Le syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) a organisé une conférence de presse, le 7 octobre 2016 à Ouagadougou, en vue de faire le bilan de la grève des 72 h, observée sur toute l’étendue du territoire.
Selon le secrétaire général du SYNATIC, Siriki Dramé, le mouvement a été observé dans le strict respect de la législation en vigueur: aucun travailleur n’a été empêché d’aller au service du 3 au 5 octobre 2016, aucun matériel n’a été endommagé, aucun disque dur n’a été emporté par les agents, comme veut le faire croire le Ministre, Rémis Dandjinou.
Il a déclaré que c’est plutôt l’administration qui a voulu empêcher les travailleurs d’avoir accès aux locaux, en positionnant les forces de l’ordre pour filtrer les entrées des médias.
Il en veut pour preuve que des confrères de la presse privée ont été interdits d’entrer à la télévision nationale pour faire le constat de la grève, au moment où l’administration de la RTB a changé les serrures des portes des studios et de certaines salles pour empêcher le personnel d’y avoir accès durant la grève.
Cela étant Siriki Dramé, a noté que la grève a été suivie et exécutée à 100% sur toute l’étendue du territoire national.
Se prononçant sur les revendications du SYNATIC, il a indiqué que le syndicat demande l’application d’une loi qui érige les médias publics, Etablissements publics de l’Etat (EPE), en sociétés d’Etat. En attendant, il exige l’harmonisation et la hausse de l’indemnité de code vestimentaire, le reclassement des agents bloqués en B1, A2, et A3 depuis 2004 et une compensation pour ceux qui sont décédés et admis à la retraite et le paiement des indemnités de panier et de risque.
Le président de l'Organisation démocratique de la jeunesse(ODJ/Tuy) Brahima Diabaté
Les jeunes de la province du Tuy ont organisé un meeting, ce vendredi 07 Octobre 2016, en vue de mettre en place un comité de suivi pour le recrutement et les offres de services de la mine Houndé Gold opération. Le président de l’Organisation démocratique de la jeunesse(ODJ/Tuy) Brahima Diabaté
Selon le président de l’Organisation démocratique de la jeunesse(ODJ/Tuy) Brahima Diabaté, il y aura un quota de recrutement pour les jeunes du Tuy particulièrement Houndé et tous les achats des produits commerciaux se feront à Hound, é à la demande de HGO.
M. Diabaté a indiqué que son organisation a exigé le recrutement des jeunes de la province et de la commune. De ses explications, une fois, le comité de suivi installé, il va faire pression sur HGO pour proposer une date
« S’il n’y a pas de négociations et une date aussi, on va faire un sit-in au siège de Houndé Gold Opération », a menacé Brahima Diabaté qui a dit que HGO a promis de donner une date d’ici au Jeudi 13 Octobre 2016.
A en croire M. Diabaté, le comité de suivi va plancher aussi sur la quantité et la qualité de la restauration, la maltraitance des ouvriers qui perçoivent des salaires partiellement, la qualité de l’eau du forage, le problème des réseaux de téléphonie comme TELMOB, le dédommagement des paysans qui ont cédé leurs champs.
Le président Juan Manuel Santos, lauréat du prix Nobel 2016
C’est le président colombien, Juan Manuel Santos, qui est le lauréat du prix Nobel de la paix 2016. Le prestigieux prix lui a été attribué ce vendredi 7 octobre pour ses efforts en faveur du processus de paix avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).
Le président Juan Manuel Santos, lauréat du prix Nobel de la paix 2016
«Je continuerai à rechercher la paix jusqu’à la dernière minute de mon mandat parce que c’est le chemin à suivre pour laisser un pays meilleur à nos enfants», déclarait dimanche dernier le président Juan Manuel Santos, juste après sa défaite au referendum, qui était destiné à faire approuver par le peuple colombien le texte de l’accord de paix négocié avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). En effet, les Colombiens ont refusé le 2 octobre dernier, par une courte majorité (50,2 %), de valider le texte signé entre le gouvernement et les FARC.
