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Génocide rwandais : deux anciens bourgmestres condamnés à perpétuité à Paris

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Les 2 Rwandais ont été condamnés à la réclusion à perpétuité pour leur rôle dans le génocide de 1994

Le 6 juillet 2016, Tito Barahira, 65 ans, et Octavien Ngenzi, 58 ans, aux assises de Paris, ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité pour « génocide » et « crimes contre l’humanité ». Plus de mille personnes réfugiées dans l’église de Kabarondo furent massacrées le 13 avril 1994.

Les 2 Rwandais ont été condamnés à la réclusion à perpétuité pour leur rôle dans le génocide de 1994
Les 2 Rwandais ont été condamnés à la réclusion à perpétuité pour leur rôle dans le génocide de 1994

A l’issue de deux mois d’un procès qualifié d’« historique » par les parties devant la cour d’assises de Paris, deux anciens bourgmestres rwandais ont été condamnés mercredi 6 juillet par la justice française à la réclusion criminelle à perpétuité. Ils étaient jugés pour leur participation au génocide des Tutsi dans leur village de Kabarondo, dans l’est du Rwanda, en avril 1994.
Octavien Ngenzi, 58 ans, et Tito Barahira, 65 ans, ont été jugés coupables de « crimes contre l’humanité » et « génocide », pour « une pratique massive et systématique d’exécutions sommaires », en application d’un « plan concerté tendant à la destruction » du groupe ethnique tutsi. C’est la seconde et la plus lourde condamnation en France en relation avec les massacres de 1994 au Rwanda.

Burkina Demain
Source : Le Monde

Paul Kaba Thièba : ‘’Un Premier ministre de mission et pas de pouvoir’’

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Paul Kaba Thièba travaille à répondre aux aspirations des Burkinabè

Le Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thièba, était l’invité ce mardi 5 juillet, de l’émission ‘’Dialogue avec le gouvernement’’ de la Télévision nationale du Burkina (TNB). Occasion pour le locataire de la Primature de répondre à quelques questions embarrassantes de nos confrères dont celle relative à sa marge de manœuvre dans un pouvoir encore dominé par les jeux d’influence Roch-Salif-Simon.

Paul Kaba Thièba travaille à répondre aux aspirations des Burkinabè
Paul Kaba Thièba travaille à répondre aux aspirations des Burkinabè

Le confrère Ousséni Ilboudo qui lui a posé la question, n’y est pas allé du dos de la cuiller. «Etes-vous le premier des ministres ou un véritable chef de gouvernement, au regard de ce qui se passe ?», a lancé en substance le directeur des rédactions de L’Observateur Paalga.

Sur la question du confrère, le Premier ministre a choisi de botter en touche, arguant que ce qui se disait sur les agissements des uns et des autres n’était pas un souci pour lui, parce que son souci à lui, c’est de travailler à répondre aux aspirations et aux préoccupations des Burkinabè et que c’était pour cette raison qu’il avait répondu à l’appel de la Nation.
«Untel a fait ceci, untel a fait cela, etc., cela ne m’intéresse pas», s’est-il défendu.

On l’aura compris, Paul Kaba Thièba n’est pas un Premier ministre de pouvoir. Il se veut plutôt un Premier ministre de mission, celle de mettre en œuvre les engagements du Président Roch Marc Christian Kaboré en matière d’amélioration des conditions de vie des Burkinabè à travers des réalisations socioéconomiques.
Là aussi, le confrère Ilboudo a été aussi bien inspiré en ayant la bonne idée de demander au Premier ministre Thièba ce que son gouvernement comptait faire sur la crise énergétique qui rend problématique toute velléité de relance économique dans le pays. Sans nier le problème, le PM Thièba a évoqué les efforts qui sont en train d’être faits pour réduire, «ramener à des proportions acceptables» le coût du kilowatt dans le pays qui se révèle, dit-il, le plus cher dans l’espace UEMOA. Il s’agit concrètement de faire en sorte que le coût du kilowatt soit autour de 30-40 F CFA d’ici la fin du quinquennat Kaboré, au lieu des 138 F CFA à l’heure actuelle.
Pour ce faire, le Premier ministre a parlé de la nécessité de diversifier les sources de production énergétique en faveur des énergies renouvelables qui devraient contribuer à réduire le coût du kilowatt dans le pays.

