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RD Congo: des conclusions du conclave de l’opposition

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Parallèlement au dialogue politique convoqué par le président Joseph Kabila, le « Rassemblement » de l’opposition, regroupement politique rangé derrière Étienne Tshisekedi, a tenu le 4 octobre 2016, son conclave à Kinshasa. Une grande messe visant à dessiner les lignes de l’après Kabila.
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Objectif : se mettre d’accord sur les positions communes quant au processus électoral en panne. Et voici les grandes ligne de ce conclave.
Pour ces forces de l’opposition, rangées derrière Étienne Tshisekedi et Moïse Katumbi, « le processus électoral est bloqué par la seule volonté de M. Joseph Kabila ». Elles reprochent, entre autres, au chef de l’État d’avoir « [confisquer] des ressources publiques à des fins partisanes » et d’instrumentaliser les forces de l’ordre et de sécurité. Et accusent le Parlement, le gouvernement, la Cour constitutionnelle, les juridictions de l’ordre judiciaire et la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) d’être devenus des « simples bras séculiers du pouvoir en place ».

• Intensifier les actions pacifiques
Par conséquent, le « Rassemblement » promet d’«[intensifier] les actions pacifiques amorcées le 19 septembre ». Des manifestations qui avaient dégénéré en sanglants affrontements entre les militants de l’opposition et les forces de l’ordre. L’opposition demande d’ailleurs l’ouverture d’une enquête internationale pour établir les responsabilités de chacun.

• Démission des membres de la Ceni et restructuration de la Cour suprême
Tirant les conséquences du probable « glissement » du calendrier électoral, les alliés de Tshisekedi appellent aussi à la « démission immédiate des membres de la Ceni et du gouvernement pour leur responsabilité dans l’impasse électorale actuelle ».
Le « Rassemblement » accuse également Joseph Kabila de n’avoir pas joué son rôle de garant de la Constitution pour permettre la tenue des scrutins dans les délais.

• Vers l’installation d’un « régime spécial » en RDC ?
Le camp de Tshisekedi estime par ailleurs qu’il est devenu nécessaire de « définir un régime spécial devant assurer la gestion du pays de manière à organiser sans tarder les élections dans le respect de la Constitution et des normes démocratiques ». Autrement dit, le « Rassemblement » préconise une période transitoire sans Kabila à la tête du pays après le 19 décembre, date de la fin de son second mandat.
« Si par défi, il demeure, néanmoins, au pouvoir au lendemain de cette date (…), M. Joseph Kabila aura commis un parjure et une violation intentionnelle de la Constitution de la République constitutive de haute transition », selon le « Rassemblement ».
Dans cette hypothèse, ce dernier « appellera le peuple congolais à ne plus reconnaître l’autorité (…) de Joseph Kabila et à résister pacifiquement au coup d’État ainsi accompli avec la bénédiction de la Cour constitutionnelle ».

• Priorité à la présidentielle et aux législatives
Contrairement au compromis trouvé au dialogue en cours à Kinshasa sur la séquence des élections à venir, le conclave de l’opposition estime lui que « la priorité doit être donnée à la présidentielle couplée, comme dans le passé, avec les législatives nationales ».
« Il n’est pas besoin de charger la barque avec trois scrutins simultanés (présidentielle, législatives et provinciales) : ce qui conduit à des délais très longs pour l’organisation de ces élections », commente Delly Sesanga.
Il faudra une inclusivité suffisante au nouveau dialogue, estime Delly Sesanga.

• Le « Rassemblement » plaide pour un « dialogue véritable, crédible et réellement inclusif »
L’opposition congolaise conduite par Étienne Tshisekedi ne ferme pas cependant la porte au dialogue avec le camp Kabila. Celui-ci comprend désormais, selon le « Rassemblement », la Majorité présidentielle et tous les autres opposants qui participent aux pourparlers ouverts le 1er septembre à la Cité de l’OUA, à Kinshasa. Vital Kamerhe y compris.

• Le profil du facilitateur
Le « Rassemblement » souhaite également un nouveau facilitateur « dont la stature internationale confère[rait] une autorité morale suffisante pour inspirer confiance aux parties prenantes (…) ».

Anderson Koné
Burkina Demain

Grève de 72 h du SYNATIC: voici la réaction du ministre Dandjinou

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Au terme du conseil des ministres du 5 octobre 2016, le ministre en charge de la communication, Remis Fulgance Dandjinou, est revenu sur la grève de 72 h des travailleurs de l’information et de la communication.
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A l’en croire, le conseil n’a pas particulièrement fait cas de la grève du Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC).
De ses explications, le président du Faso, Roch Kaboré, a donné des instructions pour que les différents ministres établissent des dialogues avec les partenaires sociaux dans les limites de ce qui peut être soutenu par le gouvernement, il y a quelques semaines de cela.

Cela étant, il a dit: « ce qui s’est passé ces jours et qui est contraire à l’esprit dans lequel nous devons fonctionner. Nous avons eu des personnes qui ont été empêchés d’aller au service, nous avons eu des travailleurs qui sont allés dans les bureaux, récupérer des disques durs pour que les programmations ne puissent pas se faire » .

Et de poursuivre : « Je comprends que les syndicats veuillent aller en grève, je comprends qu’ils aient des revendications mais je dis, préservons les éléments élémentaires de vivre ensemble. Préservons le service minimum ».

Il a terminé par avancer qu’il est disposé à poursuivre les échanges avec le SYNATIC et qu’une fois qu’ils pourront se remettre sur la table, ils verront dans quelle mesure converger les demandes du syndicat avec la réalité financière de l’Etat burkinabè.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Putsch manqué: nouvelle prolongation de six mois de la détention de Djibrill Bassolé

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La justice burkinabè a ordonné, le 5 octobre 2016, la prolongation de six mois de la détention du général de brigade de gendarmerie, Djibrill Bassolet, à la Maison d’arrêt et de correction des armées ( MACA ).
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La justice militaire a également ordonné une nouvelle expertise de l’élément supposé de l’écoute téléphonique avec le président de l’assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro.

Le général est poursuivi pour haute trahison et atteinte à la sûreté de l’Etat, dans le cadre des enquêtes sur le coup d’Etat manqué des 16 et 17 septembre 2015. Il a été arrêté le 29 septembre 2015.

