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Boko Haram: désavoué, Abubakar Shekau revendique le leadership

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L’insaisissable chef terroriste à la tête du groupe Boko Haram, Abubakar Shekau, a déclaré dans un message audio, le jeudi 4 août 2016, qu’il est toujours le chef de Bko Haram. La veille, dans un communiqué, Daesh l’avait désavoué, nommant à sa place Abu Musab al-Barnawi.
ISIS Appoints New Leader for Boko Haram Terrorist Group: Daesh-Linked Media

Dès sa nomination, Abu Musab al-Barnawi a déclaré qu’il allait éradiqué tous les chrétiens d’Afrique de l’ouest et détruire toutes les églises.

Mais, Abubakar Shekau a déclaré, dans un message audio de 10 minutes: «Les gens devraient savoir que nous sommes toujours là».

Ali Touré
Burkina Demain

Présidentielle américaine: Donald Trump prépare les esprits à la défaite

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Le candidat républicain, Donald Trump, a laissé entendre que la prochaine élection «pourra être truquée», une hypothèse que n’a jamais osé formuler un candidat présidentiel de l’ère contemporaine.
TRUMP

«Je crains que cette élection soit truquée, je dois être honnête», a-t-il lancé à des partisans réunis à Columbus, en Ohio. Il a ajouté que «de plus en plus» de gens lui disent que la prochaine élection ne sera pas disputée de façon juste et honnête. Là aussi, il n’a pas développé cette idée.

Le politicien populiste n’en est pas à ses premières accusations à ce sujet. Il avait déjà laissé entendre que les démocrates avaient triché pendant les primaires pour permettre à Hillary Clinton de vaincre Bernie Sanders.
Donald Trump est un habitué des théories complotistes. Il a déjà cru que le président Barack Obama était né à l’étranger et, plus récemment, répandu la rumeur voulant que le père de son ancien rival Ted Cruz était un associé de l’assassin de John F. Kennedy. Il soutient également qu’on ne lui aurait pas permis de remporter la nomination républicaine si ses victoires n’avaient pas été aussi décisives.

Le camp Trump n’a pas rappelé ou contacté l’Associated Press pour fournir des explications additionnelles sur les nouvelles allégations de son chef. Quant à l’organisation de Mme Clinton, elle a refusé de commenter.
Donald Trump a bien pris garde de répéter ses accusations lors d’un rassemblement qui s’est déroulé à Mechanicsburg, en Pennsylvanie, en soirée.

Pendant le rassemblement en Ohio, le candidat républicain n’a pas parlé de la dernière controverse qui pourrait lui nuire pendant la campagne. Au cours de son discours d’environ une heure prononcé à Columbus, il n’a pas mentionné une seule fois ses critiques envers Khizr et Ghazala Khan, le couple de musulmans dont le fils est mort en Irak en 2004.

Menant campagne au Nevada, le colistier de Donald Trump, Mike Pence, a dû faire taire ses partisans qui huaient la mère d’un aviateur de l’armée américaine venue lui demander comment il pouvait tolérer ce qu’elle considérait comme un manque de respect envers les militaires américains.

«C’est à quoi ressemble la liberté, c’est ça la liberté», a-t-il répondu.
Il a ensuite ajouté: «le capitaine Kahn est un héros américain. Nous l’honorons lui et sa famille. Nous chérissons sa famille.»

Anderson Koné
Burkina Demain

Le Crapaud et la Fontaine de Jouvence

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Le Crapaud et la Fontaine de Jouvence
Le Crapaud et la Fontaine de Jouvence
Le Crapaud et la Fontaine de Jouvence

La vie ne lui ayant pas été facile,
un Crapaud maladroit et malhabile
alla se tremper à la Fontaine de Jouvence
où il se retrouva à son âge d’adolescence.

Saisissant l’occasion de refaire sa vie,
il refit cette fois de meilleurs choix,
et quand revint encore l’âge des cheveux gris,
le Crapaud s’y alla baigner une seconde fois.

Se croyant immortel depuis l’affaire,
il ajouta du piment à sa manière
et troqua sa santé contre d’éphémères plaisirs.

Prudent, il dissimula l’accès au doux élixir,
or, il le cacha si bien
qu’il n’en trouva plus jamais le chemin
et arriva ce qui devait arriver,
il ne put plus jamais s’y baigner.

En attendant qu’un autre la déterre,
il ne lui resta qu’une chose à faire,
apprécier tous les beaux moments de sa vie,
parce qu’après, ce sera fini.

Vaut mieux être heureux un peu chaque jour
que d’espérer l’être beaucoup un jour.

