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Apporteur d’affaires : un métier qui nourrit son homme

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Les hommes politiques

Le métier d’apporteur d’affaires, peu connu des Burkinabè, fait son chemin petit à petit. S’il a du mal à décoller dans les milieux bancaires, il est plutôt développé dans le monde des assurances et des affaires. Des acteurs du domaine, rencontrés courant le mois de janvier 2015, font des révélations croustillantes sur leurs activités, marquées par des hauts que des bas.

Les hommes politiques
Les hommes politiques

Est apporteur d’affaires, toute personne physique ou morale, jouant le rôle d’intermédiaire, qui offre des opportunités à un client et des sociétés ou des bailleurs de fonds. Selon le chargé de la clientèle Sénior de Orabank, Ousmane Bancé, tout le monde peut devenir apporteur d’affaires, pourvu qu’il ait le sens des affaires, des techniques de persuasion et une connaissance des variables d’ajustement du marché.
Dans les milieux bancaires, ce métier n’est pas encore pratiqué. « Pour l’instant, on en dispose pas encore. Nous avons des dossiers en traitement pour collaborer avec des apporteurs d’affaires », a indiqué le directeur Clientèle particulier, institutionnel, ONG et professionnels Timbéni Lankouandé. Le chargé de la clientèle Sénior, Ousmane Bancé a renchéri que c’est le personnel du service clientèle en particulier et tout le personnel en général qui jouent ce rôle.

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C’est le même constat à la Banque de l’habitat et à Coris Bank. A la direction générale de cette banque, le chargé de marketing et communication, François kaboré fait savoir qu’il n’a pas encore travaillé avec des apporteurs d’affaires. « Je n’ai pas encore vu de dossiers en études. Ce métier doit être développé dans les assurances ».
« Je gagne autour de 10 millions par an »

Migrants Burkinabè au Gabon : Plus de 150 d’entre eux sur le chemin du retour

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Ainsi que nous vous l’annoncions hier, les Burkinabè précédemment détenus au Gabon pour y être entrés illégalement ont été mis dans un bateau pour le chemin retour. Après 14 jours de privation de liberté. Mais ils ne sont pas seuls. Comme certains l’avaient redouté, d’autres compatriotes ont été raflés pour compléter l’effectif des Burkinabè à rapatrier. Clément Somé, délégué pour le Gabon du Conseil supérieur des Burkinabè de l’étranger nous en dit plus dans l’entretien que nous avons eu avec lui ce dimanche 21 juin.

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Lefaso.net : Vous confirmez que les migrants burkinabè qui étaient détenus au Gabon ont quitté le pays d’Ali Bongo hier nuit ?

Clément Somé (C.S.) : Oui je confirme que les migrants qui étaient détenus dans les locaux de l’immigration et de la documentation ont quitté le pays D’Ali Bongo Ondimba.

Lefaso.net : C’était vers quelle heure ?

C.S. : Le bateau à bord duquel les migrants ont pris place à levé l’encre vers 19h pour Calabar au Nigéria.

Lefaso.net : Dans quelles conditions s’est déroulée cette opération de rapatriement ?

C.S. : C’est vers 17h qu’ils sont arrivés au port-môle sous une escorte digne de ce nom par les éléments de la police de l’air et des frontières.

Lefaso.net : L’opération concernait- elle seulement des Burkinabè ? Combien étaient – ils, nos compatriotes dans cette opération ?

C.S. : Ils sont un peu moins de 500 migrants de toutes nationalités notamment des ouest africains dont un peu plus de 150 de nationalité Burkinabé. Une rafle de trois jours à permis de faire le plein du bateau avec des personnes qui vivaient déjà sur le territoire Gabonais en situation irrégulière. Donc il n’y a pas que des Burkinabé.

Lefaso.net : Qui a organisé leur départ du Gabon, selon vous ?

C.S. : Toutes les chancelleries ont été invitées à délivrer des Laissez-passer à leurs ressortissants. Une délégation du consulat général du Burkina Faso au Gabon et moi même au nom du Conseil Supérieur des Burkinabé de l’Etranger avons passé une demi journée pour les enregistrer afin de leur délivrer les Laissez-passer.
C’est le Gabon qui a loué le bateau pour Libreville-Calabar au Nigeria.

