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Régulation Energie au Burkina : Des journalistes du Grand Est à l’Ecole de l’ARSE

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L’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) organise du 28 au 30 octobre 2025 une session d’information et de sensibilisation au profit des journalistes des régions du Nakambé, du Nazinon, du Goulmou, de la Tapoa et de la Sirba.  C’est le Secrétaire Général Emile Yaméogo, représentant le Gouverneur de la région de Nakambé, qui a présidé l’ouverture de ladite session intervenue ce mardi à Tenkodogo, en présence du Président de l’ARSE, Dr Jean-Baptiste Ky et du représentant du Président de la Délégation spéciale de Tenkodogo, le 1er vice-Président Justin Malga. «Les échanges autour de ce thème permettront de renforcer la compréhension des journalistes sur les mécanismes de régulation technique, économique, tarifaire, financière et juridique, tout en mettant en lumière les acquis, les défis actuels et les perspectives d’évolution du secteur énergétique national», a précisé le Président de l’ARSE.

Le Secrétaire Général Emile Yaméogo, représentant le Gouverneur de la région de Nakambé, a présidé l’ouverture de l’atelier. A sa droite, le Président de l’ARSE, Dr Jean-Baptiste Ky.

Après Koudougou en 2021 et Bobo-Dioulasso en 2023, l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) est depuis ce mardi 28 octobre 2025 à Tenkodogo pour outiller les journalistes des régions du Nakambé, du Nazinon, du Goulmou, de la Tapoa et de la Sirba.

«La régulation au service de la gouvernance et du développement du secteur de l’énergie au Burkina Faso : acquis, défis et perspectives». C’est le thème de cette session d’information et de sensibilisation des hommes et femmes des médias desdites régions.

La démarche de l’ARSE saluée par le Gouverneur du Nakambé

«Cette démarche de l’ARSE  traduit la volonté d’associer les journalistes et communicateurs à la promotion de la transparence, de la redevabilité et de la bonne gouvernance dans le secteur énergétique. Par leurs missions de service public d’information, d’éducation et de sensibilisation, les médias peuvent contribuent à vulgariser les politiques publiques et à rapprocher les institutions des citoyens», s’est félicité le Gouverneur de la région de Nakambé dans son discours d’ouverture lu par son représentant, le Secrétaire Général Emile Yaméogo.

Et d’exhorter les bénéficiaires des présents échanges à en tirer le meilleur parti dans la mesure où,

dit-il, les acquis engrangés leur permettront d’être mieux préparés pour informer, sensibiliser et mobiliser l’opinion publique sur les enjeux énergétiques, tout en soutenant l’Etat dans sa démarche vers un développement énergétique inclusif et durable. «Vos micros, caméras et stylos sont autant d’instruments précieux pour apporter votre pierre à la construction de la paix et du développement de notre pays».

«Renforcer la compréhension des journalistes»

Le Président de l’ARSE, Dr Jean-Baptiste Ky, a explicité les objectifs de l’atelier pendant l’ouverture

«Le présent atelier a pour objectif d’outiller les journalistes sur les actions et les acquis de la régulation énergétique afin qu’ils puissent mieux informer, sensibiliser et accompagner le public dans la compréhension du rôle et de la contribution de l’ARSE au développement et à la gouvernance du secteur énergétique dans notre pays», a précisé le Président de l’ARSE, Dr Jean-Baptiste Ky, dans son intervention à l’ouverture de l’atelier.

«Les échanges autour de ce thème permettront de renforcer la compréhension des journalistes sur les mécanismes de régulation technique, économique, tarifaire, financière et juridique, tout en mettant en lumière les acquis, les défis actuels et les perspectives d’évolution du secteur énergétique national».

«La régulation a besoin de la communication, des médias»

Saïdou Zoromé, Directeur de Communication et des Relations Presse de l’ARSE, face aux journalistes du Grand Est à l’issue de l’ouverture de la session

Pour le Directeur de la Communication et des Relations Presse, Saïdou Zoromé, les médias, la communication sont indispensables à la bonne régulation du secteur de l’énergie et sont pris en compte dans le cadre de la stratégie et des plans de communication de l’ARSE.

«La régulation a besoin de la communication pour être comprise, et la communication a besoin des médias pour être entendues. La communication accompagne la régulation : elle explique et fait comprendre les décisions ; elle soutient leur mise en œuvre ; renforce et valorise les résultats», a-t-il assuré.

Et «communiquer pour l’ARSE, c’est expliquer la régulation et ses impacts ; c’est prévenir les incompréhensions ; c’est dialoguer et inspirer confiance ; c’est donner à la régulation. Pour l’ARSE, communiquer, c’est aussi rendre la régulation visible, crédible et redevable. Bref, communiquer, c’est une nécessité pour l’ARSE».

Dans le cadre de la vision stratégique 2023-2027 de l’ARSE

Par ailleurs, à écouter le Président de l’ARSE, la présente initiative s’inscrit aussi dans le cadre des efforts de l’institution visant la mise en œuvre efficace de sa vision stratégique 2023-2027. En effet, dans le cadre de cette vision stratégique qui vise à positionner l’ARSE comme un acteur clé de transparence, d’équité et de performance au service du développement national ; la bonne communication est un facteur essentiel.

Cette ambition légitime de l’ARSE de renforcer sa notoriété au plan national et de s’imposer comme un régulateur de référence dans la sous-région, notamment en termes de transparence et de redevabilité institutionnelle, fait de facto des médias, des partenaires clés.

Plusieurs communications délivrées

Pour cette première journée, plusieurs communications ont été délivrées par des responsables de l’ARSE sous la modération de Yaya Soura, Conseiller Technique du Président de l’ARSE. Ces communications ont porté entre autres sur la présentation de l’ARSE ; les notions de la régulation, ses techniques et principes ; sur la communication et la régulation du secteur de l’énergie (stratégie et pratiques).

Des communications assurées respectivement par le Directeur de la Conformité Arnaud Ouédraogo ; le Directeur Chargé des Consommateurs Damba Ouoba et le Directeur de la Communication et des Relations Presse, appuyés par d’autres responsables présents de l’ARSE.

Ces différentes communications ont été suivis par des échanges enrichissants avec les participants de la présente session d’information et de sensibilisation des journalistes des régions du Nakambé, du Nazinon, du Goulmou, de la Tapoa et de la Sirba.

Les échanges se poursuivent ce mercredi et jeudi à Tenkodogo avec d’autres thématiques aussi importantes.

Martin Philippe

Burkina Demain

Conservation de la nature : La RDC lance sa première Semaine Nationale du Climat

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La République démocratique du Congo a officiellement lancé sa première Semaine Nationale du Climat ce lundi 27 octobre 2025, marquant un moment historique et le point de départ d’un pacte d’action ambitieux pour la conservation de la nature et le développement durable. C’est le Président Félix Antoine Tshisekedi, himself, qui a lancé officiellement cette première Semaine Climat de la RDC. Plus de détails dans ce Communiqué.

C’est le Président Félix Antoine Tshisekedi, himself, qui a lancé officiellement la première Semaine Climat de la RDC

« COMMUNIQUÉ DE PRESSE/POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

La RDC lance la première Semaine Nationale du Climat, affirmant son rôle de pays-solution face à la crise climatique mondiale

Kinshasa, RDC – Le 27 octobre 2025 – La République démocratique du Congo a officiellement lancé sa première Semaine Nationale du Climat ce lundi 27 octobre 2025, marquant un moment historique et le point de départ d’un pacte d’action ambitieux pour la conservation de la nature et le développement durable. Le coup d’envoi a été donné par Son Excellence Monsieur Félix Antoine Tshisekedi, Président de la République démocratique du Congo.

Dans son discours inaugural, le Président Tshisekedi a souligné l’importance de cet événement, le qualifiant d’« historique, porteur de vision et annonciateur d’une nouvelle ère pour notre nation ». Il a réaffirmé le rôle crucial de la RDC en tant que « pays béni de Dieu, dépositaire d’un patrimoine naturel unique » et a insisté sur le fait que le changement climatique n’est pas une abstraction pour la RDC, mais une « réalité quotidienne qui fragilise les vies ». Le Président a réitéré l’engagement de la RDC à demeurer le « pays-solution » face à ce défi mondial.

Cette conviction se traduit par une politique et une stratégie concrète, notamment à travers le programme national « La Forêt c’est nous ». Ce programme incarne l’ambition de la RDC de protéger, restaurer et valoriser ses forêts, de créer des emplois verts décents, de soutenir les communautés locales – en particulier les femmes, les jeunes et les peuples autochtones – et de stimuler une économie respectueuse du vivant.

