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Crise à la CAMEG: nouveau procès le 30 septembre pour faux et usage de faux

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Les nouveaux dirigeants contestés de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG) ont porté plainte contre leurs adversaires pour faux et usage de faux sur les statuts de la CAMEG.
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C’est le Président du Conseil d’administration (PCA), Dr Salifou Konfé et le Directeur général (DG), Dr Damien Koussoubé, nouvellement nommés par le gouvernement, qui ont porté plainte contre le PCA, Dr Bokar Kouyaté et le DG, Dr Jean Chrysostôme Kadéba, anciennement en poste, confirmés par la justice. Et ils demandent 250 millions de F CFA pour dommages et intérêts.

Le Tribunal de grande instance (TGI) va plancher sur le dossier le 30 septembre prochain; alors qu’un autre procès devrait avoir lieu le 13 octobre 2016, après que les avocats des responsables contestés ont fait appel de la décision du juge des référés, ordonnant la cessation des troubles manifestement illicites à l’encontre de la CAMEG.

Le Conseil d’Etat va se prononcer bientôt sur les sursis à exécution du Tribunal administratif.

Anderson Koné
Burkina Demain

Gabon: la Cour constitutionnelle proclame Ali Bongo vainqueur avec 50, 66 % des voix

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La Cour constitutionnelle a confirmé la victoire du chef de l’État, Ali Bongo Ondimba à la présidentielle du 27 août, tard dans la nuit du 23 septembre 2016. ali

La demande du recomptage des voix dans la province du Haut-Ogooué a été déclarée irrecevable. Selon les résultats communiqués tard dans la nuit du 23 septembre par la Cour constitutionnelle, le chef de l’État Ali Bongo s’impose avec 50,66 %des suffrages. Il est suivi de Jean Ping avec 47,24 %.

Ce score est en baisse par rapport aux résultats provisoires puisque l’opposant avait obtenu 48,23% des voix. Il y avait un peu moins de 6 000 voix d’écart. Désormais, au regard de ces résultats définitifs, 11 700 voix séparent les deux hommes.

Jean Ping, candidat arrivé deuxième, derrière Ali Bongo Ondimba, conteste les résultats de l’élection présidentielle. Il avait le 8 septembre déposé auprès de la Cour constitutionnelle du Gabon un recours visant à faire annuler la réélection du président Ali Bongo Ondimba.

L’opposant demandait à la Cour d’autoriser un recomptage des voix dans la province du Haut-Ogooué, fief des Bongo dans le sud-est du pays.

Aussitôt après la confirmation de son élection, le président gabonais Ali Bongo Ondimba a appelé à « un dialogue politique » avec l’opposition.

« J’appelle tous les responsables politiques, y compris les candidats malheureux à l’élection du 27 août, à un dialogue politique », a-t-il dit dans une allocution télévisée. « Lorsqu’au sortir d’une élection des familles pleurent des morts, c’est une trahison de la démocratie », a souligné le chef de l’Etat, affirmant « plus jamais ça ».

Anderson Koné
Burkina Demain

MACA: tout sur l’échec de la liberté provisoire de Me Hermann Yaméogo

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De nombreux médias avaient annoncé la mise en liberté provisoire, le jeudi 4 aout 2016, du président de l’Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD), Hermann Yaméogo. Mais, il n’en fut rien. Que s’est il réellement passé? Où en est-on avec le dossier.
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Une source proche du détenu raconte que tout était fin prêt, après l’accord du juge d’instruction et du commissaire du gouvernement près le tribunal militaire. « Me Hermann s’était même rendu à l’audience de libération où il a attendu quelques heures et on lui a dit d’attendre le lundi prochain pour connaître son sort. Quelle ne fut sa prise, il a appris avant cette date que le commissaire du gouvernement a fait volte face, en interjetant appel, sous le prétexte que l’affaire a ébruité dans la presse, alors que la décision n’était pas encore prise », révèle la source qui pointe un doigt accusateur vers les autorités politiques. Sa conviction, la décision est venue du somment du pouvoir.

