Accueil Blog Page 582

Vitesse sur les axes routiers : Simon Compaoré donne un ultimatum aux transporteurs

0

24 morts et une trentaine de blessés. Ce sont là les données de l’accident tragique intervenu dans la nuit du mercredi à jeudi aux environs de Ouhabou sur la nationale Ouaga –Bobo. Face à cet énième accident au bilan humainement lourd, le ministre d’Etat en charge de la sécurité, Simon Compaoré a décidé de mettre le holà.

Simon Compaoré donne un mois aux transporteurs pour qu'ils se conforment à la réglementation en matière de vitesse
Simon Compaoré donne un mois aux transporteurs pour qu’ils se conforment à la réglementation en matière de vitesse

Les propriétaires de cars ont un mois pour plomber la vitesse de leurs véhicules. C’est l’ultimatum que vient de leur donner le ministre d’Etat en charge de la sécurité, Simon Compaoré après le drame de cette nuit à Ouahabou où 24 passagers ont péri dans un accident de la circulation. La vitesse serait l’une des raisons du drame qui a fait également une trentaine de blessés dont 26 graves. Pour le ministre d’Etat, trop, c’est trop. Et tout chauffeur pris en flagrant délit de vitesse, sera interpellé. Et d’appeler les propriétaires des cars à leurs responsabilités pour le contrôle des agissements de leurs chauffeurs.
Pour revenir au fait du drame de la nuit dernière, un car de transport en commun est entré violemment en collision avec un camion stationné au bord de la chaussée sans aucun dispositif de signalisation. Résultat : familles et la Nation sont endeuillées. Le chauffeur du camion incriminé serait porté disparu.

Martin Philippe
Burkina Demain

Attaque du commissariat de Koutoukou : L’UPC condamne vigoureusement

0
Zéphirin Diabré, chef de file de l'opposition politique burkinabè

A travers ce communiqué, l’Union pour le progrès et le changement (UPC) a réagi à l’attaque du Commissariat de police de Koutoukou. Le ^parti condamne l’attaque et invite les citoyens à se conformer aux consignes de sécurité.
ZEPH

Le commissariat de police du district de Koutoukou (province du Soum) a été attaqué dans la nuit du mardi 17 au mercredi 18 Mai 2016 par trois assaillants.

Un communiqué officiel du ministère en charge de la sécurité intérieure a fait état de deux éléments des forces de l’ordre blessés et d’énormes dégâts matériels. Le communiqué affirme également que les armes utilisées et le mode opératoire laissent fortement présager qu’il s’agit d’une attaque terroriste.

L’UPC condamne vigoureusement cette attaque contre la nation burkinabè. Elle souhaite un prompt rétablissement aux deux policiers blessés et apporte son plein soutien aux forces de défense et de sécurité.

L’UPC appelle les citoyens burkinabè à se conformer aux consignes données par les autorités sécuritaires et à toujours signaler tout cas suspect aux forces de défense et de sécurité.

Ouagadougou, le 18 Mai 2016

Pour le Bureau Politique National

Le Président
Zéphirin DIABRE

Compte rendu du Conseil des ministres du 18 mai 2016

0
Une session du conseil des ministres burkinabè

Le Conseil des ministres tenu , le mercredi 18 mai 2016 à Ouagadougou, sous la présidence de Roch Marc Christian KABORE, a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, et autorisé des missions à l’étranger.
conseil

I . DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté trois (03) rapports.

Le premier concerne les résultats de l’Appel d’offres ouvert N°2015-005/PM/SG/MOAD/PRM du 27 juillet 2015 relatif aux travaux de construction du nouvel aéroport international de Ouagadougou-Donsin.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché à l’entreprise CGE pour les travaux du lot M1 base militaire : voirie et assainissement, eau potable, eaux usées et éclairage, d’un montant de six milliards deux cent quarante-sept millions cinq cent vingt-huit mille trois cent trente-deux (6 247 528 332) francs CFA TTC avec un délai d’exécution de vingt-quatre (24) mois.

Le financement est assuré par le budget MOAD, gestion 2016.

Le deuxième est relatif à la passation des marchés par la procédure d’entente directe dans le cadre de l’organisation des examens de la session 2016.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :

DELTA PRINT pour l’acquisition de feuilles de composition, d’un montant de cent cinquante-neuf millions trois cent mille (159 300 000) francs CFA TTC ;
IMPRIMERIE COMMERCIALE DU BURKINA (ICB) pour l’acquisition de divers imprimés (procès verbaux du BEPC, du BEP, du CAP et des carnets d’attestation de succès) d’un montant de dix millions six cent soixante-huit mille trois cent quatre-vingts (10 668 380) francs CFA TTC.

Le montant total des attributions s’élève à cent soixante-neuf millions neuf cent soixante-huit mille trois cent quatre-vingt (169 968 380) francs CFA TTC.

Le financement est assuré par le budget de l’Etat, gestion 2016.

Le troisième est relatif à l’audit de la Transition.

Les audits et investigations ont concerné 48 structures administratives et démembrements de l’Etat, 03 collectivités territoriales, 05 régies d’avances, 11 comptes de dépôts, 1238 commandes dont 266 ont fait l’objet d’audit approfondi.