Anderson Koné
Burkina Demain

Médias publics : le SYNATIC en marche vers une grève perlée

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A la fin des 72 h de grève du Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC), le secrétaire général , Sidiki Dramé, visiblement satisfait de la mobilisation de ses camarades, a annoncé la prospection de nouvelles méthodes de lutte .
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« Nous nous préparons à expérimenter d’autres formes de lutte », a-t-il lancé, en parlant de grèves perlées. De ses explications, les agents pourraient commencer le travail à 7h 30, observer la pause à 12h 30, reprendre le boulot à 13h 30 pour descendre à 15h 30. Cela dit, il a avancé que le bureau donne rendez-vous le vendredi 7 octobre prochain au Centre de presse Norbert Zongo (CPNZ) pour une conférence de presse puis suivra une assemblée générale (AG) le 11 octobre prochain dans la cour de la télévision nationale. A l’occasion, a-t-il relevé, des grandes décisions seront prises pour la lutte « qui ne fait que commencer ».

Après avoir salué la mobilisation à l’intérieur du pays (Bobo Dioulasso, Ouahigouya, Koudougou, Kaya, Léo, Gaoua, Boromo, Dédougou, Banfora, Pô et Boromo), il a indiqué que le mouvement a été suivi à 100% à la radio Arc en ciel, à la radio Burkina, au SIG, à la télévision du Burkina, à l’AIB, à Sidwaya et à la web diffusion.

Selon lui, ce succès incombe à tous les agents qui constituent la force du syndicat. Et il a salué la présence des chefs de service et les bonnes volontés des médias d’Etat qui ont fait des dons financiers et matériels pour booster la lutte. Une mention particulière a été faite au chef du service des programmes de la télévision, Oumar Yago, qui a vaillamment résisté aux menaces, pressions de ses responsables et de la haute hiérarchie. Aux chefs de services, il a dit qu’ils n’ont aucune inquiétude à se faire, car tout dirigeant qui tentera de les intimider et les sanctionner pour faits de grève trouvera le Synatic sur son chemin.

Partant de là, il a délivré des cartons rouges aux dirigeants des organes de presse et leurs collaborateurs qui ont tenté de briser la lutte. Sa conviction, « Nous avons déjà fait des sacrifices et il faut persévérer et tenir. Nous sommes sur le bon chemin », a-t-il noté en saluant les devanciers venus soutenir les jeunes. Pas seulement, il a salué, la CGTB, le REN/LAC ET LE SYNAMUB .

Mathias Lompo
Burkina Demain

Paludisme : Le personnel de l’ambassade américaine donne son sang

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L'ambassadeur Tulinabo Mushingi sur place pour suivre l'opération de don du sang et encourager ses collaborateurs

Pour apporter leur contribution à la prise en charge des malades du paludisme, dans un contexte de pénurie de poches de sang dans les formations sanitaires, l’ambassade américaine de Ouagadougou a initié ce 5 octobre 2016 dans ses locaux une opération de don de sang à laquelle ont participé massivement les membres du personnel, à la grande satisfaction de l’ambassadeur Tulinabo S. Mushingi.

L'ambassadeur Tulinabo Mushingi sur place pour suivre l'opération de don du sang et encourager ses collaborateurs
L’ambassadeur Tulinabo Mushingi sur place pour suivre l’opération de don du sang et encourager ses collaborateurs

«L’objectif, c’est vraiment de nous permettre de jouer notre partition dans la communauté où nous habitons (…) Nous voyons dans les journaux, à la télévision, d’autres services donner du sang. Pour nous, avoir cette opportunité de donner du sang, cela nous aide aussi. C’est un partenariat gagnant-gagnant». Ce sont là des propos de l’ambassadeur des Etats-unis d’Amérique au Burkina Faso, Tulinabo S. Mushingi, à la séance de don de sang organisée ce mercredi 5 octobre 2016 dans l’enceinte de l’ambassade américaine à Ouaga 2000.

La joie de l'ambassadeur de voir le personnel de l'ambassade  mobilisé en grand nombre
La joie de l’ambassadeur de voir le personnel de l’ambassade mobilisé en grand nombre

«Je suis très agréablement de surpris de voir autant de monde venir donner son sang. Nous avons une population ici qui prête à collaborer, à jouer sa partition dans la communauté burkinabè», a ajouté Son Excellence Mushingi qui est venu encourager et saluer ses collaborateurs pour cette noble action de solidarité envers les malades du paludisme. Le diplomate américain en fin de mission était accompagné du premier conseiller de l’ambassade, David Young, qui a lui aussi donné son sang. Au moins une cinquantaine de poches de sang étaient attendues de l’opération.
Ce qui, à entendre le chef du service collecte de sang du Centre régional de transfusion sanguine (CRTS) de Ouagadougou, Dr Alain Konseybo, n’est pas rien. Le CRTS a en moyenne besoin de 300 poches de sang par jour. Surtout en ce moment.

«Beaucoup d’anémies» à prendre en charge

«Les poches de sang collectées ici vont absolument nous soulager. Nous sommes dans la période difficile, parce que c’est la saison hivernale toujours, les gens ont l’impression que la pluie est en train de partir et c’est surtout à cette période que le paludisme est assez grave. Et nous avons beaucoup d’anémies qui nécessitent une transfusion. C’est pour cela que nous avons lancé depuis des mois l’appel qui a été entendu», explique-t-il.
Et de saluer la présente initiative de l’ambassade américaine et les autres initiatives qui ont permis au CRTS de ne pas recourir au cours de cette année aux dons de remplacements, c’est-à-dire qu’un malade du paludisme qui avait besoin du sang, devait emmener son parent pour le lui donner.

Un objectif annuel de 35 000 poches

Il faut encore beaucoup de poches de sang au Centre régional de transfusion sanguine de Ouagadougou
Il faut encore beaucoup de poches de sang au Centre régional de transfusion sanguine de Ouagadougou

Si Dr Konseybo salue la mobilisation des autorités et des populations au cours de cette année, pour autant l’objectif annuel de 35 000 poches au CRTS est encore loin d’être atteint. Le compteur à ce jour indique environ 20 000 poches de sang enregistrées. Il reste encore beaucoup d’efforts à fournir pour réunir les 15 000 poches de sang manquant. Pour ce faire il en appelle à la poursuite de la mobilisation. Pour la présente opération, espère plus de cinquante poches de sang, «compte tenu de l’engagement du personnel et des responsables de l’ambassade».