Selon cette source, ce sont les mêmes au pouvoir aujourd’hui qui tiraient sur la corde à l’époque de Blaise Compaoré. Ce qui a valu, avance-t-elle, à Me Yaméogo, plusieurs détentions de 2 à 3 jours dans les locaux de la gendarmerie.

Or, Me Hermann Yaméogo avait donné toutes les garanties, selon lesquelles il n’allait jamais se soustraire à la justice de son pays, rapporte notre informateur. Et le détenu lui même le réitère en ces mots:  » J’ai été frustré par cette question de garanties. Je savais que j’allais être arrêté. Un ami m’a appelé de l’étranger pour m’informer. Il m’a dit que j’allais être arrêté et jugé par un tribunal populaire; qu’il fallait vite quitter le pays pour me mettre à l’abris. Malgré cela, je n’ai pas fui. C’est moi-même qui me suis rendu volontairement à la gendarmerie. Donc ce n’est pas maintenant que je vais me soustraire à la justice ».
Me Hermann Yaméogo a été arrêté à sa résidence à Ouaga 2000 dans le cadre des enquêtes du coup d’Etat de septembre 2015, le lundi 5 octobre 2015. Depuis lors, il séjourne à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA).

Anderson Koné
Burkina Demain

CCI-BF: dépôt des dossiers de candidatures à partir du 5 octobre

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La Commission d’organisation des élections consulaires (COEC) a annoncé, le 22 septembre 2016 à Ouagadougou, que les candidats aux postes de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), doivent déposer leurs candidatures entre le 5 et le 14 octobre prochain.
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A l’occasion, la COEC a fourni les chiffres sur la liste électorale provisoire.
Il en ressort que le nombre total des dossiers d’inscription examinés est de 12.817, le total des inscriptions validées de 11.508 et 1.309 dossiers rejetés.
La Commission a souligné que la liste provisoire peut faire l’objet de recours du 12 au 27 septembre 2016.

La COEC a aussi donné les conditions de candidatures au poste d’élus consulaires de la CCI-BF. Il est aussi ressorti que les inscrits pourront choisir leurs élus en fonction de leur catégorie.

D’autres campagnes d’informations sont prévues dans les autres provinces du Burkina Faso, entre le 24 et le 29 septembre 2016.
A l’heure actuelle, quatre candidats se sont dévoilés pour briguer la présidence de la CCI-BF.

Il s’agit de Apollinaire Compaoré, PDG de Planor Afrique, de Mahamady Sawadogo, patron des Stations Pétrofa, de Adama Ouédraogo, PDG de la chaine des hôtels Palm Beach et de Safiétou Lopez/Zongo, patronne de l’entreprise Afrique construction.
Les élections consulaires sont prévues pour le 13 novembre 2016.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Ghana : A l’ONU, Mahama réclame une équité dans les affaires

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Le président ghanéen a plaidé à la tribune de la 71e Assemblée générale pour une équité dans le commerce international

Le Président ghanéen John Mahama a lancé un appel aux pays de l’Occident à cesser d’imposer la démocratie à l’Afrique. Sur un autre point, Mahama a déclaré que l’Afrique n’a pas besoin de sympathie du monde, ni l’aide de l’étranger dans le but de se développer mais plutôt une équité dans le commerce.

Le président ghanéen a plaidé à la tribune de la 71e Assemblée générale pour une équité dans le commerce international
Le président ghanéen a plaidé à la tribune de la 71e Assemblée générale pour une équité dans le commerce international

En lançant cet appel hier mercredi dans le cadre de la 71ème session ordinaire de l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Mahama a expliqué que l’Afrique comme beaucoup d’autres pays développés dans le monde, auprès desquels elle prend des exemples ont commis des erreurs dans le passé et partant de ce constat, le continent doit avoir lui aussi l’opportunité de faire son chemin pour se corriger.

En défendant son appel devant ses homologues, le Président ghanéen a laissé entendre que « La démocratie n’a pas une mesure unique, les différents pays sont à de différentes étapes de la pratique démocratique. La démocratie est un système évolutif et ne peut pas être imposée à un peuple ».

