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SAMAO 2016 : Les enjeux du développement du secteur minier au cœur des échanges

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Le ministre Alfa Oumar Dissa, lors de sa communication sur le thème de la SAMAO 2016

Ouagadougou abrite depuis ce jeudi 22 septembre 2016 la première édition de la Semaine des acteurs miniers d’Afrique de l’Ouest (SAMAO). C’est le ministre de l’énergie, des mines et des carrières, Alfa Oumar Dissa, qui a présidé l’ouverture de l’événement, placé sous le patronage du Premier ministre Paul Kaba Thiéba.

Le ministre Alfa Oumar Dissa, lors de sa communication sur le thème de la SAMAO 2016
Le ministre Alfa Oumar Dissa, lors de sa communication sur le thème de la SAMAO 2016

«Le secteur minier : Enjeux et perspectives pour un développement socio-économique durable au Burkina Faso». C’est sous ce thème que se tient à Ouagadougou depuis ce jeudi 22 septembre 2016 et ce jusqu’au 24 septembre, la première édition de la Semaine des acteurs miniers d’Afrique de l’Ouest (SAMAO), placée sous le patronage du Premier ministre Paul Thiéba.
Dans son allocution d’ouverture et communication sur le thème de la présente édition de la SAMAO, le ministre de l’énergie, des mines et des carrières, Alfa Oumar Dissa, a vanté le potentiel minier du Burkina, la politique du gouvernement pour faire profiter au maximum des Burkinabè la richesse de leur sous-sol. Pour le ministre Dissa, le Burkina constitue un espoir en matière de développement minier au regard de la richesse et de la diversité des métaux lourds que regorge son sous-sol. Il y a même du diamant au Burkina, à l’en croire. Mais que pour transformer cet espoir en réalité au profit de la majorité des populations, le secteur minier a besoin d’être organisé pour que l’exploitation des minerais «ne profite pas seulement qu’à quelques individualités», ce à quoi s’attellent son département et le gouvernement.

191 milliards de recettes minières à l’Etat en 2013

Ils étaient nombreux les participants de la SAMAO à suivre l'exposé du Pr Dissa
Ils étaient nombreux les participants de la SAMAO à suivre l’exposé du Pr Dissa

Pour le ministre Dissa, la question de l’apport des mines au développement du pays est une réalité mais qu’il restait à maximiser cet apport. En 2013, les recettes minières perçues par l’Etat s’élevaient à 191 milliards de francs CFA. L’or, faut-il le rappeler, est devenu depuis 2009 le premier produit d’exportation du Burkina, devançant ainsi le coton et les produits d’élevage. Ce qui oblige le gouvernement à y accorder un intérêt particulier, explique Oumar. Et d’exhorter les miniers à s’approprier la politique minière du gouvernement Burkina qui découle du programme du président Roch Marc Christian Kaboré et à investir dans les communautés où ils interviennent. A l’écouter, c’est dans leurs intérêts car cela participe, dit-il, de la sécurisation de leurs investissements.
Grégoire B. Bazié
Burkina Demain

RD Congo: le bilan des deux jours de manifestation

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La police nationale congolaise a donné, le 21 septembre 2016 à Kinshasa, le bilan provisoire des heurts qui ont émaillé le mouvement de protestation des partisans de l’opposition. Au décompte, 32 personnes ont été tuées dans les violences entre manifestants et forces de l’ordre à Kinshasa. Or, l’opposition parle de 100 morts, et de plus de 1000 blessés.
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Selon le colonel Mwana-Mputu, porte-parole de la police nationale, 12 sous-commissariats ont été pillés et incendiés et une centaine de manifestants aux arrêts. « La police nationale a été appuyée par des éléments de l’armée (FARDC) pour arrêter les actes de pillages et de vandalisme, a-t-il poursuivi, en affirmant que les forces de l’ordre avaient dû faire face à plusieurs reprises à des émeutiers armés de kalachnikov, les fusils habituellement utilisés par les forces de l’ordre.

