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COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU 3 FÉVRIER 2016

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 03 février 2016, en séance ordinaire, de 9 H 00 mn à 16 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
CONSEIL

I . DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE

Le Conseil a examiné un projet de loi portant création, composition, organisation et fonctionnement des pôles judiciaires spécialisés dans la répression des infractions économiques et financières.
Ce projet de loi vise à doter les tribunaux de grande instance de Ouaga I et de Bobo-Dioulasso d’un pôle judiciaire spécialisé pour le traitement diligent et efficace des infractions économiques et financières.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté un rapport relatif aux résultats de l’appel d’offres ouvert national N°2015-01/CO/SG/DEPI/CEGEPCO du 19 juin 2015 relatif aux travaux de construction et de réhabilitation des centres de collecte et de tri et travaux connexes du Sous-Projet d’assainissement des quartiers périphériques de Ouagadougou (SPAQPO).

Le Conseil a marqué son accord pour la signature du contrat avec le Groupement ENTREPRISE DE L’AVENIR/SOGEI pour un montant de un milliard neuf cent vingt-deux millions neuf cent trois mille quatre cent cinquante-huit (1 922 903 458) francs CFA TTC, avec un délai d’exécution de dix (10) mois, hors hivernage.
Le financement est assuré par le Don FAD N°2100 155 025 919 et le budget de l’Etat.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté un rapport relatif à la situation des programmes de réalisation d’ouvrages d’Approvisionnement en eau potable (AEP) et d’assainissement des eaux usées et excréta en 2016.
La situation fait ressortir un taux d’accès à l’eau potable de 87% en milieu urbain et de 64% en milieu rural. Les taux d’accès à l’assainissement des eaux usées et excréta sont de 32% en milieu urbain et de 9% en milieu rural.
Les besoins journaliers de la ville de Ouagadougou en eau potable sont de 183 000 m3/jour contre une production de 136 000 m3/jour, soit un déficit 47 000 m3/jour.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre des dispositions nécessaires pour la mise en place du programme d’urgence 2016-2017, en vue de résorber le déficit des ressources en eau disponibles et d’améliorer significativement l’accès à l’eau potable et à l’assainissement.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Le Conseil a adopté un rapport relatif à l’organisation de la 18ème édition de la Semaine Nationale de la Culture « SNC Bobo 2016 ».
Cette 18ème édition se tiendra du 26 mars au 02 avril 2016 à Bobo-Dioulasso, sous le thème « Culture et cohésion nationale ».
Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines pour une organisation réussie de cette édition de la SNC.

COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le Secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres a fait au Conseil le bilan de la participation au 26ème Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine, de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso.

Cette session, tenue à Addis-Abeba en Ethiopie, du 30 au 31 janvier 2016 était placée sous le thème : « 2016 : Année africaine des droits de l’homme avec un accent particulier sur les droits de la femme ».
Le Président du Faso et ses pairs ont échangé sur la promotion des droits de l’homme et sur la sécurité.
En marge de ce Sommet, le Président du Faso a pris part aux Sommets des Chefs d’Etat du G5 Sahel et des pays membres de la SMART Africa.

Au cours de son séjour, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a échangé avec les burkinabè vivant en Ethiopie sur sa vision et sa stratégie de développement du pays, la lutte contre le chômage des jeunes et des femmes et les problèmes de sécurité.

II.2. Le ministre de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille a fait au Conseil une communication relative à la célébration de la Journée internationale de la femme le 8 mars 2016.

Le Conseil réitère son invite au port du Faso Dan Fani lors des festivités marquant la Journée internationale de la femme au Burkina Faso, afin de valoriser la production locale et la transformation du coton par les acteurs de la filière, notamment les tisseuses.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

• Monsieur Koudougou Seydou ZAGRE, Mle 29 267 C, Ministre plénipotentiaire, 2ème classe, 7èmeéchelon, est nommé Directeur de cabinet ;
• Monsieur Moussa D. MINOUGOU, est nommé Commissaire à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), au titre des autorités coutumières, en remplacement de Bertrand COLOGO, décédé.

