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An I putsch manqué: un conseiller de Salif Diallo retrace de grands moments de la résistance populaire

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Antoine Zong-Naba, conseiller du président de l'Assemblée nationale, Salif Diallo

« Pour moi rien ne peut contrer la volonté, la détermination et la soif de liberté d’un peuple .Aucune arme, aucun canon ne peut stopper un peuple qui a soif de liberté, et aucune quête de liberté ne se fait sans sacrifice ». Voici planté le décor de cet entretien que nous avons eu avec un des héros de l’appel à la résistance contre le putsch du 16 septembre 2015, le jeune juriste Antoine Zong-Naba, conseiller du président de l’Assemblée nationale, Salif Diallo.

Antoine Zong-Naba, conseiller du président de l'Assemblée nationale, Salif Diallo
Antoine Zong-Naba, conseiller du président de l’Assemblée nationale, Salif Diallo

Joachim Batao ( J B) Présentez-vous à nos lecteurs ?

Antoine ZONG-NABA (A Z ): Brièvement, je m’appelle Antoine ZONG-NABA, je suis juriste en droit international et j’exerce en tant que consultant en conseil et stratégie d’entreprise. Je suis co-fondateur avec une amie d’un cabinet en communication et conseils en stratégie d’entreprise.

J B: Qu’est ce qui a motivé votre retour au pays après vos études en Suisse ?

A Z: Bah, il est tout à fait indiqué qu’après mes études, je rentre chez moi, me battre pour me frayer aussi un chemin. On part tous à l’extérieur pour étudier ou travailler mais le but final, c’est le retour au pays natal, seulement on n’a pas tous les mêmes agendas. Après mes études, j’ai cherché à avoir quelques expériences sur place. Par exemple, j’ai travaillé avec l’un des plus grands écrivains suisses, Alexandre Jollien. Avec lui, on a beaucoup voyagé, passé dans des émissions télés ou rencontrer de célèbres personnalités. Ensuite j’ai travaillé comme consultant junior dans un grand cabinet de consulting, Promind Consulting à Lausane. Puis, j’ai fait une immersion professionnelle de 8 mois à Washington. Pour ma part, ces petites expériences me permettaient de capitaliser ces acquis en valeur ajoutée dans mon pays.

J B : Comment vous êtes-vous retrouvé dans la lutte contre le coup d’Etat orchestré par Gilbert Diendiére ?

A Z: (Soupire). Disons, comme tout Burkinabè, on a tous été stupéfait quand dans l’après-midi du 15 septembre, on a appris que le RSP a séquestré les membres du gouvernement de la transition en plein conseil de ministres. Nous étions loin de penser que la situation était plus grave que les autres fois. Personnellement, je me suis dis comme c’était probablement ce conseil de ministres qui devait décider du sort du RSP, il s’agissait juste d’une revendication corporatiste. Au fil des heures, on s’est rendu compte qu’il s’agissait bel et bien d’un coup de force. J’étais abattu, complètement anéanti…
Avant de rentrer, mes patrons m’avaient déjà déconseillé de rentrer définitivement au regard des crises précaires en Afrique vu que nous étions entrain de sortir d’une transition politique qui n’a pas été facile sur le plan politico, socio-économique. Je répondais avec fierté que ce qui se passait dans les autres pays ne pouvaient jamais arriver à notre pays parce que je connaissais les valeurs patriotiques des Burkinabè. Cette situation est venue comme pour assassiner un espoir. J’avoue que je n’ai pas fermé l’œil une seule minute toute la nuit du 15 septembre.

Le matin du 16 Septembre, avec mon grand frère, nous appelions quelques amis pour répondre à l’appel de se rendre à la place de la révolution pour résister. La place de la révolution était imprenable, barricadée par les chars et pick up du RSP. Face à cette situation, mon cœur s’est déchiré encore plus. Que faire ? Certains disaient qu’il fallait retourner dans nos domiciles avec l’espoir que la communauté internationale condamne fermement le coup de force. C’est à cet instant que j’ai disparu cherchant voies de trouver un groupe pour monter notre mouvement de résistance.
Il y’avait des tentatives de rassemblement devant la cour du Moogho-Naaba mais qui était dispersé par le RSP… Toute la journée, nous avons mené des affrontements avec le RSP dans les quartiers environnants.

La nuit, je suis rentré à la maison pour me reposer à cause du couvre feu. Dès que je suis rentré, je n’ai même pas eu le temps de prendre une douche que mon téléphone a sonné. C’est un sms d’un membre de ma famille qui avait quelques entrées dans le milieu. Le sms me disait de disparaître immédiatement de la maison et trouver un autre lieu, car j’étais recherché. Il me dit débrouille-toi mais sauf la maison.