La présente opération est une occasion pour l'ambassade américaine d'affirmer son ancrage à la communauté burkinabè
La présente opération est une occasion pour l’ambassade américaine d’affirmer son ancrage à la communauté burkinabè

C’est la deuxième fois que l’ambassade américaine initie une opération de ce genre. Et c’était l’occasion pour l’ambassadeur Mushingi d’affirmer l’ouverture de l’ambassade à son environnement.
«Quelques fois, l’on a l’impression que les gens ont peur de pénétrer dans notre ambassade qui est pourtant fréquentable pour tous. Les peuvent y venir sans rendez-vous, ne serait-ce pour aller en bibliothèque», a-t-il prôné.

Martin Philippe
Burkina Demain

Compte rendu du conseil des ministres du 5 octobre 2016

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Une session du conseil des ministres burkinabè

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 05 octobre 2016, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 14 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Une session du conseil des ministres burkinabè
Une session du conseil des ministres burkinabè

Le conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations, et autorisé des missions à l’étranger.
I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE INTERIEURE
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier est relatif à un décret portant définition des modalités de participation des populations à la mise en œuvre de la Police de proximité au Burkina Faso.
L’adoption de ce décret permet d’encadrer les initiatives locales de sécurité et d’assurer le suivi de leurs activités par les conseils de collectivités, les autorités administratives et les forces de sécurité.
Le second rapport est relatif à l’instruction de la seconde phase du projet de développement durable de Ouagadougou (PDDO 2) sur financement de l’Agence française de développement (AFD).
D’un montant total de cinquante-deux milliards quatre cent soixante-dix-sept millions (52 477 000 000) de FCFA, ce projet qui couvre la période 2017-2021, vise à contribuer au désenclavement et à l’assainissement pluvial des quartiers périphériques, à réduire l’hyper polarité du centre-ville, à améliorer le niveau de service du transport inter urbain de voyageurs et à renforcer la capacité de maîtrise d’ouvrage de la Commune de Ouagadougou.
Ce projet permettra en outre de créer environ 8 000 emplois permanents et 4 500 emplois temporaires.
Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions nécessaires pour le démarrage de la seconde phase du Projet de développement durable de Ouagadougou (PDDO 2).

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT
Le Conseil a adopté un décret portant création de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE).
L’adoption de ce décret permet de doter notre pays d’un dispositif opérationnel qui traduit la vision du gouvernement en matière de transition énergétique.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret érige le Centre hospitalier régional de Ouahigouya en Centre hospitalier universitaire (CHU).
L’adoption de ce décret permet d’offrir un meilleur encadrement aux étudiants et au personnel universitaire, tout en œuvrant à la mise à niveau des infrastructures.
Le second décret porte création, attribution, organisation, fonctionnement et mise en œuvre d’un dispositif d’intervention médicale d’urgence (DIMU).
L’adoption de ce décret permet de doter notre pays d’un dispositif d’intervention médicale, regroupant les ressources humaines et matérielles nécessaires permettant d’intervenir efficacement à l’aide d’un dispositif médical d’urgence en cas de catastrophe.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DES AMENAGEMENTS HYDRAULIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant création, composition, attributions, organisation et fonctionnement du Conseil national pour la sécurisation foncière en milieu rural (CONA/SFR).
L’adoption de ce décret permet de doter cette structure d’un cadre juridique de concertation en vue de la mise en œuvre efficiente de la Politique nationale de sécurisation foncière en milieu rural.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES
Le Conseil a adopté un décret portant adoption des statuts de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE).
L’adoption de ce décret permet de doter l’Agence d’un cadre juridique lui permettant d’accomplir efficacement ses missions.

II. COMMUNICATION ORALE
II.1. Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure a fait au Conseil une communication relative à la tenue, le 06 octobre 2016, d’une rencontre avec les associations des familles des victimes décédées et des blessés, les organisations de la société civile et les partis politiques en vue de la préparation inclusive de la commémoration du 2ème anniversaire de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

III. NOMINATIONS
II.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE INTERIEURE
– Monsieur Edgard Sié SOU, Mle 28 405 X, Administrateur civil, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Responsable du Programme Administration du territoire du Budget programme du MATDSI;
– Monsieur Idrissa SAVADOGO, Mle 28 072 C, Administrateur civil, 1ère classe, 14 échelon, est nommé Responsable du Programme Décentralisation du Budget programme du MATDSI ;
– Monsieur Jean Bosco KIENOU, Mle 25 763 U, Commissaire divisionnaire de Police, 1ère classe, 2èmeéchelon, est nommé Responsable du Programme Sécurité du Budget programme du MATDSI;
– Monsieur Jean-Baptiste LANSOMDE, Mle 23 762 H, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Responsable du Programme Etat civil du Budget programme du MATDSI ;
– Monsieur Debié BADO, Mle 59 705 P, Administrateur civil, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Responsable du Programme Pilotage et Soutien du Budget programme du MATDSI.

AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR
– Madame Inès BAKIO, Mle 104 407 Y, Conseiller des Affaires étrangères, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Directrice des Affaires consulaires ;
– Monsieur Boubakar Bodjel DICKO, Mle 023 704 V, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 6èmeéchelon, est nommé Directeur du courrier et de la valise diplomatiques.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE
– Monsieur Théophane Valentin SISSAO, Mle 69 608 E, Administrateur des hôpitaux, 1ère catégorie, 6ème échelon, est nommé Chargé de missions en remplacement de Monsieur Maurice SARIGDA ;
– Monsieur Guy Herman KABORE, Mle 58 361 D, Conseiller de santé, est nommé Chargé de missions en remplacement de monsieur Emmanuel ILBOUDO ;
– Monsieur Harouna KADIO, Mle 130 478 K, Magistrat, 2ème grade, 4ème échelon, est nommé Conseiller technique en remplacement de Monsieur Souleymane SAWADOGO ;
– Madame Liliane Marie Aline GOUNABOU, Mle 117 184 C, Pharmacien, 1ère catégorie, 5ème échelon, est nommée Conseiller technique en remplacement de Monsieur Clotaire NANGA ;
– Monsieur Ousmane NERE, Mle 49 447 B, Administrateur des hôpitaux, 1ère catégorie, 6ème échelon, est nommé Conseiller technique en remplacement de Monsieur Siaka BANON ;
– Madame Wind Touingnan Raïssa OUEDRAOGO, Mle 241 608 F, Conseiller en études et analyses en communication, 1ère catégorie, 3ème échelon, est nommée Directrice de la communication et de la presse ministérielle ;
– Monsieur Saïd Ben Ahmed ZONGO, Mle 55 906 X, Administrateur des hôpitaux, 1ère classe, 4èmeéchelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Office de santé des travailleurs (OST) ;
– Monsieur Mady ZORNE, Mle 95 859 M, Administrateur des hôpitaux, 1ère catégorie, 5ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre hospitalier régional de Fada N’Gourma ;
– Monsieur Ousmane Vouhibaré SIGUE, Mle 91 265 B, Inspecteur du Trésor, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Ecole nationale de santé publique ;
– Monsieur Bapouguini Sylvestre TANKOANO, Mle 58 787 L, Inspecteur du Trésor, 1ère classe, 1eréchelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre hospitalier universitaire YalgadoOUEDRAOGO ;
– Monsieur Désiré Yves Luc Francis BEOGO, Mle 47 680 F, Administrateur des service financiers, 1èreclasse, 11ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Laboratoire national de santé publique ;
– Madame Adrienne KAFANDO/HARO, Mle 216 165 U, Inspecteur du Trésor, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice de l’administration et des finances du Centre hospitalier universitaire Charles De Gaule ;
– Monsieur Issaka BELEM, Mle 104 250 B, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5èmeéchelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre national de transfusion sanguine ;
– Monsieur Ousmane SANKARA, Mle 219 275 Y, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 1eréchelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre hospitalier universitaire SouroSANOU ;
– Monsieur Karim BONANE, Mle 58 197 V, Administrateur des hôpitaux, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre hospitalier régional de Banfora ;
– Monsieur Toukoumnogo KIENDREBEOGO, Mle 55 746 Y, Administrateur des services financiers, 1èreclasse, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre hospitalier régional de Dori ;
– Monsieur Sogohoun KOITA, Mle 204 849 H, Administrateur des hôpitaux, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre hospitalier de la régional de Dédougou ;
– Monsieur Domontilé Firmin SOME, Mle 95 854 E, Administrateur des hôpitaux, 1ère classe, 5èmeéchelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre hospitalier de la régional de Gaoua ;
– Monsieur Issa ILBOUDO, Mle 213 867 E, Administrateur des hôpitaux, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre hospitalier de la régional de Ouahigouya ;
– Monsieur Iréné Edmond ZAGRE, Mle 51 312 N, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre hospitalier régional de Tenkodogo.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES
– Monsieur Bourahima NABI, Mle 212 594 V, Conseiller des Affaires économiques, 1ère classe, 4èmeéchelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;
– Monsieur Leban Marc DABIRE, Mle 207 633 E, Juriste, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de la Règlementation, de la production minière et des statistiques ;
– Monsieur Dramane TRAORE, Mle 244 973 E, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur de l’information et de la communication en énergie et efficacité énergétique ;
Monsieur Athanase BOUDA, Mle 104 686 E, Ingénieur géologue, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur des exploitations minières, artisanales et semi-mécanisées.

III.2. NOMINATION DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ECONOMIE VERTE ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE
Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Office national des aires protégées (OFINAP) pour un premier mandat de (03) ans :

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :
Monsieur Assonsi SOMA, Mle 212 283 U, Conseiller en aménagement du territoire et du développement local ;

Au titre du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques :
Monsieur Boubacar BARRY, Mle 31 903 P, Ingénieur de conception en vulgarisation agricole ;

Au titre du personnel de l’office :
Monsieur Jean Roger OUEDRAOGO, Mle 25 372 G, Assistant des eaux et forêts.
Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,
Porte-parole du gouvernement,
Rémis Fulgance DANDJINOU

Burkina Faso : «Là où les routes des insurgés se sont séparées»

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Hermann Bado parmi les insurgés à la Télévision nationale du Burkina le 30 octobre 2014 : il est assis avec le chapeau aux couleurs nationales

Le 30 mai 1967, le Gouverneur militaire de la région de l’Est du Nigéria, le lieutenant-colonel Chukwuemeka Odumegwu Emeka Ojukwu, déclare « solennellement que le territoire et la région connus sous le nom d’ « Est du Nigeria », avec son plateau continental et ses eaux territoriales, sont à compter de ce jour, un État souverain indépendant du nom de ‘‘République du Biafra’’ ». Pour Le général Yakubu Gowon, président lui-même putschiste de l’Etat Fédéral, ceci est une déclaration de guerre.

Hermann Bado parmi les insurgés à la Télévision nationale du Burkina le 30 octobre 2014 : il est assis avec le chapeau aux couleurs nationales
Hermann Bado parmi les insurgés à la Télévision nationale du Burkina le 30 octobre 2014 : il est assis avec le chapeau aux couleurs nationales