Sur l’ensemble des marchés conclus, 55% ont été passés par entente directe, un taux supérieur à la norme fixée par l’UEMOA qui est de 15%.

40% des marchés passés comportent des irrégularités liées au non respect des principes de mise en concurrence, à l’absence de l’autorisation du ministre de l’Economie et des finances et à l’absence de visas du contrôleur financier.

Les 11 comptes de dépôts et les 05 régies d’avances ont révélé que 2,84% des dépenses comportent des irrégularités et les dépenses inéligibles représentent 0,29%.

Des irrégularités ont été également constatées dans la gestion du carburant et des lubrifiants.

Le Conseil, après avoir pris connaissance dudit rapport, attend les suites judiciaires qui sont du ressort de l’Autorité supérieure du contrôle d’Etat-lutte contre la corruption (ASCE-LC). Il a pris acte des recommandations formulées dans ce rapport et a instruit les ministres au suivi de leur mise en œuvre effective.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté un décret portant détermination de la liste des travaux dangereux interdits aux enfants au Burkina Faso.

Ce décret vise à combler les insuffisances du décret N°2009-365/PRES/PM/MTSS/MS/MASSN du 28 mai 2009 portant détermination de la liste des travaux dangereux interdits aux enfants au Burkina Faso.

Son adoption permet de codifier et de classifier les travaux dangereux interdits aux enfants en vue de lutter efficacement contre les pires formes de travail des enfants et de se conformer aux normes internationales.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une autorisation d’engager un processus de sélection de promoteurs privés en vue de la réalisation de cinq (05) centrales solaires photovoltaïques au Burkina Faso.

Ces centrales solaires photovoltaïques seront localisées sur l’axe Bobo-Dioulasso – Orodara (10 Mégawatts), à Dédougou (15 Mégawatts), à Dori (15 Mégawatts), à Fada N’gourma (10 Mégawatts) et à Ouagadougou (30 Mégawatts).

Cette sélection vise à augmenter l’offre de service électrique par injection de l’énergie solaire dans le réseau de la SONABEL et à réduire la facture énergétique de notre pays.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les mesures idoines pour la réalisation de cette sélection.

COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre d’Etat a fait au Conseil une communication relative à des actes d’incivisme graves enregistrés dans notre pays. Il s’agit entre autres :

du non respect des feux tricolores par un motocycliste qui, dans son refus d’obtempérer, a volontairement fauché le policier stagiaire Rasmanè DOUSSOUNGOU pendant qu’il réglementait la circulation, entrainant ainsi son décès ;
des agressions perpétrées par des élèves sur des enseignants à Gounghin dans la commune de Koupèla et à Ouahigouya ;
des agressions physiques sur un élu du peuple ;
de la séquestration des enseignants et de l’incendie de leurs engins à Gounghin dans la commune de Koupèla ;
de l’incendie de domiciles et d’engins de gendarmes à Dédougou ;
des saccages de sièges de Commissions électorales communales indépendantes (CECI) à Zogoré dans le Yatenga, à Béguédo dans le Boulgou et à Bouroum-Bouroum dans le Poni.

Le Gouvernement condamne fermement ces actes d’incivisme qui compromettent sérieusement les efforts de développement.

Il interpelle l’ensemble des citoyens à un engagement collectif pour que cessent définitivement ces pratiques qui ne font pas honneur à notre nation ni à l’Etat de droit que nous devons bâtir ensemble.

Les enquêtes en cours permettront de situer les responsabilités et de sanctionner les coupables à la hauteur de leur forfait.

Le Gouvernement réaffirme toute sa détermination à user de tous les pouvoirs régaliens pour venir à bout de ce phénomène.

II.2. La ministre déléguée chargée de la coopération et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil une communication relative à la participation du Burkina Faso à la 36ème Session ordinaire du Conseil de médiation et de sécurité et à la 76ème Session ordinaire du Conseil des ministres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tenues respectivement les 12 et 13 mai 2016 à Dakar, en République du Sénégal.

A ces deux sessions, l’organisation réussie des élections couplées du 29 novembre 2015 au Burkina Faso a été saluée.

En outre, les attaques terroristes du 15 janvier 2016 ayant fait plus d’une trentaine de morts ont été condamnés.

Le Conseil a recommandé à la Commission de la CEDEAO, de travailler en collaboration avec l’Union africaine et l’ONU, dans le cadre du Groupe International de Soutien à la consolidation de la démocratie et à la relance économique du Burkina Faso (GIS-BF). A ce titre, il a été recommandé à la Commission de soutenir l’organisation d’une conférence des donateurs en vue de mobiliser les ressources nécessaires au développement économique et social du Burkina Faso.

S’agissant du mandat de la mission de la CEDEAO en Guinée-Bissau (ECOMIG) à laquelle prend part un contingent burkinabè, la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement a décidé du retrait de ladite mission à la date du 30 juin 2016.

II.3. Le ministre de la Jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelle a fait au Conseil une communication relative à la mise en œuvre du Programme « Emplois-Jeunes pour l’éducation nationale » (PEJEN).

Ce Programme vise à offrir des opportunités d’emplois aux jeunes diplômés de l’enseignement supérieur et à combler le déficit en enseignants dans le post-primaire.