Le Président Tshisekedi a également lancé un appel à la communauté internationale, aux bailleurs de fonds et au secteur privé responsable à investir dans les forêts congolaises, les énergies propres et la jeunesse, soulignant que « chaque dollar investi en République démocratique du Congo n’est pas une dépense, c’est une assurance vie pour la planète ».

Madame Marie Nyange, Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat, a également pris la parole, rappelant que la RDC est le « cœur vert de l’Afrique, le poumon de la planète, le réservoir d’eau douce qui nourrit des millions de vies ». Elle a mis en exergue le rôle indispensable du pays dans l’équilibre climatique mondial, grâce à ses forêts du Bassin du Congo qui absorbent des milliards de tonnes de carbone chaque année, à ses tourbières qui stockent des réserves colossales de carbone, et à sa richesse en eaux et en biodiversité.

La Ministre Nyange a réaffirmé l’engagement de la RDC à défendre son rôle de pays-solution sur la scène internationale, à promouvoir une économie verte et inclusive, et à renforcer la justice climatique pour que les efforts de la Nation soient reconnus et soutenus par des financements justes et transparents. Elle a souligné que sans la RDC, « il n’y a pas de victoire possible contre le changement climatique » et que la RDC, en tant que partenaire stratégique, exige que la solidarité internationale se traduise en actes concrets, en transferts de technologies et en engagements respectés.

La Semaine congolaise du climat est un moment décisif visant à unir les forces du gouvernement, de la société civile, du secteur privé, des autorités et des communautés locales, ainsi que des peuples autochtones. Elle a pour objectif de préparer la COP30 avec une position forte et crédible, et de construire une économie verte et inclusive.

Enfin, Madame Nyange a annoncé le soutien officiel de la RDC à l’initiative TFFF (Tropical Forest Forever Facilities), un fonds en cours de création par le Brésil pour mobiliser des financements pour les forêts tropicales.

Elle a rappelé que la RDC fait sa part de conservation et que les partenaires internationaux doivent jouer la leur, car « la RDC ne peut pas être le pompier du monde sans moyens. Elle est prête pour l’action, mais elle ne peut pas agir toute seule. Les promesses doivent se traduire en actes concrets ».

La Semaine congolaise du climat est un rendez-vous avec l’histoire, un moment où la RDC affirme sa voix, renforce ses alliances et trace la voie d’un avenir durable, se positionnant comme un pays-leader dans la gouvernance climatique mondiale.

Cellcom MEDD-NEC»

36e Tour du Faso : Paul Daumont en maillot jaune à Bobo

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Le belge Lance De Cabooter a remporté la plus longue étape du Tour

Le cycliste Burkinabè Paul Daumont a remporté ce dimanche 26 octobre 2025 la 3e étape du 36e Tour du Faso longue de 116,600km et courue en circuit fermé à Bobo-Dioulasso (11,6Km x 10). Avec cette victoire importante d’étape, Paul Daumont est le nouveau maillot jaune du Tour du Faso 2025.

Le cycliste Burkinabè Paul Daumont a remporté cette 3e étape

C’est la première victoire Burkinabè dans cette compétition cycliste internationale qui rassemble des cyclistes de 11 pays.

Faut-il le rappeler, la deuxième étape du Tour et la plus longue (156,200km) courue la veille entre Koudougou et Boromo, a été remportée par le belge Lance De Cabooter.

La plus longue (156,200km) courue samedi entre Koudougou et Boromo, a été remportée par le belge Lance De Cabooter

Burkina Demain

Région des Tannounyan: Le Gouverneur Yéyé installé dans ses fonctions

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Le Secrétaire Général du Gouvernement et du Conseil des Ministres Ousmane Ouattara, représentant le Ministre d’État en charge de l’Administration territoriale, a installé le 20 octobre dernier à Banfora, le nouveau Gouverneur de la région des Tannounyan, Patrice Yéyé. Le Gouverneur succède à Badabouè Florent Bazié à la tête de la Région.

C’est Ousmane Ouattara, Secrétaire Général du Gouvernement et du Conseil des Ministres Ousmane Ouattara (au milieu), qui a présidé la cérémonie d’installation du nouveau Gouverneur des Tannounyan Patrice Yéyé (à droite), en remplacement de Badabouè Florent Bazié (à gauche)

Nommé Gouverneur de la région des Tannounyan lors du Conseil des Ministres du 17 septembre 2025, Patrice Yéyé, Contrôleur général de Police, a officiellement pris fonction le lundi 20 octobre 2025 à Banfora, chef-lieu de ladite région. C’est le Secrétaire général du Gouvernement et du Conseil des Ministres représentant le Ministre d’État, Ousmane Ouattara, qui a présidé la cérémonie d’installation en présence des délégations de corps constitués, des forces vives, de distinguées personnalités.

«Retenons que cet officier chevronné de police nationale, Catégorie 1- 4ème classe- 1er échelon, est pétri d’expérience avec un riche parcours. De surcroît, c’est un averti des questions de sécurité. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle l’État lui a placé sa confiance afin qu’il apporte sa touche à l’édification d’une région des Tannounyan prospère, là où il fait bon vivre», a indiqué le SG du Gouvernement Ouattara dans sa présentation du nouveau Gouverneur des Tannounyan.

«Je mesure la portée de la mission et des défis»

Le Gouverneur entrant, Patrice Yéyé, Contrôleur général de police, s’est voulu rassurant à sa prise de fonction

Après son installation officielle, le nouveau Gouverneur des Tannounyan, Patrice Yéyé, dès l’entame de ses propos, a tenu à rendre Grâce à Dieu, Maître Suprême de l’univers, qui selon lui, a voulu et permis ces instants solennels.

Et de se montrer ensuite rassurant quant aux défis qui l’attendent en tant que nouveau responsable.  «Je mesure la portée de la mission et des défis qui m’attendent. Mais voudrais-je rassurer que c’est avec honneur et dévouement que je suis prêt à l’assumer en toute responsabilité, et ce, grâce à votre accompagnement et à la contribution des toutes les filles et fils de la région sans distinction aucune». Et d’ajouter : «Je reste convaincu qu’ensemble, avec la vision et le leadership de son excellence Président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré, nous travaillerons à relever de nombreux défis de la région. Je reste disponible et réceptif à toutes les contributions, pourvu qu’elles soient constructives et s’inscrivent dans le seul intérêt supérieur de la région. Vive le Burkina Faso ! Paix et sécurité pour la région des Tannounyan ! La patrie ou la mort, nous vaincrons !».

Le Gouverneur succède à Badabouè Florent Bazié à la tête de la Région

Le Gouverneur Yéyé succède au Commissaire divisionnaire de Police, Badabouè Florent Bazié

Le Gouverneur Yéyé succède au Commissaire divisionnaire de Police, Badabouè Florent Bazié qui aura passé 2 ans 8 jours à la tête de la région des Tannounyan au cours desquels il aura pris à bras-le- corps tous les chantiers de développement de la région.

Félicitant son prédécesseur pour le lourd travail abattu durant son magistère et exprimant sa disponibilité à poursuivre dans le sillon déjà tracé, le Gouverneur Yéyé a eu recours à cet adage africain qui dit : «C’est au bout de l’ancienne corde que l’on tisse la nouvelle».

Le Gouverneur Bazié doublement distingué pour ses œuvres

Homme dynamique et très engagé aux côtés de toutes les couches sociales, selon ses proches collaborateurs, le désormais ancien Gouverneur Bazié  a favorisé la réalisation de chantiers phares dont l’installation de l’université de Banfora sur son site ; l’aménagement des plaines de Douna et de Sindou ; la réinstallation des populations déplacées internes dans leurs localités d’origine ; la réouverture des écoles, des centres de santé…

Bref, c’est un engagement inestimable qui lui a valu une double distinction honorifique à l’occasion des célébrités du 11 décembre 2024. Il s’est agi à la fois de du titre d’ »Officier de l’Ordre de l’Etalon et de celui de ‘’Chevalier de l’Ordre du Mérite du Développement Rural avec agrafe ’’Agriculture ».

«À ces instants qui consacrent la fin de votre mission, nous garderons de vous, l’image d’un homme d’actions, pragmatique, aimable, ouvert, humaniste et pétri de culture intérieure. Pleine de réussite dans votre nouvelle vie», se sont pour leur part félicité les proches collaborateurs de M. Bazié.

