Le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, a été contrarié, alors qu’il fanfaronnait sur son abstinence concernant l’alcool, par une photo prouvant le contraire. Zut…
Il faut se méfier des appareils photos qui se baladent ! Mais manque de chance, l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy s’en est aperçu … trop tard.
Le boss des Républicains, candidat aux primaires de la droite était l’ invité de la nouvelle chronique politique de RTL « Questions de confiance » pré-enregistrée mais diffusée à l’antenne chaque samedi à 9h15. Et après avoir reconnu qu’il n’était pas contre les pétards, il a continué ses confidences (pas sur l’oreiller mais presque !) sur.. l’alcool. Et là, il est mal tombé.
Pourtant, il en est sûr, l’alcool, c’est pas son truc. Si bien que lorsqu’on l’interroge afin de savoir s’il préfère le Ricard au pétard, sa réponse est ferme : « Ricard… je n’ai jamais bu une goutte d’alcool de ma vie, jamais. Vous vous rendez compte ce truc-là ? Et pourtant je me suis amusé je vous le dis. » Oui oui, on s’en rend compte !
D’autant plus après avoir vu cette photo qui circule depuis joyeusement sur Twitter :
Un petit mensonge pas très grave, mais qui risque de lui être souvent rappelé…
La fédération des associations du secteur informel du Burkina a rencontré le ministre de l’administration territoriale et de la sécurité intérieure, Simon Compaoré, le 6 août 2016 à Ouagadougou.
A l’occasion, le porte-parole de la fédération, Seydou Zangré, a souhaité au nom de ses camarades, leur prise en compte dans l’attribution des marchés publics au même titre que les grands commerçants.
En réaction, Simon Compaoré a indiqué qu’il travaille pour plus de transparence afin que les petits et grands commerçants profitent équitablement des offres de l’Etat.
Cela étant, il a soutenu qu’il n’apprécie pas le favoritisme, car, de son avis, il n’a jamais usé ou monnayé ses compétences pour permettre à une connaissance d’avoir illégalement un service ou un bien.
Et d’ajouter que ce qui peut nuire à ses relations avec un tiers, c’est de lui « demander des marchés de façon illégale ». Il a expliqué qu’il y a des services habilités à traiter ces questions.
Simon Compaoré en veut pour preuve qu’il n’a jamais octroyé une parcelle par faveur, durant tout le temps passé à la tête de la mairie de la ville Ouagadougou.
« Simon Compaoré n’a jamais distribué de parcelles. (…) On a arrêté des maires, il y a des gens qui disent pourquoi on n’a pas arrêté Simon. Mais Simon n’a pas fait de « fonfonfon » dans les parcelles. Pourquoi on va m’arrêter ? Pourquoi ? », a-t-il martelé, en mettant au défi quiconque de le démentir.
Suite au sit-in de 72 h organisé, du 11 au 13 juillet dernier, par le syndicat national des gestionnaires des ressources humaines (SYNAGRH), les lignes ont bougé au ministère en charge de la Fonction publique.
Il ressort que le syndicat a obtenu l’harmonisation du taux de SIGASPE à 20 000 francs CFA pour tous, constable sur les bulletins de salaire à la fin du mois d’août ou de septembre; le paiement des arriérés pour le traitement des actes de reversement de la loi 081; une revalorisation des allocations servies au personnel impliqué dans les opérations des concours de la fonction publique.
» A présent tout a été pris en compte, sauf qu’il y a eu un incident le premier jour de l’administration des concours. Le personnel a été payé selon l’ancien taux, à hauteur de 2 500 francs CFA », relève une source qui a fait comprendre que le syndicat est allé rencontrer les autorités compétentes qui ont aussitôt donné des instructions pour l’application des termes des précédents accords. » On est passé de 2 500 francs CFA, la demie journée de préparation des épreuves et d’administration des concours à 5 000 francs CFA la préparation et l’administration », apprend-on.
