEF du 18 décembre 2015 portant approbation des statuts particuliers de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD).

Cette modification vise à actualiser les statuts de l’INSD pour les conformer aux nouvelles exigences règlementaires.

Les principales innovations du décret portent sur :

– l’intégration d’un Bureau comptable matières principal (BCMP) ;

– la suppression de l’Agence comptable (AC) ;

– la prise en compte du Directeur général adjoint et du comptable principal des matières en qualité de membres observateurs au sein du Conseil d’administration.

En outre, le décret prévoit le changement de dénomination de la Personne responsable des marchés (PRM) et le rattachement au Directeur général, du Service de la communication et des relations publiques (SCRP) ainsi que du Service de la documentation et des archives (SDA).

L’adoption de ce décret permet à l’Institut national de la statistique et de la démographie de remplir efficacement ses missions.

Le troisième rapport est relatif à un projet de décret portant autorisation de perception de recettes relatives à certaines prestations du ministère de la Santé.

Le ministère de la Santé, à travers ses structures techniques centrales et rattachées, assure une multitude de prestations de service. Il s’agit entre autres, des autorisations de création, d’ouverture et d’exploitation d’établissements sanitaires privés, de l’appui au secteur privé de santé, du contrôle de conformité et de la mise à disposition d’espace.

Cependant, la majorité de ces prestations sont délivrées gratuitement faute d’un cadre règlementant la tarification, la perception et le reversement des ressources au Trésor public.

L’adoption de ce décret permet de percevoir les recettes identifiées et d’accroître les recettes de service au profit du budget de l’Etat.

Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant création du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) dénommé « Tõogo » en langue nationale Mooré qui signifie «Puissance».

Dans la dynamique de rationalisation et d’amélioration de l’efficacité des institutions publiques, le Gouvernement a décidé de la fusion du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES), du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF), de l’Agence de financement et de promotion des petites et moyennes entreprises (AFP-PME), du Fonds Dumu Ka Fa (FDK), du Fonds Faso Kuna Wili (FKW), du Fonds national d’appui aux travailleurs déflatés et retraités (FONA-DR) et du Fonds de développement culturel et touristique (FDCT). Cette fusion permet de créer le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) « Tõogo ».

Ce nouveau fonds permettra de fédérer les ressources nationales et internationales dédiées au financement des activités de développement économique, de rationnaliser les dépenses de fonctionnement, d’améliorer la supervision et le contrôle des opérations de financement des bénéficiaires.

L’adoption de ce décret permet la création du Fonds burkinabè de développement économique et social « Tõogo ».

Le cinquième rapport est relatif à un projet de décret portant création du Fonds d’appui au sport et à la presse privée (FASP) dénommé « Wassa Bondo » en langue nationale Dioula qui signifie «le grenier du succès».

Au regard du contexte de résilience économique qui impose une rationalisation des ressources publiques, plus d’efficacité de l’action publique et une nécessité de simplification des mécanismes de financement, le le Gouvernement a engagé un processus de réforme des Fonds nationaux. C’est dans ce contexte que s’inscrit la fusion du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs et du Fonds d’appui à la presse privée.

Ce décret vise à matérialiser le regroupement de ces deux fonds pour créer le Fonds d’appui au sport et à la presse privée (FASP).

La mission du FASP est de contribuer par le financement, à la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de promotion du sport et des loisirs et à l’accompagnement des entreprises de presse privée.

Ce nouvel instrument permettra de renforcer la cohérence des interventions publiques, d’optimiser la gestion des ressources financières et humaines et d’accroître l’impact des actions du Gouvernement en matière de sport, des loisirs et de la presse privée.

L’adoption de ce décret consacre la création du Fonds d’appui au sport et à la presse privée «Wassa Bondo».

Le sixième rapport est relatif à un projet de décret portant création du Fonds de soutien à l’éducation et à la recherche (FOSER) dénommé « Bãngr baoobo » en langue nationale Mooré qui signifie « Recherche du savoir ».

Le FOSER résulte de la fusion du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA), du Fonds national pour l’éducation et la recherche (FONER) et du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID).

L’ambition du Gouvernement est de regrouper dans un cadre plus cohérent et performant l’ensemble de ces fonds au regard des chevauchements de missions, de la gouvernance fragmentée et de la gestion peu optimisée des ressources dans ces structures.

Le FOSER a pour mission de contribuer à la mise en œuvre  de la politique gouvernementale en matière de formation, de recherche et d’innovation, en offrant un cadre sécurisé et unifié de financement.

L’adoption de ce décret permet la création du Fonds de soutien à l’éducation et à la recherche «Bãngr baoobo ».

Le septième rapport est relatif à un projet de décret portant création d’un Fonds d’assistance sociale et de solidarité nationale (FASSN) dénommé « Seenimin » en langue nationale Bwamu qui signifie « Entraide ».

Le Fonds Seenimin est issu de la fusion du Fonds national de solidarité et de Résilience sociale (FNS-RS) et du Fonds d’assistance judiciaire (FAJ). Sa mission est de contribuer à la prise en charge des personnes et groupes sociaux vulnérables ou en détresse par le financement des actions humanitaires ainsi qu’à l’exercice de leur droit en justice.