J B: Quel a été ton premier sentiment en recevant de tel message ?

A Z: Je ne pouvais jamais imaginer qu’un jour je me retrouverais dans une telle situation. J’étais devenu comme un fugitif, tenaillé par une angoisse extrême. J’avais l’impression que mes jours étaient comptés. Avec l’aide de mon grand frère, je me suis déguisé légèrement en empruntant quelques sentiers pour rejoindre le domicile d’un ami. J’ai passé la nuit chez cet ami et à 5h du matin je suis sorti rejoindre les camarades sur le pont menant à Larlé.

J B: Tu n’avais pas peur de tomber ?

A Z: Hum…(avec une gorge presque nouée) vous savez, je ne savais plus ce que je faisais en réalité… Je n’avais même pas réalisé que j’avais même mis tous mes proches en danger. Je n’avais peur de rien. Vous savez face à l’adversité extrême vous opposez une résistance naturelle qui va au delà de la peur… Je ne pensais plus ni passé, ni futur, je vivais l’instant présent. Vous avez certainement vu dans une de mes vidéos, je disais que ma vie n’est pas plus précieuse que celles qui sont dehors. Pourquoi ces jeunes sont dans la rue entrain de se battre et moi je vais me refugier à la maison attendant la fin pour sortir crier victoire. Je salue le courage de la population, car chacun dans son lieu respectif a joué un rôle capital pour faire échec à cette forfaiture.

Pour moi rien ne peut contrer la volonté, la détermination et la soif de liberté d’un peuple .Aucune arme, aucun canon ne peut stopper un peuple qui a soif de sa liberté, et aucune quête de liberté ne se fait sans sacrifice. Je me disais que c’est au prix du sang de certains d’entre nous que nous serons libres .Sankara a toujours été et restera un modèle pour les Africains, il a versé son sang parce qu’il croyait en un idéal, son peuple est devenu un peuple modèle pour l’Afrique. Que les idéaux de Sankara nous portent plus que jamais vers la victoire de la liberté sur l’oppression et la tyrannie. Dans mon cœur, je répétais que notre victoire dans ce qui se passe actuellement sera une leçon aux dictateurs et militaires putschistes. Ils comprendront qu’on n’opprime pas un peuple sous prétexte qu’on a l’armée. Je me disais aussi si on abandonnait, beaucoup d’autres feront pareil, le sang de nos martyrs ne doit pas être versé pour rien.
Pendant l’insurrections des 30 et 31 octobre 2014, je n’étais pas au pays, je regrettais tellement de n’avoir pas vécu sur place cette page historique. Je ne pensais pas que j’allais vivre une autre beaucoup plus rocambolesque.

Au pont Kadiogo donc, avec une dizaine de jeunes, nous nous sommes répartis les positions. Notre position était celle du pont juste après la messe des officiers menant à Larlé jusqu’à la cité an3… C’était des positions hautement stratégiques. En tenant les différents ponts dans ces quartiers, nous empêchions ainsi les déplacements du RSP dans les quartiers Nord de la ville. La situation n’a pas été du tout facile dans cette zone. Pour preuve, deux enfants sont tombés sous nos yeux. Un en face du mur du quartier des officiers collé au lycée Marien N’Gouabi et un autre vers le Rond point du 2 Octobre. J’ai fais une semaine dehors sans pouvoir rentrer chez moi.

J B: Quel souvenir vous anime aujourd’hui ?

A Z: Je le revis comme si c’était hier… C’est une période triste et sombre de l’histoire de notre pays… Mais cette épreuve a donné naissance aux plus beaux actes d’héroïsme de la vaillante jeunesse de notre peuple et qui a permis la libération totale et définitive du pays de l’ordre ancien chassé du pouvoir les 30 et 31 octobre 2014. Ce coup a donné l’occasion de terminer le processus de l’insurrection en coupant la tête de l’organe névralgique du pouvoir Compaoré qui était le RSP.

J B : Votre particularité dans cette résistance était le fait que vous postiez des vidéos régulièrement, on vous a même vu et entendu sur des medias internationaux, pourquoi cela ?

A Z: Avez vous remarqué qu’à chaque coup d’Etat, le premier reflexe des putschistes, c’est contrôler les médias publics ou souvent même privés ? Les spécialistes en guerre disent que l’art de la guerre à toujours été tributaire de la capacité des armées à communiquer. Elle requiert la maitrise des réseaux de communication. Il se trouve que nous avons de nos jours un canal extrêmement puissant, plus puissant même que la télé et la radio. Il s’agit des réseaux sociaux particulièrement Facebook qui est très utilisé au Burkina et aussi dans le monde.
Justement, grâce à facebook les vidéos que j’ai publiées ont été vues par des milliers de personnes en quelques minutes et partout dans le monde. C’est ainsi que j’ai été contacté par France24, TV5, CNN et même une radio-télé chinoise… (rire)

J B : Vous pouvez-donc être considéré comme un héros de cette résistance ?