Lefaso.net : Avez vous reçu des nouvelles d’eux après leur départ des côtes gabonaises ?

C.S. : Je n’ai plus des nouvelles d’eux depuis hier nuit, mais j’ai pu traiter avec un membre de l’équipage du bateau pour que les nôtres soient bien traités à l’intérieur du bateau pendant le voyage.

Lefaso.net : Avez- vous un message particulier à passer ?

C.S. : Sur l’ensemble des rapatriés, les Burkinabé sont en tête largement devant les maliens qui arrivent en deuxième position. L’heure est grave et même les Gabonais ne comprennent plus rien en ce qui concerne les Burkinabé qui jadis avaient une bonne réputation. On pouvait éviter cela depuis janvier car un film documentaire a été réalisé pour faire de la sensibilisation et si beaucoup avaient suivi ce film ils n’allaient pas se faire arnaquer par les passeurs Nigerians et Burkinabé et des Burkinabé n’allaient pas mourir cadeau parce que le film retrace exactement ce qu’ils ont véçu.
Les Burkinabé du Gabon tendent leurs oreilles du côté de Ouagadougou avec des questions : est ce que le gouvernement Burkinabé va les abandonner là-bas ou bien il va prendre le relais du trajet Calabar-Ouagadougou.

Propos recueillis et transcrits par Samuel Somda
Lefaso.net

Trésors Humains Vivants : Le Burkina lance son système de « résistance culturelle »

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Le Burkina Faso a officiellement lancé son système des Trésors Humains Vivants. C’est une recommandation de l’UNESCO visant à identifier les hommes et femmes représentatifs de la culture nationale dans les domaines de la maitrise et de la transmission des savoirs et savoir-faire des communautés ethnoculturelles. Ils seront des remparts contre le rouleau compresseur de la mondialisation qui broie les identités locales. C’est le président du Conseil National de la Transition, Moumina Shérif SY, qui a présidé la cérémonie de lancement, en compagnie d’autorités coutumières, religieuses et administratives, ce 21 juillet 2015 à Ouagadougou.

Le patrimoine immatériel que l’on sait fragile, fugace, est en péril. Il l’est davantage dans les pays au sud du Sahara. Les langues et autres cultures endogènes ne résistent pas au rouleau compresseur de la mondialisation. Selon le Pr. Albert Ouédraogo, plus des 50% des 6000 langues du monde sont en danger de disparition. 96% des 6000 langues du monde sont parlées par 4% de la population mondiale. Une langue disparait en moyenne toute les deux semaines.
Le Burkina Faso n’est pas à l’abri. Certaines langues comme le Silanka, le Bwamu sont menacées de disparition. D’autres comme le Nionioré, le Ninssi, la langue des Yarcés ont déjà disparues. De l’avis du ministre de la culture et du tourisme, « insidieusement, nos savoirs locaux, nos compétences et nos savoir-faire traditionnels s’effritent de jour en jour, érodant du même coup notre mémoire collective déjà fragilisée ».
Cela arrive le plus souvent, parce que des bibliothèques brulent sans avoir eu le temps de transmettre ce qu’elles regorgeaient comme richesse. « Il est de notre devoir de faire en sorte que nos anciens, « ces détenteurs de techniques et connaissances endogènes ne connaissaient point la mort spirituelle », a poursuivi Jean Claude Dioma.
C’est pour arrêter le péril des cultures que l’UNESCO a mis sur pieds en 1998, la proclamation chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité. Depuis 2004, le Burkina a entrepris de faire suite à la recommandation de l’UNESCO demandant aux Etats de créer des systèmes nationaux des Trésors Humains vivants (THV).
« Les THV sont des personnes ou des groupes de personnes détenant des savoirs ou des savoir-faire et qui incarnent, au plus haut point, les compétences et techniques nécessaires à la mise en œuvre de certains aspects de la vie culturelle des populations du Burkina Faso et à la pérennité de leur patrimoine culturel immatériel ».
Des THV, pour éviter des médailles à titre posthume
Le Burkina est donc invité, à travers ce programme THV, à faire l’inventaire de son patrimoine et distinguer les personnes ou les groupes de personnes en tant qu’icone de certaines pratiques et certains savoir-faire endogènes. A en croire le Pr. Albert Ouédraogo, ce sera une marque de reconnaissance et le Burkina « rompra avec une tradition qui consiste à ne reconnaitre que les mérites des défunts et à leur donner des médailles à titre posthume ».
En plus, la désignation des THV pour un pays comme le Burkina, constitue un acte de résistance culturel face à la mondialisation, a dit l’homme de lettres.
Son avis a été partagé par le président du Conseil national de transition. « Avant de subir l’impérialisme occidental, avant d’être pris au piège des pseudos valeurs modernes qui le dépersonnalisent, l’africain était détenteur de sciences, de technologies et de techniques qui lui ont permis de mériter la convoitise dont sa culture a été l’objet à travers la colonisation ».
Moumina Shérif SY a ainsi pris l’exemple du peuple dogon dans les falaises de Bandiagara. Ce peuple, a dit le président du CNT, n’a ni télescope, ni ordinateur astronomique et pourtant son savoir-faire contient des connaissances sur l’astronomie.

