Le coordonnateur du réseau de journalistes et communicateurs, Abdel-Aziz Nabaloum
Interrogé par les confrères, ce jeudi 22 septembre 2016 à Ouagadougou à l’issu de son élection à la tête de la coordination des journalistes pour la promotion de l’éducation inclusive, Abdel-Aziz Nabaloum se dit outillé pour réussir la mission à lui confiée. Lisez plutôt ses propos.
Le coordonnateur du réseau de journalistes et communicateurs, Abdel-Aziz Nabaloum
BD: Bonjour ! Présentez-vous au public.
AAN: Je m’appelle Abdel-Aziz Nabaloum, journaliste aux éditions Sidwaya et je suis le coordonnateur du cadre de concertation des journalistes pour la promotion de l’éducation inclusive au Burkina Faso.
B D: Voilà vous venez d’être élu par vos pairs, dites-nous quelle sera concrètement votre vision pour la défense de ces personnes vivant avec un handicap ?
AAN: Avec mon équipe, nous comptons travailler beaucoup pour que l’éducation inclusive soit une réalité au Burkina Faso. A cause de leur handicap, plusieurs enfants n’arrivent pas à avoir accès à l’école, bien qu’ils veulent étudier, ils veulent apprendre comme tous les autres enfants de leur âge. Nous, en tant que journalistes et membres de ce cadre-là, nous allons beaucoup travailler à sensibiliser la population. Comme on le dit, la presse est un quatrième pouvoir, les gens écoutent beaucoup, ils lisent et ils suivent la télévision. Donc, à travers les différentes productions qu’on va faire, ça va amener la population à comprendre que quelle que soit ta condition physique, tu as droit à l’éducation, tu as droit à la santé et tu as droit à beaucoup de choses qui entrent dans le cadre des droits humains.
B D: Le premier jet de cette concertation vient de s’effectuer. Avez-vous les rudiments nécessaires pour mener à bon port cette campagne ?
A A N: Oui bien sûr! Avant même cet atelier-là, j’ai bénéficié de plusieurs formations dans le domaine de l’éducation inclusive. Donc, ce n’est pas une nouveauté pour moi. Mais, j’ai encore appris par rapport à ce que je connaissais. On peut dire que j’ai vraiment des rudiments nécessaires pour mener cette campagne pour l’éducation inclusive.
B D: Quels sont vos sentiments à l’issu de cet atelier de formation ?
AAN: Je suis vraiment satisfait de ce cadre de concertation. Et si je le dis, ce n’est pas pour bluffer. Ce cadre a d’abord, permis à plusieurs autres confrères de la presse de comprendre le bien fondé de l’éducation pour tous. Ensuite, il nous a aussi permis d’en faire notre cheval de bataille. Toute chose qui va permettre non seulement d’atteindre les objectifs de la SNDEI, mais aussi de développer un bon partenariat entre les journalistes et leurs partenaires, d’une part et une fraternité entre les journalistes eux-mêmes, d’autre part.
Enfin, je suis satisfait, car ce cadre de concertation pourra nous permettre de nous spécialiser dans le domaine de l’éducation inclusive, grâce aux recommandations faites par nous-mêmes.
B D: Monsieur Nabaloum, je vous remercie !
AA N: C’est moi qui vous remercie !
Propos recueillis par Mathias Lompo.
Burkina Demain
L’éducation est le moyen de réaliser l’homme dans toute sa plénitude et de développer la société. Elle est un droit fondamental et essentiel à la construction d’un monde plus juste visant un développement humain durable. Les défis mondiaux d’aujourd’hui ne seront relevés qu’en développant la qualité et l’accessibilité de l’éducation permettant à chaque individu de disposer de connaissances et de compétences à même de lui permettre de participer à l’édification de la société et de mener une vie productive et participative.Le présidium lors de l’AG des journalistes et communicateurs
Fort de ce constat, le MENA à travers la direction de l’éducation inclusive (DEI), s’est doté d’une Stratégie Nationale de Développement de l’Education Inclusive (SNDEI) en vue de minimiser les difficultés liées à l’accès à tous à l’éducation. Cette stratégie a inscrit dans son plan d’action 2016-2018 la mise en place d’un réseau de journalistes sur l’éducation inclusive (EI).
Pour cela, elle a rencontré les journalistes et communicateurs à Ouagadougou du 19 au 22 septembre 2016 pour créer un cadre de concertation. Cette rencontre s’est déroulée sous forme d’atelier d’échanges et a regroupé plusieurs dizaines de journalistes et communicateurs de la presse publique et privée (écrite, radio, télé), venus des treize régions du Burkina, des représentants des acteurs clefs intervenant dans l’EI (MENA, ONG et associations).
