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Sécurité foncière : Le Burkina s’inspire de l’expérience d’autres pays

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Plus de 220 personnes participent au présent forum de Ouaga sur l'enregistrement systématique des droits fonciers

Pour améliorer son système dans la perspective d’une expérimentation à plus grande échelle, le Burkina Faso organise du 28 au 30 novembre 2023 à Ouagadougou, un forum International sur l’enregistrement systématique des droits fonciers placé sous le patronage du Premier ministre Joachimsom Apollinaire Kyélem de Tembela, avec la participation de plusieurs pays africains présents pour partager leurs expériences.

Plus de 220 personnes participent au présent forum de Ouaga sur l’enregistrement systématique des droits fonciers

«L’enregistrement systématique des droits fonciers : quelles contributions à l’amélioration de la gouvernance foncière pour une paix sociale au Burkina Faso ?». C’est le thème du forum International qui a débuté ce mardi 28 novembre à Ouagadougou avec la présence de participants venus entre autres du Bénin, du Burundi et de la Côte d’Ivoire.

En effet, ce Forum de 3 jours a pour objectif général de réunir autour d’une table des experts nationaux et internationaux ainsi que les acteurs locaux de la chaîne foncière pour un partage d’expériences afin de doter le pays d’un référentiel de bonnes pratiques en matière d’enregistrement systématique des droits fonciers. L’approche systématique de l’enregistrement des droits fonciers vise à enregistrer l’ensemble des droits fonciers sur un territoire déterminé et à délivrer un document foncier sécurisant la tenure à tous les détenteurs de droits.

«Nous servir de tribune pour encadrer et consolider»

Les membres du présidium à l’ouverture du Forum : de gauche à droite, le DG de l’ENAREF Adama Badolo; le ministre de l’économie, des finances et de la Prospective Aboubacar Nacanabo et le coordonnateur de PARGFM Saidou Savadogo

Dans son discours d’ouverture officielle du Forum livré par le ministre de l’économie, des finances et de la prospective, en charge de la gestion du domaine foncier national, Aboubacar Nacanabo ; le Premier ministre burkinabè a indiqué que le présent forum devrait donc nous servir de tribune pour encadrer et consolider, à la lumière des bonnes pratiques et des exemples réussis, notre processus de modernisation de la chaine foncière.

«Pour bâtir des sociétés durables, il nous faut résoudre les problèmes fonciers, car les pays, les régions, les villes et les villages ont besoin de droits de propriété bien établis, de frontières claires et de services fonciers accessibles pour pouvoir croître économiquement. C’est pourquoi, le gouvernement s’est engagé dans un vaste chantier de modernisation de la chaîne foncière afin d’améliorer la fourniture des services à la population et de régulariser le régime d’occupation des sols, qui a des répercussions profondes sur le développement», a-t- il par ailleurs soutenu.

Expériences béninoise, burundaise et ivoirienne partagées

Des participants du Bénin, du Burundi et de la Côte d’Ivoire ont partagé les expériences de leurs pays respectifs

Pour le premier jour du forum, plusieurs africains ont livré des communications sur leurs expériences en matière de sécurisation foncière au profit du grand nombre. Il s’agit notamment du Bénin, du Burundi et de la Côte d’Ivoire. Des différentes communications l’on retient que l’enregistrement systématique des droits fonciers permet d’avoir d’impressionnant résultats en un temps record. Pour le cas par exemple du Burundi où il aurait 68 ans pour toucher plus de citoyens avec l’enregistrement des droits fonciers à la demande qui consiste pour le titulaire du droit foncier, à formuler une demande de délivrance de titre d’occupation à l’adresse de l’administration foncière pour une constatation, une cession ou une attribution de droits fonciers à son profit. Alors qu’il a fallu seulement 8 ans avec le système d’enregistrement systématique des droits fonciers. Mêmes performance au Bénin où 75 communes sur 77 ont déjà bénéficié des opérations de délivrance de titres fonciers grâce à ce système. Le Burkina Faso pour sa part, est engagé depuis mai 2023 et entend renforcer les acquis au sortir du présent forum.

L’appropriation des risques et des solutions

Il attendu du présent Forum, entre autres,  une meilleure connaissance par les acteurs nationaux de la démarche d’enregistrement systématique des droits fonciers  ; le partage de l’état des lieux de l’enregistrement des droits fonciers au Burkina Faso ; la capitalisation des  bonnes pratiques en matière d’enregistrement systématique des droits fonciers des autres pays participants ; l’appropriation des facteurs de risques et des solutions de mitigations se rapportant à l’enregistrement systématique des droits fonciers ; la formulation des suggestions/recommandations à même de contribuer à la mise en œuvre de l’enregistrement systématique en cours au Burkina Faso sont formulées ; ainsi que la formulation de suggestions/recommandations pertinentes formulées à l’attention des décideurs nationaux et locaux.

Martin Philippe

Burkina Demain

Eau dans l’espace UEMOA : 3 jours pour capitaliser les bonnes pratiques GIRE

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Officiels et participants du Forum de capitalisation des bonne pratiques GIRE dans l'espace UEMOA posant pour la postérité

Dans le cadre d’un  engagement commun de travailler pour l’atteinte de l’Objectif de développement durable six (ODD 6) c’est-à-dire l’accès universel aux services d’eau de qualité dans les Etats membres à l’horizon 2030, la Commission de l’UEMOA et ses partenaires (GWP-AO, Pôle Eau de Dakar, Secrétariat de la ‘’Convention sur l’eau ’’) organisent du 28 au 30 novembre 2023 à Ouagadougou un Forum. Objectif principal, faire progresser le processus de mise en œuvre de la GIRE pour la sécurité en eau à travers la promotion des bonnes pratiques innovantes et réussies de l’approche dans la région.