Le temps des Gouverneur hommes dans la Région se poursuit

Le Gouverneur Yéyé prenant la parole pour la 1ère fois devant ses administrés

Faut-il le rappeler, à l’époque, la région des Tannounyan (ex- Cascades) était réputée difficile à administrer avec des clivages sociaux qui faisaient que les plus hautes autorités du pays en son temps pays, misaient souvent des responsables administratifs femmes, tant au niveau régional que provincial.

Mais, depuis quelque temps, l’on assiste à la nomination de Gouverneurs hommes à la tête de la Région. Ainsi, après le Colonel Jean Charles Somé et le Commissaire divisionnaire Badabouè Florent Bazié, tout l’espoir des plus hautes autorités repose désormais le Contrôleur général Patrice Yéyé pour une bonne administration des Tannounyan.  Aux commandes désormais de la Région depuis le 20 octobre dernier, le Gouverneur Yéyé s’est rassurant et déterminé à jouer lui sa partition, conformément à la lettre de mission à lui confier. Il ne reste donc qu’à lui plein succès dans ses nouvelles fonctions.

Soumaïla Soma, Banfora

Burkina Demain

36e Tour du Faso : Le belge Lance De Cabooter vainqueur à Boromo

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La deuxième étape du Tour et la plus longue (156,200km) courue ce samedi 25 octobre 2025 entre Koudougou et Boromo, a été remportée par le belge Lance De Cabooter.

Le belge Lance De Cabooter a remporté la plus longue étape du Tour
La plus longue (156,200km) courue samedi entre Koudougou et Boromo, a été remportée par le belge Lance De Cabooter

Quant à la troisième étape, elle sera disputée ce dimanche en circuit fermé du côté de Bobo Dioulasso.

Affaire à suivre…

Burkina Demain

Semaine nationale du Climat en RDC : Portes ouvertes au Ministère de l’Environnement

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La Ministre Ndambo a souligné l'importance qu'elle accorde à la société civile

En marge de la Semaine Nationale du Climat, Son Excellence Marie Nyange Ndambo, Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat, a tenu une rencontre cruciale ce vendredi avec les délégués de la société civile environnementale de la République démocratique du Congo. Plus de détails dans ce Communiqué.

«COMMUNIQUÉ DE PRESSE POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Son Excellence Marie Nyange Ndambo ouvre les portes du Ministère à la société civile pour une gouvernance participative

Kinshasa – Le 24 octobre 2025 – En marge de la Semaine Nationale du Climat, Son Excellence Marie Nyange Ndambo, Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat, a tenu une rencontre cruciale ce vendredi avec les délégués de la société civile environnementale de la République démocratique du Congo. L’objectif principal de cette réunion était de partager des informations essentielles concernant cet événement majeur, dont les travaux se dérouleront à Kinshasa du 27 au 30 octobre. Ces discussions visent à harmoniser la position du pays en vue des négociations climatiques de la COP30, prévue à Belém (Brésil).

La Ministre Ndambo a souligné l’importance qu’elle accorde à la société civile, déclarant :

« J’attache une importance capitale à la société civile. Les portes du Ministère sont ouvertes. À tout moment lorsque vous ressentez le besoin, n’hésitez pas, venez vers moi et nous allons parler comme les enfants de la même famille. » Cette ouverture a été chaleureusement accueillie par les acteurs de la société civile, qui y voient un changement de paradigme vers une gestion plus participative du secteur environnemental.

Joseph Bobia Bonkaw, chef de la délégation de la société civile, a saisi cette occasion pour soulever plusieurs points cruciaux nécessitant une attention urgente et a plaidé pour l’établissement d’un cadre de concertation permanent. « Son Excellence, nous vous rassurons de notre disponibilité », a-t-il affirmé. « La préoccupation que nous vous présentons est liée à la mise en place d’un cadre de concertation. Nous souhaitons que ces rencontres se tiennent régulièrement pour échanger ensemble sur des sujets cruciaux du secteur».

La demande de la société civile a reçu un écho favorable de la part de la Ministre, qui a réitéré sa ferme volonté d’opérationnaliser ce cadre d’échange. Elle a également recommandé à la société civile de lui communiquer sans délai une liste de dix experts capables d’apporter des contributions constructives lors des futures discussions, dont la périodicité sera définie conjointement.

Parmi les questions urgentes abordées lors de ces échanges figuraient la gouvernance souveraine du marché carbone, le couloir vert Kivu-Kinshasa, la problématique de l’exploitation illégale du bois, et la nécessité de diligenter des missions mixtes (administration et société civile) dans les provinces forestières afin de juguler ce fléau.

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Celcom MEDD-NEC »

Compte rendu du Conseil des Ministres du 23 Octobre 2025

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Le Gouvernement a approuvé l'Accord ce 2 octobre et a donné son quitus pour sa transmission à l'ALT en vue de sa ratification

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 23 octobre 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 04 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé le 02 septembre 2025 entre le Burkina Faso et la Banque Ouest-africaine de développement (BOAD), pour le financement partiel du Projet de renforcement des capacités d’exploitation des mines de Boungou et de Wahgnion.

Le montant du prêt s’élève à trente milliards (30 000 000 000) F CFA.

Le coût global de la mise en œuvre  du projet est estimé à trente-trois milliards deux cent dix millions (33 210 000 000) F CFA. La contrepartie nationale est de trois milliards deux cent dix millions (3 210 000 000) F CFA.

L’objectif du projet est d’accroître la productivité des mines de Boungou et de Wahgnion par la réalisation d’investissements stratégiques dans une perspective d’optimiser la création de valeur ajoutée.

De façon spécifique, il s’agit :

– d’acquérir des équipements d’exploitation, notamment de foration, d’extraction du minerai, de transport et de production d’or au profit des mines de Boungou et de Wahgnion ;

– de construire et d’achever des infrastructures de sécurisation du site, d’assèchement des fosses, de rehaussement du parc à résidus, de raccordement au profit de la mine de Boungou ;

– de construire la phase 1 d’un parc à résidu d’une capacité de 2,4 millions de tonnes au profit de la mine de Wahgnion ;

– de réaliser une ligne électrique de 76 km pour le raccordement de la mine de Wahgnion au réseau interconnecté de la SONABEL.

L’adoption de ce rapport permet de ratifier par voie d’ordonnance l’accord de prêt entre le Burkina Faso et la Banque Ouest-africaine de développement pour le financement partiel du Projet de renforcement des capacités d’exploitation des mines de Boungou et de Wahgnion.

I 2  AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté un décret portant conditions et modalités de délivrance de la carte de résident permanent au Burkina Faso.

Ce décret détermine les conditions et les modalités de délivrance de la carte de résident permanent au Burkina Faso. Il complète le dispositif juridique encadrant le statut de résident permanent dans notre pays. Cette carte est établie par l’Office national d’identification (ONI).

L’adoption de ce décret permet de fixer les conditions et modalités de délivrance de la carte de résident permanent au Burkina Faso.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a examiné un projet de loi portant autorisation de ratification de la Convention de Vienne relative à la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires, adoptée le 21 mai 1963.

La Convention de Vienne prévoit la réparation des dommages, y compris des dommages transfrontaliers, résultant d’un accident nucléaire survenu dans une installation ou pendant le transport de matières nucléaires en provenance ou à destination d’une installation.

Cette Convention vise à harmoniser les règles de responsabilité civile applicable en cas de dommages nucléaires en établissant des normes minimales pour assurer la protection financière contre les dommages résultant de certaines utilisations de l’énergie atomique à des fins pacifiques. Elle a pour but d’établir un cadre juridique pour la règlementation et l’organisation du régime de la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires.

Le Burkina Faso envisage le développement d’un programme électronucléaire à moyen terme. Pour ce faire, il a signé des mémorandums d’entente avec la société russe ROSATOM.

Cependant, n’ayant pas ratifié la Convention de Vienne relative à la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires, notre pays entend par ce projet de loi encadrer juridiquement les réparations découlant de l’utilisation de l’énergie nucléaire.

La ratification de cette Convention par notre pays permettra de mettre en œuvre son programme électronucléaire conformément aux exigences internationales.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret porte statut particulier du métier «Communication, culture et tourisme».

Ce décret est une relecture du décret n°2021-0696/PRES/PM/MINEFID/MFPTPS du 06 juillet 2021 portant statut particulier du métier communication, culture et tourisme.