L’opposition a elle aussi parlé à la presse, par la voix de Jean-Marc Kabund-a Kabund, le secrétaire général de l’UDPS, le parti d‘Etienne Thisekedi. A l’en croire, le bilan est de 100 morts, de 1000 blessés et de plus de 2500 personnes arrêtées dans tout le pays.

L’UDPS affirme tenir pour responsables » le pouvoir de Joseph Kabila en général », ainsi qu’entre autres, le ministre de l’intérieur Evariste Boshab.

En début de semaine, les kinois étaient sortis en nombre dans les rues de la capitale à l’appel de plusieurs partis d’opposition, pour marquer la limite constitutionnelle de la convocation des élections présidentielles, 90 jours avant la fin légale du mandat de Joseph Kabila.

Anderson Koné
Burkina Demain

Médias publics : des anciens en soutien à la grève du SYNATIC

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Des ex-agents de maitrise de l’information ont engagé depuis le 14 septembre dernier une action en justice contre l’Etat Burkinabè sur la « reconstruction  » de leur carrière bloquées en B1+, après avoir épuisé tous les recours administratifs.
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Après deux à trois décennies, les journalistes ont décidé de saisir le tribunal administratif pour trancher le contentieux qui les oppose à l’Etat Burkinabè, nous apprend la déclaration signée du porte-parole du collectif, Richard Yaméogo et 51 autres agents.

Les signataires note qu’après « de longues discussions de compromis et de négociations sans succès » avec les gouvernements successifs, ils sont arrivés à la conclusion qu’il faut changer et adhérer totalement à la lutte engagée par le SYNATIC qui envisage une nouvelle grève de 72 h, à compter du 3 octobre prochain.

Depuis le début du mois de septembre, les agents des médias publics, du SIG et des DCPM, réunis au sein du Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC), multiplient les actions, en vue de l’amélioration de leur conditions de vie et de travail.

Ils revendiquent, entre autres, le passage des médias d’Etat au rang de sociétés d’Etat, l’élaboration et l’adoption d’un statut particulier pour l’amélioration conséquente de leurs conditions de vie et de travail, le reclassement de certains agents bloqués depuis 2004 et une compensation pour ceux qui sont décédés et ceux qui ont été admis à la retraite et l’harmonisation et la hausse de l’indemnité de code vestimentaire.

Mathias Lompo
Burkina Demain

BBDA: la première édition du droit d’auteur ouverte

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Le Bureau Burkinabè des Droits d’Auteur (BBDA) organise, à compter du 21 septembre 2016 à Ouagadougou, la rentrée du droit d’auteur, 72 h durant. Objectif, faire connaitre le droit d’auteur, améliorer le niveau de payement des redevances y relative et favoriser la mise en place d’un fonds d’aide.
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A l’occasion, les visiteurs pourront découvrir des différentes directions du BBDA, à travers des dépliants exposés dans les stands ou des explications des responsables de directions. Déjà, les premiers visiteurs ont découvert le nouveau logo du BBDA.

De plus, il y aura des conférences publiques portant sur le recouvrement, la répartition des droits d’auteur et la collaboration avec les acteurs, ainsi qu’une soirée diner gala pour lever des fonds, en vue de la création d’une mutuelle pour soutenir les artistes âgés de plus de 50 ans.

Le directeur général du BBDA, Wahabou Bara, a justifié le projet en ces mots : « Ces personnes ont porté l’étendard du Burkina Faso dans le monde. Aujourd’hui, elles sont dans une forme de précarité. Pour l’honneur de la culture, on ne saurait les abandonner à l’avilissement».

Le parrain de la manifestation, Réné Bagoro, ministre de la justice, a réaffirmé l’engagement de son département à protéger les droits de la propriété littéraire et artistique.

« Rassurez-vous, aucun cadeau ne sera fait à un contrefacteur ou pirate dont le dossier se trouverait dans nos tribunaux », a-t-il martelé.