Officiels et participants du Forum de capitalisation des bonne pratiques GIRE dans l’espace UEMOA posant pour la postérité

«Promotion des bonnes pratiques innovantes et réussies de mise en œuvre de la GIRE pour la sécurité en eau dans l’Espace UEMOA». C’est le thème du Forum régional de 72 heures qui a débuté ce mardi 28 novembre 2023 à Ouagadougou. Plusieurs interventions d’officiels ont ponctué l’ouverture du Forum dont le discours du ministre burkinabè de l’’environnement, de l’eau et de l’assainissement prononcé par son secrétaire général Boureima Kouanda qui l’y a représenté.

Une vue des membres du présidium à l’ouverture du Forum

Du discours du ministre Baro et de ceux des autres officiels, il ressort invariablement la pertinence du choix de thème qui traduit en lui-même toute l’importance de l’eau, tous les enjeux liés à sa sécurité qui passe par sa bonne gestion intégrée, surtout dans le contexte actuel caractérisé par de nombreux défis.

«Burkina, pays pionnier de la GIRE, partagera ses expériences»

C’est le SG du MEEA Bouraima Kouanda (micro) qui a prononcé le discours officiel d’ouverture

Le Burkina Faso qui se réjouit d’abriter le présent forum, a fait depuis longtemps de la GIRE un élément central de sa politique de gestion des ressources en eau, apprécie à sa juste valeur la présente initiative de la Commission de l’UEMOA.

Et en organisant les 12, 13 et 14 octobre derniers les Etats généraux sur la mise en œuvre de la GIRE qui ont rassemblé quelques 400 acteurs, le Burkina Faso est fier de ses acquis et déterminé à aller encore aller plus loin, fort des résolutions de ces états généraux de GIRE.

«En tant que pionnier de la GIRE en Afrique de l’Ouest, le Burkina a fait de grandes avancées avec des acquis indéniables et notre aspiration à l’excellence dans ce domaine, nous oblige à corriger quelques faiblesses qui ont toutes été répertoriées lors de ces Etats Généraux. J’espère et souhaite que les acteurs BURKINABE de la GIRE profiteront présenter la somme d’expériences accumulées dans le pays dans la mise en œuvre réussie de la GIRE à travers des soumissions de qualité afin d’alimenter le partage d’expériences», a indiqué le ministre Baro dans le discours d’ouverture du présent forum.

«La bonne mise en œuvre de la GIRE a ceci d’essentiel qu’elle permet de mettre un bémol sur la forte centralisation des processus de développement et de gestion des ressources en eau. Elle est surtout fondée sur la décentralisation avec la participation des acteurs à tous les niveaux, ainsi elle permet d’éclairer l’ensemble des acteurs et usagers de la ressource eau. En outre, elle sensibilise sur la prise en compte de l’interdépendance entre les différents secteurs pour la satisfaction de l’ensemble des besoins dans le respect des normes, des devoirs et obligations de tous. La GIRE contribue ainsi à la promotion du développement de synergies entre les secteurs comme base pour assurer la sécurité en eau, énergétique et alimentaire, ainsi que le développement économique et la santé des écosystèmes», a-t- il en outre soutenu par la voix du SG Boureima Kouanda.

 «Plan d’Actions régional GIRE en place depuis 2019»

Le commissaire par intérim Mamadú Serifo Jaquité au cours de son intervention

Pour sa part, l’UEMOA table sur son plan d’actions adopté en 2019 et qui cristallise ses priorités d’intervention dans le domaine GIRE à travers 3 axes d’interventions : l’appui à la mise en place et à l’opérationnalisation du cadre de gouvernance de l’eau ; l’appui à des initiatives catalytiques de mise en pratique de la GIRE et le renforcement des capacités, de l’information et de la sensibilisation des acteurs.

Ce plan d’actions GIRE est un élément central de la mise en œuvre des politiques de l’UEMOA relatives à la politique des ressources en eau de l’Afrique de l’Ouest (PREAO) en vue d’appuyer les efforts des Etats membres en lien avec l’Objectif de Développement Durable (ODD) 6, sur l’eau et l’assainissement.

«L’eau est un élément essentiel à la croissance économique, à la santé humaine, à l’environnement. La gestion rationnelle des ressources en eau représente pourtant aujourd’hui un défi majeur pour les gouvernements du monde entier. A titre de rappel, la centralité de l’eau pour comprendre les enjeux émergents, changement climatique, insécurité alimentaire, énergétique, écologique, etc… a été soulignée avec insistance, à juste titre, lors de la récente Conférence des Nations Unies sur l’eau, tenue en mars 2023 à New York.  Cette reconnaissance a remis plus que jamais à l’ordre du jour la pertinence de l’approche de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE)», relèvera le commissaire par intérim M. Mamadú Serifo Jaquité, commissaire chargé du Département du développement humain.

«Le sens de l’engagement du GWP aux côtés de l’UEMOA et des autres partenaires»

Le président Abdoulaye Sène a donné le sens de l’engagement du GWP aux côtés des autres acteurs de la GIRE

Et le commissaire Jaquité d’assurer : «Pendant plus de deux (02) décennies de mise en œuvre de la GIRE dans l’Espace UEMOA des avancées significatives ont été faites aussi bien au niveau des Etats membres, des Organismes de Bassin Transfrontalier que des Institutions régionales. Il importe donc de capitaliser et de valoriser les pratiques de GIRE développées à divers niveaux dans l’Espace UEMOA ; afin de contribuer à l’atteinte de plusieurs cibles dans le cadre d’une planification intégrée des différents objectifs de développement dans la région».