Ces derniers ont par ailleurs, mis en place un bureau de la coordination nationale pour la promotion de l’EI. Cette coordination est composée des journalistes et communicateurs participant au cadre de concertation. Ils ont organisé des ateliers et ont fait des propositions en vue d’élaborer une feuille de route pour l’opérationnalisation des engagements pris.
A la fin de l’atelier, la DEI a exprimé toute sa satisfaction pour la franche collaboration de tous les acteurs et participants et a félicité les journalistes pour le travail abattu pour enfin mettre en place une feuille de route pour faciliter la promotion de l’EI au Burkina Faso.
Enfin, la DEI a été chargée d’une part d’élaborer et de transmettre aux participants un rapport faisant ressortir les différentes recommandations et d’autre part de suivre la mise en œuvre.
La première station April Oil ouverte dans le secteur de la ZAD
A la faveur de la mise en service de sa première station –service, la compagnie pétrolière April Oil a procédé à la remise de dons de diverses natures à la population riveraine, ce dimanche 25 septembre 2016 à Ouagadougou. La première station April Oil ouverte dans le secteur de la ZAD
Située dans le quartier de la ZAD sur le nouveau goudron menant à la patte-d’oie, la station April Oil a ouvert ses portes à la clientèle, ce dimanche 25 septembre 2016. A l’occasion, les responsables ont tenu à faire des dons aux voisins. Ces dons symboliques ont pour but de tisser des liens de fraternité et de convivialité avec le voisinage et de demander leur bénédiction pour le bon fonctionnement de la station, a fait savoir Alain Pascal Kaboré, responsable marketing de ladite entreprise.
« On a voulu marquer l’évènement en remettant des gaz, des présents à nos voisins immédiats. C’est dans ce sens que nous sommes là ce matin. Nous voulons compter sur leur bénédiction pour faire avancer les choses », a-t-il dit. Boureima Sawadogo, coordonnateur de la fondation April Oil pour l’environnement
Un autre objectif poursuivi par ce geste est de contribuer à la sauvegarde de l’environnement, selon Boureima Sawadogo, coordonnateur de la fondation April Oil pour l’environnement. « April Oil, c’est une société qui se soucie vraiment de l’environnement. Nous avons un volet ‘‘protection de l’environnement’’ et une fondation même. C’est dans ce cadre-là que nous faisons des dons aux populations défavorisées. À travers ça, nous voulons aussi extraire une frange de la population(…) à utiliser du gaz qui est beaucoup plus économique pour l’environnement que l’utilisation du bois de chauffe. Donc, à travers ces dons de gaz et l’huile de qualité, nous voulons apporter notre plus pour l’édification d’une société où il fait bon vivre ».
Un geste salué à sa juste valeur OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Sakandé Djibril, l’un des bénéficiaires des dons a exprimé toute sa reconnaissance aux responsables d’April Oil.« En toute honnêteté, je suis satisfait du don qu’on m’a fait. Il est composé d’une bouteille de gaz, d’un bidon d’huile de moteur de 4 litres et deux tee-shirts. Ils me les ont donnés à cause du bon voisinage. Je les remercie beaucoup ! Cela va me permettre d’utiliser aussi le gaz comme les autres voisins. Je leur souhaite plein succès dans leur entreprise ».
Une autre bénéficiaire, Sanfo Balkissa a salué également ce geste. « A mon avis, leur action est salutaire. Je les remercie pour le don de la bouteille de gaz, le bidon d’huile de moteur et le tee-shirt. Je leur souhaite bonne chance pour la suite ».
La question de l'authentification des supposées écoutes téléphoniques se pose toujours
Y a-t-il matière à revenir sur l’historique des dossiers judicaires relatifs au coup d’Etat avorté du 16 septembre 2015 ? Assurément non ! Cependant il convient de s’interroger sur certains éléments qui font toujours l’objet de contestation dans la procédure, en l’occurrence les supposées écoutes téléphoniques.
La question de l’authentification des supposées écoutes téléphoniques se pose toujours
Bientôt une année après le début de la procédure judiciaire relative au coup d’Etat du Général Diendéré, la justice militaire du Burkina Faso garde toujours le mystère sur l’authenticité des supposés enregistrements téléphoniques qui sont en sa possession et sur la base desquels le juge d’instruction militaire a procédé, à des arrestations, des inculpations et a même lancé des mandats d’arrêts internationaux.