Certainement agacé par certaines manières dont la démocratie est importée sur le continent, le locataire du palais présidentiel Flagstaff House à Accra a estimé que la pratique démocratique ne permet pas aux grandes puissances d’aller faire du zèle de la démocratie sur le continent. Fort de cette conviction, il a ajouté que l’imposition de la démocratie peut avoir des conséquences négatives à l’exemple de ce qui se passe dans certaines régions d’Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Pour certaines réalités propres au continent dont l’Occident a du mal à cerner, le Président Mahama a fait relever que « l’erreur pour l’Afrique est que nous sommes perçus comme une unité homogène et sommes traités en tant que tel, … cependant nous sommes un continent avec des aspirations différentes, des cultures différentes, des démocraties et même un développement économique ».

Enfin sur le rejet de l’idée que l’Afrique a besoin des aides extérieures pour se développer, John Mahama a admis que même si la majorité des pays africains dépendent fortement de l’aide étrangère pour soutenir leur budget et les projets de développement, l’Afrique a besoin d’une chance équitable de commercer avec le reste du monde au lieu de la sympathie avec ses partenaires étrangers

Burkina Demain

Demande de réintégration du Maroc à l’UA : Le moment est bien choisi

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Le tête à-tête de l'émissaire du roi Mohamed VI avec la présidente de la commission de l'Union africaine ce 22 septembre 2016 à New York

C’est maintenant officiel. Le Maroc veut effectuer son come-back à l’Union africaine qu’il a quitté en 1984 quand celle-ci s’appelait encore Organisation de l’Union africaine (OUA). La raison de ce départ à l’époque du royaume chérifien est relative à l’admission par l’OUA du Sahara occidental que le Maroc considérait et considère toujours comme faisant partie de son territoire.

Le tête à-tête de l'émissaire du roi Mohamed VI avec la présidente de la commission de l'Union africaine ce 22 septembre 2016 à New York
Le tête à-tête de l’émissaire du roi Mohamed VI avec la présidente de la commission de l’Union africaine ce 22 septembre 2016 à New York

C’est par une lettre remise ce jeudi 22 septembre 2016 à New York, à la présidente de la commission Dlamini Zuma que le Maroc a manifesté officiellement son intention de rejoindre l’Union africaine qu’il a quitté en 1984 quand celle-ci s’appelait encore Organisation de l’Unité africaine (OUA).
Le Royaume chérifien avait claqué la porte de l’OUA à cause de l’admission du Sahara Occidental que le Maroc considérait et considère toujours comme faisant partie de son territoire.
Un communiqué de l’Union africaine est ensuite venu confirmer la demande de réadmission soumise à l’UA par Sa Majesté Mohamed VI, roi du Maroc.

Confirmation de plusieurs mois de rumeurs

Cette officialisation de la demande de réintégration du Maroc à l’Union africaine, vient attester des rumeurs qui couraient depuis plusieurs mois sans jamais être confirmées par Rabat. Que ce soit pendant le 26e sommet de l’UA à Addis Abeba ou le 27e sommet à Kigali. L’annonce officielle aujourd’hui n’est pas fortuite. Si elle ne l’a pas été à Addis Abeba et à Kigali, il faut se dire que l’environnement n’était pas du tout favorable.
A Addis Abeba en fin janvier 2015, l’UA sous la houlette de son président Robert Mugabé et l’ONU représentée par son secrétaire général Ban-ki-moon n’avaient pas laissé de marges de manœuvre à la diplomatie marocaine. Ils avaient l’un et l’autre plaidé pour l’indépendance du Sahara Occidental, hors de tout contrôle marocain.