Pierre Simard, dit Monsieur Fable
monsieurfable.com /info@monsieurfable.com
Illustration : Jade Ampleman

La Fable en français facile par l’auteur

Pierre Simard dit Monsieur Fables
Pierre Simard dit Monsieur Fables

«Insouciants des conséquences des abus de toutes sortes : nourriture hypercalorique, drogue, cigarette, alcool, sexualité débridée, etc. certains ne se gênent pas pour s’offrir ce qu’ils pensent être le mieux pour eux. Et puis, un jour, la vie les rappelle à l’ordre lorsque se manifestent des problèmes de santé.

Ici je pense à un membre de ma famille qui a abusé, avec excès, fierté et vantardise, de tout ce qui pouvait lui tomber sous la main. Un jour, pris de douleurs il consulta son médecin qui lui diagnostiqua une maladie incurable qui le clouerait successivement à une chaise roulante puis à un lit.

Rien n’y fit, refusant le diagnostic, convaincu que sa manière était la bonne, il en fit encore plus. Frappé de plein fouet, à la mi quarantaine, il dut cette fois se rendre l’évidence, à trop tiré sur la corde, l’équilibre précaire de santé s’était rompu. Il avait plein de projets et de nombreux rêves, mais il s’était égaré en chemin, il se promettait le meilleur pour plus tard en oubliant tout simplement que le bonheur se construit au quotidien, il n’est pas quelque chose qui finira bien par arriver mais quelque chose qu’il faut cultiver jour après jour».

Pierre Simard, dit Monsieur Fable

Burkina Demain

Bifasor: la startup à la conquête du Burkina Faso

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Les responsables du groupe Bifasor mènent une offensive diplomatique au Burkina Faso où ils séjournent depuis le vendredi dernier.
bifasor - Copie

La délégation de Bifasor, emmenée par le PDG, Zakaria Dabone, suivis de Steven Silvertsein des USA et Rym Soussi de France, a été reçue en audience par le Ministre en charge des transports, Souleymane Soulama, le Conseil Burkinabé des Chargeurs et plusieurs autres acteurs intervenant dans la chaine des transports et des logistiques.

Avant le Burkina Faso, le groupe a effectué des missions en Côte d’Ivoire.

Bifasor est une startup co-fondée par Zakaria Dabone (Burki- na Faso), Steven Silvertsein (USA) et Rym Soussi (France). La startup a été récompensée pour son innovation par le programme French Tech Ticket, organisé par le Ministère de l’Economie, des Finances et du numérique français, la Ville de Paris et la Banque Privée d’Investissement (BPI). A cette occasion, l’équipe a été reçue par le Président de la République Française Monsieur François Hollande à l’Elysée.

Bifasor est une plateforme web de mise en relation et une marketplace pour les professionnels du transport et de la logistique opérant ou souhaitant opérer en Afrique.
La plateforme s’adresse à tous les acteurs impliqués dans la chaîne logistique à savoir les autorités portuaires, les opérateurs de transport maritime, les chargeurs (importateurs, exportateurs, industriels, distributeurs, commerçant etc), les transporteurs, les transitaires, les commissionnaires de transport, les entrepositaires, les vendeurs de pièces de rechange et d’accessoires de camions ainsi que les garagistes.

Bifasor a pour mission d’améliorer l’efficacité des chaînes d’approvisionnement logistiques et d’aider les opérateurs du secteur à mener leurs activités de façon continue, optimisée et rentable en les intégrant dans un réseau moderne et technologique. L’objectif de Bifasor est de faciliter le commerce intracontinental et d’intégrer l’Afrique au marché mondial.

Anderson Koné
Burkina Demain

Commémoration de la Révolution: le FFS appelle ses alliés à lutter contre toutes les tares

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L'actuel président du FFS, Nebnoma Edouard ZABRE

Peuple du Burkina Faso, Camarades militantes et militants, patriotes et démocrates !« D’où sommes-nous venus ? Et où allons-nous ? Ce sont-là les questions de l’heure qui exigent de nous une réponse claire et résolue, sans équivoque aucune, si nous voulons marcher hardiment vers de plus grandes victoires, vers de plus éclatantes victoires ».

L'actuel président du FFS, Nebnoma Edouard ZABRE
L’actuel président du FFS, Nebnoma Edouard ZABRE

Trente-trois années passées, ces questions posées dans le Discours d’Orientation Politique demeurent d’actualité, autant que les réponses y relatives le sont encore : « l’insurrection du 4 août 1983, la victoire de la Révolution et l’avènement du Conseil National de la Révolution sont incontestablement la consécration et l’aboutissement conséquent des luttes du peuple voltaïque contre la domination et l’exploitation néocoloniales, contre l’assujettissement de notre pays, pour l’indépendance, la liberté, la dignité et le progrès de notre Peuple. En cela, les analyses simplistes et superficielles, cantonnées dans la reproduction des schémas préétablis ne pourront rien à la réalité des faits. »

Nous commémorons cette année le 04 août avec l’ensemble des révolutionnaires, des démocrates et patriotes, ainsi que tous les progressistes d’ici et d’ailleurs sous le signe de vibrants hommages : hommage au Camarade Capitaine Thomas SANKARA, à tous ses compagnons lâchement assassinés, le 15 octobre 1987 ; hommage à toutes les filles et à tous les fils qui ont été arrachés à notre affection au cours de ces longues années de souffrance, d’injustice et de frustration et hommage à tous les martyres de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et du coup d’Etat du 15 septembre 2015.