Des intérêts financiers sont en jeu dans cette région riche en pétrole, sous tentions tribales exacerbées dans le pays. Il va s’ensuivre une guerre meurtrière qui va faire 01 million de morts, dont de très nombreuses victimes de la famine. L’émotion va frapper le cœur de l’opinion publique internationale.
Le 15 janvier 1970, l’armée loyaliste parvient à reprendre le Biafra. Le Premier Ministre auto-proclamé du Biafra, signe la reddition. Quelques jours plus tôt, Emeka Ojukwu avait fui en Côte d’Ivoire.
AUCUN PROCES n’a jamais été organisé au Nigéria dans cette affaire, par le Président vainqueur Yakubu Gowon. Pourquoi ? C’est le président Yakubu Gowon qui va nous répondre : (avec en gros, des phrases comme) : Je tiens à ce que les soldats vaincus, ne soient pas inquiétés. Je refuse qu’ils soient vus ou traités comme des ennemis. Les soldats Biafrais qui le désirent sont invités à rejoindre l’armée régulière. La seule priorité, c’est de réconcilier l’ensemble des Nigérians. AUCUN PROCES ne sera organisé.
Et Yakubu Gowon tiendra Bon, malgré les blessures que nul n’ignore. AUCUN PROCES N’A JAMAIS ETE ORGANISE dans cette affaire. Et le pari de la vraie réconciliation Nationale a été gagné au Nigéria.
CHEZ NOUS, …
Après le désaveu populaire de la tentative de modification de la constitution, suivi de la démission, et l’exile du Président Compaoré, il restait sur la scène politique, des acteurs, qui ne sont autres, que d’anciens collaborateurs de l’ex-Président Compaoré, à pouvoir prétendre lui succéder. Les règlements de comptes, doublés de manœuvres politiciennes vont alors prendre place dans le pays.
« La charte Africaine de la démocratie est supérieure aux autres textes … » !…
Ceux qui ont collaboré 24 ans durant avec Compaoré (parce que ayant quitté le navire les premiers), trouvent qu’ils sont les plus légitimes, à diriger à présent le pays. Ils soutiennent que ceux qui ont collaborés prêt de 26 ans et Demi durant avec Compaoré, et qui sont par ailleurs les initiateurs du projet de révision de la constitution, ne peuvent plus incarner le changement voulu par la population.
Ceux qui ont collaboré 26 ans et demi durant avec Compaoré et qui sont par ailleurs les initiateurs du projet de révision de la constitution, (parce qu’ils ont quitté le navire quelques mois avant), trouvent que ceux qui ont collaboré tous les 27 ans (jusqu’au 30 Oct. 2014) n’ont plus droit à rien (politiquement), parce qu’ils ont consommé cette même idée de la modification de la constitution !
Ceux qui ont consommé l’idée de modification de la constitution jusqu’au 30 Oct. 2014 (parce qu’ils ont été désavoué par un mouvement populaire), trouvent qu’il appartient au même peuple Burkinabé, de juger le restant des acteurs politiques (après le départ de Compaoré). Ce serait donc aux Burkinabé eux même de juger directement chaque acteur politique, eu égard à son passé récent ou plus ou moins lointain.
C’est à qui aura alors les faveurs du pouvoir de la transition !
Alors brutalement, plus de 03 mois après l’installation de la transition, on commence à expliquer au Burkinabè, la nécessité morale de sanctionner les acteurs désavoués le 30 Oct. Quand bien même, des patrons de la transition sont dès le début pointés du doigt, quant à leur rôle lors des opérations de tueries des manifestants le même 30 Oct.
La transition explique donc qu’il faut les exclure des prochaines élections et qu’au nom de la charte africaine de la démocratie, que le Burkina Faso a ratifié, de son plein gré, il était possible, d’adopter une loi avec un effet rétroactif, applicable immédiatement ! Un des arguments était que : « La charte Africaine est supérieure aux autres textes de lois du Burkina » !
Les décisions de la Justice Internationale, auquel le Burkina a adhéré, s’imposent à toutes les juridiction…» !
Soit ! Après avoir réussi ainsi à exclure ceux qui pouvaient perturber ce forcing, la transition, avec d’autres, commençaient à crier victoire. Conscient que s’il n’y a pas d’exclusion, il y aura un second tour de scrutin.
Mais voilà ! Le Régiment de Sécurité Présidentielle, décide de mettre un terme au processus. D’après les communiqués lus à la télévision, le Régiment expliquait, que la loi d’exclusion, a été invalidée par la justice internationale. Un des arguments était que: « Le Burkina a adhéré de plein gré, à la cour de justice de la CEDEAO, et les décisions de cette cour s’impose à toutes les juridictions du Burkina » !
Soit ! Et la suite est connue. Le coup échoua au bout quelques jours.
Prêt de 48 Burkinabè ont perdu la vie dans tous ces événements (environ 33 autour du 30 oct 2014, et environ 15 autour du 16 sept 2015).
« C’est ZIDA qui donnait les ordres opérationnels au RSP, le 30 oct. 2014 » …
Selon le Procureur du Faso, le 30 oct. 2014, « C’est ZIDA qui menait les opérations, c’est lui qui était le chef de corps adjoint et qui donnait les instructions au RSP ». C’est donc lui qui donnait les instructions opérationnelles au niveau du RSP ce 30 oct. 2014 (ou il y a eu environ 33 morts).
A quoi ressemble ce que certains insurgés ont permis à ZIDA de faire ? Imaginez un instant, une finale de coupe du monde de foot, BURKINA-BRESIL : 1-1 pendant le temps règlementaire, 2-2 après prolongations, tirs au but, BURKINA 4- BRESIL 3 ! Et dès le coup de sifflet de l’arbitre, les joueurs et supporters Burkinabè ruent et cris sur le terrain, ALORS VOICI : Le Gardien Brésilien, cour à vive allure, se saisit de la coupe avec la complicité de quelque joueurs Burkinabè, et explique aux autres Burkinabè tous ahuris, que lui il sait comment organiser la suite de la fête ! …
Le bilan de cette Insurrection est, en ce qui me concerne (au centre de la photo avec le chapeau), très consternant. Les choses étaient simples, mais hélas ! Et même que certains de ceux qui étaient dans la rue ce 30 oct., et qui ont rejeté l’option ZIDA, à la tête de la Transition/Gouvernement, ont tout de suite été réduit au silence et indexés comme des Pro-Compaoré ! Rien de moins. Alors disons ici pour l’Histoire : Non ZIDA n’a jamais été un insurgé ! C’est le Gardien de but Brésilien !
Un autre paradoxe (et la liste est longue) : Est-ce qu’un Burkinabè, qui a coordonné et aurait donné des instructions opérationnelles au RSP le 30 oct. 2014 (avec 33 morts à la clé), était moralement apte à exclure d’autres Burkinabè du scrutin, pour avoir ceux-là participé à un conseil des ministres avant le 30 oct.? Puisqu’il fallait les exclure pour des raisons morales !
Non, Le Burkina Faso « Nouveau de 2014 » à fleureté avec le mensonge dès sa naissance, jusqu’à une profondeur sans précédent ! C’est là que les routes des insurgés se sont séparées. Rawlings a dit : « on ne peut pas développer un pays dans le mensonge ». Et nous, on l’a bu jusqu’à la lie.
Le Burkina Faso de 2016, a besoin du Leadership suffisant, pour imposer la réconciliation de tous ces fils…
Le mal ici semble bien être en chacun de nous. Tous autant que nous sommes. Et le Président KABORE a aujourd’hui, l’appel de l’histoire pour imposer la réconciliation de tous les Burkinabè. Lui seul peut le faire.
Pour ma part, m’inspirant du cas Nigérian, je pense qu’il ne faut organiser AUCUN PROCES, en lien avec les événements d’octobre 2014 à septembre 2015. Ni pour les anciens membres du RSP, ni pour ZIDA et alliés, Ni pour les membres du dernier Gouvernement du Président Compaoré, … Je pense qu’il ne faut organiser AUCUN PROCES et qu’il faut élargir l’ensemble des acteurs, qui ont été cité à un moment ou à un autre dans des affaires.
Tous les observateurs sérieux vous le diront, Le Burkina Faso est un pays Faible aujourd’hui. Trop faible pour rester debout. Le rétroviseur est cassé, et chacun regard le passé avec le morceau de miroir qu’il a en main.
Now, I also have a dream: Que le 04 Août Prochain, à l’occasion de la finale de la coupe du Faso, et bien que les Présidents Jean-Baptiste Ouédraogo, Blaise Compaoré, Yacouba Isaac ZIDA, Michel KAFANDO, et Rock Marc Christian KABORE, soient vus assis côte à côte au stade du 04 Août, en train de suivre cette finale !
Un homme politique Américain, disait dans les années 1970 : « Le Problème après la guerre, C’EST LE VAINQUEUR. Parce qu’il croit désormais que la guerre est payante ! Qui pourrait l’en dissuader ? Car c’est une erreur qui pourrait causer sa perte ».
Il faut savoir finir une guerre, pour enfin gagner un beau pays apaisé et debout.
Autant le CDP de 2014, a manqué du Leadership suffisant, pour éviter que le pays ne connaisse le 30 oct. 2014, autant le Burkina Faso de 2016, à besoins du Leadership suffisant, pour imposer la réconciliation définitive des fils de ce pays.
Dieu vous Bénisse ! Dieu Bénisse le Burkina Faso !
Hermann BADO 

