Accueil Blog Page 6

Compte rendu du Conseil des Ministres du 19 février 2026

0

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 19 février 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 36 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger. Compte rendu .

La présente session s’est tenue sous la , sous la présidence du Président du Faso, Président du Conseil des ministres, le Capitaine Ibrahim Traoré

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Le Conseil a adopté un décret portant composition et modalités d’installation des délégations spéciales.

Ce décret vise l’application des dispositions de la loi n°024-2025/ALT du 30 décembre 2025 portant Code général des collectivités territoriales.

Les délégations spéciales actuelles sont régies par le décret n°2022-0118/PRES-TRANS/PM/MATDS/MEFP du 03 mai 2022 portant conditions d’installation, de composition, d’organisation, d’attributions et de fonctionnement de délégation spéciale dans une collectivité territoriale.

Par ailleurs, le fonctionnement de ces entités n’est plus en phase avec les dispositions du nouveau Code.

Les innovations du décret sont :

– la définition de la délégation spéciale comme « Assemblée locale » en lieu et place de «Commission administrative » ;

– le retrait des chefs de circonscription administrative des délégations spéciales ;

– le retrait des représentants des services techniques déconcentrés des délégations spéciales ;

– le retrait des autorités coutumières, traditionnelles et religieuses des délégations spéciales ;

– la nomination des présidents de délégations spéciales par arrêté du ministre de l’Administration territoriale et de la mobilité ;

– la prise en compte de nouveaux acteurs communautaires dans la composition des délégations spéciales tels les personnes handicapées, les agriculteurs, les éleveurs, les commerçants, les acteurs de la transformation agro-sylvo- pastorale, les artisans, les conseils d’écoles, les usagers de l’eau, les comités de gestion des structures sanitaires, les comités de veille et de développement (COVED) ;

– l’exclusion des députés.

L’adoption de ce décret permet de responsabiliser davantage les différentes composantes de la société dans la gestion des affaires publiques locales et d’améliorer la gouvernance locale.

I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté cinq (05) rapports.

Le premier rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt n°2025053/PR BF 2025 38 00 signé le 04 décembre 2025 entre le Burkina Faso et la Banque Ouest-africaine de développement (BOAD), pour le financement partiel du Projet de promotion de la finance inclusive pour l’accès des populations à faibles revenus aux services financiers au Burkina Faso (PPFIP), tranche 3.

Le coût de ce Projet est évalué à 44,372 milliards F CFA et le montant du prêt financé par la BOAD s’élève à 12,250 milliards F CFA.

L’objectif global du PPFIP est de contribuer à l’amélioration des conditions socioéconomiques des populations à la base.

De façon spécifique, il s’agit de :

– favoriser l’accès aux services financiers à travers les Institutions de microfinance (IMF) ;

– renforcer la protection sociale et la résilience des ménages vulnérables et les inclure dans le circuit économique ;

– développer des services financiers de proximité, adaptés, inclusifs et accessibles pour soutenir l’économie locale ; – mettre en place des mécanismes d’appui favorables aux bénéficiaires et garantissant la pérennité des institutions de financement décentralisées.

Les principaux bénéficiaires dudit projet sont :

– les femmes des zones rurales et périurbaines à revenu primaire faible ou inexistant ;

– les groupements d’agriculteurs et d’éleveurs ;

– les femmes et les jeunes travaillant dans l’agriculture et l’artisanat ;

– les petits commerçants des zones urbaines et périurbaines ;

– les petites et moyennes entreprises.

L’adoption de ce rapport permet de ratifier par voie d’ordonnance l’accord de prêt entre le Burkina Faso et la Banque Ouest-africaine de développement pour le financement partiel du Projet de promotion de la finance inclusive pour l’accès des populations à faibles revenus aux services financiers au Burkina Faso, tranche 3, conformément à la loi n°023-2025/ALT du 29 décembre 2025 portant habilitation du Gouvernement à autoriser par voie d’ordonnance, la ratification des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers.

Le deuxième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt n°2025080/PR BF 2025 43 00 signé le 30 décembre 2025 entre le Burkina Faso et la Banque Ouest-africaine de développement pour le financement du tronçon Yargo-Bourzanga dans le cadre de la réalisation du projet de construction et de bitumage de la route nationale n°22 (RN22) Kongoussi-Djibo.

Cet accord de prêt porte sur un montant de 10 000 000 000 F CFA. Le projet de construction et de bitumage de la RN22 Kongoussi-Djibo contribuera à la résolution de la crise sécuritaire et humanitaire dans la zone du Sahel à travers le désenclavement de la région favorisant ainsi le développement économique et social.

L’adoption de ce rapport permet de ratifier par voie d’ordonnance l’accord de prêt entre le Burkina Faso et la Banque Ouest-africaine de développement pour le financement partiel du projet de construction et de bitumage de la route nationale n°22 (RN22) Kongoussi-Djibo au Burkina Faso, conformément à la loi n°23-2025/ALT du 29 décembre 2025 portant habilitation du Gouvernement à autoriser, par voie d’ordonnance la ratification des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers.

Le troisième rapport est relatif à un projet de décret portant autorisation de perception de recettes relatives à des prestations de service de certaines structures du ministère de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique.

Le ministère de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique fournit divers services aux usagers notamment les élèves, entreprises et partenaires, à travers certaines de ses structures centrales et déconcentrées.

Ces prestations comprennent entre autres, la délivrance des diplômes, la fourniture de documents administratifs et la location d’infrastructures ou de matériels. Elles génèrent des recettes dont il convient de définir clairement les modalités de perception et concernent notamment :

– l’autorisation d’occupation du poste de censeur et de comptable dans les établissements privés ;

– l’autorisation d’habilitation ou de renouvellement d’habilitation par les entreprises formatrices ;

– le retrait de certains titres professionnels ;

– les frais d’inscription aux examens et concours scolaires et à la certification ;

– le retrait des duplicatas de diplômes et d’attestations ;

– l’analyse de documents pédagogiques produits par les acteurs privés ;

– les visites de classe demandées par les promoteurs privés ;

– la formation pédagogique demandée par les promoteurs privés.

L’adoption de ce décret permet la perception de recettes relatives aux prestations de service de certaines structures du ministère de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique en vue d’améliorer la mobilisation des recettes au profit du budget de l’Etat.

Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant autorisation de prise de participation dans le capital social de la société KIAKA SA.

Situé dans la commune de Gogo, province du Zoundwéogo, région du Nazinon, KIAKA SA détient un permis d’exploitation couvrant une superficie de 54,02 km2.

Ce décret vise une prise de participation supplémentaire au capital de la société KIAKA SA par l’Etat burkinabè à hauteur de 25%, suivant les dispositions des articles 66 et 306 de la loi n°016-2024/ALT du 18 juillet 2024 portant Code minier du Burkina Faso et le décret n°20250302/PRES/PM/MEMC/MEF/MJDHRI/MICA du 21 mars 2025 portant modalités de constitution et d’ouverture du capital des sociétés d’exploitation industrielle à l’Etat et aux investisseurs burkinabè.

Cette prise de participation portera la part de l’Etat à 40% dans le capital social de la société KIAKA SA.

L’adoption de ce décret permet une prise de participation supplémentaire de l’Etat burkinabè dans le capital de la société KIAKA SA.

Le cinquième rapport est relatif à un projet de décret portant déclaration d’utilité publique, la définition d’une zone de servitude foncière et la constitution de réserves foncières autour du site d’implantation du Complexe industriel ferroviaire de la Société de Fabrique et de Pose de Rails, en abrégé  «FASO RAILS », dans la commune de Bobo-Dioulasso, province du Houet.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale d’industrialisation et de renaissance du secteur ferroviaire, le Gouvernement du Burkina Faso a engagé la création d’un complexe industriel intégré dédié à la fabrication et à la pose de rails, porté par la société d’économie mixte FASO RAILS.

A cet effet, un terrain d’une superficie de 59,3368 ha a été identifié et délimité dans le village de Kotédougou, commune de Bobo-Dioulasso, le long de l’axe Ouagadougou-Bobo (RN1), à la lisière du nouveau péage.

Toutefois, la réalisation effective des infrastructures industrielles, logistiques et ferroviaires prévues requiert la sécurisation d’une zone de servitude périphérique indispensable à l’implantation des ouvrages annexes notamment les voiries industrielles, les réseaux techniques, les zones de sécurité et les réserves foncières. Cette zone de servitude permettra de prévenir les occupations anarchiques, de protéger les investissements publics structurants et d’offrir une possibilité d’extension future des infrastructures industrielles du complexe.

La zone concernée par la déclaration d’utilité publique couvre une superficie totale de quarante (40) ha.

L’adoption de ce décret permet de déclarer d’utilité publique, la définition d’une zone de servitude foncière et la constitution de réserves foncières autour du site d’implantation du Complexe industriel ferroviaire de la Société de Fabrique et de Pose de Rails, en abrégé « FASO RAILS », dans la commune de Bobo-Dioulasso.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE

Le Conseil a examiné un projet de loi portant modification de la Charte de la Transition révisée du 25 mai 2024.

La dissolution des partis et formations politiques exige une révision de certaines dispositions de la Charte de la Transition du 14 octobre 2022 et son modificatif du 25 mai 2024 afin d’instaurer une cohérence normative et institutionnelle.

En effet, la dissolution des partis et formations politiques induit la suppression de la composante «partis et mouvements » à l’article 15 de la Charte qui accorde à cette composante 12 sièges au sein de l’organe législatif. La réaffectation de ces sièges aux autres composantes permet de maintenir l’effectif de l’Assemblée législative de Transition et de lui garantir un fonctionnement optimum.

La réorganisation du territoire en juillet 2025 qui a consacré la création de quatre (04) nouvelles régions, requiert la prise en compte de leur représentant dans la composante personnalités désignées par les forces vives des régions au sein de la représentation nationale.

En outre, suite à la proclamation de la Révolution progressiste populaire le 1er avril 2025 par Son Excellence Monsieur le Président du Faso, il s’avère nécessaire d’impacter le dispositif juridique en prenant en compte des principes et valeurs fondamentaux de défense de la Patrie, d’engagement patriotique populaire et de rupture avec les modèles politiques impérialistes et néocoloniaux.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES 

Le Conseil a adopté un rapport relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement nomination et renouvellement de mandat de membres au Conseil du Service universel des communications électroniques (CSU).

L’adoption de ces décrets permet la nomination de deux (02) membres et le renouvellement de mandat de trois (03) membres au Conseil du Service universel des communications électroniques.

I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un rapport relatif aux projets spécifiques du ministère de l’Energie, des mines et des carrières.

Pour faire face au défi énergétique, le département en charge de l’Energie a planifié l’exécution de projets à fort impact en vue de garantir aux populations un accès universel à des services énergétiques modernes et à moindre coût, d’ici 2030.

Les actions identifiées dans le cadre de projets spécifiques au titre de l’année 2026 sont entre autres :

– le renforcement du réseau de transport et de distribution électrique (construction de postes HTB 330/90/33 kV et 225/33 kV) au profit de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL).

– la promotion d’une production d’électricité à faibles émissions de carbone ;

– l’accès des couches vulnérables aux services d’électricité par la connexion des ménages des zones péri-urbaines de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso ;

– le renforcement des capacités du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB).

Le coût global de ces projets spécifiques s’élève à deux cent quarante-neuf milliards trois cent vingt-quatre millions sept cent seize mille huit cent quatre-vingt-onze (249 324 716 891) F CFA TTC.

Le financement est assuré par le budget de l’Etat, des promoteurs privés, la SONABEL et des partenaires techniques et financiers.

I 6 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION 

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant approbation des statuts particuliers de l’Université Faustin Sié SIB.

L’adoption de ce décret permet de doter l’Université Faustin Sié SIB de textes règlementaires en vue d’accomplir efficacement ses missions.

Le second rapport est relatif à la formalisation du Projet d’appui à l’enseignement supérieur et à la recherche (PAESR).

Ce projet vise à consolider les acquis du Projet d’appui à l’enseignement supérieur (PAES), exécuté du 19 décembre 2018 au 31 mars 2025, à relever les nouveaux défis et à prendre en compte les ambitions du Gouvernement notamment en matière d’adéquation formation-emploi.

L’objectif global du PAESR est de renforcer l’accès aux filières professionnalisantes pertinentes pour le marché du travail et la gouvernance de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique pour une meilleure contribution au développement socio-économique du Burkina Faso.

Le projet a une durée de cinq (05) ans et permettra notamment :

-la construction de 03 Espaces numériques ouverts (ENO) ;

-l’octroi de bourses à 500 étudiants pour des études de doctorat dans les filières prioritaires ;

-l’opérationnalisation de 04 unités mixtes de recherche en agriculture, en matériaux (céramique), en mines et en santé dans le cadre de la mise en place d’un laboratoire fédérateur de science et technique ;

-l’acquisition d’ordinateurs au profit de 40 000 étudiants, sous forme de subvention pour                           d’un coût global de 60 000 000 000 F CFA, le PAESR sera financé par l’Association internationale pour le développement (IDA) et l’Etat burkinabè.

L’adoption de ce rapport permet de poursuivre les échanges avec la Banque mondiale en vue de la formalisation du Projet d’appui à l’enseignement supérieur et à la recherche.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques a fait au Conseil une communication relative au plan d’urgence contre les coupures récurrentes et prolongées d’eau de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA).

Au Burkina Faso, la production effective d’eau potable par l’ONEA est de 390 410 m3/jour. Il ressort que 122 180 m3 sont perdus par jour à travers le réseau de distribution ne rendant disponible au profit des consommateurs que 268 230 m3/jour. Les niveaux de perte d’eau s’élèvent ainsi à 31,3% alors que les standards internationaux se situent entre 15% et 20%.

Pour combler le déficit d’eau potable, trois mesures urgentes seront mises en œuvre améliorer la performance globale de la chaîne «Production-Distribution » d’eau potable de l’ONEA. Il s’agit de l’optimisation de la production effective d’eau potable, de la maîtrise des pertes d’eau dans le réseau et de l’augmentation urgente des capacités de production de l’eau potable.

L’ensemble de ces mesures permettra d’augmenter le disponible d’eau de plus de 180 000 m3/jour et d’améliorer les conditions de vie des populations.

Le coût du plan d’urgence s’élève à 14 milliards 600 millions F CFA et son financement est totalement bouclé. Il repose sur une mobilisation interne de ressources comprenant un réaménagement du budget du ministère en charge de l’eau pour un montant de 3,6 milliards F CFA, une contribution des agences de l’eau (Nakambé et Liptako) pour un montant de 3,5 milliards F CFA et les ressources propres de l’ONEA pour 7,5 milliards F CFA.

II 2 Le ministre de la Santé a fait au Conseil une communication relative à une baisse historique des cas et des décès liés au paludisme enregistrée en 2025 au Burkina Faso.

En effet, le nombre total de cas de paludisme est passé de 10 805 020 en 2024 à 7 329 278 en 2025, soit une diminution de 3 475 742 cas (-32,17 %).  Chez les enfants de moins de cinq ans, la réduction est de 1 962 277 cas (-38,60 %). Le nombre de décès est passé de 3 523 en 2024 à 1 979 en 2025, soit une baisse de  1 544 décès (-43,83 %). Chez les enfants de moins de cinq ans, 893 décès ont été évités, représentant plus de la moitié de la baisse globale.

Ces résultats traduisent l’impact du leadership national et le renforcement de la gouvernance de la lutte contre le paludisme. Ils sont entre autres dus :

– aux efforts d’assainissement du cadre de vie dans certaines grandes villes ;

– à la distribution à l’échelle nationale pour la première fois, de 14 763 528 moustiquaires de nouvelle génération bi-imprégnées d’insecticides à longue durée d’action ;

– à l’extension de la vaccination antipaludique qui depuis août 2025 est passée de 27 districts à l’ensemble du pays ;

– à la chimio-prévention du paludisme saisonnier Plus (CPS+) ayant couvert 4 861 917 enfants et servi de plateforme pour l’identification et la destruction des gites larvaires ;

– à la confirmation diagnostique des cas quasi systématique (99,2 %) ;

– à la mobilisation communautaire accrue et la coordination multisectorielle renforcée.

Le Conseil salue ces résultats majeurs qui traduisent l’efficacité des orientations stratégiques du Gouvernement. Il félicite l’ensemble des acteurs et les invite à maintenir la dynamique pour une élimination totale du paludisme dans notre pays.

II 3  Le ministre de l’Enseignement de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales a fait au Conseil une communication relative à la réunion des experts sur l’Education et le développement de la petite enfance (EDPE) en Afrique de l’Ouest et du Centre, tenue du 20 au 22 janvier 2026 à Dakar au Sénégal.

La réunion des experts sur l’Education et le développement de la petite enfance s’inscrit dans une dynamique régionale visant à accélérer le développement holistique de l’enfant, de la naissance à 08 ans et à renforcer la capacité des pays à traduire leurs engagements politiques en réformes concrètes et mesurables. La rencontre avait également pour objectifs d’apprécier, à cinq ans de l’échéance de 2030, les progrès vers les cibles liées aux Objectifs de développement durable.

Le Burkina Faso s’est enrichi des expériences des autres pays en matière d’éducation et de développement de la petite enfance. Il a aussi partagé son expérience dans le domaine de la formation des professionnels de l’éducation, de la santé et de l’action sociale.

III NOMINATIONS

III 1  NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

– Monsieur Oula Damien OUATTARA, Mle 254 841 M, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur général de la Société Faso Agropôles ;

– Monsieur Karim DAO, Mle 264 390 E, Ingénieur en agriculture, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur de l’Agropôle de la Comoé ;

– Monsieur Guiadoma Ludovic Prosper Arsène YIGO, Mle 254 842 U, Ingénieur du développement rural, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur de l’Agropôle de Samendeni ;

– Monsieur Dométierké John Herman HIEN,  Mle 91 388 E, Ingénieur en agriculture, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur de l’Agropôle du Sourou ;

– Monsieur Patarbtalé Joseph NIKIEMA, Mle 36 431 D, Ingénieur du génie rural, 2e classe, 11e échelon, est nommé Directeur de l’Agropôle du Nakambé ;

– Monsieur Ferdinand ZONGO, Mle 264 655 M, Ingénieur d’élevage et de santé animale, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur de la Vulgarisation et de recherche-développement en élevage.

B  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

– Madame Jacqueline Mélanie NARE/SOMA, Mle 59 758 S, Administrateur civil, 2e classe, 7e échelon, est nommée Inspecteur général des services ;

– Monsieur Francis GUINKO, Mle 346 139 U, Administrateur civil, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur du Développement institutionnel et de l’innovation.

 

C AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

– Monsieur Somtigmeda Lambert ZONGO, Mle 208 087 N, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Chef de Cabinet du ministre délégué chargé du budget ; – Monsieur Wendpanga Télesphor MARE, Mle 212 291 K, Conseiller en aménagement du territoire et développement local, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur des études spatiales et de l’aménagement du territoire ;

– Monsieur Hahadou TIABONDOU, Mle 55 762 Y, Inspecteur des impôts, 2e classe, 2e échelon, est nommé Chef de département des opérations de sécurisation des terres de l’Agence nationale du domaine foncier des organismes publics ;

– Monsieur Adama COMPAORE, Mle 104 797 X, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Comptable principal des matières du ministère de l’Enseignement de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales.

D AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

Les personnes dont les noms suivent sont nommées membres au Conseil du Service universel des communications électroniques (CSU) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques :

– Monsieur Bakary KONZENE, Mle 111 315 J, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère de la Sécurité :

– Monsieur Zakaria HEBIE, Mle 260 666 N, Commissaire principal de police.

Le mandat des personnes dont les noms suivent est renouvelé au Conseil du Service universel des communications électroniques (CSU) pour une dernière période de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Monsieur Tizane DAHO, Mle 119 749 S, Professeur titulaire.

Au titre du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques :

– Monsieur Oumarou OUEDRAOGO, Mle 267 761 L, Ingénieur de conception en informatique.

Au titre de la Primature :

– Monsieur Goh Germain Zontowa ZADINI, Mle 238 625 H, Conseiller en emploi et en formation professionnelle.

E AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE – Monsieur Sidi BARRY, Mle 217 027 N, Conseiller en gestion des ressources humaines, 2e classe, 3e échelon, est nommé Secrétaire technique du contrôle de l’authenticité des diplômes et titres de capacité professionnelle des agents publics ; – Monsieur Ousmane SANDWIDI, Mle 202 774 B, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Secrétaire permanent de la Coordination des établissements de formation professionnelle et de la valorisation de l’expertise publique.

F AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Babou André BATIONO, Mle 218 389 T, Directeur de recherche, catégorie P1, classe exceptionnelle, 1er échelon, est nommé Directeur général de la recherche et de l’innovation.

III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

-de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) au titre du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques ;

-de l’Agence pour la promotion des exportations du Burkina (APEX-BURKINA) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ;

-de l’Université Lédéa Bernard OUEDRAOGO (ULBO) et de l’Agence nationale de biosécurité (ANB) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

A MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Issaka COMPAORE, Mle 202 302, Ingénieur du génie rural, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques au Conseil d’administration de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Dofini-Tuan Ma-Wanni Renaud SENI.

B MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Boukary NAGABILA, Mle 260 356 B, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de l’Agence pour la promotion des exportations du Burkina (APEX-BURKINA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Ousmane Omar BARRY.

C MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Mahamadou ZORE, Mle 303 457 L, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de l’Université Lédéa Bernard OUEDRAOGO (ULBO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence nationale de biosécurité (ANB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Monsieur Lassina SANOU, Mle 249 819 B, Maître de recherche, en remplacement de Madame Pauline BATIONO/KANDO.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL SCIENTIFIQUE DE L’AGENCE NATIONALE DE BIOSECURITE

– Monsieur Moustapha KOALA, Mle 356 348 Y, Chargé de recherche, en remplacement de Monsieur Zézouma SANON.

 

Le Porte-parole du Gouvernement

Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO,

Officier de l’Ordre de l’Etalon

Compte rendu du Conseil des Ministres du 12 février 2026

0

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 12 février 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 11 H 38 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

La présente session s’est tenue sous la , sous la présidence du Président du Faso, Président du Conseil des ministres, le Capitaine Ibrahim Traoré

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DE LA PRIMATURE

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement reconnaissance de la qualité de Martyr de la Nation et d’Invalide de la Nation.

L’évolution du contexte socio-économique et politique de notre pays a été marquée par des événements majeurs ayant suscité l’engagement de citoyens qui, au péril de leur vie, se sont illustrés par des actions de bravoure pour la défense de la Patrie.

Au regard de leurs sacrifices consentis pour la Patrie, la loi n°004-2022/ALT du 10 juin 2022 portant statut de martyr et d’invalide de la Nation a été adoptée. En application de cette loi, le Conseil a adopté deux décrets, l’un portant reconnaissance de la qualité de Martyr de la Nation à 454 personnes, l’autre conférant le statut d’Invalide de la Nation à 87 personnes.

L’adoption de ces décrets permet de traduire la reconnaissance de la Nation à ces personnes qui se sont illustrées par des actions de bravoure au profit de la Nation.

Le second rapport est relatif à un projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement de la Primature.

Dans le cadre de la refondation de l’État et du renforcement de la gouvernance administrative, les attributions de la Primature ont connu une évolution substantielle. Dans cette dynamique, le Fonds d’appui au sport et à la presse privée (FASP) «Wassa Bondo» ainsi que l’Autorité nationale de radioprotection et de sûreté nucléaire (ARSN) ont été rattachés à la Primature.