Cette solennelle occasion du 04 août nous donne l’opportunité de rappeler quelques jalons de nos itinéraires :

Camarades militants, chers compatriotes,

En effet, pour résumer l’histoire tumultueuse de la vie politique du Burkina indépendant, il convient de souligner, qu’en cinquante-six ans d’indépendance, le pays a connu quatre républiques, qui ont vacillé entre succession d’Etats d’exception et espoirs d’une réelle démocratisation de la société ;

-neuf Chefs d’Etat, dont un seul, Blaise Compaoré a cumulé à lui seul 27 ans de règne ;

-trois civils, Maurice YAMEOGO, Michel KAFANDO sous la Transition et récemment Roch Marc Christian KABORE ;

-un président assassiné (Thomas SANKARA) ;

-un soulèvement et une insurrection populaires (1966 et 2014) ;

-six coups d’Etat dont le dernier, celui de septembre 2015, reconnu comme le plus bête ;

-et seulement deux passations de charge entre un président sortant et un président entrant !

Il est difficile de parler du Burkina, sans faire allusion à deux figures historiques qui auront pesé sur le destin de notre pays et sur celui d’autres nations, de manières totalement différentes. Il s’agit du Camarade Thomas SANKARA d’une part, et de Monsieur Blaise Compaoré d’autre part.

Acteur leader de la révolution du 04 août 1983, Thomas SANKARA aura été une des figures marquantes du panafricanisme et du tiers-mondisme. Il était celui qui disait la vérité, qui vivait proche de son Peuple, qui luttait contre la corruption, qui redonnait l’espoir de voir l’Afrique retrouver sa dignité. Treize jours avant le coup d’Etat au cours duquel il devrait être assassiné, Thomas SANKARA, Président du Conseil National de la Révolution définissait le sens de son action en ces termes : « Notre révolution n’aura de valeur que si, en regardant derrière nous, à nos côtés et devant nous, nous pouvons dire que les Burkinabè sont, grâce à elle, un peu plus heureux. Parce qu’ils ont de l’eau saine à boire, parce qu’ils ont une alimentation abondante, suffisante, parce qu’ils ont une santé resplendissante, parce qu’ils ont l’éducation, parce qu’ils ont des logements décents, parce qu’ils sont mieux vêtus, parce qu’ils ont droit aux loisirs ; parce qu’ils ont l’occasion de jouir de plus de liberté, de plus de démocratie, de plus de dignité(…). La Révolution, c’est le bonheur. Sans le bonheur, nous ne pouvons parler de succès ».

En trois ans de Révolution, le bilan est sans commentaire !

« Quand le Peuple se met debout, l’impérialisme et ses valets locaux tremblent ».

Camarades militantes et militants, chers compatriotes,

Rappelons que l’insurrection populaire est née de l’entêtement de Blaise Compaoré a modifié la constitution en son article 37 qui fixe la durée légale du mandat présidentiel à cinq ans renouvelable une fois.

Pour réussir son projet funeste, Blaise Compaoré n’a eu autre inspiration que de séquestrer des Députés (99 députés sur 127) 72 heures durant à l’hôtel Azalai, jouxtant l’Assemblée nationale aux fins de les amener à voter le « Oui » de gré ou de force pour lui assurer la majorité nécessaire en vue de la modification directe de l’article querellé. Trop, c’en était trop !!!

Dès lors, les journées des 28, 29, 30 et 31 octobre 2014 auront été des plus chaudes sur toute l’étendue du territoire contre la forfaiture du régime de la 4ème République au Burkina.

Un Peuple silencieux est un Peuple dangereux. Les Peuples d’Afrique doivent demeurer vigilants. Lors des affrontements d’octobre 2014 et de septembre 2015, on a pu constater qu’en face, une partie de l’armée était demeurée loyale à Blaise Compaoré. Par contre, une autre partie avait épousé la cause du Peuple. Cette option dont il faut se féliciter aura permis de se libérer en sacrifiant des dizaines de morts. Nous sommes conscients que sous d’autres cieux en Afrique, l’armée aurait certainement continué à massacrer le peuple aux mains nues. Le camarade Thomas SANKARA ne disait-il pas « qu’un militaire sans formation politique et idéologique est un criminel en puissance » ?