Le fait-il à dessein ? Ou y a-t-il de réels obstacles à expertiser ces bandes de supposées écoutes téléphoniques qui suscitent aujourd’hui tant de doutes et de contestations ?
On se souviendra que c’est le 12 novembre 2015, soit un mois et demi après le début de la procédure judiciaire relative au coup de force du 16 septembre, que les réseaux sociaux et les presses nationales et internationales ont été inondées de ces supposées conversations téléphoniques mettant en cause Monsieur Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire et le Général de gendarmerie Djibril Yipènè Bassolé, détenu depuis le 29 septembre 2015 à la Maison d’Arrêt et de Correction des Armées (MACA). Les avocats de ce dernier confirment l’apparition dans le dossier judiciaire de la retranscription de ces supposées conversations téléphoniques. Les observateurs avertis s’étonnent alors du fait que les écoutes téléphoniques et leurs retranscriptions sensées être le produit des enquêtes ordonnées par la commission rogatoire du 28 septembre 2015 du juge d’instruction militaire soient largement diffusées par les medias, toute chose qui met en mal leur usage en matière judiciaire.
Outre cette publication, apparemment organisée, de la pièce maitresse de ce dossier, le Premier ministre de la Transition, Monsieur Yacouba Isaac Zida, et le président du Conseil national de Transition (CNT) Sy Cherif, s’évertueront par voie de presse, à convaincre l’opinion publique sur l’authenticité de ces bandes qu’ils ont certainement détenu et manipulé pendant que l’enquête judiciaire était en cours. Une situation que l’on condamne avec énergie, car ces deux autorités ont outrepassé leur prérogatives pour influencer le cours d’une procédure de justice, mettant en cause le principe de séparation des pouvoirs, pourtant garanti par notre constitution.
Dès lors, les avocats de Djibril Bassolé se sont trouvés en droit de dénoncer l’irrégularité et les origines douteuses de ces supposées écoutes téléphoniques. Ils demandent par conséquent au juge d’instruction militaire l’exclusion de la procédure judiciaire de ces supposées conversations téléphoniques. Les équipes de communication des deux personnalités mises en cause n’ont, elles aussi cessé de contester l’authenticité de cet enregistrement sonore qu’on taxe d’écoutes téléphoniques.
Au regard, des contestations qui entourent ces supposées écoutes téléphoniques, et de l’exploitation médiatico-politique qui en a été faite au cours au cours de l’enquête sur la commission rogatoire, une expertise d’authentification s’avérait nécessaire. Mais, à la grande surprise de l’opinion nationale et internationale, le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire déclarait au cours d’une conférence de presse le 7 février 2016, soit 5 mois environ après l’ouverture du dossier : « jusqu’à preuve de contraire nous n’avons pas authentifié ces écoutes » Il précisera en outre que « les sons sont toujours sous scellés. » Et ce jusqu’aujourd’hui.
Selon des indiscrétions de sources judiciaires, ces supposées écoutes téléphoniques en l’occurrence celles mettant en cause messieurs Bassolé et Soro, ont été transmises au juge sur une clé USB et qu’il ignorerait l’origine tant de la clé que de son contenu. Mais qu’il lui a été demandé de les considérer dans le dossier Bassolé. Pire encore, elles n’ont pas encore été authentifiées par ce dernier, 11 mois après la réception de l’élément sonore.
A analyser de près cette situation, en l’occurrence le « mouta-mouta » sur l’authentification de ces supposées écoutes, quatre explications en découlent.
Primo, une véritable expertise d’authentification doit se faire nécessairement sur le support original de l’enregistrement. Ce qui suppose de connaitre son origine or le juge ne détient en ce moment qu’une clé USB qui lui aurait été transmise officiellement par les officiers de police judiciaire (OPJ) enquêteurs. Ceux-ci gardent soigneusement, jusque-là, le mystère sur l’origine de l’interception téléphonique et donc de l’enregistrement qui n’ont d’ailleurs pas été ordonnés par le juge comme l’exigent les textes burkinabè. Le mystère qui entoure l’origine de ces écoutes peut expliquer l’absence d’enthousiasme à les authentifier.
Secundo, Selon des indiscrétions, la clé USB parvenue au juge d’instruction militaire ne contiendrait qu’une copie du supposé enregistrement, que l’ancien Premier ministre Zida et ses collaborateurs ont détenu, manipulé, exploité à des fins extra judiciaires, à savoir la diffusion sur internet. C’est après ce forfait alors qu’il a donné instructions au juge militaire de les utiliser dans le dossier. Lesquelles instructions consistaient pour le juge de trouver une formule afin de régulariser leur insertion dans le dossier judiciaire en cours. Une action qui ne saurait être possible sans passer par l’établissement de la vérité sur la nature des bandes.