Par ailleurs, le Service national pour le développement (SND) a été décroché de la Primature pour être rattaché au ministère de la Guerre et de la Défense patriotique.

Ces réaménagements institutionnels rendent nécessaire l’actualisation de l’organigramme de la Primature afin de refléter fidèlement sa nouvelle configuration administrative et fonctionnelle.

 

L’adoption de ce décret permet à la Primature d’exercer pleinement ses nouvelles attributions et de renforcer l’efficacité de la coordination de l’action gouvernementale.

I 2  AU TITRE DU MINISTERE DE LA GUERRE ET DE LA DÉFENSE PATRIOTIQUE

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de la Guerre et de la défense patriotique.

Le décret n°2026-0006/PF/PRIM du 12 janvier 2026 portant remaniement du Gouvernement a consacré la création d’un ministère de la Guerre et de la défense patriotique.

Par ailleurs, le décret portant attributions des membres du Gouvernement a opéré des ajustements dans les attributions dudit ministère, d’où la nécessité de la relecture du décret n°2025-0096/PRES/PM/MDAC du 12 février 2025 et son modificatif le décret n°2025-0797/PF/PM/MDAC du 26 juin 2025 portant organisation du ministère de la Défense et des anciens combattants.

Ce décret vise à prendre en compte les différents changements intervenus dans ledit ministère.

Les innovations majeures du décret sont :

– le rattachement du Service national pour le développement (SND) au ministère de la Guerre et de la défense patriotique ;

– la prise en compte de la création de l’Institut supérieur de l’aéronautique de Bobo-Dioulasso ;

– le rattachement de l’Institut de l’enseignement militaire TIEFO Amoro à l’Etat-major général des Armées.

L’adoption de ce décret permet au ministère de la Guerre et de la défense patriotique de disposer d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir efficacement ses missions, conformément au décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte déclaration d’utilité publique urgente, le projet intégré de revalorisation des fermes fruitières de Yendéré et de la Guénako, de FLEX FASO.

Par décision du Conseil des ministres du 29 décembre 2023, les fermes de la société FLEX FASO ont été réquisitionnées pour relancer la production agricole au profit des populations locales. Parmi elles, les fermes de Yendéré et de la Guénako qui couvrent environ 1048 hectares.

Le Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF) a été mandaté pour accompagner la mise en valeur desdites fermes, avec l’appui du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques (MARAH).

Cependant, après un an de travaux, les résultats restent en deçà des attentes en raison notamment de la faible implication des populations et de l’état de dégradation avancée des plantations dû à l’absence prolongée d’entretien.

Face à ce constat, le ministère de l’Agriculture, de l’eau et des ressources animales et halieutiques (MAERAH) a conçu un projet d’aménagement mieux adapté aux réalités locales et aux aspirations des populations. Sa mise en œuvre nécessite des investissements importants qui ne pourraient être sécurisés sans un cadre foncier clair et stable.

La déclaration d’utilité publique urgente apparait donc indispensable pour permettre à l’Etat de prendre possession desdits terrains et de garantir la pérennité des investissements. Cette approche vise à doter notre pays de fermes modèles qui contribueront à l’atteinte de la souveraineté alimentaire.

L’adoption de ce décret permet de déclarer d’utilité publique urgente, le projet intégré de revalorisation des fermes fruitières de Yendéré et de la Guénako, de FLEX FASO.

Le second décret porte mise en œuvre de l’obligation pour les grandes entreprises de construire un siège au Burkina Faso.

Ce décret vise l’application de la loi n°022-2025/ALT du 29 décembre 2025 portant obligation pour les grandes entreprises de construire un siège au Burkina Faso. Il s’applique aux entreprises réalisant un chiffre d’affaires moyen annuel hors taxes supérieur ou égal à cinq milliards (5 000 000 000) F CFA sur les trois dernières années. Ces entreprises sont tenues de construire ou d’acquérir leur siège dans un délai de trente-six mois à compter de l’approbation de leur projet immobilier.

L’adoption de ce décret permet de doter notre pays d’un instrument règlementaire efficace pour la mise en œuvre de la loi sur l’obligation de construction au Burkina Faso, de siège pour les grandes entreprises.

I 3  AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Greffiers en chef.

Ce décret vise l’application de la loi n°054-2012/AN du 18 décembre 2012 portant statut du personnel du corps des greffiers. Il a pour objectifs de procéder à l’affectation de greffiers en chef en fin de formation professionnelle et à l’affectation de greffiers en chef en activité.

L’adoption de ce décret permet la nomination de dix (10) Greffiers en chef dans des juridictions et de trois (03) Greffiers en chef dans des structures centrales du ministère de la Justice.

I 4  AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant modification du décret n°2018-1199/PRES/PM/MCIA/MUH//MINEFID/MATD/MJDHPC du 31 décembre 2018 relatif au commerce de distribution au Burkina Faso.

Ce décret vise à protéger les acteurs nationaux, garantir une régulation efficace du marché intérieur, mieux organiser le commerce de distribution et le commerce de détail en vue de renforcer la souveraineté alimentaire.

Les innovations de ce décret sont :

– l’interdiction des achats bord champ aux ressortissants de pays étrangers en vue de protéger les emplois, d’organiser les circuits de commercialisation, de protéger les intérêts des producteurs tout en assurant une concurrence saine et loyale ;

– la consécration de l’exclusivité de l’exercice du commerce de détail aux nationaux, aux ressortissants des pays membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES) et des autres pays africains accordant la réciprocité aux ressortissants burkinabè.

L’adoption de ce décret permet de mieux protéger les intérêts des producteurs des filières agro-sylvo- pastorales, des petits commerçants locaux et d’assainir le marché intérieur pour une concurrence saine et loyale.

II COMMUNICATION ORALE

Le ministre de la Santé a fait au Conseil une communication relative à la baisse des prix de vente des médicaments essentiels génériques ainsi que d’autres produits spécifiques de santé et des consommables médicaux essentiels du circuit de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques (CAMEG) à compter du 1er mars 2026.

Les baisses opérées sont de l’ordre de 67,27% pour certaines formes comprimées, 53,47% pour certaines formes injectables, 20% pour certaines formes sirops/suspensions et 72,73% pour certains consommables médicaux.

Pour assurer ces baisses, le Gouvernement a consenti un effort financier estimé à 3 milliards F CFA. Cet effort permettra aux populations d’avoir un meilleur accès aux services de santé et d’économiser des ressources afin de les réorienter dans d’autres postes de dépenses.

Cette nouvelle baisse des prix des médicaments essentiels génériques intervient après celle de mai 2025 dont l’incidence financière était d’environ 5 milliards F CFA.

La baisse des prix des médicaments essentiels génériques est la matérialisation de la vision de Son Excellence le Président du Faso, qui est d’assurer à tous les Burkinabè, un accès équitable à des soins et services de santé et de nutrition de qualité.

III NOMINATIONS

III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

– Monsieur Drissa OUEDRAOGO, Mle 52 163 M, Inspecteur des impôts, 2e classe, 8e échelon, est nommé Inspecteur des finances ;

– Monsieur Askadar Housmane SANOU, Economiste, est nommé Directeur général de la Caisse de dépôt et d’investissement ;

– Madame Ouinlassida Delphine OUEDRAOGO/ZOUNDI, Mle 216 162 F, Administrateur des services financiers, 2e classe, 2e échelon, est nommée Comptable principal des matières du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques ;

– Monsieur Sékou KOMI, Mle 235 916 M, Inspecteur du trésor, 2e classe, 2e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES Tõogo) ; Logiciel financier

– Monsieur Julien Nomwendé OUEDRAOGO, Mle 91 656 L, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur provincial des Impôts du Kourwéogo.

B AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

– Monsieur Thomas SAVADOGO, Officier, est nommé Attaché de défense près l’Ambassade du Burkina Faso en Türkiye.

C AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE

Les Greffiers en chef dont les noms suivent sont nommés en juridictions aux postes suivants :

– Monsieur Rémi Nestor Windyam TARPLIGA, Mle 104 436 H, Greffier en chef, est nommé à la Cour de Cassation ;

– Monsieur François RAMDE, Mle 358 272 P, Greffier en chef, est nommé à la Cour d’Appel de Ouagadougou ;

– Madame Ping-Wendé Andréa Nafissatou KABORE, Mle 339 932 Z, Greffier en chef, est nommée à la Cour d’Appel de Ouagadougou ;

– Monsieur Kissasida Hyacinthe BILGO, Mle 259 611 G, Greffier en chef, est nommé au Tribunal du travail de Ouagadougou ;

– Monsieur Pouabar Désiré DABIRE, Mle 358 246 A, Greffier en chef, est nommé au Tribunal de grande instance de Léo ;

– Monsieur Wennongué Ismaël BAMOGO, Mle 358 240 L, Greffier en chef, est nommé à la Cour d’Appel de Fada N’Gourma ;

– Monsieur Delwendé Hermann ZONGO, Mle 366 064 Z, Greffier en chef, est nommé au Tribunal de grande instance de Banfora ;

– Monsieur Wend-Nongbzanga Omar Brice BAMBARA, Mle 366 076 U, Greffier en chef, est nommé au Tribunal de grande instance de Kongoussi ;

– Monsieur Adama DJIGUEMDE, Mle 366 084 C, Greffier en chef, est nommé au Tribunal de grande instance de Orodara ;

– Monsieur Ragnangnewendé Ibrahim COMPAORE, Mle 329 212 V, Greffier en chef, est nommé au Tribunal de grande instance de Gaoua.

Les Greffiers en chef dont les noms suivent sont nommés dans les structures suivantes :

– Monsieur Pascal KIENDREBEOGO, Mle 358 259 B, Greffier en chef, à la Direction des Greffes ;

– Monsieur Oumar BAYERE, Mle 105 402 C, Greffier en chef, à la Direction de la Législation et de la codification ;

– Monsieur Boulédié BAILOU, Mle 116 968 F, Greffier en chef, à la Direction du Contrôle et de la gestion des Officiers publics judiciaires.

D AU TITRE DU MINISTERE DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITE

– Monsieur Abou-Bakar TRAORE, Mle 248 050 Y, Ingénieur de conception en informatique, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur des systèmes d’information.

E AU TITRE DU MINISTERE DE LA CONSTRUCTION DE LA PATRIE

– Monsieur Amed SORY, Mle 104 281 S, Administrateur des services financiers, 2e classe, 5e échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;

– Monsieur Ollo PALENFO, Officier, est nommé Secrétaire général ;

– Monsieur Yacouba SIKO, Mle 75 908 M, Géographe/planificateur- urbaniste, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Secrétaire général adjoint ;

– Monsieur Patrice Aimé Windkouni SAWADOGO, Mle 235 893 G, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances ;

– Monsieur Hamidou OUEDRAOGO, Mle 208 064 C, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur des marchés publics ;

– Monsieur Gilbert ZONGO, Mle 104 863 S, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles.

F AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

– Monsieur Anséokoun DABIRE, Mle 238 069 C, Administrateur civil, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Madame Kadidiatou COULIBALY, Mle 399 019 G, Ingénieur de conception en géologie et mines, 1ère classe, 1er échelon, est nommée Directrice de la réhabilitation des sites de carrières.

G AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

– Monsieur Oumar ZOMBRE, Mle 211 829 D, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur de la Communication et des relations presse.

H AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Gilbert ILBOUDO, Mle 247 542 A, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Chargé d’études.

III 2  NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de l’Agence FASO MÊBO au titre de la Présidence du Faso ;

– de la Société d’exploitation des phosphates du Burkina (SEPB) et de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) au titre du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques ;

– du Fonds burkinabè de développement économique et social « FBDES Tõogo » au titre du ministère de l’Economie et des finances ;

– de l’Agence nationale de régulation pharmaceutique (ANRP) au titre du ministère de la Santé.

Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration de l’Agence FASO MÊBO et du Fonds burkinabè de développement économique et social «FBDES Tõogo».

A PRESIDENCE DU FASO

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence FASO MÊBO pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence FASO MÊBO pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre de la Présidence du Faso :

– Monsieur Harouna SAWADOGO, Mle 512 842 D, Consultant ;

– Monsieur Souleymane ZOROME, Mle 200 503 W, Conseiller en gestion des ressources humaines.

Au titre de la Primature :

– Monsieur Tidiane KABORE, Mle 58 770 S, Inspecteur des impôts.

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

– Monsieur Aboubacar SAWADOGO, Mle 119 330 X, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques :

– Monsieur Abdoulaye BAZIE, Mle 213 848 X, Inspecteur de l’environnement.

Au titre du ministère de la Construction de la Patrie :

– Monsieur Amed SORY, Mle 104 281 S, Administrateur des services financiers.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’AGENCE FASO MÊBO

– Monsieur Elvis KAPIOKO, Officier.

Le second décret nomme Monsieur Harouna SAWADOGO, Mle 512 842 D, Consultant, Président du Conseil d’administration de l’Agence FASO MÊBO pour un premier mandat de trois (03) ans.

B MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Société d’exploitation des phosphates du Burkina (SEPB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques :

– Monsieur Issiaka ZOURI, Mle 215 304 B, Ingénieur d’élevage.

Au titre du ministre de l’Economie et des finances :

– Madame Aminata ZOUNGO, Mle 119 314 S, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :

– Monsieur Daniel BADOLO, Mle 111 309 X, Conseiller des affaires économiques.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE LA SEPB

– Monsieur Mindiéba OUALI, Mle 10 00 017 P, Technicien supérieur en génie électrique.

Le second décret nomme Madame Sita LOUGUE/BOUDO, Mle 119 807 S, Economiste, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

C MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Fonds burkinabè de développement économique et social «FBDES Tõogo» pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

– Madame Kadiatou OULLA/PARE, Mle 58 445 H, Inspecteur du trésor ;

– Monsieur Isaac Fresnel Wendkouni KABRE, Mle 235 876 U, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme :

– Monsieur Sidibé Geoffroy LEMAN, Mle 238 117 N, Administrateur des services touristiques.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :

– Monsieur Mathué BADIEL, Mle 111 307 A, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi :

– Monsieur Patindé Yannick Arnaud KOUSSOUBE, Mle 259 731 M, Conseiller en emploi et en formation professionnelle.

Au titre du ministère des Serviteurs du Peuple :

– Monsieur Tégawendé Alfred SIMPORE, Mle 52 964 T, Conseiller en gestion des ressources humaines.

Au titre du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques :

– Monsieur Oula Damien OUATTARA, Mle 254 841 M, Ingénieur d’agriculture.

Le second décret nomme Madame Kadiatou OULLA/PARE, Mle 58 445 H, Inspecteur du trésor, Présidente du Conseil d’administration du Fonds burkinabè de développement économique et social « FBDES Tõogo » pour un premier mandat de trois (03) ans.

D MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Abdoul Kader KONE, Mle 216 849 V, Inspecteur du travail, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Serviteurs du Peuple au Conseil d’administration de l’Agence nationale de régulation pharmaceutique (ANRP) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur David BELEMNABA.

Le Porte-parole du Gouvernement, le Ministre des Serviteurs du Peuple assurant l’intérim

Mathias TRAORE,

Officier de l’Ordre de l’Etalon

Université sans murs : travail comme sagesse, mémoire des métiers et culture de l’humain au village initiateur 

0
Yé Lassina Coulibaly, homme de culture africain aux grandes idées qui transcendent les époques

«L’Afrique, dès l’origine, fut plurielle : pluralité des villages, des peuples, des paysages et des langues – langues de la savane et de la forêt, des montagnes et des plaines, langues portées par les vents du désert ou par le ressac de l’océan- Cette diversité n’était ni dispersion ni fracture : elle était richesse, harmonie complexe, polyphonie structurée. Dans cet espace, la culture cessait d’être abstraction pour devenir pratique, c’est-à-dire relation vivante à la terre travaillée, à l’effort partagé, à l’expérience accumulée. Le savoir n’y était pas un capital figé, mais un champ à cultiver, transmis par l’usage et confirmé par le temps», écrit Lassina Yé Coulibaly, homme de culture chevronné que l’on ne présente plus, dans cette profonde réflexion qui nous replonge dans les entrailles ancestrales de  nos origines purement humainement africaines . Lisez plutôt !

Par cette profonde réflexion, Lassina Yé Coulibaly nous replonge dans les entrailles ancestrales de  nos origines purement humainement africaines

«Université sans murs : le travail comme sagesse, mémoire des métiers et culture de l’humain, mémoire fondatrice d’un village initiateur

La parole des gestes comme contribution à la fondation d’une culture

L’université, l’initiation, où s’enracina mon apprentissage premier ne possédait ni murs pour circonscrire le savoir, ni amphithéâtres pour en ordonner la diffusion rituelle, ni diplômes pour en certifier l’acquisition selon les procédures administratives du monde moderne. Elle ne figurait sur aucune carte institutionnelle, ne relevait d’aucune autorité ministérielle, ne se réclamait d’aucune doctrine pédagogique explicitement formulée. Et pourtant, elle existait avec une évidence souveraine, à la fois humble par sa forme et totale par sa portée : elle enseignait à l’enfant et l’adolescent les connaissances du cosmos et les valeurs familiales et humaines.

Institution sans façade, mais non sans fondement, elle s’inscrivait à ciel ouvert dans la lenteur des jours, dans la respiration des saisons, dans cette durée épaisse où l’être humain ne se façonne pas par la rupture brutale, mais par la continuité patiente. « C’est en marchant que l’on trace le chemin».

C’est là que je fus instruit – moi, Yé Lassina Coulibaly – non par l’accumulation fébrile de savoirs abstraits, mais par une imprégnation progressive et organique ; non par l’énoncé autoritaire de concepts désincarnés, mais par une connaissance vécue, incorporée, inscrite dans les corps, les gestes, les regards, les silences, les rythmes mêmes du vivant, notamment au travers de l’enseignement des trésors des masques.

Le village n’était pas une institution normative assignant des places fixes aux individus, ni une machine classificatoire hiérarchisant artificiellement les intelligences. Il constituait une matrice anthropologique, un espace de transmission implicite où le savoir se déposait par sédimentation lente, au fil des générations, des métiers exercés, des récits partagés et des langues parlées. C’est là où j’ai appris l’importance et la pertinence de l’organisation collective et solidaire qui prévalait pour réaliser les travaux des champs et les soins aux animaux, ainsi que la construction des merveilleuses maisons conçues selon des règles immuables et un art assumé.

 

C’est là aussi que j’ai mesuré l’importance des interactions entre l’homme et le cheval. La présence de cet animal dans une cour apportait la considération à son maître… Confronté à la puissance du cheval, à ses goûts et à ses exigences, celui-ci était amené à contrôler ses propres humeurs, à maitriser ses pulsions, en un mot à être à l’écoute du cheval. C’est de ces observations qu’est née ma fascination pour le cheval, pour un animal « pas comme les autres »…

L’Afrique, dès l’origine, fut plurielle : pluralité des villages, des peuples, des paysages et des langues – langues de la savane et de la forêt, des montagnes et des plaines, langues portées par les vents du désert ou par le ressac de l’océan- Cette diversité n’était ni dispersion ni fracture : elle était richesse, harmonie complexe, polyphonie structurée. Dans cet espace, la culture cessait d’être abstraction pour devenir pratique, c’est-à-dire relation vivante à la terre travaillée, à l’effort partagé, à l’expérience accumulée. Le savoir n’y était pas un capital figé, mais un champ à cultiver, transmis par l’usage et confirmé par le temps.

Avant les livres, avant l’alphabet, avant même que la parole n’accepte la discipline des phrases et la fixité de l’écrit, il y eut l’écoute – écoute profonde, presque charnelle, par laquelle le monde s’inscrivait dans la conscience avant de se laisser nommer. J’appris avant de savoir lire ; je compris avant de pouvoir désigner. Le réel ne me parla pas d’abord par le texte, mais par la voix humaine, par la polyphonie des récits, par l’épaisseur signifiante des silences habités, par la répétition méthodique des gestes quotidiens. La parole des anciens, dense de temps vécu, ne flattait pas : elle nourrissait. « La parole du vieux est plus douce que le miel », dit-on en Afrique.

Le travail fut mon premier langage. Je l’entendis avant d’en maîtriser les mots. Il m’initia, sans violence symbolique ni contrainte autoritaire, à l’ordre du monde et à la civilisation des hommes. Dans l’effort répété, dans la fatigue acceptée, dans l’attention respectueuse portée à la matière, se déployait une pédagogie silencieuse mais rigoureuse. Le savoir s’y construisait moins par explication que par engagement, moins par discours que par participation.

J’écoutais les parents, les grands-parents, les anciens – visages façonnés par le soleil, la peine et le temps. Leur parole, sobre et mesurée, portait une science sans théorie, une sagesse sans doctrine. Ils transmettaient moins par le verbe que par la présence, par l’exemplarité, par la justesse du geste accompli. Leur enseignement ne démontrait pas : il incarnait.

Ainsi, le village devint ma première patrie intérieure. Le travail en constituait la loi silencieuse, acceptée avec la même évidence que la gravité. Il ne se négociait pas : il s’accomplissait. Il ne s’érigeait pas en valeur abstraite : il s’imposait comme condition même de la vie collective.

Dans cet univers, la vertu ne se proclamait pas. Elle ne s’exhibait ni dans les discours moraux ni dans les signes de reconnaissance sociale. Elle brûlait à bas bruit, semblable à une braise enfouie, perceptible seulement à la chaleur qu’elle diffusait. On la reconnaissait à la patience sans plainte, au sacrifice discret, au courage sans témoin. Elle n’était pas d’ordre moral, mais existentiel : elle n’ordonnait pas, elle engageait ; elle ne promettait pas, elle obligeait intérieurement. « Les harmonies du djembé les plus fortes sont celles qui battent dans le cœur».

Le travail habitait le village comme un organisme vivant. Il respirait à travers une multitude de gestes – visibles ou discrets, anciens ou renouvelés. Il passait du laboureur ouvrant la terre au forgeron donnant voix au fer ; du charpentier dialoguant avec le bois au pain qui lève lentement dans la chaleur du four, du pêcheur dialoguant avec l’eau au berger parcourant la savane ; du guérisseur maîtrisant les plantes à l’artisan façonnant la beauté à partir de la nécessité. Il vivait dans le tisserand, le tailleur, le vannier, le menuisier, le maçon, le bûcheron, l’herboriste, l’enseignant…

«La main qui donne forme à la matière donne corps aussi à l’esprit»

À l’image des grandes civilisations africaines, l’art n’y était jamais séparé de la nécessité, il en était la réponse sensible au travers de l’inspiration du poète, du musicien, du danseur…« la calebasse qui contient l’eau contient aussi le chant. »

Chaque métier portait une part du monde sans jamais s’en croire propriétaire. Le travail n’y était pas production au sens moderne, mais continuité. Il reliait les générations par une chaîne invisible : « Le monde ne nous appartient pas, nous l’empruntons à nos enfants ». Il donnait une mémoire aux outils, une âme aux gestes, une histoire aux lieux. Il façonnait la matière, certes, mais surtout l’homme lui-même, en lui inculquant mesure, rigueur, humilité et sens de l’intérêt général.

Dans le village, l’homme vivait entre nécessité et volonté, entre devoir et gratitude. Chaque maison, chaque champ portait la trace de cette fidélité. La parole devenait acte, le geste devenait loi: « Ce que la bouche promet, les mains doivent l’accomplir».