Un processus de désignation appelé à être objectif
Le président du comité de pilotage du système des THV, le ministre Jean-Claude Dioma a rassuré de la bonne conduite et du succès du processus. Son département et toutes les parties prenantes s’investiront pour cela. Le comité de pilotage qui a la charge de retrouver et de proclamer comme Trésors Humains vivants les détenteurs de savoirs et savoir-faire, doit faire l’objet d’une étude « systématique en vue de les formaliser et d’assurer leur transmission à de jeunes disciples… ».
Le Pr Albert Ouédraogo a souhaité que le processus de désignation soit objectif et conduit de façon impartiale de manière à ce que les populations se reconnaissent et s’identifient dans les étoiles culturelles qui seront promues.
Quant au président du CNT, il a apprécié l’initiative et marqué l’engagement de l’institution qu’il dirige à accompagner le système.
A travers le monde, 213 personnes ont été élevées au rang de THV. Le Burkina Faso attend, après ce lancement national, ses premiers Trésors Humains vivants.

Tiga Cheick Sawadogo
Photos : Lawasselea Bonaventure Paré
Lefaso.net

Musique : Améty Méria au Canada pour une série de concerts

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L’artiste musicienne Améty Méria est au Canada depuis le 14 Juillet 2015. Elle y est pour une série de concerts dans plusieurs Etats de l’Amérique du Nord, jusqu’en Aout. Une tournée en sept dates qui sans doute donnera un coup de fouet à la carrière de l’artiste à l’international.

C’est une nouvelle aventure et pas des moindres pour Mariam Dramé, alias Améty Méria. Arrivée au Canda le 14 Juin dernier, l’artiste donnera plusieurs concerts et spectacles. Sept dates sont au programme notamment au Québec, à Sherbrooke, à Saint Jérôme, Montréal.
La tournée Nord-américaine qui a débuté le 18 juillet selon le programme, s’étendra jusqu’en 15 aout au 11e festival « La falla » à Montréal.

La Kundé d’Or 2005 très attachée à sa culture va communier avec ses fans nord-américains en Dioula et en Bambara. Depuis son premier opus « La paix », sorti en 1991 a toujours fait le choix de s’exprimer notamment dans ces deux langues du terroire. Lors de la conférence de presse marquant ses 20 ans de musique, Mariam Dramé marquait son attachement à ses origines et expliquait son choix.
« C’est vrai que la plupart de mes chansons sont en dioula ou en bambara. En tant qu’artiste, je me sens mieux dans ma culture et qui dit culture, dit aussi langue avec tout ce qu’elle comporte comme onomatopées, proverbes et sagesse » disait-elle.
Bon vent à l’artiste dans cette nouvelle aventure.

