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Le SYNATIC dénonce la descente de la police dans les locaux de la RTB

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Déclaration du Bureau National du Syndicat Autonome des Travailleurs de l’Information et de la Culture (SYNATIC) sur des arrestations dans les locaux de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB). Lisez !
RTB
Le Bureau National du Syndicat Autonome des Travailleurs de l’Information et de la Culture (SYNATIC) en ce début d’année, voudrait présenter aux militants et sympathisants, à l’ensemble des travailleuses et travailleurs des médias et de la culture ses vœux de bonne et heureuse année 2016 ; des vœux de santé, de courage et de succès dans nos luttes. Il saisit cette occasion pour porter à leur connaissance certains faits importants survenus au sein de la Télévision du Burkina en fin d’année 2015.

Le 7 décembre 2015, les travailleurs de la Télévision du Burkina ont été surpris par une descente musclée des forces de Police. Des agents de certains services (machinistes, monteurs, chef décorateur…) ont été embarqués manu militari pour un interrogatoire suivi de garde à vue dans les locaux du commissariat de police de Wemtenga. S’en sont suivies des perquisitions dans les domiciles de certains des interpelés.

Cette intervention brutale et humiliante faisait suite à une plainte déposée par la Direction générale de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB), pour des actes de vols répétés de matériels au sein de la télévision nationale.

Tout en condamnant ces actes crapuleux de vols et de disparition d’équipements – inadmissibles dans une entreprise comme la RTB – le SYNATIC s’insurge contre cette méthode barbare en matière de procédure judiciaire pour faire la lumière sur cette affaire. En effet, on ne saurait tolérer des exactions de ce genre sur des citoyens, après l’insurrection populaire à laquelle les travailleurs patriotes des médias ont participé pour réclamer plus de droits et de justice.

Les interpellations doivent suivre les procédures normales et non pas par des interventions intempestives sur les lieux de services sans aucune forme de procès. C’est pourquoi les délégués du personnel et délégués syndicaux du SYNATIC, réunis en atelier de formation le 23 décembre 2015 à Ouagadougou, ont condamné fermement l’humiliation subie par les travailleurs, suite à cette situation. Les travailleurs de la RTB sont des justiciables comme tous les citoyens burkinabè certes, mais il n’y a pas de raisons de violer leurs droits par un traitement dégradant fussent-ils suspectés dans une affaire.

Le Bureau National interpelle les responsables de la RTB à :

• prendre les dispositions nécessaires pour garantir la sécurité des travailleurs et des équipements ;

• à ne plus jamais faire intervenir les forces de l’ordre de façon intempestive dans les locaux de la RTB !

Non à la violation des lieux de travail !

Pain et liberté pour le peuple !

Ouagadougou, le 27 janvier 2016

Pour le Bureau National
Le Secrétaire Général,

Siriki DRAME
Chevalier de l’Ordre National

Banque mondiale Burkina : Cheick Fantamady Kanté a pris fonctions

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Cheick Fantamady Kanté, nouveau représentant-résident de la Banque mondiale au Burkina

Le communiqué ci-après du service de la communication de la représentation nationale de la Banque mondiale est relatif à la prise de fonctions, ce lundi 1er février 2016, du nouveau représentant résident de la Banque au Burkina Faso, Fantamady Kanté.

« Prise de fonction du nouveau Représentant Résident de la Banque mondiale au Burkina Faso

Ouagadougou, le 1er février 2016 — Le nouveau Représentant Résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, Monsieur Cheick Fantamady Kanté a officiellement pris fonction, ce Lundi 1er février 2016. Avant le Burkina Faso, M. Kanté était en poste en Guinée Conakry où il occupait la même fonction.

Cheick Fantamady Kanté, nouveau représentant-résident de la Banque mondiale au Burkina
Cheick Fantamady Kanté, nouveau représentant-résident de la Banque mondiale au Burkina

Dans le cadre de sa mission au pays des hommes intègres, M. Kanté aura pour priorités : (i) de poursuivre le renforcement des relations entre l’Institution et les autorités Burkinabé, (ii) de superviser l’élaboration et l’exécution du Cadre de Partenariat-Pays (CPP), en conformité avec les priorités de développement identifiées par le pays et, (iii) de superviser l’intervention des équipes du Bureau de Ouagadougou dans l’exécution de la stratégie de développement de la Banque mondiale pour la région Afrique.