A la date du 14 mai 2016, le taux global des inscriptions au Programme s’établit à 123,04%. Les bénéficiaires du Programme recevront une formation à l’Ecole normale supérieure (ENS) de l’Université de Koudougou et à l’Institut des sciences (IDS) avant leur déploiement sur le terrain.

Au regard de l’engouement suscité par ce programme chez les jeunes, le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines pour définir le chronogramme de mise en œuvre de la formation après la sélection des 4 200 candidatures sur l’ensemble des dossiers réceptionnés au titre du Programme « Emplois-Jeunes pour l’éducation nationale » (PEJEN) pour l’année 2016.

II.4. Le ministre des sports et des loisirs a fait au conseil une communication relative à la victoire de notre compatriote, Mathias SORGHO au 13ème Tour cycliste international du Bénin à COTONOU, le 15 mai 2016.

Après son succès au Tour cycliste du Togo 2016, notre compatriote s’est à nouveau imposé au classement général du Tour cycliste international du Bénin sur une distance totale de 501 kilomètres avec un chrono de 12 heures 49 minutes 58 secondes.

Le Conseil adresse ses vives félicitations au vainqueur, à toute l’équipe des étalons cyclistes et les encourage à persévérer dans cet élan.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Monsieur Ousmane BA, Mle 104 403 S, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur général des affaires juridiques et consulaires ;
Monsieur Kounbèyaolé Francis HIEN, Mle 59 733 Z, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;
Monsieur Lassina TRAORE, Mle 57 437 G, Inspecteur du Trésor, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Trésorier auprès de l’Ambassade du Burkina Faso à Libreville (République du Gabon) ;
Madame Houralo Nina Leaticia COULIBALY/SOU, Mle 59 657 U, Inspecteur du Trésor, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Trésorier auprès de l’Ambassade du Burkina Faso à New-Delhi (Inde).

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Madame Yougbare Wennègouda Mariette MININGOU, Mle 117 291N, Maître assistant, est nommée Directrice des institutions privées d’enseignement supérieur à la Direction générale de l’enseignement supérieur (DGESUP) ;
Monsieur Salifou Koucka OUIMINGA, Mle 119 759 C, Enseignant-chercheur, catégorie P2, classe initiale, 1er échelon, est nommé Directeur de l’assurance qualité de l’enseignement supérieur à la Direction générale de l’enseignement supérieur (DGESUP) ;
Monsieur Missa BARRO, Mle 74 454 M, Maître assistant, 1ère catégorie, 6ème échelon, est nommé Directeur de l’accréditation, de la reconnaissance et de l’équivalence de titres et diplômes du supérieur à la Direction générale de l’enseignement supérieur (DGESUP).

AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

Monsieur Antoine SOMDA, Mle 25 551 W, Médecin spécialiste en santé publique, catégorie P, 3ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
Madame Aminata Pagnimdebsom NACOULMA, Mle 257 378 N, Pharmacien spécialiste en pharmacognosie, catégorie P6, 1er échelon, est nommée Directrice générale de la pharmacie, du médicament et des laboratoires (DGPML).

AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DES AMENAGEMENTS HYDRAULIQUES

Monsieur Gaoussou SANOU, Mle 96 804 Z, Ingénieur agronome, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Coordonnateur national du Projet riz pluvial (PRP) ;
Monsieur Bienvenu ZONOU, Mle 25 730 J, Enseignant chercheur, catégorie A1, 8ème échelon, est nommé Secrétaire général du Centre agricole polyvalent de Matourkou ;
Monsieur Oumarou SAWADOGO, Mle 33 774 K, Ingénieur agronome, catégorie A1, 8ème échelon, est nommé Directeur régional de l’agriculture et des aménagements hydrauliques de la Boucle du Mouhoun ;
Monsieur Jean Marcel OULE, Mle 83 806 Y, Ingénieur du développement rural, catégorie A1, 3ème grade, 4ème échelon, est nommé Directeur régional de l’agriculture et des aménagements hydrauliques des Cascades ;
Madame Pascaline Téné KIMA/ABGA, Mle 58 530 F, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 7ème échelon, est nommée Directrice régionale de l’agriculture et des aménagements hydrauliques du Centre ;
Monsieur Pascal SOUBEIGA, Mle 25 134 Y, Conseiller d’agriculture, catégorie A2, 12ème échelon, est nommé Directeur régional de l’agriculture et des aménagements hydrauliques du Centre-Est ;
Madame Asséto NABALOUM/ILBOUDO, 26 851 W, Ingénieur agronome, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Directrice régionale de l’agriculture et des aménagements hydrauliques du Centre-Nord.
Madame Elise Marie YAMEOGO/KONVOLBO, Mle 19 329 U, Ingénieur en agrométéorologie, catégorie A1, 11ème échelon, est nommée Directrice régionale de l’agriculture et des aménagements hydrauliques du Centre-Ouest ;
Madame Françoise NAON/ZOUNGRANA, Mle 33 770 U, Ingénieur agronome, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directrice régionale de l’agriculture et des aménagements hydrauliques du Centre-Sud ;
Monsieur Patarbtalé Joseph NIKIEMA, Mle 36 431 D, Ingénieur du génie rural, catégorie A1, 12ème échelon, est nommé Directeur régional de l’agriculture et des aménagements hydrauliques de l’Est ;
Monsieur Sitégné HIEN, Mle 19 345 S, Ingénieur agronome, catégorie A1, 7ème échelon, est nommé Directeur régional de l’agriculture et des aménagements hydrauliques des Hauts-Bassins ;
Monsieur Adama BORO, Mle 57 450 V, Ingénieur agronome, catégorie A1, 7ème échelon est nommé Directeur régional de l’agriculture et des aménagements hydrauliques du Nord ;
Madame Raki KIEMA /KOUELA, Mle 31 901 V, Ingénieur en protection des végétaux, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Directrice régionale de l’agriculture et des aménagements hydrauliques du Plateau-Central ;
Monsieur Inoussa WAONGO, Mle 22 168 R, Ingénieur de conception en vulgarisation agricole, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur régional de l’agriculture et des aménagements hydrauliques du Sahel ;
Monsieur Sanna Pierre KABORE, Mle 33 782 U, Ingénieur de conception en vulgarisation agricole, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur régional de l’agriculture et des aménagements hydrauliques du Sud-Ouest.

AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES

Monsieur Firmin BAGORO, Mle 119 811 B, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Coordonnateur du Projet de construction de l’autoroute Yamoussokro-Ouagadougou ;
Monsieur Idrissa Alfred ZAMPOU, Mle 16 800 V, Ingénieur en génie civil, 2ème classe, 9ème échelon, est nommé Directeur général des infrastructures ferroviaires, aéroportuaires et maritimes ;
Monsieur Oumarou BASSAVE, Mle 74 255 J, Economiste, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur général des pistes rurales ;
Monsieur Alassane TRAORE, Mle 45 098 P, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur général du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) ;
Monsieur Gomsida OUEDRAOGO, Mle 75 404 M, Ingénieur en génie civil, catégorie A1, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur général de l’école de formation et de perfectionnement des travaux publics ;
Monsieur Dieudonné KONSEIBO, Mle 24 020 N, Ingénieur des travaux publics, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur régional des infrastructures du Plateau-Central ;
Monsieur Souleymane ZONGO, Mle 248 619 K, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la formation initiale de l’école de formation des travaux publics.

AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

Madame Aminata GUINGANI/ZOURE, Mle 69 068 F, Administrateur civil, 1ère classe, 10ème échelon, est nommée Chargée de missions ;
Madame Marie Christiane BALIMA/SUMBUGMA, Mle 25 119 J, Conseiller des affaires économiques, 2ème classe, 9ème échelon, est nommée Conseiller technique ;
Monsieur Drissa SERE, Mle 104 106 Z, Journaliste, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de la communication et de la presse ministérielle (DCPM) ;
Monsieur Patoin N’wende Damien Honoré ZOUNGRANA, Mle 256 070 K, Ingénieur des travaux informatiques, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur des services informatiques ;
Monsieur Adama KABORE, Mle 91 872 D, Administrateur civil, est nommé Directeur du développement institutionnel et de l’innovation.

AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DES POSTES

Monsieur Balira Ousmane KONFE, Mle 78 199 N, Enseignant-chercheur, est nommé Conseiller technique ;
Monsieur Hennake Aristide Bertrand SOU, Mle 17 39, Ingénieur de conception informatique, 3ème catégorie, 12ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
Madame Elisabeth PARE/SANOU, Mle 42 215, Informaticienne, 2ème catégorie, 4ème échelon, est nommée Directrice du développement de l’expertise nationale dans le domaine des télécommunications ;
Madame Wendingoudi Maïmouna SAWADOGO, Mle 90 101, Ingénieur de conception en informatique, 1ère classe ,4ème échelon, est nommée Directrice de l’industrie numérique.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE ET DE LA FAMILLE

Monsieur Arouna SANDWIDI, Mle 117 214 K, Juriste, 1ère catégorie, 4ème échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;
Monsieur Aboubacar Sidiki BORO, Mle 78 900 L, Sociologue, 1ère catégorie, 7ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
Madame Rosalie Sylla YAO/ TRAORE, Mle 27 829 D, Conseiller en économie sociale et familiale, 1ère classe, 11ème échelon, est nommée Chargée de missions ;
Monsieur Youssoufou OUEDRAOGO, Mle 83 921 K, Economiste, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Conseiller technique ;
Madame Alice Marie Alfredine BOUGMA/KABORE, Mle 26 959 H, Administrateur des affaires sociales, 3ème classe, 4ème échelon, est nommée Conseiller technique du Secrétaire d’Etat chargé des affaires sociales, des personnes vivant avec un handicap et de la lutte contre l’exclusion ;
Monsieur Joanis KABORE, Mle 027 828 C, Sociologue, 2ème grade, 7ème échelon, est nommé Conseiller technique ;
Monsieur Lamoussa KOUDOUGOU, Mle 208 055 E, Administrateur des services financiers ,1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles (DGESS) ;
Madame Alida Gisèle YONLI/ZEBA, Mle 79 240 T, Informaticienne, 2ème catégorie, 7ème échelon, est nommée Directrice des services informatiques.