hermannbado1@gmail.com

 

Les inspecteurs et contrôleurs de travail en appellent au premier ministre

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Dans cette lettre ouverte, le Syndicat autonome des contrôleurs et des inspecteurs du travail (Synacit) du Burkina Faso demande au premier ministre Paul Kaba Thiéba de s’impliquer davantage pour une exécution simplifiée de ces prestations afin d’éviter les mouvements à répétition sur la plateforme revendicative du syndicat.

paul

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Par la présente, j’ai l’honneur de vous faire part de la situation des revendications des Inspecteurs et Contrôleurs du Travail. Depuis plusieurs années, des luttes ont été menées pour la satisfaction des préoccupations de ce corps. Mais avant tout, il sied de vous présenter les missions des Inspecteurs et Contrôleurs du travail.

En effet, il faut rappeler que les Inspecteurs et Contrôleurs du travail sont un corps de contrôle créé et régi par des Conventions internationales de l’Organisation Internationale du Travail. Ce corps est l’un des rares au Burkina Faso qui est régi par des conventions internationales. Il s’agit de :

La convention N°81sur l’inspection du travail de 1947 ratifiée par le Burkina Faso le 21mai 1974;
La convention N°129 sur l’inspection du travail dans l’agriculture de 1969, ratifiée par le Burkina Faso le 21mai 1974;
La convention N°150 sur l’administration du travail de 1978 ratifiée par le Burkina Faso le 03 avril 1980.

Selon ces conventions, reprises dans notre législation interne, le corps des inspecteurs du travail est chargé de veiller à l’application effective de la législation du travail relative à la protection des travailleurs et à l’amélioration des conditions de travail. A ce titre, les Inspecteurs et Contrôleurs du travail ont pour missions principales :

le contrôle de l’application de la législation du travail à travers lequel ils assainissent les relations professionnelles, préviennent la survenance des accidents de travail et des conflits de travail ;
l’information et les conseils techniques aux employeurs et aux travailleurs afin de permettre une relation professionnelle sur des bases s’inscrivant dans la légalité;
l’information à l’autorité compétente des violations et abus qui ne sont pas spécifiquement couverts par les dispositions légales existantes.

A ces missions, s’ajoute celle de la tentative de conciliation en cas de conflit individuel ou collectif de travail que le code du travail du Burkina Faso confie aux Inspecteurs et Contrôleurs du travail.

Cette nouvelle mission des Inspecteurs et Contrôleurs du travail n’est pas prévue dans les conventions internationales régissant le corps. Par cette mission, les agents résolvent de millier de conflits, soulageant ainsi les partenaires sociaux (employeurs et travailleurs), et désengorgeant nos juridictions.

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Comme vous le constater, l’inspection du travail est une structure qui est chargée de veiller à un bon fonctionnement de l’économie burkinabè.

C’est conformément à cette situation que les Inspecteurs et Contrôleurs du travail, à travers leur syndicat, le SYNACIT, a fait certaines revendications afin d’exercer de façon « efficace… leurs fonctions ».

I/ ETAT DES LIEUX DES REVENDICATIONS

Au regard de la situation nationale marquée par des contraintes socio-économiques et budgétaires, le SYNACIT a mis en veille un certain nombre de ses préoccupations pour accompagner l’Etat dans la résolution des grandes questions. Cependant, certaines préoccupations ne sauraient être reléguées au second rang car faisant partie des droits fondamentaux des Inspecteurs et Contrôleurs du travail en tant que travailleurs.

Ces préoccupations sont les suivantes :

L’application entière de l’arrêté conjoint N°2015-048/MFPTSS/MEF fixant les prestations en nature des Inspecteurs du travail;
L’adoption d’un statut pour le corps des Inspecteurs et Contrôleurs du travail conformément aux conventions internationales de l’Organisation Internationale du Travail;
L’organisation de la Conférence Nationale des Inspecteurs et Contrôleurs du travail conformément à l’arrêté N°2015-001/MFPTSS/SG du 23 janvier 2015 ;
Le jugement des dossiers pendants des collègues agressés.