Finalement, Juan Manuel Santos aura été bien inspiré dans sa quête inlassable de la paix. Malgré cet échec au referendum, il fait désormais figure de grand gagnant du processus de paix avec ce prix Nobel de la paix à lui attribué ce vendredi 7 octobre 2016.
Ancien ministre de la défense, le président Santos a combattu longtemps les FARC avant de se résoudre à rechercher la paix avec elles.
Consécration inespérée à 65 ans
Dès son arrivée au pouvoir 2010, l’ancien journaliste va tout miser sur la paix avec la guérilla.
«Le président a fait preuve d’un leadership courageux. Courageux car il a préféré la paix à l’inertie de la guerre», indiquait à des journalistes, il y a quelques jours seulement, son négociateur en chef, Humberto de la Calle.
Alors que tout semblait foirer avec le non au referendum, c’est le comité Nobel qui vient finalement le réhabiliter.
C’est la consécration inespérée à 65 ans pour Juan Manuel Santos. Lui qui aimait affirmer qu’il ne cherchait pas des honneurs, ni une récompense pour son combat pour la réconciliation de la Colombie, déchirée pendant des décennies par une confrontation sanglante entre guérillas d’extrême gauche, paramilitaires d’extrême droite et forces armées, qui a fait plus de 260 000 morts, 45 000 disparus et 6,9 millions de déplacés.
Conscient du fait que la paix ne se fait jamais seul, le président colombien a dédié son prix Nobel à ses compatriotes.
Juan Manuel Carlos a débuté sa vie politique en 1991, après une carrière non moins intéressante de journaliste. Quel parcours !
Le procès de Laurent Gbagbo et Blé Goudé s’est brusquement interrompu, le 4 octobre 2016, à cause du manque de témoin de l’accusation. Dans un communiqué rendu public ce même jour, la procureure de la CPI dit avoir retiré le témoin P.398 de sa liste de témoin. Pourtant, c’était lui qui devrait passer au prétoire après Sanogo Abdrahame.
« Le 30 Juin 2015, l’Accusation a déposé, entre autres, sa liste des témoins qui inclut témoin P-0398 et qui devrait témoigner sur les événements du 12 Avril 2011. (..) Le Procureur présente et notifie formellement à la Chambre, les Parties et les participants qu’il ne sera plus fait appel au témoin P-0398 pour témoigner dans l’affaire », précise le communiqué.
Fatou Bensouda n’a malheureusement pas révélé les mobiles réels du désistement de son témoin P.398. Le juge président Cuno Tarfusser, n’ayant pas d’autre choix, a rejeté la prochaine audience au 17 octobre prochain.
Selon des sources concordantes, les parties prenantes au procès, à savoir les juges, l’accusation, la défense et les représentants des victimes devraient se retrouver les jours à venir au cours d’une audience de mise en état, afin d’établir le nouveau chronogramme du procès de Laurent Gbagbo et Blé Goudé.
Le puissant ouragan Matthew a provoqué la mort d’au moins 108 personnes en Haïti, a indiqué le ministre haïtien de l’Intérieur, François Anick Joseph. Pas moins de 50 personnes tuées dans l’une des communes les plus touchées, Roche-à-Bateau.
Selon un dernier état des lieux, les vents et les pluies ont inondé près de 2 000 maisons, endommagé dix écoles, détruit d’importantes surfaces agricoles, des entreprises, des routes et des ponts.
Plus de 21 000 personnes ont été évacuées dans ce pays très vulnérable aux aléas climatiques en raison de l’importante déforestation et peinant encore à se relever du séisme de 2010 qui avait fait plus de 200 000 morts.
Aux États-Unis, près de trois millions de personnes ont été sommées d’évacuer le littoral atlantique à l’approche de l’ouragan dévastateur qui doit s’abattre sur la Floride dans la nuit de jeudi à vendredi, selon le centre américain de surveillance des ouragans (NHC). Matthew s’est renforcé en catégorie 4 (sur une échelle de 5) à l’approche des côtes américaines. « C’est le plus puissant ouragan touchant cette zone depuis des décennies », selon le NHC.