2. NOMINATION DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier porte nomination des personnes ci-après Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Ouaga I Pr Joseph KI-ZERBO :

Au titre du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation

Madame Chantal Yvette ZOUNGRANA/KABORE, Mle 17 972 X, Professeur titulaire des Universités, pour un premier mandat de trois (03) ans ;

Au titre des Professeurs

Monsieur Stanislas OUARO, Mle 59 243 S, Professeur titulaire des Universités pour un second mandat de trois (03) ans ;
Monsieur Mamadou SAWADOGO, Professeur titulaire des Universités pour un second mandat de trois (03) ans ;

Au titre des personnels administratifs, techniques ouvriers et de soutien

Monsieur Martin TIENTIGA, Mle 42 143 pour un premier mandat de trois (03) ans ;
Monsieur Kokoro Francis YARGA, Mle 41 760 pour un premier mandat de trois (03) ans ;

Au titre des Syndicats des enseignants

Monsieur Boukary PILABRE, Mle 001 8 625 Z pour un second mandat de trois (03) ans ;
Monsieur Jean Claude NABA, Mle 074 170 T pour un second mandat de trois (03) ans ;

Au titre de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso

Monsieur Daouda ZONGO pour un second mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme Madame Chantal Yvette ZOUNGRANA/KABORE, Mle 17 972 X, Professeur titulaire des Universités, Président du Conseil d’administration de l’Université Ouaga I Pr Joseph KI-ZERBO.

MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Mamadi Moctare NACANABO, élève en première année du cycle des techniciens supérieurs d’élevage, Administrateur au titre des élèves au Conseil d’administration de l’Ecole nationale d’élevage et de la santé animale (ENESA).

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,

Porte-parole du gouvernement

Rémis Fulgance DANDJINOU

Affaire Boukari Dabo : Une vérité sur le drame de mai 1990

0
L'affaire Boukari Dabo est encore loin d'avoir livré tous ses secrets

19 mai 1990. 19 mai 2016. Voilà 26 ans que disparaît l’étudiant de 7ème année de médecine, Dabo Boukari. 26 ans après ce drame, les tortionnaires, les assassins et les commanditaires de l’étudiant courent toujours. Beaucoup de salive et d’encre ont coulé sur ce drame. Par devoir de vérité, je partage cet extrait d’interview réalisée avec maître Halidou Ouédraogo, ancien président du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) sur les crimes impunis au Burkina Faso. Ma part de vérité est une contribution à éclairer la lanterne de la jeunesse burkinabè sur l’affaire Boukari Dabo.

L'affaire Boukari Dabo est encore loin d'avoir livré tous ses secrets
L’affaire Boukari Dabo est encore loin d’avoir livré tous ses secrets

Un soir, j’étais chef moi me dit Halidou Ouédraogo. Une grosse Mercedes s’attaque à mon domicile à Gounghin. Un monsieur sort. Il me dit que le président (du Faso) souhaite me rencontrer. Je lui ai dit: Je ne veux pas rencontrer le président. Ils ont tout fait. J’ai refusé. Ma femme a préparé du tô. Et ils ont mangé.
Ils me disent également: est-ce que Salif (Diallo) peut venir. Je réponds: si Salif veut venir, c’est chez lui, ici. Il vient quand il veut. Il repart quand il veut. Après, j’ai fixé un rendez-vous à Salif. Il a amené Badini (Boureima). C’est dans l’affaire David (Ouédraogo) et Norbert (Zongo). On s’est rencontré chez Salif Deré. Quand on était là, le président (du Faso) téléphone à Salif. Il me passe la communication. On s’est parlé. Ce jour, j’ai dit de dire au président de laisser François (Compaoré) répondre. C’est la clé du dénouement de l’affaire David Ouédraogo. Badini a sauté dans la conversion pour dire: qu’est-ce qu’il a fait? Je dis à Salif: tu vois quand tu veux me voir, tu viens. Mais ne m’amène pas des gens comme ça. Il a fait quoi c’est quoi. Salif a beaucoup aidé le président. S’il était resté à côté de lui, il n’aurait pas fait de bêtises.
Dans l’affaire Dabo Boukari, on a commencé à jeter du discrédit sur Salif. Dabo Boukari venait soigner mes enfants. Un enfant arrive ce soir par Air France. Le lendemain, j’ai appris qu’on l’a arrêté (Dabo Boukari). J’ai appelé Salif. Je lui ai dit: il faut que je voie le président. C’est toute suite. Il m’a amené. J’ai dit au président de tout faire pour libérer les étudiants parmi lesquels Dabo Boukari. C’est le médecin de mes enfants. En plus, c’est un responsable d’étudiants. Cette fois, il a été libéré. C’était la première fois. Maintenant, il a été repris. Je ne sais pas comment sur le campus. On ne peut pas m’empêcher de dire que Salif n’a pas tué Dabo Boukari. Salif était là quand je suis allé négocier la libération de Dabo Boukari chez le président (Blaise Compaoré).
Il m’a dit qu’il n’avait pas le dossier. C’est le président et le lieutenant Gilbert (Diendéré) qui l’avaient. Quand le juge a convoqué Salif tout dernièrement, il a dit de demander au président. C’est lui et Gilbert Diendéré qui avaient le dossier. C’est fini. Il a refermé le dossier. Il a demandé au juge d’appeler le président…. Dabo Boukari est mort quand Salif Diallo était à Bamako. Quand il est allé avec moi chez le président, après, il a pris l’avion après, pour Bamako. C’est à son retour qu’on lui a dit que Dabo est mort. C’est pourquoi, il a dit devant le juge d’appeler le président et Gilbert Diendéré. On dit que ce sont les militaires Gaspard Somé et Hyacinthe Kafando qui ont marché sur la colonne vertébrale de Dabo Boukari. Ce n’est pas propre….
Pour écouter la bande sonore d’extrait d’interview dans l’affaire Dabo Boukari, merci d’envoyer votre e-mail à soubeiga20@yahoo.fr.