Joachim Batao
Burkina Demain

Justice: les dessous du retard dans la signature des décrets de nomination

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Après un mois et demi et à moins de deux semaines de la rentée judiciaire prévue le 3 octobre prochain, le fameux décret de nomination des nouveaux magistrats appelés auditeurs de justice et magistrats en activité a enfin vu le jour. roch

Cette année, pour la première fois, faut-il le souligner, le président du Faso et le ministre de la justice ne sont plus membres du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), donc ne pouvant plus proposer des postes de nomination.

Avant la loi organique n°50 CNT du 25 août 2015 portant statut de la magistrature et la loi n°049 du 25 août 2015 portant organisation, composition, attributions et fonctionnements du CSM, les nominations étaient faites par le ministère de la justice et le CSM. Désormais, il appartient au CSM de procéder aux propositions de nomination de leurs membres comme le stipule la loi .C’est à cet effet qu’il s’est réuni depuis 28 juillet 2016 pour faire les propositions de nomination.

Autrement dit, le CSM, composé uniquement de magistrats, procède à la nomination de ses différents membres qui sont les auditeurs de justice et magistrats déjà en activité. Par la suite, la liste est transmise au président du Faso qui prend un décret simple de nomination comme prévu par la loi. C’est une innovation majeure qui a été introduite dans la loi portant statut de la magistrature ; en effet avant cette loi, il s’agissait d’un décret pris en conseil de ministre. En réalité, le décret pris par le président du Faso ne doit venir que pour confirmer la proposition faite par le CSM, puisque ce dernier ne dispose pas de pouvoir de modification des propositions établies par le CSM.

Mais qu’est ce qui cloche pour que plus d’un mois et demi après, ce n’est qu’avant-hier pour les magistrats en activité et hier pour les nouveaux que ces décrets ont vu le jour ?

En rappel, avant ces lois du CNT, les nominations des magistrats étaient faites au conseil des ministres sur proposition du ministre de la justice. Les magistrats estimaient que cela entrainait des lourdeurs. Ainsi à la faveur des états généraux de la justice, la proposition a été faite de retirer l’exécutif du CSM, et de nommer les magistrats par décret présidentiel. Toute chose qui fut consacrée par les députés du CNT à travers la loi…….

Cette loi ne serait-elle pas du goût de l’exécutif ? Sinon comment comprendre qu’un simple décret mette autant de temps pour être signé ? Le secrétaire général du Syndicat Burkinabè des Magistrats (SBM) Moriba TRAORE avait attiré l’attention de l’exécutif sur cette situation à travers sa publication du 5 septembre dernier sur sa page facebook. Il indiquait que la rentrée judiciaire risquait de connaitre des difficultés si on y prenait garde. Pour lui, « si la rentrée judiciaire commence avec des dysfonctionnements (….) tous ceux qui, soit au ministère, soit dans la hiérarchie du Conseil supérieur de la magistrature, nous aurons conduit dans cet état de fait par calcul ou par manque d’anticipation, devront entièrement assumer ». Et de faire remarquer qu’ « En ce qui concerne les auditeurs de justice le mal est déjà là.»

Les dessous du retard dans la signature du décret

En effet, il appartient au ministre de la justice de préparer les décrets et de les transmettre au président du Faso pour signature. Alors qu’est-ce qui a pu bloquer ou pourrait justifier ce retard dans la signature de ce décret si simple, encore moins que les notes des nouveaux magistrats ont été transmises par l’Enam depuis fin juin afin d’éviter tout retard, nous a confié une source.

Selon des indiscrétions, certaines nominations ne seraient pas du goût de l’exécutif. On murmure même que c’est parce que l’exécutif n’a pas de moyens juridiques pour aller contre cette nouvelle manière de procéder qu’il a fait trainer les choses, pour que les désagréments qui pourront advenir dès la rentrée judiciaire soient vus par l’opinion comme une insuffisance des juges.