 

Débat citoyen planétaire sur le climat et l’énergie : Pour rendre audible la voix des citoyens anonymes

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A l’instar d’une centaine d’autres pays, le Burkina Faso a abrité le 6 juin 2015 le débat citoyen planétaire sur le climat et l’énergie (world wide views). 110 citoyens volontaires de trois régions du pays (Centre, Centre-Nord et Boucle du Mouhoun) ont pris part à cette rencontre. C’est l’agence CORADE qui a assuré l’organisation pratique du débat.

La 21e conférence des parties sur les changements climatiques se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015 et cristallise les enjeux de plusieurs années de négociations internationales. Les attentes des nations par rapport aux résultats de cette conférence sont si grandes qu’il est apparu nécessaire d’organiser un débat afin de ne pas occulter des préoccupations des milliards de citoyens anonymes sur les problématiques du climat et de l’énergie qui affectent leur vie.

En prélude à cette conférence donc, 104 pays ont organisé simultanément le débat citoyen à l’échelle mondiale dénommé World Wide Views. Il vise à rendre audible la voix des citoyens anonymes dans le monde sur ces problématiques qui affectent leur vie. Ainsi, les décisions prises lors des négociations tiendront compte de leurs opinions. Le 6 juin 2015, plus de 10 000 citoyens ont participé à cette consultation citoyenne sur les cinq continents.
Au Burkina, c’est l’agence CORADE qui a organisé le débat. Elle était soutenue par le ministère de l’environnement et des ressources halieutiques, l’ambassade de France, la région Franche-Comté, les délégations spéciales des régions du Centre, Centre-Nord et Boucle du Mouhoun, l’institut du génie de l’environnement et du développement durable (IGEDD) de l’université de Ouagadougou, la coalition des OSC sur le changement climatique, le cercle d’information et de communication sur les changements climatiques.

110 participants au Burkina, 10 000 à l’échelle mondiale

110 citoyens et citoyennes étaient dans la salle de conférence de l’hôtel Palm Beach pour participer à cette consultation, autour de quatorze tables, réparties comme suit : trois tables dioulaphones, quatre tables moréphones, sept tables francophones, avec des facilitateurs et des traducteurs pour les débats. Le programme des travaux prévoyait cinq séances, une thématique spécifique pour chaque séance. Chaque séance commence par une vidéo de cinq à dix minutes pour introduire le sujet afin de donner des clés de lecture et d’analyses aux participants ; puis 30 minutes sont consacrées au débat avant de passer à la consultation (individuelle et anonyme). Les votes sont saisis et transmis directement à la plateforme à Paris. Les résultats de votes des 104 débats seront analysés, agrégés de façon systématique.

Ainsi, chaque citoyen volontaire a pu donner sa perception des changements climatiques, sa vision du phénomène et ses appréhensions sur les décisions qui doivent être prises au niveau mondial pour inverser la tendance. « La voix des citoyens vaut la voix d’un pays lors des négociations. Après le débat, il y aura un processus de dissémination afin que toutes les parties prenantes s’approprient les résultats, soient porteurs de ces résultats », a expliqué Guiella/Narh Gifty, la directrice de l’agence CORADE.

« Le Burkina ne doit pas être en reste dans ce débat planétaire. Nous parlons des conditions de vie au plan individuel, c’est donc une logique que le citoyen puisse participer à ce débat planétaire », a précisé Abdul-Jabbar Maïga, chargé de missions, représentant le ministère de l’environnement et des ressources halieutiques. Puis, il s’adresse aux citoyens volontaires du Burkina en ces termes : « Vous faites partie des 10 000 citoyens volontaires du monde desquels il est attendu, d’une part l’expression de leurs préoccupations relatives au climat et à l’énergie et d’autre part, leurs avis, suggestions, propositions sur les enjeux qui leur sont présentés ».

Trouver un nouvel accord international

Ce projet a été initié par le secrétariat de la Convention-cadre des nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), la Commission nationale française du débat public, la fondation Danish Board of technology et Missions publiques qui en assurent la coordination, avec le soutien du gouvernement français, hôte de la CoP 21 en décembre 2015 à Paris. « C’est fondamental d’entendre ce que les citoyens ont à nous dire parce qu’ils connaissent leurs conditions de vie. Ils savent ce qui est bien pour eux, ils savent aussi ce qu’il ne faudrait plus faire. Ce qu’ils vont nous dire sera très important. Porté à Paris, on pourra le confronter avec des propositions d’autres citoyens et faire bénéficier leurs remarques à l’ensemble des participants. Donc, c’est une excellente initiative. Je me réjouis que le Burkina soit l’un des 104 pays participants à cette opération », a précisé Gilles Thibault, l’ambassadeur de France au Burkina.