« N’allez pas faire du surf, n’allez pas sur les plages. Vous serez tués », a mis en garde le gouverneur de Floride, Rick Scott, lors d’un point de presse au ton grave. « Le temps presse », a-t-il souligné, tentant de convaincre les habitants de prendre le danger au sérieux et de se réfugier dès à présent dans les abris le plus possible à l’intérieur des terres.
Deux hommes de Dieu ont été pris tard dans la nuit du vendredi 30 septembre 2016 en train de commettre des actes abominables dans l’Etat d’Enugu au Nigéria.
C’est aux environs de 1h du matin que les hommes connus comme étant pasteur et apôtre dans la communauté ont été pris en flagrant délit d’homosexualité par un groupe d’auto-défense de quartier. Le soi-disant pasteur était l’homme dans cette relation contre nature.
Un garçon avait affirmé la semaine d’avant avoir été violé par ce pasteur mais n’avait pas été cru par manque de preuves concrètes. C’est la semaine qui a suivi cette accusation que le groupe d’auto-défense a pris le pasteur en plein acte gay avec son apôtre.
Ces derniers ont été correctement molestés avant d’être remis à la police. Interrogé sur le cas de l’enfant, le pasteur a finalement avoué qu’il s’était juste masturbé et embrassé le jeune mais a nié avoir eu des rapports sexuels avec l’enfant.
Pr. Alfa Oumar Dissa, le Monsieur Energie du président Kabore, tient enfin son ANEREE
Au sortir du conseil des ministres de ce mercredi 5 octobre 2016 à Kossyam, l’on n’a pas entendu Alfa Oumar Dissa s’exprimer sur ce qui pourrait être considérée comme une victoire pour lui. Car il en avait fait depuis son arrivée à la tête du département de l’énergie, son cheval de bataille. Il s’agit de l’adoption en conseil des ministres des statuts de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE).
Pr. Alfa Oumar Dissa, le Monsieur Energie du président Kaboré, tient enfin son ANEREE
«Au titre du ministère de l’énergie, des mines et des carrières, le Conseil a adopté un décret portant adoption des statuts de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE).L’adoption de ce décret permet de doter l’Agence d’un cadre juridique lui permettant d’accomplir efficacement ses missions». C’était là le cinquième et dernier dossier sur lequel le conseil des ministres burkinabè a délibéré en sa séance du 5 octobre 2016.
L’ANEREE : l’alpha et l’oméga de la nouvelle politique énergétique du Burkina
Pour le ministre de l’Energie, des mines et des carrières, Alfa Oumar Dissa, l’adoption du décret portant création de l’ANEREE devait être la plus importante décision de la séance de l’exécutif, tellement la création de l’agence le tenait à cœur. A l’entendre parler, l’ANEREE devait être l’alpha et l’oméga de la nouvelle politique énergétique du pays, notamment en matière de développement des énergies renouvelables.
«Le président Kaboré a pris une option claire pour le solaire, une source d’énergie abondante au Burkina Faso. Nous allons d’abord réglementer le secteur et créer d’ici à la fin de l’année une agence nationale des énergies renouvelables», confiait-il déjà en mi-janvier 2016, au lendemain de sa nomination, à nos confrères de Jeune Afrique.
«Lever des fonds pour les porteurs de projets solaires »
Quelques mois plus tard, en début mars 2016, c’est à nos confrères du quotidien Sidwaya qu’il expliquait sa vision de l’agence à créer :
«Dans le nouvel organigramme du ministère de l’Energie, il est prévu la création d’une agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Celle-ci permettra de recentrer le programme solaire au plan national, de réorganiser les installations solaires dans les ménages, de mettre en œuvre des programmes d’installation d’équipements solaires dans les zones périurbaines et rurales. (…) Elle devra permettre de lever des fonds qui seront mis à la disposition des porteurs de projets solaires»»
Le Pr. Alfa Oumar Dissa a enfin l’accord de l’exécutif pour mettre en place, en bonne et due forme, et en toute légalité, l’ANEREE. On le voit, le quitus n’a pas été facile à obtenir. Il a dû batailler environ dix mois pour y parvenir. Et l’on peut s’étonner d’ailleurs qu’il n’ait pas encore pris, jusque-là, l’initiative de la communication, comme il en a souvent l’habitude, pour expliquer les tenants et les aboutissants de l’agence qu’il va enfin pouvoir mettre sur pied. Cela ne devrait peut-être pas tarder.