L’adoption de ce décret permet la création du Fonds d’assistance sociale et de solidarité nationale « Seenimin ».

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts du Centre national des arts du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA).

Ce décret vise la relecture du décret n°99-085/PRES/PM/MCC du 06 avril 1999 portant approbation des statuts du CENASA en vue de les conformer à la règlementation en vigueur concernant les Etablissements publics de l’Etat, à renforcer sa gouvernance et à améliorer son efficacité institutionnelle.

Il permet ainsi la réorganisation du Conseil d’administration, la création de nouvelles directions opérationnelles dont une intégrant les Ensembles artistiques nationaux et la déconcentration du CENASA.

L’adoption de ce décret permet de doter le Centre national des arts du spectacle et de l’audiovisuel de nouveaux statuts, conformément au décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère administratif.

I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil a adopté trois (03) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de loi constitutionnelle portant révision de la Constitution.

Cette révision vise deux (02) modifications.

La première est relative au mode d’organisation et d’administration du système de gouvernance de notre pays. L’objectif de cette modification est de replacer l’Etat au cœur  du développement économique et social en rétablissant la place de la déconcentration et partant des circonscriptions administratives dans le système d’administration du territoire.

La seconde est relative à la fusion du Conseil supérieur de la communication (CSC) et de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL).

Le CSC et la CIL ont progressivement vu leurs attributions se rapprocher au fur et à mesure de l’évolution des Technologies de l’information et de la communication, notamment en matière de protection des personnes et de la vie privée sur le réseau internet.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

Le deuxième rapport est relatif à un projet de loi portant modification de la loi n°001-2021/AN du 30 mars 2021 portant protection des personnes à l’égard du traitement des données à caractère personnel.

Cette réforme institutionnelle permettra de renforcer l’efficacité de la régulation des contenus internet, en confiant à un seul organe aussi bien la régulation de la communication que la protection des données à caractère personnel.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

Le troisième rapport est relatif à un projet de loi organique portant attributions, composition, organisation et fonctionnement de l’Autorité de régulation de la communication et de protection des données à caractère personnel.

Cette institution résulte de la fusion du Conseil supérieur de la communication (CSC) et de la Commission de l’Informatique et des libertés (CIL). Elle a pour mission de réguler la communication et de protéger les personnes à l’égard du traitement des données à caractère personnel.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I 6  AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté un rapport relatif à la validation de la fiche d’identification sommaire du Projet de constructions et d’équipements de neuf (09) Centres hospitaliers universitaires régionaux de 500 lits (PCE/CHUR).

Le PCE/CHUR a pour objectif de renforcer de manière significative la capacité nationale de prise en charge hospitalière de haut niveau, en améliorant la couverture géographique, la qualité technique et l’équité d’accès aux soins spécialisés. Chaque hôpital sera conçu selon un plan harmonisé intégrant les pôles suivants :

– un pôle médical et chirurgical complet avec des blocs opératoires modernes, des unités de soins intensifs et des services d’hospitalisation spécialisés ;

– un pôle mère-enfant, dédié à la santé maternelle et néonatale ;

– des services médico-techniques de pointe, notamment l’imagerie médicale, le laboratoire d’analyses biomédicales, la réanimation, l’hémodialyse, la radiothérapie et la rééducation ;

– un pôle universitaire et de recherche, destiné à la formation clinique et à la recherche appliquée en partenariat avec les universités publiques.

Le projet bénéficiera directement à 18 millions de personnes environ, soit 75% de la population nationale. Il permettra la création d’environ 15 000 emplois temporaires pendant la phase de construction et 8 000 emplois permanents à la mise en service.

La mise en œuvre  du PCE/CHUR se déroulera en deux phases successives :

– phase I (2026-2030) : construction et équipement de cinq Centres hospitaliers universitaires régionaux ;

– phase II (2031-2035) : réalisation de quatre autres sites pour compléter le maillage territorial.

Le coût global du Projet de construction et d’équipement de neuf (09) Centres hospitaliers universitaires régionaux de 500 lits est estimé à 615,6 milliards F CFA.

L’adoption de ce rapport permet la validation de la fiche d’identification sommaire du Projet de construction et d’équipement de neuf (09) Centres hospitaliers universitaires régionaux de 500 lits.

I 7 AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté quatre (04) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant conditions, modalités de délivrance et gestion de l’agrément pour la fabrication et la vente des engrais.

Ce décret vise l’application de la loi n°010-2025/ALT du 04 juillet 2025 portant gestion et contrôle des engrais au Burkina Faso.

Les innovations majeures de ce décret sont :

– l’institution d’un agrément pour la fabrication artisanale des engrais ;

– l’institution d’un agrément pour la fabrication industrielle des engrais ;

– la réduction de la durée de validité de l’agrément, ramenée de cinq (05) à trois (03) ans renouvelables.

L’adoption de ce décret permet d’assainir le sous-secteur des engrais, d’améliorer la productivité agricole et d’atteindre les objectifs de souveraineté alimentaire.

Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant désignation de la structure nationale en charge de l’importation des engrais.

Ce décret vise l’application de la loi n°010-2025/ALT du 04 juillet 2025 portant gestion et contrôle des engrais au Burkina Faso. Cette loi dispose en son article 5 que « la structure nationale en charge de l’importation des engrais est désignée par voie règlementaire ».

Le décret désigne la Société burkinabè d’intrants et de matériels agropastoraux (SOBIMAP) comme structure en charge de l’importation des engrais dans notre pays.

L’adoption de ce décret permet à la Société burkinabè d’intrants et de matériels agropastoraux d’assurer sa mission d’approvisionnement du Burkina Faso en engrais de qualité et en quantité suffisante à des prix accessibles aux producteurs.

Le troisième rapport est relatif à la nationalisation de la Société Nouvelle CITEC (SN CITEC).

Dans le cadre de la Refondation marquée par un repositionnement de l’Etat dans les secteurs stratégiques de l’économie nationale, le Gouvernement a décidé de la reprise du contrôle de la SN CITEC par l’Etat burkinabè. Le capital social de ladite société est majoritairement détenu par GEOCOTON (53,42%) faisant de cet actionnaire le maître de la stratégie d’entreprise.

Cependant, de graves dysfonctionnements observés dans la gestion ont compromis les capacités de production de la SN CITEC. Au regard de la nécessité de poursuivre l’activité de production, de préserver l’outil de travail et du caractère stratégique de la société, le Conseil a décidé de la prise de contrôle total de la SN CITEC et de sa nationalisation pour cause d’utilité publique.

L’adoption de ce rapport consacre la nationalisation de la SN CITEC.

Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant approbation des statuts particuliers de la SN CITEC.

L’adoption de ce décret permet à la SN CITEC de disposer de nouveaux statuts pour accomplir efficacement ses missions en tant que société d’Etat.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre de l’Economie et des finances a fait au Conseil une communication relative à la sortie du Burkina Faso de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), intervenue le 24 octobre 2025.

Notre pays a été placé sur la liste grise du GAFI dans le cadre du processus de l’International cooperation review group (ICRG). Cette position était consécutive aux lacunes décelées dans le dispositif national de Lutte contre le blanchiment des capitaux et le Financement du terrorisme (LBC/FT).

Les autorités du Burkina Faso et l’ICRG ont travaillé en étroite collaboration, de novembre 2020 à mi-février 2021, pour élaborer un plan d’actions consensuel, composé de 37 actions afin de remédier à ces lacunes.

Après le 11e cycle d’évaluation, le Burkina Faso est parvenu à achever intégralement la mise en œuvre  de ses 37 actions, soit un taux de réalisation de 100%. C’est au vu de ces résultats et des engagements pris par les plus hautes autorités à poursuivre la dynamique de consolidation des améliorations du dispositif national LBC/FT que la décision de retrait de notre pays de la liste grise du Groupe d’action financière a été actée.

II 2 Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso à la Conférence ministérielle du Mouvement des Non-Alignés (MNA), tenue du 13 au 16 octobre 2025 à Kampala, en République d’Ouganda.

Placée sous le thème « Renforcer la coopération pour une prospérité mondiale partagée », la Conférence a été l’occasion pour le Burkina Faso de partager son expérience en matière de gestion de la crise sécuritaire, de politiques de développement répondant aux aspirations des populations et de mise en place d’un cadre communautaire avec la création de la Confédération des Etats du Sahel (AES).

La Conférence ministérielle du Mouvement des Non-Alignés a également été une vitrine pour le Burkina Faso d’exhorter les Etats membres à travailler à la réduction de la pauvreté, à la promotion d’un environnement durable, au partage des technologies, au renforcement des capacités et à la consolidation des partenariats dans un esprit de solidarité agissante.

II 3 Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques assurant l’intérim du ministre de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement a fait au Conseil une communication relative aux rapports annuels conjoints, portant sur l’état et la gestion du Fonds de réhabilitation et de fermeture de la mine (FRFM) au titre des exercices 2023 et 2024.

Pour l’exercice 2023, les recouvrements se chiffrent à sept milliards deux cent dix-huit millions trois cent cinquante-neuf mille cent trente et un (7 218 359 131) F CFA, soit un taux de réalisation de 29,59%, provenant exclusivement de trois mines industrielles.

Le montant total des cotisations attendues s’élevait à vingt-quatre milliards trois cent quatre-vingt-dix millions cent douze mille quatre cent trente-neuf (24 390 112 439) F CFA.

Il ressort également que les 14 sociétés de mines semi-mécanisées et les 31 sociétés de carrières industrielles n’ont procédé à aucune cotisation au titre du FRFM pour cette année. En matière de conformité réglementaire, seules 07 sociétés ont transmis leurs plans de réhabilitation et de fermeture.

S’agissant de l’exercice 2024, les cotisations recouvrées atteignent treize milliards sept cent trente et un millions cinq cent cinquante-quatre mille quatre cent quarante-deux (13 731 554 442) F CFA, soit un taux de réalisation de 49,55%, versés par 07 sociétés minières. Les cotisations attendues s’établissaient à vingt-sept milliards sept cent huit millions neuf cent quatre-vingt-onze mille deux cent quarante-quatre (27 708 991 244) F CFA.