Les innovations majeures de ce décret portent sur :

– la scission de la famille d’emplois « journalisme et communication» en deux familles d’emplois respectivement de « journalisme» et «communication » ;

– la prise en compte des changements de dénomination des emplois des familles d’emplois « cinéma et audiovisuel », « services touristiques et hôteliers » et « techniques des sciences de l’information et de la communication» ;

– la création d’une nouvelle famille d’emplois « activités artistiques et culturelles » composée de trois emplois à savoir, les emplois de Maître des activités artistiques et culturelles, de Professeur des activités artistiques et culturelles et d’Inspecteur des activités artistiques et culturelles.

L’adoption de ce décret permet d’assurer une meilleure organisation et structuration des emplois de la Fonction publique d’Etat.

Le deuxième décret porte statut particulier du métier « Education, formation et promotion de l’emploi ».

Ce décret est une relecture du décret n°2020-0245/PRES/PM/MINEFID/MFPTPS du 30/03/2020 portant statut particulier du métier éducation, formation et promotion de l’emploi et son modificatif le décret n°2024-0749/PRES/PM/MFPTPS/MEFP du 26 juin 2024.

Les innovations majeures de ce décret sont :

– la création de la famille d’emplois « Enseignement post-primaire, secondaire et formation professionnelle et technique » avec la création des emplois d’Agent technique en formation technique professionnelle, de Technicien supérieur en formation technique professionnelle et de Moniteur en formation technique professionnelle ;

– la création de la famille d’emplois « Orientation scolaire et professionnelle » avec la création de l’emploi de Conseiller en orientation scolaire, universitaire et professionnelle ;

– le changement de dénomination de la famille d’emplois «Animation de la vie scolaire et orientation scolaire et professionnelle » en « Animation de la vie scolaire » comprenant les emplois d’Attaché d’éducation et de Conseiller d’éducation ;

– la suppression de la famille d’emplois « Administrateurs des lycées et collèges».

L’adoption de ce décret permet d’assurer une meilleure organisation et structuration des emplois de la Fonction publique d’Etat.

Le troisième décret porte statut particulier du métier «Infrastructures».

Ce décret est une relecture du décret n°2021-0289/PRES/PM/MINEFID/MFPTPS du 22 avril 2021 portant statut particulier du métier infrastructures et ses modificatifs les décrets n°2024-0864/PRES/PM/MFPTPS/MEFP du 29 juillet 2024 et n°2024-0347/PRES-TRANS/PM/MFPTPS/MEFP du 03 avril 2024 pour prendre en compte les changements opérés par le nouveau Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME).

L’innovation majeure du présent décret est la prise en compte des nouveaux emplois créés dans le métier infrastructures à travers la définition des attributions et les conditions d’accès auxdits emplois. Il s’agit des emplois de la famille d’emplois Cadastre, composée de :

– l’emploi d’Agent technique du cadastre ;

– l’emploi de Technicien supérieur du cadastre ;

– l’emploi d’Inspecteur du cadastre.

Pour l’opérationnalisation des emplois du cadastre, il est prévu la création de la filière cadastre à l’Ecole nationale des travaux publics (ENTP).

L’adoption de ce décret permet d’assurer une meilleure organisation et structuration des emplois de la Fonction publique d’Etat.

I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil a adopté un décret portant naturalisation.

Le Code des personnes et de la famille prévoit deux modalités de jouissance de la nationalité burkinabè. La première consiste en l’attribution de la nationalité burkinabè d’origine en raison de la filiation et la seconde modalité consiste en l’acquisition de la nationalité.

Ce décret se rapporte à ce dernier mode d’acquisition de la nationalité burkinabè par décision de l’autorité publique qui se matérialise par la naturalisation de Monsieur KOUASSI KAN Guy Arsène.

L’adoption de ce décret permet au bénéficiaire d’être naturalisé Burkinabè, conformément au Code des personnes et de la famille.

I 6  AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant modification du décret n°2013 573/PRES/PM/MICA/MC/MDENP/MEF du 09 juillet 2013 portant création de la Société burkinabè de télédiffusion (SBT).

Cette modification vise à doter la SBT d’un cadre juridique rénové, adapté aux impératifs technologiques, économiques et stratégiques actuels, afin de renforcer sa performance et de consolider son rôle dans le paysage audiovisuel burkinabè.

Les principales innovations de ce décret portent sur :

– le changement de la tutelle technique de la SBT qui est désormais dévolue au ministère en charge de la communication électronique ;

– la possibilité pour la SBT de composer d’autres multiplex et d’utiliser le satellite comme canal de diffusion en cas de besoin ;

– la prise en compte de nouveaux services dont la vente des contenus comme sources de recettes pour la SBT ;

L’adoption de ce décret permet à la Société burkinabè de télédiffusion d’opérationnaliser les réformes nécessaires en vue d’accroitre ses capacités techniques et d’assurer son équilibre économique ainsi que son autonomie financière.

I 7 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un décret portant Nomenclature des métiers et des emplois des mines et des carrières au Burkina Faso.

Ce décret vise à doter notre pays d’une nomenclature des métiers et des emplois des mines et des carrières. La nomenclature des métiers et emplois des mines et des carrières est un outil de référence et d’aide à la décision pour les acteurs de ce secteur. Elle permet d’avoir des informations sur les possibilités d’orientation professionnelle et les besoins de formation et de renforcement de capacités.

L’adoption de ce décret permet de mettre à la disposition de l’Etat et des acteurs du domaine un document stratégique et opérationnel en vue d’une compréhension harmonisée des métiers et des emplois des mines et des carrières.

I 8 AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT

Le Conseil a examiné un projet de loi portant Code de l’urbanisme et de la construction.

Ce projet de loi est une relecture de la loi n°017-2006/AN du 18 mai 2006 portant Code de l’urbanisme et de la construction au Burkina Faso.

Il comporte entre autres innovations :

– la mise en place d’un dispositif institutionnel de coordination pour la délivrance des actes de construction en vue de rationaliser et d’alléger les procédures de traitement des demandes d’autorisation de construire ;

– la catégorisation des actes de construction comprenant les autorisations de construire ;

– la prise en compte de nouvelles opérations d’urbanisme telles que la requalification urbaine, la restauration urbaine pour répondre aux réalités économiques et sociales du pays ;

– la prise en compte d’un nouvel outil de planification, le Plan d’urbanisme de détails (PUD), qui prend en compte les capacités financières des collectivités territoriales ;

– la mise en place d’une règlementation sur la voirie urbaine et le drainage des eaux pluviales afin de prévenir les risques d’inondations causées par le changement climatique avec les fortes précipitations ;

– la prise en compte de la problématique du stationnement dans la planification urbaine et les opérations de construction avec l’obligation, pour toute construction collective ou recevant du public, de prévoir des aires de stationnement conformément à un coefficient de stationnement fixé par voie réglementaire adaptée à la capacité d’accueil dudit bâtiment.

Ce projet de loi vise à doter le Burkina Faso d’un cadre juridique plus cohérent et opérationnel, pour accompagner les politiques d’aménagement urbain et de construction dans une perspective de durabilité et de résilience.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I 9  AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

Le Conseil a adopté un rapport relatif à un projet spécifique additionnel 2025 du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi.

La réalisation de ce projet spécifique permettra de transformer le Centre omnisports d’entrainement des Etalons (COMET) en un centre d’entrainement moderne, sécurisé et conforme aux normes internationales.

Il s’agit de :

– la construction d’un hôtel sportif de niveau R+5 et d’infrastructures sportives, au sein du COMET à Ouaga 2000 ;

– la construction d’un bâtiment R+5 de 300 chambres standards ;

– la construction d’un bâtiment administratif du complexe, d’un pôle médical et paramédical ;

– la construction d’un plateau omnisports, des vestiaires, d’un restaurant ;

– la construction d’une tribune espace de football (vestiaires et gymnase) ;

– l’aménagement de terrains divers, annexes ainsi que de voirie et réseaux divers.

Le délai d’exécution de ces travaux est de quinze (15) mois.

Le coût total de ce projet spécifique est de vingt-cinq milliards deux cent onze millions sept cent soixante-trois mille six cent soixante-quinze (25 211 763 675) F CFA HTVA.

Le financement est assuré par le budget de l’Etat.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la mobilité a fait au Conseil la situation pluviométrique du 1er avril au 30 septembre 2025 et la prévision saisonnière des caractéristiques agro-climatiques 2025.

Les cumuls pluviométriques saisonniers du 1er avril au 30 septembre 2025 ont évolué entre 389,4 mm en cinquante (50) jours de pluie à Korsimoro dans la province du Sandbontenga et 1273,6 mm en soixante-seize (76) jours de pluie à Bama dans la province du Houet.