Les réactions ont toujours été brutales dans la plus part des républiques bananières quand il s’agit d’affronter les dictateurs. En tout état de cause, Blaise et ses alliés impérialistes auraient pu tuer ces jours-là et les jours suivants, 1000, 2000, 3000, 4000 et plus sur l’ensemble du territoire, le résultat serait le même : il s’en irait ; volonté du Peuple, volonté de Dieu ! Seuls les Peuples et non les urnes peuvent chasser les dictateurs.

Camarades, chers compatriotes,

C’est au terme de contradictions profondes et d’une crise de confiance que le Peuple s’est résolu à mettre fin à un ordre politique, économique et social décadent, établi par le régime de la 4ème République.

Avec une irrésistible soif de justice, de liberté et de dignité, que le Peuple s’est insurgé les 30 et 31 octobre 2014, et avec la même détermination, a mis en échec le coup d’Etat de la soldatesque RSP en septembre 2015.

La Transition que d’aucun ont considérée comme une révolution confisquée ou une révolution inachevée a hérité du sacrifice du Peuple. De même que, le renouveau qui se déroule présentement, a hérité du sacrifice du Peule ! Mais bien plus que des héritages, ce sont des lourdes charges.

Camarades militantes et militants, peuple du Burkina, nous aimerions dire « ENFIN, C’EST GAGNE » !

Mais il conviendrait de comprendre que les problèmes socio-politiques du Burkina ne s’épuiseront pas dans les règles constitutionnelles seulement mais aussi dans la résolution des questions politiques capables d’incarner l’idéal de changement et de rupture, et la mise en œuvre de nombreux mécanismes d’alternance pouvant entrainer l’adhésion des masses à l’exercice du pouvoir reconquis.

De l’analyse de la situation nationale actuelle, on peut noter que le Burkina est en proie à une campagne d’opinion sans égale, mettant en scène des analystes, des observateurs, des partisans et des contempteurs de tous bords. Ce qui, pour certains témoignerait d’une vitalité du jeu politique.

Cependant, au regard de la profondeur des débats et de leurs impacts sur le climat sociopolitique, ce bref épisode de notre entrée en scène nous interpelle à plus d’un titre sur les attentes persistantes des populations, sur notre capacité organisationnelle, politique et idéologique à y faire face et sur notre devenir à court, moyen et long terme.

Pour le FFS, cette extrême liberté débridée de toute part, résulte de la banalisation du jeu politique, de la corruption politique, de l’émiettement des sensibilités politiques, de la perte de repères des populations et de la confusion totale des projets de société alternatifs.

Camarades militantes et militants,

Les forces impérialistes et les traitres à la patrie ont eu raison de nous depuis la date fatidique du 15 octobre 1987.

Traqués de toutes parts, mis en quarantaine dans toutes les sphères de la vie nationale, nous n’avons eu de salut à exister que par notre capacité de résilience. Malheureusement, le régime usera de tous les moyens pour fragiliser nos rangs, soit par l’infiltration, soit par la corruption ou d’autres menaces plus graves. Nous avons connu la terreur sous toutes ses formes. Le pire dommage que nous aurons à déplorer aura été l’émiettement des forces de Gauche, l’impatience petite-bourgeoise et le reniement de l’idéal commun par certains camarades avec l’affaiblissement des forces progressistes.

De cette expérience, le Front des Forces Sociales (FFS) aura appris qu’il ne sert à rien de s’entredéchirer ou de démultiplier les contradictions secondaires en perdant de vue les contradictions principales, raison d’être d’un parti à savoir la conquête du pouvoir pour une alternance alternative. A s’y méprendre, tôt ou tard, l’histoire nous imposera l’impératif de l’unité perdue.

Nous demeurons convaincus que, les progressistes unis, peuvent mieux répondre aux aspirations légitimes des masses populaires que la bourgeoisie exploiteuse à la solde des intérêts impérialistes.

Nous osons dire qu’une insurrection, ce n’est pas le départ d’un individu et de quelques irréductibles membres de son clan. Une insurrection, c’est le rejet d’un système avec ce qu’il a établi : son organisation, ses valeurs, sa voie, ses méthodes, ses pratiques, ses soutiens, etc.

Face à des attentes légitimes, parfois excessives, à des caprices de putschistes « irrepentis », la peur de vexer, de blesser, de bouleverser est la première source de reniement idéologique et de démission face à notre responsabilité historique. Mais notre devoir est de nous tourner vers la quête de réponses adéquates aux aspirations du peuple, lequel peuple n’hésitera pas à prendre acte si des résolutions fortes tardent à être prises.