Pour le président du Partenariat mondial de l’eau de l’Afrique de l’Ouest (GWP-AO), Abdoulaye Sène, l’engagement du GWP auprès de l’UEMOA et de tous les autres acteurs dans le processus ne vise autre objectif que «de s’assurer que la Gestion Intégrée des Ressources en Eau, élément clé, est prise en compte dans les plans, programmes, politiques et stratégies des pays et véritablement mise en œuvre par les acteurs à tous les niveaux appropriés en vue de l’atteinte effective des objectifs de développement des Etats y compris, la création de la richesse, la création des emplois notamment pour les jeunes, la croissance économique, l’amélioration du bien- être des populations, la réduction de la pauvreté et le développement durable».

Engagement des Pays Bas aux côtés des autres partenaires réitéré

L’ambassadrice des pays Bas au Burkina Faso a réitéré l’engagement de son pays dans la GIRE

Pour le président du GWP-AO, il est clair que «l’eau, avec l’ODD 6, est une ressource transversale de l’agenda mondial des Nations Unies pour le développement durable, indispensable pour l’atteinte de l’ensemble des 17 ODD. De même, la gestion conjointe et intégrée de la ressource eau est une garantie de l’épanouissement de tous les secteurs et de toutes les créatures qui portent une vie. C’est pourquoi, les Nations Unies ont fait de l’accès à une eau saine un droit humain essentiel. C’est dans la même optique que le Global Water Partnership, GWP, a fait de la promotion de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) sa niche d’action pour embrasser tous les secteurs et impacter le développement durable lié à l’eau».

Autre officiel à prendre la parole au cours de la cérémonie, l’ambassadrice des Pays Bas au Burkina Faso, Esther Loeffen. Son pays est un partenaire important et de longue date de la mise en œuvre réussie de l’approche GIRE dans l’espace UEMOA. Elle en est honorée et a réitéré l’engagement des Pays Bas aux côtés des autres acteurs de la mise en œuvre de la GIRE pour le grand bonheur des populations. Et d’évoquer une stratégie néerlandaise destinée à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations des pays de la région, notamment en milieu rural. Elle a parlé de résilience des ménages ruraux, de création d’emplois pour les jeunes, de santé de reproduction et de résolutions de conflits.

Initiative GIRE des pays de l’UEMOA au 10ème FME de Bali

Par ailleurs à écouter le président du GWP-AO Abdoulaye Sène, les meilleures expériences en matière de GIRE retenues au cours du présent Forum de Ouagadougou serviront de socle de l’Initiative que les pays de l’espace UEMOA entendre présenter au dixième Forum mondial de l’eau (FME) qui aura lieu en mai 2024 à Bali en Indonésie. Déjà fort des acquis du 9ème FME tenu en mars 2022 à Dakar, les acteurs GIRE de la région ne manquent pas d’atouts ou d’expérience pour porter l’initiative en gestion à bon port. Et tout commence par une participation active aux travaux du présent forum qui permettront en autres d’affiner le contenu des thématiques proposées ; à s’assurer du soutien des hautes autorités du Burkina Faso et de celles des autres pays de l’Espace UEMOA et de l’accompagnement des partenaires techniques et financiers en vue de bien conduire l’ensemble des étapes du processus GIRE devant conduire au FEME de Bali.

Bernard Bazié

Burkina Demain                   

Invasion de Djibo : Au moins 400 terroristes neutralisés

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La réponse des FDS et VDP à l'invasion terroriste massive de ce 26 novembre de Djibo, a été sans pitié et à la hauteur de l'affront

Selon plusieurs sources concordantes, la ville de Djibo, dans la région du Sahel Burkina, a été littéralement envahie par des milliers de terroristes (près de 3 000) qui ont tenté ainsi de prendre le contrôle du chef-lieu de la province de l’Oudalan. Mais, en face, la réaction des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires de défense de la patrie (VDP) a été la hauteur de cette terrible attaque.

La réponse des FDS et VDP à l’invasion terroriste massive de ce 26 novembre de Djibo, a été sans pitié et à la hauteur de l’affront

Résultat, un premier bilan de l’Etat-major de l’armée fait état d’au moins 400 neutralisés.  Résultats des actions combinées (aériennes et terrestres) de nos forces combattantes. La traque des assaillants rescapés se poursuit, selon la Télévision nationale qui a consacré une partie de son JT de 20 h de ce lundi 27 novembre 2023 à cette invasion terroriste de grande ampleur de Djibo massivement matée par l’armée.

Bernard Bazié

Burkina Demain

ONEA : Visite d’encouragement du Ministre Roger Baro

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Le ministre Roger Baro et sa suite ont posé pour la postérité avec responsables et personnels de l'ONEA à l'issue de la visite au siège de la société d'Etat

Le ministre de l’environnement, de l’eau et de l’assainissement, Roger Baro, a rendu une visite d’encouragement ce lundi 27 novembre 2023 à l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA).