On est donc tenté de dire que cette situation ne serait-elle pas créée expressément afin de remette en cause cette loi qui consacre l’indépendance et la déconnexion de l’exécutif du judiciaire ? Ne serait-on pas en train de créer une situation afin d’amener les uns et les autres à regretter cette loi et de susciter le retour de l’ordre ancien. C’est-à-dire faire siéger le Président du Faso et le ministre de la justice au CSM et leur redonner le pouvoir de nomination, d’avancement et de notation des magistrats? Si tel est le cas, l’heure du renouveau de la justice tant souhaité au pays des hommes intègres n’a donc pas encore sonnée.

A quoi auraient donc servi les 300 millions de F CFA pour l’organisation des états généraux de la justice ? Et le Pacte du renouveau de la Justice ? Ou bien, le Burkina n’a-t-il plus besoin d’institutions fortes ?

Les conséquences ou préjudices d’un tel retard

Les magistrats déjà en fonction et nommés à d’autres fonctions ou/et localités ne pourront pas être opérationnels dès la rentrée judiciaire prévue pour ce 3 Octobre 2016. Les nouveaux magistrats, quant à eux, il serait difficile de respecter le programme de prestation de serment et de prise de fonction officielle. Il est certain qu’à cette allure, il y aura des tribunaux qui ne seront pas prêts et des dossiers vont encore trainer. Pour ceux qui ont des enfants à scolariser, il serait difficile de trouver la place pour leurs inscriptions à cette étape de rentrée.

En tout état de cause on pourrait dire que tout début est difficile. Assurément, l’ordre des choses ayant changé, les nouvelles autorités n’avaient pas pris la mesure de la nouvelle loi. L’année prochaine sera différente, peut-on espérer mais une chose est sûre, les magistrats sont prêts à ne pas se laisser faire.

Joachim Batao
Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 21 septembre 2016

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Une session du conseil des ministres burkinabè

Le Conseil des ministres tenu, le mercredi 21 septembre 2016 à Ouagadougou, en séance ordinaire, sous la présidence du Chef du gouvernement, Paul Kaba THIEBA, a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour et autorisé des missions à l’étranger.
conseil

DELIBERATIONS

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le Conseil a examiné deux (02) projets de loi.

Le premier est relatif au projet de loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2017.

Les priorités du budget de l’Etat, exercice 2017 ont été définies sur la base des objectifs fixés dans le Plan national de développement économique et social (PNDES) et prennent en compte les implications tirées de l’analyse de l’environnement économique et social.

Elles s’articulent autour des trois axes stratégiques à savoir, réformer les institutions et moderniser l’administration, développer le capital humain et dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et l’emploi.

Les recettes budgétaires totales de 2017 se chiffrent à deux mille quatre milliards quatre cent soixante-dix-sept millions neuf cent mille (2 004 477 900 000)francs CFA dont mille quatre cent trente-huit milliards deux cent soixante-cinq millions (1 438 265 000 000)francs CFA au titre des recettes propres et cinq cent soixante-six milliards deux cent douze millions neuf cent mille (566 212 900 000)francs CFA au titre des ressources extraordinaires, soit une hausse de 27,42% par rapport au prévisions rectifiées de 2016.

Les dépenses budgétaires totales se chiffrent à deux mille quatre cent sept milliards neuf cent soixante-neuf millions trois cent cinquante mille (2 407 969 350 000) francs CFA contre mille sept cent quatre-vingt-dix-neuf milliards cinq cent soixante-trois millions cinq cent soixante-quatre mille (1 799 563 564 000) francs CFA en 2016, soit une augmentation en valeur relative de 33,81%. Cette hausse est liée à l’accroissement des dépenses d’investissement qui passent de sept cent dix milliards quatre cent soixante-treize millions deux cent vingt-sept mille (710 473 227 000) francs CFA en 2016 à milledeux centvingt neuf milliards sept cent quatre-vingt-douze millions huit cent dix-huit mille (1 229 792 818 000) francsCFA en 2017, soit un accroissement de 73,09%.

Sur la base de ces hypothèses, la croissance du Produit intérieur brut (PIB) est projetée à 8,37% en 2017 contre 4% en 2015 et 5,2% attendue en 2016.