Pour cet exercice également, les 17 mines semi-mécanisées et les 34 sociétés de carrières industrielles n’ont pas honoré leurs obligations de cotisation. En matière de réhabilitation, 10 sociétés minières ont transmis leurs plans de réhabilitation et de fermeture, auxquelles s’ajoutent 07 sociétés de carrières industrielles ayant également déposé leurs plans.

L’analyse globale des rapports fait ressortir une mobilisation insuffisante des ressources du FRFM, malgré les obligations légales qui incombent aux sociétés minières et aux exploitants de carrières.

Face à cette situation, plusieurs recommandations ont été formulées. Il s’agit notamment de la prise de dispositions en vue d’assurer le recouvrement effectif des cotisations dues et leur transfert au Trésor public et de mesures pour contraindre les sociétés minières et les exploitants de carrières industrielles à soumettre leurs plans de réhabilitation et de fermeture conformément à la règlementation en vigueur.

III NOMINATIONS

III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

– Monsieur Yiyé Abraham SOMDO, Mle 105 205 W, Administrateur civil, 2e classe, 2e échelon, est nommé Gouverneur de la Région du Nakambé ;

– Madame Denise BADO/BOUDA, Mle 113 252 F, Juriste, 1ère classe, 9e échelon, est nommée Directrice générale du Conseil burkinabé des chargeurs ;

– Monsieur Windyam Guy Désiré KOURAOGO, Mle 372 100 D, Attaché en études et analyses, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur des études et de la planification de la Direction générale de la mobilité urbaine ;

– Monsieur Sassiémiké Ousmane SOULAMA, Mle 272 915 L, Professeur des lycées et collèges, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur des Systèmes de transport intelligent ;

– Monsieur Nebwoumya SAWADOGO, Mle 43 566 R, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Directeur des transports urbains durables.

B AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

– Monsieur Ousmane SANON, Mle 91 242 U, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Inspecteur technique principal du budget ;

– Monsieur Souleymane DEMBELE, Mle 210 820 F, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Centre hospitalier universitaire de Pala ;

– Monsieur Wayiouba SAWADOGO, Mle 119 358 S, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Directeur des moyennes entreprises du Guiriko ;

– Monsieur Nab Alexis DABIRE, Mle 51 975 S, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie IA, grade exceptionnel, 2e échelon, est nommé Directeur du personnel, de la formation et de l’information documentaire à la Direction générale des Douanes ;

– Monsieur Mamoud SAWADOGO, Mle 58 767 P, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur régional des impôts du Yaadga.

C AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

– Monsieur Zoewendpanga Albert KABORE, Mle 130 339 J, Magistrat, catégorie P, grade exceptionnel, 2e échelon, est nommé Chargé de mission.

D AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

– Monsieur Félix KABRE, Mle 260 665 C, Commissaire principal de police, catégorie I, 3e échelon, est nommé Directeur général de la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF).

E AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

– Monsieur André ZONGO, Mle 51 149 N, Administrateur des services financiers, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances.

III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs au Conseil d’administration :

– de la Société des aéroports du Faso (SAFA) au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité ;

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– de l’Ecole nationale de police (ENP) au titre du ministère de la Sécurité ;

– de La Poste Burkina Faso (LA POSTE BF) au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques ;

– de la Société nationale de cartons et d’emballages du Burkina (SONACEB) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ;

– de la Société minière NORDGOLD NIOU SA et de la Société nationale des substances précieuses (SONASP) au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières ;

– de Burkina Yin-Wisgr Meta (BYM) au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi .

Le Conseil a également procédé à la nomination d’un Administrateur au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité.

A MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Mahamadi BADINI, Mle 92 677 E, Ingénieur en génie civil, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement au Conseil d’administration de la Société des aéroports du Faso (SAFA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme Monsieur Kouesyandé Joseph SOUBEIGA, Mle 119 724 M, Médecin épidémiologiste et biostatisticien, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Santé au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B MINISTERE DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Ecole nationale de police (ENP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– Monsieur Moussa GANOU, Mle 212 515 S, Inspecteur du travail, en remplacement de Monsieur Soumaïla GAMSONRE.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE COMITE DES ELEVES DE L’ECOLE NATIONALE DE POLICE

– Monsieur Isidore DABONE, Elève sous-officier de police, pour la durée de son mandat de Délégué général, en remplacement de Monsieur A. Cheick Isaac BAGUIAN.

Le second décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Ecole nationale de police (ENP) pour une dernière période de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Sécurité :

– Monsieur Emanoël KABORE, Mle 57 715 C, Inspecteur général de police.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité :

– Monsieur Naziko Yves Patrice SAMA, Mle 118 965 H, Administrateur civil.

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

– Monsieur Koungbèpuo SOME, Mle 119 299 C, Inspecteur du trésor.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Monsieur Ousséni ILLY, Mle 241 749 J, Enseignant-chercheur.

C MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Monsieur Alain SOME, Mle 522, Contrôleur des services postaux et financiers, Administrateur au Conseil d’administration de La Poste Burkina Faso (LA POSTE BF) pour une dernière période de trois (03) ans.

D MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Mathué BADIEL, Mle 111 307 G, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de la Société nationale de cartons et d’emballages du Burkina (SONACEB) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Madame Georgette SIRIMA/REMEN.

E MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Halidou OUEDRAOGO, Mle 91 444 N, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières au Conseil d’administration de la Société minière NORDGOLD NIOU SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

Le second décret nomme Madame Assiata OUEDRAOGO, Mle 205 544 Y, Attachée en études et analyses, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité au Conseil d’administration de la Société nationale des substances précieuses (SONASP)pour un premier mandat de trois (03) ans.

F MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Madame Rasmata DJIBO, Cadre de banque, Administrateur représentant l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina au Conseil d’administration de Burkina Yin-Wisgr Meta (BYM) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

Le Porte-parole du Gouvernement

 

Pingdwendé Gilbert Ouédraogo

 

COP30 : «Suivez les négociations avec l’intérêt du pays en tête», exhorte Roger Baro

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Lors de sa rencontre ce lundi 17 novembre avec les délégués Burkinabè prenant part à la trentième Conférence des parties à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques(COP30), le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement Roger Baro leur a donné des orientations on ne peut plus claires pour une meilleure participation à l’évènement.

Le ministre Roger Baro a exhorté les délégués burkinabè à la COP30 a y participé activement en ayant en tête l’intérêt du Burkina Faso

«COP 30

Roger BARO aux délégués du Burkina délégués du Burkina Faso :  «suivez les négociations et ayez l’intérêt du pays en tête»

Le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement Roger BARO a rencontré hier lundi 17 novembre les délégués Burkinabè présents à Belém au Brésil pour la 30e conférence des parties sur les changements climatiques. L’objectif, c’est de donner des orientations aux différents délégués pour une participation réussie de notre pays.

Pour cet exercice, le chef de la délégation Burkinabè était assisté de Son Excellence l’Abassadeur du Burkina Faso à Brasilia Sié Edgard SOU, des secrétaires généraux Abdoul Salam GAMPENE et Vieux Abdoul Rachid SOULAMA et du chargé de mission du ministre en charge de l’Environnement Cleophas ZERBO.

Donner la conduite à tenir lors de ces grands événements internationaux qui réunissent les pays pour un code de conduite respectueuse des lois, us et coutumes du pays d’accueil et du secretariat de la convention.  Le ministre Roger BARO, chef de la délégation a rappelé ce code de conduite à l’endroit des délégués pour qu’ils puissent effectivement se comporter dignement à l’image du Burkinabé et aussi porter haut le flambeau du Burkina à l’instar de l’orientation que son Excellence le Président du Faso, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré a donnée comme conduite pour notre pays.

Le ministre a rappelé aux délégués l’intérêt de suivre les discussions au niveau des salles pour que l’intérêt de notre pays et de l’Afrique avec lequel nous sommes partis au niveau des négociations puisse porter.

« Vous savez qu’il y a vraiment des intérêts en ce qui concerne les questions liées à l’adaptation et à la mobilisation des finances. Donc monsieur le ministre a rappelé la conduite que les délégués doivent avoir, l’engagement qu’ils doivent avoir pour que ça ne donne pas effectivement l’allure d’une participation à une foire, mais c’est vraiment que chacun puisse rentrer avec des carnets d’adresses avec du concret pour l’intérêt du pays. C’est des conseils bien reçus et que nous suivons en tant que structure de coordination avec l’ensemble des délégués qui suivent les négociations dans les salles » a soutenu Pamoussa OUEDRAOGO, Secrétaire Permanent du Conseil national pour le Développement Durable (SP/CNDD)

DCRP /MEEA»

Affaire Tiegnan : Le Cour d’Appel rendra sa décision ce mardi 18 novembre

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La Cour d’Appel, sise à Ouaga 2000, rendra sa décision dans le procès de l’affaire Tiegnan ce mardi 18 novembre 2025. «Ce sera dans la salle d’audience de ladite Cour», précise le ministère de la Justice et des Droits humains chargé des relations avec les institutions.

Ce procès en appel avait débuté le 3 novembre dernier et s’est poursuivi depuis avec des débats, des auditions de témoins et des débats sur la culpabilité des accusés.

L’affaire Tiegnan concerne, faut-il le rappeler, le détournement de plus de 3 milliards de francs CFA au ministère de l’Action humanitaire et dont le jugement en premier ressort, avait suscité beaucoup d’indignations dans l’opinion publique dans un contexte de lutte contre la corruption dans le pays.

Burkina Demain

Gestion forestière durable : Signature d’un Mémorandum d’entente historique entre la RDC et le Brésil

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La République Démocratique du Congo (RDC) et la République Fédérative du Brésil ont franchi, ce 15 novembre 2025 à Belém, une étape importante dans leur collaboration bilatérale en signant un Mémorandum d’Entente (MOU) pour le renforcement de la collaboration et de la gestion forestière.

«COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Signature d’un Mémorandum d’entente historique entre la RDC et le Brésil pour une gestion forestière durable et la protection du climat

Belém, Brésil – 15 novembre 2025 – La République Démocratique du Congo (RDC) et la République Fédérative du Brésil ont franchi une étape importante dans leur collaboration bilatérale en signant un Mémorandum d’Entente (MOU) pour le renforcement de la collaboration et de la gestion forestière.

L’accord a été signé ce samedi 15 novembre à Belém, au Brésil, par Madame la Professeure Marie Nyange Ndabo, Ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du Climat de la RDC, et Madame Marina Silva, Ministre brésilienne de l’Environnement. Ce geste symbolique unit les deux plus grands pays forestiers du monde dans une volonté commune de gérer durablement leurs ressources naturelles, en mettant l’accent sur le bien-être social des communautés locales et des peuples autochtones.

« L’Amazonie vient de mettre en place un fonds, à travers l’initiative TFFF, qui consiste à préserver les forêts, et en même temps, travailler pour le bien des communautés locales et des peuples autochtones. Étant les deux grands bassins qui régulent le climat au monde [le Congo et l’Amazonie], il était tout à fait normal de faire bloc ensemble pour défendre nos intérêts et protéger la planète », a déclaré la Ministre de la RDC, Marie Nyange Ndabo.

Ce mémorandum d’entente, fruit des échanges diplomatiques engagés par la Ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du Climat de la RDC, prévoit une collaboration fructueuse et gagnant-gagnant entre les deux nations, favorisant les échanges d’expériences et d’innovations.

La Ministre brésilienne, Marina Silva, a précisé les thématiques clés de cette coopération : « Nous avons signé ce mémorandum de coopération pour traiter des problématiques telles que les changements climatiques, la protection des forêts et de la diversité biologique, la promotion des actions locales, la création des synergies entre ces enjeux ainsi que la préservation des ressources en eau.»

Cette synergie s’inscrit dans la continuité de l’approche intégrée des trois bassins forestiers mondiaux (Amazonie, Congo et Asie du Sud-Est), approfondie depuis le Sommet de l’Amazonie. « Je suis donc ravie, avec mon équipe, d’être impatiente de commencer cette collaboration », a conclu la Ministre brésilienne.

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Celcom MEDD-NE “

Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo : La RDC succède au Gabon à la Co-facilitation

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la Ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du Climat, Professeur Marie Nyange Ndambo

La République démocratique du Congo (RDC) a officiellement accepté d’assumer la Co-facilitation du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC), en remplacement de la République gabonaise. L’annonce a été faite ce mardi 11 novembre, en marge de la COP30 à Belém, par la Ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du Climat, Professeur Marie Nyange Ndambo. Ce mandat débutera en janvier 2026 et marque une nouvelle étape dans l’engagement de la RDC pour la gestion durable des forêts du bassin du Congo. Plus de détails dans ce Communiqué de Presse.

la Ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du Climat, Professeur Marie Nyange Ndambo

«COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La RDC succède au Gabon à la Co-facilitation du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC), renforçant son leadership régional

BELÉM, BRÉSIL – Le 11 novembre 2025 – La République démocratique du Congo (RDC) a officiellement accepté d’assumer la Co-facilitation du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC), en remplacement de la République gabonaise. L’annonce a été faite ce mardi 11 novembre, en marge de la COP30 à Belém, par la Ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du Climat, Professeur Marie Nyange Ndambo. Ce mandat débutera en janvier 2026 et marque une nouvelle étape dans l’engagement de la RDC pour la gestion durable des forêts du bassin du Congo.

 « La RDC, pays-solution aux défis du changement climatique, se réjouit de la proposition que lui avait faite la République gabonaise, d’assurer à partir de janvier 2026, la co-facilitation et la présidence du PFBC. Je suis très heureuse de vous informer que la réponse est positive », a déclaré la Ministre Marie Nyange Ndambo.

La Ministre a également salué les progrès accomplis dans le cadre de l’Engagement du Bassin du Congo (Congo Basin Pledge), initié à Glasgow en 2022. Elle a réaffirmé le leadership de la RDC pour renforcer la gestion durable des forêts et s’est engagée à mettre en œuvre l’Appel de Belém pour les forêts du bassin du Congo dans la perspective post-2025.

Détails de l’Appel de Belém :

  • Lancé lors du Sommet de Belém, l’appel vise à mobiliser 2,5 milliards de dollars.
  • Les fonds seront destinés à protéger la biodiversité, lutter contre la déforestation et promouvoir le développement socio-économique des communautés locales et des peuples autochtones du bassin du Congo.

L’Appel de Belém sera présenté aux parties prenantes notamment les pays membres du bassin du Congo, les donateurs, les institutions financières internationales, les délégués de la société civile, lors d’un évènement prévu le 18 novembre à 17h00 au Pavillon Forêt. La Ministre Marie Nyange Ndambo y présentera en détail la feuille de route pour ce nouveau mandat de co-facilitation du PFBC.