De nationalité malienne, Monsieur Kanté possède une longue expérience du développement à travers le monde, dont plus de quinze années passées au sein du Groupe de la Banque mondiale. De juin 2012 à janvier 2016, il a assumé la fonction de Représentant Résident de la Banque mondiale en Guinée, où il a conduit la formulation d’un nouveau cadre de partenariat stratégique, et la reconstitution du portefeuille de la Banque mondiale après une longue période de suspension. Dans ses fonctions antérieures, M. Kanté a dirigé un programme régional de la Société Financière Internationale (IFC), filiale du Groupe de la Banque mondiale, qui finance et encadre les institutions financières africaines en vue d’accroitre l’accès des petites et moyennes entreprises du continent aux services financiers nécessaires à leur développement. Monsieur Kanté est gestionnaire de formation et titulaire d’un Master en Business Administration de l’Université d’Arizona aux Etats-Unis, et d’un Diplôme de l’Ecole Normale Supérieure de Bamako au Mali.

Contact: Lionel Yaro +226 25 49 63 00   lyaro@worldbank.org;

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Union africaine : Le 27e sommet se tiendra en juin au Rwanda

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Les chefs d'Etat et de gouvernement africains à la clôture du 26e sommet de l'UA

Les rideaux sont tombés ce dimanche 31 janvier 2016 à Addis Abeba sur le 26e sommet de l’Union africaine qui se tenait depuis le 21 janvier sur le thème : «2016 : Année des droits de l’Homme avec un accent sur les droits des femmes».

Lutte contre le terrorisme ; recherche de la paix pour des pays membres (Burundi, Soudan du Sud) ; promotion des droits de l’Homme, en particulier ceux de femmes ; opérationnalisation du premier plan décennal de l’agenda 2063 ; adoption de nouveau barème de contribution.

Entre autres, ce sont là les sujets sur lesquels ont porté les travaux du 26e sommet de l’Union africaine tenu du 21 au 31 janvier 2016 à Addis Abeba sur le thème : «2016 : Année des droits de l’Homme avec un accent sur les droits des femmes».

Sur les différentes questions abordées au cours du sommet, le nouveau président de l’UA, Idriss Déby Itno, a appelé les Etats leurs à responsabilités.

Faire preuve de fermeté

Les chefs d’Etat et de gouvernement africains à la clôture du 26e sommet de l’UA

« Nous devons faire preuve de fermeté contre le terrorisme, autant pour les crises internes aux Etats, le dialogue doit être le maître mot. C’est le cas pour le Burundi, le Soudan du Sud où l’Union africaine doit poursuivre ses efforts pour que ces pays retrouvent rapidement le chemin de la paix », a indiqué le président tchadien.

Cela passe, Idriss Déby, par l’arrêt immédiat des violences dans ces zones de conflits.

«Nous ne pouvons plus tolérer que des milliers d’Africains meurent pour des luttes politiques. Nous allons suivre avec beaucoup de vigilance et d’attention le développement de la situation dans ces pays tout comme dans les autres se trouvant en difficulté.

Nous allons, pour tout dire, être à l’écoute du continent et de son peuple pour tenter d’éteindre les foyers de tensions (…) Il y a une nécessité absolue de mener à son terme et dans les meilleurs délais, les réformes de nos structures et de notre méthodologie de travail. C’est de cette façon que nous rendrons l’UA efficace et proche des préoccupations des peuples africains», a soutenu le successeur du président Robert Mugabé à la présidence de l’Union africaine.

Pour autant, l’organisation n’a pas été jusqu’au bout de sa décision de déployer une force au Burundi pour parer à d’éventuel génocide. Confrontée à des dissensions internes sur la question et au refus des autorités burundaises, l’UA a fini par surseoir à cette idée de déploiement de troupes au Burundi sans le consentement de Bujumbura. Finalement, c’est le principe de l’envoi d’une mission de haut niveau auprès du pouvoir burundais pour tenter de ramener la paix qui a été préconisée.

Quant au prochain sommet de l’UA, le 27e sommet, il est prévu pour juin 2016 au Rwanda.