Comparativement à 2016, on observe une légère amélioration du taux de pression fiscale qui passe de 15,87% en 2016 à 16,75% en 2017.

Le ratio « dépenses de personnel rapportées aux recettes fiscales » se situe à 41,87% en 2017 pour une norme communautaire limitée à 35%, contre un taux de 45,26% en 2016. Ce niveau de ratio s’explique par l’incidence des mesures issues des conclusions du dialogue avec les partenaires sociaux.

Le ratio « encours de la dette rapporté au PIB » est de 31,8% pour une norme maximale de 70%.

Le taux d’inflation est de 2,1% pour une norme maximale de 3%.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du projet de loi à l’Assemblée nationale.

Le second est relatif au projet de loi de règlement au titre de l’exécution du budget de l’Etat, gestion 2015.

A la date du 31 décembre 2015, les montants recouvrés, au titre des recettes du budget général s’établissent à mille quatre cent trente-six milliards cinq cent vingt-six millions quatre cent soixante-dix-huit mille quatre-vingt et un (1 436 526 478 081) francs CFA.

Au titre de l’état d’exécution des dépenses du budget général, les ordonnancements s’élèvent à millequatre cent soixante-quinze milliards huit cent dix millions deux cent quatre-vingt-neuf mille cinq cent cinquante et un(1 475 810 289 551) francs CFA.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du projet de loi à l’Assemblée nationale.

Le Ministre de la Communication et

des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU

RD Congo: François Hollande impute la responsabilité des violences au pouvoir

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De New York, au siège des Nations unies, où il a reçu la distinction d’homme d’État de l’année, le président français, François Hollande, a qualifié d’ « inadmissibles » et d’ « insupportables » les violences à Kinshasa et a accusé « l’État congolais lui-même » d’avoir provoqué « des exactions ».
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« Nous ne savons pas encore le nombre de morts mais ce qui est incontestable, c’est qu’il y a des victimes et qu’elles ont été provoquées par des exactions venant de l’Etat congolais lui-même », a-t-il dit, en condamnant l’incendie qui a touché les locaux du principal parti d’opposition congolais.

Rappelant que lors d’une visite à Kinshasa, en octobre 2012, il avait dit au président Kabila, « Nous ne transigerions pas sur les élections, leur date et le processus constitutionnel », M. Hollande a laissé entendre: « Dans aucun pays on ne peut accepter de tels comportements, de tels agissements, et donc je veux ici les dénoncer ».

Pour lui, « La Constitution doit être respectée, des élections doivent se tenir. Ensuite nous verrons avec le contrôle international ce qu’il sera possible de faire ».

Cécile Kyenge, député européenne pour l’Italie d’origine congolaise, s’est exprimée à son tour dans une vidéo diffusée sur Youtube, le 20 septembre. « Je condamne avec la plus grande fermeté ces violences. Je suis fier de voir le peuple congolais se soulever pour ses droits ».

Selon l’organisation Human Rights Watch, les violences qui ont éclaté lundi pendant des manifestations ont fait au moins 44 morts. Les manifestants protestaient contre la volonté prêtée au président Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà de la limite prévue par la Constitution, à la fin de l’année.

Anderson Koné
Burkina Demain

Violences en RDC : l’Église catholique suspend sa participation au dialogue national

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L’Église catholique en République démocratique du Congo a annoncé, ce 20 septembre 2016, qu’elle suspendait sa participation au dialogue national en cours pour tenter de sortir le pays de la crise politique, afin de faire le deuil après 48 heures de violences meurtrières à Kinshasa.
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Par respect pour les victimes, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) écrit qu’elle estime judicieux de suspendre sa participation au dialogue national pour faire le deuil et rechercher un consensus plus large.

La Cenco pleure avec ceux qui pleurent et dénonce et condamne fermement la violence d’où qu’elle vienne, selon un communiqué, recommandant qu’une enquête indépendante soit menée afin d’établir les responsabilités.