Le ministre Roger Baro et sa suite ont posé pour la postérité avec responsables et personnels de l’ONEA à l’issue de la visite au siège de la société d’Etat

«Le ministre Roger BARO et sa délégation se sont entretenus avec le Comité de Direction, les partenaires sociaux et le personnel sous le hall du siège de l’ONEA. Cette visite a été l’occasion pour le personnel de partager ses doléances et ses préoccupations avec la tutelle technique. Le Ministre, Roger BARO, a notamment réaffirmé la noblesse des missions de l’ONEA et l’engagement de son ministère à porter l’ONEA avant d’appeler l’ensemble du personnel à redoubler d’efforts. Il a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de la bonne collaboration et du renforcement de la communication au sein de la nationale de l’eau. Le ministre Roger BARO et les membres de la délégation qui ont également visité le centre d’appels VENEGRE de l’ONEA et les plateformes du Centre des métiers de l’eau (CEMEAU) ont constaté de visu les actions menées. Le Directeur Général de l’ONEA, Flandion Idrissa SOURABIE a adressé des mots de remerciements au ministre et à la délégation pour l’intérêt porté à l’ONEA», a précisé un communiqué de l’Office national de l’eau et de l’assainissement.

Source : Communiqué ONEA

Afrique de l’Ouest : Attention ! les putschs ne sont pas l’apanage des pays francophones.

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Des assaillants armés ont tenté dimanche 26 novembre de forcer une armurerie militaire, libérant de nombreux prisonniers

Bien malin est celui qui sait où aura lieu le prochain putsch en Afrique de l’Ouest. Alors que beaucoup pensaient à un pays francophone, les évènements de Freetown en Sierra Leone où des assaillants armés ont tenté dimanche 26 novembre de forcer une armurerie militaire et libérant de nombreux prisonniers ; montre bien, si besoin en était, que cela peut arriver dans n’importe quel pays de la région, y compris le monde anglophone où la démocratie à l’occidentale semble plus d’ancrage. Il suffit simplement que les conditions soient réunies pour que l’on bascule d’un système démocratique à un régime militaire.

Des assaillants armés ont tenté dimanche 26 novembre de forcer une armurerie militaire, libérant de nombreux prisonniers

En cela, l’on ne saluera pas assez la récente sage décision du président Georges Weah qui a concédé sa défaite au second tour de la présidentielle libérienne devant son challenger Joseph Boakai qu’il avait pourtant battu à la précédente présidentielle. Cette décision de Mr Weah, qui va l’encontre de la volonté de certains de ses partenaires, est hautement patriotique et permet à son pays d’éviter ces évènements malheureux que connaît actuellement la Sierra Léone voisine depuis la réélection contestée du Général Julius Maada Bio. On le sait, les affrontements armés à Freetown du dimanche 26 novembre, ne sont pas les premières manifestations violentes depuis cette élection contestée du Général Maada Bio.

En début novembre, la police sierra léonaise avait déjà procédé à des arrestation de plus hauts gradés soupçonnés de vouloir perpétrer un putsch

Déjà en début du mois de novembre, la police sierra léonaise avait annoncé avoir arrêté plusieurs hauts gradés de l’armée pour, disait-elle, tentative de coup d’État contre les institutions du pays. Trois mois plus tôt, en août 2023, c’est plus de 30 personnes qui avaient trouvé la mort dans des émeutes. Aujourd’hui, ce sont des éléments armés qui tentent de s’emparer du pouvoir d’Etat, surfant certainement sur ce contentieux électoral entre le camp Bio et celui de son challenger Samura Kamara qui cette fois-ci n’a même pas eu la chance d’aller au second tour comme lors du scrutin présidentiel de 2018. Alors que beaucoup de Sierra Léonais voyaient en Monsieur Kamara l’homme de la situation ; celui qui pouvait aider le pays à affronter efficacement ses problèmes économiques actuels.

Ancien gouverneur de la Banque centrale de Sierra Leone, puis successivement ministre des finances et des affaires étrangères sous la présidence d’Ernest Bai Koroma, Samura Kamara a en effet la réputation d’un technocrate qui maîtrise bien les dossiers économiques. Malheureusement pour lui et ses partisans, les résultats du premier tour ne lui ont laissé aucune chance. Les résultats publiés par la commission électorale ont consacré sans appel la réélection, un coup KO, de Julius Maada Bio avec 56,17 % des voix.  Surprise, l’opposition conteste vigoureusement sans succès.

Le président Julius Maada Bio a assuré que le calme était de retour dans la capitale Freetown; appelant les populations à jouer leur partition

Maada Bio a ainsi été réinstallé dans son fauteuil de Président. Et depuis, c’est la crise politique en Sierra Leone dont l’une des manifestations a eu lieu ce dimanche 26 novembre. Le pouvoir Maada Bio a assuré avoir rétabli le calme dans la capitale. Pourvu que ça dure. Autrement, il faut se résoudre à trouver une solution à cette crise politique profonde, l’opposant ayant refusé de siéger au Parlement et essayant peut-être par d’autres voies pour se faire entendre. Sinon, une tentative de putsch n’est jamais loin, même en pleine zone anglophone.

Christian Tas

Burkina Demain

Pénurie sucre SN SOSUCO  : Signature d’un protocole d’accord pour en finir 

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Pour promouvoir la consommation des produits industriels transformés localement, en particulier le sucre SN SOSOCO introuvable sur le marché national ; le Gouvernement via son ministère en charge du commerce et du développement industriel, a œuvré à la conclusion d’un partenariat entre l’Association des professionnels du sucre du Burkina Faso et la SN-SOSUCO. La signature du protocole d’accord entre les deux parties est intervenue ce jeudi 23 novembre 2023 à Ouagadougou.