A l’entendre notre source, le syndicat a été on ne peut plus clair avec le ministre en charge de la Fonction publique. Il lui aurait dit que c’est vrai qu’il a compté parmi les anciens qui ont déjà géré les affaires publiques, mais qu’il ôte de sa tête l’idée qu’il peut mener les hommes comme il le faisait dans le passé. Car, de l’avis du syndicat, les temps ont changé; qu’il est derrière le temps où les autorités avaient l’habitude de ranger les revendications des travailleurs dans les placards pour revenir ensuite à la table de négociation pour bluffer.
A la fin de la mission de lancement de la version pilote de la startup de Bifasor au Burkina Faso, la vice-présidente, Rym Soussi, chargée des relations publiques, a laissé entendre: « C’est un bilan très positif. On a reçu un accueil très enthousiaste de la part des acteurs qu’on a rencontrés. Tous sont tombés d’accord sur la nécessité et l’utilité d’une telle plateforme pour améliorer les performances logistiques du secteur et la compétitivité du pays ». Les fondateurs de la startup
« Nous avons rencontré l’ancien Directeur général du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC), Ali Traoré, le président par intérim du CBC, Justine Bado/ Poda, le président de l’association professionnelle des transitaires et concessionnaires en douane agréée, Julien Zoungrana, et son vice-président, Aurelien Yirzigh Somé, le président de l’Organisation des transporteurs routiers du Burkina, El Hadj Maiga, le Ministre des Transports, Monsieur Soulama Souleymane et des professionnels du transport et logistique » a indiqué la vice-présidente qui a soutenu que les professionnels sont tous prêts à apporter leur soutien à la mise en place de la plateforme.
Pour Rym Soussi, le but de la mission est de recruter les premiers utilisateurs et de recueillir leurs impressions, en vue de construire la version finale qui réponde au mieux aux besoins des professionnels. Ce qui va leur permettre de participer de manière active à la construction et au succès de la plateforme, a-t-elle souligné. Les fondateurs de Bifasor, après une audience avec le ministre en charge des transports
De son avis, la version finale sera lancée d’ici à la fin de l’année 2016. Et elle espère avoir 50 000 utilisateurs la première année, 200 000 la deuxième, et 500 000 la troisième; le but étant, a-t-elle affirmé, de couvrir tout le continent africain et ses partenaires commerciaux.
Selon Rym Soussi, les premiers professionnels burkinabè des transports et du transit sur la plateforme ont été inscrits et ils seront répertoriés sur internet. Ce qui fait, a-t-elle dit, qu’ils seront visibles et accessibles dans le monde entier. Et l’avantage, c’est que la création de ce profil est gratuit: on ne paie ni l’hébergement, ni les frais itinérants à l’entretien et à la mise à jour.
« La version pilote est actuellement disponible et sera en activité pendant quelques mois en attendant la version finale prévue d’ici la fin de l’année. Tous les professionnels du transport et de la logistique sont invités à rejoindre la plateforme en passant par le site internet de Bifasor www.bifasor.com », a noté Mme Soussi.
Qu’est-ce qui va changer chez ces derniers? A cette question, elle a réagi, en soutenant que la plateforme va permettre de faciliter leurs opérations logistiques, de gagner en visibilité auprès de tous les professionnels du secteur, de réduire les coûts et les délais, d’améliorer leurs qualités de service, d’accéder à de nouveaux marchés et d’améliorer de fait leur compétitivité.
« Avec le site, on évite les prestataires intermédiaires et avec les frais relatifs. Le professionnel évite ainsi les frais de déplacement, d’hébergement et les pertes inutiles de temps », a renchéri Rym Soussi qui a expliqué que de son bureau, le professionnel peut, grâce au moteur de recherche internet, trouver des clients et des prestataires dont il a besoin tant à l’échelle locale qu’internationale.
Par ailleurs, Mme Soussi a fait comprendre que la réduction des coûts de services aura pour effet la diminution des prix des produits au niveau des consommateurs.
N’y a t-il pas de risques encourus? A cette question, elle a répondu: « On va mettre en place un système de certification pour faire en sorte que seuls les professionnels déclarés puissent s’inscrire. Il est fondamental d’offrir un outil transparent et fiable. Par exemple, un transitaire, inscrit sur la plateforme, doit être à mesure de fournir un agrément. En parallèle, nous vérifierons auprès du Ministère de l’Economie que cet agrément est authentique. Notre but ici est de se libérer de l’informel qui caractérise le secteur ». Et de dire qu’il y aura un système de notation de la part des utilisateurs qui permet d’évaluer la qualité du service fourni par les prestataires.