AU TITRE DU PREMIER MINISTERE

• Monsieur Mamadou SEREME, Cadre de banque, est nommé Directeur de cabinet ;
• Monsieur Bamory OUATTARA, Mle 33 316 L, Administrateur des Services financiers, 1ère Classe, 12èmeéchelon, est nommé Secrétaire général ;
• Monsieur Jérôme COMPAORE, Mle 74 214 G, Chercheur, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Conseiller spécial.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE INTERIEURE

• Monsieur Antoine ATIOU, Mle 23 533 W, Administrateur civil, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Gouverneur de la Région des Hauts-Bassins ;
• Monsieur Atjieguiwé Christian ABO, Mle 98 026 U, Secrétaire administratif, est nommé Préfet du Département de Nasséré, Province du Bam ;
• Monsieur Ernest NANA, Mle 83 940 P, Secrétaire administratif, est nommé Préfet du Département de Bondigui, Province de la Bougouriba ;
• Madame Delweindé Catherine ILBOUDO/KYENDREBEOGO, Mle 105 278 V, Secrétaire administratif, est nommée Préfet du Département de Siglé, Province du Boulkiemdé ;
• Monsieur Issa BONI, Mle 220 571 F, Secrétaire administratif, est nommé Préfet du Département de Kayan, Province du Kénédougou ;
• Monsieur Kalifa NEBIE, Mle 247 337 S, Secrétaire administratif, est nommé Préfet du Département de Kompienga, Province de la Kompienga ;
• Monsieur Rasmané ZOUNGRANA, Mle 238 018 H, Secrétaire administratif, est nommé Préfet du Département de Kombori, Province de la Kossi ;
• Monsieur Bêbê Eric HIEN, Mle 247 302 P, Secrétaire administratif, est nommé Préfet du Département de Comin-Yanga, Province du Koulpélogo ;
• Monsieur Daouda NABALOUM, Mle 247 342 H, Secrétaire administratif, est nommé Préfet du Département de Dakoro, Province de la Léraba ;
• Monsieur Saïdou KABRE, Mle 73 835 R, Secrétaire administratif, est nommé Préfet du Département de Déou, Province de l’Oudalan ;
• Monsieur Binjamin ZALVE, Mle 200 387 X, Secrétaire administratif, est nommé Préfet du Département de Nébielianayou, Province de la Sissili ;
• Monsieur Wetongon Karim SANOU, Mle 79 396 S, Secrétaire administratif, est nommé Préfet du Département de Baraboulé, Province du Soum ;
• Monsieur Zoumana TRAORE, Mle 229 969 C, Secrétaire administratif, est nommé Préfet du Département de Kain, Province du Yatenga.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE

• Monsieur Hermann YABRE, Mle 226 253 W, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT

• Monsieur Lassina SIRIBIE, Mle 25 508 G, Conseiller en Sciences et techniques de l’information et de la communication, 2ème classe, 9ème échelon, est nommé Secrétaire général de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB).
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ECONOMIE VERTE ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE
• Monsieur Managabamba Rasmané OUEDRAOGO, Mle 43 478 E, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de cabinet.

Le Ministre de la Communication et
des Relations avec le Parlement,
Porte-parole du gouvernement
Rémis Fulgance DANDJINOU

Burkina: vers un accord contre la criminalité avec l’Arabie saoudite

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Le président de l’Assemblée nationale, Salif Diallo a accordé des audiences, ce mercredi 3 février 2016, à l’ambassadeur des Etats-Unis au Burkina, Tulinabo Mushingi et celui du Royaume d’Arabie Saoudite, Dr Dahir M.J. Alenaze.

DialloDiallo

A sa sortie d’audience, le diplomate américain, Tulinabo Mushingi a laissé entendre qu’un projet de financement du parlement burkinabè est en cours de finalisation.
« Je suis pour un partenariat gagnant-gagnant et ce n’est pas à nous de poser des priorités. C’est à eux de nous dire ce qu’ils veulent faire et nous verrons si cela correspond à ce que nous faisons », a indiqué M. Mushingi qui a dit qu’ils ont évoqué les questions sécuritaires.