A Z: Non pas du tout. Je vous ai dit que les vrais héros sont nos martyrs. Ce sont les veuves, les orphelins, les familles qui continuent aujourd’hui de pleurer la mort de leurs proches. Les héros, c’est toute la jeunesse burkinabè de l’intérieur comme de l’extérieur, c’est toute la population du Burkina. Chacun a payé un prix pendant ces épreuves. Nous, on l’a fait vraiment parce qu’on aime notre pays et qu’on ne voulait pas voir l’avenir de notre cher patrie sombrer. Car un coup d’Etat dans un pays c’est mettre en retard le pays de 50 à 100 ans. Et cela allait être vraiment dramatique pour l’avenir de la jeunesse de notre nation.

J B: Parlant justement des martyrs, pensez- vous que justice sera faite un jour pour vos camarades tombés sur le champ de bataille ?

A Z: J’ose croire aux hommes et aux femmes qui animent la justice de notre pays. On parle de l’indépendance de la justice, il me semble bien que les autorités ne peuvent s’immiscer dans les procédures judiciaires comme au temps du régime Compaoré. Quand on parle de justice aujourd’hui, on ne peut accuser ni le Président Roch Marc Christian Kabore, ni le ministre de la justice, la balle est dans le camp des juges. Il leur revient de travailler sérieusement pour rétablir la confiance du peuple en cette institution. De toute façon le procureur du Faso l’a signifié avant-hier. Ce dossier sera jugé avant la fin de l’année. Je suis confiant.

J B : Que pensez-vous des libérations provisoires constatées ces derniers temps ?

A Z: Vous savez la justice à ses paramètres et il n’est pas donné à tout le monde de comprendre. Libération provisoire ne veut pas dire que la personne est acquittée et qu’elle ne sera pas jugée. Loin de là.

J B: Certains disent que vous avez été récompensé ou achetez par Salif Diallo qui est aujourd’hui votre mentor.

A Z: Hoo vous savez, on ne peut pas empêcher les gens de dire ce qu’ils pensent. Mon engagement en faveur de ce parti date du moment de la démission de Salif et de Roch du CDP. Leur rupture avec ce parti était pour moi le début d’un changement. Et qu’enfin tous ceux qui ont lutté pendant des années pour qu’il y ait un vrai changement au Burkina Faso, l’heure venait de sonner. C’était le moment de se retrouver et de constituer une chaine pour faire bouger les choses. Avant le coup d’Etat , j’étais militant actif du MPP et par ailleurs, membre du bureau de la section de Suisse. Je suis entré en politique pour un idéal. Mon militantisme ne date pas d’aujourd’hui pour ceux qui me connaissent. Je suis social démocrate dans l’âme.
J’affirme que je suis membre fondateur du syndicat des élèves appelé AESO (association des élèves scolaires de Ouagadougou). Les gens de ma génération savent que durant les évènements de l’assassinat de Norbert Zongo, combien certains camarades et moi, avons mené la lutte pour que justice soit faite sur ce crime. Ce fut des moments difficiles et âpres en lutte. Certains promotionnaires de mon lycée m’avaient même surnommé AESO. Si aujourd’hui, je suis conseiller du président de l’assemblée nationale, ce n’est pas parce que nous avons mené le combat contre la bande de Diendéré et que Salif Diallo a voulu me corrompre ou me faire taire vu mon engagement politique par ce poste comme le disent certaines personnes sur les réseaux sociaux.

J B: Mais on dit que vous êtes très proche de lui ?

Ca veut dire quoi être très proche de lui ? Contrairement à ce que vous pouvez imaginer, c’est un homme extrêmement simple, qui aime les relations humaines. Il sait motiver, et n’hésite pas à mettre les gens à l’épreuve. Je crois que de par sa longue expérience il arrive facilement à détecter assez rapidement le vrai du faux. Il faut juste être sérieux et il n’y a aucun problème à s’entendre avec lui. Je suis fier effectivement de mériter sa confiance, pas seulement lui mais aussi celle de la famille politique MPP.

Propos recueilli par
Joachim Batao
Mathias Lompo

Me Alexandre Varaut, avocat de Djibrill Bassolé : ‘«La justice du Burkina ne fait pas ce qui devrait être fait»

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Me Alexandre Varaut n'est pas du tout satisfait du traitement du dossier de son client Djibrill Bassolé

Dans une interview accordée le 15 septembre à France 24, Me Varaut indique que le Burkina a signé des conventions qui l’obligent à respecter les règles de droit relatives au respect des droits de l’Homme.