Quant à la tournée en Côte d’Ivoire, elle a fait savoir que la délégation a rencontré le secrétaire général de l’Organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et centrale, Alain Luvambango, le président du Syndicat des transporteurs routiers professionnels de Côte d’Ivoire (SYNTBPCI), Soumaila Fofana et le ministre ivoirien en charge des Transports, Gaoussou Touré.
Au Ghana, elle a été accueillie par la directrice du service des chargeurs, Naa Densua Aryeetey. « Le projet a été accueilli de la même manière qu’au Burkina Faso. Et les autorités sont toutes prêtes à nous accompagner dans la réalisation de ce projet », foi de Rym Soussi.
Le fils de l’ex-président centrafricain François Bozizé, Jean-Francis Bozizé, a été arrêté, le vendredi 5 août 2016 dans la capitale Bangui, selon des sources sécuritaires.
Jean-Francis Bozizé, qui fut aussi ministre de la Défense de son père, « a été arrêté par la Section recherches et investigations (SRI) de la gendarmerie et des éléments de la police de la Mission des Nations unies (Minusca) à son hôtel », a appris l’AFP auprès de la gendarmerie.
Les raisons exactes de son arrestation n’ont pas été précisées. »Le ministre de la justice, Flavien Mbata, doit faire une déclaration dans les heures qui suivent », indique-t-on de source gouvernementale.
D’après une source au parquet, « Jean-Francis Bozizé fait partie des proches de l’ancien président Bozizé ou membres de sa famille qui font l’objet d’information judiciaire ouverte par la justice centrafricaine ».
Jean-Francis Bozizé était revenu depuis quelques jours à Bangui en provenance de Nairobi. Selon des proches, « confronté au gel de ses avoirs tout comme d’autres membres de la famille ou personnalités de l’ancien régime, il cherchait à regagner le pays où il détient certains biens ».
Le fils de l’ancien président avait quitté la Centrafrique le 24 mars 2013 au moment de la prise de Bangui par la coalition à dominante musulmane Séléka.
Cette rébellion avait alors installé à la place de son père le président auto proclamé Michel Djotodia. Ce coup de force avait provoqué la réplique des milices anti-Balaka principalement chrétiennes.
Le pays avait alors sombré dans une spirale des violences communautaires avec des milliers de morts et des centaines de milliers de personnes déplacées, provoquant l’opération militaire française Sangaris, puis le déploiement de la Minusca.
Le Rail club du Kadiogo (RCK) a remporté, le 5 août 2016, la 30e édition de la coupe du Faso, en battant l’AS SONABEL par 2 à 0, au Stade du 4 août de Ouagadougou.
Le premier but des faucons est intervenu à la 23 e min, avec Jérôme Ouiya.
Quand intervient la pause, le score est à l’avantage du RCK qui mène par 1 à 0.
A la reprise RCK maintient le pressing et remporte les duels. Profitant de cette passe, la nouvelle recrue du RCK, Yacouba Mando, d’une frappe imparable, marque le deuxième but à la 66 e min.
Et voici comment l’entraineur de l’AS SONABEL, Seydou Zerbo dit Kroll, accueille la défaite: «Je suis arrivé très tard dans cette équipe et sincèrement il n’est pas permis à n’importe qui de jouer une finale. On se félicite d’avoir accompli les tâches. Cette équipe, je l’ai sauvée. Nous-mêmes on se tire notre chapeau».
Le RCK va empocher la somme de 10 millions de F CFA, le trophée et des médailles en or. Quant à l’AS SONABEL, elle s’en tire avec 7,5 millions de F CFA et des médailles en argent.
Présent dans la tribune officielle du Stade du 4 août, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, n’a pas boudé son plaisir: « Ça été un honneur pour moi de présider cette coupe du Faso. J’ai assisté à un beau match. Le meilleur a gagné. Je voudrais saluer l’esprit sportif et le fair-play qui a dominé tout au long du match et encourager nos équipes à continuer à travailler dans ce sens».