Vers une redistribution des cartes dans la gestion du secteur
La création de cette agence devrait entraîner une redistribution des cartes dans la gestion du domaine des énergies renouvelables. Certains acteurs y voyaient déjà des empiètements des prérogatives du ministère, se demandant si elle allait se substituer au ministère. Et quand l’on ajoutait à cela des enjeux économiques, l’équation ANEREE était devenue compliquée à résoudre. D’où ce long accouchement. Faut-il le rappeler, la question de l’agence des énergies renouvelables ne date pas d’aujourd’hui.
L’idée avait germé du temps de Salif L. Kaboré mais n’avait pas, par la suite, prospéré parce que l’ancien argentier l’avait trouvée très coûteuse pour le budget de l’Etat. Aujourd’hui, si le projet a enfin l’aval de l’exécutif, peut-être que les préoccupations qu’elle soulevait, a trouvé maintenant des réponses satisfaisantes.
Le président du groupe parlementaire UPC, Alidou Ido, s'est demandé si les prédictions du président Compaoré "après moi le déluge'' étaient en train de se réaliser
A l’ouverture, ce jeudi 6 octobre 2016 à Ouagadougou, des deuxièmes journées parlementaires de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), le président du groupe parlementaire, Alidou Ido, a livré un discours critique de la situation économique et de gouvernance du pays. Voici l’intégralité de son discours.
Le président du groupe parlementaire UPC, Alidou Ido, s’est demandé si les prédictions du président Compaoré « après moi le déluge » étaient en train de se réaliser
«ALLOCUTION DU PRESIDENT DU GROUPE PARLEMENTAIRE UPC LORS DES 2EMES JOURNEES PARLEMENTAIRES DE L’ANNEE 2016
Qu’est ce qui arrive au pays des Hommes intègres pour qu’il soit plongé dans une spirale de grèves tous azimuts? Au nombre de 15 annoncées ou en voie de l’être, nous disait le ministre de la communication, et pour ce mois d’octobre. Le front social est en pleine ébullition avec une économie totalement en berne. Les sombres prédictions de « après moi le déluge » de l’ex Président du Faso, Blaise Compaoré, sont-elles en train de se réaliser ? Donnons-nous tous la main pour faire barrage à cela. On nous dit et redit que l’électeur burkinabè a préféré la continuité de l’expérience dans la gestion des affaires publiques, mais sans Blaise Compaoré, au détriment du changement radical qui est une rupture d’avec tout le système établi, que représente l’UPC. Mais en réalité, le peuple a été induit en erreur, trompé même, car son profond désir de changement a été acheté à vil prix lors des votes. Les résultats des votes ne sont pas le libre choix de l’électeur burkinabè et tout le monde le sait au Faso ici! Le taire, c’est faire montre d’une complicité flagrante, le taire c’est tromper précisément l’esprit de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014 ! Le taire enfin, c’est tromper l’histoire qui nous rattrapera tôt ou tard !
La gouverne politique actuelle a utilisé le système patiemment construit avec Blaise Compaoré pour d’abord « encadrer » la Transition, puis «gagner» les élections. Les innombrables frustrations du peuple endurées dans le silence total par peur d’être soit humilié, soit torturé, ou simplement assassiné d’où la terrible phrase «tu fais, on te fait et il n’y aura rien !», se révèlent aujourd’hui au grand jour et toutes en même temps !
Durant 27 ans de gestion publique gabégique, cela crée forcément une mentalité nationale de gain facile et de mal-gouvernance dans toutes les strates de la société. Notre pays des Hommes intègres devient alors le pays de la paresse, du gain facile, le pays du «non au travail harassant » et au «oui à la vie facile et à l’argent facile !», le pays du mensonge, le pays de la honte! Durant 27 ans de règne, nos ancêtres de toutes ethnies ont dû se retourner plusieurs fois dans leur tombe, de honte et d’indignation !