Le président rwandais, Paul Kagabé, a été désigné deuxième vice-président du nouveau bureau de l’Organisation présidé par Idriss Déby Itno. Le nouveau bureau de l’UA a comme premier vice-président, Yayi Boni du Bénin et comme rapporteur le président Robert Mugabé.

Bazomboué Grégoire Bazié, Envoyé spécial à Addis Abeba

Burkina Demain

Foire régionale de Réo: pour le bonheur des jardiniers du Centre-Ouest

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La cérémonie officielle d’ouverture de la 1ère édition de la foire régionale du maraichage de la région du Centre-Ouest a eu lieu, ce samedi 30 janvier 2016 à la place de la nation de Réo. Placée sous le parrainage du Directeur général de l’ONG Eau-Vive Internationale, Jean-Bosco Bazié, la cérémonie a connu la participation de la population, venue des 4 provinces de la région.

Une forte mobilisation à l'ouverture de la foire
Forte mobilisation lors de l’ouverture de la foire à Réo

le parrain procédant à la coupure du ruban

Les officiels lors de la coupure de ruban symbolique marquant l’ouverture de la foire

Ambroise Kaboré, président de la délégation spéciale de la commune de Réo, s’est réjoui du choix porté sur sa commune pour cette 1ère édition de la semaine régionale du maraichage du Centre-Ouest. Pour lui, ce choix se justifie par le fait que Réo est une « commune qui fait du maraichage une activité de choix, un pilier important de son développement socio-économique. Puis, il a rendu hommage aux producteurs, tout en les invitant à améliorer leurs productions, tant en qualité qu’en quantité.

Le parrain de la cérémonie, Jean-Bosco Bazié, Directeur général de l’ONG Eau-Vive International, s’est dit honoré du choix de sa personne. Il a fait savoir : « ce serait chaque fois avec plaisir que j’associerai volontiers et au tant que faire se peut ma modeste contribution à toute action de promotion et de développement engagé au profit du Centre-Ouest, notre région ». Le parrain, Jean-Bosco

Des matériels aux jardiniers

Bazié a lancé un appel à l’implication effective des populations et les partenaires du monde rural afin que « nous puissions faire de cette foire l’une des plus prisées du pays ». Il a invité les producteurs à mieux s’organiser et à se mettre en groupement pour le rayonnement du secteur de la culture maraichère.
Du moins qu’on puisse dire, c’est un message bien attendu. La représentante des producteurs, Elie-marie Bayala a affirmé leur engagement à faire de ce secteur un pourvoyeur d’emploi et de devises car relève t-elle, « c’est en cela que nous contribuerons à la lutte contre la pauvreté ».

La cérémonie a été marqué également par la remise des prix au concours « meilleurs producteurs maraichers ». 40 producteurs des 4 provinces de la région ont pris part à ce concours, mais seuls 33 ont été évalués dont 26 en catégorie individuelle et 7 en catégorie collective. Les prix sont repartis selon les deux catégories et par produits (oignon, chou, tomate, carotte et aubergine) et sont constitués de matériels tels que charrette, arrosoir, pioche, fourche, pelle, kit d’irrigation, brouette etc.

Selon Adama Jean Louis Bayala, producteur d’oignon à Kordié, classé 2ème en catégorie individuelle, en plus de la joie qui l’anime, cette récompense va lui permettre de renforcer son matériel de travail en vue d’accroitre sa production et être 1er à l’édition prochaine.

La cérémonie a pris fin avec la coupure du ruban et la visite des stands. A noter que le ministre de la Justice Réné Bagoro, fils de la région était de la fête.

Joachim Batao
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Refus de déploiement de militaires au Burundi : Bujumbura gagne son bras-de-fer avec Addis Abeba

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Poignet de main glacial, voire gênant entre la présidente de la Commission de l'Union africaine (à droite) et le ministre burundais des affaires étrangères

Comme nous l’annoncions, le consensus pour l’envoi d’une force d’interposition au Burundi n’avait pas eu lieu lors de la session, ce vendredi 29 janvier du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, obligeant à une prolongation de ladite session, et surtout à la déchirante épreuve de vote ce samedi pour départager les pro et les anti Maprobu.