Maurice Yaméogo, le père de l'indépendance de la Haute Volta, aujourd'hui Burkina Faso
A l’occasion de la commémoration de la 56e anniversaire de l’accession de la Haute-Volta, aujourd’hui Burkina Faso, nous vous proposons la solennelle déclaration d’indépendance faite à l’époque à la radiodiffusion nationale par le premier président du pays, feu Maurice Yaméogo.
Maurice Yaméogo, le père de l’indépendance de la Haute Volta, aujourd’hui Burkina Faso
‘’Aujourd’hui, 5 août 1960, à zéro heure, au nom du droit naturel de l’homme à la liberté, à l’égalité, à la fraternité, je proclame solennellement l’indépendance de la République de Haute-Volta. Neuf siècles d’histoire ont révélé au monde la valeur morale de l’homme voltaïque. Au nom de cette morale à partir de laquelle nous voulons bâtir notre nation, j’exprime ma profonde reconnaissance à tous les artisans de notre indépendance nationale.
A la France, au Général de Gaulle, dont le courage et la magnifique lucidité lui valent l’immortalité devant l’histoire, à toutes les nations qui nous assistent, au clergé qui fournit à ce pays sa première élite avec les moyens du bord, aux professeurs français, qui, patiemment, ont façonné les responsables de ce pays, à nos chefs traditionnels qui ont su sauvegarder l’intégrité de notre Etat contre les atteintes de l’extérieur, aux anciens combattants et anciens militaires, toujours fidèles à l’honneur, à tous nos parlementaires, aux militants politiques de tous les échelons, aux vaillants combattants qui sont morts pour le triomphe de notre liberté, j’adresse, au nom du gouvernement, l’hommage de ma profonde gratitude. “Vive la Haute-Volta indépendante, vive la France, vive la fraternité des peuples de la terre’’. Maurice Yaméogo, président de la Haute Volta
Le Premier ministre Paul Kaba Thièba lors de son face-à-face avec la presse ce 4 août à la Primature
Le Premier ministre Paul Kaba Thièba a animé personnellement ce 4 août 2016, le neuvième rendez-vous ‘’Face à la presse’’. Au menu des échanges avec les journalistes : le Plan national de développement économique et social (PNDS), les nouveaux impôts et taxes, des questions d’actualité.
Le Premier ministre Paul Kaba Thièba lors de son face-à-face avec la presse ce 4 août à la Primature
Si pour ce rendez-vous du 4 août entre le Premier ministre Paul Kaba Thièba et les représentants de la presse nationale et internationale les questions d’actualité ont été abordées en dernière position ; elles ont quand même tenu leurs promesses. Coup sur coup, Paul Kaba Thièba a été amené à se prononcer sur des questions embarrassantes telles la perte de 25 millions de francs CFA lors de son dernier voyage à Taiwan en mai dernier ou le fait pour lui de ne pas avoir de biens immeubles ici au Burkina comme cela est ressorti de sa déclaration de biens. Sur la perte des 25 millions, il assure qu’il n’y est pour rien et décline toute responsabilité dans le remboursement des fonds perdus au profit. Et d’expliquer qu’en tant que Premier ministre, il n’a jamais touché de l’argent lors des voyages officiels. Sur la deuxième question, le Premier ministre s’est félicité du fait que cette question lui permettait de dire la vérité sur le problème. A l’écouter, il y a eu une erreur dans la déclaration des biens et que son bien immeuble qu’il possède a été mis dans le terrain de pâturage. Il assure par exemple posséder une parcelle dans la zone de Ouaga 2000 qu’il n’a pas encore totalement mis en valeur mais qu’il a déjà commencé à mettre en valeur.
La question du coup de fil téléphonique entre Roch et Blaise
L’autre question d’actualité à laquelle Paul Kaba Thièba a répondu, c’est notamment celle relative à l’affaire du coup de fil téléphonique que Rock Kaboré aurait passé à Blaise Compaoré pendant son séjour en Côte d’Ivoire lors de la session du 5e Traité d’amitié et de coopération ivoiro-burkinabè. Là-dessus, Thièba a laissé entendre qu’il démentait formellement ces allégations et qu’il se rangeait entièrement derrière le démenti du ministre des Affaires étrangères, Alpha Barry.