DE L’APPLICATION ENTIERE DE L’ARRETE CONJOINT N°2015-048/MFPTSS/MEF FIXANT LES PRESTATIONS EN NATURE DES INSPECTEURS DU TRAVAIL

Il est à rappeler qu’en 2015, le SYNACIT s’est battu pour l’application de l’article 392 du code du travail qui prévoit des prestations en nature pour les Inspecteurs et Contrôleurs du travail. Ces prestations en nature ont pour objet de permettre aux Inspecteurs et Contrôleurs du travail d’être à la hauteur des attentes des partenaires sociaux.

Le 19 mai 2015, l’arrêté conjoint N°2015-048/MFPTSS/MEF a été signé en application de l’article ci-dessus cité du code du travail, par le ministère en charge du travail et celui en charge des finances. A l’époque, une ligne budgétaire destinée à supporter l’incidence financière de cet arrêté conjoint a été créée. Malgré cela, l’arrêté n’a pu être exécuté entièrement l’an passé pour diverses raisons dont les principales sont imputables à l’administration. Ces raisons sont entre autres la lourdeur des procédures de passation des marchés publics, la négligence de l’administration qui a conduit à un gel de la ligne budgétaire…

En 2016, la même ligne budgétaire est reconduite pour prendre en charge l’arrêté conjoint quand bien même le Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de la Protection Sociale est convaincu que son montant est largement insuffisant. Malgré les interpellations du SYNACIT, une rallonge budgétaire n’a pas été accordée dans la loi des finances rectificative. La conséquence est que cette année encore, à l’instar de l’année passée, les prestations en nature servies aux Inspecteurs et Contrôleurs du travail ne seront pas entièrement exécutées. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui a poussé les bénéficiaires à observer des sit-in et des grèves contre cette injustice.

Au regard des difficultés rencontrées, rien n’indique qu’en 2017 ces prestations en nature seront assurées convenablement et conformément à l’arrêté conjoint N°2015-048/MFPTSS/MEF.

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Considérant ce qui précède, le SYNACIT vous demande de vous impliquer davantage pour une exécution simplifiée de ces prestations afin d’éviter les mouvements à répétition sur ce sujet.

DU STATUT DU CORPS DES INSPECTEURS ET CONTROLEURS DU TRAVAIL

Au regard de certaines Conventions de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) ratifiées par le Burkina et de la spécificité du corps, l’adoption d’un statut est une exigence.

En effet, la convention N° 81 sur l’inspection du travail de 1947, la Convention N° 129 sur l’inspection du travail dans l’agriculture de 1969 et la ConventionN° 150 sur l’administration du travail de 1978 (toutes trois ratifiées par le Burkina) montrent clairement cette exigence en ces termes :

« Le personnel de l’inspection sera composé de fonctionnaires publics dont le statut et les conditions de service leur assurent la stabilité dans leur emploi et les rendent indépendants de tout changement de gouvernement et de toute influence extérieure indue », article 6 Convention N° 81.

« Le personnel de l’inspection du travail dans l’agriculture doit être composé de fonctionnaires publics dont le statut et les conditions de service leur assurent la stabilité dans leur emploi et les rendent indépendants de tout changement de gouvernement et de toute influence extérieure indue » article 8 Convention N° 129.

« Le personnel affecté au système d’administration du travail devra être composé de personnes convenablement qualifiées pour exercer les fonctions qui leur sont assignées, ayant accès à la formation nécessaire à l’exercice de ces fonctions et indépendantes de toute influence extérieure indue.

Ce personnel bénéficiera du statut, des moyens matériels et des ressources financières nécessaires à l’exercice efficace de ses fonctions », article 10 Convention 150.

La traduction des dispositions de ces conventions dans la législation nationale de devrait pas souffrir de débats. En effet, l’article 155 de la Constitution burkinabè dispose que : « les traités et accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois ».

Etant donné que le Burkina a ratifié les Conventions 81, 129 et 150, il lui revient de les mettre en œuvre pour une question de crédibilité au niveau international.

Il faut rappeler que les codes du travail antérieurs avaient traduit clairement cette exigence d’un statut en le signifiant dans le chapitre portant sur l’administration du travail. Ainsi, le code du travail de 1992 disposait à son article 223 que :« Un statut particulier fixe les conditions de recrutement des inspecteurs du travail et organise leur carrière ».

Aussi, il faut souligner que dans la sous-région, presque tous les pays voisins ont adopté un statut pour leurs Inspecteurs du travail (Sénégal, Mali, etc.). Les pays qui ne l’ont pas encore fait ont enclenché ce processus et ils sont très bien avancés (Côte d’Ivoire, Bénin, Togo, etc.).

En outre, les Inspecteurs et Contrôleurs du travail sont les seuls agents publics régis à la fois par les dispositions du code du travail(articles 391 à l’article 402 et de nombreux autres articles) et les dispositions de la loi 081-2015/CNT portant statut général de la fonction publique d’Etat. Or, l’article 3 du même code du travail stipule que les fonctionnaires ne sont pas soumis à ces dispositions.

Depuis l’année passée, un avant-projet de loi portant statut des Inspecteurs et Contrôleurs du travail a même été rédigé et transmis au Comité Technique de Validation des Avant-projet de Lois (COTEVAL). A notre grande surprise, Monsieur le Ministre Clément SAWADOGO nous a informés que le texte a été retourné dans son département ministériel sans être examiné, comme quoi, tous les textes transmis au COTEVAL sous la Transition ont été retournés dans leurs ministères d’origine. Pour nous, c’est un argument qui convainc peu.

Au regard des dispositions des conventions ci-dessus citéeset de la particularité évidente de nos missions, le SYNACIT demande que le statut du corps des Inspecteurs et Contrôleurs du travail soit adopté et invite le gouvernement à se conformer àses engagements internationaux.

DE L’ORGANISATION DE LA CONFERENCE NATIONALE DES INSPECTEURS ET CONTROLEURS DU TRAVAIL

Il faut souligner que conformément à l’arrêté N°2015-001/MFPTSS/SG du 23 janvier 2015, une conférence annuelle des Inspecteurs et Contrôleurs du travail est instituée.Vu que les Inspecteurs et Contrôleurs ont souvent des problèmes d’interprétation des textes, des conférences se tenaient à cet effet mais à des dates irrégulières. C’est ainsi que les autorités l’ont institutionnalisée de façon annuelle faisant d’elle un cadre de concertation et d’harmonisation des points de vue de tous les acteurs de l’administration du travail. En 2015, elle n’a pas pu se tenir au regard des contraintes budgétaires. En 2016, malgré les relances du syndicat, les travaux peinent à démarrer en vue de l’organisation de la conférence.