Démocrates, patriotes, révolutionnaires, socialistes, nous sommes des militants et militantes engagés dans le combat pour la démocratie, la justice sociale, le progrès et la liberté. Tous ceux qui ont mené ces nobles combats au prix de sacrifices énormes sont de la race des leaders envers qui, nous progressistes, devront avoir serment de fidélité à leur idéal, à leur vision. C’est tout le sens que le FFS donne à l’idéal de Thomas SANKARA sans calcul politicien aucun et qui forge notre fierté et notre dignité.

C’est pourquoi, en cet anniversaire du 04 août que nous commémorons dans un contexte post-insurrectionnel, le Front des Forces Sociales (FFS), lance un vibrant appel à tous les partis alliés, à se résoudre à faire face sans complaisance, aux problèmes cruciaux de discipline de parti, de définition et de promotion des valeurs progressistes et patriotiques et à s’engager sans réserve dans la lutte contre toutes les tares qui profitent de l’opportunisme et du reniement idéologique à des fins de liquidation des acquis historiques du peuple burkinabè.

« Là où s’abat le découragement s’élève la victoire des persévérants » !

Gloire éternelle aux peuples en lutte !

La patrie ou la mort, nous vaincrons.

Ouagadougou, le 04 août 2016

Pour le FFS, le Président National

Nebnoma Edouard ZABRE

Accident de circulation: un blessé grave et une moto en lambeau

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Un véhicule personnel d’Etat a arrêté sa course « folle » devant un magasin de vente de friperie sur l’avenue Kadiogo, le 3 août 2016 à Ouagadougou, après avoir terrassé un motocycliste et un poteau électrique.
IGB

Bilan, un jeune-homme blessé grave, une moto en lambeau et un poteau électrique à terre.

« Que s’est-il passé? », c’est la question que le chauffeur posait à une dame à bord du véhicule, peu de temps après. Et voilà comment elle lui a répondu: « Tu voulais nous tuer ».
MOTO

 » Nous aussi on croyait qu’il voulait doubler les autres véhicules. Nous avions été surpris », nous raconte l’agent de liaison, Issouf Kaboré, visiblement sous le choc, qui a expliqué qu’ils étaient, au nombre de six, en partance pour Tanghin pour saluer les familles de collègues, heureux pères de bébés.

Anderson Koné
Burkina Demain

MATDSI : quatre agents traduits en conseil de discipline

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Le Ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure ( MATDSI) a ouvert sa première session de conseil de discipline, ce 3 août 2016 à Ouagadougou. A l’ordre du jour, des dossiers relatifs à quatre agents des communes de Nasséré et de Djibo ainsi que du Haut-commissariat du Kadiogo.
MATDSI

Il est reproché aux agents des communes de Nasséré et de Djibo le détournement de deniers publics, le non-respect des dispositions réglementaires en matière d’élaboration des plans, de passation et d’exécution des marchés publics et à celui du Haut-commissariat du Kadiogo, le vol et l’absentéisme.

Selon le président du conseil de discipline, Aristide Béré, les faits reprochés remontent à l’année 2015 et au début de l’année 2016.

De ses explications, les agents incriminés ont manqué à l’obligation de probité, de désintéressement qui doit incomber à tout agent de la fonction publique. Et le conseil qui n’a rien à cacher , va s’assurer et rappeler les valeurs que doit incarner tout agent de la fonction publique.

« La procédure pénale n’est pas engagée » contre l’agent du Haut commissariat, avancé M. Béré qui a déclaré que l’intéressé a reconnu les faits dans le rapport.
Pour Aristide Béré, les quatre agents seront entendus sur la base de la règlementation disciplinaire de la fonction publique. Et ils risquent des sanctions de premier degré, prononcées par les supérieurs hiérarchiques immédiats; des sanctions de deuxième et troisième degré, prononcées après avis du conseil de discipline.

A l’entendre, les peines encourues vont de « l’baissement d’échelons à la révocation sans suppression du droit à la pension ».
Mathias Lompo
Burkina Demain

Boko Haram : l’EI nomme un nouveau responsable en Afrique de l’Ouest

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Dans la dernière parution de son hebdomadaire en langue arabe, l’État islamique propose une interview de Abou Mosab Al Barnaoui, présenté comme le nouveau responsable de sa « province en Afrique de l’Ouest ». Il remplacerait donc Abubakar Shekau, nous apprend Jeune Afrique.
BOKO

Al Nabaa est la parution hebdomadaire en langue arabe de l’organisation de l’État islamique (EI). « Dans son premier entretien avec le journal Al Nabaa après sa désignation comme Wali (chef) sur l’Afrique de l’Ouest, cheikh Abou Mosab Al Barnaoui parle de l’histoire du jihad dans cette région », annonce le journal dans son numéro 41 daté de mardi 2 août.