Rappel : Le Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC), créé en 2002, rassemble près de 138 partenaires engagés pour les écosystèmes forestiers de la région. La co-facilitation précédente, exercée de 2023 à 2025, était assurée par la France (Mme Salina Grenet-Catalano) et le Gabon (Dr Aurélie Flore Koumba Pambo).

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Cellcom MEDD – NEC (Cellule de Communication du Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat) »

Burkina : C’est parti pour les premières JNTF !

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Bobo-Dioulasso, capitale économique du Burkina Faso, abrite, depuis ce vendredi 14 novembre 2025, la première édition des Journées nationales du transport ferroviaire (JNTF). C’est le ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Adama Luc Sorgho, qui a présidé l’ouverture de l’évènement en présence de plusieurs membres du gouvernement et des représentants des délégations venues du Mali, du Niger et de la Côte d’Ivoire.

Dans son allocution d’ouverture, le ministre Adama Luc Sorgho a réaffirmé l’engagement du gouvernement pour la promotion du rail 

«Mémoire, réflexion et de la projection». C’est le thème central de la première édition des Journées nationales du transport ferroviaire (JNTF) qui s’est ouverte ce vendredi 14 novembre 2025.

L’objectif, comme l’a indiqué le ministre Adama Luc Sorgho au troisième sommet africain sur le financement de infrastructures en Afrique tenu du 28 au 30 octobre dernier, c’est replacer le rail au cœur de la politique du développement du Burkina Faso et de la sous-région sahélienne. Et dans son allocution d’ouverture de l’évènement, le ministre des Infrastructures et du Désenclavement a évoqué un certain nombre de projets ferroviaires dont la réalisation devrait favoriser le développement économique de nos Etats et l’intégration africaine.

Au programme des JNTF 2025, plusieurs : conférence inaugurale, panels thématiques, excursion en train et inauguration de la salle d’exposition du musée ferroviaire.

30 ans de la SOPAFER-B

Le directeur général de la SOPAFER-B Firmin Bagoro, lors de la conférence de presse du 12 novembre dernier

L’évènement coïncide avec le trentième anniversaire de la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B). D’ailleurs c’est au directeur général de la SOPAFER-B Firmin Bagoro que l’honneur est revenu le 12 novembre dernier d’annoncer à la presse la tenue des présentes JNTF. Ces journées, avait indiqué le DG Bagoro, «marquent également les 30 ans de la SOPAFER-B», annonçant la participation de quelques 500 personnes dont des décideurs publics, des experts.

A l’ouverture de l’évènement, l’on notait la présence de délégations venues du Mali, du Niger et de la Côte d’Ivoire. Le parrain Roland Sow a salué l’initiative de cette première édition des Journées nationales de transport ferroviaire qui participe des efforts visant le développement du pays. L’évènement s’achève ce samedi 15 novembre 2025.

Mariam Sanou, Bobo

Burkina Demain

COP 30 : La RDC dévoile son répertoire national des métiers verts

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La République Démocratique du Congo (RDC) est décidément engagée pour l’environnement et l’emploi durable. La Professeure Marie Nyange Ndambo, Ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du Climat, et son collègue, le Ministre du Travail et Emploi, Monsieur Ferdinand Massamba, ont conjointement dévoilé le Répertoire National des Métiers Verts lors d’un événement parallèle à la CoP 30 à Belém, au Brésil.

«COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La RDC dévoile son répertoire national des métiers verts à la CoP 30, marquant une étape historique vers la transition écologique

BELÉM, BRÉSIL – le 14 novembre 2025 – La République Démocratique du Congo (RDC) est décidément engagée pour l’environnement et l’emploi durable. La Professeure Marie Nyange Ndambo, Ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du Climat, et son collègue, le Ministre du Travail et Emploi, Monsieur Ferdinand Massamba, ont conjointement dévoilé le Répertoire National des Métiers Verts lors d’un événement parallèle à la CoP 30 à Belém, au Brésil.

Cette initiative majeure positionne la RDC comme un leader en Afrique dans la lutte contre le changement climatique et la préservation de la biodiversité. Une Première Historique

Le répertoire des métiers verts est le fruit d’un arrêté interministériel historique signé en octobre 2025, le premier de ce type depuis l’indépendance de la RDC. Ce cadre normatif vise à classifier et à standardiser les professions dans les secteurs de l’environnement, de la forêt et des écosystèmes.

«Cet exercice complète les interventions que nous avons déjà faites ici dans le cadre du couloir vert et du programme la forêt c’est nous. Nous avons montré la volonté de la RDC d’aller de l’avant et de se positionner comme leader au niveau de l’Afrique du monde pour préserver les forêts », a déclaré la Ministre Marie Nyange Ndambo. Elle a souligné qu’« On ne peut pas préserver les forêts si les métiers de forêts ne sont pas classifiés et normés ».