Les cumuls pluviométriques saisonniers du 1er avril au 30 septembre 2025 ont été excédentaires à similaires comparativement à ceux de 2024 pour la même période sur la majeure partie du pays.

Comparées à 2024, les hausses pluviométriques les plus importantes ont été observées à Sindou, Bama, Dédougou, Poura, Bobo-Dioulasso, Koubri et Sapeo.

Par rapport à la normale (moyenne 1991-2020) les cumuls pluviométriques saisonniers du 1er avril au 30 septembre 2025 pour la même période ont été excédentaires à similaires sur la majeure partie du pays notamment à Bama, Bérégadougou, Bobo-Dioulasso, Dédougou, Mané, Tanghin-Dassouri, Wona et Ouagadougou.

Par contre en 2025, d’importantes baisses pluviométriques ont été enregistrées dans plusieurs localités, notamment à Toussiana, Fada N’Gourma, Loumana, Boussera, Bérégadougou, Nobéré, Pompoi et Bogandé.

Par rapport à la normale, (1991-2020) des baisses pluviométriques ont été relevées surtout à Gaoua, Korsimoro, Nobéré, Loumana, Toécé, Fada N’Gourma et Pô.

Pour cette campagne agricole 2025, il est attendu sur la totalité du pays, une fin tardive avec une tendance normale de la saison des pluies.

II 2 Le ministre de l’Action humanitaire et de la solidarité nationale a fait au Conseil une communication relative à l’organisation prochaine de la Campagne nationale ‘‘Dèmè Sira’’ qui signifie « la solidarité en marche ».

Cette campagne vise, notamment le renforcement de l’adhésion citoyenne et la mobilisation nationale autour des populations vulnérables, la promotion des valeurs traditionnelles et culturelles de solidarité comme levier de résilience et de cohésion sociale.

Plusieurs activités sont prévues dans le cadre de la campagne ‘‘Dèmè Sira’’.

Il s’agit entre autres :

– des tournées régionales, des caravanes de solidarité, des causeries éducatives et des animations culturelles ;

– d’une valorisation des initiatives locales et des héros de solidarité ;

– d’une levée de fonds au profit des personnes vulnérables.

II 3 Le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat a fait au Conseil le bilan de la première édition du Forum international Investir au Burkina Faso tenue du 9 au 10 octobre 2025 à Ouagadougou.

Le forum Investir au Burkina Faso a vu la participation effective de plus de 1200 investisseurs issus de notre pays, d’Afrique, d’Europe, d’Asie, d’Amérique et de la diaspora.

Ce forum a permis entre autres, le renforcement de la confiance et la promotion de l’image de notre pays, la mise en évidence du potentiel économique et des projets d’investissement structurant, la valorisation du secteur privé et des initiatives locales et le renforcement des relations diplomatiques et bilatérales.

Au cours du forum, près de 200 investisseurs ont été reçus par Son Excellence le Président du Faso. Cette rencontre a permis aux investisseurs nationaux et ceux issus de 48 pays du monde de mieux comprendre la dynamique actuelle du Burkina Faso et les atouts pour des investissements plus sécurisés.

II 4 Le ministre de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement a fait au Conseil une communication relative à la participation du Burkina Faso à la 30ème Conférence des parties à la Convention-Cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), qui se tiendra du 10 au 21 novembre 2025 à Belém au Brésil.

La CCNUCC adoptée en mai 1992 par la communauté internationale a pour objectif de stabiliser les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre (GES) à un niveau qui évite toute perturbation dangereuse du système climatique. Pour concrétiser ces ambitions, deux instruments clés ont complété la CCNUCC à savoir le Protocole de Kyoto adopté en 1997 et l’Accord de Paris adopté en 2015 afin de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degré Celsius par rapport aux niveaux préindustriels.

La Conférence des Parties en abrégé COP, organe décisionnel suprême de la CCNUCC se réunit annuellement pour évaluer les progrès et prendre des décisions supplémentaires pour l’atteinte des objectifs de lutte contre les changements climatiques.

Notre pays, ayant ratifié la CCNUCC en 1993, participe activement à ces instances.

Cette 30ème Conférence des parties (COP 30) marque une étape cruciale dans le processus de négociation climat et devra accélérer le financement climatique en direction des pays vulnérables.

En outre, la délégation burkinabè participera à plusieurs autres activités. Ce sont entre autres les réunions des Ministres Africains de l’Environnement, la session de négociation du Groupe Africain, du Groupe des 77 et la Chine (G77+Chine).

II 5 Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la 18e réunion de l’Organisation régionale antidopage (ORAD) zone 2 et 3, prévue du 21 au 22 novembre 2025 à Ouagadougou.

La 18e réunion de l’ORAD servira de tribune pour de nouvelles orientations et de prises de décisions dans le cadre de la lutte contre le dopage dans le sport.

Cette réunion permettra au Burkina Faso d’exprimer sa volonté de se positionner comme acteur majeur de la lutte contre le dopage dans le sport dans notre zone et de renforcer son rayonnement international dans le domaine du sport.

Notre pays accueille pour la première fois la réunion de l’Organisation régionale antidopage Zone 2 et 3 qui regroupe le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Togo, la Guinée Conakry, le Sénégal, le Cap Vert, la Guinée Bissau, le Bénin et la Côte d’Ivoire.

III NOMINATIONS

III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

– Monsieur Wendgomdé Abel SAWADOGO, Mle 205 543 J, Economiste, 2e classe, 3e échelon, est nommé Chargé de mission ;

– Monsieur Mahiret Emeric Rodrigue SOME, Mle 246 026 (SOPAFER-B), Ingénieur système transport ferroviaire et urbain, 2e classe, 6e échelon est nommé Chargé de mission ;

– Monsieur Koudougou Abel ZONGO, Officier, est nommé Responsable du programme budgétaire « Protection civile », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la protection civile ;

– Monsieur Didié BAZONGO, Officier, est nommé Directeur de la Planification des opérations de la Direction générale de la protection civile, cumulativement avec ses fonctions de Commandant de la Première compagnie d’incendie et de secours de la Brigade nationale de sapeurs-pompiers ;

– Monsieur Jean Charles TAMPANGA, Officier, est nommé Directeur de la Règlementation et de la prévention de la Direction générale de la protection civile, cumulativement avec ses fonctions de Commandant de la onzième Compagnie d’incendie et de secours de la Brigade nationale de sapeurs-pompiers.

B AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

– Madame Rasmata SOULGA, Mle 294 321 D, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 4e échelon, est nommée Trésorier auprès du Groupement d’Intérêt public-Programme national de Volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB).

C AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

– Monsieur Brice Noël YOGO, Mle 44 080 G, Inspecteur de l’Enseignement secondaire, catégorie PB, 3e classe, 7e échelon, est nommé Chargé de mission ;

– Monsieur Marcel KAFANDO, Mle 283 340 E, Commissaire de police, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Chargé de mission;

– Monsieur Lalwendé Parfait OUBDA, Mle 308 624 Y, Commissaire principal de police, 2e classe, 2e échelon, est nommé Conseiller en sécurité de l’Office national d’identification ;

– Monsieur Valentin Philips ZOUNGRANA, Mle 308 661 H, Commissaire principal de police, 2e classe, 2e échelon, est nommé Contrôleur interne de l’Office national d’identification ;

– Monsieur Halidou OUEDRAOGO, Mle 109 884 X, Commissaire de police, 2e grade, 2e échelon, est nommé Directeur des opérations de maintien de la paix ;

– Monsieur Voubi ZIBA, Mle 227 564 W, Commissaire divisionnaire de police, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur régional de la Police nationale du Guiriko ;

– Monsieur Ouanhindouba YEMIEN, Mle 31 736 N, Commissaire divisionnaire de police, 3e classe, 2e échelon, est nommé Directeur régional de la Police nationale des Tannounyan.

D  AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

– Monsieur Yalgado Hubert SAVADOGO, Mle 55 988 H, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 15e échelon, est nommé Chargé de mission ;

– Madame Zénabou TARPILGA, Mle 88 781 C, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 7e échelon, est nommée Directrice de la Communication et des relations presse.

E AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

– Monsieur Kassoum PAGABELEM, Mle 200 570 V, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Chef de département des Investigations, de la lutte contre la fraude et la contrefaçon ;

– Monsieur Pamoussa TASSEMBEDO, Mle 200 579 U, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Chef de département du contrôle de la concurrence et des prix ;

– Monsieur Issaka SAWADOGO, Mle 343 479 E, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Chef de Département de l’Analyse et des études prospectives en matière de prix, de fraude et de contrefaçon.

F AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

– Monsieur Ahoubahoum Ernest PARDEVAN, Mle 45 392 G, Enseignant-chercheur, catégorie P3, grade initial, 3e échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Madame Judith Estelle Wennemmi NANEMA/OUEDRAOGO, Mle 48 721 F, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 11e échelon, est nommée Directrice de la Coordination des projets et programmes et du partenariat ;

– Monsieur Batia Bavapoula SOGO, Mle 48 465 R, Administrateur général des services scolaires et universitaires, 1ère classe, 13e échelon, est nommé Directeur de la Prospective, de la planification et du suivi-évaluation.

G  AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

– Madame Windpanga Sonia Emilie BELOUM, Mle 217 116 N, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 7e échelon, est nommée hargée d’étude en remplacement de madame Aïssa OUOBA/OUEDRAOGO.

III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Nicolas BARRO, Mle 49 403 B, Professeur titulaire, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration du Centre national des oeuvres universitaires (CENOU) pour un remier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme Monsieur Nicolas BARRO, Mle 49 403 B, Professeur titulaire, Président du Conseil d’administration du Centre national des oeuvres universitaires (CENOU) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

Le Porte-parole du Gouvernement, 

Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO,

Chevalier de l’Ordre de l’Etalon

Décès de Jean Victor Ouédraogo : Voici le Programme des obsèques

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Décédé ce mercredi 22 octobre, le Journaliste Jean Victor OUEDRAOGO, ancien Directeur de la Communication de la Primature, sera inhumé ce samedi 25 octobre 2025 à Silmissin, son village

Décédé ce mercredi 22 octobre, le Journaliste Jean Victor OUEDRAOGO, ancien Directeur de la Communication de la Primature, sera inhumé ce samedi 25 octobre 2025 à Silmissin, son village. Voici l’intégralité du Programme des Obsèques.

Décédé ce mercredi 22 octobre, le Journaliste Jean Victor OUEDRAOGO, ancien Directeur de la Communication de la Primature, sera inhumé ce samedi 25 octobre 2025 à Silmissin, son village

«Programme des obsèques de Jean Victor OUEDRAOGO

SAMEDI 25 OCTOBRE 2025

-7h 00 : Levée du corps à la morgue du Centre Hospitalier Universitaire Tengandogo (CHU T) pour son domicile à Garguin ;

-7h 30 : Départ du cortège funèbre du domicile (Garguin) pour l’Eglise Wendtoin à Kagtoudin ;

-9h 00 : Début du culte funèbre à l’Eglise Wendtoin ;

-10h 30 : Inhumation au domicile Familial à Silmissin, non loin de BRAFASO.

Apocalyse 14 Verset 13

«Et j’entendis du ciel une voix qui disait : Ecris : Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui dit l’Esprit afin qu’ils se reposent de leurs travaux car leurs œuvres les suivent».

Ajay Banga, Président de la Banque mondiale : «Un développement intelligent est pérenne»

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A l’occasion des dernières Assemblées annuelles de la Banque mondiale, son Président Ajay Banga a livré une allocution fort appréciable

A l’occasion des dernières Assemblées annuelles de la Banque mondiale, son Président Ajay Banga a livré une allocution fort appréciable. C’était lors de la séance plénière le 17 octobre 2025. Lisez plutôt son Allocution.

A l’occasion des dernières Assemblées annuelles de la Banque mondiale, son Président Ajay Banga a livré une allocution fort appréciable

«Monsieur le Vice-Premier ministre Correia, merci de présider cette séance plénière.

Kristalina, je suis heureux de célébrer ce partenariat à vos côtés. 

Les récents événements en Syrie et à Gaza nous donnent des raisons d’espérer que la paix est possible partout où il y a des conflits – RDC, Soudan, Ukraine, Yémen, pour ne citer que ces pays-là.

Autant nous aspirons à la paix, autant nous devons nous y préparer.

Dans cette optique, nous avons réuni des groupes d’experts régionaux issus des secteurs public et privé pour planifier la reconstruction à Gaza et en Ukraine. Le groupe de Gaza coordonne dès à présent ses activités avec des partenaires œuvrant dans la région.

La reconstruction est un pan essentiel de notre mission.

Un service que nous sommes prêts à fournir dans toute la mesure de nos moyens quand et là où le besoin se fait sentir.

Dans le même temps, en tant qu’institution de développement, nous sommes tout aussi attachés à la prévention des conflits.

Car en plus de reconstruire ce qui a été détruit, nous devons nous employer à créer les conditions propices aux opportunités et à la stabilité.

C’est ce qui anime nos actions et nos décisions aujourd’hui.

Nous vivons l’une des plus grandes transformations démographiques de l’histoire de l’humanité.

D’ici à 2050, plus de 85 % de la population mondiale vivra dans les pays dits « en développement » aujourd’hui.

Rien qu’au cours des 10 à 15 prochaines années, 1,2 milliard de jeunes entreront sur le marché du travail, pour environ 400 millions d’emplois seulement. Le déficit est abyssal.

Pour bien saisir l’urgence de la situation, disons simplement ceci :

  • Au cours des dix prochaines années, chaque seconde verra arriver quatre jeunes sur le marché du travail dans le monde.
  • Ainsi, le temps pour moi de prononcer ce discours, des dizaines de milliers de personnes auront franchi ce grand pas, pleines d’ambition, pressées de faire leurs preuves.

C’est en Afrique que la croissance démographique est la plus rapide, et une personne sur quatre y vivra en 2050. D’ici là, selon les estimations :

  • La Zambie comptera 700 000 personnes de plus chaque année.
  • La population du Mozambique doublera.
  • Tandis que la population du Nigeria augmentera fortement d’environ 130 millions de personnes, faisant incontestablement du pays l’une des nations les plus peuplées du monde.

Ces jeunes personnes, débordantes d’énergie et d’idées, définiront le prochain siècle.

  • Des investissements judicieux – axés non pas sur les besoins, mais sur les opportunités – nous permettraient de libérer un puissant moteur de croissance mondiale.
  • Sans un effort résolu, leur optimisme pourrait se muer en désespoir, ouvrant la voie à l’instabilité, à des troubles et à des migrations massives, dont les répercussions toucheront toutes les régions et toutes les économies.

C’est pourquoi l’emploi doit être au cœur de toute stratégie de développement, d’économie ou de sécurité nationale.

Qu’entendons-nous par emploi ?

  • Le fait de travailler pour une entreprise et d’y gravir les échelons de la hiérarchie…
  • ou d’être employé dans une petite entreprise…
  • Mais peut-être aussi le fait de créer sa propre entreprise.

Un emploi, c’est bien plus qu’un chèque à la fin du mois. C’est ce qui permet aux femmes comme aux hommes de réaliser leurs aspirations.

  • C’est une raison d’être. La dignité.
  • Le fondement de la stabilité des familles, le ciment qui soude ensemble les pans de toute société.
  • C’est le chemin le plus droit vers la stabilité, et c’est l’avancée la plus difficile à défaire.

C’est pourquoi nous avons redéfini notre action… notre manière de la mesurer…et la manière dont la menons autour de cette réalité.

Au cours des deux dernières années, nous nous sommes employés à rendre nos interventions plus rapides, plus simples et plus concrètes.

  • Le délai moyen d’approbation des projets est passé de 19 à 12 mois. Certains projets sont désormais approuvés en moins de 30 jours.
  • Nous avons consolidé la direction dans 40 de nos bureaux de pays, offrant ainsi à nos clients un point de contact unique. D’ici juin de l’année prochaine, cette structure aura été étendue à tous les pays.
  • Notre Banque de connaissances est mise en commun à l’échelle du Groupe, dans le but principalement de reproduire les solutions à grande échelle.
  • Des services comme le budget, les ressources humaines, la passation des marchés et l’immobilier sont unifiés.
  • Au lieu de 153 indicateurs internes, nous avons une fiche de performance institutionnelle comportant 22 indicateurs de résultats.
  • De nouveaux instruments et l’optimisation des ressources nous ont permis d’accroître notre capacité financière d’environ 100 milliards de dollars.
  • La plateforme de cofinancement des BMD compte désormais une réserve de 175 projets. Au total, 22 de ces projets sont entièrement financés, à hauteur de 23 milliards de dollars.
  • Nous avons conclu un accord de délégation réciproque avec la Banque asiatique de développement, réduisant ainsi les doubles emplois pour les clients. Nous travaillons à en établir d’autres avec les BMD partenaires.
  • Et nous élaborons une stratégie IFC 2030 visant à renforcer la mobilisation des capitaux privés.