Tertio, il y a donc de très fortes probabilités que les éléments sonores que détient le juge d’instruction militaire soient les mêmes que ceux qui circulent dans les médias et les réseaux sociaux et qui ont fait l’objet d’expertise privée par les avocats de Bassolé. Le tribunal militaire redoute qu’une expertise légale d’authentification aboutisse à la même conclusion que celle effectuée par Maitre William Bourbon, un des avocats de Bassolé, auprès de l’expert français en acoustique Norbert Pheulpin. Une expertise qui conteste de façon formelle l’intégrité de la pièce audio concernée. L’expert a conclu en ces mots « Celle-ci ne peut être présentée comme étant l’enregistrement intègre d’une interception téléphonique classique » et de préciser « l’hypothèse d’une intervention de type montage peut être objectivement retenue ». Autrement dit, c’est du faux !
Quarto, la détention prolongée du Général Bassolé (un an à la date du 29 septembre 2016 prochain) sur la base uniquement d’écoutes téléphoniques contestées met clairement le tribunal militaire dans l’embarras. Le juge d’instruction militaire préfère naturellement, ne prendre aucun risque à authentifier les enregistrements des supposées conversations téléphoniques, qui même s’ils s’avéraient véridiques, seront toujours juridiquement contestables donc contestés, du fait qu’ils ont été effectués ou obtenus de manière illégale. Il semble préférer s’en remettre à la juridiction de jugement qui dans son rôle de trancher, tranchera. Or l’on sait que trancher dans une affaire hautement politique telle celle de l’affaire Bassolé ne saurait être synonyme de vérité ni de droit. Une éventualité qui met à mal son objectivité donc sa dignité.
De ces points d’analyse, l’on est en droit de croire que cette question d’écoutes téléphoniques risque à n’en point douter, de porter un autre coup dur à la crédibilité de la juridiction militaire de notre pays. En effet, il convient de se rappeler qu’au cours de la présente procédure judiciaire, le tribunal militaire a subi des revers non négligeables. Et ce concernant notamment l’éviction des avocats étrangers et l’émission d’un mandat d’arrêt contre Guillaume Soro.
Il ne fait aucun doute que la tentative d’insertion de ces supposées écoutes téléphoniques aux origines douteuses connaitra le même sort. Le principe de judiciarisation des écoutes (toute écoute effectuée par une autorité publique doit être décidée par un magistrat) et celui de la loyauté de la preuve en matière pénale (l’autorité publique ne peut recueillir des preuves en dehors du cadre légal) sont deux arguments qui militeront certainement en faveur de la défense du Général Bassolé, même si le juge refuse de procéder à une expertise de vérification de leur nature.
Peuple Burkinabè, la justice qui fera de nous le peuple intègre que nous sommes, est celle qui sera faite sur la vérité.
Pour toute information, contactez (226) 25 37 02 15/ 77 51 65 32/ 72 45 09 07
En cette année académique 2016-2017, l’Institut supérieur de technologies appliquées et de management (ISTAPEM) démarre les cours le 1 er novembre prochain. Pour toute information, contactez (226) 25 37 02 15/ 77 51 65 32/ 72 45 09 07
Le coût de la formation : 395 000 francs CFA pour la 1ere année et 420 000 francs CFA, la 2e année.
Mieux, ISTAPEM offre une réduction de 10 % sur les frais de formation des 20 premiers inscrits. Pas seulement, un stage de formation et une opportunité d’embauche aux apprenants.
ISTAPEM dispense les cours dans les filières suivantes: Marketing gestion commerciale; Communication d’entreprise; Finance comptabilité; Banque et Assurances; Banque et Micro-Finance; Transport et Logistique; Management des ressources humaines et Mines et carrières: exploitation géologique.
L’institut est situé à Ouaga 2000, sur l’avenue Pascal Zagré, face à la Direction générale de la Douane, dans le prolongement du restaurant « La Perle ».
ISTAPEM dispose d’infrastructures flambantes neuves ; le cadre d’étude, moderne, est doté de la technologie de pointe.
Les salles de classe aérée, spacieuse et confortable, offrent un cadre hyper adapté à l’apprentissage.
Les cours sont assurés par un corps professoral fort expérimenté, sous la direction du Pr Issaka Salia, chevalier de l’Ordre des palmes académiques.