Me Alexandre Varaut n'est pas du tout satisfait du traitement du dossier de son client Djibrill Bassolé
Me Alexandre Varaut n’est pas du tout satisfait du traitement du dossier de son client Djibrill Bassolé

Il y a des problèmes sans arrêt, aucune règle n’est respectée en ce qui concerne notre client, a précisé Me Varaut lors de son interview accordée à France 24. Pour exemple il parle d’une demande de liberté provisoire que les avocats de Bassolé ont déposée depuis le 1er aout mais qui n’a toujours pas reçu de réponse. Le délai normale de réponse d’une telle demande ne doit pas dépasser plus d’un mois et demi ajout -il. Le défenseur de Bassole cite également de vices de procédures qu’ils ont constatées lors dans la détention de leur client. «Nous respectons la justice mais la justice du Burkina actuellement ne se respecte pas», regrette-t-il.

Résumé de Moussa Sareba
OMEGABF.NET du 16 septembre 2016

Putsch manqué: le colonel Sidi Paré en liberté provisoire

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L’ancien ministre en charge de la Sécurité sous la transition, le Colonel Sidi Paré, a été mis en liberté provisoire, le 16 septembre 2016 à Ouagadougou, jour de la commémoration du premier anniversaire du coup d’état manqué.
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Arrêté le 7 octobre 2015 par la gendarmerie nationale dans l’affaire du putsch manqué du 16 septembre de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP), Sidi Paré avait été soupçonné de complicité dans le putsch manqué. Et ses avoirs avaient été gelés.

Le Colonel Sidi Paré, ancien chef de corps de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP) avait été démis du gouvernement et remplacé par Alain Jean-Claude Zagré, alors qu’il avait lui-même remplacé le colonel Auguste Denise Barry.

A noter que Luc Adolphe Tiao, ancien premier ministre du dernier gouvernement Compaoré, a été mis sous mandat de dépôt le même jour. Il a été emprisonné à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou.

Anderson Koné
Burkina Demain

GUIDEB : les responsables satisfaits du bilan des activités annuelles

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L’association guide universel d’initiatives pour le développement des élèves du Burkina (GUIDEB) a procédé à la clôture de ses activités de l’année scolaire écoulée, ce vendredi 16 septembre 2016 à Ouagadougou. Durant cette cérémonie, les responsables de l’association ont déroulé le bilan financier et des activités entreprises pendant l’année scolaire 2015/2016.
presidium

Selon Sinibasba Kiendrébéogo, président du GUIDEB, l’association a pu mener plusieurs activités pendant l’année scolaire écoulée. Ces activités portent essentiellement sur la sensibilisation : la sensibilisation des élèves sur le civisme en milieu scolaire ; le respect des couleurs nationales, la sensibilisation sur les méfaits de la consommation des stupéfiants en milieu scolaire ; le respect du personnel enseignant, sur la salubrité, la sensibilisation contre la violence faite aux filles et l’ accompagnement les élèves pour une réussite à l’école.

Le bilan des activités jugé positif

Le président a laissé entendre que les activités ont été exécutées à près de 75% et leur impact est vraiment sensible sur le terrain. Donc, « le bilan est très positif ».
participants
Edouard Sawadogo, proviseur du lycée Marien N’ gouabi, a dit que le GUIDEB a eu un impact positif au sein de son établissement. Ce qui a valu son soutien sans faille à l’association. Car, l’association accompagne les élèves surtout ceux qui sont en classe d’examens à réussir leurs examens. Et d’ajouter que ce sont surtout ceux encadrés par le GUIDEB qui réussissent le plus.

Un bilan financier négatif

Les caisses sont vides.Il n’y a pas vraiment un accompagnent. Seules les cotisations spontanées permettent d’exécuter les activités, a signalé S. Kiendrébéogo qui a lancé un appel à tous pour les accompagner financièrement et techniquement.

Quelles perspectives pour le GUIDEB ?

Continuer les mêmes luttes tout en mettant l’accent sur le respect des enseignants. L’élève devrait considérer l’enseignant comme quelqu’un qui est ‘‘tout pour lui’’, a insisté le président. Il a poursuivi en disant que l’association procédera à l’installation de ses membres dans les autres établissements scolaires. Cela va contribuer grandement au civisme dans le monde scolaire.

Mathias Lompo
Joachim Batao

Vente de carburants toxiques en Afrique : « Les autorités burkinabè doivent prendre leurs responsabilités »

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La pollution de l'air, source de nombreuses maladies respiratoires, est l'une des conséquences de la vente des carburants toxiques sur le continent

Ceci est une réaction de l’association des Journalistes et Communicateurs pour les Energies et le Développement Durable (JED) à l’accablant rapport de l’ONG suisse Public Eye sur les carburants toxiques vendus en Afrique avec des conséquences sanitaires dramatiques. Lisez plutôt !