Compte tenu de la léthargie dont les autorités de notre ministère de tutelle font preuve sur cette question, le SYNACIT les invite à prendre les mesures idoines pour la tenue de la Conférence.

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Est-il admissible que ce soit le syndicat qui demande à chaque fois au gouvernement d’appliquer des textes que lui-même a signé dans un contexte où on parle de civisme ?

DU JUGEMENT DES DOSSIERS PENDANTS EN JUSTICE

Les Inspecteurs et Contrôleurs du travail sont souvent victimes d’agressions verbales et physiques dans l’exécution de leurs missions. En 2013, un agent a été agressé physiquement par la société EDYF WP. En effet, une convocation avait été délivrée contre le premier responsable de EDYF WP car un de ses travailleurs s’est plaint contre lui. Un agent de liaison de l’inspection du travail du Centre devait lui transmettre ladite convocation ; c’est à cette occasion qu’il a été agressé dans les locaux de EDYF WP.

Une plainte avait été déposée par le ministère en charge de travail depuis 2013 et jusqu’à ce jour, le procès n’a pas eu lieu.

Le SYNACIT demande aux autorités de prendre toutes les mesures diligentes pour que ce dossier connaisse enfin un jugement.

Des quatre points inscrits dans cette plate-forme minimale, l’on relève une non application des textes ; les Inspecteurs et Contrôleurs, qui appliquent les textes en matière du droit de travail aux partenaires sociaux, ne demandent à l’Etat que l’application des textes à leur endroit.

Les revendications du SYNACIT se résument à l’application des textes relatifs aux Inspecteurs et Contrôleurs du travail. Nous ne revendiquons pas de droits nouveaux.

II/ PERSPECTIVES

Au regard de cette situation incompréhensible, le SYNACIT ne saurait croiser les bras sans réaction. Après des rencontres avec notre Ministre de tutelle Monsieur Clément SAWADOGO, des réponses satisfaisantes et définitives ne sont pas encore trouvées. Le syndicat, épris de dialogue, s’inscrit toujours dans un cadre de concertation et de négociation pour peu qu’elles soient franches et sincères à même de déboucher sur une issue heureuse et définitive.

Ainsi, le SYNACIT vous demande d’user de votre pouvoir de Chef du gouvernement afin que des solutions adéquates et pérennes soient trouvées.

Pour la satisfaction des préoccupations citées qui sont toutes des non respects des textes, le syndicat,suite à un préavis qu’il avait déposé sans être écouté, aobservé des grèves dont la dernière date du 23 septembre dernier. Nous vous informons, que jusqu’à présent, aucune solution n’a encore été trouvée. Aussi, le syndicat se dit prêt à tout dialogue avec tous les acteurs concernés pour désamorcer la situation qui prévaut au sein du corps ; dans ce même esprit, il vous demande une audience afin de trouver une solution définitive aux préoccupations posées.

Dans tous les cas, nos camarades restent mobilisées pour d’éventuelles actions dans les mois à venir.

Tout en vous souhaitant une bonne réception, je vous prie, Excellence, d’agréer mes salutations les plus distinguées.

Ampliation :

Présidence du Faso

Le Secrétaire Général

BELEM Hamidou

Putsch manqué: Hermann Yaméogo et deux officiers du RSP en liberté provisoire

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Le Président de l’Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD), Hermann Yaméogo et deux officiers de l‘ex Régiment de sécurité présidentielle (RSP), le chef de corps le colonel Boureima kéré et le patron de la transmission le colonel Mahamadi Deka ont bénéficié d’une liberté provisoire, ce mardi 4 octobre 2016. justice

Ces élargissements provisoires font suite à celle du colonel Sidi Paré qui en avait bénéficié le jour anniversaire du putsch manqué. On s’attendait à la libération de Me Hermann Yaméogo, souffrant, qui aurait du bénéficier de cette mesure plus tôt si le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Alioune Zanré, n’avait pas interjeté appel suite à une demande de mise en liberté provisoire introduite par les avocats de Hermann Yaméogo, en août dernier.

A noter qu’ils sont 23 personnes inculpées et 50 autres entendues en qualité de témoins ou parties civiles.

Les chefs d’inculpation varient en fonction l’implication des présumés. Et ils portent, entre autres, sur attentat, assassinat, recel de cadavre, faux en écriture authentique etc.

Anderson Koné
Burkina Demain

Bobo Dioulasso: de présumés assassins aux arrêts

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Le commissariat central de police de Bobo Dioulasso a animé une conférence de presse, le 3 octobre 2016, pour annoncer l’arrestation des présumés auteurs de l’assassinat de Madeleine Da, le 22 juin dernier au secteur n° 5 de la capitale économique à proximité de l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO).
assasins

Il s’agit de KM, employé d’Hôtel, arrêté le 22 septembre avec la collaboration du commissaire de Police de District de Niangoloko, puis de son acolyte Z.M, le lendemain. Le premier cité a levé le voile sur leur plan démoniaque.

Il a avancé avoir tué la jeune fille suite à une agression à l’aide d’un couteau détenu par la fille qui tentait de lui retirer une forte somme qu’il avait en sa possession.
Pressé de questions, il a avoué la vérité. A l’entendre, le drame est intervenu suite à un accident de véhicule de Z.M. dont le marabout réclamait du sang humain. Et c’est ce dernier qui l’aurait contacté en lui donnant une somme de 400 000 francs CFA pour ce faire.
C’est alors que K.M. a égorgé la jeune fille le 21 juin , sous le regard de Z.M qui a recueilli le sang de la victime dans un petit bidon coupé , a révélé K M.

« A ce stade de l’enquête, les enquêteurs n’ont pas su la destination du sang puisque Z.M. a décidé de garder le silence sur la question malgré les aveux de K.M. et les découvertes de gants et des couteaux identiques saisis aux domiciles, ainsi que ceux retrouvés sur la scène de crime. » a laissé entendre le commissaire central de la police Emmanuel Ouédraogo.

Les suspects seront conduits devant le Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance de Bobo-Dioulasso pour qu’ils répondent de leurs actes.

Dominick DA
Burkina Demain