Ainsi se révélait l’Afrique véritable : non comme périphérie du monde, mais comme espace de puissance humaine, de diversité culturelle, de ressources intellectuelles, scientifiques et spirituelles en devenir. Riche de ses peuples, de ses langues, de ses paysages et de sa capacité à penser l’avenir, elle portait – et porte encore – une responsabilité historique à l’égard du monde.

Le village apparaissait alors comme un livre ouvert, une université sans murs, où se lisaient la justice, la dignité et l’humanité. Par chaque geste accompli, chaque pierre posée, chaque parole transmise, il s’élevait de la simple existence à l’universel. Il enseignait la patience du temps long, la profondeur des racines et la sagesse de l’élévation.

Et aujourd’hui encore, dans les arts, la pensée critique, la science et la création africaine contemporaine, se poursuit ce dialogue immémorial entre la terre, l’homme et l’esprit – là où le travail demeure envers et contre tout, où la poésie reflète l’âme humaine, et où l’Afrique, consciente de sa valeur, se tient debout, fidèle à son héritage et responsable de son avenir. « Le savoir est comme un champ : s’il n’est pas cultivé, il ne nourrit personne ».

L’Université à ciel ouvert : tel fut le village pour l’enfant que j’étais!

Malgré cette richesse de la civilisation africaine qu’est l’initiation, la majorité de nos contemporains sont peu armés pour maîtriser leurs destinées.  Ils n’ont souvent que leur courage et leurs capacités d’adaptation face à des pouvoirs étatiques s’appuyant sur les grandes lignées de familles qui détiennent la puissance de l’argent.

Bien qu’un système économique d’échanges existât antérieurement à l’ère moderne, la sagesse des anciens n’avait pas imaginé que le développement d’un commerce à l’échelle planétaire et d’une industrialisation effrénée remettrait en cause les valeurs universelles qu’elle prônait…

De nos jours, si l’on ne dispose pas de l’écoute de réseaux d’influence susceptibles de relayer les talents et les besoins de soutien des individus, notamment des créateurs, des artistes, des écrivains et des journalistes on ne peut pas lutter contre des systèmes qui obéissent à des règles cruelles et non-écrites…

C’est ce constat qui m’a incité à en savoir plus sur ces systèmes implacables.

Depuis les origines des sociétés humaines organisées, la question du pouvoir constitue l’un des axes centraux de la pensée politique, philosophique et historique. Qui gouverne véritablement les peuples ? D’où procède l’autorité réelle ? Et surtout, le pouvoir se limite aux formes visibles qu’il adopte – institutions officielles, gouvernements élus, constitutions, parlements, tribunaux – ou bien existe-t-il, derrière cette façade, des structures plus anciennes, plus discrètes et plus durables ?

À travers les siècles, une interrogation persistante traverse l’histoire des civilisations : derrière l’apparence officielle des États et des régimes politiques, existerait-il des forces invisibles, des réseaux de pouvoir continus, capables d’influencer les grandes orientations du monde indépendamment des alternances politiques, des révolutions ou des changements idéologiques ?

C’est dans ce cadre que s’inscrit la notion, à la fois symbolique et analytique, d’«Organisation non gouvernementale».

Ce concept ne désigne pas un État au sens juridique du terme, mais une constellation de lignées, de familles, de groupes d’intérêts et de réseaux transnationaux, qui traverseraient les époques sans jamais disparaître totalement, adaptant leurs formes sans renoncer à leur influence.

La permanence historique des grandes lignées de pouvoir

L’examen attentif de l’histoire mondiale révèle une constante troublante : certaines familles, dynasties et groupes d’influence ont survécu à des bouleversements majeurs que l’on croyait définitifs. Empires effondrés, monarchies abolies, révolutions populaires, luttes des classes, guerres mondiales, mutations idéologiques radicales – autant d’événements qui ont transformé les formes visibles du pouvoir sans toujours en modifier les détenteurs profonds.

De l’Europe féodale aux monarchies constitutionnelles et aux Républiques, du Royaume Uni et son Commonwealth aux États-Unis modernes, de la Chine impériale à la Chine contemporaine, du Japon traditionnel au capitalisme avancé, jusqu’aux grandes puissances du Moyen-Orient, ces lignées ont démontré une capacité remarquable d’adaptation. Elles ont su se détacher des régimes déclinants pour s’intégrer aux nouveaux systèmes, conservant leur position stratégique.

Les historiens, les journalistes d’investigation et certains chercheurs ont mis en lumière les multiples canaux par lesquels ces groupes ont exercé leur influence :

-la finance et le crédit ;

– l’industrie et les infrastructures ;

– la diplomatie et les relations internationales ;

– les institutions religieuses ou idéologiques ;

– la science, la technologie et l’éducation ;

– le contrôle des routes commerciales et énergétiques.

Cette continuité alimente l’idée que le pouvoir réel ne disparaît pas avec les formes politiques visibles. Il se transforme, se déplace, se dissimule et se reconfigure.

Origine et construction progressive de ces organisations

Leur origine exacte demeure sujette à débat. Certains en situent les premières manifestations à l’époque des grandes civilisations antiques, lorsque les fonctions religieuses, militaires et économiques étaient concentrées entre les mains d’élites restreintes. Dans ces sociétés, le pouvoir ne se fondait pas sur la représentation populaire, mais sur la maîtrise du sacré, de la force et des ressources.

D’autres analyses situent sa structuration moderne à partir de la Renaissance, période marquée par l’essor des banques, des grandes familles marchandes, des compagnies commerciales transnationales et des premiers réseaux financiers globaux. L’apparition du capitalisme, de la dette souveraine et des marchés financiers aurait profondément transformé la nature du pouvoir.

La révolution industrielle, puis la mondialisation économique, auraient ensuite renforcé ces structures invisibles. À chaque étape historique, ce système ne se serait pas imposé par une rupture brutale, mais par une accumulation lente et continue de capital, de savoir, de relations et de contrôle des ressources stratégiques.

Contrairement aux États officiels, il ne reposerait ni sur des constitutions écrites ni sur des élections. Ses règles seraient tacites, fondées sur la loyauté, la transmission héréditaire, les alliances matrimoniales, les accords financiers, et surtout une vision du long terme dépassant les cycles électoraux.

Une organisation fondée sur l’invisibilité et la délégation

L’un de ses traits fondamentaux résiderait dans sa capacité à rester hors du champ de la visibilité publique. Elle ne gouvernerait pas directement mais en déléguant le pouvoir apparent aux États officiels, leur laissant la charge d’administrer les sociétés, de gérer les crises et d’assumer la responsabilité politique.

Cette invisibilité constitue sa principale force. En demeurant dans l’ombre, elle échappe à la contestation populaire, aux sanctions électorales, aux révoltes symboliques et à la pression médiatique. Elle agit non comme un gouvernement, mais comme une architecture de fond.

Son organisation serait à la fois hiérarchisée et souple, chaque acteur occupant une fonction précise :

– influence bancaire et financière ;

– orientation stratégique des politiques publiques ;

– financement et orientation de la recherche scientifique ;

– développement industriel et technologique ;

– diffusion idéologique, culturelle et médiatique.

Cette structure fluide lui permettrait de traverser les crises, les conflits et les changements de régimes sans jamais apparaître comme une entité identifiable.

L’économie financière comme instrument de domination indirecte

Au cœur de ce système, l’économie financière occuperait une place centrale. Le contrôle des flux monétaires, du crédit, de la dette, des investissements et des marchés constituerait un levier de pouvoir bien plus efficace que la force militaire.

 

Par l’endettement des États, la spéculation, les crises financières orchestrées ou exploitées, et les investissements stratégiques, il devient possible d’orienter les politiques publiques sans recourir à la violence. L’économie cesse alors d’être un simple outil de production de richesses pour devenir un instrument de gouvernance globale.

Les décisions économiques déterminent les marges de manœuvre politique, sociale et même culturelle des nations.

Science, industrie et technologie : façonner l’avenir

La science et la technologie représenteraient un autre pilier fondamental de cette organisation. En orientant les financements de la recherche, en soutenant certaines innovations plutôt que d’autres, ces structures influenceraient directement le futur de l’humanité.

Santé, biotechnologies, énergie, numérique, intelligence artificielle : décider quelles technologies sont développées, accessibles ou abandonnées revient à définir les limites mêmes du progrès humain. Le progrès scientifique n’est jamais neutre ; il reflète des choix politiques, économiques et idéologiques.

Alliances mondiales et coordination discrète

À l’échelle internationale, de telles organisations s’appuieraient sur des alliances complexes dépassant les accords militaires officiels. Ces alliances incluraient des coopérations économiques, industrielles, énergétiques et stratégiques.

Des rencontres discrètes, formelles ou informelles, rassemblent régulièrement ces élites afin d’anticiper les crises, d’ajuster les stratégies globales et de définir les grandes orientations du monde à venir. La rareté des informations accessibles sur ces réunions renforce l’idée d’une séparation profonde entre le pouvoir visible et le pouvoir réel.

La communication et le contrôle du récit

Le cœur véritable du pouvoir de ce système résiderait toutefois dans la maîtrise du récit. Contrôler l’information, ce n’est pas seulement censurer, mais façonner la perception du réel.

Cette influence s’exercerait par :

– la sélection des informations diffusées ;

– la hiérarchisation des priorités médiatiques ;

– la construction de récits dominants ;

– la normalisation de certaines idées ;

– la marginalisation ou la disqualification d’autres visions du monde.

Il ne s’agit pas d’imposer directement des décisions, mais de définir le cadre mental dans lequel les sociétés pensent, débattent et agissent.

Une domination subtile de la vie humaine

L’influence de ces organisations s’étendrait progressivement à tous les aspects de la vie humaine : modes de vie, aspirations individuelles, conception du succès, rapport au travail, à la technologie, au temps et à l’avenir.

Il s’agirait d’un pouvoir lent, profond et durable, agissant moins par la contrainte que par l’habituation, l’adhésion inconsciente et l’intériorisation des normes. Il s’agit d’une domination invisible, intégrée aux structures mêmes de la société.

Une question ouverte sur le pouvoir réel

Que ce système soit envisagé comme une réalité concrète, un ensemble de réseaux d’influence ou comme une métaphore du pouvoir invisible, il pose une question fondamentale : qui décide réellement du monde dans lequel nous vivons ?

En interrogeant le rôle de l’économie, de la science, de la communication et des alliances discrètes, cette réflexion invite à développer l’esprit critique, à questionner les récits dominants et à comprendre que le pouvoir le plus efficace n’est pas toujours celui qui s’affiche, mais souvent celui qui agit en silence.

Rester humain dans le fracas du monde

Il existe des réalités fondamentales, auxquelles personnes n’échappent, qui traversent nos vies sans demander la permission. Elles ne cherchent ni notre accord ni notre confort. Elles sont là, immuables, silencieuses, et pourtant d’une puissance radicale.

La première est l’amour : un amour brut, parfois maladroit, souvent vulnérable, mais toujours révélateur. Il agit comme un miroir sans indulgence. Il nous met à nu, expose nos failles, nos manques, nos élans les plus sincères. Aimer, c’est accepter d’être vu tel que l’on est, sans décor ni masque.

La deuxième réalité est l’argent. Une force abstraite, presque invisible, mais dont l’influence est massive. Il infiltre les relations humaines, redéfinit les priorités, conditionne les choix et façonne les trajectoires individuelles et collectives. Il promet la sécurité tout en imposant la dépendance. Il rassure autant qu’il aliène. Il devient parfois un substitut au sens, à la reconnaissance, à l’amour même.

La troisième réalité est la mort. Toujours en arrière-plan, rarement regardée en face, mais omniprésente. C’est elle qui donne à la vie son urgence, sa fragilité et sa valeur réelle. Sans elle, tout serait reportage, tiède, insignifiant. Avec elle, chaque instant devient potentiellement essentiel.

À l’intersection de ces réalités naît une confusion profonde. Les récits se croisent, s’emmêlent, se contredisent. Certains sont inventés pour manipuler, d’autres sont des fictions nécessaires pour survivre. On se raconte des histoires pour tenir debout : des familles idéalisées, des identités construites sur l’illusion, des succès mis en scène pour masquer le vide. La manipulation est devenue banale. Certains vendent du rêve à ciel ouvert, sans scrupules, pendant que d’autres s’y accrochent pour ne pas sombrer.

Dans ce chaos, une identité nationaliste mal digérée peut enfermer l’individu dans une prison intérieure. Elle nourrit la peur, le rejet, la haine de l’autre, au lieu d’ouvrir à la complexité du monde et à la richesse de l’humain. Elle fige là où la vie demande du mouvement, de la nuance, de l’écoute.

La vie, en réalité, n’est jamais figée. C’est un chantier permanent. Il n’existe ni horaires fixes, ni règles universelles, ni mode d’emploi applicable à tous. Chacun avance avec ses blessures visibles ou invisibles, ses doutes persistants, ses forces fragiles. Dans ce désordre, l’essentiel devient la survie, certes, mais surtout la capacité à se protéger. Trouver un équilibre intérieur, rester debout sans se trahir, ne pas se perdre malgré le bruit, la pression, les attentes projetées par les autres et par la société.

Partout, les différences s’expriment : dans les attitudes, les comportements, les valeurs. Elles apparaissent aussi bien à la lumière du jour que dans l’obscurité de la nuit, dans les gestes que l’on voit comme dans les silences lourds de sens. Dans ce contexte, la véritable résistance n’est pas dans la confrontation permanente ni dans le bruit. Elle se trouve dans l’authenticité. Être soi, sincèrement. Être simple, profondément. Écouter les choses simples. Faire les choses simples. Refuser de se perdre dans l’ego, la mise en scène ou la quête vaine de reconnaissance.

Cette simplicité est devenue un luxe rare. Peu osent réellement emprunter ce chemin. Beaucoup préfèrent impressionner, fasciner, briller artificiellement. Pourtant, l’habit ne fait pas le moine, et les apparences mentent souvent. Derrière le vernis, il y a parfois le vide, la peur, une solitude immense qui ne dit pas son nom.

Le monde, lui, semble désormais détenu par des sphères financières abstraites, par des multinationales, par des intérêts globaux qui dépassent largement l’individu. L’humain devient une variable, une ressource, un chiffre. Face à cette machine immense et déshumanisante, rester conscient, sensible et authentique devient un acte de courage. Une résistance silencieuse, discrète, mais essentielle.

Il y a le voyage intérieur, celui que chacun est appelé à faire face à ses failles, ses peurs, ses vérités. Et il y a le voyage extérieur, souvent imposé, parfois chaotique, que l’on ne maîtrise pas toujours. Sur ce chemin, certaines personnes sont précieuses : celles qui savent écouter sans juger, analyser sans écraser, offrir un souffle, un équilibre, un refuge. Celles qui tiennent leurs paroles, qui marchent à tes côtés sans te précéder, ni te tirer en arrière. Celles qui maintiennent vivante la possibilité de l’espoir.

Parfois, un regard suffit. Un regard qui te voit vraiment. Un regard qui interroge sans condamner. Parfois, une main tendue peut te sortir du plus profond, loin de cette forme moderne d’esclavage qu’est la consommation effrénée et le marché mondial. Nous n’avons pas tous la même vitesse pour vivre. Certains ralentissent pour t’attendre, pour que vous puissiez avancer ensemble. C’est là que naît le véritable équilibre.

On va toujours plus loin lorsqu’il y a de l’écoute, de l’accompagnement, une parole sincère et une présence réelle. Cela fait un bien immense. Cela rappelle que l’on peut encore compter sur l’humain, plutôt que de ne compter que sur l’argent.

Et puis il y a cette flamme intérieure. Cet enfant invisible qui vit au plus profond de chacun de nous. Fragile, sensible, intuitif. C’est lui qui donne du sens, des sensations, une présence authentique au sein du groupe, de la famille, des amitiés, du travail. Le sentir vivant est essentiel. Pourtant, l’industrie dévastatrice, obsédée par la productivité et le profit, ignore cette dimension. Elle ne tient plus compte de la parole des anciens, de la sagesse des plus âgés, de la mémoire collective.

Rester humain, aujourd’hui, c’est peut-être cela : préserver cette flamme intérieure, écouter l’enfant invisible, honorer la parole des anciens, et choisir, malgré tout, l’authenticité, la simplicité et la présence. Contre le bruit du monde. Contre l’oubli.

N’oublions pas nos parents et grand- parents qui nous ont légué l’amour de la vie!»

 

Yé Lassina Coulibaly, artiste international présent sur les scènes africaines et européennes, célèbre la culture et l’art au cœur du peuple.

Auteur-compositeur de la scène internationale, il est profondément engagé dans la défense et la valorisation des cultures africaines.

De l’Afrique de l’Ouest à l’Afrique centrale, de l’Afrique australe à l’Afrique du Nord, il est convaincu que le continent africain recèle un trésor inestimable pour l’humanité tout entière.

Résolument solidaire de tous les artistes qui œuvrent avec exigence et dignité, il s’engage pour le rayonnement de la culture africaine sur les scènes nationales et internationales, dans l’intérêt général.

La paix, ou l’art fragile d’habiter le monde

0
Le parcours de Fatema Binet Ouakka témoigne d’une volonté constante de faire dialoguer les savoirs, les cultures et les expériences, dans une démarche où la cohérence n’exclut ni le doute ni la transformation.

La paix ne relève jamais de l’évidence. Elle ne s’inscrit ni dans la continuité mécanique de l’histoire ni dans l’illusion d’un progrès linéaire. Elle n’est pas un héritage transmissible sans effort, encore moins une récompense durable accordée aux sociétés qui s’en réclament. Elle procède d’une élaboration lente, patiente, presque organique, comparable à l’action silencieuse de l’eau sur la pierre : imperceptible à l’instant, irréversible sur la durée. Elle exige une vigilance constante — celle du scientifique attentif aux lignes de fracture, du penseur conscient des conséquences de chaque acte, et de l’artiste capable de pressentir ce qui ne peut être formulé autrement que par la forme, le rythme ou la matière. La paix se façonne dans une substance instable, mouvante comme l’océan, traversée de forces antagonistes, toujours menacée de rupture sous la pression des vents de l’histoire.

Elle s’élabore à travers un langage lucide quant à sa propre fragilité. Un langage poreux, exposé, vulnérable, conscient de pouvoir se fissurer au contact du réel, mais qui persiste néanmoins à chercher le sens. Ces mots, précaires mais nécessaires, tentent de maintenir un lien ténu entre l’expérience vécue et l’horizon du possible, entre la mémoire des blessures et l’appel d’un ciel encore ouvert. Ainsi comprise, la paix ne se présente pas comme un état figé, mais comme un geste — un geste humain, délibéré, toujours recommencé. Un geste porté par des mains tremblantes, façonnées par l’excès de l’histoire, par ce trop-plein d’avoir tenu, perdu, serré, lâché, puis retrouvé appui sur la terre.

Ce geste s’adresse d’abord à des corps éprouvés. Des corps traversés par la mémoire de la violence, marqués comme la terre après l’incendie, porteurs de traces invisibles mais persistantes. Ils savent que la paix peut se dissoudre à la moindre rumeur de haine, au moindre frémissement de peur, à la réactivation d’un souvenir encore incandescent. Elle ne se nourrit d’aucune illusion quant à sa durée ni à sa solidité. Elle accepte sa précarité constitutive, comme l’eau consent à ne jamais conserver une forme unique. Elle se reconnaît comme une présence fragile, déposée dans un monde qui la conteste sans cesse, parfois avec brutalité. Elle ne promet ni protection absolue ni rédemption immédiate ; elle se donne comme une tension maintenue, une veille intérieure, un feu contenu qui éclaire sans ravager.

Ainsi entendue, la paix ne saurait être confondue avec le silence. Elle n’est ni l’absence de bruit, ni le calme imposé par la domination, ni la suspension artificielle des conflits. Elle relève plutôt d’un tumulte intérieur pacifié : un vacarme qui apprend à respirer sans s’abolir, à l’image de l’océan qui gronde sans détruire ses propres rives. Elle est une force retenue, une énergie maîtrisée, un feu discipliné par la conscience. Elle est un combat qui choisit de ne pas se déployer dans la destruction. Elle réside dans ce regard qui, ayant tout vu, refuse pourtant de céder à la haine ; dans cette lucidité qui connaît les capacités de cruauté, d’oubli et d’anéantissement de l’humain, mais qui persiste à ne pas s’y identifier.

Car la paix est lucide, parfois jusqu’à l’inconfort. Elle sait qu’elle doit se travestir pour survivre, qu’elle emprunte les apparences de la normalité afin de continuer à cheminer parmi les ruines. Elle signe des trêves incertaines sur des terres encore chargées de colère, s’installe entre deux cris, entre deux bombardements de mémoire. Elle n’a rien de pur ni d’héroïque : elle est fatiguée, érodée, travaillée par le doute, exposée à la chute. Mais c’est précisément cette imperfection qui l’arrache à l’abstraction et la rend profondément humaine – donc vivante, donc praticable.

Croire en la paix ne relève alors en rien de la naïveté. C’est un acte de résistance, au sens le plus exigeant et le plus intime du terme. Une résistance éthique, intérieure, presque silencieuse, semblable aux racines qui, dans l’obscurité, maintiennent l’arbre debout face aux tempêtes. Croire en la paix, c’est refuser que la violence détienne le dernier mot ; refuser que la douleur devienne une identité assignée ; refuser que l’histoire — intime ou collective — enferme l’individu dans la seule figure de la blessure. C’est avancer sur une terre fissurée, les pieds meurtris mais l’axe intérieur intact, et affirmer, face au monde comme face à soi-même, que l’on ne deviendra pas ce qui a blessé.

Dans cette perspective, la paix se révèle comme une pratique quotidienne, d’une modestie presque artisanale. Elle se façonne jour après jour par des gestes simples, des paroles mesurées, des silences habités. Elle se transmet comme un héritage fragile, confié à des mains attentives, dans la pleine conscience de sa vulnérabilité. Elle relève moins de la proclamation que de la transmission, moins de l’éclat que de la persévérance. Elle est semblable à la lumière de l’aube : jamais spectaculaire, toujours essentielle. Elle n’est jamais acquise, toujours menacée de disparition, et pourtant elle persiste.

La paix n’est donc pas le silence : elle est vacarme. Un vacarme habité, orienté, traversé de souffle et de sens. Un chaos qui choisit la vie plutôt que la répétition de la mort. Elle est peut-être une illusion – mais une illusion consciente, tenace, enracinée, profondément humaine. Et c’est peut-être dans cette illusion assumée que réside son origine véritable : non comme promesse abstraite ou horizon lointain, mais comme acte de foi lucide dans la capacité de l’humain à se relever sans renoncer à sa dignité, à civiliser sans dominer, à embraser sans consumer, à irriguer sans noyer, et à habiter le monde – enfin – sans le détruire.

Rendre ce monde habitable, passe par la reconnaissance de la place qu’occupent l’art et les artistes dans toutes les civilisations. Trop souvent considéré comme accessoire ou futile, l’art est pourtant un porteur d’humanisme, de beauté et de transmission…

Dans ce monde de l’art, il est des femmes dont l’engagement ne se proclame pas à grand renfort de manifestes, mais se révèle dans la profondeur de leur écoute, la constance de leurs actes et la clarté silencieuse de leur vision. Leur action s’inscrit dans la durée, à la manière d’un travail souterrain qui transforme lentement mais durablement le paysage humain. Fatema Binet Ouakka appartient à cette lignée de figures contemporaines qui œuvrent patiemment à relier les êtres, les générations et les savoirs, convaincues que la connaissance n’a de valeur que si elle circule, se partage et s’émancipe.