Ces réformes représentent le fondement.

La mission, c’est l’emploi.

La plupart des emplois — près de 90 % — proviennent en fin de compte du secteur privé. Mais ils n’y commencent pas tous.

L’évolution des pays s’inscrit dans un continuum :

  • au départ, le secteur public est le moteur de la création d’emplois ;
  • au fil du temps, les capitaux privés et l’entrepreneuriat prennent le relais.

Mais le secteur privé, grand ou petit, local ou mondial, ne peut réussir seul.

Les entrepreneurs ont besoin de conditions favorables pour démarrer, se développer et embaucher.

Ces conditions n’apparaissent pas toutes seules.

C’est là qu’intervient le Groupe de la Banque mondiale, avec sa stratégie singulière à trois piliers :

Premièrement, les gouvernements sont à l’œuvre – souvent avec la contribution du secteur privé – construisant les infrastructures humaines et physiques qui suscitent les opportunités : routes, ports, électricité, éducation, numérisation et soins de santé. Nos institutions axées sur le secteur public – la BIRD et l’IDA – financent ces investissements et aident les pays à utiliser efficacement les ressources et à établir des partenariats public-privé.

Deuxièmement, un cadre des affaires reposant sur une réglementation claire, des règles du jeu équitables et une gestion saine de l’économie doit être mis en place. Il est question ici de sécurisation des droits fonciers, de prévisibilité du système fiscal, de transparence des institutions, de gestion responsable de la dette et de politiques de change. Nous accompagnons ces réformes aux côtés du FMI par l’intermédiaire de notre Banque de connaissances, en recourant à des outils stratégiques et au financement basé sur les résultats.

Troisièmement, une fois que les bases sont posées, nous aidons le secteur privé à se développer et compensons la prise de risque par des capitaux, fonds propres, garanties et l’assurance contre les risques politiques que fournissent IFC et la MIGA – sous le regard du CIRDI.

C’est par cette boucle – fondement, politiques publiques, capitaux – que notre ambition se traduit par des emplois. Que nous transformons des possibilités en chèques de paie.

Nous avons recensé cinq secteurs porteurs pour la création d’emplois : les infrastructures et l’énergie, l’agro-industrie, les soins de santé, le tourisme et l’industrie manufacturière à valeur ajoutée, y compris les minerais critiques.

Ces secteurs ne sont pas tributaires de l’aide. Ce sont des moteurs de croissance, capables de créer des emplois pertinents au niveau local sans délocaliser ceux des économies développées.

Et ils contribuent à bâtir la classe moyenne qui nourrira la demande mondiale de demain, notamment de biens et services en provenance des marchés développés.

Au cours des deux dernières années, nous avons lancé une série d’initiatives stratégiques dans bon nombre de ces secteurs. Loin d’être cloisonnées, ces initiatives se renforcent mutuellement et font appel à toute la panoplie du Groupe de la Banque mondiale, aux côtés de partenaires. Parce que nous devrons travailler ensemble pour obtenir des résultats à grande échelle.

Notre stratégie en matière d’électricité privilégie l’accessibilité physique, l’accessibilité financière et la fiabilité, parallèlement à la gestion responsable des émissions. Elle étaye Mission 300, notre initiative pour apporter l’électricité à 300 millions d’Africains d’ici à 2030. Les pays ont la latitude de choisir ce qui correspond le mieux à leurs besoins et à leur contexte, moderniser les réseaux ou installer des solutions solaires, éoliennes, hydroélectriques, gazières et géothermiques. Pour la première fois depuis des décennies, nous avons aussi entrepris – en partenariat avec l’AIEA – d’offrir un soutien pour des solutions utilisant le nucléaire. L’objectif est d’avoir suffisamment d’énergie pour stimuler la productivité des personnes et des entreprises.

Nous nous sommes fixés pour objectif d’aider à fournir des soins de santé à 1,5 milliard de personnes. En décembre, nous réunirons des gouvernements, des investisseurs et des innovateurs lors d’un sommet à Tokyo pour accélérer les actions dans ce domaine. L’Indonésie montre déjà la voie en s’engageant à offrir chaque année à chaque citoyen des soins primaires le jour de son anniversaire, une approche qui pourrait révolutionner les soins de santé pour 300 millions de personnes.

Avec AgriConnect, nous voulons aider les petits exploitants agricoles à passer d’une activité de subsistance à une production excédentaire. Grâce à un écosystème de coopératives intégrant les financements pour les agriculteurs et les PME, reliant les producteurs aux marchés et exploitant des outils numériques comme l’IA à petite échelle.  Cette initiative donne corps à notre engagement de doubler notre financement pour le porter à 9 milliards de dollars par an et de mobiliser 5 milliards de dollars supplémentaires.

Nous sommes également en train de finaliser une stratégie sur les minéraux et l’extraction minière destinée à aider les pays à passer de l’extraction de matières premières à la transformation et la fabrication régionale, afin de retenir sur place plus de valeur et plus d’emplois. Nous espérons la rendre publique dans les mois à venir.

Concrètement, comment réalisons-nous tout ça ?

Nous commençons par un cadre de partenariat-pays unique pour l’ensemble du Groupe de la Banque mondiale, préparé conjointement par les responsables nationaux et nos experts thématiques.

Chaque cadre est un plan stratégique à long terme qui réunit les capacités de l’IDA, de la BIRD, d’IFC, de la MIGA et du CIRDI autour d’un ensemble de priorités bien ciblées, et il est adapté aux besoins et aux ambitions de chaque pays.

Pour un pays, il peut s’agir de chaînes de valeur minérales complètes… pour un autre, d’activités touristiques ancrées dans la nature et la culture… peut-être de systèmes de santé plus solides qui guérissent et emploient… ou alors d’écosystèmes agro-industriels qui améliorent le sort des petits agriculteurs.

Le parcours est certes personnalisé, mais les fondements sont les mêmes :

  • construire les infrastructures,
  • fixer des règles claires et prévisibles,
  • et faciliter l’investissement privé.

Pour atteindre l’échelle voulue — et libérer notre bilan pour des défis plus complexes — nous devons débloquer tout le potentiel du secteur privé.

C’est pourquoi nous levons les barrières à l’investissement et créons les conditions propices à l’apport de capitaux privés au profit du développement.

Nous mettons en œuvre la feuille de route fournie par le Laboratoire de l’investissement privé, en déployant des outils et des solutions pratiques dans l’ensemble de l’institution :

  • La clarté réglementaire — d’abord appliquée dans le cadre de Mission 300 et maintenant sur d’autres initiatives ; notre Banque de connaissances remaniée poursuivra le travail.
  • Les garanties, désormais gérées de manière centralisée par la MIGA et avec succès jusqu’ici, l’objectif étant de tripler les activités d’ici à 2030.
  • Les solutions en matière de change – avec le FMI, nous développons des marchés financiers locaux dans 20 pays. IFC a quant à elle réalisé un tiers de ses prêts en monnaie nationale, son objectif étant d’atteindre 40 % d’ici à 2030.
  • Les participations de second rang – nous avons lancé le Frontier Opportunities Fund, dont les fonds proviennent du revenu net d’IFC, mais il a besoin de contributions supplémentaires de la part d’organisations philanthropiques et d’États.
  • Et, sans doute l’initiative la plus transformatrice, un modèle d’octroi puis de cession, qui permet de regrouper les actifs en produits d’investissement pour attirer des capitaux institutionnels à grande échelle dans les marchés émergents. Une initiative pilotée par l’ancien PDG de S&P, Doug Peterson.

Il y a quelques semaines à peine, nous avons finalisé notre première transaction, regroupant 510 millions de dollars de prêts d’IFC dans des titres notés. La demande était importante. Reste le problème de l’offre : nous avons donc entrepris de constituer une solide réserve à long terme dans l’ensemble de la Banque. Et nous prévoyons de collaborer avec d’autres.

Chaque pas réduit les risques, renforce la confiance et contribue à tendre la main aux capitaux privés.

Mais les capitaux ne viendront pas sans une base solide dès le départ.

C’est pourquoi nous nous attachons à faire en sorte que le développement soit résilient, responsable sur le plan budgétaire, ancré dans la confiance et pérenne : un développement intelligent.

De nombreux pays essaient aujourd’hui de se développer, de créer des emplois et de sortir leur population de la pauvreté, tout en essuyant des sécheresses, des tempêtes et des inondations – souvent sur une base budgétaire précaire, fragilisés par la dette, affaiblis par la corruption ou privés des ressources nécessaires pour avancer.