Sur l’accord politique devant sanctionner les travaux du dialogue national, la Cenco écrit : Il devra être clairement établi et stipulé que l’actuel président de la République ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle à organiser le plus tôt possible.

Le dialogue national s’est ouvert le 1er septembre à Kinshasa sous les auspices de l’Union africaine (UA). Il vise à sortir le pays de la crise provoqué par l’impossibilité de tenir à temps l’élection présidentielle censée avoir lieu avant le 20 décembre, date de la fin du mandat du président Joseph Kabila.

Arrivé au pouvoir en 2001, celui-ci ne montre aucun signe de vouloir abandonner son poste alors que la Constitution lui interdit de se représenter.

Le dialogue national ne réunit pour l’instant que la Majorité présidentielle et une frange minoritaire de l’opposition.

Indépendamment de son rôle spirituel, l’Église catholique, dont se réclament 40% des Congolais, jouit d’une confiance qui dépasse au Congo le simple cadre des ses fidèles pour le rôle déterminant qu’elle a joué dans l’ouverture démocratique du début de la décennie 1990.

Anderson Koné
Burkina Demain

Politique nationale: report sine die du congrès extraordinaire du CDP

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Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a annoncé le report de son congrès, prévu initialement le 24 septembre 2016 à une date ultérieure, à travers un communiqué. Lisez plutôt le.
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« Militantes, militants et sympathisants du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) ;
Peuple du Burkina Faso,

Notre parti, le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) a annoncé à l’issue de la 58ème session de son Bureau Politique National, la tenue d’un Congrès extraordinaire pour le 24 septembre 2016 à Ouagadougou.

Ce Congrès extraordinaire avait pour ambition de faire le bilan critique de l’action politique du parti, afin de dégager des axes de reformes sur les plans organisationnel, structurel et de gouvernance du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP).

Aussi, avons-nous à travers une conférence de presse le jeudi 8 septembre dernier, déclaré que le principal défi de ce congrès était de permettre au parti, de reconquérir sa place de parti leader sur l’échiquier politique national et de pouvoir répondre ainsi aux aspirations profondes du peuple dans sa quête de démocratie, de paix et de développement.

La réunion du Bureau Exécutif National du lundi 19 septembre 2016, après une analyse approfondie des contextes dans lequel le Congrès Extraordinaire doit se tenir, a estimé nécessairement de reporter le Congrès sine die.

L’une des principales causes de ce report se trouve dans le tocsin que nous avons sonné lors de notre dernière conférence de presse. Nous disions en effet que : « le gouvernement en lieu et place de recherche de solutions adéquates s’acharne contre notre parti à travers un faisceau d’actes politico judiciaires, curieusement depuis l’annonce de la tenue de son congrès extraordinaire ».

L’avenir nous a une fois de plus donné raison, car, certains de nos camarades sont interpellés et incarcérés à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou. Il s’agit notamment des anciens ministres du dernier gouvernement du Président Blaise COMPAORE, dont Luc Adolphe TIAO, premier ministre et des cadres du parti.

Nous prenons l’opinion politique nationale et internationale à témoins que ces arrestations, ont pour but manifeste de créer un climat d’instabilité voire de psychose au sein du Parti à l’objectif de nous empêcher de tenir notre Congrès dans un climat serein et de pouvoir renouveler nos structures. Nous dénonçons avec véhémence l’acharnement avec lequel le gouvernement du MPP s’en prend à nos militants et les intimides. Notre parti évolue dans un climat sécuritaire délétère qui nous empêche de tenir sereinement nos activités.

Parce qu’il est nécessaire que nous allions ensemble et solidairement au Congrès pour penser l’avenir du CDP, nous ne pouvons pas tenir un Congrès dans un tel contexte d’insécurité et de répression, pendant que certains de nos camarades sont interpellés et embastillés.

C’est pourquoi nous réaffirmons notre soutien et notre solidarité agissante à nos camarades interpellés, incarcérés ou en liberté provisoire, ainsi que ceux contraints à l’exil.