Martin Philippe
Burkina Demain

Barcelone: Lionel Messi condamné à 21 mois de prison pour fraude fiscale

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Lourde peine pour l'international argentin

L’attaquant du Barça Leo Messi et son père Jorge ont été condamné à 21 mois de prison pour fraude fiscale. Le quadruple Ballon d’Or, 28 ans, est poursuivi pour avoir évité le paiement d’un peu plus de 4 millions d’euros au fisc.

Lourde peine pour l'international argentin
Lourde peine pour l’international argentin

La star argentine du football devrait cependant échapper à l’incarcération. En Espagne, les peines de moins de deux ans ne sont généralement pas exécutées. Il devra payer une amende de plus d’1,5 million d’euros.
Les faits ne sont pas contestés. A partir de 2005, alors que le quintuple Ballon d’Or était encore adolescent, sa famille a fondé une première société offshore au Belize, petit Etat d’Amérique centrale considéré à l’époque comme un paradis fiscal.
La structure était destinée à encaisser les bénéfices tirés de l’utilisation de l’image de l’Argentin. Puis en 2007, cette société est remplacée par une autre compagnie fondée en Uruguay cette fois.
Objectif: «Maximiser la valeur», des gains du footballeur, a expliqué début juin devant le tribunal un avocat, Angel Juarez, chargé de mettre en place celle-ci. Le montage imaginé par les fiscalistes aurait permis au footballeur d’éviter de verser 4,16 millions d’euros d’impôts au fisc espagnol, correspondant à ses gains avec des compagnies comme Danone, Adidas ou Pepsi-Cola entre 2007 et 2009.
Une évasion fiscale présumée qui a valu à Messi — désormais l’un des quatre sportifs les plus riches du monde selon Forbes — 21 contrôles fiscaux à partir de 2013.
Sans contester les faits, ses avocats ont tenté depuis le début du procès mardi de démontrer qu’il ne gérait pas ses affaires, déléguant tout à son père, comme il l’affirme depuis le début.

Anderson Koné
Burkina Demain

Aïd-El-Fitr : à Ouaga, les musulmans ont prié pour la paix et la sécurité

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Des fidèles musulmans burkinabè

La communauté musulmane du Burkina a célébré la fête de Ramadan, ce 6 juillet 2016. A Ouagadougou, sur la place de la Révolution, elle a prié pour la consolidation de la paix. Et c’est l’imam de la grande mosquée, El hadj Aboubacar Sana, qui a dirigé la prière.

Les fidèles musulmans ouagalais au cours de leur prière du Ramadan
Les fidèles musulmans ouagalais au cours de leur prière du Ramadan

Dans son sermon, l’imam a demandé à Dieu de protéger le Burkina Faso: «Nous invoquons Dieu pour que tous les fidèles musulmans et les autres confréries religieuses soient dans la paix. Que Dieu protège nos autorités administratives et religieuses pour qu’ils aient la force de nous guider sur le droit chemin».

Présent, le ministre de la Culture et du tourisme, Tahirou Barry, aussi a formulé le veux suivant : «que Dieu nous comble de sa grâce, de sa miséricorde et qu’il protège le Burkina. Qu’il veille sur tous ses fils et filles afin que nous regardons ensemble dans la même direction».

Et le ministre en charge des Affaires étrangères, Alpha Barry, lui, a ajouté qu’il souhaite que la paix et la sécurité, «avec tous ce qu’on vit dans la sous-région ».