Les résultats des consultations seront agrégés, analysés et mis en débat dans les différents pays impliqués et au niveau international, notamment lors des négociations. L’enjeu du sommet de Paris est de trouver un nouvel accord international sur le climat pour maintenir le réchauffement mondial à moins de 2 degrés.

Moussa Diallo
Lefaso.net

Technologie d’économie d’énergie : L’expertise de PPS sollicitée par l’ONEA

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L’entreprise Projet Production Solaire (PPS) était ce samedi 30 mai dans la matinée à la station de pompage et de traitement d’eau du Barrage de Ziga. Avec son partenaire Emerson Industrial Automation, ils ont rendu visite aux maîtres des lieux, le personnel de l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA) chargé de la gestion du site. Au menu : un échange sur les dernières technologies en matière d’économie d’énergie, suivi d’une visite des installations techniques.

Avant la visite des installations, c’est à un cours magistral de mécanique que les visiteurs ont assisté dans une salle du site. Technologie de moteurs et variateurs, moteur asynchrone, moteur à aimant permanent, égrenages hélicoïdaux et à couple conique,… le langage était celui des initiés dans un premier temps. Normal, puisqu’en dehors des hommes de média, les autres visiteurs en étaient des spécialistes. La seule phrase pour nous mettre nous autres profanes dans le bain est lâchée par Michel Gouges, General Manager Maghreb- Afrique de Emerson Industrial Automation, « C’est la dernière technologie qui est utilisée aujourd’hui en Europe pour faire participer aux économies d’énergie. » Nous y sommes ! Les moteurs derniers cris, pour parler terre à terre.
C’est justement pour visiter cette technologie vendue à l’ONEA par Emerson, via son Représentant national PPS que le déplacement a été organisé. Pour la petite histoire de la rencontre entre PPS et l’ONEA, c’est le conseiller technique du Directeur Général de la nationale des eaux chargé du pool exploitation Moumouni Sawadogo qui nous informe : « Nous avions ce souci- là de réduire les coûts de façon générale. A l’examen de l’ensemble des coûts, on s’est rendu compte que le coût de l’énergie représentait une part importante dans les charges d’exploitation.

Donc nous étions en train de chercher des solutions quand PPS est venu nous présenter cette solution que nous avons trouvée bonne, mais par mesure de prudence, nous avons voulu faire une étude d’abord. » Une étude participative d’abord, une commande d’un premier moteur ensuite, les résultats probants ont par après imposé un équipement total de six moteurs. Tous de cette nouvelle technologie.

Une réduction de 12% sur la consommation d’électricité

« Avant l’installation de ces moteurs à haut rendement, nous avions une facture d’électricité qui était de 120 millions de francs cfa qu’on payait à la SONABEL. Aujourd’hui, il faut dire qu’avec ces moteurs, nous arrivons à faire une réduction de 12% sur notre consommation d’électricité. Et ce n’est pas le seul avantage. L’un des points forts aussi c’est que nous avons augmenté notre production journalière. Avant ces moteurs, nous étions à une production horaire de 4 300 mètres cube, et avec ces moteurs, nous sommes à une production de 4 500 mètres cube heure », se réjouit Issiaka Coulibaly, Responsable de la station de pompage et de traitement du barrage. Il se dit d’autant plus satisfait qu’en plus de dégager cette marge, lui et son équipe font moins de maintenance maintenant. De quoi taper dans l’œil de Dieudonné Zoungrana, Directeur de la promotion des économies d’énergie, « Vous savez qu’à l’heure actuelle on n’a pas suffisamment d’énergie pour vendre ; donc si nous avons la chance que des entreprises par leur politique arrivent à réduire leurs consommations, on réduit en même temps le déficit énergétique et partant, on en a de plus disponible pour donner aux autres », a- t- il déclaré.