ISTAPEM a été officiellement inauguré le 16 septembre 2016 en présence du ministre d’Etat, en charge de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré et du ministre en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Filiga Michel Sawadogo.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a regretté le 24 septembre 2016, que l’examen des recours n’ait pas levé « tous les doutes » sur la réélection du président gabonais Ali Bongo Ondimba, tout en appelant l’opposition à « récuser l’action violente ».
« La France constate que l’examen des recours n’a pas permis de lever tous les doutes », a-t-il dit dans une déclaration écrite. Elle « demande à ceux qui continuent de contester les résultats de récuser l’action violente et de poursuivre leurs revendications selon des voies qui ne remettent pas en cause la paix et le bien-être du pays », a-t-il ajouté.
Le gouvernement gabonais a appelé de son côté à la tribune de l’ONU la communauté internationale à l’aider à rétablir l’unité du pays après la réélection contestée du président sortant Ali Bongo.
S’adressant à l’Assemblée générale des Nations unies, le ministre des Affaires étrangères gabonais Emmanuel Isozet Ngondet a rappelé l’appel lancé par Ali Bongo « à un dialogue inclusif, à la réconciliation et à l’unité ».
« Reconstruire le lien et l’unité du pays est l’exigence du moment, préserver la paix et la stabilité du pays est le défi du moment », a-t-il estimé. Le Gabon « invite donc la communauté internationale à l’accompagner dans cet effort ».
Il a remercié « les pays amis qui ont été présents à nos côtés », citant la France, le Maroc et les Etats-Unis.
Dans le cadre du projet de Facilité d’appui à l’entrepreneuriat dans les énergies renouvelables dans l’espace CEDEAO, des entrepreneurs solaires de l’Afrique de l’Ouest viennent de bénéficier du 19 au 23 septembre 2016 à Ouagadougou d’une formation de renforcement des capacités en matière de financement, de marketing et de communication. La formation a été assurée par des experts de SELCO, entreprise indienne spécialisée dans le solaire.
La formation a été assurée par des experts de SELCO, entreprise indienne spécialisée dans le solaire
Après 2015 durant laquelle elle a formé une quinzaine d’entrepreneurs solaires, la facilité d’appui à l’entrepreneuriat dans les énergies renouvelables (notamment l’énergie solaire) dans l’espace CEDEAO poursuit cette année ses activités. Et c’est dans ce cadre que des entrepreneurs solaires de l’Afrique de l’Ouest ont bénéficié du 19 au 23 septembre 2016 à Ouagadougou d’une formation de renforcement des capacités en matière de financement, de marketing et de communication.
La Formation a été assurée essentiellement par des experts de SELCO, entreprise indienne leader dans l’énergie solaire.
Financement, communication et marketing
Dr Ismaël Bachir Ouédraogo, coordonnateur de la Facilité, a insisté sur la nécessité de résorber le déficit énergétique en Afrique de l’Ouest par l’offre solaire
«L’objectif de la formation que nous avons eue en collaboration avec CELCO, c’était de voir comment nous allons améliorer les conditions de travail de nos entrepreneurs, c’est-à-dire comment les aider à se spécialiser sur le plan du business pour leur permettre de faire des projets banquables, de la communication, du marketing et les stratégies de vente», explique le coordonnateur du projet, Dr Ismaël Bachir Ouédraogo.
A terme, «l’objectif, c’est de faciliter l’accès à l’électricité à moindre coût par le développement des systèmes solaires dans notre région, confrontée à des déficits énergétiques dans les différents pays».
Tijana Radojicic, représentante de IRENA, a réaffirmé la disponibilité de l’Agence internationale à aider au renforcement des capacités des acteurs des énergies renouvelables en Afrique de l’Ouest
Pour aider les Etats de l’espace CEDEAO à résorber ces déficits, l’Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA) basée à Abou Dabi aux Emirat arabes unis participe, en sa qualité de partie prenante de la Facilité, à la présente formation.
Tijana Radojicic qui l’a représentée, a affirmé la disponibilité de IRENA à toujours accompagner les Etats en matière de renforcement des capacités des acteurs pour leur permettre d’être opérationnels et plus compétitifs.
Les participants s’expriment
Les participants viennent de 14 pays de la CEDEAO
Les bénéficiaires de la présente formation viennent de quatre pays de la CEDEAO : Bénin, Burkina Faso, Cap Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée Bissau, Libéria, Mali, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierra Léone, Togo. Tous ceux que nous avons pu interroger, se félicitent de leur participation à cette formation de Ouagadougou. Malick Seck vient du Sénégal, qui semble un peu en avance sur l’électrification rurale et le développement des énergies renouvelable. Le Sénégal a déjà mis en place une agence des énergies renouvelables et est en train de mettre en œuvre des projets intéressants. Seck se félicité d’être venu à Ouagadougou pour partager son expérience et celle de son pays.