La JED réaffirme son engagement pour l'accès des populations aux énergies propres, porteuses de progrès et de bien-être humain
La JED réaffirme son engagement pour l’accès des populations aux énergies propres, porteuses de progrès et de bien-être humain

«Communiqué de presse sur la vente des carburants toxiques en Afrique
Vente de carburants toxiques en Afrique : Les autorités burkinabè doivent prendre leurs responsabilités
C’est avec consternation que notre association, Journalistes et communicateurs pour les Energies et le Développement durable (JED), a appris, le jeudi 15 septembre 2016, les résultats du rapport d’enquête de l’ONG suisse Public Eye sur les carburants toxiques vendus dans les pays africains, notamment dans huit pays : Angola, Bénin, Congo, Ghana, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal et Zambie.
Intitulé « Dirty Diesel », ce rapport révèle que des sociétés suisses dont Vitol, Trafigura et Addax & Oryx ou Vivo Energy « profitent » de la faiblesse des normes africaines pour y vendre des carburants de mauvaise qualité et « réaliser des profits au détriment de la santé de la population africaine ».
Il ressort notamment que sur les 40 échantillons de carburants prélevés par les auteurs du rapport dans les huit pays d’Afrique étudiés, aucun ne pourrait être commercialisé en Europe car ces carburants ont des teneurs en soufre entre 200 et 1000 fois supérieurs aux normes sanitaires européennes. Avec évidemment des conséquences désastreuses sur la santé publique car, si rien n’est fait, plus de 30 000 personnes pourraient mourir prématurément de pollution atmosphérique sur le continent africain d’ici 2030. Si l’on s’en tient à la conclusion d’une autre étude menée par l’ICCT, une ONG spécialisée dans la promotion des véhicules propres.

Faits suffisamment graves

Les faits sont suffisamment graves. Depuis sa création le 23 novembre 2013, la JED s’est résolument engagée dans le plaidoyer pour l’accès des populations burkinabè et africaines aux énergies propres et facteurs de santé, de productivité, de progrès socioéconomique, de bien-être humain. C’est pourquoi, elle condamne avec la dernière énergie ces pratiques assassines qui entraînent des tueries de masse au sein des populations innocentes. La JED appelle les gouvernements africains, à commencer par le nôtre, à prendre leurs responsabilités à travers la prise de mesures énergiques et idoines pour mettre un terme à ces drames humains sur notre continent.

Aucun effort ne devrait être menagé

Il est vrai que le Burkina Faso n’a pas été touché par la présente enquête mais il reste concerné au plus haut point ce d’autant plus qu’il est voisin des quatre pays étudiés, à savoir la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Bénin et le Mali. Si la Côte d’ivoire d’où le Burkina importe l’essentiel de ses carburants est fortement touchée, la situation pourrait bien être pire au Faso.
C’est pourquoi, nous pensons qu’aucun effort ne devrait donc être ménagé par les autorités compétentes du Burkina, en l’occurrence pour les ministères du commerce et de l’énergie, pour tirer les choses au clair et assainir l’environnement énergétique du pays à travers de mesures contraignantes en matière de carburants vendus sur le territoire national.

Relever ensemble le défi !

Du reste, nous exhortons les populations, les associations de consommateurs à la vigilance pour en finir avec ce phénomène criminel dans un contexte de porosité des frontières.
Ensemble, relevons le défi !
Par sa part, la JED réaffirme ici son engagement à toujours œuvrer via l’information et la communication à l’accès de tous aux services énergétiques propres et durables.
Notre cheval de bataille reste donc l’information, la sensibilisation, la formation et le plaidoyer sur les questions énergétiques et environnementales».

Ouagadougou, le 16 septembre 2016

Grégoire B. Bazié,
Président des Journalistes et Communicateurs pour les Energies et le Développement Durable (JED)

Insurrection populaire: Luc Adolphe Tiao placé sous mandat dépôt

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L’ancien premier ministre du dernier gouvernement du régime Compaoré, Luc Adolphe Tiao, a été placé sous mandat dépôt à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO), a annoncé le procureur près la Haute Cour de Justice, Armand Ouédraogo, ce 16 septembre 2016. tiao

Il lui est reproché d’avoir signé une réquisition autorisant les forces de défense et de sécurité l’usage de la force en cas de troubles à l’ordre public lors de cette période tendue.

A noter que l’ancien chef du gouvernement s’était exilé en Côte d’Ivoire au lendemain de l’insurrection populaire d’octobre 2014 d’où il est rentré récemment pour répondre des accusations qui pèsent sur lui.