Il est des trajectoires qui s’imposent non par l’éclat, mais par leur densité intérieure. Celle de Fatema Binet Ouakka appartient à cette lignée rare où pensée, action et éthique avancent d’un même pas. Sa création picturale révèle un rapport intime au monde où le geste précède le mot, où la matière devient mémoire active, où la couleur porte la trace d’un passage.

Originaire de la région de Fès, née au sein d’une famille amazighe, des Aït Sadden, elle porte une mémoire ancestrale qu’elle ne fige pas, mais transforme. Une mémoire dense, minérale, qui ne s’impose pas mais qui irrigue en profondeur son œuvre artistique et littéraire.

Dans son œuvre picturale comme dans son écriture, elle explore la liberté, la dignité, la transmission et la renaissance. Créer, pour elle, n’est ni échappatoire ni ornement : c’est une manière responsable d’habiter le monde.

Dans son roman « Tunaruz , la porteuse d’espérance  » comme dans sa peinture, oscillant entre abstraction et semi-figuration, elle explore inlassablement les thèmes de la liberté, de la dignité, de la transmission et de la renaissance. La création devient alors un acte de résistance intérieure, une manière de tenir debout face aux fractures du monde, mais aussi un appel ouvert à l’universel, à ce qui relie les êtres au-delà des frontières visibles.

En unissant les dimensions sensibles, éthiques et intellectuelles de l’existence, elle contribue à maintenir vivante l’idée que la dignité humaine n’est pas un acquis figé, mais un bien commun à cultiver, à transmettre et à rendre accessible. Dans cette dynamique, créer, transmettre et relier ne sont plus des actes distincts, mais les trois mouvements d’un même souffle – un souffle qui traverse l’individu pour rejoindre le collectif, et qui fait de l’art, de la pensée et de la relation humaine les vecteurs d’une liberté toujours à réinventer.

À la manière d’une présence bienveillante – à la fois ferme dans sa détermination et douce dans son geste – elle avance auprès des plus jeunes avec une vigilance qui protège sans enfermer. Sa responsabilité n’est jamais autoritaire : elle est une veille patiente, une main posée sur l’épaule du devenir. Elle sait écouter la jeunesse dans ce qu’elle a de plus fragile et de plus incandescent : ses hésitations tremblées, ses élans brûlants, ses colères mal formulées, ses silences lourds de questions. Elle accueille sans juger, sans réduire, sans dominer. Cette écoute véritable – rare et exigeante – constitue la pierre angulaire de son engagement : reconnaître chaque être humain sa singularité irréductible et lui ouvrir, pas à pas, un passage vers la connaissance, la liberté intérieure et l’émancipation consciente.

 

L’action de Fatema Binet Ouakka s’inscrit avec constance dans la recherche de la parité entre les femmes et les hommes, non comme un slogan figé ni comme une posture idéologique, mais comme une nécessité profonde, presque biologique, d’équilibre et de justice. Pour elle, l’égalité ne s’énonce pas comme une loi abstraite : elle se façonne lentement, dans la durée, par l’éducation, la transmission des savoirs, le partage des expériences et la reconnaissance effective des droits fondamentaux. Droits des femmes, des hommes, indissociables les uns des autres, enracinés au cœur même des sociétés, quelles que soient leurs structures, leurs héritages ou leurs traditions. Là où l’égalité progresse, la société respire; là où elle recule, quelque chose s’asphyxie.

Convaincue de la puissance silencieuse de la parole transmise – du bouche-à-oreille, de la mémoire partagée, de la connaissance qui circule d’une génération à l’autre comme une onde – elle défend une liberté d’expression indissociable de la liberté de penser, de chercher, de travailler et de créer. Le savoir, selon elle, n’est ni un privilège réservé à une élite ni une frontière dressée entre les êtres. Il est une lumière mobile, une clarté destinée à se diffuser, à traverser les âges, les cultures et les corps, sans distinction d’origine, d’âge ou de condition. Refuser sa circulation, c’est obscurcir le monde.

Femme d’action autant que bâtisseuse d’idées, elle évolue au carrefour des disciplines, des cultures et des sensibilités. Elle écoute les avancées de la science avec la même attention qu’elle honore les héritages de la tradition. Elle se tient précisément à ce point de tension fertile où dialoguent la recherche et l’éthique, l’innovation et la mémoire, la transmission et la responsabilité humaine. Sa modernité n’est jamais une rupture brutale : elle est une interrogation lucide du passé, un éclairage critique qui rend la mémoire active, féconde, capable d’engendrer l’avenir.

Son parcours professionnel l’a conduite à développer une rigueur intellectuelle nourrie par l’observation, l’analyse et la compréhension globale de l’être humain – corps, esprit et relations confondus. Aujourd’hui, elle conçoit la transmission comme un acte fondamental de liberté. Enseigner, pour elle, ce n’est pas remplir des esprits, mais éveiller des consciences ; ce n’est pas imposer des réponses, mais former des regards critiques ; ce n’est pas produire de l’obéissance, mais encourager l’autonomie de pensée, la responsabilité et le respect mutuel. Enseigner la connaissance et le sens critique, c’est préparer des citoyens capables de discernement, de solidarité et d’humanité, aptes à habiter le monde sans le détruire.

L’expérience professionnelle engagée sur la scène internationale, lorsque l’art et la pensée se mettent au service des peuples, ne procède jamais d’un itinéraire rectiligne. Elle se déploie comme une traversée complexe de forces invisibles, faite de tensions contraires, de résistances muettes et d’attractions silencieuses. Elle ne progresse ni par conquête ni par rupture nette, mais par glissements successifs, par déplacements subtils où chaque lieu continue de vibrer dans l’autre, sans jamais s’effacer.

Le parcours de Fatema Binet Ouakka s’inscrit pleinement dans cette dynamique non linéaire. Il dessine une géographie à la fois intérieure et extérieure, fil entre le Maroc et Paris, entre des territoires que tout semble opposer mais que relie une trame plus profonde, presque tellurique : celle du travail au contact du réel, de l’expérience incarnée et d’une attention constante portée à la matérialité de l’engagement humain. Ici, le déplacement n’est jamais arrachement ; il est continuité transformée, onde persistante, mémoire en mouvement.

Rien, dans cette trajectoire, ne relève de la progression spectaculaire ou de l’ascension linéaire. Elle s’inscrit dans l’épaisseur du temps long, dans la répétition patiente des gestes, dans l’alternance éprouvante entre saturation et silence. Le travail y est parfois excès – accumulation de responsabilités, superposition de voix, flux incessants de sollicitations – parfois vide apparent, zone de retrait inconfortable où quelque chose, en profondeur, se recompose. Cette oscillation, presque physiologique, forge une intelligence du terrain : une intelligence incarnée, attentive aux rythmes humains autant qu’aux contraintes structurelles, consciente que toute organisation est aussi un organisme fragile.

Au Maroc, dès les premières expériences, Fatema Binet Ouakka s’engage au cœur des projets non comme simple exécutante, mais comme architecte patiente de leurs devenirs. Elle accompagne les processus depuis leur intuition originelle jusqu’à leur déploiement concret, traversant les phases de coordination, de production et de négociation constante avec les résistances du réel. Ce travail est précis, tactile, presque manuel. Il forge une connaissance fine des dynamiques locales, des temporalités collectives et des équilibres instables qui soutiennent tout ce que l’homme entreprend. Elle y apprend que l’action n’est jamais pure énergie ni simple volonté, mais aussi attente, fatigue, friction, parfois ennui – et que ces états, loin d’être des failles, constituent la matière même du travail vivant.

De cette immersion prolongée naît une rigueur méthodique qui ne s’oppose jamais à la sensibilité. Une capacité rare à tenir ensemble l’organisation et l’écoute, la structure et l’intuition. Habiter un projet sans s’y dissoudre, agir sans perdre la distance nécessaire à la pensée : cette posture ne relève pas d’un principe abstrait, mais d’une discipline intérieure façonnée par l’expérience, l’erreur acceptée et le temps accordé à comprendre plutôt qu’à produire.

L’arrivée à Paris introduit une inflexion décisive. Le paysage change, l’environnement devient international, les temporalités s’accélèrent, La profusion des sollicitations y côtoie une forme de silence paradoxal : celui des grandes structures, où l’abondance d’informations peut engendrer une vacuité de sens. Confrontée à des projets d’envergure et à des systèmes institutionnels complexes, Fatema Binet Ouakka élargit son champ de compétences et affine son regard critique sur les mécanismes de production, de légitimation et de circulation des projets. Elle observe, relie, analyse – non pour juger, mais pour comprendre, pour saisir les logiques invisibles qui organisent le visible.

Cette immersion ne gomme rien du passé ; elle le met en tension. Les expériences marocaines résonnent dans le contexte parisien, le ralentissement intérieur dialogue avec l’accélération des processus. Face à la saturation informationnelle, elle cultive des espaces de retrait et de pensée lente, où l’analyse retrouve sa profondeur. Dans cet entre-deux – entre exposition et silence, intensité et retrait – se dessine une posture souple, réactive, mais jamais instrumentalisée.

Ici, le déplacement n’est jamais rupture franche ; il est glissement, translation lente, comme une onde qui se propage sans effacer son point d’origine. Chaque lieu continue de vibrer dans l’autre.

Ainsi se construit une pratique fondée sur la continuité plutôt que sur la juxtaposition, sur la traduction plutôt que sur l’imposition. Relier plutôt que segmenter. Le parcours de Fatema Binet Ouakka témoigne d’une volonté constante de faire dialoguer les savoirs, les cultures et les expériences, dans une démarche où la cohérence n’exclut ni le doute ni la transformation.

À cette trajectoire répond une résonance humaine et artistique incarnée par Yé Lassina Coulibaly, citoyen du monde attentif aux peuples et à leurs expressions culturelles. Sa voix rappelle que toute vérité n’a pas vocation à être exposée sans précaution, et que les relations humaines ne servent pas seulement à survivre, mais à se comprendre, à se protéger, à demeurer unis. Parfois, vouloir tout savoir fracture ce que le silence préservait.

Le cœur de l’homme et son génie artistique parlent une langue commune : celle de l’harmonie. Depuis l’aube des temps, l’art – et plus encore la musique – constitue l’un des chemins les plus tangibles vers la transcendance. Il accompagne l’humanité comme un héritage sacré, transmis de génération en génération, destiné à traverser l’éphémère et à frôler l’éternité. Écouter ensemble la voix des enfants, des anciens, des travailleurs, des malades, la voix multiple et parfois dissonante des peuples : voilà ce qui élève.

Dans cette écoute partagée, dans cette attention accordée à la pluralité des souffles humains, le travail trouve son sens le plus profond. Il devient non seulement action, mais résonance ; non seulement engagement, mais lien. Et c’est dans cet équilibre toujours instable – entre rigueur et sensibilité, lucidité et espérance, silence et parole – que s’inscrit un chemin professionnel qui ne cherche pas la domination, mais l’accord, et qui avance, non par conquête, mais par justesse.

L’art plastique et la musique : forces vitales et principes pacifiques

Dans les sociétés d’Afrique noire et du Maghreb, l’art plastique et la musique ne se contentent pas d’orner le monde : ils le civilisent. Ils agissent comme des sciences sensibles, des savoirs incarnés capables de maintenir l’équilibre fragile entre excès et manque, entre tumulte et silence habité. Présents au cœur du quotidien, les formes et les sons accompagnent les gestes modestes comme les rites fondateurs, prennent le relais lorsque la parole s’épuise et contiennent la douleur lorsque le langage échoue.

La musique pulse, répète, apaise ; l’art plastique fixe, trace, résiste. Ensemble, ils offrent à l’humain un espace de respiration, un intervalle où la pensée peut se déposer sans se dissoudre. Alors oui, ils ne divertissent pas seulement : ils structurent, ils soignent, ils éveillent.

L’artiste – plasticien ou musicien – apparaît alors comme un penseur en action. Observateur méthodique du réel et guetteur de l’invisible, il transforme la matière sociale en expérience intelligible. Son travail relève moins de l’évasion que de la confrontation sans violence, où la dignité humaine devient méthode et la beauté, hypothèse de survie.

Dans les villages comme dans les villes, l’art circule. Il traverse les territoires, relie lenteur et vitesse, mémoire et mutation. Il devient passerelle vivante entre les périphéries et les centres, entre traditions et modernité. Il ne comble pas les fractures : il les rend lisibles, sensibles, partageables.

Dans la société contemporaine, l’art plastique et la musique se tiennent sur une ligne de crête entre sensibilité humaine et rationalité scientifique. Là où la science mesure et modélise, l’art perçoit et interroge. Ensemble, ils éclairent les transformations du monde. L’imaginaire, richesse irréductible, résiste aux logiques de rentabilité et d’obsolescence. Il ouvre un espace critique partagé, où chacun peut reconnaître une part de lui-même dans le regard de l’autre.

L’art n’est ni luxe ni divertissement : il est nécessité vitale. Là où il manque, quelque chose s’asphyxie. Là où il circule, une société respire

L’art plastique contemporain d’Afrique noire et du Maghreb s’élève comme une surface réfléchissante dense, parfois rugueuse, où les sociétés contemplent leurs fractures autant que leurs forces. Il ne flatte pas le regard : il l’exige. Le plasticien y engage la matière comme on engage la mémoire collective — avec précaution et audace, avec une conscience aiguë des strates accumulées par l’histoire. Pigments, métaux, tissus, fragments numériques ou objets recyclés deviennent les vecteurs d’une pensée incarnée, où se croisent tensions identitaires, récits de migrations, violences anciennes et contemporaines, mais aussi les gestes discrets de la résilience et les surgissements obstinés de l’espérance.

L’œuvre plastique ne se place jamais en surplomb de la vie. Elle en procède. Elle naît dans la poussière des rues, dans le tumulte des marchés, dans les silences habités de la transmission, dans le rapport charnel à la terre, au corps, au temps cyclique et au temps brisé. Chaque forme élaborée, chaque surface travaillée porte une charge sensorielle – le poids, la texture, la couleur, la rugosité ou la transparence – qui parle avant les mots. L’œuvre devient alors un message muet mais insistant, une invitation à déplacer le regard, à désapprendre les évidences, à réapprendre à voir ce qui, jusque-là, se tenait dans l’angle mort.

En cela, l’art plastique s’affirme comme une forme de résistance non violente, mais profondément subversive. Il dénonce sans fracas, questionne sans annihiler, trouble sans contraindre. Son action est lente, presque géologique : elle agit par dévoilement progressif, par associations symboliques, par reconstruction patiente du sens. Là où le discours s’épuise ou se durcit, l’image ouvre un espace de pensée plus vaste, où le spectateur devient à son tour interprète et acteur.

L’artiste plasticien assume dès lors une responsabilité qui dépasse la seule sphère esthétique. Il agit comme un passeur entre les temporalités et les dimensions du réel : reliant le passé enfoui au présent mouvant, le visible à l’invisible, le sacré aux gestes ordinaires. En inscrivant sa création dans une continuité culturelle vivante, il rend possible un dialogue avec l’universel qui ne soit ni effacement ni dilution, mais tension féconde. Ainsi, l’art plastique ne se contente pas de représenter le monde : il contribue à le maintenir ouvert, pensable et profondément humain.

La musique : souffle continu et mémoire vibrante des peuples

La musique, dans les sociétés d’Afrique noire et du Maghreb, ne se contente pas d’exister : elle respire. Elle circule comme l’air entre les corps, se glisse dans les gestes quotidiens, épouse la cadence des saisons et accompagne le battement intime des existences. Elle est présente au lever du jour comme à la tombée de la nuit, dans l’effort des mains au travail comme dans l’abandon des corps à la danse, dans le tumulte des fêtes comme dans le silence dense du recueillement. Elle n’est jamais décorative ; elle est organique, nécessaire, vitale.

Dans cette continuité sonore, le musicien devient bien plus qu’un interprète. Il est passeur de mémoire, architecte invisible du lien social, médiateur entre le visible et l’invisible. Par son art, il capte les vibrations du monde, les tensions de son époque, les espérances enfouies, et les transforme en formes audibles. Il est à la fois témoin et acteur, ancré dans le présent mais relié à la longue durée, attentif aux fractures sociales comme aux élans de fraternité.

La musique agit ici comme une mémoire vivante, comparable à un système nerveux collectif. Elle archive sans figer, transmet sans fossiliser. Elle conserve l’histoire des peuples – conquêtes, exils, résistances, renaissances – tout en la réinterprétant à chaque génération. Elle enseigne les valeurs, rappelle les lois morales, transmet les sagesses spirituelles, non par l’abstraction, mais par l’émotion incarnée, par la vibration qui touche le corps avant d’atteindre l’esprit.

Les musiciens contemporains, loin de rompre ce fil, l’étirent et le renforcent. Ils puisent dans les rythmes anciens – pulsations telluriques, modes ancestraux, polyrythmies complexes – pour les faire dialoguer avec les sonorités électroniques, urbaines ou globalisées. Ce métissage sonore obéit à une logique presque biologique : adaptation sans reniement, mutation sans perte d’identité. Il ne s’agit pas d’un effacement du passé, mais d’une continuité créatrice, capable de parler aux jeunesses d’aujourd’hui sans trahir l’âme collective.

Par la densité de ses paroles et la force de ses mélodies, la musique devient aussi un espace critique. Elle dénonce l’injustice lorsque le langage politique échoue, apaise les douleurs que les institutions ignorent, célèbre la dignité humaine face aux systèmes d’oppression. Elle rappelle, avec une persistance obstinée, la nécessité du vivre-ensemble, la fragilité du lien social, la valeur irremplaçable de chaque existence. Là où les discours idéologiques fragmentent, elle rassemble ; là où la violence écrase, elle élève ; là où les blessures sont invisibles, elle soigne par résonance. En ce sens, la musique s’affirme comme une arme pacifique, silencieuse mais redoutablement efficace, au service de la cohésion et de la paix.

Ainsi, en Afrique noire comme dans le Maghreb, la musique et les arts plastiques affirment, avec une constance presque obstinée, leur mission essentielle : être des forces de vie, des puissances de paix, des armes symboliques mises au service de la mémoire, de la dignité humaine et de l’avenir commun.

Les passerelles culturelles entre le Maroc et l’Afrique de l’Ouest sont nombreuses et toujours vivantes. Je peux en témoigner personnellement par la programmation de mon Ensemble Yé Lassina Coulibaly et Yan Kadi Faso au Festival de musique Mawazine de Rabat, il y a quelques années, sur invitation officielle de Françoise Gründ et Chérif Khaznadar.

Au Maroc comme en Afrique de l’Ouest, le patrimoine culturel ne saurait être envisagé comme la simple survivance d’un passé révolu, conservé dans les archives de l’histoire ou figé dans une conception immobile de la tradition. Il constitue, au contraire, une matière vivante et dynamique, un système en perpétuelle transformation où s’articulent mémoire, création et devenir. La culture agit ici comme une conscience collective en constante recomposition, façonnée par la transmission intergénérationnelle, l’expérience du temps long et la capacité des peuples à transformer l’héritage reçu en formes nouvelles de pensée et d’expression. Elle ne se limite pas à la conservation : elle interprète, interroge et engage.

Depuis des millénaires, le Maroc et l’Afrique de l’Ouest sont reliés par une histoire dense et continue, marquée par des migrations, des échanges spirituels, des circulations intellectuelles et des interactions artistiques. Bien avant l’émergence des frontières modernes, les routes transsahariennes dessinaient une véritable géographie du sens, reliant le Nord et l’Ouest du continent africain à travers des flux de savoirs, de croyances, de pratiques esthétiques et de visions du monde. Ces itinéraires n’étaient pas uniquement commerciaux : ils constituaient des axes de pensée et de transmission, des espaces où se forgeaient des cosmologies partagées et une conscience africaine fondée sur l’échange, l’interdépendance et la reconnaissance mutuelle.

Au cœur de cette relation historique se manifeste une vérité fondamentale : le peuple parle par l’art. Celui-ci n’est ni un luxe ni un simple ornement social, mais un langage essentiel, une parole collective qui traverse les frontières linguistiques, sociales et géographiques. La parole africaine, porteuse de valeurs d’écriture telles que la mémoire, l’oralité, la sagesse, la transmission, la résistance et l’humanisme, constitue à la fois une archive vivante du passé, un marqueur identitaire et une affirmation irréductible de la dignité humaine. Par l’art, le peuple inscrit son existence dans le temps long, oppose une forme durable à l’oubli et fait entendre une voix là où le silence menace.

L’artisanat, au Maroc comme en Afrique de l’Ouest, incarne de manière particulièrement éloquente cette parole populaire. Tapis, poteries, bijoux, textiles, cuirs travaillés, sculptures sur bois et motifs décoratifs ne relèvent jamais d’une simple fonction utilitaire. Chaque objet constitue un texte silencieux, porteur de récits, de savoir-faire ancestraux et de systèmes symboliques complexes. Il exprime une relation singulière au monde : à la nature, au sacré, au temps cyclique et à la transmission des connaissances. L’objet artisanal concentre ainsi une densité culturelle remarquable tout en représentant une ressource économique stratégique, capable de soutenir le développement local, de favoriser l’innovation sociale et d’inscrire le patrimoine africain dans les circuits mondiaux sans en altérer le sens profond.

La musique et la danse prolongent cette expression dans le registre du corps et du rythme. Elles ne relèvent pas du simple divertissement, mais remplissent des fonctions sociales, spirituelles et symboliques essentielles. Des danses traditionnelles marocaines aux architectures rythmiques de l’Afrique de l’Ouest, le corps devient un lieu de mémoire, un instrument de narration et un espace de cohésion sociale. La musique, portée par les voix, les harmonies et les instruments à cordes, crée un champ de résonance collective où les individus se rassemblent, célèbrent la vie, honorent les ancêtres et affirment leur appartenance à une histoire partagée. Des chants gnawa aux traditions mandingues se déploie une continuité culturelle africaine fondée sur l’écoute, la participation et le métissage, dans laquelle l’individu s’inscrit toujours en relation avec autrui. Les sciences humaines et sociales reconnaissent aujourd’hui que ces pratiques favorisent la synchronisation sociale et contribuent à l’équilibre psychologique des sociétés.

Dans le contexte contemporain, les festivals culturels organisés au Maroc et en Afrique de l’Ouest jouent un rôle central dans la réactivation de ce dialogue ancien. Ils constituent des espaces de reconnaissance, de visibilité et de valorisation identitaire, tout en s’inscrivant dans une économie culturelle mondialisée. Musique, cinéma, théâtre, danse et arts visuels y deviennent des langages partagés, capables de réunir des publics africains et internationaux, de susciter des collaborations transcontinentales et de produire une image de l’Afrique affranchie des stéréotypes réducteurs. Ces manifestations affirment la capacité du continent à créer, à innover et à dialoguer avec le monde sans renoncer à sa singularité historique et culturelle.

 

La littérature orale et la poésie constituent un autre pilier fondamental de ce patrimoine commun. Contes, mythes, proverbes et épopées ne sont pas de simples récits de divertissement : ils forment de véritables systèmes de transmission cognitive, éthique et philosophique. À travers eux se diffusent les valeurs essentielles du peuple — solidarité, respect, sagesse, résilience et humanité — qui structurent l’imaginaire collectif et orientent les comportements sociaux. Portée par la voix des conteurs, des poètes et des passeurs de mémoire, cette parole traverse le temps et rappelle que la culture africaine repose sur la puissance du verbe, sur le sens partagé et sur l’acte de transmission, aujourd’hui reconnus comme fondamentaux dans la construction des identités et des sociétés.