Selon lui, c’est une question « très importante » et la « coopération au niveau de la sécurité est au beau fixe ». De ses explications, son pays travaille déjà avec le Groupe de force anti-terroriste (GFAT) et le 25e Régiment parachutiste de Bobo-Dioulasso.

Tulinabo Mushingi a révélé qu’il plaçait la lutte contre le terrorisme Diallodans le concept des « trois D », autrement dit « la diplomatie, le développement et la défense (…)».

L’ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite, Dr Dahir M.J. Alenaze, lui, a annoncé le renforcement de la coopération dans les domaines de la Santé, de l’Agriculture, de l’Enseignement, de la Sécurité etc.
Et son pays entend signer « un accord cadre contre la criminalité », avec un soutien logistique et financier.

Joachim Batao

BURKINADEMAIN.COM

Les jeunes du CDP demande à Roch kaboré de témoigner sur les connexions de Blaise Compaoré avec les terroristes

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Le bureau des jeunes du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a organisé, ce 3 février 2016 à Ouagadougou, une conférence de presse, en vue de se prononcer sur les attaques terroristes du 15 janvier dernier, l’attaque de Yimdi, les enlèvements et les incendies des marchés et yaars.
CDP

« Dans tous les pays, quand il y a ces genres d’évènements, le parti au pouvoir appelle à la cohésion, à l’union des forces et non à monter l’opinion contre les autres », a fait savoir le premier secrétaire adjoint chargé de la mobilisation, Mathias N. Ouédraogo, en réaction à la déclaration du premier-vice-président du MPP, Salif Diallo qui a chargé le CDP et Blaise Compaoré.

Après les attaques, a-t-il poursuivi, des responsables du CDP ont été refoulés par les forces de l’ordre, alors qu’ils voulaient visiter les sites des évènements.
Se prononçant sur le propos du président Roch Marc Christian Kaboré qui faisait cas de connexions entre les terroristes et l’ancien président Compaoré, Mathias N. Ouédraogo s’est exprimé en ces termes : « Le président Kaboré a été un allié de Blaise Compaoré depuis longtemps. S’il le dit, qu’il témoigne en même temps. Il est passé par tous les postes avec Blaise Compaoré et il a été la deuxième personnalité de l’Etat. Si aujourd’hui, il dit ça, il peut en même temps témoigner comment cela se passait ».

Pour finir, Mathias N. Ouédraogo a renvoyé dos à dos les dirigeants actuels et leurs devanciers du CDP: « La génération qui gère le pays actuellement, est en train de mener sa guéguerre politique, de promotion, de jalousie, de tension. ça ne nous concerne pas; c’est leur palabre; seulement qu’on laisse notre pays intact pour que nous aussi nous puissions en profiter, demain ».

Par ailleurs, M. Ouédraogo est revenu sur le cas des leaders du CDP incarcérés. Il a demandé l’indulgence du gouvernement pour qu’il les élargisse. Arguant que ses compagnons de lutte et lui leur rendent visite, M. Ouédraogo a avancé qu’il y en a qui sont souffrants et qui cherchent souvent à aller se soigner auprès de tradi-praticiens. « Mais parfois, c’est très compliqué, qu’on les laisse sortir », a-t-il renchéri.

Mathias Lompo

Affaire des biens mal acquis: Denis Sassou Nguesso porte plainte contre X

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Le président congolais, Denis Sassou Nguesso, a décidé de contre-attaquer, en posant une plainte contre X dans l’affaire des biens publics, depuis un mois.
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« Nous, Denis Sassou Nguesso, Chef de l’État du Congo, déclarons avoir chargé Maître Viala, avocat à la cour à Paris, de déposer plainte contre X, pour tentative d’escroquerie au jugement dans l’affaire dite des biens mal acquis, qui nous oppose à l’association Transparency International », indique un court communiqué dactylographié signé du président congolais.