Comme certains membres de son gouvernement, il a été entendu le mardi 13 septembre par les enquêteurs à qui il a donné sa version des faits sur le déroulement du dernier Conseil des ministres de l’ère Compaoré.

Anderson Koné
Burkina Demain

Accident de circulation: une femme enceinte et sa fillette tuées à Mogtédo

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Une femme en grossesse et sa fillette, âge de 3 à 4 ans, ont été percutées mortellement par un automobiliste, le 15 septembre 2015 à Mogtédo, localité située à 85 km de Ouagadougou, nous a appris l’Agence de l’information du Burkina (AIB).
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L’accident a eu lieu sur le pont à la sortie Ouest de Mogtédo, aux environs de 16 h. Le corps projeté dans l’eau a été emporté par le fort courant. Et c’est finalement ce vendredi, en milieu de journée, que son corps a été retrouvé, a rapporté l’AIB, sur la foi de sources sécuritaires.

Mathias Lompo
Burkina Demain

An I du putsch manqué: le gouvernement renouvelle sa gratitude au peuple burkinabè

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A la faveur du premier anniversaire du coup d’Etat manqué du 16 septembre dernier, le gouvernement s’est exprimé à travers cette déclaration. Lisez plutôt! kaba

Peuple du Burkina Faso,

Chers compatriotes,

Une année déjà que nous avons tous ensemble, Burkinabè des villes et des campagnes, organisations de la société civile, syndicats, médias, partis politiques, forces de défense et de sécurité , résisté et vaincu la tentative de retour à l’ordre ancien.

En effet, le mercredi 16 septembre 2015, des militaires et des civils animés par des ambitions personnelles, ont mis aux arrêts le président de la Transition et son gouvernement réunis en conseil des ministres au Palais de Kossyam.

Le 17 septembre 2015, ces arrestations se sont traduites par l’annonce d’un coup d’état qui devra remettre en cause la transition que nous avions tous soutenue et mise en œuvre et dont le terme devrait être l’organisation des élections libres et transparentes.

Cette atteinte grave à la République et à ses institutions a été condamnée par le peuple burkinabé et la Communauté internationale. Comme un seul homme et dans le sens de l’honneur et du respect des valeurs démocratiques, tous les patriotes se sont mobilisés pour défendre la patrie.

Jeunes, femmes et anciens, acteurs de la société civile, partis politiques, forces de défense et de sécurité, tous se sont dressés contre l’infamie et la félonie.

Le Peuple burkinabè a montré que rien ne le fera céder dans sa volonté à construire un Burkina démocratique où le respect des lois est le fondement de notre vivre en commun.

En cette date anniversaire, le gouvernement salue la mémoire des dignes fils et filles du Burkina tombés sur le champ d’honneur de la lutte pour la justice et la démocratie. Le Gouvernement renouvèle tout son soutien et son accompagnement aux familles éplorées.

Ces martyrs, ces enfants, ces hommes et ces femmes, sont une interpellation permanente et constante de chacun des Burkinabè pour son engagement dans la construction inclusive et porteuse de bien-être social, d’un Faso réconcilié avec les valeurs de justice et de paix.

Le Burkina Faso a, à l’endroit de ces victimes et de leurs familles, une dette de sang qui oblige notre justice à situer les responsabilités et appliquer la loi dans toute sa rigueur à l’encontre de ceux dont la culpabilité serait avérée.

Peuple du Burkina Faso

Chers compatriotes,

Chaque Burkinabè doit se souvenir de ces martyrs afin que, toutes les générations se rappellent en épelant leurs noms, que l’amour de la patrie doit nous habiter à chaque instant de nos engagements.

Chaque Burkinabè doit se souvenir que cette résistance a permis à notre armée nationale, de réaffirmer son attachement aux valeurs républicaines, fondement de la fraternité et de la cohésion nationale.

Chaque Burkinabè doit se souvenir de notre capacité à surmonter les épreuves, lorsqu’au-delà de nos différences, la défense de la Patrie nous appelle.

Et aujourd’hui, il est important de dire que notre foi dans le Burkina se construit sur cette capacité de ses fils à s’engager dans les luttes pour son développement, dans le respect des valeurs républicaines.

Le gouvernement exprime toute la solidarité du peuple du Burkina Faso à l’endroit des familles endeuillées lors de cette barbare et indigne tentative de coup d’état. Le gouvernement renouvelle ses profondes condoléances aux ayants-droit. Aux blessés, il exprime à nouveau sa compassion et son engagement à faire triompher la vérité et la justice.

Le gouvernement renouvelle la gratitude et la reconnaissance du peuple du Burkina Faso à la communauté internationale, pour son soutien et son engagement qui ont aidé au retour à l’ordre démocratique matérialisé par l’organisation des élections présidentielle et législatives du 29 novembre 2015.