Les arts visuels, le théâtre et le cinéma prolongent cette tradition dans des formes contemporaines, offrant de nouvelles grilles de lecture des réalités sociales, des tensions, des fractures et des espérances du peuple. Ils permettent de penser le présent, de questionner les injustices et d’imaginer des futurs possibles. La comédie, en particulier, occupe une place singulière en tant qu’outil de régulation sociale et de rapprochement humain : par le rire, elle ouvre un espace de lucidité, favorise la critique sans violence et crée des liens émotionnels durables, contribuant ainsi à une conscience collective plus apaisée et plus solidaire.

Ainsi, le Maroc et l’Afrique de l’Ouest dessinent un modèle exemplaire d’échange culturel fondé sur le respect, la créativité et la fierté africaine. La culture y devient un levier stratégique de développement durable, capable de soutenir l’émergence d’une économie créative génératrice d’emplois, de compétences et de reconnaissance internationale. Cette richesse vivante ne relie pas seulement les territoires africains entre eux : elle ouvre également des passerelles fécondes avec le reste du monde.

Dans un contexte global marqué par les mutations numériques, les avancées technologiques et les transformations sociales profondes, le patrimoine culturel africain demeure une force structurante. Il accompagne l’évolution des sociétés sans dissoudre leur identité, préserve la mémoire tout en nourrissant l’innovation et rappelle que l’humanité se construit autant par la technique que par le sens. Par l’art et la culture, le peuple continue d’affirmer sa place dans l’histoire commune et de bâtir un avenir fondé sur le dialogue, la créativité et la dignité humaine. L’humanité a aujourd’hui besoin de la voix de la jeunesse africaine, porteuse de sens, de responsabilité et d’espérance.

Fatema Binet Ouakka, c’est la voix d’une humanité en veille

Son engagement en faveur de la transmission, de la parité, de la circulation libre des savoirs et de l’émancipation consciente inscrit son action dans une éthique vivante. Enseigner, transmettre, créer ne sont pas des actes distincts, mais les mouvements d’un même souffle. Un souffle orienté vers la justice, la paix et le partage.

Son œuvre et sa trajectoire rappellent que l’art véritable ne sépare jamais l’intime de l’universel. Il relie. Il veille. Il maintient le monde ouvert, pensable et habitable. Et dans cette fidélité exigeante à l’humain, se loge peut-être la forme la plus haute de l’engagement.

Ainsi se dessine la figure d’une grande dame de notre temps : une femme attentive, engagée et visionnaire, qui œuvre sans relâche à déposer de la lumière là où elle manque, à ouvrir des chemins de connaissance et à bâtir des passerelles durables entre les générations et les peuples. Par sa pensée, son action et sa sensibilité, Fatema Binet Ouakka incarne une humanité debout, consciente d’elle-même, en marche vers la paix, la justice et le partage vivant des savoirs.

 

Yé Lassina Coulibaly

Artiste international et observateur attentif du monde,

Directeur artistique de l’ensemble polyphonique de balafons Yan Kady Faso

et de l’orchestre Afro-Jazz,

Auteur de « L’art des sons, l’art du soin, regards d’un musicothérapeute »

Entre l’Afrique et l’Europe,

Au nom de la culture africaine,

Prête sa plume comme une passerelle entre les continents,

Afin que l’art, la connaissance et la parole

Demeurent un langage vivant, partagé et universel.

Compte rendu du Conseil des ministres du 5 février 2026

0
La présente session s'est tenue sous la , sous la présidence du Président du Faso, Président du Conseil des ministres, le Capitaine Ibrahim Traoré

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 05 février 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 24 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger. Compte rendu.

I DELIBERATIONS

I 1  AU TITRE DE LA PRIMATURE

Le Conseil a adopté un rapport relatif à trois (03) projets de décret.

Il s’agit :

– du décret portant renouvellement de mandat de Membres au Conseil de régulation de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) ;

– du décret portant nomination de Membres au Conseil de régulation de l’Autorité de régulation de la commande publique ;

– du décret portant nomination du Président du Conseil de régulation de l’Autorité de régulation de la commande publique.

Ces nominations visent à assurer la continuité institutionnelle et la stabilité des instances de gouvernance dans la mise en oeuvre de la politique nationale de transparence et d’efficacité de la commande publique.

L’adoption de ces décrets permet de garantir le fonctionnement du Conseil de régulation de l’Autorité de régulation de la commande publique, conformément au décret n°2023-1276/PRES-TRANS/PM/MDICAPME du 05 octobre 2023 portant modalités de désignation des membres des organes d’administration des sociétés à capitaux publics, des établissements publics et des structures à statut spécifique.

I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE LA GUERRE ET DE LA DEFENSE PATRIOTIQUE

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement des Membres du Tribunal militaire de Ouagadougou au titre de l’année judiciaire 2025-2026.

Le Tribunal militaire de Ouagadougou dispose d’un effectif composé de juges professionnels civils et militaires ainsi que de juges assesseurs.

Chaque année judiciaire, il est procédé au renouvellement des membres de ce Tribunal afin de lui garantir un fonctionnement régulier.

L’adoption de ce décret permet le renouvellement du mandat des Membres du Tribunal militaire de Ouagadougou au titre de l’année judiciaire 2025-2026, conformément aux dispositions de la loi n°24/94/ADP du 24 mai 1994 portant Code de justice militaire et ses modificatifs la loi n°007/98/AN du 31 mars 1998 et la loi n°44-2017/AN du 04 juillet 2017.

La liste des membres sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso.

I 3  AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts particuliers de la Société Faso Agropôles en abrégé « SOFA ».

L’adoption de ce décret permet à la Société Faso Agropôles de disposer de textes règlementaires en vue d’assurer efficacement ses missions, conformément au décret n°2000-189/PRES/PM/MCIA du 17 mai 2000 portant statut général des sociétés d’Etat.

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité.

Ce décret est une relecture du décret n°2024-1676/PRES/PM/MATM du 31 décembre 2024 portant organisation du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité (MATM). Cette relecture vise à prendre en compte les réformes majeures dans l’organisation et le fonctionnement dudit ministère et à le conformer au décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels.

Les innovations majeures du décret sont :

– la prise en charge complète de la matière électorale par le MATM ;

– la suppression de la Maitrise d’ouvrage de l’Aéroport de Donsin et de la Régie administrative chargée de la gestion de l’assistance en escale (RACGAE) fusionnées à la Société des Aéroports du Faso (SAFA) ;

– la prise en compte de la SAFA ;

– la prise en compte de la centralisation des règles de dévolution et de perte de pouvoirs des chefferies coutumières et traditionnelles ;

– l’érection du protocole en service du protocole.

L’adoption de ce décret permet au ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité de disposer d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir efficacement ses missions.

I 5  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté sept (07) rapports.

Le premier rapport est relatif à la prise de contrôle de la société BIOTHIC INDUSTRIES SA par l’Etat.

BIOTHIC INDUSTRIES SA, implantée à Léo, est une unité industrielle moderne spécialisée dans l’extraction d’huiles essentielles. Cette société a bénéficié entre 2020 et 2021, d’un financement public global de 500 000 000 F CFA accordé par le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES), dont 400 000 000 F CFA sous forme de crédit d’investissement et 100 000 000 F CFA au titre d’une opération de portage d’actions.

Malgré les multiples réaménagements d’échéances consentis par le FBDES, ce financement n’a fait l’objet d’aucun remboursement à ce jour. Au 31 décembre 2025, le cumul des impayés exigibles s’élève à 332 154 288 F CFA.

L’analyse de cette situation révèle une inexécution grave, continue et fautive des engagements contractuels de BIOTHIC INDUSTRIES SA envers le FBDES.

La prise de contrôle de cette société offrira à l’Etat la possibilité de conserver définitivement les actions et de transformer l’opération de portage en une participation permanente. Elle permettra également de convertir les créances du FBDES en capital afin de renforcer la position de l’Etat au sein de la société et de réorganiser la gouvernance de BIOTHIC INDUSTRIES SA en vue de sa relance effective.

L’adoption de ce rapport permet la prise de contrôle total des actions de la société BIOTHIC INDUSTRIES SA par l’Etat et son intégration dans le portefeuille des entreprises publiques.

Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant érection du Centre universitaire de Gaoua en Université et dénomination de la nouvelle Université.

Après huit (08) années de fonctionnement, le Centre universitaire de Gaoua (CUG) a connu une croissance soutenue de ses effectifs et de ses activités d’enseignement et de recherche. En effet, de 2017 à 2025, le nombre d’étudiants et celui des enseignants permanents sont passés respectivement de 165 à 1 166 et de 02 à 37.

En outre, le CUG prévoit d’accueillir environ 2100 nouveaux bacheliers et 44 enseignants permanents par an à l’horizon 2028. Cette évolution indique une maturité académique et institutionnelle de l’établissement qui est désormais apte à assumer la mission d’une université.

L’érection du Centre universitaire de Gaoua en université s’inscrit également dans un contexte de redéfinition de la politique éducative nationale bâtie autour de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ).

Ce changement contribuera entre autres à :

– répondre efficacement à la demande de formation de plus en plus forte ;

– améliorer la gouvernance universitaire ;

– atteindre les objectifs de diversification, de professionnalisation et dequalité de l’enseignement supérieur fixés par le Gouvernement.

L’adoption de ce décret permet l’érection du Centre universitaire de Gaoua en université, conformément au décret n°2014-612/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère scientifique, culturel et technique et sa dénomination en«Université SIB Sié Faustin » (U2SF).

Le troisième rapport est relatif à un projet de loi portant statut général des Autorités administratives indépendantes.

Les Autorités administratives indépendantes (AAI) font partie du dispositif institutionnel du Burkina Faso. Elles ont été créées pour répondre à des exigences spécifiques de régulation, de contrôle, de protection des droits et libertés et de moralisation de la gestion publique dans des domaines sensibles ou techniquement complexes.

Toutefois, ces Autorités administratives indépendantes ne disposent pas d’un cadre juridique général harmonisé.

Ce projet de loi vise à doter les Autorités administratives indépendantes d’un cadre juridique commun afin de renforcer la cohérence et la discipline de l’action publique tout en préservant leur indépendance fonctionnelle.

Il permettra de corriger les insuffisances constatées dans la gouvernance des AAI et d’adapter leur cadre juridique à l’environnement politique, institutionnel et économique du Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant définition des modalités de répartition des amendes et pénalités issues du recouvrement des recettes de service.

Dans le cadre de la recherche de ressources supplémentaires pour le financement du développement, le ministère de l’Economie et des finances s’est engagé depuis plusieurs années à accroitre la part contributive des recettes de service au budget de l’Etat. A cet effet, des textes législatifs et réglementaires sont régulièrement adoptés pour créer de nouvelles recettes de service ou réviser les tarifs des prestations existantes. Toutefois, il est constaté que la multiplication de ces textes ne s’accompagne pas toujours d’une amélioration proportionnelle de la contribution de ces recettes au budget général.

Cette situation s’explique principalement par la pratique croissante de répartition des recettes de service entre le budget de l’Etat et celui des ministères ou institutions dont émanent les prestations. Une telle pratique, bien que visant à doter les structures techniques de moyens supplémentaires, contrevient au principe de l’universalité budgétaire, qui préconise la non-affectation des recettes aux dépenses.

Le présent décret vise ainsi à consacrer le principe du reversement intégral des recettes de service au budget de l’Etat, tout en encadrant la répartition des amendes et pénalités qui peuvent en découler.

Il introduit deux innovations majeures :

– l’affirmation du principe d’universalité budgétaire qui met fin à la répartition des recettes de service et leur reversement intégral au budget de l’Etat ;

– l’encadrement clair et uniforme de la répartition des accessoires qui instaure un régime de répartition des amendes et pénalités selon une clé de répartition de 90% pour le budget de l’Etat et 10% au profit des ministères et institutions concernés.

L’adoption de ce décret permet d’améliorer la part contributive des recettes de service au budget de l’Etat.

Le cinquième rapport est relatif à l’acquisition d’un terrain à Ouagadougou au profit de l’Etat.

Le terrain situé au secteur 4, arrondissement 01 de Ouagadougou a une superficie de 33 009 m2. Sa valeur est de 2 000 000 000 F CFA. L’acquisition de ce terrain permettra de renforcer les capacités immobilières de l’Etat.

Le Conseil a marqué son accord pour l’acquisition dudit terrain au profit de l’Etat.

Le sixième rapport est relatif à un projet de décret portant déclaration d’utilité publique urgente le terrain formant les sections 842 et 843 de Ouaga 2000, d’une superficie totale de 533 832 m2 dans l’arrondissement 12 de la ville de Ouagadougou.

Par une délibération du Conseil d’administration de la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR) en 2015, ce terrain avait été mis à la disposition du gérant de la société des Cimetières de l’Espérance, un promoteur privé, au prix d’un franc symbolique par mètre carré. Si le promoteur s’est acquitté des frais d’acquisition, ledit terrain n’a jamais été mis en valeur.

L’adoption de ce décret permet de déclarer d’utilité publique urgente le terrain formant les sections 842 et 843 de Ouaga 2000, d’une superficie totale de 533 832 m2 dans l’arrondissement 12 de la ville de Ouagadougou en vue de la réalisation d’investissements publics d’intérêt national.

Le septième rapport est relatif à un projet de décret portant reprise des participations des actionnaires privés dans le capital social de BAGREPOLE_SEM et de SOUROUPOLE_SEM.

Après plus d’une décennie de fonctionnement des agropôles, le constat révèle des défis persistants et des insuffisances majeures qui entravent leur contribution à la souveraineté alimentaire et au développement économique local et national.

Il s’agit notamment :

– de la faible mobilisation du secteur privé dans le financement des investissements structurants ;

– du retard des aménagements et d’une sous exploitation des terres attribuées ;

– du faible développement des pools de commercialisation et de transformation ;

– du non-achèvement des processus de sécurisation foncière et de l’existence de tensions sociales.

Au regard de la faible performance socio-économique des agropôles et de la ferme volonté du Gouvernement d’améliorer leur contribution dans la réalisation de la souveraineté alimentaire, des réformes stratégiques s’imposent tant dans leur vocation, leur mode de gouvernance que leur statut juridique.

Le décret vise le recentrage des missions des agropôles en tant que leviers stratégiques de développement intégré, tout en réaffirmant le rôle de l’Etat comme acteur central de leur processus de développement.

Les innovations majeures du décret sont :

– un meilleur pilotage du processus de réforme des agropôles ;

– une mutualisation des ressources financières, humaines et logistiques pour plus d’efficience ;

– une gestion intégrée des risques grâce à une mutualisation des moyens en permettant de mieux gérer les risques financiers climatiques.

L’adoption de ce décret permet la reprise des parts des actionnaires privés dans le capital social de BAGREPOLE_SEM et de SOUROUPOLE_SEM en vue de la mise en place d’une entité unique de gestion.

I 6  AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté un rapport relatif à l’approbation de la fiche synthétique de l’opération de développement « Identification, Rapprochement, Analyse de Police » (IRAPOL).

Le projet IRAPOL a été créé par arrêté conjoint n°2020-0463/MSECU/MINEFID du 15 juin 2020 pour répondre à la problématique de la mutualisation des ressources informationnelles et des méthodes de l’ensemble des acteurs de la sécurité intérieure.

Ce projet a enregistré des avancées majeures en matière de modernisation et de sécurité des structures concernées. L’informatisation et l’interconnexion ont facilité le déploiement de cinq modules essentiels, dont le noyau IRAPOL, la Police judiciaire, la gestion des détenus et des maisons d’arrêt, le suivi des armes civiles et la version mobile « IRAPOL SMART ».

Malgré ces résultats, IRAPOL n’a pas atteint les résultats escomptés ; d’où la nécessité de sa réforme.

D’un coût estimé à 10 000 000 000 F CFA, l’opération de développement «Identification, Rapprochement, Analyse de Police » a un délai d’exécution de 24 mois. Elle vise à contribuer à l’amélioration de la sécurité des personnes et des biens au Burkina Faso par la mise en place d’un mécanisme numérisé de mutualisation et de partage d’informations entre les acteurs de la sécurité intérieure.

L’adoption de ce rapport permet la validation de la fiche synthétique de l’opération de développement « Identification, Rapprochement, Analyse de Police » (IRAPOL) en vue de sa mise en oeuvre.

I 7 AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère des Serviteurs du Peuple.

Le décret n°2026-0006/PF/PRIM du 12 janvier 2026 portant remaniement du Gouvernement a consacré la création d’un ministère des Serviteurs du Peuple.

Par ailleurs, le décret portant attributions des membres du Gouvernement a opéré des ajustements dans les attributions dudit ministère, d’où la nécessité de la relecture du décret du 08 janvier 2026 portant organisation du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale.

Le présent décret vise à prendre en compte les différents changements dans la dénomination et les attributions du ministère des Serviteurs du Peuple.

Les innovations majeures du décret portent sur :

– le changement de dénomination des directions régionales en Directions régionales des Serviteurs du Peuple en abrégé « DRSP » ;

– la promotion d’une administration publique au service du peuple ;

– la promotion du travail décent et de la protection sociale au profit du peuple.

L’adoption de ce décret permet au ministère des Serviteurs du Peuple de disposer d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir ses missions.

I 8 AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de la Justice.

Le présent décret fait suite au remaniement du Gouvernement intervenu le 12 janvier 2026 et intègre les évolutions consacrées par le décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels.

Les principales innovations de ce décret sont :

– le rattachement de l’Agent judiciaire de l’Etat au ministère de la Justice ;

– la suppression du Fonds d’assistance judiciaire dont les attributions sont désormais dévolues au ministère en charge de la Solidarité ;

– le changement de dénomination des directions régionales de l’administration pénitentiaire en « Commandements de l’administration pénitentiaires près les Cours d’appel ».

L’adoption de ce décret permet au ministère de la Justice de disposer d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir ses missions.

I 9  AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts de la Société Burkinabè de Télédiffusion.

Le transfert de la tutelle technique de la Société Burkinabè de Télédiffusion (SBT) du ministère en charge de la communication à celui en charge des communications électroniques commande une mise en conformité des statuts avec ce nouveau rattachement. Ce changement de tutelle vise à mieux arrimer la SBT aux dynamiques du numérique et à renforcer son ancrage dans le secteur des communications électroniques.

Le nouvel ancrage institutionnel de la SBT lui donne la possibilité de composer de nouveaux multiplex, d’utiliser d’autres canaux de diffusion tels que le satellite et d’élargir l’assiette de ses recettes par la prise en compte des produits de la location des multiplex, des souscriptions pour l’accès aux chaînes et la vente de services à valeur ajoutée.

L’adoption de ce décret permet à la Société Burkinabè de Télédiffusion d’être en phase avec le changement de tutelle, d’engager les réformes nécessaires en vue de renforcer ses capacités techniques et d’atteindre un équilibre économique et financier.

I 10  AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret est relatif à la modification du décret n°2024-1630/PRES/PM/MICA/MEF/MS du 23 décembre 2024 portant création d’une société d’économie mixte dénommée Société de gestion du Technopôle pharmaceutique de Kokologho.

Dans le cadre de l’accomplissement des formalités de constitution de la Société de gestion du Technopôle pharmaceutique de Kokologho « FASO-PHARMA », des difficultés liées à la défaillance de l’Agence de développement économique de Kokologho dont la part est de 50 000 000 F CFA, soit 1% du capital social, ont été relevées. Il s’agit principalement de la non libération par l’Agence de développement économique de Kokologho du minimum requis de ses parts dans le capital social de FASO-PHARMA ainsi que la non transmission de ses documents constitutifs dont le titre de jouissance.

Après plusieurs mises en demeure adressées à l’Agence sans suite, la modification du décret de création de la société FASO-PHARMA s’impose en vue de transférer les parts de l’Agence de développement économique de Kokologho à l’Etat.

L’adoption de ce décret permet le transfert des parts de l’Agence de développement économique de Kokologho à l’Etat.

Le second décret est relatif à la création d’une société d’Etat dénommée «Société Faso Agropôle» (SOFA).

Le Burkina Faso a adopté en 2011 l’approche de développement basée sur les pôles de croissance en vue de dynamiser les secteurs porteurs pour la transformation structurelle de son économie. Ainsi, l’agropôle de Bagré (BAGREPOLE_SEM) et celui du Sourou (SOUROUPOLE_SEM) ont été mis en place sous forme de société d’économie mixte à participation publique majoritaire.

Plus d’une décennie après leur création, ces agropôles présentent des bilans mitigés au regard des ambitions du Gouvernement pour l’atteinte de la souveraineté alimentaire de notre pays. En vue de renforcer les capacités institutionnelles et financières des agropôles, la mise en place d’une entité unique de coordination s’impose.

La Société Faso Agropôle va désormais coordonner les activités de cinq (05) agropôles stratégiques à savoir les agropôles du Sourou, du Nakambé, de Samendeni, de la Comoé et du Liptako-Gourma.

L’adoption de ce décret permet la création de la société d’Etat, Société Faso Agropôle (SOFA) en vue de la valorisation maximale des potentialités agricoles nationales dans l’optique de la souveraineté alimentaire.

I 11  AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte approbation des statuts particuliers de l’Agence burkinabè pour l’emploi (ABPE).

L’adoption de ce décret permet à l’Agence burkinabè pour l’emploi de se doter de textes règlementaires en vue d’accomplir ses missions, conformément au décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des

Le second décret porte organisation du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi.

Conformément au décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels et suite à l’adoption du décret n°2026-0006/PF/PRIM du 12 janvier 2026 portant remaniement du Gouvernement, une relecture de l’organigramme du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi s’avère nécessaire.

Les principales innovations sont entre autres :

– la réduction du nombre des Directions régionales de 26 à 17 ;

– la diminution du nombre des Directions provinciales de 90 à 47 ;

– le changement de dénomination des directions régionales en Directions régionales des sports, de la jeunesse et de l’emploi ;

– la rationalisation des attributions des directions générales spécifiques.

L’adoption de ce décret permet au ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi de disposer d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir ses missions.

 

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre des Serviteurs du Peuple a fait au Conseil une communication relative à la situation d’agents publics coupables d’actes de corruption.

Le 1er février 2026, le KORAG a révélé à l’opinion publique des cas avérés d’actes de corruption et de mauvaises pratiques dont se sont rendus coupables des agents publics. Un médecin, un agent domanial et cinq policiers dont deux nationaux et trois municipaux sont mis en cause.

Aussitôt, les autorités disciplinaires concernées ont pris leurs responsabilités et ont tiré les conséquences sur le plan administratif, sans préjudice des poursuites judiciaires.

Au titre du ministère de la Sécurité :

– Monsieur Robert SAWADOGO, Mle 240 873 E, Adjudant de police, révoqué pour attitude ou comportement attentatoire à l’éthique ou à l’honneur du corps ;

– Monsieur Séni SANKADE, Mle 240 559, Adjudant de police, traduit en conseil de discipline.

Au titre du ministère de la Santé :

– Monsieur Jacques BOA, Mle 278 480 M, Médecin spécialiste en stomatologie et chirurgie maxillo-faciale, procédure disciplinaire enclenchée.

Au titre de la Mairie de Ouagadougou

– Monsieur Mamadou PORGO, Mle 1 104 2011 0033, agent de police, révoqué ;

– Monsieur Wendkouni Dieudonné SABA, Mle 1 104 2020 0134, agent de police, révoqué ;

– Monsieur Abdoul Rachid OUEDRAOGO, Mle 1 104 2021 0068, agent de police, traduit en conseil de discipline.