Par ailleurs, nous exigeons du gouvernement du MPP à aller courageusement vers la réconciliation nationale principale condition d’instauration de la paix, de la justice et de l’unité nationale. Notre pays a besoin de tous ses enfants pour son développement solidaire. Toute chose qui permettra aux burkinabè de repartir sur de nouvelles bases et d’envisager le futur avec plus d’optimisme.
Militantes, militants et sympathisants du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) ;
Nous vous invitons à rester vigilants et mobilisés dans l’attente d’une prochaine convocation du Congrès Extraordinaire. »

Démocratie – Progrès – Justice

Ouagadougou, le 19 septembre 2016,

Pour le Bureau Politique National,
Le 1er Vice-Président, Président
Par intérim du Parti

Achille Marie Joseph TAPSOBA

Accord de Paris : Une vingtaine de ratifications attendues ce mercredi à New York

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Le Maroc, en pointe sur le développement des énergies renouvelables et pays hôte de la COP22, va ratifier ce mercredi l'accord de Paris sur le climat

Devenue un enjeu majeur de l’agenda international, la lutte pour la réduction du réchauffement climatique sera au cœur des travaux de la soixante-onzième Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) qui se déroulent à New York. Le clou de ces discussions climatiques mondiales interviendra sans doute ce mercredi 21 septembre 2016. En effet, ce séjour, pas moins d’une vingtaine d’Etats dont le Maroc, pays hôte de la COP22, devraient annoncer leur ratification de l’accord de Paris.

Le Maroc, en pointe sur le développement des énergies renouvelables et pays hôte de la COP22, va ratifier ce mercredi l'accord de Paris sur le climat
Le Maroc, en pointe sur le développement des énergies renouvelables et pays hôte de la COP22, va ratifier ce mercredi 21 septembre 2016 l’accord de Paris sur le climat

Une fois de plus, New York va jouer un rôle capital dans la réalisation du défi que la communauté internationale, sous la houlette de Ban-ki-moon, s’est lancé de boucler en 2016 le processus de ratification de l’accord de Paris conclu le 12 décembre 2015. Accord destiné à limiter le réchauffement de la planète « bien en-deçà » de 2°C, voire à 1,5°C, par rapport au niveau pré- industriel.
Pour ce faire le secrétaire général de l’ONU bientôt en fin de mission a invité pour ce 21 septembre, en marge de la 71e Assemblée générale de l’Organisation, les parties prenantes dudit accord à une réunion pour le signer ou pour déposer les documents de ratification. Et une vingtaine d’Etat devraient déposer leurs documents de ratification. Parmi ces Etats attendus pour la ratification figure le Maroc qui accueille en novembre prochain à Marrakech la COP22.

Vers une cinquantaine de ratifications

Si les Etats annoncés tiennent leurs promesses, l’on s’acheminera vers une cinquantaine de ratification à l’issue de la réunion du 21 septembre 2016. A ce jour il est fait état de 27 pays ayant ratifié l’accord contre 177 parties prenantes l’ayant signé.
Au nombre de ces Etats qui l’ont déjà ratifié, il y a de gros pollueurs comme la Chine et les Etats-Unis d’Amérique qui représentent à eux seuls près de 42% des émissions des gaz à effet de serre. Ces deux gros Etats ont ratifié l’accord le 3 septembre dernier, en marge des travaux du G20.
Une semaine plus tard, c’est un autre Etat pollueur à degré moindre qui le ratifiera le 12 septembre 2016. Il s’agit du Brésil de Michel Temer qui émet entre 10-12% des émissions de CO2. Et les 27 Etats qui ont ratifié l’accord représentent à peu près 39% des émissions de CO2. Alors que l’accord n’entrera en vigueur qu’une fois ratifié par 55 pays responsables ensemble d’au moins 55 % des émissions de gaz à effet de serre. Autant dire qu’il y a encore des efforts à faire pour atteindre cet objectif.

Grégoire B. Bazié
Burkina Demain