«Ce protocole est un partenariat que le Gouvernement a suscité et vise à promouvoir la consommation des produits industriels transformés localement. La signature de ce protocole d’accord va engager une fois de plus les deux parties pour la campagne commerciale 2023-2024, afin que les populations aient accès facilement au sucre. De façon pratique, ce protocole détermine les modalités d’enlèvement du sucre par les différents acteurs signataires sur la base de la production de la SN-SOSUCO», a indiqué Se Fidèle Ilboudo, secrétaire général  du Ministère du développement industriel, du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises (MDICAPME).

Et de saluer cet engagement patriotique des partenaires et les a invités au respect de ces engagements, car «c’est par là que nous pourrons assurer efficacement la mise à disposition du sucre au bénéfice des populations».

Par la signature de ce protocole d’accord, c’est un pas supplémentaire vers la nationalisation de la SN SOSUCO décidée lors du Conseil des ministres du 25 octobre dernier.

Vivement donc que notre sucre blond refasse sur les rayons de nos boutiques et alimentations au grand bonheur des populations.

Djeka Amani, Banfora

Burkina Demain

Des politiques de gouvernance foncière innovantes et de bonne qualité pour libérer le potentiel productif de l’Afrique

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Si les pays africains créent des politiques de gouvernance foncière innovantes et de bonne qualité qui favorisent un accès équitable à la terre et créent un environnement propice aux investissements, cela libérera le potentiel productif du continent.

«Des politiques de gouvernance foncière innovantes et de bonne qualité pour libérer le potentiel productif de l’Afrique

Addis-Abeba, le 21 novembre 2023 – Si les pays africains créent des politiques de gouvernance foncière innovantes et de bonne qualité qui favorisent un accès équitable à la terre et créent un environnement propice aux investissements, cela libérera le potentiel productif du continent.

Telles sont les sentiments exprimés par les dirigeants, à l’ouverture de la cinquième Conférence sur la politique foncière en Afrique (CLPA), à Addis-Abeba, en Éthiopie qui se déroule du 21 au 24 novembre 2023.

La Ministre ougandaise des terres, du logement et du développement urbain, Judith Nabakooba, a déclaré que l’Afrique a besoin de politiques de bonne gouvernance foncière qui renforcent les droits des femmes à la terre afin d’obtenir des résultats justes et durables pour tous.

« L’Ouganda comprend la relation qui existe entre la terre, le commerce et le bien-être de la population. Une gouvernance et une gestion foncière efficaces sont la pierre angulaire d’une justice sociale durable », a déclaré Mme Nabooka, ajoutant que « les politiques formulées doivent être visionnaires et doivent intégrer les questions de changement climatique et réformer les systèmes de justice foncière ».

La Commissaire chargée de l’agriculture, du développement rural, de l’économie bleue et de l’environnement durable, Josefa Sacko, a noté que des progrès significatifs ont été réalisés depuis la dernière édition de la conférence dans l’avancement des politiques foncières dans les États membres de l’Union africaine.

«Il y a deux ans, nous nous sommes réunis pour réfléchir sur les défis qui entravent une gouvernance foncière durable, et je suis heureuse d’annoncer qu’il y a eu une dynamique notable dans la mise en œuvre de politiques visant à favoriser des pratiques d’administration foncière durable », a déclaré Mme Sacko».

« Un domaine de progrès important concerne l’avancement des droits fonciers des femmes, conformément au programme foncier de l’Union africaine. Grâce à des interventions politiques ciblées, des réformes juridiques et des campagnes de sensibilisation, nous avons été témoins de progrès tangibles dans l’élévation du statut des femmes en tant qu’acteurs clés de la gouvernance foncière.

Elle a déclaré que des efforts louables ont été fournis en Tanzanie, en République démocratique du Congo, en Guinée et au Malawi pour évaluer les droits des femmes à la terre dans les politiques et les lois et pour prendre des mesures visant à combler les lacunes identifiées.

Elle a noté que le Centre africain pour les politiques foncières (ALPC) a entamé le processus d’élaboration de la stratégie continentale intégrant la dimension genre dans les secteurs fonciers nationaux.

Le Directeur par intérim de la Division du développement du secteur privé et des finances, Robert Lisinge, a déclaré au nom du Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique, M. Claver Gatete, que des systèmes de gouvernance foncière solides sont essentiels pour faciliter l’engagement des jeunes, des femmes, des communautés et du secteur privé et tirer profit de la ZLECAf et de la numérisation.

« Si les gouvernements africains font respecter les politiques et la bonne gouvernance foncière, ils soutiendront les parcs agro-industriels, les infrastructures et les énergies renouvelables, tous les ingrédients nécessaires à l’industrialisation et au commerce », a déclaré M. Lisinge.

Il a noté que les technologies numériques inclusives peuvent soutenir les processus d’élaboration des politiques foncières et commerciales grâce à une prise de décision fondée sur les données. Ils peuvent identifier les opportunités de réforme, de création d’emplois, d’atténuation et d’adaptation au changement climatique, ainsi que les besoins alimentaires en Afrique.

La Conseillère en gestion des ressources naturelles, à la Banque africaine de développement (BAD), Kanziemo Leontine, a déclaré que la gouvernance foncière et la réglementation de l’accès et de l’utilisation des terres permettent d’accélérer la mise en œuvre de la ZLECAf en contribuant à la production de biens, en libérant le potentiel agricole, en favorisant l’égalité des sexes, ainsi qu’un développement territorial équilibré. En outre, l’Agenda 2063 de l’Afrique appelle les gouvernements à autonomiser pleinement les femmes dans tous les domaines en leur accordant des droits sociaux, politiques et économiques égaux, y compris le droit de posséder et d’hériter de biens, de signer des contrats et d’enregistrer et de gérer des entreprises.