A l’ensemble des acteurs de cette résistance victorieuse, animés par l’impératif du respect de la volonté du peuple, de la démocratie et des valeurs républicaines, le gouvernement réaffirme son attachement à ces idéaux et son engagement à travailler à un encrage définitif et inaltérable de ces valeurs.

Hommage à vous valeureux fils et filles du Faso !

Dieu bénisse le Burkina Faso.

Son Excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA,

Premier Ministre, Chef du Gouvernement

Burkina Faso : Djibrill Bassolé saisit l’ONU sur les détentions arbitraires

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Djibrill Bassolé à la tribune de l'ONU, à New-York, le 29 septembre 2014. © Frank Franklin II/AP/SIPA

La défense de Djibrill Bassolé a déposé plainte jeudi devant le groupe de travail de l’ONU sur les détentions arbitraires. Accusé d’avoir soutenu la tentative de coup d’État au Burkina, l’ancien ministre des Affaires étrangères attend depuis un an son procès à la Maison d’arrêt et de correction des armées de Ouagadougou.

Djibrill Bassolé à la tribune de l'ONU, à New-York, le 29 septembre 2014. © Frank Franklin II/AP/SIPA
Djibrill Bassolé à la tribune de l’ONU, à New-York, le 29 septembre 2014. © Frank Franklin II/AP/SIPA

Djibrill Bassolé n’a pas dit adieu à ses espoirs de liberté. Poursuivi par la justice burkinabé pour, entre autres, « attentat contre la sûreté de l’État » et soupçonné d’avoir soutenu le coup d’État manqué du 17 septembre 2015 mené par le général Gilbert Diendéré, l’ancien chef de la diplomatie de Blaise Compaoré a déposé plainte jeudi 15 septembre devant le groupe de travail de l’ONU sur les détentions arbitraires, a-t-on appris auprès de son avocat français, Me Varaut, qui est chargé du dossier avec sa confrère burkinabè Antoinette Ouédraogo.
«Nous considérons que c’est nécessaire car la justice burkinabè ne fonctionne pas normalement », explique Me Varaud. « Pour qu’il ne se présente pas à l’élection présidentielle, on a cherché des preuves d’une infraction pour le mettre en détention. La justice fait les choses à l’envers. C’est un prisonnier politique qui est là pour faire un exemple et pour solidifier un pouvoir politique naissant », ajoute encore l’avocat. Le groupe de travail de l’ONU sur les détentions arbitraires a notamment déjà rendu des avis dans l’affaire de Karim Wade, au Sénégal, ou dans celle de Lydienne Yen Eyoum, au Cameroun.

Détenu depuis le 6 octobre 2015 à la Maison d’arrêt et de correction des armées de Ouagadougou, Djibrill Bassolé attend actuellement son procès, qui pourrait se tenir avant la fin de l’année, selon le vœu émis par le président Roch Marc Christian Kaboré. Le 12 août 2016, la Cour de cassation avait rejeté la requête de mise en liberté provisoire de l’ancien ministre.

«Impatient » de s’expliquer

Djibrill Bassolé se dit « impatient » de pouvoir s’expliquer lors d’un procès. Il nie toujours avoir pris part à la supposée conversation téléphonique avec le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, qui a été l’élément déclencheur de son arrestation. La défense se bat d’ailleurs toujours pour obtenir l’expertise de ces écoutes par la justice burkinabè.
« Il est impensable qu’on ne vérifie pas leur authenticité », explique Me Varaut. Djibrill Bassolé dénonce de son côté une « manipulation », un « trucage », et s’appuie sur une expertise privée, menée au début de l’année 2016, indiquant que l’enregistrement n’était « pas authentique au sens technique et acoustique du terme », car comportant une quarantaine de ruptures ou d’altérations sonores artificielles.

La défense de Djibrill Bassolé a également saisi la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), à Abuja, pour contester la validité juridique des écoutes téléphoniques versées au dossier. Devant cette même instance, elle a remporté une première victoire le 1er juillet 2016, lorsque la Cour a estimé que la justice militaire burkinabè avait violé les droits du prévenu en lui interdisant de choisir des avocats étrangers.

Entendu dans une autre affaire ?

Djibrill Bassolé pourrait également être entendu dans une autre affaire. L’ancien-Premier ministre Luc Adolphe Tiao, visé par une commission rogatoire de la Haute cour de justice pour son rôle dans l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, a en effet été auditionné le 13 septembre, comme de nombreux autres ministres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré, dont Bassolé faisait partie.

Ce dernier, qui n’a pour le moment pas été entendu, pourrait ainsi être appelé à donner sa version des faits des derniers moments de l’ère Compaoré, notamment du dernier Conseil des ministres qui avait entériné le projet de modification de l’article 37 de la Constitution (lequel était censé permettre à l’ancien chef de l’État de se représenter à l’élection présidentielle).