Al Barnaoui était apparu dans plusieurs vidéos de Boko Haram et faisait office de porte-parole.
Dans son entretien avec Al Nabaa, ce dernier ne fait aucune référence claire au sort du chef reconnu de Boko Haram Abubakar Shekau, sauf pour rappeler l’histoire du mouvement, qui a prêté allégeance à l’État islamique en mars 2015 et se fait appeler depuis Jama’at Ahl al-Sunnah Lil Dawa Wal Jihad (la Province ouest-africaine de l’organisation de l’EI).

La dernière apparition d’Abubakar Shekau date de mars 2016. Dans une vidéo non datée et dont on ignorait où elle avait été tournée, Shekau déclarait en haoussa et en arabe : « Pour moi, la fin est venue. Qu’Allah nous protège du mal (…) je remercie mon créateur. »

Cette nomination intervient alors que plusieurs sources militaires affirment que Boko Haram serait divisé. La thèse de la « scission » a été avancée il y a quelques semaines par Thomas Waldhauser, le chef de l’Africom (le Commandement des États-Unis pour l’Afrique), devant des sénateurs américains. Elle est reprise aujourd’hui par plusieurs services de renseignement de la sous-région. « Il semble que Boko Haram soit traversé par des dissensions. Il n’est pas impossible qu’il y ait aujourd’hui plusieurs factions, et donc plusieurs chefs », explique un officier nigérien.

Il y aurait d’un côté les partisans de la « logique millénariste » héritée du fondateur de la secte, Mohammed Yusuf, et de l’autre les partisans de la « logique terroriste », désireux d’approfondir leurs liens avec l’EI. Les premiers seraient restés dans les fiefs historiques du groupe (la forêt de Sambisa et les monts Mandara, au Nigeria), tandis que les seconds pourraient s’être établis dans les îles et sur les berges du lac Tchad. Ce sont eux qui sont soupçonnés d’avoir mené le raid sur la ville de Bosso, au Niger, le 3 juin (26 soldats tués).

Burkina Demain
Source: Jeune Afrique

Elaboration de manuel de gestion de la sécheresse au Sahel : Le processus marque un grand bond à Kaya

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Ambiance bon enfant après quatre jours d'intenses travaux

Kaya, chef-lieu de la province de la province du Sanmatenga et de la région du Centre-Nord, a abrité du 26 au 29 juillet 2016 une rencontre d’experts. Sous la conduite du Professeur Raymond Malou, personne ressource de CAP-NET, ces experts ont travaillé à adapter le manuel de formation sur la réduction des risques de sécheresse dans le contexte de la GIRE (Gestion Intégrée des Ressources en Eau).

Ambiance bon enfant après quatre jours d'intenses travaux
Ambiance bon enfant après quatre jours d’intenses travaux

C’est dans une ambiance de satisfaction générale qu’est intervenue le vendredi dernier à Kaya les travaux de l’atelier d’adaptation au contexte sahélien du contenu de manuel de formation sur la réduction des risques de sécheresse élaboré par CAP-NET. Ont pris part, sous la direction du Professeur Raymond Malou, à cette rencontre de haut niveau, des experts issus d’organisations nationales et sous- régionales évoluant dans le secteur de l’environnement et de l’eau.
Les experts sont venus notamment du Secrétariat Permanent du Plan d’Action pour la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (SP-PAGIRE) ; de l’Union internationale pour la conservation de la nature/programme Afrique Centrale et Occidentale (UICN PACO) ; du Global Water Patenership in West Africa (GWP/WA) ; de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV) ; de West African Science Service Center on Climate Change and Adapted Land Use (WASCAL) ; de SOS SAHEL INTERNATIONAL BURKINA FASO) ; du Secrétariat Permanent du Conseil National pour l’Environnement et du Développement Durable (SP/CONEDD) et du Partenariat National de l’Eau du Burkina Faso (PNE-BF).

En pleine séance de travail au cours de la journée du mercredi 27 juillet
En pleine séance de travail au cours de la journée du mercredi 27 juillet

Six modules passés en revue

Quatre jours durant, les experts ont donc travaillé à adapter au contexte sahélien le contenu du manuel de formation sur la réduction des risques de sécheresse élaboré par CAP-NET. Ils ont passé en revue les six modules du manuel dont certains ont été reformulés pour les rendre plus explicites.
Les réflexions ont porté sur les six modules suivants :
– le module 1 relatif aux concepts clés ;
– le module 2 portant caractérisation de sécheresses (Echelle temporelle et Spatiale), suivi et prévision ;
– le module 3 traitant de la vulnérabilité et des impacts des sécheresses ;
– le module 4 abordant le cadre de la gestion de risques de sécheresse ;
– le module 5 sur la planification stratégique dans la gestion intégrée des ressources en eau pour la gestion de risque de Sécheresse ;
– et le module 6 relatif à la préparation à la sécheresse, à la gestion d’urgences et au rétablissement post-sécheresse.