Ban-ki moon voulait voir le dossier sahroui aboutir

«L’ère de la colonisation était bien terminée et le Maroc ne pouvait plus continuer à maintenir le peuple sahroui sous le joug colonial. La communauté internationale et en particulier l’Union africaine dont la plupart des Etats membres ont bénéficié de la lutte pour l’émancipation des peuples, devrait faire quelque chose», avait indiqué en substance Robert Mugabé. Une vision partagée par Ban-ki-moon qui l’avait précédé à la tribune de l’UA. Le secrétaire général de l’ONU s’était même engagé à faire aboutir le dossier sahroui avant la fin de son mandat.
Voulant tenir cet engagement, le diplomate sud-coréen a dû faire preuve d’activisme débordant au point d’agacer par moments les autorités marocaines qui ne sont pas restées inactives de leurs côtés. En effet, pour maintenir ses positions sur le Sahara occidental, Rabat a par la suite lancé une grande offensive diplomatique auprès de certaines puissances onusiennes comme la Russie pour tenter de calmer les ardeurs de Ban-ki moon.
D’ailleurs, la présente demande de réintégration à l’Union africaine participe de cette offensive diplomatique du Maroc qui voudrait ainsi influencer de l’intérieur les positions de l’Union africaine sur la question. On le sait, le Maroc entretient de très bonnes relations avec plusieurs africains sub-sahariens.

Environnement international plus favorable au Maroc aujourd’hui

Aujourd’hui, plus qu’hier, l’environnement international semble plus favorable pour le Maroc. Ban-ki moon, qui va bientôt quitter ses fonctions, est en passe de perdre son bras-de-fer avec Rabat. A Hararé, Robert Mugabé est confronté depuis plusieurs semaines à des manifestations si bien que le dossier sahroui ne devrait plus être une priorité pour lui. Au niveau international, il y a comme une période de flottement qui pourrait profiter au Maroc.
A Addis Abeba, Dlamini Zuma a été obligée à rester sur place pour continuer à exécuter les affaires courantes de l’organisation continentale alors qu’elle aurait aimé bien se passer de cela, elle qui avait déjà la tête à la future élection présidentielle dans son pays. Aux Etats-Unis, le président Barack Obama apparemment attaché à la défense des intérêts des peuples, va lui aussi quitter dans quelques mois ses fonctions. En France, le président François Hollande n’est pas encore très sûr d’être reconduit à l’Elysée en mai 2017.
En Angleterre, Theresa May est loin encore d’avoir stabilisé le navire britannique après le Brexit pour se soucier des affaires sahrouies ; tout comme Angela Merkel en Allemagne, affectée depuis quelques temps par des déboires électoraux au point qu’elle a dû la semaine dernière faire son mea culpa par rapport à sa politique sur l’émigration, devenue source d’insécurité pour ses concitoyens. Enfin, ce n’est pas Xi Jinping à Pékin dont on prête des intentions expansionnistes en mer de Chine qui se mêlera de ce qu’il pourrait bien qualifier d’affaires internes au Maroc. Bref, le moment a été bien choisi par Rabat pour officialiser son intention de rejoindre l’Union africaine.

Grégoire B. Bazié
Burkina Demain

RD Congo: Kinshasa répond à François Hollande

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Le gouvernement congolais s’est dit « choqué » ce jeudi 22 septembre 2016, par les propos du président français, François Hollande, qui a accusé les autorités de la République démocratique du Congo d’ « exactions » contre le peuple lors des violences de lundi et mardi dernier.
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« Comme à l’accoutumée, nous avons eu droit à des injonctions comminatoires…C’est à se demander si la RDC est devenue un nouveau département d’outre-mer issu de nouvelles conquêtes de l’Hexagone», a avancé le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende qui a regretté que François Hollande « s’est permis de tirer à boulets rouges ».

Lambert Mende a estimé que François Hollande avait fait preuve d’une compassion sélective vis-à-vis des victimes des violences de lundi et mardi. « Le président français, a-t-il ajouté, n’a retenu que l’incendie d’un parti d’opposition, passant sous silence les incendies de partis de la majorité et les victimes des émeutiers ».

« Des exactions venant de l’État congolais lui-même »

Le porte-parole a réagi aux propos du président français, en marge de l’assemblée générale des Nations Unies à New York. François Hollande avait dénoncé des violences « insupportables » avant d’ajouter : ce qui est incontestable, c’est qu’il y a des victimes et qu’elles ont été provoquées par des exactions venant de l’État congolais lui-même ».