Journaliste d’investigation et activiste WASH
Dieudonné Soubeaga

Afrique du Sud: bagarre au parlement sous la barbe du président Zuma

0

Les députés de la gauche radicale sud-africaine, Combattants pour la liberté économique (EFF), en sont venus aux mains, le 17 mai 2016, avec le service d’ordre du Parlement, pour la deuxième fois en deux semaines.
SUD

Vêtus de leurs traditionnelles combinaisons rouges de mineurs, les parlementaires des Combattants pour la liberté économique (EFF) ont été violemment chassés de l’Assemblée, alors qu’ils demandaient le départ du chef de l’Etat Jacob Zuma, perturbant de fait le début de séance.

« Le président a brisé son serment, il a délibérément violé la Constitution. C’est Zuma qui devrait partir », ont-ils scandé avant de donner des coups de poing et de jeter des bouteilles d’eau aux forces de sécurité qui venaient les expulser.

L’incident, qui s’est déroulé mardi sous les yeux impassibles du président, est intervenu quelques minutes avant une séance de questions-réponses entre les parlementaires et le chef de l’Etat.

Les députés EFF, emmenés par le leader populiste Julius Malema, demandent la démission de Jacob Zuma, reconnu coupable d’avoir violé la Constitution et empêtré dans plusieurs scandales de corruption.

Fin mars, la Cour constitutionnelle, plus haute juridiction sud-africaine, avait estimé que le chef de l’Etat avait violé la Constitution pour n’avoir pas remboursé une partie des 20 millions d’euros d’argent public utilisés pour rénover sa résidence privée.

Dans les prochains jours, la justice doit aussi se prononcer sur le rétablissement ou non de près de 800 chefs d’accusation de corruption contre le président, dans une affaire de contrat d’armement.

A la sortie du Parlement, Julius Malema a assuré « ne pas être effrayé » par les services de sécurité. « S’ils sont violents, on répondra par la violence », a-t-il mis en garde.
Fin avril, le leader de l’EFF avait menacé de « faire partir ce gouvernement à la pointe du fusil ».

Anderson Koné
Burkina Demain

Rencontre d’information des banques sur la baisse du capital de création d’une SARL

0

La Maison de l’entreprise du Burkina Faso (MEBF) a organisé, le 17 mai 2016 à Ouagadougou, une rencontre d’information sur le nouveau décret fixant le capital social de création des sociétés à responsabilité limitée à 5 000 F CFA au moins.
MAISON

Le Secrétaire général (SG) du ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Sibiri Sanou, a indiqué que l »objectif est d’informer les responsables des banques sur le décret et les inviter à prendre des dispositions pour faciliter l’ouverture des comptes commerciaux dans leurs institutions.

A l’en croire, le Burkina Faso est engagé dans un processus d’amélioration de son climat des affaires dans le but d’encourager la création des entreprises, depuis une décennie.

De ses explications, la mise en place des structures comme les Centres de formalités des entreprises (CEFORE), les Centres de gestions agréés, les tribunaux de commerce ont permis d’accroître le nombre de création des entreprises aux CEFORE de 2581 en 2006 à 7564 en 2015.

Le 3 mai 2016, le gouvernement burkinabè a pris un décret fixant le montant du capital social d’une société à responsabilité limitée (SARL) à la valeur nominale de 5000 FCFA au moins. Ce décret remplace celui de 2014 qui fixait ce montant à 100 000 FCFA.

Selon le secrétaire général du ministère, cette démarche était nécessaire, car elle vise à encourager les promoteurs à créer des sociétés; surtout que la Côte d’Ivoire, le Bénin et le Sénégal ont devancé le Burkina, avec la réduction du capital minimum.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Lumière sur les préparatifs de la 19 e édition des prix Galian

0

La secrétaire générale (SG) du ministère de la Communication et des relations avec le Parlement, Mme Hortense Marie Marthe Zida/Kankyono, a installé, ce mardi 17 mai 2016 à Ouagadougou, les membres des jurys des prix Galian.
GALIAN

Les membres des jurys, au nombre de 30, sont répartis trois: 10 pour les productions en français; 10, en langue nationale et 10 autres pour la presse en ligne. Et ils auront une dizaine de jours pour évaluer les œuvres.

Cette année 2016, ces membres statueront sur 299 œuvres, dont 221 en français, 28 en langue nationale et 30 en presse en ligne.

La directrice générale des médias (DGM), Mme Alimata Farta/Ouédraogo, a laissé entendre qu’il qu’il appartient à chaque jury de s’organiser pour conduire ses activités.

Hortense Zida a exprimé ses encouragements aux membres des jurys, tout en rassurant que toutes les mesures seront prises pour les mettre dans les meilleures conditions de travail.