 

10 voix contre et 5 voix pour. C’est le bilan de la consultation ce samedi des membres du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine sur l’envoi d’une force d’interposition de 5 000 hommes au Burundi pour prévenir un éventuel génocide dans le pays. Résultat catastrophique pour les partisans de cette Mission africaine de prévention et de protection au Burundi, la Maprobu.

Poignet de main glacial, voire gênant entre la présidente de la Commission de l'Union africaine (à droite) et le ministre burundais des affaires étrangères
Le ministre burundais des affaires étrangères Alain Aimé Nyamitwe (à gauche) a représenté valablement son président à Addis Abeba

Alain Aimé Nyamitwe

C’est totalement le contraire qui s’est produit. Dix voix favorables étaient indispensables pour autoriser le déploiement de troupes dans le pays de Pierre N’Kurunziza. Malgré le soutien de New York, Addis Abeba a perdu son bras-de-fer avec Bujumbura.

Alors que depuis le 18 décembre dernier, l’Union africaine se disait déterminée à déployer la Maprobu. Avec ou sans le consentement du pouvoir burundais. Désormais, c’est la machine arrière qui est enclenchée. «Rien ne se fera sans le consentement du président NKurunziza», a laissé entendre le représentant spécial de l’UA pour les Grands Lacs, Ibrahima Fall.

Cet échec de l'envoi de troupes de l'UA au Burundi est une victoire pour Pierre NKurunziza
Cet échec de l’envoi de troupes de l’UA au Burundi est une victoire pour Pierre NKurunziza

Une situation  manifestement d’échec qui fait penser à cette déclaration du nouveau président de l’Union africaine Idriss Deby Itno à l’ouverture du 26e sommet de l’organisation : «Nous nous réunissons trop souvent, nous parlons toujours trop, mais nous n’agissons pas assez et parfois pas du tout».

 

Bazomboué Grégoire Bazié, Envoyé spécial à Addis Abeba

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Côte d’Ivoire-Burkina: le président Roch Kaboré souhaite passer l’éponge sur le passé

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Le Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE, a été reçu en audience par son homologue ivoirien, Alassane OUATTARA, le 29 janvier 2016 à Addis-Abeba, en marge des travaux du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine.
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« Cette session de l’Union Africaine est une occasion pour nous d’échanger sur les voies et moyens de consolider les relations d’amitié et de fraternité qui existent entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso », a déclaré Roch Kaboré à sa sortie d’audience.

Le Président du Faso a indiqué qu’ils ont le devoir de renforcer les relations entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, regard des rapports séculaires qui les lient. Il souhaite que « nous (Burkina Faso et Côte d’Ivoire) puissions faire en sorte que les évènements qui ont pu se passer çà et là puissent être considérés comme relevant du passé ».

C’est la raison pour laquelle, il a émis le vœu que les deux Etats travaillent à rétablir véritablement la confiance au sommet et à la base, au niveau des peuples.

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Situation au Burundi : Bujumbura continue de tenir tête à Addis Abeba

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Une session du 26e sommet de l'Union africaine

L’Union africaine peine encore à faire plier les autorités burundaises sur son projet d’envoi d’une force de 5 000 hommes au Burundi pour y prévenir un génocide. Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA qui s’est réuni ce vendredi 29 janvier à Addis Abeba n’est pas parvenu à faire bouger d’un iota le pouvoir burundais sur son refus catégorique de la Mission africaine de prévention et de protection au Burundi, la Maprobu.

 

C’est l’un des gros enjeux du 26e sommet de l’Union africaine dont la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement s’ouvre officiellement ce samedi 30 janvier 2016 à Addis Abeba. Il s’agit de la question burundaise où d’un côté l’Union africaine essaie de faire dans la prévention pour éviter un autre génocide au continent. Et de l’autre, le pouvoir de Bujumbura qui s’y oppose fermement. Mais, soutenue par la communauté internationale, l’UA entend imposer la Maprobu par un vote à majorité des deux tiers des chefs d’État africains.