«Moi, j’étais à Yamoussoukro avant que le président Kaboré. Mais, jamais, jamais, jamais, je n’ai entendu parler d’entretien avec qui que ce soit», a juré le Premier Thièba.
Il nous reviendrons dans nos prochaines éditions sur les aspects socio-économiques de la conférence du Premier ministre.
L’Union des forces centristes (UFC) a effectué sa rentrée politique, le 4 aout 2016 à Ouagadougou, sous le thème :« Le Burkina Faso post-insurrection à l’épreuve de la démocratie, contribution centriste ». Le président de l’UFC, Issa Balima, au milieu
« Nous obéissons à une tradition qui consiste à effectuer la rentrée politique de notre parti, chaque 04 août pour réitérer notre « sankarité » parce que nous sommes une force centriste d’obédience sankariste. Le 04 aout est plein de symbole pour nous et pour la jeunesse et pour le peuple burkinabè et nous pensons que c’était normal qu’on ne déroge pas à la tradition », a laissé entendre le président de l’UFC, Issa Balima.
Le président de l’UFC a appelé à l’abandon des charges contre Djibril Bassolé , car il les juge illégales. De même, il a plaidé pour un professionnalisme rigoureux dans le traitement du dossier des détenus politiques incarcérés par Zida ». De son avis, il faut prospecter des circonstances atténuantes pour les putschistes du 16 septembre 2015 pour favoriser une réconciliation de l’ensemble des fils et filles du Burkina.
Tablant sur le déraillement du processus démocratique sous la transition, qui à ses dires, a été non consensuelle, non constitutionnelle, avec la loi d’exclusion, les arrestations populistes et arbitraires de responsables politiques, Issa Balima a appelé à la mise en accusation du Lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida. A l’en croire, c’est une nécessité impérieuse pour la manifestation de la vérité.
Chaleureux poignet de main entre le président de l'ARREC et le Premier ministre burkinabè
En séjour à Ouagadougou depuis le 1er août, le président de l’Autorité régionale du secteur de l’électricité de la CEDEAO, Honoré Bogler a été reçu en audience ce jeudi 4 août 2016 par le Premier ministre Paul Kaba Thièba. Accompagné par la présidente de l’Autorité de régulation du sous-secteur de l’électricité (ARSE) du Burkina, le Professeur Bogler est venu parler au PM Thièba des préparatifs du 5e forum des régulateurs d’électricité de la CEDEAO prévu pour se tenir du 14 au 16 novembre 2016 à Ouagadougou.
Honoré Bogler et Paul Kaba Thièba au cours de leur tête-à-tête
Arrivé à Ouagadougou le 1er août dernier pour une visite de travail de plusieurs jours, le président de l’Autorité régionale du secteur de l’électricité de la CEDEAO, Honoré Bogler a été reçu en audience ce jeudi 4 août 2016 à la Primature. Au Premier ministre Bukinabè, Paul Kaba Thièba, le Professeur Bogler a d’abord exprimé sa gratitude pour le soutien à lui apporté par le Burkina lors de sa désignation le 15 avril 2016 comme président de l’ARREC, l’autorité des régulateurs d’électricité de la CEDEAO.
«La CEDEAO, c’est quinze Etats membres, cela veut dire que le Burkina a contribué à ma désignation et il fallait que je vienne me présenter aux autorités du Burkina et les remercier pour la confiance qu’elles ont bien voulu placer en moi», a indiqué Honoré Bogler à sa sortie d’audience.
L’autre sujet qui a été au menu de la présente audience, c’est les préparatifs du 5e forum des régulateurs d’électricité de la CEDEAO que Ouagadougou va abriter du 14 au 16 novembre 2016.