La nuit des Galian 2016 est prévue pour le 17 juin prochain.

Anderson Koné
Burkina Demain

Sit-in des agents des impôts à Bobo-Dioulasso

0
Le SG du SYNAID, Boukary Bandaogo (micro) a appelé ses camarades à la mobilisation

Le Syndicat national des agents des impôts et du domaine (SNAID), a observé un sit-in de 8 heures à 11 h, ce 17 mai 2016 à Bobo-Dioulasso.

Le SG du SYNAID, Boukary Bandaogo (micro) a appelé ses camarades à la mobilisation
Le SG du SYNAID, Boukary Bandaogo (micro) a appelé ses camarades à la mobilisation

Ces agents protestent contre la remise en cause de leurs acquis par les nouvelles autorités du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement. Et leur plateforme revendicative porte sur le refus de paiement de la prime de rendement du 4e trimestre 2015, le retard dans le paiement de la prime de rendement du premier trimestre de l’année en cours, le manque de locaux appropriés.

Le SYNAID exige alors le maintien du fonds commun, la relocalisation de tous les services sans bâtiment et le payement de leurs primes de rendement.

Le secrétaire général de la section Houet, Boukary Bandaogo, a indiqué que la brigade de vérification du Centre a été délogée, du fait du mauvais état du bâtiment. Et de poursuivre que depuis lors, elle n’a plus de locaux. « Et les agents sont aujourd’hui sans bâtiment », a-t-il déploré. Pour finir, M. Bandaogo a appelé à ses camarades à rester mobilisés pour les batailles futures.

Dominick SIB
Burkina Demain

Bobo-Dioulasso : Plus de 200 000 paquets de cigarettes détruits

0

La direction régionale des Douanes de l’Ouest a détruit plus de 200 000 paquets de cigarettes frauduleux, le 17 mai à Bobo-Dioulasso.
CIGARETTE

Ce sont des paquets de cigarettes, d’une valeur de plus de 45 millions de F CFA, dont la vente est interdite au Burkina Faso.

La destruction a consisté en l’écrasement et l’enfouissement de la cigarette sous terre par un Caterpillar.
Cette quantité de cigarette a été saisie au cours des six derniers mois par les douaniers. Et le directeur régional des douanes de l’Ouest, Mikaïlou Diarra a promis d’intensifier la lutte contre la fraude.

Dominick SIB
Burkina Demain

Le CFOP dénonce la nomination de Lassané Sawadogo à la tête de la CNSS

0
Zéphirin Diabré, chef de file de l'opposition politique burkinabè

Suite à la nomination de Lassané Sawadogo, ancien ministre de la Fonction publique à la tête de la Caisse nationale Sécurité Sociale (CNSS), le chef de file de l’opposition publique s’est prononcé à travers une déclaration. Il dénonce une forfaiture. Lisez plutôt!
ZEPH

C’est avec stupeur que l’opposition politique, comme tous les Burkinabè, a appris, en écoutant le compte rendu du Conseil de ministres du 11 Mai 2016, la nomination au poste de Directeur Général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), de Mr Lassané Sawadogo, ancien ministre de la Fonction publique et actuellement Député MPP de la Province du Zondoma.

Cette nomination est l’illustration parfaite du bafouement par le Président Roch Marc Christian Kaboré et son gouvernement, des principes de bonne gouvernance et de lutte contre l’impunité, proclamés par l’insurrection populaire des 30 et 31 Octobre 2014.

Il s’agit d’abord, d’une manœuvre politicienne, qui consiste à donner la CNSS en récompense à un militant du MPP que l’on n’a pas pu caser. Cela était d’autant plus urgent, que Mr Sawadogo Lassané fait partie de la cohorte des frondeurs qui harcèlent la direction du MPP, lui particulièrement parce qu’il n’a pas obtenu le postes de ministre qu’on leur avait promis pendant la campagne électorale. Toute porte à croire qu’il s’agit là d’un lot de « consolation » parce que rien dans la formation et le parcours professionnel de l’intéressé ne le prédispose à la gestion d’une caisse de retraite et d’allocations sociales. La CNSS, dont tout le monde connait l’importance pour la retraite des vaillants travailleurs burkinabé, sert ainsi de monnaie d’échange dans une transaction politique visant à calmer des revendications au sein du parti au pouvoir.

Deuxièmement, cette nomination s’inscrit dans le prolongement des méthodes révoltantes que le « trio RSS » appliquait lorsqu’il faisait la pluie et le beau temps sous le régime de Blaise Compaoré, méthodes qui consistaient entre autre à nommer à la tête de nos sociétés d’Etat, des militants caciques du parti au pouvoir, quand bien même ceux-ci n’avaient pas le profil adéquat.

La CNSS en particulier a été le lieu favori de la mise en œuvre de cette pratique, comme l’atteste le profil des différents DG qui se sont succédés à sa tête au cours des deux dernières décennies. Ces militants politiques que l’on place à la tête de la CNSS sont potentiellement des instruments pour renflouer les caisses du parti au pouvoir, offrir des marchés aux parents et amis des puissants du moment, et pire utiliser cette manne financière pour prêter de l’argent aux opérateurs économiques proches du pouvoir, ou prendre des participations dans des projets pilotés par des prêtes noms.
C’est cette tradition de pillage que la nomination de Lassané Sawadogo laisse entrevoir.