Poignet de main glacial, voire gênant entre la présidente de la Commission de l'Union africaine (à droite) et le ministre burundais des affaires étrangères
Poignet de main glacial, voire gênant entre la présidente de la Commission de l’Union africaine (à droite) et le ministre burundais des affaires étrangères

Et ce vendredi 30 janvier, les espoirs étaient grands chez les partisans d’une force d’intervention au Burundi à l’ouverture, ce vendredi 30 janvier, de la session relevée du Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine avec la présence d’une douzaine de chefs d’État dont le président du Faso, Roch Marc Christian kaboré.

Certes, dans les discours des officiels dont ceux du président en exercice Théodoro MBiang N’Guema et du secrétaire général des Nations-Unies, Ban-Ki Moon, aucun n’a fait clairement allusion à la situation burundaise. Mais, le dossier devenu une préoccupation internationale, étaient dans tous les esprits. Ainsi, au lendemain du début des travaux, le 21 janvier 2016, de ce 26e sommet de l’Union africaine, une délégation d’ambassadeurs du Conseil de sécurité de l’ONU s’était rendue à Bujumbura pour tenter de convaincre les autorités du pays à accepter la mesure de déploiement des militaires dans le pas. Cette mission de bons offices de dernière minute n’avait pas aboutie puisque le pouvoir burundais avait réitéré son refus.

 

Bujumbura persiste et Banjul soutient

 

Au regard de tous ces échecs, la session du vendredi du CPS de l’UA était cruciale. Il fallait absolument parvenir à un accord sur l’envoi de la Maprobu au Burundi. Mais dans le huis- clos des chefs d’Etat, les choses ne se passent pas comme attendues. Après cinq heures de discussions, l’accord reste encore introuvable face à la persistance de Bujumbura dans son refus d’accueil une force de l’Union africaine sur son sol.

Le commissaire de Paix et Sécurité de l’UA, Smaïl Chergui, la présidente de la Commission Zuma  et les chefs d’Etats acquis à la décision ont beau insister, les représentants de Pierre Nkurunziza restent inflexibles.

Très combatif, le ministre burundais des Affaires étrangères, Alain Aimé Nyamitwe a été on ne peut plus clair sur la position de son pays sur la question, arguant qu’en tant qu’Etat souverain, le Burundi était en mesure d’assurer la situation sur le terrain. «A aucune condition, nous ne sommes prêts à accepter cette force», a-t-il martelé.

Bujumbura a si bien défendu son affaire qu’elle a même obtenu le soutien de certaines capitales politiques africaines dont Banjul. En effet des chefs d’Etat comme Gambien Yahya Jammeh se seraient élevés contre ce qu’ils qualifient d’ «atteinte à la souveraineté d’un pays africain».

La session du conseil de paix et de sécurité a été reportée, faute d'accord
La session du conseil de paix et de sécurité a été prolongée, faute d’accord

Face à ces difficultés de parvenir à un accord, la session a été suspendue pour reprendre ce samedi 30 janvier, entrainant le report de plusieurs heures la cérémonie officielle d’ouverture du 26e sommet de l’Union africaine. Espérons que cette prolongation permettre d’aboutir à quelque chose d’utile pour les Burundais et les Africains.

 

Bazomboué Grégoire Bazié, Envoyé spécial à Addis Abeba

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Cultures maraichères : Le Centre-ouest en foire à Réo du 27 au 31 janvier

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De belles affaires en perspective pour les productrices du Centre-Ouest

Le chef-lieu de la province du Sanguié, Réo, accueille du 27 au 31 janvier 2016, la semaine régionale du maraichage du Centre-ouest. L’événement est patronné par le gouverneur et chef de la délégation spéciale de la région, et parrainé par le directeur général de l’ONG Eau-Vive Internationale.

De belles affaires en perspective pour les productrices du Centre-Ouest
De belles affaires en perspective pour les productrices du Centre-Ouest

«Promouvoir les cultures maraichères pour diversifier le régime alimentaire des populations et générer des revenus supplémentaires». C’est sous ce thème que Réo abrite depuis ce mercredi 27 janvier la semaine du maraichage, placée sous le patronage de la gouverneur et chef de délégations spéciale de la région et sous le parrainage du directeur d’Eau-Vive internationale.

Comme l’intitulé du thème l’indique si bien, il s’agit d’encourager les cultures maraichères en vue d’enrichir l’offre alimentaire par une diversification des cultures. La région du Centre-ouest cultive déjà plusieurs produits maraichers. Ces produits vont des tomates aux carottes en passant par les oignons, poivrons, piments. Mais, l’objectif visé, c’est d’aller bien au-delà.