L’ONG, constituée partie civile dans l’affaire des biens mal acquis, accuse le chef de l’État congolais d’avoir « détourné, à son profit et au profit de sa famille et de son clan, une partie substantielle de la rente pétrolière » du Congo-Brazzaville.
« Si (cette plainte) aboutit, elle fera tomber l’intégralité des dossiers » concernant tous les chefs d’État africains dans l’affaire des « biens mal acquis » , a affirmé Me Viala.

À ce titre, Denis Sassou Nguesso a déclaré qu’il avait « pleine confiance en la justice française pour mener à bien les investigations nécessaires ».

Deux autres chefs d’État africains et leur entourage sont également la cible des enquêteurs : l’ex-président gabonais Omar Bongo Ondimba (décédé en 2009) ainsi que le président de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema.

Au mois d’août dernier, la justice française avait abandonné ses poursuites contre le fils de ce dernier, Teodoro Nguema Obiang Mangue dit Teodorín, deuxième vice-président de Guinée équatoriale.

Selon une source judiciaire, la plainte a bien été reçue au parquet de Paris. Celui-ci dispose de trois mois pour décider de la transmettre ou non à un juge d’instruction.

Anderson koné

MACA: levée de la mise en quarantaine du général Diendéré

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La Direction de la Justice militaire a autorisé de nouveau les visites au général Gilbert Diendéré, incarcéré dans les locaux de Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA), après un mois de mise en quarantaine.
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Durant le week-end dernier, ses enfants et ses frères ont pu lui rendre visite. Ils ont échangé avec lui, quelques minutes durant. Le général Djibrill Bassolé, lui, a pu échanger avec le chef de file de ses avocats, Me Bonkoungou et quelques proches.
Les visites aux personnes inculpées dans le cadre du putsch avaient été interdites au lendemain de l’«opération planifiée» par les présumés éléments de l’ex-RSP (le Régiment de sécurité présidentielle) qui envisageaient de faire évader les deux officiers supérieurs, en s’attaquant à la MACA, dans le mois de décembre 2015.

De fait, les deux généraux sont accusés d’assassinats, de complicité d’assassinats, de destruction volontaires de biens et attentat contre la sureté de l’Etat et de collusion avec des forces étrangères.

Anderson Koné
BURKINADEMAIN.COM

Procès Gbagbo: Blé Goudé charge Blaise Compaoré

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La première phase du procès Gbagbo s’est achevée ce mardi 2 février 2016 à la Haye, avec le propos liminaire de la défense de Charles Blé Goudé, menée par Me Geert Alexander Knoops.
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La défense de Blé Goudé a également repris plusieurs points de l’argumentaire choisi par l’équipe de Laurent Gbagbo. La défense est ainsi revenu sur le caractère « ethnicisé » et « partial » de la vision de la procureure, ou l’absence dans son dossier des crimes commis par le camp d’Alassane Ouattara.

Charles Blé Goudé n’a rien perdu de ses qualités de tribun. C’est lui qui a conclu le propos de son équipe de défense. Il a dénoncé la posture de l’accusation. Il a pointé le rôle « déstabilisateur » de Blaise Compaoré, avant de préciser ses liens avec Laurent Gbagbo.

Pour lui, le Cojep n’est pas une milice, ni un club de soutien à Laurent Gbagbo.

A l’en croire, il n’existera jamais une Côte d’Ivoire où ne vivront que des pro-Gbagbo ou des pro-Ouattara.
La veille, ce sont les avocats de Laurent Gabgbo qui avançaient qu’il avait été victime de la Françafrique, en regrettant le rôle des acteurs extérieurs à la crise ivoirienne, en l’occurrence la France et le Burkina Faso.

Anderson Koné
BURKINADEMAIN.COM

Droits de l’Homme en Afrique : «Le Parlement panafricain jouera sa partition», dixit Roger Nkodo Dang

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En tant qu’organe législatif de l’Union africaine, le Parlement panafricain était du 26e sommet de l’organisation continentale tenu du 21 au 31 janvier 2016 à Addis Abeba en Ethiopie sur le thème : «2016 : Année des droits de l’Homme en Afrique, en particulier les droits des femmes».