Depuis leur naissance les partis d’opposition, toutes idéologies confondues, ont consacré leur énergie et leurs maigres ressources à dénoncer continuellement cet état de fait malgré la répression sanglante de leurs militants et leaders. C’est pour moi l’occasion de saluer humblement ici ces intrépides combattants de la démocratie car leur ténacité constante dans le temps et dans la lutte contre le régime de Blaise Compaoré nous a amené en 2014 aux gigantesques marches-meetings de l’opposition politique dont le couronnement fut l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014, seulement 10 mois après la naissance du MPP qui s’attribue aujourd’hui tous les lauriers de cette longue, très longue lutte vieille de 27 ans !
Par l’insurrection, le peuple se crut libéré du joug de la répression. L’incivisme est, par moment, un ensemble de réactions de joie et d’expression de liberté. Tel un esclave qui, pendant 27 ans, était aux fers et enfin vint le jour de sa libération, les réactions de joie du peuple sont quasiment incontrôlées d’une part, et d’autre part, comme le système de répression a encore des symboles visibles (par exemple les policiers, gendarmes et militaires qui portent les mêmes tenues vestimentaires de la période du joug de l’oppression), une partie du peuple, notamment les jeunes, défie alors l’autorité en guise de bravade. Car depuis 2010, l’incivisme comme attitude de lutte contre le système prenait déjà de l’ampleur.
Enfin, la gouverne politico-administrative n’a pas significativement changé, car ceux qui gouvernaient avec Blaise Compaoré sont ceux-là mêmes qui gouvernent encore aujourd’hui les Burkinabè, avec quasiment tous les maux ayant fait le lit de l’insurrection populaire.
Le mensonge et l’achat de conscience ont fortement rivalisé dans toutes les élections récentes. On constate que cette pratique du système Blaise Compaoré a même pris de l’ampleur malgré la loi zéro gadget et zéro argent, voté par le CNT pour encadrer toutes les élections.
Par ailleurs, le peuple a boycotté quasiment les élections présidentielles et législatives car il sentait confusément que les dés étaient déjà pipés depuis la Transition. Le MPP a acheté son «naam» grassement! Où ont-ils trouvé autant d’argent pour inonder les électeurs et acheter ainsi leur conscience dans un pays où la dignité humaine a été chassée par des années de misère, d’injustice et de mal-gouvernance ? Une fois ce «naam» acquis, on étrenne les boubous brodés des mauvaises pratiques de gouvernance. A notre sens, exceptées les tueries du genre «tu fais, on te fait et il n’y aura rien », toutes les autres formes de mal-gouvernance de l’ère Compaoré que nous avons constamment dénoncées sont au pouvoir de nouveau! Il est loisible de constater de fait que les grands auteurs de la mal-gouvernance tant décriée n’étaient pas que Blaise Compaoré, mais tout le système dont les pères-fondateurs sont aujourd’hui au pouvoir!
Le peuple s’est-il trompé de cible dans son grand ménage ? Alors, comme un seul Homme, les organisations syndicales ayant constaté que c’est justement ce pouvoir-là qui était hier aux affaires et qui est de nouveau là, il n’y aura pas de trêve pour ces gens puisque, se disent-ils, ceux qui sont au pouvoir sont ceux-là qui nous ont opprimés sauvagement hier, qui ont assassiné beaucoup de Burkinabè, qui nous ont maintenus durement dans la misère. Alors, nous revendiquons tout et tout de suite car, après tout, s’ils ont pu trouver autant d’argent pour acheter leur « naam », ils en trouveront bien pour satisfaire nos justes revendications comme ils l’ont fait pour les magistrats. Voilà la terrible équation crument posée à la gouverne actuelle et, partant, à toute la nation, car cela crée une instabilité impactant bien des aspects du développement du pays. Voilà donc le piège qui se referme sur le management de l’ancien-nouveau pouvoir !