Activités au programme

La présente semaine se tient jusqu’au 31 janvier avec au menu plusieurs activités étalées sur les cinq jours.Entre autres activités pour cette journée du 27 janvier, l’on peut citer :
-la communication sur les cultures maraichères dans la région du centre-ouest : Etats des lieux, opportunités, contraintes et défis.
– la communication sur l’organisation des acteurs de la culture maraichère : Expérience de la région du Nord
-la communication sur les intrants spécifiques en maraicher-culture : état de la recherche
-la communication sur l’accès aux crédits.
-le panel inter-acteurs le 28 janvier à 9 h.

Ouverture officielle le 30 janvier

La journée du 28 janvier sera consacrée au panel inter-acteurs qui va réunir les producteurs, les commerçants, transformateurs, les facilitateurs.
Quant à la journée du 29 janvier, elle sera meublée par un forum qui devra permettre de jeter les bases, ne serait-ce qu’en termes de réflexions et de recommandations, d’un développement de la filière.
Le point d’orgue de la semaine interviendra le 30 avec la cérémonie officielle qui sera suivi le lendemain 31 janvier d’une cérémonie de clôture.
Manifestement, c’est une grande semaine que les acteurs et partenaires des cultures maraichères s’apprêtent à vivre à Réo. Que la semaine tienne ses promesses !

Mathias Lompo
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26 e session de l’UA: le président Kaboré au sommet

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Le Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE va prendre part aux travaux de la 26e session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine (UA) qui se tiendra les 30 et 31 janvier 2016 à Addis-Abeba en Ethiopie.
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Cette session est placée sous le thème « 2016 : Année africaine des droits de l’homme avec un accent particulier sur les droits de la femme ».

Outre la 26è session ordinaire de l’UA, le Président du Faso prendra part avec ses pairs du G5 Sahel, à une réunion consacrée à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme au Sahel.
Roch Marc Christian KABORE est également invité à prendre part à la réunion du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine.

En marge des travaux de la 26è Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement, le Président Roch Marc Christian KABORE aura des entretiens bilatéraux et multilatéraux avec certains de ses pairs et des partenaires du Burkina Faso.

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Macky Sall : « Nous pouvons nourrir l’espoir d’une transformation structurelle de l’Afrique»

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Le président Macky Sall a livré un discours optimiste

En marge du 26e sommet de l’Union africaine, Macky Sall a présidé ce vendredi 29 janvier 2016 à Addis Abeba la 34e session du comité d’orientation des chefs d’Etat et de gouvernement du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD).

C’était en présence, entre autres, du président en exercice sortant de l’UA Robert Mugabé, de la présidente de la présidente de la commission de l’organisation Nkosazana Dlamini Zuma et du président sud-africain, Jacob Zuma.

«Le continent africain doit poursuivre sa détermination à prendre en charge son propre destin et ne doit plus rester un continent de transition. Nous devons cultiver notre foi en notre potentiel de développement et réaffirmer notre engagement de devenir un acteur fort sur la scène internationale».

C’est sur cette note d’espoir pour l’Afrique que le président Macky Sall a clos ce vendredi à Addis Abeba son intervention à l’ouverture de la 34e session du comité d’orientation des chefs d’Etat et de gouvernement du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD).

 

Pour Sall, les priorités du continent africain en matière de développement sont déjà identifiées. Il s’agit, insiste-t-il, de développer les infrastructures et d’accélérer l’intégration régionale, de promouvoir l’agriculture qui permettra de créer des emplois, de renforcer le capital humain en misant sur la technologie, l’innovation et l’accès aux soins de qualité.

Et d’inviter les Africains à considérer l’Afrique comme un continent dont les germes d’une croissance équilibrée et profitable à toutes les populations sont en train de se consolider.

« Nous pouvons nourrir l’espoir d’une transformation structurelle du continent dont la contribution au produit intérieur brut mondial est devenue très importante malgré les multiples vulnérabilités» », a-t-il conclu.

 

Bazomboué Grégoire Bazié, Envoyé spécial à Addis Abeba

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