Au titre de la Mairie de Doulougou, province du Bazèga

– Monsieur Nioubi Claude KABRE, Mle 0201 2014 0007, agent domanial, révoqué.

Le Conseil félicite les différentes autorités disciplinaires pour les diligences accomplies et les a instruits d’achever dans les meilleurs délais les procédures en cours.

II 2 Le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat a fait au Conseil le point de la participation du Burkina Faso à la troisième rencontre des ministres chargés de l’Industrie et du commerce et des acteurs du secteur privé de la Confédération des Etats du Sahel (AES), tenue du 13 au 20 décembre 2025 à Niamey.

Placée sous le thème « Quelles réformes pour un secteur privé en harmonie avec la vision de l’AES ? », cette session s’inscrit dans le cadre de l’opérationnalisation du Traité instituant la Confédération des Etats du Sahel, notamment en son axe « Développement ». Elle fait suite aux deux précédentes réunions tenues à Bamako et à Ouagadougou, respectivement le 19 octobre 2024 et le 10 avril 2025.

Au regard du niveau de mise en oeuvre des recommandations et des défis de développement, les ministres se sont engagés entre autres à :

– poursuivre l’harmonisation des procédures d’importation, d’exportation et de transit des engins à deux roues de cylindrée 125 cm3 minimum de marque Aloba et assimilés au sein des Etats membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ;

– poursuivre le renforcement des cadres de dialogue public-privé dans chaque Etat en vue de leur harmonisation au niveau confédéral ;

– renforcer la coopération entre les brigades mobiles de contrôle et de lutte contre la concurrence déloyale dans les pays de la Confédération des Etats du Sahel.

Par ailleurs, les ministres chargés de l’Industrie et du commerce ont pris des résolutions, notamment sur l’adoption diligente des textes rendant effective la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace confédéral et la mise en place d’un mécanisme d’actionnariat populaire pour soutenir l’industrialisation.

En marge des travaux, ils ont procédé au lancement de la première foire commerciale de l’AES le 16 décembre 2025, sur le thème : «Produire, transformer et consommer local pour une souveraineté économique dans l’AES».

III NOMINATIONS

III 1  NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– Monsieur Ahmed Zoodnoma SANKANDE, Officier, est nommé Directeur général de l’Agence Faso Mêbo.

B AU TITRE DE LA PRIMATURE

Pour le compte du Conseil de régulation de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP)

Le mandat des personnes dont les noms suivent est renouvelé pour une seconde période de trois (03) ans :

– Monsieur Abdallah Youssef Chahine TRAORE, représentant la Primature, au titre de l’Administration publique, est nommé Membre et Président.

– Monsieur Ahmed Oumar TOURE, représentant les organisations professionnelles des secteurs du bâtiment et des travaux publics, au titre du secteur privé ;

– Monsieur Kiswendsida Serge Davy BAGUEMZANRE, représentant les organisations professionnelles des cabinets de consultants, au titre du secteur privé.

– Madame Mariamé OUATTARA, représentant le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD), au titre de la société civile.

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Membres pour un premier mandat de trois (03) ans :

– Monsieur Ahmed Amidou LOMPO, représentant les organisations professionnelles des secteurs du commerce et des services, en remplacement de Monsieur Roland Achille SOW, au titre du secteur privé.

– Madame Mariama SABA/SIDIBE, représentant le Centre d’information, de formation et d’études sur le budget (CIFOEB), en remplacement de Madame Marie Eugénie MALGOUBRI/KYENDREBEOGO, au titre de la société civile.

C AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALEUTIQUES

– Monsieur Gaoussou SANOU, Mle 96 804 Z, Ingénieur d’agriculture, 2e classe, 3e échelon, est nommé Secrétaire général ;

– Monsieur Yassia KINDO, Mle 245 264 A, Conseiller en études et analyses, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Secrétaire général adjoint ;

– Monsieur Remy PALE, Mle 254 890 J, Conseiller en études et analyses, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Secrétaire permanent de la Coordination des politiques sectorielles agricoles et du développement durable (SP/CPSADD) ;

– Monsieur Ousseini OUEDRAOGO, Mle 204 073 B, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur général de l’Agence nationale des évaluations environnementales ;

– Monsieur Abdoulaye BAZIE, Mle 213 848 X, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur général de l’environnement et du cadre de vie ;

– Monsieur Souro André SANON, Mle 203 299 L, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur général des ressources en eau et de l’hydraulique ;

– Monsieur Hamidou OUEDRAOGO, Mle 373 637 F, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur des Infrastructures hydrauliques à la Direction générale des ressources en eau et de l’hydraulique ;

– Monsieur Paul KABORE, Mle 216 282 B, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur de l’Approvisionnement en eau potable à la Direction générale des ressources en eau et de l’hydraulique ;

– Monsieur Arouna DOLOBZANGA, Mle 228 384 Z, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur de la Prévention des pollutions, des risques environnementaux et du changement climatique à la Direction générale de l’environnement et du cadre de vie ;

– Madame Maimouna YAMPA, Mle 228 380 H, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 2e échelon, est nommée Directrice de l’Assainissement, des eaux usées et excrétas à la Direction générale de l’environnement et du cadre de vie ;

– Monsieur Adama OUEDAROGO, Mle 248 494 X, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur des

Aménagements paysagers et de l’écologie urbaine à la Direction générale de l’environnement et du cadre de vie ;

– Monsieur Samuel TIBI, Mle 331 900 L, Ingénieur en pédologie, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques des Balé ;

– Monsieur Sidbewendin Gaël YAMEOGO, Mle 216 292 M, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques de Bankui ;

– Monsieur Biombo KAHOUN, Mle 360 771 W, Ingénieur en agriculture, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Kénédougou ;

– Monsieur Sidbéwendin Ernest YAMPA, Mle 263 718 B, Ingénieur de conceptions du génie rural, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Passoré.

D AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

– Madame Rakiéta OUEDRAOGO/KABORE, Mle 91 271 V, Inspecteur du trésor, 2e classe, 5e échelon, est nommée Inspecteur des finances ;

– Monsieur Soungalo Eric BARRO, Mle 43 110 R, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Inspecteur des finances ;

– Monsieur Yakouba MILLOGO, Mle 58 447 S, Inspecteur du trésor, 2e classe, 6e échelon, est nommé Inspecteur des finances.

E AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

– Monsieur Karim OUEDRAOGO, Sous-officier, est nommé Contrôleur des forces de police ;

– Monsieur Baouibié Jean Célestin BENAO, Sous-officier, est nommé Contrôleur des forces de police ;

– Monsieur Sibiri COMBOIGO, Sous-officier, est nommé Contrôleur des forces de police ;

– Monsieur Adobassin BASSOROBOU, Sous-officier, est nommé Contrôleur des forces de police ;

– Monsieur Abdoulaye ILBOUDO, Sous-officier, est nommé Contrôleur des forces de police.

F AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

– Monsieur Karamoko OUATTARA, Mle 225 032 F, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur financier et comptable des Editions Sidwaya.

– Monsieur Amédée BAMOUNI, Mle 55 823 B, Administrateur des affaires sociales, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur général du Fonds d’assistance sociale et de solidarité nationale (FASSN) «Seenimin ».

H AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

– Madame Tani SAGNA/LOMPO, Mle 249 859 V, Directrice de recherche, catégorie P, grade initial, 2e échelon, est nommée Directrice régionale de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation du Kadiogo.

III 2  NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) au titre du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques ;

– du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité ;

– de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) au titre du ministère des Serviteurs du peuple ;

– du Service d’aide médicale urgente (SAMU) au titre du ministère de la Santé ;

– du Centre national des manuels et fournitures scolaires (CENAMAFS) au titre du ministère de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique ;

– du Centre national de recherche scientifique et technologique (CNRST) et du Fonds de soutien à l’éducation et la recherche (FOSER) Bângr Baoobo au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA), du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC), du Centre national de recherche scientifique et technologique (CNRST) et du Fonds de soutien à l’éducation et la recherche (FOSER) Bângr Baoobo.

A MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Adama SIRI, Mle 245 333 M, Ingénieur du développement rural, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques au Conseil d’administration de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Bouraïma KOUANDA.

Le second décret nomme Monsieur Adama SIRI, Mle 245 333 M, Ingénieur du développement rural, Président du Conseil d’administration de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Bouraïma KOUANDA.

B MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre de la Primature :

– Monsieur Boureima SAVADOGO, Mle 111 497 N, Contrôleur général de police.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité :

– Monsieur Jean Victorien TOE, Mle 130 331 T, Magistrat ;

– Monsieur Baowendmanégré ZOUNGRANA, Mle 248 615 L, Ingénieur en transport.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :

– Monsieur Edouard KABORE, Mle 247 184 L, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère des Affaires étrangères :

– Monsieur Wendlassida Léon Brice TIENDREBEOGO, Mle 105 151 Z, Conseiller des affaires étrangères.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’AGENCE POUR LA PROMOTION DES EXPORTATIONS DU BURKINA (APEX-BURKINA)

– Monsieur Rayaguedewinde Simon ZEMODO, Mle 90 121 A, Economiste.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA FAITIERE UNIQUE DES TRANSPORTEURS ROUTIERS DU BURKINA

– Monsieur Seydou GOUO, Gestionnaire commercial.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DU CONSEIL BURKINABE DES CHARGEURS

– Monsieur Jean-Claude DABONE, Mle 256, Conseiller en ingénierie et technique informatique.

Le second décret nomme Monsieur Jean Victorien TOE, Mle 130 331 T, Magistrat, Président du Conseil d’administration du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) pour un premier mandat de trois (03) ans.

C MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère des Serviteurs du peuple :

– Monsieur Eric Nagaonlé SOME, Mle 231 955 Z, Maître de recherche, en remplacement de Monsieur Karlé ZANGO ;

– Madame Bankpal Songtaa Stella Sylviane ZOUNGRANA/SOME, Mle 91 859 S, Inspecteur du travail, en remplacement de Monsieur Yamgânagré Jude OUEDRAOGO.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES STRUCTURES FAITIERES

Au titre de la Chambre nationale d’agriculture :

– Monsieur Aliou Badara TRAORE, Mle 225 117 Z, Sociologue, en remplacement de Monsieur Moussa TRAORE.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ASSUJETTIS

Au titre du personnel de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) :

– Monsieur Séni KOUGOUINDIGA, Mle 201 122 G, Conseiller en gestion des ressources humaines, en remplacement de Madame Macanie OUEDRAOGO/FONDIO.

D MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Patindé Romuald KAFANDO, Mle 110 640 U, Attaché de santé, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration du Service d’aide médicale urgente (SAMU) pour un premier mandat de trois (03) ans.

E  MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Yacouba KOROGO, Mle 280 441 Z, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration du Centre national des manuels et fournitures scolaires (CENAMAFS) pour un premier mandat de (03) ans.

F MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté cinq (05) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Monsieur Boundia Alexandre THIOMBIANO, Mle 271 386 X, Maître de conférences.

Au titre du ministère des Serviteurs du peuple :

– Madame Piegdwinde Germaine TIEMTORE, Mle 200 443 F, Inspecteur du travail.

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

– Monsieur Guidia dit Désiré HEBIE, Mle 208 017 P, Inspecteur du trésor.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité :

– Monsieur René OUEDRAOGO, Mle 247 536 L, Administrateur civil.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU BURKINA FASO

– Madame Raïssa KORMODO/ZOUNGRANA, Mle 23 19 321 N, Chef de service statistiques.

Le deuxième décret renouvelle le mandat de Monsieur Edmond HIEN, Mle 26 814 L, Professeur titulaire, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme Monsieur Edmond HIEN, Mle 26 814 L, Professeur titulaire, Président du Conseil d’administration du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) pour une dernière période de trois (03) ans, à titre de régularisation, pour compter du 28 août 2025.

Le quatrième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds de soutien à l’éducation et la recherche (FOSER) Bângr Baoobo pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

– Monsieur Patindé Wendinda Jean Yves BELEM, Mle 58 450 U, Inspecteur du trésor

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Monsieur Babou André BATIONO, Mle 218 389 T, Directeur de recherche ;

– Madame Wendinkonté Sylvie ZONGO, Mle 231 942 C, Enseignant- Chercheur.

Au titre du ministère de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique :

– Monsieur Kèrabouro PALE, Mle 208 002 V, Inspecteur des impôts.

Au titre du ministère de la Famille et de la solidarité :

– Madame Salimata ROMBA/CONOMBO, Mle 108 582 V,

Administrateur des affaires sociales.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CONFEDERATION DES ENTREPRISES DU FASO

– Monsieur Issa COMPAORE, Promoteur d’établissement supérieur privé.

Le cinquième décret nomme Monsieur Patindé Wendinda Jean Yves BELEM, Mle 58 450 U, Inspecteur du trésor, Président du Conseil d’administration du Fonds de soutien à l’éducation et la recherche (FOSER) Bângr Baoobo pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

Le Porte-parole du Gouvernement

 

Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO,

Officier de l’Ordre de l’Etalon

 

 

Compte rendu du Conseil des Ministres du 29 janvier 2026

0

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 29 janvier 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 31 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

La présente session s’est tenue sous la , sous la présidence du Président du Faso, Président du Conseil des ministres, le Capitaine Ibrahim Traoré

I DELIBERATIONS

I 1  AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques.

Le présent décret fait suite au remaniement du Gouvernement intervenu le 12 janvier 2026 et intègre les évolutions consacrées par le décret n°2025- 1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels.

La nouvelle organisation comporte les innovations majeures suivantes :

– la création du poste de Secrétaire général adjoint ;

– la création du Secrétariat permanent de la Coordination des politiques sectorielles agricoles et du développement durable (SP/CPSADD) ;

– le renforcement de l’ex-Secrétariat technique de l’Offensive agropastorale et halieutique (ST-OAPH) avec la prise en compte du volet hydraulique ;

– la fusion de l’ex-Secrétariat technique pour la Gestion intégrée des ressources en eau (ST-GIRE), de l’ex-Direction générale de l’eau potable, de l’ex-Direction générale des ressources en eau et de l’ex-Direction générale des infrastructures hydrauliques en une seule entité dénommée Direction générale des ressources en eau et de l’hydraulique (DGREH) ;

– la suppression de l’ex-Secrétariat technique pour la gestion des situations d’urgence en WASH (ST-WASH) avec le reversement de ses attributions au Secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire (SE-CNSA) ;

– la fusion de l’ex-Direction générale de la préservation de l’environnement (DGPE) et de l’ex-Direction générale de l’assainissement, des eaux usées et excréta en une seule entité dénommée Direction générale de l’environnement et du cadre de vie (DGECV) ;

– la fusion de l’ex-Direction générale de l’économie verte et du changement climatique et de l’ex-Direction générale de la promotion de l’économie rurale (DGPER) pour en faire la Direction générale de la promotion de l’économie rurale (DGPER) ;

– la création d’une Direction technique des semences forestières dans la Direction générale des productions végétales ;

– la fusion des ex-Directions régionales de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques et des ex-Directions régionales de l’eau et de l’assainissement de l’environnement pour former les Directions régionales de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques (DRAERAH).

Cette fusion prend également en compte les directions provinciales.

L’adoption de ce décret permet au ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques de disposer d’un nouvel organigramme pour accomplir ses missions.

I 2  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant dissolution des partis et formations politiques.

En 2022, le répertoire de suivi des partis et formations politiques enregistrait 209 partis et 12 formations politiques. Cependant, lors des consultations électorales du 22 novembre 2020, seulement 125 partis et formations politiques ont présenté des candidats et uniquement 15 ont obtenu au moins un siège à l’Assemblée nationale avec un taux de participation global de 49,66%.

Cet état de fait révèle un système partisan basé sur un multipartisme illimité doublé d’un faible ancrage territorial qui ne répond pas aux attentes des Burkinabè. En outre, les partis et formations politiques peinent à mobiliser le citoyen burkinabè, toute chose qui dénote d’une faillite à leur mission constitutionnelle.

En effet, le système partisan tel que mis en oeuvre a contribué à diviser les citoyens, à fragiliser le tissu social, à mettre à mal le vivre-ensemble et à créer un développement déséquilibré du territoire. Fort de ce constat et en raison des actions subversives de certains acteurs politiques, les activités des partis et formations politiques ont été suspendues le 30 septembre 2022.

Par ailleurs, la dissolution des partis et formations politiques et la refondation du système partisan ont constitué des attentes fortes exprimées dans le rapport général de l’Assemblée législative de Transition, issu des journées d’échanges avec les forces vives des régions sur les réformes politiques, institutionnelles et administratives de la Transition, adopté le 22 septembre 2023.

Il apparait donc clairement que le système partisan en cours imposé par le colon et entretenu par le néocolonialisme, en déphasage total avec nos réalités socioculturelles, a contribué à pervertir notre mode de gouvernance publique.

C’est pourquoi, dans le contexte actuel de refondation de l’Etat, la dissolution des partis et formations politiques en vue d’un meilleur encadrement du système partisan s’avère indispensable.

Cette dissolution va permettre d’affiner le choix politique et les idéaux de la Révolution progressiste populaire.

L’adoption de ce décret consacre la dissolution des partis et formations politiques.

Le second rapport est relatif à un projet de loi portant abrogation de la loi n°032-2001/AN du 29 novembre 2001 portant charte des partis et formations politiques au Burkina Faso, de la loi n°008-2009/AN du 14 avril 2009 portant financement des partis et formations politiques et des campagnes électorales et de la loi n°009-2009/AN du 14 avril 2009 portant statut de l’opposition politique ainsi que son modificatif n°2013/AN du 17 décembre 2013.

Ces différents textes ont favorisé une prolifération de partis et formations politiques sans idéologie ni représentativité significative, ni ancrage social et territorial, contribuant ainsi à la perte de confiance des citoyens envers les institutions politiques.

En outre, l’application de ces textes, pendant plusieurs années après l’adoption du multipartisme intégral, a révélé leur inadéquation avec les aspirations profondes du peuple, les enjeux sécuritaires et institutionnels ainsi que les exigences actuelles de refondation de l’Etat, de renforcement de l’unité nationale et de réduction du train de vie de l’Etat.

Par ailleurs, l’incapacité des partis et formations politiques à remplir leurs missions et la volonté affirmée du Gouvernement à refonder l’Etat, ont conduit à la suspension de leurs activités le 30 septembre 2022.

Au regard de ce qui précède, l’abrogation de ces textes constitue un préalable indispensable à l’élaboration d’un cadre juridique mieux adapté aux réalités socio-culturelles. Elle permet d’ouvrir la voie à une réforme du mode de gouvernance politique au Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté dix (10) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant règlementation générale des Initiatives sectorielles de développement exécutées au Burkina Faso.

En vue d’améliorer l’impact des investissements publics pour un changement qualitatif des conditions de vie des populations à la base, l’approche de gestion des investissements publics au Burkina Faso a été revue pour faire place aux Initiatives de développement, en substitution des instruments traditionnels que sont les projets et programmes de développement.

Le projet de décret vise à mettre en place un cadre règlementaire solide, des outils et des méthodes efficaces de gestion permettant de garantir la prise en main totale et souveraine du pilotage ainsi que la gestion des investissements publics par les structures de l’Etat.

Les innovations majeures de ce décret sont :

– le renforcement du leadership de l’Etat dans la priorisation, la gestion, le suivi et la capitalisation des investissements publics ;

– la rationalisation du nombre d’unités de gestion à travers la création d’une seule entité chargée de gérer l’ensemble des initiatives sectorielles de développement d’un même département ;

– la limitation des dépenses de fonctionnement à 5% du coût global cumulé des Initiatives sectorielles de développement, afin de consacrer plus de ressources aux investissements ;

– l’ouverture d’un compte de dépôt à la Banque des dépôts du Trésor pour recevoir les ressources financières provenant de l’Etat, des partenaires techniques et financiers et de toutes autres sources, destinées à la mise en oeuvre des initiatives sectorielles de développement.

L’adoption de ce décret permet de disposer d’un cadre règlementaire sur les Initiatives sectorielles de développement exécutées au Burkina Faso, en vue d’optimiser la gouvernance des investissements publics.

Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant autorisation d’augmentation de la participation de l’Etat dans le capital social de la société AIR BURKINA SA et son érection en société d’Etat.

La compagnie AIR BURKINA connait depuis plusieurs années des difficultés financières et opérationnelles, affectant durablement sa capacité d’exploitation et sa situation patrimoniale. Face à cette situation, l’Etat burkinabè a décidé d’engager un processus de restructuration.

Ainsi, le 24 septembre 2024, l’Etat a sollicité et obtenu d’un particulier, alors détenteur de cent onze (111) actions correspondant à 1% du capital social de la société, la cession de l’intégralité de ses actions pour un (01) franc symbolique.

A l’issue de cette opération, l’Etat burkinabè est devenu actionnaire unique de la société AIR BURKINA SA, faisant d’elle désormais une société d’Etat.

L’adoption de ce décret permet de régulariser l’acquisition des actions cédées, en consacrant l’augmentation de la participation de l’Etat dans le capital social de AIR BURKINA, conformément à la loi n°025/99/AN du 16 novembre 1999 portant règlementation générale des sociétés à capitaux publics.

Le troisième rapport est relatif à un projet de décret portant création de l’Agence burkinabè pour l’emploi en abrégé « ABPE ».

L’Agence burkinabè pour l’emploi est issue de la fusion de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et de l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF). En effet, il ressort que ces deux structures agissent toutes sur le marché du travail et certaines de leurs attributions sont proches.

Cette fusion s’inscrit dans le cadre de la rationalisation des structures avec pour objectif principal l’efficacité et la cohérence des actions de l’Etat. Elle permettra notamment une meilleure mobilisation et optimisation des ressources, une amélioration de l’exécution des politiques et actions en matière d’emploi, d’insertion professionnelle et de suivi du marché du travail.

L’adoption de ce décret permet la création de l’Agence burkinabè pour l’emploi en vue de disposer d’une structure dynamique et performante de promotion de l’emploi au profit des jeunes et des demandeurs d’emplois.

Le quatrième rapport est relatif à l’adoption du Plan RELANCE, nouveau référentiel de développement 2026-2030.

En application des dispositions de la loi n°034-2018/AN du 27 juillet 2018 portant pilotage et gestion du développement, le Burkina Faso doit élaborer tous les cinq ans, un référentiel national de développement qui détermine les priorités de développement en cohérence avec la vision nationale de développement à long terme.

Le Plan RELANCE 2026-2030 capitalise les leçons tirées de la mise en œuvre des référentiels antérieurs ainsi que des politiques et stratégies sectorielles en cours. Il a aussi pour fondement les missions inscrites dans la Charte de la Transition du 14 octobre 2022 et son modificatif du 25 mai 2024, les choix opérés pour la conduite de la Révolution progressiste populaire (RPP), les politiques sectorielles et les aspirations exprimées par les Burkinabè lors de l’élaboration de l’Etude nationale prospective (ENP) «Burkina 2060».

La vision du Plan RELANCE 2026-2030 est de faire du « Burkina Faso, une nation souveraine et prospère, bâtissant un développement endogène et

durable au service du bien-être de tous ». Pour sa concrétisation, quatre (04) piliers d’intervention ont été retenus. Il s’agit du :

– Pilier 1 « consolider la sécurité, la cohésion sociale et la paix » ;

– Pilier 2 « refonder l’Etat et améliorer la gouvernance » ;

– Pilier 3 « développer le capital humain » ;

– Pilier 4 « développer les infrastructures et transformer durablement l’économie ».