Au 26e sommet de l’Union africaine, le Parlement panafricain a pris une part active. Son président, Roger Nkodo Dang, a été de la plupart des grandes rencontres du sommet. Face à la presse le 30 janvier dernier, le Camerounais a affiché les ambitions de l’institution législative du continent qu’il dirige depuis mai 2015. Sur les sujets des droits de l’Homme et de la lutte contre le terrorisme qui ont été au centre du présent sommet, Nkodo Dang assure que «le Parlement panafricain jouera sa partition».

Roger Nkodo Dang, président du Parlement panafricain
Roger Nkodo Dang, président du Parlement panafricain

Sur la question de la lutte contre le terrorisme, le président du Parlement panafricain pense qu’il est illusoire de vouloir la traiter uniquement au niveau national. Pour plus d’efficacité, il est indispensable, dit-il, d’envisager les mesures à l’échelle continentale ou régionale. Ce qui passe aussi par des mesures législatives au niveau continental.

«Parlement panafricain efficace»

Le Parlement panafricain, à entendre Roger Nkodo Dang, est une institution très importante dans le dispositif de l’Union africaine. Le Parlement, explique-t-il, joue un rôle énorme dans en matière de ratification des instruments juridiques de l’Union. Nkodo Dang est très formel sur l’efficacité de l’institution. «Le Parlement panafricain est très efficace (…) nous sommes d’abord des élus nationaux et à ce titre, nous influençons les décisions des Etats membres à l’intérieur de nos parlements nationaux, mais également nous amenons les décisions de l’Union africaine pour les expérimenter et faire le lobbying dans nos différents Etats». Et de mentionner la campagne menée en 2011 par le Parlement panafricain en faveur de la ratification par les Etats de la charte africaine de la démocratie.

Le président du Parlement panafricain (micro) a été de la plupart des grandes rencontres du 26e sommet de l'UA tenu à Addis Abeba
Le président du Parlement panafricain (micro) a été de la plupart des grandes rencontres du 26e sommet de l’UA tenu à Addis Abeba

Le défi de la ratification du protocole de Malabo

Si le rôle du Parlement panafricain dans l’action de l’Union africaine est indéniable, ce rôle a encore besoin d’être consolidé, renforcé. En effet, le Parlement panafricain n’a pas encore les pleins pouvoirs pour agir véritablement en tant qu’organe législatif de l’Union africaine. L’architecture de l’UA devrait comporter l’exécutif et le législatif. Mais, en l’absence de gouvernement de l’Union, le Parlement avait été simplement rattaché à la conférence des chefs d’Etats. Une anomalie institutionnelle qui sera corrigée par le protocole à l’acte constitutif de l’Union africaine relatif au Parlement panafricain adopté le 27 juin 2014 à Malabo lors du 23e sommet de l’Union africaine. Mais, le protocole de Malabo a encore besoin d’être ratifié. «Il faut que le protocole soit ratifié par les différents Etats pour que nous puissions commencer à faire de lois-types. Nous n’allons pas légiférer en lieu et place des Etats mais nous allons proposer aux différents Etats des lois-types, qui une fois acceptées par la conférence des chefs d’Etats, pourraient être internalisées dans l’architecture interne des différentes législations nationales», plaide le président Nkodo Dang. En cela, cette année 2016 est aussi cruciale pour le Parlement panafricain. Le défi de la ratification du protocole de Malabo doit être relevé pour permettre au Parlement de l’Union africaine de jouir des pleins pouvoirs.