Emmanuel Kaboré était certain de son produit, cet ingénieur électro mécanicien et Directeur Général de PPS a fait assortir le protocole avec son client de deux assurances : l’une sur le rendement et l’autre sur la garantie moteur.
Comble du bonus, le retour d’investissement étalé sur trois ans permet un payement trimestriel sur la base du bénéfice dégagé par l’économie d’énergie. Une aubaine pour la station de pompage et de traitement et plus généralement l’ONEA, eux qui envisagent dans un terme raisonnable, à une harmonisation de la plupart de leurs moteurs. Emmanuel Kaboré et ses agents n’auront alors qu’à se frotter les mains. Ils se sont depuis quelques temps seulement positionnés en concepteur de solutions solaires ; prestataire et fournisseur d’équipements industriels et miniers, et leur expertise semble se vendre déjà.

Samuel Somda
Lefaso.net

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Le ministère de l’économie et des finances et le directeur de la coopération du bureau de la coopération suisse au Burkina Faso ont signé dans la soirée du 20 aout 2015 deux accords de financement. Ce sont près de 4 milliards pour la mise en œuvre de deux programmes. Celui d’appui aux reformes et aux élections et l’appui à la radiodiffusion télévision du Burkina.

C’est le ministre Jean-Gustave Sanon et Jean Bernard Dubois du bureau de la coopération suisse qui ont paraphé les documents qui consacrent les deux accords de financement.

Le programme d’appui aux réformes et aux élections, d’un montant de trois milliards vingt millions (3 020 000 000) est accordé à l’Etat burkinabè sous forme de subvention. D’une durée de trois ans, il sera mis en œuvre par trois partenaires d’exécution. Le National Democratic institute (NDI), le PNUD et l’ONG Diakonia.

De l’avis de Jean-Bernard Dubois, le directeur de la coopération du bureau de la coopération Suisse, l’objectif de ce programme est de contribuer à la consolidation de la démocratie au Burkina avec des représentant(e)s élu(e)s légitimes comportant au moins 30% de femmes.

Le programme va s’exécuter à travers quatre composantes. Concrètement, dira le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, Youssouf Ouattara il va permettre entre autres d’appuyer la CENI et autres institutions pour l’organisation et la tenue des élections, d’assurer un appui à l’éducation civique, à la communication, à la participation des femmes et à la mobilisation des électeurs.


Pour une RTB qui répond aux besoins des populations

Quant au deuxième programme qui bénéficie de l’accord de financement, c’est celui d’appui à la radiodiffusion télévision du Burkina Faso qui s’exécute sur une période de 18 mois, jusqu’au 31 décembre 2016. Les 979 600 000 F CFA visent à lui permettre de délivrer un service de qualité à la population en lui fournissant une information qui réponde à ses besoins et à ses attentes, selon le mot Jean-Bernard Dubois ; et le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation de renchérir que le programme se traduira par le renforcement des capacités de la RTB à travers un appui en équipements, la formation des ressources humaines et un appui aux activités électorales, à la production et à la diffusion de sujet de société.

Il s’agira également dans ce programme d’un appui externe à la RTB et au secteur médiatique. Ceci à travers l’organisation de séminaires sur le futur rôle et la position de la RTB afin de définir une vision commune, et l’organisation de séminaires sur l’avenir du secteur des média.

Le directeur de la coopération du bureau de la coopération suisse au Burkina Faso a par ailleurs noté que ces contributions s’inscrivent dans le domaine prioritaire « Réforme de l’Etat, décentralisation, administration locale et participation citoyenne au Burkina Faso ». Elles sont en cohérence avec les engagements pris dans le cadre de la stratégie de coopération entre le Burkina et la Suisse couvrant la période 2013-2016, a-t-il poursuivi.

Tout en traduisant la reconnaissance du gouvernement burkinabè à la Suisse, le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, Youssouf Ouattara a rassuré que « toutes les mesures idoines seront prises pour que ces programmes atteignent leurs objectifs ».

Tiga Cheick Sawadogo
tigacheick@hotmail.fr
Lefaso.net

Reboisement : C’est parti pour l’opération Ouaga la verte 2015

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Le président de la délégation spéciale a lancé le début de l’opération « Ouaga la verte » ce 20 août 2015. C’était au Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) de Somgandé.