Il faut apaiser le volcan du front social pour permettre aux plans de développement de se mettre en place, car toutes les revendications sociales somme toute ont les mêmes dénominateurs communs qui sont le financement et/ou la justice sociale. Pour relancer l’économie, laquelle finance le social, il faut une stabilité sociale. L’opposition politique fera toujours des critiques pour améliorer la gouvernance, mais si la réaction du parti majoritaire est continuellement de dire que nous sommes aigris parce que nous avons perdu les élections, cela nous semble simpliste et démagogique comme posture. Néanmoins, en bons démocrates, nous continuerons inlassablement de construire avec le peuple cette nation, le Burkina Faso, que nous aimons toutes et tous. Je vous remercie ! »
A l'ouverture de la réunion statutaire du comité de pilotage, ce jeudi matin à Ouagadougou, au micro, le Pr. Abel Afouda, président du GWP-AO
Le Partenariat régional de l’eau de l’Afrique de l’Ouest (GWP-AO) tient les 6 et 7 octobre 2016 à Ouagadougou la réunion statutaire de son Comité de pilotage. C’est Clarisse Traoré, représentante du ministre burkinabè de l’eau et de l’assainissement, qui a présidé, ce jeudi matin, l’ouverture de la présente réunion statutaire du GWP-AO.
Clarisse Traoré, conseillère technique, a présidé l’ouverture de la réunion, au nom du ministre burkinabè de l’eau et de l’assainissement
La réunion du Comité de pilotage du Partenariat régional de l’eau de l’Afrique de l’Ouest (GWP-AO), qui a débuté ce jeudi 6 octobre 2016 à Ouagadougou, s’annonce chargée.
«Les participants examineront et adopteront les rapports d’activités et autres documents qui leur seront présentés et donneront des orientations au comité de pilotage pour la mise en œuvre des projets et programmes 2017-2019», a indiqué en substance le président du GWP/AO, Abel Afouda.
Tout en saluant l’accompagnement des autorités burkinabè, le Professeur Afouda a souhaité que le ministre de l’eau et de l’assainissement, Ambroise Ouédraogo, parrain de la réunion, continue d’être le porte-parole du GWP-AO auprès des instances régionales afin que leurs préoccupations soient mieux prises en compte.
L’action du GWP-AO saluée par le gouvernement burkinabè
A l’ouverture de la réunion statutaire du comité de pilotage, ce jeudi matin à Ouagadougou, au micro, le Pr. Abel Afouda, président du GWP-AO
Le ministre de l’eau et de l’assainissement du Burkina, Ambroise Ouédraogo, qui s’est fait représenter par son conseiller technique, Clarisse Traoré, a salué au nom du gouvernement l’action du GWP-AO.
«Je voudrais porter à votre connaissance notre appréciation pour les projets portés par le GWP et qui apportent une occasion de travailler avec nos services, et notamment le Projet «Eau au service de la croissance et de la lutte contre la pauvreté dans le bassin transfrontalier de la Mékrou», qui soutient une collaboration régionale des trois pays, ayant en partage les eaux de la Mékrou, je veux citer le Bénin, le Burkina Faso et le Niger, pour la mise en place d’une plate-forme consensuelle pour la gestion commune de ces eaux transfrontalières. L’Accord-Cadre signé par les Ministres en charge de l’eau des 3 pays sous l’égide du Conseil des Ministres de l’ABN en est une excellente illustration des résultats auxquels on peut aboutir dans un partenariat gagnant-gagnant entre les Etats et les ONGs».
Autres champs d’action du GWP-AO
La présente réunion statutaire du GWP-AO regroupe des membres du comité de pilotage et les représentants des 13 partenariats nationaux de l’eau
Au-delà du Projet Eau au service de la croissance et de la lutte contre la pauvreté dans le bassin transfrontalier de la Mékrou, le GWP-AO mène d’autres projets que le ministre Ouédraogo a mentionnés dans son discours d’ouverture de la réunion prononcé par Mme Traoré.
Il s’agit entre autres, du Projet de gestion intégrée de la sécheresse en Afrique de l’ouest (PROGIS-AO) et du Projet Eau, Climat et Développement en Afrique.