« La question de la bonne gouvernance foncière devient cruciale pour la réalisation de la ZLECAf », a-t-elle déclaré, ajoutant que les gouvernements devront continuer à investir dans le soutien aux exploitantes agricoles.

L’Ambassadeur de Suède en Éthiopie et à Djibouti, Hans Lundquist, a déclaré que la terre est une ressource fondamentale qui assure le bien-être. En améliorant la gouvernance foncière, nous pouvons créer une sécurité foncière et des investissements prospères.

La Conférence sur la politique foncière est organisée par le consortium tripartite composé de la Commission de l’Union africaine (CUA), de la Banque africaine de développement (BAD) et de la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Ladite conférence a pour thème : « Promouvoir une gouvernance foncière durable pour la mise en œuvre accélérée de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ».

L’adoption du thème de l’édition 2023 devrait générer un plus grand engagement politique et accélérer la mise en œuvre effective de la ZLECAf pour bénéficier pleinement aux citoyens africains et réaliser les aspirations et les objectifs de l’Agenda 2063.

À propos de la CEA

Créée en 1958 par le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies, la CEA est l’une des cinq commissions régionales de l’Institution et a pour mandat d’appuyer le développement économique et social de ses États membres, d’encourager l’intégration régionale et de promouvoir la coopération internationale pour le développement de l’Afrique.

 

Composée de 54 États membres, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) joue un double rôle en tant qu’organisme régional de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et en tant que partie intégrante du paysage institutionnel régional en Afrique.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur : www.uneca.org

-Fin-

Publié par :

La Section des communications

Commission économique pour l’Afrique

BP 3001

Addis-Abeba (Éthiopie)

Tél. +251 11 551 5826

Adresse électronique : eca-info@un.org»

L’intégration des droits fonciers des femmes dans la ZLECAf est essentielle pour promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes en Afrique

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Selon les dirigeants et les experts fonciers participant à la Cinquième Conférence sur la politique foncière en Afrique (CLPA) qui se déroule du 21 au 24 novembre 2023, à Addis-Abeba, en Éthiopie, l’intégration des droits fonciers des femmes dans la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) représente une opportunité importante de promouvoir l’égalité des sexes, de réaliser l’autonomisation économique des femmes et de favoriser le développement durable en Afrique.

«L’intégration des droits fonciers des femmes dans la ZLECAf est essentielle pour promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes en Afrique

Addis-Abeba, le 21 novembre 2023 – Selon les dirigeants et les experts fonciers participant à la Cinquième Conférence sur la politique foncière en Afrique (CLPA) qui se déroule du 21 au 24 novembre 2023, à Addis-Abeba, en Éthiopie, l’intégration des droits fonciers des femmes dans la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) représente une opportunité importante de promouvoir l’égalité des sexes, de réaliser l’autonomisation économique des femmes et de favoriser le développement durable en Afrique.

 

Ils affirment que la ZLECAf peut créer un environnement favorable aux femmes entrepreneurs, faciliter leur participation au commerce transfrontalier et contribuer à la réduction de la pauvreté et à une croissance inclusive pour résoudre les défis uniques auxquels sont confrontées les femmes pour accéder à la terre et en posséder.

La Conférence sur la politique foncière 2023 est organisée par le consortium tripartite composé de la Commission de l’Union africaine (CUA), de la Banque africaine de développement (BAD) et de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) ; ladite conférence a pour thème : « Promouvoir une gouvernance foncière durable pour la mise en œuvre accélérée de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf)».

La Ministre ougandaise des terres, du logement et du développement urbain, Judith Nabakooba, a déclaré que l’Afrique a besoin de politiques de bonne gouvernance foncière qui renforcent les droits des femmes à la terre afin d’obtenir des résultats justes et durables pour tous.

Les cadres juridiques nationaux doivent être renforcés, alignés sur les normes internationales des droits humains et appliqués efficacement pour protéger les droits fonciers des femmes. Cela nécessite d’examiner les lois et les pratiques discriminatoires, de sensibiliser aux droits fonciers des femmes et de fournir une aide juridique et des services de soutien aux femmes confrontées à des conflits liés à la terre.

La ministre ougandaise a déclaré que la collaboration entre les gouvernements, les Organisations de la société civile, les groupes de défense des droits des femmes et les entités du secteur privé est cruciale pour intégrer efficacement les droits fonciers des femmes dans la ZLECAf. En outre, des partenariats devront être forgés pour élaborer des politiques commerciales sensibles au genre, fournir un soutien technique et mettre en œuvre des programmes de renforcement des capacités.

La Commissaire chargée de l’agriculture, du développement rural, de l’économie bleue et de l’environnement durable, Josefa Sacko, a noté que des progrès significatifs ont été réalisés depuis la dernière édition de la conférence dans l’avancement des politiques foncières dans les États membres de l’Union africaine.

«Il y a deux ans, nous nous sommes réunis pour réfléchir sur les défis qui entravent une gouvernance foncière durable, et je suis heureuse d’annoncer qu’il y a eu une dynamique notable dans la mise en œuvre de politiques visant à favoriser des pratiques d’administration foncière durable », a déclaré Mme Sacko.

«Un domaine de progrès important concerne l’avancement des droits fonciers des femmes, conformément au programme foncier de l’Union africaine. Grâce à des interventions politiques ciblées, des réformes juridiques et des campagnes de sensibilisation, nous avons été témoins de progrès tangibles dans l’élévation du statut des femmes en tant qu’acteurs clés de la gouvernance foncière.