Union de prières
Union de prières

El hadj Aboubacar Sana a salué le soutien de l’église catholique, à travers son Archevêque Philippe Ouédraogo, qui a effectué le déplacement de la Place de la Révolution.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Situation nationale : Le président Kaboré va échanger avec son opposition ce jeudi 7 juillet

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Plusieurs sujets figureront au menu de ces échanges directs entre le président Kaboré et son opposition

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a invité l’opposition burkinabè à des échanges sur la situation nationale. La rencontre est prévue pour le jeudi 7 juillet 2016 à 10 h au palais présidentiel de Kossyam. C’est là la teneur du présent communiqué de presse de l’opposition politique burkinabè qui entend répondre favorablement à cette invitation au dialogue du président Kaboré.

Plusieurs sujets figureront au menu de ces échanges directs entre le président Kaboré et son opposition
Plusieurs sujets figureront au menu de ces échanges directs entre le président Kaboré et son opposition

«Communiqué de presse du Chef de File de l’Opposition Politique
Le Président du Faso a invité l’Opposition politique burkinabè en vue d’un échange sur la situation nationale. La rencontre est prévue pour se tenir le jeudi 07 juillet 2016 à 10 heures au palais de Kossyam.
La délégation de l’Opposition politique sera conduite par le Chef de File, M. Zéphirin DIABRE.»
Le service de communication du Chef de File de l’Opposition Politique

Ramadan, c’est aujourd’hui 6 juillet au Burkina

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Bonne prière aux fidèles musulmans du Burkina

C’est officiel. C’est ce mercredi 6 juillet 2016 que sera célébrée sur toute l’étendue du territoire burkinabè la fête de Ramadan qui couronne le mois du jeûne musulman. Les responsables des équipes d’observation de la lune ont annoncé ce mardi 5 juillet que le croissant lunaire avait été aperçu dans plusieurs localités du pays.
La nouvelle a été confirmée dans la soirée sur les antennes de la Télévision nationale du Burkinabè. Il ne reste qu’à souhaiter bonne fête aux fidèles musulmans du Burkina Faso. Que la fête soit belle !

Bonne prière aux fidèles musulmans du Burkina
Bonne prière aux fidèles musulmans du Burkina

Burkina Demain

Sit-in du SNAID: le D G des impôts fait « toute » la lumière sur le mouvement

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Suite au sit-in du Syndicat national des agents des impôts et du domaine( SNAID), le directeur général des impôts, Adama Badolo a accepté, le 4 juillet 2016 à Ouagadougou, de revenir sur les motifs du mouvement, avant de faire la lumière sur ce qui parait un « agenda caché du SNAID ».
BADOLO


Burkina Demain (BD): Monsieur le Directeur général, est-ce parce que la plate-forme revendicative de vos agents n’a pas été satisfaite qu’ils sont allés en grève?

Adama Badolo (AD):

Pour ce qui est des motifs de la grève, il y a cinq gros points essentiels qui ont été évoqués. Le premier concerne la gestion du personnel et les affectations. Le Snaid nous reproche de faire des affectations sans tenir compte du plan de carrière. Ce qui n’est pas juste, parce que depuis mon arrivée, il y a un peu plus de deux mois, je n’ai pas encore fait d’affectation contraire au plan de carrière. Il y a eu trois affectations. En fait, la première concerne des membres du Snaid, qui sont en province. Après la mise en place du nouveau bureau, il y a des agents, en province, membre du bureau national, qui ont demandé à être affecté à Ouagadougou. Et j’ ai donné une suite à leur requête. La deuxième, la « direction des enquêtes et de la recherche fiscale » une nouvelle direction. J’ y ai affecté deux agents pour nécessité de service, en vue de faire fonctionner cette direction. Ces agents étaient à Ouagadougou; ils ont tout simplement changé de service. La troisième affection porte sur la création de la deuxième direction des moyennes entreprises. On a mis en place, à la demande du syndicat, une commission spéciale d’affectation qui a travaillé. Donc, je ne vois pas en quoi j’ai fait des affectations contraires au plan de carrière. A en croire les syndicalistes, par le passé, il y a eu des affectations contraires au plan de carrière. Même si c’était le cas, il n’en est plus de même aujourd’hui. Et moi je me suis engagé à appliquer le plan de carrière. J’ai posé deux actes dans ce sens. J’ai pris service le 13 avril 2016 et le 19 suivant, j’ai envoyé une lettre circulaire, disponible, à tous les directeurs de la DGI du Burkina pour leur demander d’appliquer les plans de carrière.