Mathias Lompo
Burkina Demain

Mondial 2018: Paulo Duarte convoque 25 Etalons contre l’Afrique du Sud

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Le coach des Etalons, Paulo Duarte, a dévoilé, le 22 septembre 2016 à Ouagadougou, une liste de 25 joueurs pour le match de la première journée des éliminatoires de la coupe du monde Russie 2018 contre les Bafana-Bafana, prévu le 8 octobre prochain.
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Gardien de but: Daouda Diakité (Vita club, RDC), Hervé Koffi (Asec d’Abidjan, Côte d’Ivoire), Aboubacar Sawadogo (RCK, Burkina Faso).

Défenseurs: Alassane Sango (Cholet, France), Patrick Malo (Semouha, Egypte), Issoufou Dayo (Berkane, Maroc), Bakary Koné (Malaga, Espagne), Issouf Paro (Santos, Afrique du sud), Robert Sankara (Celtic, Afrique du sud), Steeve Yago (Toulouse FC, France).

Milieux: Charles Kaboré (Krasnodar, Russie), Adama Guira (Lens, France), Razack Traoré (Karabuspor, Turquie), Jonathan Zongo (Almeiria, Espagne), Préjuce Nacoulma (Kayserispor, Turquie), Alain Traoré (Kayserispor, Turquie), Bertrand Traoré (Ajax d’Amsterdam, Hollande), Cyrille Bayala (Sheriff Tiraspol, Moldavie), Aziz Kaboré (Valenciennes, France), Djibril Zidnaba (Penafiel, Portugal), Eric Traoré (Makassa, Egypte).

Attaquants: Banou Diawara (Semouha, Egypte), Aristide Bancé (Riga FC, Lettonie), Jonathan Pitroipa (Al Nasr, Emirat Arabe Unis), Moustapha Kaboré (Sedan, France).

On note le retour de l’attaquant Aristide Bancé et d’un nouveau venu, Djibril Zidnaba, milieu défensif (Penafiel Portugal). De même que le défenseur de Toulouse FC (France) Steeve Yago, expulsé contre le Botswana, lors de la dernière journée des éliminatoires de la CAN 2017.

Le Burkina Faso est dans le groupe D, en compagnie du Sénégal, l’Afrique du Sud et le Cap-Vert.
Anderson Koné
Burkina Demain

Burkina : «Djibrill Bassolé va-t-il devenir un martyr ? »

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Le 29 septembre 2016, cela fera un an que Djibrill Bassolé a été arrêté dans la cadre du putsch du 16 septembre 2015

Ceci est une réflexion de Kassim Traoré, juriste et membre du comité de soutien de Djibrill Bassolé. Maintenir le général en détention contribuerait, dit-il, à renforcer son aura de victime. Lisez plus tôt !

Le 29 septembre 2016, cela fera un an que Djibrill Bassolé a été arrêté dans la cadre du putsch du 16 septembre 2015
Le 29 septembre 2016, cela fera un an que Djibrill Bassolé a été arrêté dans la cadre du putsch du 16 septembre 2015

«La fin de ce mois marquera le premier anniversaire de l’incarcération sans jugement du général Djibrill Bassolé, arrêté le 29 septembre 2015 pour son implication présumée dans la tentative de coup d’Etat menée par des éléments de l’ancienne garde présidentielle de Blaise Compaoré, renversé quelques mois plus tôt.
Ce putsch, qui interrompait provisoirement le régime de transition qui s’était mis en place, n’avait rien d’imaginaire et l’hypothèse de l’implication de Djibrill Bassolé n’était pas à écarter d’emblée.
D’ailleurs, les apparences ne lui étaient pas favorables. N’avait-il pas été l’un des hommes clés du système Compaoré, en charge de départements ministériels stratégiques de la Sécurité et des Affaires étrangères ? Plus significatif encore, au moment du «grand schisme» au sein de la galaxie présidentielle, il s’était abstenu de rejoindre le camp des protestataires dénonçant la funeste tentative de modification de la Constitution, en tête desquels figurait l’actuel chef de l’Etat, Roch-Marc Christian Kaboré.

Au-delà de ces indices, peut-on constater un an plus tard, l’accusation et la longue détention de Djibrill Bassolé ne semblent pas reposer sur des faits plus tangibles.