Malick Seck est content d’être venu partager l’expérience du Sénégal
Même état d’esprit chez Abdul W.A Raaj du Ghana. Abdul est patron du Groupe Suka, spécialisé dans l’énergie éolienne et solaire. Il assure que c’est une belle occasion pour les acteurs de la région de s’outiller techniquement, de nouer des liens d’affaires et de s’épauler en cas de besoin.
F. Alban Brice Mongbo, directeur général de BM Solutions, lien vient du Bénin.
Il affirme avoir beaucoup appris, surtout de l’approche des entreprises indiennes comme SELCO qui ont d’abord cherché à répondre à des préoccupations sociales avant de penser au profit. Expérience intéressante qu’il entend répliquer dans son pays.
Une quinzaine d’entrepreneurs burkinabè du secteur du solaire ont également participé à la formation. «On ne finit pas d’apprendre. Au cours de cette formation, nous avons appris à faire des plans de financement adaptés au système solaire. Sur le terrain, il faut savoir déjà comment aborder un banquier, amener un projet, conduire toutes les étapes du projet, manager son personnel et enfin comment faire vivre une entreprise. Cela nous permettra à chacun de redynamiser sa structure et d’aller vers un lendemain meilleur», a confié l’un d’entre eux, le directeur général de Sana Energie Solaire.
Prochaine étape, Praia
Yuri Lima Handem, coordonnateur de la Facilité à Praia, a annoncé la prochaine étape de la formation
A en croire Yuri Lima Handem, également coordonnateur du projet basé à Praia, l’étape suivante de la formation se jouera dans la capitale du Cap vert. Praia abrite, faut-il le rappeler, -le Centre des énergies renouvelables et d’entretien industriel (CERMI), spécialisée dans la formation des professionnels pour la conception, le montage et l’entretien d’installations photovoltaïques. Au même titre que l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE) ; le Centre de la CEDEAO pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (CEREEC) ; l’Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA) et l’entreprise SELCO, le CERMI est partie prenante de la Facilité d’appui à l’entrepreneuriat dans les énergies renouvelables dans l’espace CEDEAO.
Le projet court jusqu’en 2018. Jusqu’à cette date, chaque année, une vingtaine d’entrepreneurs solaires ouest-africains seront formées. La première formation des entrepreneurs solaires de la CEDEAO avait eu lieu du 7 au 10 septembre 2015 à Ouagadougou.
Le Général Y Marcel Tamini a rendu durant sa brillante carrière d'immenses services à la Nation burkinabè
Dans quelques semaines, les regards seront dirigés vers les activités commémoratives du 56 ème anniversaire de l’indépendance du Burkina. Il s’agira encore de vivre des moments de célébration, d’introspection, de réflexion pour l’avenir mais aussi des moments de reconnaissance des mérites de ceux qui ont contribué d’une pierre blanche à la construction de la nation. En cela, un des mérites de la transition est d’avoir innové en 2015 en baptisant, à l’occasion de la célébration des 55 ans d’existence des forces armées nationales, plusieurs infrastructures militaires du nom essentiellement de soldats qui ont servi dignement et loyalement la patrie dans les postes de responsabilité occupés. Si l’initiative est à saluer, dans la pratique, d’autres personnalités auraient dû avoir la même attention et parmi lesquelles le Général Yaoua Marcel Tamini.
Le Général Y Marcel Tamini a rendu durant sa brillante carrière d’immenses services à la Nation burkinabè
En dehors de toutes autres considérations soulevées lors des baptêmes des 06 casernes en fin octobre 2015, les heureux élus méritent incontestablement les honneurs qui leurs ont été rendus. Thomas Sankara pour le camp de Pô, le Général Baba Sy pour le camp 11-78 à Ouagadougou, le Général Tiémoko Marc Garango pour le camp de Tenkodogo, le général Bila Zagré pour le camp militaire Bangré ENSOA à Kamboinssin et Nazi boni pour le camp de Bankuy à Dédougou ont sans doute été distingués à juste titre.
Les qualités reconnues de ces hommes et les services qu’ils ont rendus au pays à travers les fonctions exercées par eux, ont fini de convaincre du choix qui a été porté sur leurs personnes. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard que presque tous avaient déjà été immortalisés par la municipalité de Ouagadougou qui a donné leurs noms à des artères de la capitale.
Des noms importants oubliés dans ces baptêmes
Ce qui a retenu tout de suite l’attention dans les baptêmes célébrés par les forces armées nationales, est que le sixième camp a été baptisé Camp PMK (prytanée militaire du Kadiogo).