J’ai ensuite mis en place un comité de relecture du plan de carrière. Malheureusement, les travaux de ce comité ont été retardés car, le syndicat m’a demandé de m’engager pour que le document final soit adopté en conseil des ministres, signé par le président du Faso, le premier ministre, le ministre de la fonction publique et le ministre de l’Economie et des Finances. Naturellement, je ne pouvais pas prendre d’engagements.
A présent, nous sommes en négociations pour trouver un juste milieu où nous nous accorderons pour commencer les travaux.

B D. Pensez-vous que le syndicat est allé en sit-in pour mettre la pression sur vous?

A B: C’est une forme de pression que je ne comprends pas. Le deuxième point à l’ordre du jour de leur mouvement porte sur la question des locaux. C’est un réel problème à la DGI; il ne date pas d’aujourd’hui. Nous en sommes conscients; c’est pourquoi, nous avons inauguré ce bâtiment ce jour. Et nous avons de nombreux services en location à Ouagadougou et à l’intérieur du pays. Est-ce que moi je peux résoudre tout cela en deux mois? Ce n’est pas possible. Le ministre de l’Economie, des finances et du développement ne peut pas non plus résoudre la question en un si peu laps de temps.

Ce que le syndicat aurait du chercher à comprendre est de savoir si nous avons pris à bras-le-corps cette revendication. Y a-t-il des signes qui vont dans le bon sens? Si oui, le syndicat devait être compréhensif.

Moi, je crois qu’il y a des signes qui vont dans le bon sens, car nous avons trouvé un local pour les brigades du Centre. Cela a pris du temps, mais les emménagements ont commencé. Bientôt, les agents vont investir le site pour le travail.

Ensuite, nous sommes engagés à construire à Ouagadougou et dans les provinces. Nous avons même communiqué là-dessus. Nous avons déposé un dossier pour la construction du siège à Ouaga 2000. Nous sommes en train de négocier pour l’acquisition d’un immeuble R+ 5 ici dans la ville de Ouagadougou. Ce processus est en cours.
Le troisième problème évoqué par le syndicat est celui du carburant. Voilà un problème qui a toujours existé à la DGI. Moi, j’ai pris service et j’ai proposé de mettre en place un document consensuel définissant les critères de répartition du carburant pour l’ensemble des 2000 agents des impôts, mais aussi pour le fonctionnement des services. On a mis en place un comité dans lequel le syndicat a siégé et on est tombé d’accord avec un document consensuel, adopté par le conseil de direction de la DGI.

Nous avons dit qu’il fallait diffuser le document, comme il est très important, pour que les agents en prennent connaissance avant que moi je ne le signe. Nous étions en attente du terme de ce processus au bout duquel je devais le signer. Dans tous les cas, c’est clair que l’application de l’accord doit rentrer en vigueur à partir du premier juillet passé. C’est ce qui a été décidé de commun accord. Ici encore, moi je ne vois pas où se trouve le problème. A moins de vouloir remettre au goût du jour de vieux problèmes.

B D:Aviez vous donc été surpris par ce mouvement?