«Il est impératif que les parties prenantes travaillent ensemble pour garantir que les droits fonciers des femmes soient pleinement intégrés dans les politiques, les programmes et les mécanismes de mise en œuvre de la ZLECAf », a déclaré Robert Lisinge, Chef de la section de l’énergie, des infrastructures et des services, de la Division du développement du secteur privé et des finances.

«Cela profitera non seulement aux femmes et contribuera au succès global et à la durabilité de la ZLECAf, mais accélérera également le programme de développement de l’Afrique ».

Il a déclaré que des systèmes de gouvernance foncière solides sont essentiels pour permettre aux jeunes, aux femmes, aux communautés et au secteur privé de s’engager et de bénéficier de la ZLECAf et de la numérisation.

Sandra Bhatasara, Chargée de cours au Département de sociologie, de l’Université du Zimbabwe, a déclaré que la capacité des femmes à accéder à la terre par l’héritage en Afrique est compromise. En pratique, les femmes sont constamment menacées par les membres de leur clan et les proches de leurs maris.

«L’application et la protection des Droits fonciers des femmes (WLR) – limitées en ce qui concerne les lois sur l’héritage qui confèrent des titres de propriété et des droits d’héritage aux membres masculins de la famille tout en reléguant les femmes, en particulier les femmes mariées, à un accès secondaire par l’intermédiaire de leur mari ou de leurs enfants de sexe masculin » doivent être revues, a déclaré Madame Bhatasara.

Par exemple, à Lamu, une ville côtière du Kenya, la communauté majoritairement musulmane estime que les hommes sont les principaux gardiens de la terre, même si la constitution garantit un accès équitable à la terre pour tous. Au Cameroun, en Éthiopie, en Afrique du Sud et au Togo, l’État n’a pas encore fourni d’orientation politique nationale sur les questions d’acquisition de terres à grande échelle.

Cela expose les femmes à la dépossession de leurs terres et, en fin de compte, à un accès difficile à la terre.

Elle a déclaré que des efforts devront être faits pour intégrer la dimension genre dans tous les aspects de la mise en œuvre de la ZLECAf. Assurer l’équilibre entre les sexes dans les négociations commerciales, établir des mécanismes de suivi et d’évaluation sensibles au genre et mener des évaluations de l’impact des politiques commerciales sur le genre afin d’identifier les risques et opportunités potentiels pour les femmes comptent parmi les principales questions de préoccupation.

L’Agenda 2063 de l’Afrique appelle les gouvernements à autonomiser pleinement les femmes dans tous les domaines en leur accordant des droits sociaux, politiques et économiques égaux, y compris le droit de posséder et d’hériter de biens, de signer des contrats et d’enregistrer et de gérer des entreprises.

En 2016, l’UA a lancé une campagne visant à allouer 30 % des terres aux femmes africaines d’ici 2025 pour la transformation économique de l’Afrique.

À propos de la CEA

Créée en 1958 par le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies, la CEA est l’une des cinq commissions régionales de l’Institution et a pour mandat d’appuyer le développement économique et social de ses États membres, d’encourager l’intégration régionale et de promouvoir la coopération internationale pour le développement de l’Afrique.

Composée de 54 États membres, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) joue un double rôle en tant qu’organisme régional de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et en tant que partie intégrante du paysage institutionnel régional en Afrique.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur : www.uneca.org

-Fin-

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Commission économique pour l’Afrique

BP 3001

Addis-Abeba (Éthiopie)

Tél. +251 11 551 5826

Adresse électronique : eca-info@un.org »

Formation de journalistes africains aux droits et à la gouvernance foncière en Afrique

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Des journalistes spécialisés dans les activités commerciales et l’économie, de divers médias d’Afrique ont participé à une master class sur les droits et la gouvernance fonciers en Afrique en amont de la cinquième édition, de la Conférence sur la politique foncière en Afrique (CLPA) qui se déroule du 21 au 24 novembre 2023, à Addis-Abeba, Éthiopie.

«Formation de journalistes africains aux droits et à la gouvernance foncière en Afrique

Addis-Abeba, le 20 novembre 2023 (CEA) – Des journalistes spécialisés dans les activités commerciales et l’économie, de divers médias d’Afrique ont participé à une master class sur les droits et la gouvernance fonciers en Afrique en amont de la cinquième édition, de la Conférence sur la politique foncière en Afrique (CLPA) qui se déroule du 21 au 24 novembre 2023, à Addis-Abeba, Éthiopie.

La formation a été organisée par le Centre africain pour les politiques foncières (ALPC), la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et l’Organisation internationale de droit du développement (OIDD).

La Coordinatrice du Centre africain pour les politiques foncières (ALPC), Joan Kagwanja, a reconnu le rôle que jouent les journalistes dans la circulation de l’information au public sur les questions foncières en Afrique et la nécessité d’accorder une attention particulière aux multiples dimensions entourant la gouvernance foncière.

Mme Kagwanja a déclaré que les médias devraient rendre compte efficacement des principaux défis liés aux questions foncières en Afrique, notamment les pratiques culturelles discriminatoires à l’égard des femmes, les pratiques coloniales et la mauvaise gouvernance.

« La diffusion de contenus sur la gouvernance foncière, l’État de droit et le commerce intra-africain pourraient favoriser une croissance inclusive et durable », a déclaré Mme Kagwanja.