Création d’emplois et rôle de Pays-Solution

L’officialisation de ces métiers s’inscrit dans la vision du Chef de l’État de la RDC et dans un vaste programme gouvernemental ayant pour objectif la création de 100 000 emplois verts à travers le pays. Le Ministre du Travail et Emplois a insisté sur l’importance de cette démarche : « Nous sommes à Belém pour vendre l’image et démontrer au monde entier que nous sommes déjà avancés. La RDC se classe en Afrique comme le deuxième pays qui a emboîté le pas des métiers verts. J’en appelle à tous les partenaires d’appuyer cette initiative qui entre dans la vision du Chef de l’Etat de création des milliers d’emplois des jeunes », a-t-il affirmé.

Le secteur des emplois verts est ouvert à toutes les couches de la population, avec un engagement ferme du gouvernement congolais à travailler avec le secteur privé formel pour promouvoir ces métiers, créer des richesses et contribuer à la réduction de la pauvreté.

Cette décision stratégique démontre la volonté des ministères sectoriels de faire jouer à la RDC son rôle de pays-solution aux défis climatiques mondiaux.

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Celcom MEDD-NEC”

COP 30 : La RDC lance la plus grande aire protégée du monde

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La République démocratique du Congo (RDC) a marqué ce vendredi un tournant décisif dans son engagement climatique et environnemental lors de la COP 30 à Belém, avec le lancement officiel du programme « Couloir vert Kivu-Kinshasa », une initiative majeure du Chef de l’État congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.  Ce projet, qualifié d’«unique au monde», établit une nouvelle référence mondiale en matière de conservation. D’une superficie colossale de 540 000 km², il devient la première et la plus grande aire protégée du monde, dépassant les trois plus importantes aires protégées existantes au Brésil. Plus de précisions dans ce Communiqué de Presse.

«COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La RDC lance officiellement le « Couloir vert Kivu-Kinshasa » : la plus grande aire protégée du monde et un engagement historique pour la biodiversité

Belém, Brésil – 14 novembre 2025 – La République démocratique du Congo (RDC) a marqué un tournant décisif dans son engagement climatique et environnemental lors de la COP 30 à Belém, avec le lancement officiel du programme « Couloir vert Kivu-Kinshasa », une initiative majeure du Chef de l’État, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Ce projet, qualifié d’«unique au monde», établit une nouvelle référence mondiale en matière de conservation. D’une superficie colossale de 540 000 km², il devient la première et la plus grande aire protégée du monde, dépassant les trois plus importantes aires protégées existantes au Brésil.

L’initiative vise à concilier développement durable, développement économique local et conservation à grande échelle. La Ministre de l’Environnement, Développement durable et nouvelle économie du climat, a souligné les objectifs doubles de l’initiative : « Le chef de l’État a lancé cette initiative premièrement pour améliorer les conditions de vies des communautés locales et des peuples autochtones. Le président l’a voulu aussi pour relier l’est et l’ouest de la République. »

Un Projet Ambitieux aux Objectifs Multiples

Présenté par Tosi Mpanu Mpanu, Conseiller principal du Chef de l’État, le Couloir vert Kivu-Kinshasa est une structure écologique et économique monumentale :

  • Taille et Connexion : Il reliera l’Est à l’Ouest via le fleuve Congo sur 2 300 kilomètres.
  • Tourbières : Il couvrira 67 % des tourbières de la RDC, des écosystèmes vitaux pour le climat mondial.
  • Objectifs stratégiques : L’ultime objectif est de « protéger la biodiversité, faciliter le mouvement des espèces, renforcer la résilience climatique et réduire les émissions de carbone. »
  • Financement : La RDC ambitionne de mobiliser au moins 1 milliard de dollars par année pour ce projet. Ce financement proviendra du budget national, des bailleurs de fonds bi et multi latéraux, du secteur privé, des philanthropes, des crédits carbone etc.

Reconnaissance Internationale et Alignement sur le Cadre Mondial

La présentation a suscité un intérêt soutenu de la part des partenaires techniques, financiers et des scientifiques. En dédiant 30 % de son territoire national à la conservation grâce à ce couloir, la RDC devient le premier pays à atteindre l’Objectif 30×30 du cadre mondial de la Biodiversité Kunming-Montréal.

Pr. Simon Lewis, chercheur renommé pour sa découverte des tourbières de la RDC, a salué l’initiative comme « extrêmement ambitieuse qui concilie la conservation, le développement économique pour la communauté et un large développement durable. »

Joe Eisen, directeur général de la Rainforest Foundation UK, a exprimé sa satisfaction, en saluant le gouvernement congolais et en espérant que le modèle des concessions des forêts des communautés sera répliqué le long de ce couloir.

Le projet a déjà obtenu un premier financement de l’Union européenne dans le cadre du programme Global Gateway, et plusieurs philanthropes ont manifesté leur intérêt. Le « Couloir vert Kivu-Kinshasa » positionne la RDC comme un « pays-solution » essentiel face aux défis climatiques mondiaux.

À propos du Couloir vert Kivu-Kinshasa

Initiative présidentielle de la République démocratique du Congo visant à créer la plus grande aire protégée du monde (540 000 km²) pour protéger la biodiversité, renforcer la résilience climatique et améliorer les conditions de vie des communautés locales.

Celcom MEDD-NEC»