A B: Non, pas vraiment. Je le voyais venir. Moi, je pense que la vraie raison, c’est d’empêcher un mouvement des agents de la DGI. J’ai proposé de remettre les compteurs à zéro. Voyez-vous, il y a des gens qui sont dans des services depuis 10 ans à Ouagadougou tout comme en province. Il y a aussi qui sont à Ouagadougou depuis qu’ils sont sortis de l’école de formation (ENAREF), alors qu’il y a manque de personnels en provinces. Quand on veut affecter les agents en provinces, ils refusent, arguant que ce sont « directs sortis de l’ENAREF » des écoles qu’on doit envoyer là-bas. Il y a aussi qui partent pour l’école à la faveur des concours professionnels, qui en ressortent, et refusent des affectations en provinces.
J’ai donc mis en place un dispositif pour recenser les travailleurs sur la base de leur ancienneté dans leur poste de travail.
Je voudrais donc que des agents partent de Ouagadougou pour l’intérieur du pays et vice-versa.

B D: Avez-vous le soutien de la ministre de l’Economie et des finances?

A.B: Ha oui, il me semble naturel; je ne peux pas entreprendre un mouvement de ce type sans l’en informer. Et puis, ça rentre dans le cadre de la bonne gestion des ressources humaines. Moi-même, j’ai servi pendant 11 ans en province, en l’occurrence à Bobo Dioulasso. Or il ya des gens qui n’ont jamais quitté une seule fois Ouagadougou.

B D: A présent où vous avez été mis devant le fait accompli, qu’allez-vous faire, allez-vous continuer avec le dialogue?

A. B: Nous sommes disposé pour le dialogue, permanemment, permanemment.

B D: Avez-vous un appel à lancer au syndicat?

A B: Je demande aux militants du SNAID et au bureau national de jouer la carte de l’apaisement. Je leur demande de revenir à la table de négociation pour que nous puissions nous accorder sur la manière de gérer ensemble la DGI. En tous cas, moi, je suis prêt à prendre en compte les propositions, suggestions et avis et à tout moment.

A titre d’exemple, pour affecter les agents à la deuxième Direction des moyennes entreprises, nous avons mis en place un comité de travail qui a désigné les agents devant être muté là-bas. On m’a soumis une note de service à signer. J’ai informé le syndicat et il a dit que je ne pouvais pas affecter des agents, sans l’en informer. Nous avons tenu une réunion avec lui; il a identifié dix noms à retirer de la liste d’affectation. L’argument du syndicat, ces derniers n’avaient pas encore fait plus de trois ans dans leur service. A la demande du syndicat, on a retiré ces dix noms sur la liste.

Autre chose, le directeur régional des impôts du Centre avait affecté des agents. Et le syndicat a demandé d’annuler ces affectations, on l’a fait. On ne sait plus ce qu’il veut. On ne peut plus prendre de discisions? Nous, nos soucis, c’est que les services fonctionnent. Ils doivent fonctionner.

Anderson Koné

Burkina Demain

DGI: les agents en sit-in de 48 heures à Ouagadougou

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Les agents des impôts et des domaines ont organisé, le 4 juillet 2016 à Ouagadougou, un sit-in de 48 heures à la devanture de la Direction générale des impôts (DGI). Objectif, réclamer de meilleures conditions de vie et de travail. DGI

Par dizaines, les manifestants, arboraient des pancartes « non à la corruption, au délitement moral, à l’impunité des crimes économiques dans le secteur de l’économie et des finances ».

Selon les explications du secrétaire général du SNAID, Nongo Grégoire Traoré, le mouvement vise à contraindre les autorités à payer la prime de rendement du 4e trimestre 2015, à obtenir un statut particulier, la construction d’infrastructures adéquats, l’application du plan de carrière pour les agents, afin d’éviter les mutations et nominations arbitraires, la réhabilitation des services endommagés et inadaptés. A l’entendre, depuis janvier 2016, les travailleurs effectuent des déplacements dans le cadre du service, et ce, à leurs propres frais.

«Nous voulons que l’impôt que le contribuable verse bénéficie à toute la population. Il n’y a pas question que des milliardaires détournent les impôts et on s’abat sur les plus pauvres. L’impôt doit être juste et démocratique », a expliqué M. Traoré qui a encore parlé de la restitution du carburant aux agents pendant leurs missions.