Mathieu Olivier
JEUNE AFRIQUE du 15 septembre 2016

AN I du putsh des 16 et 17 septembre 2015 : Le gouvernement salue la mémoire des martyrs

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Le gouvernement Thièba salue la mémoire des dignes fils et filles du Burkina tombés sur le champ d'honneur

Ceci est une déclaration du gouvernement à l’occasion des activités commémoratives de l’AN I du putsch manqué des 16 et 17 septembre 2015.
«Déclaration du gouvernement à l’occasion des activités commémoratives de la résistance populaire contre la tentative du coup d’Etat des 16 et 17 septembre 2015
Peuple du Burkina Faso,
Chers compatriotes,
Une année déjà que nous avons tous ensemble, burkinabè des villes et des campagnes, organisations de la société civile, syndicats, médias, partis politiques, forces de défense et de sécurité , résisté et vaincu la tentative de retour à l’ordre ancien.
En effet, le mercredi 16 septembre 2015, des militaires et des civils animés par des ambitions personnelles, ont mis aux arrêts le président de la Transition et son gouvernement réunis en conseil des ministres au Palais de Kossyam.
Le 17 septembre 2015, ces arrestations se sont traduites par l’annonce d’un coup d’état qui devra remettre en cause la transition que nous avions tous soutenue et mise en œuvre et dont le terme devrait être l’organisation des élections libres et transparentes.
Cette atteinte grave à la République et à ses institutions a été condamnée par le peuple burkinabé et la Communauté internationale. Comme un seul homme et dans le sens de l’honneur et du respect des valeurs démocratiques, tous les patriotes se sont mobilisés pour défendre la patrie.
Jeunes, femmes et anciens, acteurs de la sociétécivile, partis politiques, forces de défense et de sécurité, tous se sont dressés contre l’infamie et la félonie.
Le Peuple Burkinabè a montré que rien ne le fera céder dans sa volonté à construire un Burkina démocratique où le respect des lois est le fondement de notre vivre en commun.
En cette date anniversaire, le gouvernement salue la mémoire des dignes fils et filles du Burkina tombés sur le champ d’honneur de la lutte pour la justice et la démocratie. Le Gouvernement renouvèle tout son soutien et son accompagnement aux familles éplorées.
Ces martyrs, ces enfants, ces hommes et ces femmes, sont une interpellation permanente et constante de chacun des burkinabé pour son engagement dans la construction inclusive et porteuse de bien-être social, d’un Faso réconcilié avec les valeurs de justice et de paix.
Le Burkina Faso a,à l’endroit de ces victimes et de leurs familles,une dette de sang qui oblige notre justice à situer les responsabilités et appliquer la loi dans toute sa rigueur à l’encontre de ceux dont la culpabilité serait avérée.
Peuple du Burkina Faso
Chers compatriotes,
Chaque Burkinabè doit se souvenir de ces martyrs afin que, toutes les générations se rappellent en épelant leurs noms, que l’amour de la patrie doit nous habiter à chaque instant de nos engagements.
Chaque Burkinabè doit se souvenir que cette résistance a permis à notre armée nationale, de réaffirmer son attachement aux valeurs républicaines, fondement de la fraternité et de la cohésion nationale.
Chaque Burkinabé doit se souvenir de notre capacité à surmonter les épreuves, lorsqu’au-delà de nos différences, la défense de la Patrie nous appelle.
Et aujourd’hui, il est important de dire que notre foi dans le Burkina se construit sur cette capacité de ses fils à s’engager dans les luttes pour son développement, dans le respect des valeurs républicaines.
Le gouvernement exprime toute la solidarité du peuple du Burkina Faso à l’endroit des familles endeuillées lors de cette barbare et indigne tentative de coup d’état. Le gouvernement renouvelle ses profondes condoléances aux ayants-droit. Aux blessés, il exprime à nouveau sa compassion et son engagement à faire triompher la vérité et la justice.
Le gouvernement renouvelle la gratitude et la reconnaissance du peuple du Burkina Faso à la communauté internationale, pour son soutien et son engagement qui ont aidé au retour à l’ordre démocratique matérialisé par l’organisation des élections présidentielle et législative du 29 novembre 2015.
A l’ensemble des acteurs de cette résistance victorieuse, animé par l’impératif du respect de la volonté du peuple, de la démocratie et des valeurs républicaines, le gouvernement réaffirme son attachement à ces idéaux et son engagement à travailler à un encrage définitif et inaltérable de ces valeurs.
Hommage à vous valeureux fils et filles du Faso !
Dieu bénisse le Burkina Faso».
Son Excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA, Premier Ministre,
Chef du Gouvernement