Les auteurs du putsch avaient agi à visage découvert et assumé leur responsabilité. En revanche, le lien avec Bassole, arrêté le lendemain à son domicile, n’a pas été mis en évidence. Le communiqué du gouvernement, confus et hâtif, a plutôt épaissi le brouillard en parlant d’« appui » aux putschistes et d’appel « au secours » en direction de « groupes djihadistes ». Les tentatives visant à amener les auteurs du putsch à impliquer Bassolé ont fait chou blanc. Leur chef Gilbert Dienderé a plutôt clairement affirmé le contraire dans ses déclarations, à savoir que Djibrill Bassolé n’était pas du tout dans le coup.
Il n’empêche que six semaines après son arrestation, un enregistrement audio est diffusé sur les réseaux sociaux et présenté comme celui des écoutes de conversations téléphoniques entre Djibrill Bassolé et Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire voisine où s’est exilé le président déchu Blaise Compaoré.
Cet élément qui se veut à charge reste néanmoins entouré d’un grand flou, tant sur le plan de son authenticité que purement juridique, comme ont argumenté les avocats de l’accusé; la pièce ne leur a jamais été communiquée. Tout en méritant un examen approfondi, estime donc la défense, elle ne saurait justifier l’arrestation immédiate et l’inculpation de leur client.
Si les partisans et sympathisants de Djibrill Bassolé clament son innocence depuis le début, le principal intéressé lui-même affirme se soumettre à la justice, demandant simplement qu’on lui reconnaisse ses droits de citoyen et de justiciable. D’abord par une mise en liberté provisoire en attendant le procès, comme en ont bénéficié d’autres personnes accusées, non pas d’avoir « appuyé» le putsch, mais qui d’y avoir directement participé… Ainsi que le droit d’être défendu par les avocats de son choix, droit qui lui avait été dénié jusqu’à la décision de la Cour de justice de la CEDEAO.

Cette attitude légaliste et modérée est la marque de fabrique de Djibrill Bassolé et lui avait notamment valu d’être sollicité par l’ONU, l’Union Africaine et l’Organisation de la Conférence Islamique(OCI) en qualité de médiateur dans des situations conflictuelles très délicates, au Darfour soudanais et dans la région du Sahel. Il s’y est particulièrement distingué et jouit d’une solide réputation de diplomate chevronné, tant au Burkina qu’à l’étranger.

Sa légendaire discrétion a pourtant pu le desservir dans ses déboires avec la justice militaire. En effet, alors qu’il avait été un des tous premiers à conseiller au président Compaoré de ne pas tenter de modifier la Constitution pour s’offrir un troisième mandat, il s’était abstenu de prendre une position publique sur la question. De même, dès les premiers épisodes de la crise entre le RSP (Régiment de Sécurité et de Protection) et le reste de l’armée, il avait usé de ces qualités pour éviter un affrontement entre frères d’armes, qui aurait plongé tout le pays dans un tourbillon de violence sans fin.
Dans le climat passionné du soulèvement populaire qui a emporté Blaise Compaoré, la nuance n’était pas de mise; la ligne de partage entre le bien et le mal était définie par l’opposition ou non à la tentative de modification de la Constitution.
L’effervescence révolutionnaire étant retombée, la question s’est posée rapidement de gérer le changement. Les péripéties peu reluisantes de la Transition sous le général Zida, convaincu de corruption depuis, et les pesanteurs dont souffrent les nouvelles autorités issues des élections amènent les citoyens à analyser les évènements et les hommes avec plus de recul.
C’est ainsi que des voix s’élèvent désormais contre ce qui apparaît comme étant une instrumentalisation politique de la justice militaire contre Djibrill Bassolé dont la modération dans les périodes de crise trouve un écho grandissant. Indice éloquent, en moins d’un an d’existence et malgré la détention de son chef, le parti qu’il vient de créer, la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA), a fait un score honorable aux élections municipales de Mai 2016, arrivant en cinquième position.

A ce rythme, Djibrill Bassolé, déjà donné parmi les poids lourds de la présidentielle de 2020, ne manque pas d’inquiéter ses adversaires politiques dont certains voudraient le mettre hors-jeu. Les chefs de la Transition avaient empêché sa candidature à l’élection précédente en inscrivant dans la loi électorale le crime de “non dénonciation de la tentative de modification de la Constitution”. Cette disposition a été jugée non conforme par la Cour de justice de la CEDEAO.