L’adoption de ce rapport permet de doter le Burkina Faso d’un nouveau référentiel de développement, le Plan RELANCE 2026-2030.

Le cinquième rapport est relatif à un projet de décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du dispositif de suivi et d’évaluation du Plan RELANCE 2026-2030.

Le Plan RELANCE 2026-2030 constitue le principal référentiel de l’action gouvernementale en matière de développement économique et social pour les cinq (05) prochaines années. L’adoption de ce plan rend indispensable la mise en place d’un dispositif institutionnel structuré et performant de suivi et d’évaluation, d’où l’élaboration du présent décret.

Ce dispositif a entre autres pour finalité, d’assurer un pilotage efficace et coordonné de la mise en oeuvre du Plan RELANCE, de permettre un suivi régulier des performances et des impacts des politiques publiques et de garantir la redevabilité des acteurs ainsi que la transparence dans la gestion des ressources publiques.

L’adoption de ce décret permet la création du dispositif de suivi et d’évaluation du Plan RELANCE 2026-2030.

Le sixième rapport est relatif à un projet de décret portant création de l’Agence de gestion du péage (AGP).

La création de l’Agence de gestion du péage vise à assurer la continuité du service public de péage dans des conditions optimales d’efficacité et de qualité et à professionnaliser l’activité de péage grâce à une structure dédiée, dotée d’une gouvernance adaptée.

L’Agence de gestion du péage est chargée de :

– la gestion et l’exploitation du système de péage ;

– la mobilisation et le recouvrement des recettes de péage ;

– toute activité connexe confiée par l’Etat dans le domaine du péage.

L’adoption de ce décret permet la création de l’Agence de gestion du péage, conformément au décret n°2014-609/PRES/PM/MEF/MFPTSS du

24 juillet 2014 portant conditions et modalités de création, de gestion et de suppression des Etablissements publics de l’Etat.

Le septième rapport est relatif à un projet de décret portant approbation des statuts particuliers de l’Agence de gestion du péage (AGP).

L’adoption de ce décret permet de doter l’Agence de gestion du péage de textes réglementaires en vue d’accomplir ses missions, conformément au décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère administratif.

Le huitième rapport est relatif à un projet de décret portant dissolution du Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B).

Cette dissolution participe de la rationalisation des structures publiques et de l’optimisation de l’action gouvernementale. La mission du FSR-B est transférée au ministère de l’Economie et des finances désormais en charge des collectes de fonds destinés à la construction et à l’entretien des routes.

L’adoption de ce décret consacre la dissolution du Fonds spécial routier du Burkina.

Le neuvième rapport est relatif à un projet de décret portant organisation du ministère de l’Economie et des finances.

Ce décret vise la relecture du décret n°2024-1457/PRES-TRANS/PM/MEF du 22 novembre 2024 portant organisation du ministère de l’Economie et des finances (MEF) en vue de le conformer au décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels, tout en tenant compte également de certaines spécificités nécessaires au bon fonctionnement des services.

La relecture de ce décret permet de prendre en compte certaines structures centrales et rattachées, puis d’opérer des ajustements.

Parmi les innovations du décret on peut retenir que les missions du MEF au niveau déconcentré sont désormais portées par les Directions régionales de l’Economie et des finances (DREF).

Les ajustements et modifications portent entre autres sur :

– l’élargissement des missions de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) ;

– la suppression de l’Agence judiciaire de l’Etat (AJE) au sein du département, suite à son transfert au ministère de la Justice ;

– le changement de dénomination de la Direction de la revue des marchés publics en Direction de l’informatisation et de la revue des marchés publics (DIRMP) ;

– la prise en compte de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso (CDI-BF) ;

– la prise en compte de l’Agence de gestion du péage (AGP) ;

– la prise en compte du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) « Tõogo ».

L’adoption de ce décret permet au ministère de l’Economie et des finances de disposer d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir efficacement ses missions.

Le dixième rapport est relatif à un projet de décret portant création de l’Institut supérieur de l’aéronautique de Bobo-Dioulasso (ISAB).

La situation sécuritaire que traverse le Burkina Faso impose une adaptation constante des capacités de défense et de protection du territoire national.

La création de l’Institut supérieur de l’aéronautique de Bobo-Dioulasso (ISAB)apparait comme une réponse structurelle, pérenne et stratégique aux défis sécuritaires et de développement auxquels notre pays est confronté.

L’ISAB sera chargé d’assurer entre autres :

– la formation initiale, continue et supérieure aux métiers de l’aviation militaire ;

– la formation initiale, continue et supérieure aux métiers de l’aviation civile ;

– la formation des experts et des cadres dans le domaine de l’aviation ;

– le développement d’actions de coopération internationale et de partenariats dans le domaine des métiers de l’aviation et de la recherche universitaire.

L’adoption de ce décret permet la création de l’Institut supérieur de l’aéronautique de Bobo-Dioulasso.

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte organisation du ministère de la Sécurité.

Le présent décret fait suite au remaniement du Gouvernement intervenu le 12 janvier 2026 et intègre les évolutions consacrées par le décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels.

Ce décret vise à prendre en compte le nouveau champ de compétences du ministère de la Sécurité en lui consacrant le reversement des attributions relatives à la gestion durable du patrimoine forestier et faunique.

L’innovation majeure de ce décret est l’intégration de nouvelles structures telles que la Brigade Laabal, la Direction générale des eaux et forêts, l’Office national des aires protégées et l’Ecole nationale des eaux et forêts.

L’adoption de ce décret permet au ministère de la Sécurité de disposer d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir efficacement ses missions.

Le second décret porte organisation et fonctionnement de la Direction générale de la Police nationale en abrégé « DGPN ».

Face aux menaces émergentes inhérentes au terrorisme, la Police nationale s’est adaptée en vue de participer pleinement à la lutte contre ce fléau à travers la création de nouvelles unités et une réarticulation des dispositions existantes.

Il apparait donc nécessaire d’actualiser son organisation, afin de permettre à la Police nationale de jouer pleinement son rôle d’institution républicaine chargée de la protection des personnes et des biens, de la sûreté de l’Etat et de l’application des lois et règlements.

Les innovations majeures du décret sont :

– l’organisation de la DGPN autour des quatre (04) piliers métiers que sont la Sécurité publique, la Police judiciaire, le Renseignement et le Maintien de l’ordre érigés en départements ;

– la création d’une Direction de la logistique pour répondre aux enjeux opérationnels et logistiques ;

– le rattachement du Groupe spécial d’intervention de la Police nationale (GSIPN) au cabinet du Directeur général ;

– la suppression et la fusion de plusieurs directions, divisions et services.

L’adoption de ce décret permet à la Police nationale d’assurer efficacement ses missions régaliennes.

I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant modification du décret n°2023-1276/PRES-TRANS/PM/MEDICAPME/MEFP du 05 octobre 2023 portant modalités de désignation des membres des organes d’administrations des sociétés à capitaux publics, des Etablissements publics et des structures à statut spécifique.

Cette modification permet d’assouplir les règles de désignation des Administrateurs et des Présidents de Conseil d’administration.

Les principales innovations de ce décret sont :

– le renforcement de la redevabilité des Administrateurs ;

– la valorisation de l’expérience acquise en accordant la possibilité d’exercer un mandat d’administrateur trois (03) ans après l’expiration du deuxième mandat ;

– l’élargissement du vivier des Administrateurs potentiels par l’intégration des directeurs et chefs de cabinets ministériels ;

– la capitalisation de l’expérience acquise dans l’administration publique et dans le secteur privé pour la désignation de l’Administrateur.

L’adoption de ce décret permet de répondre aux difficultés rencontrées pour la désignation des Administrateurs.

I 6 AU TITRE DU MINISTERE DE LA CONSTRUCTION DE LA PATRIE

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de la Construction de la Patrie.

Le décret n° 2026-0006/PF/PRIM du 12 janvier 2026 portant remaniement du Gouvernement a institué le ministère de la Construction de la Patrie (MCP), résultant de la fusion du ministère des Infrastructures et du désenclavement (MID) et du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat (MUH).

Cette nouvelle configuration impose une relecture de l’organisation administrative afin de l’adapter aux attributions élargies du département.

Les principales innovations de ce décret sont :

– la consécration d’une représentation unique du ministère en région comme en province ;

– la clarification des rôles entre études techniques et normalisation ;

– la création d’un poste de Secrétaire général adjoint.

L’adoption de ce décret permet au ministère de la Construction de la Patrie de disposer d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir ses missions, conformément au décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre de l’Economie et des finances a fait au Conseil deux (02) communications :

– la première communication fait le bilan des résultats de l’opération spéciale de constat de mise en valeur des parcelles de la zone SONATUR à Ouaga 2000 qui s’est déroulée du 1er au 29 août 2024 et du 9 juillet au 16 septembre 2025.

Cette opération avait pour objectifs entre autres, de vérifier l’état de mise en valeur des parcelles attribuées dans les sites SONATUR de Ouaga 2000 et de Komsilga et de dresser un état statistique des parcelles nues, mises en valeur ou insuffisamment mises en valeur.

La première phase a permis d’identifier 2 654 parcelles nues et 3 407 parcelles insuffisamment mises en valeur. Quant à la seconde, elle a permis de recenser 522 parcelles nues, 1 184 parcelles insuffisamment mises en valeur et 17 parcelles inaccessibles pour le constat.

Cette opération a permis d’obtenir une photographie claire de l’état d’occupation et de mise en valeur des parcelles sur les deux sites. Elle a eu pour incidence d’accélérer ou de faire aboutir certains investissements en souffrance ;

– la seconde communication fait la situation de mise en oeuvre du Fonds de soutien patriotique (FSP).

La situation financière du Fonds fait le point des encaissements et dresse la situation d’exécution des dépenses au 31 décembre 2025.

Sur la période du 1er janvier au 31 décembre 2025, les encaissements toutes sources confondues se sont établis à 222 242 126 293 F CFA, représentant 148,16% de l’objectif annuel de recouvrement fixé à 150 000 000 000 F CFA.

Cette performance traduit une amélioration significative par rapport à l’exercice 2024, au cours duquel les encaissements cumulés, arrêtés au 31 décembre s’élevaient à 175 685 084 312 F CFA, soit une progression de 26,50%.

A la même date, le cumul des dépenses engagées s’élève à 276 087 509 961 F CFA pour des prévisions de dépenses arrêtées pour la période de janvier à décembre 2025, à 277 957 141 633 F CFA. Ce niveau d’exécution correspond à un taux d’engagements de 99,33%.

Au titre du quatrième trimestre 2025, les recouvrements ont atteint 79 638 596 875 F CFA, en hausse de 55,85% par rapport au trimestre précédent.

Cette dynamique est principalement imputable au virement des ressources affectées du Fonds minier de développement (FMD), pour un montant 39 468 315 582 F CFA, représentant 49,56% des encaissements de la période.

II 2 Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative à la tenue des Semaines régionales de la culture (SRC) 2025 en prélude de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC Bobo 2026).

Les SRC se sont tenues du 06 septembre au 11 novembre 2025 sur l’ensemble des 14 régions culturelles du Burkina Faso ainsi que dans 03 pays de la diaspora (Côte d’Ivoire, Mali et Niger).

En termes de bilan, les SRC ont enregistré 1 874 troupes inscrites contre 1 657 troupes à l’édition de 2023. Cette progression confirme l’engouement croissant des acteurs culturels et des populations autour de la Semaine nationale de la culture.

A l’issue des compétitions, 128 troupes et ensembles artistiques (Arts du spectacle), 28 artistes (Arts plastiques), 112 oeuvres (Littérature), 49 candidats (Art culinaire) et 431 sportifs (Sport traditionnel) ont été retenus pour prendre part au Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL) de la SNC Bobo 2026. La diaspora sera représentée avec 70 artistes toutes disciplines confondues.

La 22e édition de la Semaine nationale de la culture est prévue du 25 avril au 02 mai 2026 à Bobo-Dioulasso sous le thème « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales ».

II 3 Le ministre de la Justice a fait au Conseil une communication relative au déroulement des travaux de la session permanente de l’Assemblée législative de Transition (ALT), au titre de l’année 2025.

Durant cette année, les députés ont examiné trente-quatre (34) projets de loi inscrits à l’ordre du jour de la session. Parmi ces projets de loi, vingt-quatre (24) ont été adoptés, tandis que les autres sont en cours d’examen. Deux lois ont fait l’objet d’une deuxième lecture.

Les députés ont également mené des contrôles informatifs de l’action de l’Exécutif par des questions au Gouvernement et des missions d’information.

La session a aussi été marquée par l’exposé de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre sur la situation de la Nation, le 14 mars 2025 ainsi que par la présentation du Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2026-2028.

III NOMINATIONS

III 1  NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

– Monsieur Sibiri de Issa OUEDRAOGO, Mle 23 593 L, Administrateur civil, 2e classe, 9e échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Ambroise SOME, Mle 28 127 B, Administrateur civil, 2e classe, 9e échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Mahamoudou ZAMPALIGRE, Mle 215 227 G, Juriste, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Conseiller technique.

B AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

– Madame Hélène Viviane BAMBARA /YAGO, Mle 46 219 V, Inspecteur du trésor, 2e classe, 4e échelon, est nommée Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Laurent BAYALA, Mle 53 584 G, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Ahmed ZAMPALIGRE, Mle 112 500 P, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Zidabou Zéphirin Marie Constantin ZOURE, Mle 97 637 F, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Mamadou OUATTARA, Mle 59 666 G, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Delwindé Laurent YOGO, Mle 111 154 B, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Justin Mathieu BADOLO, Mle 91 232 H, Administrateur des services financiers, 2e classe, 7e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Alassane OUEDRAOGO, Mle 37 254 R, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 13e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Issiaka KABORE, Mle 111 128 A, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Aboubacar IDANI, Mle 52 157 H, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 13e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Gauthier Oussouncri GOULLA, Mle 228 761 D, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Comptable principal des matières du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat.

C AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

– Monsieur Hatto Jules Modeste SIAN, Officier, est nommé Conseiller technique chargé des questions sécuritaires ;

– Monsieur Ernest KI, Mle 227 569 D, Commissaire principal de police, 2e classe, 3e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Aimé LANKOANDE, Mle 111 448 Y, Commissaire principal de police, 2e classe, 3e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Madi OUEDRAOGO, Mle 119 417 T, Commissaire de police, 2e classe, 2e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Windlassida S. Richard BELEM, Mle 111 435 P, Commissaire principal de police, 2e classe, 3e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Madame Yvette NANGA, Mle 101 223 Z, Commissaire principal de police, 1ère classe, 5e échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Lassane OUEDRAOGO, Mle 111 739 P, Lieutenant de police, 2e classe, 8e échelon, est nommé Contrôleur de la Coordination nationale de contrôle des forces de police ;

– Monsieur Yéwaya Alexis Seydou ZOUBGA, Mle 101 467 S, Lieutenant de police, 2e classe, 8e échelon, est nommé Contrôleur de la Coordination nationale de contrôle des forces de police.

D AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

– Madame Nibè-Nêe Scholastique SOME, Mle 59 228 R, Traducteur-interprète, 1ère classe, 12e échelon, est nommée Chef du Bureau de l’interprétation et de la traduction.

E AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

– Monsieur Philippe DINDANE, Officier, est nommé Conseiller technique chargé des questions sécuritaires ;

– Madame Séraphine SOME/MILLOGO, Mle 98 287 Z, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 8e échelon, est nommée Chargé de mission ;

– Madame Noëlie CONGO/SALOUKA, Mle 216 714 W, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 4e échelon, est nommée Directrice générale de la culture et des arts ;

– Monsieur Donnibo Jacob DA, Mle 111 119 R, Administrateur des services financiers, 2e classe, 4e échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances ;

– Monsieur Ernest DAO, Mle 345 072 T, Administrateur des services touristiques, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur de la Coopération et des relations publiques du Centre régional pour les arts vivants en Afrique (CERAV/Afrique) ;

– Monsieur Inoussa BELEM, Mle 117 272 Y, Conservateur-Restaurateur de musée, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur de la Documentation, de l’information et des statistiques du Centre régional pour les arts vivants en Afrique ;

– Monsieur Marcellin ZANGO, Mle 216 768 G, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur de la Planification, des études et de la formation.

F AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

– Monsieur Ismaël Saturnin PARE, Mle 313 448 D, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur de la Communication et des relations presse.

G AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Sanwé Médard KIENOU, Mle 257 263 Y, Enseignantchercheur, catégorie P2, 1er grade, 2e échelon, est nommé Directeur des titres et diplômes et de l’assurance qualité ;

– Madame Pounyala Awa OUOBA, Mle 257 221 K, Enseignant-chercheur, catégorie P2, 1er grade, 2e échelon, est nommée Directrice des institutions privées d’enseignement supérieur ;

– Monsieur Bassiaka OUATTARA, Mle 271 431 Y, Enseignant chercheur, catégorie P2, 1er grade, 2e échelon, est nommé Directeur des institutions d’enseignement supérieur du public.

III 2  NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) au titre du ministère de l’Economie et des finances ;

– de l’Institut national de santé publique (INSP) et du Centre hospitalier universitaire de Pala (CHU-P) au titre du ministère de la Santé ;

– du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) et de l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ;

– de l’Université Nazi BONI au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

A MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Toalé Sibri SORY, Mle 254 818 V, Médecin, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Santé au Conseil d’administration de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Madame Assèta SAMA, Mle 212 382 P, Inspecteur du travail, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Serviteurs du peuple au Conseil d’administration de l’Institut national de santé publique (INSP) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Ismaël SAWADOGO.

Le second décret nomme Monsieur Kouakou Makoua DA, Mle 111 105 F, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Serviteurs du peuple au Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire de Pala (CHU-P) pour un premier mandat de trois (03) ans.

C MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret renouvelle le mandat de Madame Arzouma Simone LANKOANDE, Mle 20 09 004 E, Comptable, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le second décret renouvelle le mandat de Madame Lydie ZONGO/SANON, Mle 111 324 L, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) pour une dernière période de trois (03) ans.

D MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Nazi BONI (UNB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Justice :

– Monsieur Adama KAFANDO, Mle 130 307 L, Magistrat.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CONSEIL REGIONAL DU GUIRIKO

– Monsieur Brahima ZERBA, Mle 97 451 J, Greffier en chef.

 

Le Porte-parole du Gouvernement

 

Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO,

Officier de l’Ordre de l’Etalon

Secteurs énergétique et minier : Une table-ronde pour informer et vanter les potentialités

0
La table-ronde a réuni les différents acteurs des secteurs de l'énergie et des mines

A l’initiative de la délégation spéciale consulaire nationale de la chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, Ouagadougou a abrité ce mardi 27 janvier 2026 une table-ronde sur la vulgarisation de l’information économique et le financement des projets miniers et énergétiques. La cérémonie d’ouverture de l’évènement a connu la présence effective du ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat Monsieur Serge Gnaniodem Poda et du ministre de l’énergie, des mines et des carrières Yacouba Zabre Gouba, respectivement président et parrain de l’heureuse initiative.

La table-ronde a été organisée à l’initiative de la chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso dont le président Achille Roland Sow aborde ici avec les hommes de média l’objectif

«Vulgarisation de l’information économique et financement des projets miniers et énergétiques». C’est l’intitulé exact du thème de la table-ronde qui s’est tenu ce mardi à Azalai Hôtel, à Ouagadougou.

Initiée par la délégation spéciale consulaire nationale de la chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, elle se veut un cadre de concertation stratégique et de dialogue multi- acteurs destiné à analyser les nombreuses opportunités et à identifier les mécanismes de financement les plus adaptés aux réalités des projets miniers et énergétiques du pays.

Les réformes du secteur abordées

Au premier rang des officiels présents à la cérémonie, le président, ministre ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat Serge Gnaniodem Poda et le parrain, ministre de l’énergie, des mines et des carrières Yacouba Zabre Gouba

Au cours des échanges, les participants ont abordé la question des récentes réformes dans le secteur des mines et de l’énergie.

Pour le patron du Département de l’énergie, Yacouba Zabre Gouba ; il n’y a pas de doute, ces réformes visent à faire du secteur énergétique et minier un véritable pilier de développement et à asseoir l’indépendance économique du Burkina Faso.

«Je voudrais d’ores  et déjà vous rassurer que les différentes réformes qui ont été entreprises dans le secteur de l’énergie et des mines visent surtout à concrétiser notre quête de souveraineté et à faire en sorte que ces secteurs soit des leviers essentiels pour le développement de notre pays», a-t- il indiqué à l’entame de son discours d’ouverture.

En droite ligne de la vision du Président du Faso

Une vue de participants à la table-ronde à Azalaï Hôtel ce mardi 27 janvier 2026

Pour sa part, le ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat Serge Gnaniodem Poda l’organisation de cette table-ronde sur le financement dans les secteurs stratégiques que sont le secteur minier et le secteur de l’énergie s’inscrit en droite ligne de la vision du Président du Faso et vient à ce titre à point nommé, s’inscrivant en droite ligne de la dynamique de souveraineté économique burkinabè porté par le chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré.

«Le Chef de l’État , la plus haute autorité de notre pays a toujours lancé un appel vibrant à l’endroit du secteur privé  nationale afin que ce secteur privé puisse jouer sa partition, et puisse jouer pleinement son rôle de soutien à la production dans la Révolution populaire progressiste  prônée», a-t- il rappelé.

Rapprocher tous les acteurs

Pour le président de la délégation spéciale consulaire nationale de la chambre de commerce et d’industrie du Burkina Achille Roland Sow, la présente table-ronde était vraiment indispensable en ce sens qu’elle vise à rapprocher les porteurs de projet, les institutions financières, les investisseurs, et les pouvoirs publics afin qu’ensemble ils puissent identifier les pistes et solutions adaptées aux besoins de financement du secteur minier et énergétique du Burkina Faso.

Comme on dit, l’union fait la force. Et ils étaient effectivement nombreux les acteurs du secteur de l’énergie et des mines à faire massivement le déplacement d’Azalai Hôtel pour participer utilement aux échanges, à la grande satisfaction des initiateurs.

Rachel Bazié

Burkina Demain

2026 : Retour sur ces vœux au pesant d’or culturel Yé Lassina Coulibaly

0

Comme à l’accoutumée, l’homme de culture africain que l’on ne présente plus, Yé Lassina Coulibaly, a exprimé ses vœux à l’occasion de la nouvelle année 2026. Des vœux qui puisent leur essence dans nos trésors culturels intemporels. Lisez plus tôt ! 

Yé Lassina Coulibaly, homme de culture présente ses voeux pour l’année 2026 au nom de la Nature et de l’Humanité

«Au nom de la Nature et de l’Humanité

Vœux pour l’année 2026

Au nom de la grandeur de Dame Nature, de nos Grand-Mères et Grand- Pères, forces originelles où s’accordent – dans une harmonie cosmique et silencieuse, l’Eau féconde, la Terre nourricière, l’Air inspirant et le Feu vivifiant – la famille Coulibaly formule, avec la solennité que requiert l’instant et la sincérité qui lui est due, ses vœux les plus fervents de bonheur, de prospérité et, par-dessus tout, de santé.

Que l’an deux mille vingt-six s’ouvre sous le signe d’une tonalité majeure : celle d’une paix retrouvée, d’une sagesse partagée, et d’une fidélité inaltérable aux valeurs cardinales de solidarité, de fraternité et de transmission.