Le GWP-AO est une organisation de la société civile dont les résultats sur le terrain sont ici salués par la partie burkinabè
Ces projets, pour ne citer que ceux-là, assure le ministre Ouédraogo, «nous donnent aussi des motifs tangibles pour la continuation de notre collaboration et mieux, devraient nous galvaniser pour que nous identifions ensemble de nouveaux projets innovants en vue d’améliorer l’état de ce partenariat qui ne peut être que profitable pour l’amélioration des conditions de vie de nos populations».
Le Partenariat régional de l’eau de l’Afrique de l’Ouest existe depuis 2002. Son siège est à Ouagadougou, au Burkina Faso. L’actuel secrétaire exécutif du GWP-AO se nomme Dam Mogbanté.
Outre les membres du comité de pilotage, la présente réunion statutaire de Ouagadougou regroupe les représentants des partenariats nationaux de l’eau des 15 pays de la région ouest-africaine.
Le présidium à l'ouverture des deuxièmes journées parlementaires UPC, on reconnaît le président du parti, Zéphirin Diabré (3e à partir de la gauche)
Les députés du groupe Union pour le progrès et le changement (UPC) tiennent les 6 et 7 octobre 2016 à Ouagadougou leurs deuxièmes journées parlementaires sur la problématique de la relance économique du pays. Occasion pour le président du groupe parlementaire, Alidou Ido, de dresser un état sans complaisance de la situation économique nationale et de la gestion du pouvoir actuel.
Le présidium à l’ouverture des deuxièmes journées parlementaires UPC, on reconnaît le président du parti, Zéphirin Diabré (3e à partir de la gauche)
«Quelles perspectives de relance économique dans un contexte post-insurrectionnel au Burkina Faso ? ». C’est le thème des deuxièmes journées parlementaires du groupe de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) qui ont débuté ce jeudi 6 octobre 2016 à Ouagadougou. Il s’agit, explique le président du groupe parlementaire, Alidou Ido, «de passer en revue et d’analyser les politiques économiques mises en œuvre dans le pays, depuis la période du PAS-Programme d’ajustement structurel- jusqu’au PNDES-Plan national de développement économique et social- pour voir de manière concrète s’ils sont pertinents et à même de répondre aux préoccupations économiques des populations». «L’objectif, précise-t-il, ce n’est pas de faire des critiques pour le faire, mais de faire des propositions pour relancer l’économique du pays.
Un état des lieux sans complaisance de la situation économique
Le président du groupe parlementaire UPC, Alidou Ido, a dressé un tableau noir de la gestion du pouvoir
Dans son mot d’ouverture des présentes journées, le député Ido a dressé une situation économique sans complaisance du pays et de la gestion du pouvoir actuel :
«Le front social est en pleine ébullition avec une économie totalement en berne. Les sombres prédictions de «après moi le déluge», de l’ex-président du Faso Blaise Compaoré sont-elles en train de se réaliser ? Donnons-nous tous la main pour faire barrage à cela». Et de préconiser : «Il faut apaiser le volcan social pour permettre aux plans de développement de se mettre en place ; car toutes les revendications sociales somme toute ont les mêmes dénominateurs communs qui sont le financement et/ou la justice sociale. Pour relancer l’économie, laquelle finance le social il faut une stabilité sociale, l’opposition politique fera toujours des critiques pour améliorer la gouvernance».
«La gouvernance n’a pas changé»
Du beau monde a assisté à l’ouverture des présentes journées parlementaires UPC
Dans son analyse de la situation nationale, le président du groupe parlementaire UPC n’a pas ménagé le pouvoir actuel.
«La gouvernance politico-administrative n’a pas significativement changé car ceux qui gouvernaient avec Blaise Compaoré sont ceux là-même qui gouvernent encore aujourd’hui les Burkinabè avec quasiment tous les maux ayant fait le lit de l’insurrection populaire.
Le mensonge et l’achat de conscience ont fortement rivalisés dans toutes les élections récentes ; on constate que cette pratique du système Blaise Compaoré a même pris de l’ampleur malgré la loi zéro gadget et zéro argent, voté par le Conseil national de la transition pour encadrer toutes les élections», a-t-il indiqué.
Les deuxièmes journées du groupe parlementaire s’achèvent ce vendredi 7 octobre 2016.