« Nous sommes là aujourd’hui et demain. S’il n’y a rien, nous allons engager des actions plus fortes », a-t-il ajouté.

Mathias Lompo
Burkina Demain

DGI : les agents de Bobo Dioulasso, en sit-in de 48 h, résolus à poursuivre la lutte

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Les militants SNAID Bobo Dioulasso posant pour la postérité après le sit-in

La section régionale du Syndicat national des agents des impôts et du domaine (SNAID) organise, un sit-in de 48 h, à compter de ce 4 juillet 2016 à Bobo Dioulasso, en vue de revendiquer de meilleurs conditions de vie et de travail.

Les militants SNAID Bobo Dioulasso posant pour la postérité après le sit-in
Les militants SNAID Bobo Dioulasso posant pour la postérité après le sit-in

A entendre le secrétaire général de la section Houet du SNAID, Boukaré Bandaogo, le Snaid a remis sa plateforme revendicative à la Direction générale des impôts (DGI) et au ministère de l’économie, des finances et du développement, depuis son congrès ordinaire de fin janvier 2016. Mais depuis lors, a-t-il poursuivi, il n’y a pas eu de suite. Et c’est ce qui a provoqué le sit-in du 17 mai qui, à son tour, n’a été suivi d’aucun effets.
De ses explications, les autorités ont promis de mettre en place une commission bipartite pour réfléchir sur la plateforme, mais celle-ci n’a jamais eu le jour.

A la question de savoir ce que le SNAID ferait si les lignes ne bougeaient pas, il a répondu que le syndicat passera à une autre étape de la lutte, avec d’autres moyens. S’il n’a pas donné de précisions, il a indiqué que bureau appréciera avec les militants, avant de prendre les mesures qui sied.

Boukaré Bandaogo, se satisfait de la mobilisation de ses camarades syndiqués. A l’en croire, plus 100 agents des services de la direction régionale des moyennes entreprises, la direction régionale et la direction régionale du guichet unique ont répondu à l’appel du SNAID devant le gouvernorat.  » Tous les agents étaient là, à l’exception de quelques chefs de services », a-t-il dit, en soutenant que c’est ce qui fait la force du mouvement qui compte, a-t-il révélé, s’y appuyer pour la suite de la lutte.

Dominick Da
Burkina Demain

Procès Simone Gbagbo: une maladie de l’ancienne première dame entraine la suspension d’une semaine

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Le procès devant les assises d’Abidjan de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire Simone Gbagbo, pour crimes contre l’humanité, a été suspendu, ce lundi 4 juillet 2016, pour une semaine. Et pour cause, l’accusée a été victime d' »un malaise » en fin de semaine dernière.
SIMONE

« L’audience est suspendue, elle va reprendre lundi prochain », a déclaré le président de la Cour, Kouadio Bouatchi, après des échanges entre le parquet général et le défense sur la santé de l’accusée, absente.

Mme Gbagbo, 67 ans, « a fait un malaise vendredi, elle est malade et internée dans une clinique d’Abidjan » a affirmé un de ses avocats, Me Ange Rodrigue Dadjé, qui se montrait confiant sur la reprise du procès, « le temps qu’elle soit rétablie ».

Mercredi, la défense a réclamé la publication d’un rapport psychiatrique d’un ex-chef de milice qui avait accusé la veille Mme Gbagbo de financer leur mouvement. Il faudra attendre la reprise du procès pour connaître la décision de la Cour.

La cour d’assises d’Abidjan juge depuis le 31 mai Mme Gbagbo pour crimes contre l’humanité, crimes contre les prisonniers de guerre et crimes contre les populations civiles, commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3.000 morts en cinq mois.

A noter que Mme Gbagbo purge déjà une première peine de 20 ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’Etat », prononcée en 2015.

Joachim Batao
Burkina Demain