Une pensée profonde, respectueuse et fraternelle s’adresse à toutes les personnes en situation de handicap — aux personnes aveugles, aux personnes autistes, bipolaires ou atteintes de schizophrénie, à celles vivant avec un handicap physique ou mental, ainsi qu’aux personnes touchées par la maladie d’Alzheimer — dont le courage discret, la dignité constante et la force intérieure forcent l’admiration et appellent un hommage sincère.

Nous adressons également une pensée solennelle à toutes celles et à tous ceux qui ont consenti le sacrifice suprême pour la libération de l’Afrique. Leur mémoire demeure vive dans le cœur de celles et ceux qui aiment ce continent. Leur courage, leur combat et leur engagement continueront d’être honorés aujourd’hui, demain, et tant que subsistera le souffle de la liberté.

Car c’est le cycle immémorial de la Nature — vaste partition où chaque élément répond à l’autre sans heurt — qui nous invite à célébrer cet instant de joie à la fois sobre et profonde, où les générations se rejoignent dans une même espérance, accordées telles les voix d’un chœur ancien vibrant à l’unisson.

Chaque être humain est dépositaire d’un double héritage : celui du jardin familial, sanctuaire des gestes transmis de génération en génération, et celui du jardin intérieur, où mûrit une conscience attentive au souffle du monde.

Nos ancêtres nous ont légué le souci de l’autre — accueillir le voisin et l’étranger, soutenir l’ami, entourer la famille dans l’épreuve — et leur sagesse nous enseigne que ce don, semblable à une source vive et inépuisable, n’appauvrit jamais celui qui l’offre ; il l’enrichit, au contraire, d’une paix intérieure et d’une sérénité qu’aucun bien matériel ne saurait égaler.

À leur suite, nos parents nous ont transmis le sens du partage, cette lumière discrète qui jaillit lorsque l’on se libère du carcan étroit de l’individualisme. Ce combat humble et quotidien, chacun peut le mener à sa mesure, dans la discrétion des actes justes, tel un fil continu soutenant la symphonie collective de l’existence.

Que cette nouvelle année soit aussi celle de l’espérance — non d’une espérance naïve, mais d’une conscience lucide, patiemment construite, en des jours meilleurs pour l’humanité, pour nos nations, nos familles et nos peuples.

Dans un monde traversé par les crispations identitaires, les conflits larvés et les tensions multiples, la création artistique conserve une vertu singulière : elle parle sans exclure, relie sans contraindre et apaise sans nier. Elle demeure l’un des derniers langages véritablement universels, capable de restaurer les liens rompus, de panser les blessures invisibles et de rappeler aux peuples leur commune appartenance au vivant — tel un chant porté par l’Air, franchissant frontières et silences, traversant le temps et les mémoires.

De cette conviction profonde, nourrie à la fois par l’héritage immémorial des civilisations et par l’urgence pressante du présent, émane une vision : insuffler au monde contemporain un souffle régénérateur, une respiration nouvelle, en convoquant des symboles partagés capables de dialoguer au-delà des frontières, des langues, des croyances et des cultures — à l’image des éléments naturels qui se répondent sans jamais s’opposer et qui, par leur harmonie silencieuse, enseignent la continuité et la sérénité.

Figures à la fois familières et mythiques, porteuses de mémoire, de sens et de transmission, les arbres, à mes yeux tous sacrés, nous enseignent la résilience, la complémentarité dans la diversité…

Le baobab, colosse ancestral, recueille l’Eau dans son ventre et conserve l’histoire des hommes dans ses cercles silencieux, battements lents d’un cœur millénaire.

Le chêne enseigne la patience et la droiture face aux tempêtes ; l’olivier distille la paix avec une obstination douce et féconde ; le cèdre, souverain des hauteurs, parfume les sanctuaires et nourrit l’imaginaire des peuples de sa résine sacrée.

Le figuier dissimule la sagesse sous la pudeur de ses feuilles ; le palmier dattier offre la douceur là où la vie semble se retirer ; le bouleau annonce la renaissance par sa clarté ; le hêtre veille sur les forêts silencieuses ; le tilleul apaise sous son ombre bienveillante ; le pin affronte les vents tel un archet tendu ; le sapin se dresse comme une prière immobile ; le séquoia défie l’oubli par sa permanence ; le cyprès relie la Terre des vivants à celle des absents dans une verticalité grave et solennelle.

Des arbres nourriciers aux arbres médicinaux, des arbres sacrés aux arbres humbles, tous incarnent la durée, la résilience et la continuité des civilisations. Enracinés sur tous les continents, ils sont autant d’échos des paysages et des mémoires collectives, rappelant à l’humanité le rythme fondamental de la vie et le lien indissoluble qui l’unit à la Nature — vaste orchestre où chaque être joue sa note et contribue à l’harmonie universelle.

Les oiseaux n’enchantent-ils pas les passants de leur chant, à l’abri de la frondaison des arbres?

Parmi toutes les formes d’expression, la musique — à l’instar du chant des oiseaux — constitue la matrice première de toute harmonie. Avant que l’homme ne nomme le monde, l’oiseau le chantait déjà. Son chant ne divise pas : il relie.

À ce chant primordial répond l’hommage rendu aux grandes consciences africaines et universelles qui ont élevé la voix pour défendre la dignité humaine :

Nelson Mandela, Miriam Makeba, Cheikh Anta Diop, Martin Luther King, Aimé Césaire, Birago Diop, Patrice Lumumba…

Leur parole, telle une musique profonde et persistante, continue d’éclairer les chemins de la liberté, de la connaissance et de l’espérance.

C’est dans cette filiation — à la fois célébration et cérémonie — que s’inscrit mon œuvre artistique : faire de la musique un lieu de convergence entre mémoire ancestrale et conscience contemporaine. Mon art ne se contente pas de divertir ; il instruit, relie et élève, telle une flamme maîtrisée qui éclaire sans brûler, offrant à chacun la possibilité d’une ascension intérieure.

L’Art, souffle cardinal de la liberté et médiateur silencieux de la paix, ne saurait être dissocié, en ce seuil décisif de l’année 2026, de l’impératif supérieur qui s’impose désormais à la conscience humaine : la sauvegarde du vivant.

Que chacun, dans la forêt commune comme dans l’intimité de son jardin, plante un arbre — geste simple, presque ancestral — devienne non seulement un acte de salut pour la Terre, mais aussi une offrande de reconnaissance adressée à nos aïeux et à nos parents, à ces générations dont le courage, la sagesse et la patience silencieuse ont façonné les conditions mêmes de notre présence au monde.

Préserver la liberté d’expression par l’entremise de l’art ne relève plus, en notre époque troublée et fragmentée, d’un choix parmi d’autres — moral, esthétique ou philosophique — mais s’impose comme une nécessité vitale, presque organique, tant elle conditionne la respiration même de l’humanité contemporaine. À mesure que s’effacent les repères symboliques, culturels et spirituels, l’art demeure l’un des derniers territoires où la parole conserve son amplitude, où la pensée circule sans entrave, et où l’âme collective peut encore se reconnaître, se dire et se rassembler.

Là où l’oiseau chante, l’arbre écoute.

Là où l’arbre s’enracine, l’homme apprend.

Et là où l’homme plante, l’avenir respire.

La vie, riche de surprises, nous invite à souffler sans relâche sur les braises de l’âme afin qu’elles s’embrasent à nouveau ; à accueillir les retours inattendus, les rires partagés, les éclats de lune qui percent chaque matin sans que nul ne s’en aperçoive.

Les feuilles, manuscrits du cosmos, murmurent leurs secrets ; et dans la simplicité de la rivière, l’Eau chante, la Terre se souvient, l’Air transporte, le Feu éclaire — unis dans l’éternelle leçon du vivant, qui nous exhorte à honorer, par chaque geste, la grandeur et la fragilité de notre monde.

Depuis l’aube des temps, la musique accompagne l’humanité tel un héritage sacré transmis de génération en génération, destiné à traverser l’éternité…

Que chacun, d’où qu’il vienne, qui qu’il soit, contribue à pérenniser et à faire vivre ce lien indispensable entre l’art, la musique et l’humanité !

C’est l’art, la musique et mon parcours artistique, au croisement des civilisations et en recherche d’ouverture et d’harmonie universelle qui me poussent à partager ma curiosité et mes réflexions…

Puissent ces lignes susciter l’envie d’échanger et de me contacter !

Yé Lassina Coulibaly

Artiste auteur-compositeur sur la scène internationale.. »

Montée des couleurs nationales : «L’essence même de la Révolution, c’est de travailler pour le Peuple»

0

A l’occasion de la première montée des couleurs de l’année 2026 ce lundi 26 janvier, le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, a délivré un important message. «Je sais que l’endurance, l’allure de ces trois années passées n’est pas simple. Vous avez appris à travailler sous pression. La pression va continuer. Tenez bon ! Attachez les ceintures ! (…)

Je tiens aussi à vous féliciter pour tout ce qui a été fait durant 2025, mais surtout durant ces trois années. Je pense que les résultats parlent d’eux-mêmes. Il faut regarder dans le passé, et s’armer de courage pour ce que nous devons faire pour le futur.

Tout ce que nous avons eu à réaliser, je pense que nous devons cela au vaillant Peuple qui a compris notre message, qui a compris le sens de la Révolution. Parce que sans lui, sans les moyens mis à disposition par chacun pour pouvoir y arriver, cela n’aurait pas été possible.

L’essence même de la Révolution, c’est de travailler pour le Peuple. »

«Message de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État à l’occasion de la première montée des couleurs de l’année 2026

Ouagadougou le 26 janvier 2026

Camarades, bonjour !

J’espère que chacun s’est très bien réveillé ce matin, dernière semaine du premier mois de l’an 2026. Donc, je profite souhaiter à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2026.

Je vous souhaite à vous, à vos familles, à vos proches, beaucoup de santé pour cette année, beaucoup de chance dans tout ce que vous entreprenez et beaucoup d’abnégation, beaucoup d’ardeur au travail.

 

Je sais que l’endurance, l’allure de ces trois années passées n’est pas simple. Vous avez appris à travailler sous pression. La pression va continuer. Tenez bon ! Attachez les ceintures !

J’aime caricaturer avec les membres du Gouvernement pour leur dire qu’en 2026, actuellement, c’est comme un avion qui est en bout de piste. Nous allons mettre les pleins gaz pour atteindre en fin d’année ce que les pilotes appellent V1. Ce qui veut dire qu’il y aura encore plus de pression pour 2026 et donc tenez bon, attachez les ceintures !

Je tiens aussi à vous féliciter pour tout ce qui a été fait durant 2025, mais surtout durant ces trois années. Je pense que les résultats parlent d’eux-mêmes. Il faut regarder dans le passé, et s’armer de courage pour ce que nous devons faire pour le futur.

Tout ce que nous avons eu à réaliser, je pense que nous devons cela au vaillant Peuple qui a compris notre message, qui a compris le sens de la Révolution. Parce que sans lui, sans les moyens mis à disposition par chacun pour pouvoir y arriver, cela n’aurait pas été possible.

L’essence même de la Révolution, c’est de travailler pour le Peuple. Et je pense que les exemples, il y en a beaucoup. Si vous prenez dans le domaine de l’Agriculture, cette année, par la grâce de Dieu, nous avons fait une production record. Il y a des spéculations particulières que nous avons essayé d’introduire depuis ces trois années. Comme je le dis, les esprits faibles, les petits esprits pensent toujours que c’est impossible lorsqu’on veut initier de grandes choses. Mais il ne faut pas les écouter. Si on devait les écouter, on allait se décourager, on n’allait pas pouvoir se lancer. Parce qu’il y en a aussi qui sont là pour nous décourager dans tout ce que nous faisons.

Lorsque vous décidez d’entreprendre quelque chose, ils vont être dans les railleries, les moqueries, pour vous amener à vous démotiver, à ne pas vous lancer. Je pense que tout un chacun a surmonté cela. Parce que ce que j’ai dit, ce n’est pas seulement au sommet de l’État, mais jusqu’aux citoyens au niveau du village, il y a eu un sursaut.

Tout ce qu’on disait impossible de faire au Burkina Faso en matière d’agriculture, cela se fait aujourd’hui. Nous avons parlé de cacao, les gens ont crié sur tous les toits, même certains réactionnaires à l’intérieur ici ont fait comprendre que ce n’est pas la priorité. Et pourtant, Dieu merci, nous avons de très bons maîtres chocolatiers et notre objectif n’est pas de produire pour vendre à l’extérieur, c’est de produire, transformer pour nous ici et pour nos enfants.

Aujourd’hui le café, c’est une réalité au bord de Samandéni et nous avons, Dieu merci, des Burkinabè qui le transforment. Je vous invite donc à consommer ce qui est transformé sur place ici. Beaucoup d’autres spéculations telles que le blé, l’ananas, la vigne et bien d’autres se cultivent aujourd’hui au Burkina Faso et seront transformés ici au Burkina pour créer de l’emploi pour les Burkinabè. C’est ce que nous allons consommer. C’est ce qu’il faut voir dans ce qu’on a pu réaliser et s’armer de courage encore pour l’avenir.

Beaucoup d’autres projets ont été un succès. Quand on prend les domaines de l’Éducation, beaucoup d’amphithéâtres ont été construits. La dernière fois au Conseil des Ministres, on a adopté des textes qui permettront donc d’équiper ces amphithéâtres et de construire de nouveaux amphithéâtres. Beaucoup d’écoles et centres de formation verront le jour en 2026 au bord de nos pôles de croissance tel que Bagré, Samendéni et autres. C’est pour amener les jeunes burkinabè à pouvoir produire et transformer ce que nous faisons ici. Donc nous n’allons plus nous concentrer sur l’enseignement général uniquement.

Nous avons parlé d’enseignement professionnel et technique. Beaucoup de lycées modernes verront le jour en 2026. En plus de cela, nous avons décidé de construire une université technologique et j’espère que d’ici la fin de l’année vous allez voir cette université se dresser. Les travaux ont déjà commencé et nous avons demandé aux entreprises de tout faire pour être dans les délais pour que les rentrées prochaines, nous puissions accueillir des étudiants dans des domaines assez pointus de la technologie, afin que nous nous mettions au diapason.

Comme je l’ai dit, nous sommes très loin, nous sommes dans les années 1800 et je pense qu’en 5 ans, nous pouvons faire un saut, au moins, de 100 ans pour nous retrouver dans les années 1950 et continuer de travailler ainsi.

Je le dis, ça peut faire rire, mais c’est la réalité. Jusqu’aujourd’hui nous constatons dans notre vie, le rythme auquel nous partons ; ce n’est pas bien. Il faut se mettre soi-même la pression pour rattraper le retard. Donc, faites en sorte que dans quelques années nous atteignons 1950 et après encore on se donne la pression pour atteindre les années 2000 et espérer rattraper les autres. Et c’est possible.

Et je suis heureux de vous dire que dans ce sens-là, nous sommes en train de mettre en place un laboratoire aujourd’hui au Burkina Faso. Par exemple pour les chercheurs, nous avons beaucoup d’équipements qui sont là. Nous allons leur permettre de faire la recherche sur place et je peux dire que nous avons actuellement ici installé un microscope électronique à balayage, le plus récent qui puisse exister en Afrique ici et le plus moderne. Il est là au Burkina Faso, il est fonctionnel et les chercheurs vont commencer à faire tout ce qu’ils doivent faire ici au lieu d’aller à l’extérieur encore le faire. Cela va encore encourager d’autres personnes à chercher et à découvrir.

C’est pour dire qu’il y a beaucoup de domaines que nous n’avons pas oublié, en passant par la santé, tout ce que nous sommes en train de faire notamment les centres de santé communautaire qui sont construits et qui seront équipés. Cela fait partie aussi des mesures prises lors du Conseil dernier et tout cela c’est à votre actif, c’est à l’actif de toute l’Administration et c’est avec donc l’appui et le soutien de notre vaillant Peuple que nous arrivons à les réaliser.

L’Initiative Faso Mêbo, qui est devenue une Agence aujourd’hui, lorsque nous entamions l’autoroute certains doutaient parce que c’est un projet qui est là depuis plus d’une décennie.

Bien sûr ! Nous avons trouvé le projet et lorsque nous avons donc cherché à comprendre le projet, c’était l’autoroute de 2 fois 2 voies. Les entreprises, en majorité étrangères, qui avaient fait des propositions, la moins chère était à 1032 milliards FCFA pour faire les 2 fois 2 voies. On nous proposait de nous financer pour pouvoir le réaliser en 10 ans pour le délai le plus court. Il faut être inconscient pour condamner les générations qui ne sont même pas encore nées à des prêts de 50-60 ans pour construire une autoroute de 2 fois 2 voies qui sera dépassée dans peu de temps. Lorsque nous avons voulu savoir si c’est 4 fois 2 voies, certains mêmes se sont moqués de nous. Certains entrepreneurs, ils n’y croyaient pas, dans un tel pays, 4 fois 2 voies, ce n’est pas raisonnable.

Certains ont dit que ça devrait nous coûter plus de trois mille milliards FCFA mais comme j’ai dit dans la Révolution, c’est la responsabilité, c’est la conscience ; on ne va pas rentrer dans ces schémas. Voilà pourquoi nous avons décidé de le faire nous-mêmes, parce que nous avons confiance à nos jeunes ingénieurs, nous avons confiance au potentiel des Burkinabè. Nous avons donc cherché des équipements de tout ordre.

Aujourd’hui, je peux dire que le chantier est unique en Afrique ; il n’y a pas un chantier d’autoroute pareil qui mobilise autant d’équipements. Il n’y en a pas. Le travail de nettoyage, il y a plus de 100 bulldozers sur ce chantier et je ne vois pas pareil.

Je m’étais donné deux mois pour qu’ils puissent finir le nettoyage et je pense qu’ils ont tenu le pari. Nous sommes à 40 jours, ils ont déjà fait plus de 70% de nettoyage et le 15 février prochain, s’il plaît à Dieu, ils auront fini. Ce qui veut dire que le rythme aussi, il n’y en a pas pareil en Afrique et nous allons finir. C’est un défi. Nous allons finir dans un délai que personne ne va croire parce que nous avons déjà tout à notre disposition, toutes les machines, tout le nécessaire est là. Il ne nous reste que le carburant et le bitume à acheter sinon tout le nécessaire est là. Ce qui veut dire que nous allons poursuivre parce qu’il y a beaucoup d’autres autoroutes qui doivent être lancées en 2026 et dont les travaux doivent commencer également.

Les infrastructures sont une priorité pour nous. Elles aident tout le monde, que ce soit les populations civiles, les forces armées, les forces de sécurité intérieure ; tout le monde a besoin d’infrastructures routières. C’est pour dire qu’il faut se concentrer sur ses acquis, voir qu’est-ce que nous avons pu réaliser et se projeter dans l’avenir. Comme je l’ai dit, maintenez la pression et je pense qu’en 2026, il y a tellement de grands chantiers qui doivent commencer et vous devez maintenir ce cap pour qu’on puisse réussir le pari.

Les gens continueront à nous démotiver, les impérialistes ne manquent jamais de tour dans leur sac. Ils vont continuer à communiquer pour ternir l’image, pour nous démotiver. Il ne faut pas les écouter. Il y a aussi ces individus esclaves de salon-là, qui ne peuvent jamais changer. Je l’ai dit, eux c’est comme une malédiction qui les poursuit. Peu importe ce que vous ferez, génétiquement ils sont esclaves, congénitalement ils sont aliénés. Ils ne peuvent que suivre ce que les impérialistes disent. Montrez-leur le soleil en plein jour, ils vous diront qu’il fait nuit. Donc c’est une malédiction et ils vont continuer à vous décourager, à parler ; mais le plus important, c’est ce que vous faites.

La réalité est là et on avance. C’est cela le plus important. Pendant qu’ils sont en train de faire leurs railleries, leurs moqueries, nous, on crée des usines, on crée des infrastructures et on crée de l’emploi, on produit et on se sent bien. C’est le plus important.

Donc, j’invite chacun à faire comme nos vaillantes forces de défense, les forces de sécurité, les vaillants VDP. Vous voyez, les impérialistes, certaines ONG, ont tenté tout pour saper leur morale, ont tenté tout, ont écrit, ont intimidé, ont menacé, mais ils avancent sereinement sur le terrain. Aujourd’hui, certains peut-être sont fatigués, ils ne parlent plus d’eux, parce que le résultat est là. Nous avançons et il y a des zones où nous avons déjà atteint les limites de la frontière, comme on le souhaitait, en train d’être sécurisées.

Sur le terrain, tout se passe très bien ; donc faites comme eux et c’est le lieu pour moi donc de leur rendre hommage et les inviter à continuer ce combat. Et tous ceux qui sont sur les différents chantiers, je parlais tout de suite de Faso Mêbo, c’est le lieu pour moi de les féliciter, de les encourager, parce que c’est historique ce que nous faisons et c’est unique en Afrique. Et chacun, qui a la chance de participer à cela, je pense qu’il doit en être fier.

Tous ceux, qui ne sont pas encore entrés dans la danse, que vous soyez ingénieurs et que vous pensez pouvoir apporter quelque chose, je l’ai dit, allez-y, apportez votre pierre, parce que demain, on dira, ce sont ceux-là qui ont construit ces infrastructures pour permettre au Burkina Faso d’être au niveau où il est !

Donc merci beaucoup, je vous souhaite encore bon courage, parce que le courage, vous en avez tous besoin. Le courage, vous en avez besoin pour transcender tout ce qui peut se dire.

Bon courage à tous pour 2026 ! Je vous souhaite bonne chance encore dans tout ce que vous menez, parce que vous en avez besoin. Et je souhaite que la santé soit là au quotidien pour vous, pour vos familles, pour vos proches, pour vous permettre de travailler avec la tête libre.

Merci beaucoup, je vous souhaite une très bonne semaine et à très bientôt, s’il plaît à Dieu ! 

La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons !»

Football dans le Kadiogo : C’est parti pour la 1ère édition du tournoi des académies !

0

Pendant trois mois, les pensionnaires des académies (catégories U15/U17) de Ouagadougou et de ses environs rivaliseront dans le cadre de la première édition du tournoi des académies. Le lancement officiel est intervenu ce samedi 24 janvier en présence d’un représentant du ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi, ainsi que du président de la Fédération burkinabè de football (FBF).

Le match d’ouverture du tournoi a opposé Focus Sport à l’USFA. Score final : 3 à 1 en faveur de Focus Sport

Initiée par Izouma Sidibé, responsable de Benfica Campus, la compétition mettra aux prises 12 équipes catégories U15/U17 réparties en deux poules A et B. L’objectif, c’est d’offrir un cadre d’expression sur le terrain aux académiciens, un cadre «là où les stars de demain se révèlent» comme le dit si bien la devise du tournoi. Autrement, leur offrir un temps de jeu conséquent et contribuer ainsi au développement du football à la base au Burkina Faso.

Le vainqueur de chacune des deux catégories (U15/U17) recevra un trophée et 500 000 F. Pour le match d’ouverture du tournoi, ce sont les joueurs de Focus Sport FC qui se sont imposé 3 -1 devant ceux de l’USFA.

Des officiels dont le président de la FBF ont assisté au lancement de cette première édition du tournoi des académies de Ouagadougou et de ses environs

La présente initiative, faut-il le rappeler, est placée sous la patronage du ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’emploi Annick Zingué Ouattara  ; sous la présidence du Président de la Fédération Burkinabè de Football Colonel Major Oumarou Sawadogo et sous le parrainage du Directeur Général du Fonds National pour la Promotion du Sport et des Loisirs Commandant Karim Souabo et le co- parrainage de l’ambassadeur du Sport du Burkina Faso, Charles Kaboré.

Clarisse Ouédraogo

Burkina Demain