Le nom PMK sonne peut-être militaire mais il est nettement muet que des noms comme Moumouni Ouédraogo, Gabriel Yorian Somé, Amadou Sawadogo, Bamina Georges Nebié, Badembié Claver Nebié ou encore Général Yaoua Marcel Tamini et nous en oublions certainement.
Ces dignes fils de la nation ne méritaient-ils pas l’hommage de l’armée au point de voir un camp baptisé au nom d’un d’entre eux ?
Le cas du Général Tamini
Pour nous intéresser au cas précis de Yaoua Marcel Tamini, 2è Général de l’armée ressortissant de la boucle du Mouhoun après Sangoulé Lamizana si nos informations sont bonnes, il aurait été peut-être plus convenable de donner son nom au camp de Dédougou en lieu et place de Nazi Boni, un intellectuel digne de ce nom qui fait la fierté du pays dont le nom est pressenti pour être porté harmonieusement à l’Université de Bobo-Dioulasso. Cela serait d’ailleurs aussi ou mieux valorisant pour sa mémoire. Le nom du Général Yaoua Marcel Tamini porté sur la caserne de Dédougou aurait été un des meilleurs hommages de l’armée à l’illustre disparu. Le choix du camp de Tenkodogo pour le Général Tiémoko Marc Garango n’a-t-il pas été justifié par le fait qu’il est fils de la localité ?
Il n’est aucunement dans nos intentions de faire un procès à qui que ce soit, encore moins à l’armée qui a vu juste en initiant les baptêmes de ces édifices militaires. Au moment où l’armée nationale s’apprête à célébrer ses 56 ans d’existence et le Burkina le 56ème anniversaire de son indépendance, se rappeler d’une façon ou d’une autre des devanciers comme Yaoua Marcel Tamini ne serait qu’accomplir un devoir de mémoire qui a toujours été cher à la nation.
Mais qui est le Général Yaoua Marcel Tamini ?
Né en 1930 à Ouarkoye, un département de la province du Mouhoun, Yaoua Marcel fit ses premiers pas dans l’armée le 16 décembre 1950 à Bobo-Dioulasso. Nommé soldat de 1er classe, le 1er janvier 1952, son ardeur au travail l’amena au grade de brigadier le 1er août 1952 puis au grade de brigadier-chef. En 1953, Yaoua Marcel est nommé au grade de Maréchal des logis (MDL).
Après un stage militaire effectué en France, il fut admis à suivre des cours de perfectionnement et le 1er octobre 1958, il est promu au grade de MDL-chef. Après de brillants succès à ses examens professionnels, il obtient le grade de sous-lieutenant le 1er octobre 1959 et fut envoyé à Dakar au Sénégal pour un stage d’application et il est promu lieutenant, le 1er octobre 1960.
Transféré dans l’Armée voltaïque, Yaoua Marcel prit le commandement de la 3ème compagnie, fonction qui le conduisit au grade de capitaine le 1er août 1965.
Reconnu par son caractère respectueux et ferme, il est mis à la disposition du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité pour être détaché à la garde républicaine le 08 mars 1968 comme chef de corps. De par son caractère discret, il fut inscrit au tableau d’avancement pour la nation de commandant. Cela lui valut la nomination au chef de bataillon le 1er juillet 1970. Le 12 mars 1974, il est remis à son ministère d’origine et fut nommé chef du bureau d’étude et de planification des Forces armées le 03 avril 1974.
Militaire travailleur et consciencieux
Nommé préfet militaire du département du Nord à Ouahigouya, il occupa ce poste du 02 juillet 1974 au 31 mars 1976. Promu au grade de lieutenant-colonel, il fut nommé le 1er juin 1976, commandant du 2ème régiment d’infanterie. Membre influent du CMRPN, il accéda au grade de colonel le 1er janvier 1981 et fut nommé adjoint au chef d’Etat-major des armées. Il occupa ce poste jusqu’au 21 août 1983, date à laquelle il fut élevé au grade de général de brigade pour être placé dans la section des officiers généraux de réserve le 21 septembre 1983.
Admis à faire valoir ses droits à pension de retraite après 32 ans 8 mois 3 jours de service, on reconnaît du parcours du général Yaoua Marcel Tamini, un militaire travailleur et consciencieux qui fit le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la France et l’Indochine dans l’exercice de ses fonctions. Le service rendu et bien accompli lui a valu plusieurs décorations militaires.