La “menace” Bassolé n’échappe donc pas aux dirigeants actuels du Burkina Faso. Maintenir le général en détention contribuerait à renforcer son aura de victime. Le président Roch Kaboré a donc déclaré que le procès aura lieu avant la fin de cette année. Cela permettra de clore la polémique actuelle qui dure depuis un an.
L’affaire n’en perdra pas pour autant son caractère sensible. Si Djibrill Bassolé est innocenté, l’opinion désapprouvera son incarcération et en tiendra rigueur à ses adversaires au pouvoir. Faudra-t-il alors le condamner ? Une très mauvaise idée car elle suppose une grande dose de manipulation et déni de droit qui ne passera pas.

Cette formule de condamnation préfabriquée trouvera sans doute des promoteurs chez certains acharnés au sein de la classe politique ; mais c’est un pas que ne franchira sûrement pas le président Roch Kaboré dont le credo de campagne fut la restauration de l’Etat de droit et le respect de l’indépendance de la justice.

Equation bien compliquée, certes, mais qui est aussi une occasion pour les Burkinabè de donner une nouvelle leçon de maturité et d’esprit patriotique, comme ils l’avaient à plusieurs reprises par le passé. »

Kassim Traoré (Juriste)
Membre du Comité de Soutien Djibrill Bassolé

Elections consulaires : Le MPSE invite les protagonistes à privilégier l’intérêt général et la paix

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Les responsables de l’association Mouvement Prendre Son Envol (MPSE) ont animé ce jeudi 22 septembre 2016 une conférence de presse sur les élections consulaires. Occasion pour le président du MPSE Ollo Basile Dah et ses camarades d’interpeler les protagonistes afin qu’ils fassent preuve de responsabilité et de patriotisme dans l’intérêt général.

Pour le président du MPSE, Ollo Basile Dah, être insurgés ne saurait justifier d'éventuel troubles  pour ces élections consulaires
Pour le président du MPSE, Ollo Basile Dah, être insurgés ne saurait justifier d’éventuel troubles pour ces élections consulaires

Pour le Mouvement Prendre Son Envol (MPSE), acteur de la société civile ayant participé l’insurrection des 30 et 31 octobre ; il n’est pas question, au regard des problèmes que vivent ses militants et une bonne partie du peuple, de laisser troubler les élections consulaires en ce sens que l’aboutissement heureux de ces élections va, estiment-ils, contribuer à stabiliser l’environnement socio-économique du pays.
«Même si dans la perspective des élections consulaires du 13 novembre 2016 à venir, l’espoir semble renaître, force est de reconnaître que des voix discordantes au sein des différents candidats présagent des troubles, voir des incertitudes dans l’aboutissement de ces élections», relève le président du MPSE, Olla Basile Dah. Aussi le MPSE interpelle les protagonistes à faire preuve de responsabilité, et de fair-play «en mettant au-dessus des intérêts personnels et égoïstes, l’intérêt supérieur de la nation».

«Les discours régionalistes et divisionnistes»

«Eviter les discours régionalistes et le divisionnistes, susceptibles de mettre en mal la cohésion et l’unité nationale», a prône le président du MPSE.
Pour Ollo Basile Dah, le fait d’avoir été acteur de l’insurrection ne devrait pas être un argument valable pour vouloir troubler les élections consulaires. «Que l’on utilise pas la casquette d’insurgés pour faire prévaloir la violence». A l’écouter, l’insurrection a eu lieu parce qu’il n’y avait plus d’autres alternatives pour faire entendre raison aux membres de l’ancien régime». Mais, alors qu’ici, dit-il, il y a toujours des possibilités.
C’est pourquoi, «la jeunesse, acteur majeur de ces événements avec son rôle d’avant-gardiste, ne saurait être instrumentalisée pour semer le trouble et ternir de facto son image légendaire et historique. Que toutes les filles et les fils du Burkina maintiennent le cap en abondant dans le sens de la paix, de la cohésion sociale pour un Burkina meilleur ! », a conclu le président du MPSE.

Philippe Marin
Burkina Demain