Attributions et pouvoirs du Parlement panafricain

Au terme de l’article 8 du protocole de Malabo, le Parlement panafricain jouit entre autres des attributions et pouvoirs suivants :
-La conférence des chefs d’Etat détermine les sujets et domaines sur lesquels le Parlement panafricain peut proposer des projets de lois-types ;
-Le Parlement panafricain peut, à sa propre initiative, faire des propositions sur les domaines et sujets sur lesquels il peut soumettre ou recommander des projets de lois types à la conférence des chefs d’Etat de l’Union africaine pour examen et approbation ;
-Le Parlement panafricain débat et discute de son propre budget et du budget de l’Union africaine et fait des recommandations y afférentes aux organes délibérants compétents ;
-Le Parlement panafricain établit tout comité et détermine son mode de fonctionnement, ses attributions, sa composition et sa durée de mandat ;
-Le Parlement panafricain discute de toutes les questions pertinentes par rapport à l’Union africaine, et fait des recommandations au conseil exécutif des ministres ou à la conférence des chefs d’Etat de l’UA ;
-Le Parlement panafricain promeut les programmes et les objectifs de l’Union africaine dans les Etats membres.

Bazomboué Grégoire Bazié, De retour d’Addis Abeba
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CSM 2016: des textes pour lutter contre le terrorisme

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Le Conseil supérieur de la Magistrature (CSM) a tenu sa première session extraordinaire de l’année, ce lundi 1er février 2016 à Ouagadougou, à la demande de l’intersyndicale des magistrats. Il s’est agi de renforcer le dispositif sécuritaire du Burkina Faso.
bagoro

A la cérémonie d’ouverture, le ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des sceaux, René Bagoro, a indiqué que les attentats ont montré les limites du droit burkinabè en matière de terrorisme. «Notre pays doit s’engager sur la voie d’un certain nombre de réformes, notamment au plan de la répression», a-t-il avancé.

Selon la présidente du Conseil supérieur de la Magistrature, Thérèse Traoré/Sanou, le dispositif actuel doit être renforcé suffisamment pour permettre de faire face au terrorisme.

A l’entendre, il faut créer une structure, basée dans la capitale comme c’est le cas en France pour coordonner tout ce qui peut se passer à travers le territoire et pour les enquêtes.

Toutefois, la présidente du CSM a invité les membres du CSM à préserver la crédibilité de l’institution, dans l’intérêt du corps.
Pour Thérèse Traoré/Sanou, la multiplication du nombre de sessions fait courir sur elle le risque de la banalisation de ses décisions et, à terme, son affaiblissement.

Mathias Lompo

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Laure Zongo/Hien, ministre burkinabè de la femme : «Nous comptons vulgariser l’agenda 2063 de l’Union africaine»

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Laure Zongo/Hien, ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille

Laure Zongo /Hien fait partie de la short list des membres du gouvernement Thièba qui ont pris part au 26e sommet de l’Union africaine, tenu du 21 au 31 janvier 2016 à Addis Abeba, en Ethiopie. En sa qualité de ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille, elle est venue apprendre des autres et partager l’expérience du Burkina Faso en matière de promotion de la femme. Laure Zongo fait dans cet entretien exclusif le point de sa participation à ce 26e sommet de l’UA.

 

Laure Zongo/Hien, ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille
Laure Zongo/Hien, ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille

Burkinademain.com : Vous venez de prendre part au 26e sommet de l’Union africaine à Addis Abéba en Ethiopie. Quel est votre sentiment ?

Laure Zongo/Hien : J’ai un sentiment de satisfaction car c’est une opportunité donnée à tous les pays de l’Union Africaine (UA) de se rencontrer et d’échanger sur les problèmes, préoccupations de leurs pays et de dégager ou envisager des solutions.

 

Burkinademain.com : Le thème du sommet porte sur les droits de l’homme avec une attention particulière sur les droits des femmes. Comment appréciez cela ?