Le général Yaoua Marcel Tamini s’est éteint le mardi 15 novembre 2005 dans son village natal, Ouarkoye, à l’âge de 75 ans. Amadou Oury SANOU
Le candidat Jean Ping a réagi, ce 24 septembre 2016 à Libreville (Gabon), lors d’une conférence de presse, à la décision de la Cour constitutionnelle du Gabon qui a validé la réélection du président sortant, Ali Bongo Ondimba, avec 50,66% des voix, contre 47,24% pour lui.
Jean Ping a dénoncé « un déni de droit » et une « décision inique » de la Cour constitutionnelle.
« En déposant un recours devant la Cour constitutionnelle, j’ai voulu être légaliste, de bonne foi, en prenant la communauté internationale à témoin. Mais une fois encore, une fois de plus, une fois de trop, devant l’évidence du verdict des urnes, la Cour a montré ses limites à travers son incontestable parti pris », a déclaré l’ancien ministre d’Omar Bongo, 73 ans.
« Je ne renoncerai pas (…) Je demeure à votre côté pour défendre votre vote et votre souveraineté », a lancé Jean Ping, affirmant à nouveau être le président « clairement élu ».
Dans la nuit de vendredi à samedi, la Cour constitutionnelle a rejeté la requête de l’ancien patron de l’Union africaine. Ce dernier demandait le recomptage des voix bureau de vote par bureau de vote en présence d’observateurs internationaux et d’une commission paritaire des deux parties adverses dans la province du Haut-Ogooué, fief de la famille Bongo.
Après un long délibéré, la cour a rejeté sa requête. Elle a en revanche validé celle d’Ali Bongo, qui demandait l’annulation des résultats dans une vingtaine de bureaux du deuxième arrondissement de Libreville. Une décision qui a en conséquence accru l’avance du président sortant, qui dispose désormais de plus de 11 700 voix d’avance sur son rival.
Dans la foulée du délibéré de la cour, Ali Bongo avait proposé à ses adversaires l’ouverture d’un dialogue national dans une allocution prononcée depuis le Palais du bord de mer, dont les abords sont quadrillés par les forces de l’ordre, comme l’ensemble de la capitale.
Mais l’ambiance reste très tendue. L’opposition dénonce une vague d’arrestations de ses partisans. A l’image de Léon-Paul Ngoulakia, ancien candidat rallié à Jean Ping et cousin germain d’Ali Bongo, interpellé vendredi à Libreville. De leur côté, les autorités affirment que ce dernier « circulait à bord d’un véhicule avec une forte somme d’argent et des tracts appelant à la sédition ». « J’exige leur libération immédiate et sans condition », a exhorté Jean Pin
Le Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE, de retour de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU), ce samedi 24 septembre 2016, s’est prononcé sur les questions abordées à la 71 e session de l’AG de l’ONU.
Selon le Président du Faso, l’occasion a été saisie par les jeunes pour « s’exprimer sur la nécessité que les textes qui ont été pris au plan international sur la jeunesse soient ratifiés par les différents Etats d’une part, mais également que les Etats puissent prévoir 3% d’augmentation du budget de la jeunesse pour permettre de contribuer à la création des emplois et de continuer à appuyer la jeunesse dans sa participation au développement des différents pays ».
Pour le Président du Faso, il faut faire en sorte que les jeunes soient non seulement bénéficiaires des programmes des gouvernements, mais qu’ils prennent leurs responsabilités pour être des acteurs du développement de leurs différents pays. « Je crois que ce message a été bien compris par les jeunes « , a-t-il dit.
Les pourparlers ont également porté sur la santé maternelle et infantile, la lutte contre les mutilations génitales, les dispositions à prendre pour permettre une meilleure gestion des naissances, la diffusion de la politique de planning familiale. Pendant ce temps, les ministres burkinabè ont participé à une série de rencontres autour du commerce, des questions relatives à la migration et ont fait entendre la voix du Burkina Faso, a relevé le président KABORE.
A l’occasion, le Président KABORE a rencontré un certain nombre de personnalités dont le Secrétaire général de l’ONU, BAN Ki-Moon avec lequel il a abordé la question de la présence des forces burkinabè disposées au Mali et au Darfour pour le maintien de la paix au compte des Nations unies. Et Roch KABORE a dit qu’il a réaffirmé la nécessité de trouver une solution efficace dans la zone frontalière entre le Mali et le Niger au regard des attaques régulières qui coûtent en vie humaines et en blessés ».
Par ailleurs, les chefs d’Etat des pays membres de l’Union africaine ont multiplié les rencontres pour accorder leur violon sur l’élection du président de la Commission de l’organisation à la prochaine rencontre.