La master class visait à accroître la sensibilisation et les connaissances des journalistes spécialisés dans les activités commerciales et l’économie sur les indicateurs de l’état de droit, les politiques de gouvernance foncière et le commerce intra-africain ; à exposer les journalistes aux approches permettant de rendre compte efficacement de la gouvernance foncière et de ses interactions avec les activités commerciales et économiques ; à construire un réseau de ce type de journalistes qui apprécient et peuvent plaider en faveur de politiques foncières inclusives et intra-africaines à travers leurs médias ; et renforcer le soutien des journalistes pour la Conférence 2023 sur la politique foncière en Afrique.

Le Conseiller du comité scientifique organisateur de la conférence, Kimani Njogu, a déclaré qu’en comprenant comment les politiques et les pratiques de gouvernance foncière affectent les opportunités intra-africaines, les journalistes sont en mesure d’informer et d’éduquer le grand public et les décideurs.

« Les journalistes doivent assumer leur rôle de « garde-fou » et sensibiliser aux questions de droits fonciers en Afrique, dénoncer les pratiques de corruption liées aux pratiques foncières et commerciales, surveiller les réformes agraires, les acquisitions, les transactions et exiger des comptes de la part des agents publics », a déclaré M. Kimani.

«En relatant leurs récits, les journalistes peuvent également inciter les décideurs politiques à adopter des politiques et des cadres qui favorisent une utilisation inclusive et durable des terres sur le continent afin d’accélérer la mise en œuvre de la ZLECAf ».

S’exprimant lors de la Master Class, la Responsable pays de l’Organisation internationale de droit du développement (IDLO), Mme Barbara Kilei, a déclaré aux journalistes qu’une approche axée sur l’état de droit garantit que les systèmes de lois, les normes, les institutions et les communautés s’engagent à rendre des comptes, à adopter une loi juste, à représenter un gouvernement ouvert, à appliquer une justice inclusive, accessible et impartiale dans la gouvernance foncière. Ce faisant, a-t-elle souligné, l’État de droit crée un environnement durable propice à une gouvernance foncière inclusive qui promeut une culture de justice et une vie digne pour tous.

«L’OIDD reconnaît qu’une bonne gouvernance foncière est essentielle à la réalisation du développement durable. Grâce à ses interventions visant à améliorer la gouvernance des terres et des ressources naturelles dans l’Est et la Corne de l’Afrique, l’OIDD travaille avec les gouvernements et les communautés locales », a-t-elle déclaré.

Ce faisant, l’OIDD renforce la capacité des institutions à promouvoir l’état de droit. Cela renforce également la capacité juridique des communautés et permet aux structures de règlement des différends coutumiers et informels d’être plus inclusives et plus justes. En outre, l’OIDD favorise les liens entre les acteurs de la justice formelle et informelle et renforce la collaboration et la coordination des acteurs étatiques et non étatiques dans la gouvernance foncière.

La Directrice du programme communautaire de protection des terres, Namati, Kenya, Eileen Wakesho, a expliqué que tous les documents de recherche présentés lors de la conférence africaine sur la politique foncière sont publiés dans la Revue africaine sur la politique foncière et les sciences géospatiales (African Journal on Land Policy and Geospatial Sciences – AJLP&GS), créé en 2018.

«Il s’agit d’une revue en libre accès visant à encourager l’innovation dans la recherche, à promouvoir l’échange de connaissances et à faire progresser la recherche scientifique en matière de politique foncière et de sciences géospatiales en Afrique et à servir de revue de référence pour l’Afrique », a déclaré Mme Wakesho, ajoutant qu’en 2023, la revue a rejoint EuroPub en tant que répertoire européen des revues académiques et scientifiques

L’ALPC et l’OIDD notent qu’il faut accroître la capacité des journalistes spécialisés dans les activités commerciales et l’économie à apprécier les questions clés de gouvernance foncière et d’état de droit en Afrique et leurs liens avec le commerce intra-africain.

La Conférence sur la politique foncière en Afrique 2023 se déroule sur le thème : « Promouvoir une gouvernance foncière durable pour la mise en œuvre accélérée de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ».

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Niamey – Ouaga : Accueil chaleureux et honorable pour le Général Tiani !

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Un accueil chaleureux et honorable réservé au Général Tiani par le Capitaine Traoré

C’est un moment important et historique des relations nigéro-burkinabè qui se joue avec l’arrivée en début de soirée à Ouagadougou, du Président de la Transition du Niger, Abdourahamane Tiani.  A la descente d’avion du Général Tiani, son homologue burkinabè, le Capitaine Ibrahim Traoré lui a réservé un accueil chaleureux avec tous les honneurs dus en son rang et à la hauteur de la qualité des relations entre les deux chefs d’Etat et entre les deux pays.

«Après un bref échange au salon présidentiel, le capitaine Ibrahim TRAORÉ et son hôte de marque à la tête d’une forte délégation, ont pris la direction du Palais de koulouba. Cette première visite du Président du CNSP en terre burkinabè est une occasion pour les deux Chefs d’État d’échanger sur les problématiques communes aux deux pays notamment la lutte contre le terrorisme et les questions de développement socio- économiques», indique un communiqué de la Présidence du Faso qui ajoute : «Le Burkina Faso et le Niger unis par la géographie, partagent les mêmes défis liés aux actions des groupes terroristes. La séance de travail entre les deux personnalités permettra de réaffirmer leur volonté et leur engagement à mutualiser les efforts pour la satisfaction des besoins des peuples nigérien et burkinabè».

Dans la matinée, c’est à Bamako que le Président du Conseil national pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) s’est rendu où il a été accueilli avec la même chaleur et les mêmes honneurs fraternels par le Président de la Transition malienne, le Colonel Assimi Goita.

Christian Tas

Burkina Demain