Laure Zongo/Hien : En tant que ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille ; nous avons accueilli le thème de ce sommet avec grande satisfaction. C’est un thème d’actualité car en matière d’inégalité, la femme constitue la couche la plus défavorisée. Nous avons constaté une volonté commune à tous les pays car tous les discours ont fait mention de l’impérieuse nécessité de corriger les inégalités liées au genre mais surtout de promouvoir les droits et l’autonomisation des femmes. C’est d’ailleurs ce qui est visé par l’Agenda 2063. Toutefois, nous pensons que les objectifs de l’Agenda 2063 sont un peu ambitieux mais nous espérons que la volonté politique des dirigeants va leur permettre de réunir les moyens et les ressources qu’il faut pour la réalisation de ces objectifs.

 

Burkinademain.com : En quoi a consisté votre participation à ce sommet ?

Laure Zongo/Hien : Pour nous, ce sommet était un cadre d’échange et de partage d’expériences. De ce point de vue, notre participation a donc consisté à partager avec les autres pays, l’expérience du Burkina Faso en matière de droits, d’autonomisation de la femme et de prise en compte du genre dans nos politiques et programmes.

En marge de ce sommet, nous avons pu échanger avec plusieurs personnes ressources dont la Directrice du département femme, genre et développement du bureau de la Présidente de l’Union Africaine (UA). Nous avons également échangé avec une équipe du Centre international de l’éducation des filles et des femmes en Afrique de l’UA (CIEFFA/UA).

 

Laure Zongo est satisfaite de sa participation au 26e sommet de l'Union africaine
Laure Zongo est satisfaite de sa participation au 26e sommet de l’Union africaine

Burkinademain.com : Quel bilan pouvez-vous déjà en faire ?

Laure Zongo/Hien : Nous apprécions déjà favorablement la tenue de ce sommet du fait de la prise de conscience des inégalités de genre (qui sont source d’exclusion, lesquelles exclusions sont causes de nombreux conflits) et de la volonté à les corriger.

 

Burkinademain.com : C’est votre première fois de participer à un sommet de l’UA en tant que ministre. Avez-vous rencontré des difficultés ?

Laure Zongo/Hien : Oui. Car il y a eu des réunions préparatoires auxquelles nous n’avons pas été associée de telle sorte qu’en tant que Ministre nouvellement arrivée au gouvernement, il nous a fallu un peu de temps pour rentrer dans le bain des travaux du sommet. De notre point de vue, l’organisation a connu de petites défaillances. Le programme des travaux était également très changeant, ce qui a constitué aussi une difficulté.

 

Burkinademain.com : Qu’envisagez-vous faire au niveau du Burkina après ce sommet ?

N Laure Zongo/Hien : Nous comptons, de retour au pays (Burkina Faso), exploiter les expériences acquises lors de ce sommet, mais surtout informer et vulgariser l’Agenda 2063. Nous avions aussi été satisfaite de savoir que le Burkina Faso constituait un exemple en matière de promotion des droits et d’autonomisation des femmes.

 

Propos recueillis à Addis Abeba par Bazomboué Grégoire Bazié

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Procès Gbagbo: l’implication du Burkina et de la France dans la crise postélectorale avancée par ses avocats

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L’équipe de la défense de Laurent Gbagbo, dirigée par Me Emmanuel Altit, a eu au moins trois heures, ce 1er février 2016, pour résumer les grandes lignes de leur stratégie de défense.
PROCES

L’équipe de Me Emmanuel Altit a regretté que le rôle des acteurs extérieurs à la crise ivoirienne, particulièrement la France et le Burkina Faso, ne soit pas abordé. Elle a également critiqué l’approche de la procureure, Fatou Bensouda qui, selon elle, est « ethnicisée ». Partant de là, elle a dressé un portrait sans concession des rebelles qui ont occupé le nord de la Côte d’Ivoire à partir de 2002. Rebelles accusés de nombreuses exactions et qui ont permis la prise de pouvoir d’Alassane Ouattara.

Pour finir, les avocats de Gbagbo ont tenté de démonter les modes de responsabilité, c’est-à-dire les niveaux de responsabilité, retenus contre lui.

Demain, ce sera au tour des conseils de Charles Blé Goudé, menée par Me Geert Alexander Knoops, qui auront droit à la parole.

Anderson Koné

BURKINADEMAIN.COM