Enfin et c’est le plus inquiétant, le palmarès personnel de Lassané Sawadogo en matière de gestion des fonds publics pose problème et nous conforte dans nos craintes. Nommé ministre en 2003, Lassané Sawadogo a été limogé avec fracas en 2007, pour mauvaise gestion, notamment en raison de son implication dans le scandale de la Carfo, révélé par des enquêtes de la Cour des Comptes et de l’Inspection d’Etat. Les rapports de ces deux institutions à son encontre étaient si accablants que le régime d’alors n’a pas eu d’autre choix que de le limoger, malgré les puissants soutiens politiques dont il bénéficiait.

En exemple, dans le rapport public 2008 de la Cour des comptes sur la gestion de la Carfo, et portant sur la période où Mr Lassané Sawadogo était ministre de tutelle, il est écrit en page 210 et 211, sous la rubrique « Du bon emploi des deniers publics », ce qui suit :

« Il a été relevé de constater que certaines pratiques dans les dépenses de la Carfo sont contraires au bon emploi des deniers publics. Il en est ainsi :
des dons et prélèvements de carburant pour les missions privées du Ministre de tutelle technique (Mr Lassané Sawadogo), du Secrétaire général du ministère et d’autres personnalités
d’un prêt d’un millions de francs (1.000.000) FCFA pour le carburant du ministre de tutelle technique (Mr Lassané Sawadogo) non remboursé

des missions privées du ministre de tutelle technique (Mr Lassané Sawadogo) effectuées avec le véhicule de la Carfo, avec prises en charge du chauffeur et des frais de route

Au total, sur un montant de 3.602.000 FCFA de carburant hors activités Carfo, 2.612.000FCFA ont été destinés au ministre de tutelle (Mr Lassané Sawadogo) »

Le même rapport dénonce en page 212, l’immixtion grave du ministre Lassané Sawadogo dans le dossier de la construction du siège de la Carfo à Ouaga 2000 en ces termes :
« – le Conseil d’administration en ses séances des 12 Janvier et 25 Avril 2007 et par délibération n°07-016/MFPRE/CARFO/CA du 09 Mai 2007 avait annulé la procédure de passation du marché entamée pour l’exécution du projet de construction.
Le ministre chargé de la tutelle technique ( Lassané Sawadogo), par lettre n° 2007-059/MFPRE/CAB du 14/05/2007 a invité le Conseil d’administration à surseoir à la délibération n°2007-016/MFPRE/CARFO/CA du 25/04/2007 »

Les différentes investigations faites par les corps d’Inspection sur la gestion de Mr Lassané Sawadogo, ont conduit à l’émission d’ordres de recettes contre lui, pour l’obliger à rembourser des sommes importantes indûment prélevées.
Est-il raisonnable, après cette expérience, de confier encore une caisse de retraites à Mr Lassané Sawadogo ?

La CNSS fait partie des « entreprises à caractère stratégique ». De ce fait, la nomination de son Directeur Général relève directement d’une décision du Président du Faso.

Le Président Roch Kaboré est donc responsable de cette nomination, et c’est pour cela que l’Opposition politique l’interpelle personnellement. Si la loi a établi que c’est le Président du Faso qui nomme les dirigeants des entreprises à caractère stratégique, c’est parce que le législateur a pensé que vu son statut, il a le pouvoir de résister aux pressions politiques ou clientélistes et de nommer des personnes compétentes, intègres et patriotes à ces postes. Malheureusement, il nous est donné de constater, qu’en matière de nomination aux hautes fonctions, le Président Kaboré tend à perpétuer la pratique malsaine de copinage politique qui a fait tant de mal à notre pays. Cette nomination à la tête de la CNSS ne répond à aucun souci de préserver l’avenir de nos retraites. Elle n’est pas un exemple de bonne gouvernance, ni un choix qui rassure.

C’est pour cela que l’Opposition politique la dénonce, et dit clairement qu’elle n’acceptera pas que l’argent de nos retraites soit mis dans les mains d’un prédateur, qui a déjà été épinglé par nos services d’inspection.

Fort de ce constat, l’Opposition politique :
Demande instamment au Président Roch Kaboré d’annuler le décret portant nomination de Mr Lassané Sawadogo comme Directeur Général de la CNSS

Invite les travailleurs de la CNSS à faire preuve de grande vigilance dans cette affaire, et à se mobiliser pour éviter que l’avenir de leur maison ne soit compromis
Alerte l’opinion publique sur les dérives de ce nouveau –ancien pouvoir, qui est rapidement revenu aux méthodes détestables décriées par notre peuple, et qui se comporte comme si rien ne s’était passé au Burkina Faso.
Invite le gouvernement, à procéder sans délai à une relecture de la loi relative aux entreprises stratégiques, afin que des dispositions adéquates y soient introduites, pour éviter le genre d’abus auquel nous sommes en train d’assister

Invite les burkinabè de tous horizons, à se tenir prêts pour l’exécution de tout mot d’ordre qu’elle viendrait à lancer, pour contraindre le régime à respecter les aspirations profondes de notre peuple.

Zéphirin DIABRE
Chef de file de l’Opposition

Ouagadougou le 17 Mai 2016