Les experts sont venus d'organisations nationales et sous-régionales traitant de l'environnement
Les experts sont venus d’organisations nationales et sous- régionales traitant de l’environnement, de l’eau et de la sécheresse

Les travaux se sont déroulés en plénière et en groupes. Les participants de l’atelier ont été subdivisés en deux groupes. Chaque groupe a travaillé sur trois modules. Les travaux de groupe ont toujours été suivis de travaux en plénière au cours desquels les résultats des travaux des groupes sont restitués, discutés et amendés.

La première phase s’est jouée à Ouagadougou

L’initiative du présent atelier est partie de Ouagadougou où s’est jouée une première phase avec un atelier tenu du 25 au 29 avril 2016 à Ouagadougou sur la même problématique.
«L’objectif de cet atelier est d’adapter le contenu du manuel de formation élaboré par CAP-NET au contexte sahélien. C’est à l’issue de l’atelier de Ouagadougou que des recommandations ont été faites dans ce sens», explique le Professeur Malou.
«Pour cette retraite de Kaya, il s’agissait de pouvoir contribuer significativement au développement du manuel de formation pour l’adapter à notre contexte sous- régional et sahélien», note de son côté le secrétaire exécutif du GWPAO, Mogbanté Dam.

Formateur, organisateurs et participants se félicitent des résultats de la rencontre
Formateur, organisateurs et participants se félicitent des résultats de la rencontre

Et Félicité Vodounhessi/Chabi-Gonni, chargée de projet, notamment du Projet de gestion intégrée de la sécheresse en Afrique de l’Ouest (PROGIS-AO) d’expliciter le contexte de la tenue du présente atelier :
«Dès le démarrage du Projet de gestion intégrée de la sécheresse en Afrique de l’Ouest dont l’un des objectifs est le renforcement des capacités des acteurs au niveau national et régional ; nous avons entamé des discussions avec la structure CAP-NET pour qu’elle nous appuie sur la thématique de la gestion de la sécheresse. Ces discussions ont abouti. Le CAP-NET avait déjà un manuel mondial ou global de gestion de la sécheresse. Sur la base de ce manuel qui était initialement en anglais et qui a été traduit en français, une formation a eu lieu du 25 au 29 avril 2016 à Ouagadougou pour former et renforcer les capacités des acteurs régionaux sur la question. Mais, durant cette formation, on s’est rendu compte que le manuel était très global et une des recommandations a été d’adapter ce manuel au contexte du Sahel qui est d’ailleurs une des zones les plus touchées par la sécheresse.
Et c’est suite à cette recommandation qu’un groupe d’experts faisant partie de la première phase a été identifié pour participer aux travaux de Kaya avec comme leader le Professeur Malou, personne ressource du CAP-NET»

Grégoire B. Bazié
Burkina Demain

Formateur, organisateurs et participants font le point et envisagent la suite

Professeur Raymond Malou, formateur : «L’adaptation du manuel au contexte sahélien se poursuivra»

Pr Raymond Malou
Pr Raymond Malou

«Je pense, au vu des discussions, que les objectifs de cet atelier ont été atteints ou partiellement atteints. En ce qui concerne le réarrangement, l’amélioration du document initial, dans les discussions en plénière, des recommandations et des instructions ont été données aux participants pour que l’aspect adaptation au contexte sahélien puisse être poursuivi avec des exemples sahéliens.
Pour la suite de l’élaboration de ce document, c’est de mettre en place une procédure d’appropriation du nouveau manuel par les experts sahéliens. A partir de ce moment-là, des démultiplications pourront se faire en direction des preneurs à la base.»

Dam Mogbanté, secrétaire exécutif de GWP/AO : «Nous avons enregistré des propositions assez fortes»

Secrétaire exécutif Mogbanté Dam
Secrétaire exécutif Mogbanté Dam

« En termes de bilan, d’abord de participation, nous avons eu de meilleurs professionnels qui soient, de très haut niveau et venant des organisations partenaires qui sont les plus impliquées dans le domaine. Nous avons eu un formateur ou un modérateur de très grande classe et nous pouvons dire que c’était bien choisi. Maintenant en termes mêmes de contenu, les six modules ont été repassés en revue et il y a eu des propositions assez fortes en termes d’amélioration de contenu, en termes aussi de propositions d’étude de cas ou d’exemples tirés de notre région pour pouvoir illustrer aux apprenants lorsqu’on sera en train de dispenser ces modules-là. L’objectif final de tout cela, c’est de pouvoir préparer nos populations, nos gouvernants et mêmes des acteurs sur le terrain pour répondre au mieux aux problèmes de sécheresse qui va se poser de plus en plus, compte tenu des changements climatiques.
Pour la suite, l’objectif c’est d’avoir un document de qualité que les différentes organisations en place pourraient déjà utiliser dans le cadre de leurs activités, dans le domaine des formations et de l’accompagnement des populations en réponse aux problèmes de sécheresse. Et ensuite, on fera un point sur cette utilisation pour voir si elle est bien adaptée en vue d’une amélioration continuelle.»