Des manguiers, des flamboyants, des anacardiers, des nérés, des résiniers, ce sont au total 40 000 plants qui seront mis en terre au cours de l’édition 2015 de l’opération « Ouaga la verte » avec l’accompagnement des associations de protection de l’environnement de la ville. Pour cette édition, la commune de Ouagadougou va prendre des dispositions non seulement pour le reboisement mais aussi pour l’entretien des plants. Selon le président de la délégation spéciale, Damien Gampené, « le budget alloué à l’achat des plants, des grilles de protection, des produits phytosanitaires et du fumier est estimé à une vingtaine de millions de francs CFA ».

Pour un meilleur entretien, la commune de Ouagadougou invite les populations à mettre l’accent sur des plantations dans des domaines clôturés. Selon le président de la délégation spéciale, « cela permet déjà de sauvegarder ces plants de la pression animale et de certains phénomènes tels que la pression anthropique ». A cela s’ajoutent les grilles de protection que la commune a achetées afin de protéger ces plants. Damien Gampéné a invité les populations à se joindre aux autorités communales pour planter des arbres en dépit de l’installation tardive des pluies. « Nous devons planter non seulement utile et responsable, mais aussi et surtout doter notre commune d’au moins une forêt à même de relever les défis, et ce conformément au mot d’ordre national, à savoir une commune, une forêt ».

Bilan moyen de la campagne précédente

35. 000 plants ont été mis en terre dans la commune de Ouagadougou au cours de la campagne de reboisement de l’année écoulée. Parmi ces plants, 18 095 ont survécu soit un taux de réussite de 51, 7%. Les plantations ont eu lieu dans 77 sites notamment des lycées, des écoles, des espaces verts, etc.
Pour mettre en terre tous ces plants, la mairie a bénéficié de l’accompagnement de 132 associations de protection de l’environnement. Elles ont participé activement à cette opération.

Une opération vieille de 19 ans

L’opération dénommée « Ouaga la verte » a été instituée par le Conseil municipal en 1996. C’était au début de la première mandature. Au départ, il s’agissait d’une simple plantation massive d’arbres de toutes espèces par les populations de la commune pendant la période pluvieuse.
Aujourd’hui avec les enjeux liés aux changements climatiques, l’opération « Ouaga la verte » s’est lancé d’autres défis. Elle vise à contribuer à la préservation de l’environnement urbain par l’atténuation des gaz à effet de serre émis par le trafic routier et les activités industrielles. Par cette opération, la commune de Ouagadougou voudrait aussi restaurer le couvert végétal dans l’optique de réduire les impacts des érosions hydriques et éoliennes. Elle vise aussi à concourir à l’amélioration du cadre et des conditions de vie des citoyens de la ville de Ouagadougou.

Judicaël Gaël Lompo
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Michel Platini officiellement candidat à la présidence de la FIFA

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L’actuel président de l’UEFA, Michel Platini, a officialisé, ce mercredi 29 juillet 2015, sa candidature pour succéder à Sepp Blatter à la tête de la FIFA, selon le site de l’UEFA.

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Fin du suspens, Michel Platini, actuel président de l’UEFA, vient d’officialiser sa candidature à la tête de la FIFA. Dans sa déclaration sur le site de l’UEFA, Michel Platini s’explique : « C’était un choix vraiment personnel, une décision réfléchie, pour laquelle j’ai dû peser à la fois le poids du futur du football mais aussi mon propre futur. Cette décision a aussi été guidée par l’estime, le support et les encouragements que vous avez été nombreux à me témoigner ».

Il ajoute encore se présenter avec « enthousiasme et conviction, mais aussi avec l’humilité de celui qui sait qu’il ne pourra réussir seul ». Son but ? « Rendre à la FIFA la place et la dignité qu’elle mérite ».

L’élection est fixée au 26 février 2016. S’il est élu, l’ancien membre de l’équipe de France de football remplacera Sepp Blatter, actuel président empêtré dans un large scandale de corruption.

Anderson KONE