Un forum de grands enjeux
Photo de famille à l’issue de l’audience
Le forum en question revêt d’énormes enjeux et va rassembler plusieurs acteurs, y compris les universitaires. Voici ce qu’en dit le président de l’ARREC :
«Le Forum va réunir tous les régulateurs de la sous-région, également les représentants de tous les opérateurs d’électricité, de même que les représentants des ministères de l’énergie. Ce sera l’occasion de réfléchir sur les nombreux problèmes auxquels nous devons faire face dans le domaine de l’électricité dans notre sous-région. Nous disposons de potentialités énormes, malheureusement reparties de façon très inégale. Nous devons nous montrer intelligents et nos chefs d’Etat ont décidé depuis plusieurs années déjà, que la sous-région devrait mettre ensemble les ressources, les exploiter et les redistribuer pour le bien-être de toutes nos populations. Nous devons mutualiser nos ressources pour pouvoir attirer des investisseurs de manière à ce que nous rendions disponible l’énergie sur le territoire de notre sous –région. Le forum sera l’occasion de débattre de toutes ces questions-là et bien sûr, de la transition énergétique et donc de l’entrée des énergies renouvelables.(…). Nous cherchons les moyens pour mieux faire pour sortir nos populations de la pénombre»
Séance de travail à l’ARSE
Mariam Gui Nikièma, présidente de l’ARSE, est confiante quant à la tenue du 5e forum de l’ARREC en mi novembre 2016
Avant d’effectuer la visite de courtoisie au Premier Thièba, le Professeur Bogler a d’abord eu la veille une longue séance de travail avec les responsables de l’ l’Autorité de régulation du sous-secteur de l’électricité (ARSE) par rapport toujours aux préparatifs du 5e Forum. «Nous avons examiné ensemble ce qui va constituer les travaux du forum. Le thème de ce forum, c’est de mettre en place le marché régional d’électricité : quels sont les opportunités et les défis ? C’est un chapeau global. Mais, soyez-en sûrs, nous allons surtout parler de l’harmonisation de la règlementation. Organiser un marché d’électricité, développer le marché d’électricité, cela ne peut se faire que dans un cadre règlementaire», a confié, à ce propos, la présidente de l’ARSE, Mariam Gui Nikièma qui a accompagné le Pr Bogler et sa suite à la Primature.
Les pays francophones mauvais élèves du marché régional d’électricité
Chaleureux poignet de main entre le président de l’ARREC et le Premier ministre burkinabè
Le marché régional d’électricité dont il sera question à Ouagadougou lors du forum ne s’annonce pas facile à mettre en place, surtout du côté des pays francophones peu enclins au respect de la réglementation en matière de régulation.
«Les pays anglophones sont en avance en ce qui concerne la mise en place du marché régional. Cela pour la simple raison qu’ils suivent et appliquent les directives qui sont données. Mais, chez nous, au niveau des pays francophones, il y a un manque de rigueur en ce qui concerne l’application des directives pour aller vers un marché d’électricité», note Mariam Gui Nikièma.
Point de vue que partage le président de l’ARREC qui pense que la régulation n’est pas encore totalement ancrée dans les mœurs des pays francophones. C’est pourquoi, estime le Pr Bogler, «la tâche qui incombe aux régulateurs, c’est de convaincre les politiques que la régulation, c’est la voie royale vers la fin des délestages».
D’où tout l’intérêt de ce 5e forum qui est une tribune de réflexions et du débat d’idées, d’échanges d’expériences.
Pour le président de l’ARREC, Honoré Bogler, la régulation est une voie royale qui mène à la fin des délestages
De réelles chances pour que le forum se tienne à bonne date
Reporté à plusieurs reprises, ce rendez-vous de Ouaga semble avoir cette fois de réelles chances de se tenir.
«Si j’en juge par l’engagement de la CEDEAO, de nous-mêmes, et des autorités du Burkina Faso, je peux dire que je pars confiant, le forum a de fortes chances de se tenir à la mi-novembre», rassure le président de l’ARREC.
Initialement prévu pour se dérouler du 13 au 14 novembre 2014, le forum a été reporté une première fois en raison de la situation en Afrique de l’Ouest marquée par l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus ébola, puis une deuxième fois en 2015 en raison de difficultés financières rencontrées par l’ARREC.
Pour rappel, le forum des régulateurs de la CEDEAO se tient depuis 2010. Tour à tour, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et la Gambie ont respectivement abrité les 1ère, 2ème, 3ème et 4ème éditions.