Félicité Chab-Gonni/ Vodounhessi, chargée de projet PROGIS AO et organisatrice : «Je suis vraiment satisfaite des résultats»

Chargée de projet Félicité Chab-Boni/ Vodounhessi
Chargée de projet Félicité Chab-Boni/ Vodounhessi

«Je suis vraiment satisfaite. C’était un atelier de quatre jours et j’ai vu l’engouement des participants et leur contribution. Ils ont vraiment retravaillé le document. Les étapes à suivre, ce sera de le finaliser, d’avoir un dernier coup d’œil ou les amendements de la part du CAP-NET, du Partenariat mondial de l’eau Afrique de l’Ouest et de l’Organisation météorologique mondiale pour qu’on ait vraiment un document adapté au contexte sahélien. A partir de là, le manuel final sortira et sera par la suite disséminé auprès des différents utilisateurs »

Hubert NDiaffa, UICN PACO, participant : «Cela a été un exercice pédagogique très pertinent»

Dr Hubert NDIAFFA, UICN PACO, participant
Hubert NDIAFFA, UICN PACO, participant

«J’ai trouvé cet atelier très pertinent en ce sens qu’il a été un exercice pédagogique qui nous a permis de réviser un document, de l’adapter au contexte sahélien en matière d’évaluation de la vulnérabilité, de ses impacts, au regard de la sécheresse que nous connaissons, mais aussi des outils qu’on peut mettre effectivement à la disposition des planificateurs pour la gestion de ces différentes catastrophes dont la sécheresse. Je suis satisfait des résultats de présent l’atelier»

Hilaire Ilboudo, chargé de programmes au Partenariat national de l’eau, participant : «Cela nous a été très bénéfique et le sera aussi pour les autres»

Hilaire Ilboudo, PNE, participant,
Hilaire Ilboudo, PNE, participant,

Du 25 au 29 avril 2016, nous avons eu à participer à une formation sur la gestion intégrée de la sécheresse. Cependant, on s’est rendu compte que le document de formation qui doit être administré aux différents participants par l’intermédiaire de nos personnes qui sont désormais des formateurs, avait quelques lacunes. Il fallait notamment tropicaliser le document dans le contexte sahélien pour qu’il puisse être plus pertinent et répondre à nos réalités propres de la sécheresse. En cela, cet atelier nous a été très bénéfique car il nous a permis de passer en revue le document, de voir les insuffisances, de l’adapter à notre contexte sahélien ouest-africain dont nous sommes les acteurs premiers et les concernés. A l’issue de ces quatre jours d’atelier, je peux dire que sincèrement que nous sommes très satisfaits en ce sens que nous avons pu réellement implémenter nos expériences et réalités à l’intérieur de ce document qui va être désormais bénéfique aux autres apprenants.
Propos recueillis par GBB
Burkina Demain

Yagha: deux présumés braqueurs aux arrêts

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Deux présumés braqueurs dont la poursuite avait conduit le 7 juillet dernier à une brève interpellation de 17 Koglweogo par la police nigérienne, ont été à leur tour arrêtés par la police de Pipabé (province du Yagha), a appris l’AIB de sources concordantes.
police

La police de Pipabé, localité située dans la province du Yagha, à 70km de Dori, a mis la main sur deux présumés bandits de grands chemins, le 20 et le 24 juillet 2016.

Un troisième est toujours en cavale. Mais les perquisitions ont permis de retrouver un pistolet automatique, une machette et trois turbans.

Ces présumés braqueurs sont soupçonnés d’avoir volé le 7 juillet 2016 sur l’axe Dori-Sebba, deux millions de FCFA au père de trois Koglweogo (groupe d’autodéfense).

Les 17 Koglweogo qui s’étaient lancés à leur poursuite, avaient été brièvement arrêtés par la police nigérienne pour violation de l’intégrité territoriale du Niger.

Selon des sources concordantes, ces présumés bandits qui sévissaient dans la province du Yagha, auraient emporté 420 000 FCFA le 14 juillet 2015 et 7 millions de FCFA, le 2 novembre 2015.

Burkina Demain
Source: Aib