Un développement intelligent, c’est renforcer la résilience physique et raffermir les institutions.

C’est ce que demandent nos clients. Et cette exigence est en train de redéfinir notre travail.

Les chiffres en disent long. L’année dernière, 48 % de nos financements ont été classés comme produisant des avantages climatiques annexes selon la méthodologie commune des BMD, bien au-delà de nos attentes.

La résilience représentait 43 % du portefeuille du secteur public, contre un tiers il y a seulement deux ans.

Permettez-moi d’expliquer quelque peu ce concept d’avantages connexes et pourquoi nous y sommes poussés par les clients.

  • Lorsque nous construisons une route qui relie un fabricant de produits pharmaceutiques à un marché, et que la qualité est telle qu’elle peut résister aux inondations et n’a pas besoin d’être reconstruite.
  • Cela est comptabilisé.
  • Lorsque nous construisons une école ou un incubateur de talents et les recouvrons d’une toiture aux propriétés isolantes et réfléchissantes, de sorte que la chaleur ou le froid extrêmes ne nuisent pas à l’apprentissage.
  • Cela est comptabilisé.
  • Lorsque nous aidons les agriculteurs à accéder à l’irrigation au goutte-à-goutte et à des semences résistantes à la sécheresse qui augmentent les rendements agricoles et les bénéfices et prémunissent contre les périodes sèches.
  • Cela est comptabilisé.
  • Et si nous construisons un corridor de transport de marchandises par train plutôt que par camion, qui transporte le fret plus rapidement et à moindre coût.
  • Cela est comptabilisé.

Un développement intelligent est un développement pérenne.

La même exigence nous fait repenser nos interventions en matière d’institutions et de finances publiques. De plus en plus de pays demandent de l’aide pour renforcer leurs systèmes de base, et nous innovons :

  • En lançant une nouvelle série d’examens des finances publiques pour aider les gouvernements à réorienter les dépenses vers des priorités à fort impact : 14 évaluations ont été achevées et 22 autres sont attendues prochainement.
  • En aidant à gérer les risques de liquidité avant qu’ils ne s’aggravent : les apports nets de l’IDA ont atteint 21 milliards de dollars durant l’exercice écoulé, contre 12 milliards de dollars il y a trois ans.
  • En déployant des outils de conversion de la dette en projets de développement pour alléger le fardeau de la dette et libérer des ressources. Nous avons commencé avec la Côte d’Ivoire et neuf autres opérations similaires sont en préparation. Nous avons soif d’en faire plus.
  • Et nous collaborons étroitement avec des partenaires comme le FMI pour accélérer la restructuration de la dette dans le Cadre commun du G20, tout en avançant sur les réformes des recettes intérieures, en augmentant les financements et en soutenant la gestion du passif. Nous nous employons parallèlement à améliorer la transparence en étendant le Système de notification des pays débiteurs à tous les pays du G20, afin d’éclairer davantage toutes les parties et de renforcer la confiance de tous.

Et nous répondons au désir croissant d’outils qui renforcent la confiance :

  • En aidant les pouvoirs publics à lutter contre la corruption grâce à des outils fondés sur les données, à des identifiants numériques liés aux actifs, à une meilleure détection des fraudes et à l’intelligence artificielle qui relie les données fiscales, immobilières et d’identification. Au cours des dix dernières années, nous avons accompagné 120 gouvernements dans cette démarche et travaillons actuellement avec 26 autres pour combattre la corruption et les flux financiers illicites.
  • Et parce que même les meilleurs systèmes ont besoin de gestionnaires compétents, notre Académie du savoir outille les fonctionnaires pour qu’ils puissent piloter les réformes. Plus de 200 hauts fonctionnaires ont déjà été formés, et six nouvelles filières seront bientôt lancées.

Nous entrevoyons déjà ce qu’il est possible d’accomplir.

En tout juste deux ans, nos financements annuels sont passés de 107 milliards à 119 milliards de dollars.

Les capitaux privés mobilisés sont passés de 47 milliards à 67 milliards de dollars.

Le montant total des engagements, y compris la MCP, a atteint 186 milliards de dollars.

Et nous avons levé 79 milliards de dollars supplémentaires auprès d’investisseurs privés par le biais d’émissions obligataires.

Des actions de cette échelle produisent des résultats concrets :

Depuis le lancement de la nouvelle Fiche de performance du Groupe de la Banque mondiale en 2024, nous avons permis à :

  • 20 millions d’agriculteurs d’avoir accès aux technologies, aux intrants et aux marchés.
  • 60 millions de personnes de bénéficier de l’électricité
  • 70 millions de personnes d’être éduquées ou formées
  • Et à 300 millions de personnes de bénéficier de services de santé et de nutrition de qualité

Ces chiffres, certes impressionnants, rendent compte d’actions plus ciblées et d’un nouvel état d’esprit.

Qui appréhende le développement non pas comme de la charité, mais comme une stratégie. Et voit dans l’emploi non pas un contrecoup, mais le résultat d’un développement bien mené.

Car lorsque nous nous concentrons sur l’emploi, nous ne nous détournons pas des soins de santé, des infrastructures, de l’éducation ou de l’énergie ; nous intensifions notre action dans tous ces domaines.

Un emploi, c’est ce qui se trouve au bout d’une école qui mène à une compétence, d’une route qui mène à un marché, d’une clinique qui permet à une personne d’être suffisamment en bonne santé pour travailler, de l’énergie qui alimente une entreprise.

C’est ainsi que nos efforts convergent. Que nous transformons l’investissement en impact.

Et c’est ainsi que nous apportons aux gens ce qu’ils veulent le plus, ce dont ils ont le plus besoin et ce qu’ils méritent le plus :

Un emploi.

Une chance.

Un avenir.

Et… la dignité.”

15e édition du FRSIT : Le Président du Faso multiplie par 5 les prix des lauréats

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Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, a fait de fortes annonce à l'ouverture de 15e édition du FRSIT

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, présidant ce mercredi la cérémonie officielle d’ouverture de la 15e édition du Forum national de la Recherche scientifique et des Innovations technologiques (FRSIT), a adressé dans le langage franc qu’on lui reconnaît, un message aux acteurs du monde de la recherche.  Et ce n’est pas tout…

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, a fait de fortes annonce à l’ouverture de 15e édition du FRSIT

«LE PRÉSIDENT DU FASO À L’OUVERTURE DE LA 15e ÉDITION DU FRSIT (2/2)

– « Un cerveau plein de savoir et un cœur vide de patriotisme, nous n’en voulons pas », dixit le Capitaine Ibrahim TRAORÉ

– Le Président du Faso interpelle les chercheurs sur leurs devoirs et multiplie les prix de récompense par 5.

(Ouagadougou, le 22 octobre 2025). Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, présidant ce mercredi la cérémonie officielle d’ouverture de la 15e édition du Forum national de la Recherche scientifique et des Innovations technologiques (FRSIT), a adressé dans le langage franc qu’on lui reconnaît, un message aux acteurs du monde de la recherche.

Conscient de l’importance de l’innovation et de la recherche scientifique pour le Burkina Faso à l’ère de la Révolution Progressiste Populaire, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, sans détour, a interpellé chercheurs, inventeurs et innovateurs sur leurs devoirs. Il les a invités à surmonter les obstacles et a promis un accompagnement du gouvernement.

«J’ai pris l’engagement. En 2026, peut-être au premier trimestre, des équipements de pointe, de dernière génération pour la recherche, seront au Burkina Faso (…) Nous mettrons les bouchées doubles pour que ceux qui veulent créer, qui veulent inventer puissent le faire », soutient le Chef de l’État. Aussi, le centre « Faso Bangré » en construction va accompagner les lauréats de la plate-forme «Faso Andubè» dans la réalisation de leurs projets, selon le Président du Faso.

À l’endroit de la jeunesse, le Chef de l’État met en garde contre les distractions qui détournent de l’innovation, et appelle à un patriotisme scientifique où les chercheurs mettent leurs compétences au service de la Nation.

«Tous ceux qui ont des têtes pleines, nous en avons besoin… Mais nous avons encore besoin de quelqu’un qui a une tête pleine de savoir et un cœur plein de patriotisme », insiste le Chef de l’État, qui souligne que la Révolution burkinabè doit être aussi scientifique et technologique.

L’autre bonne nouvelle de cette cérémonie d’ouverture du 15e FRSIT, est l’annonce par le Chef de l’État, Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ de sa décision de «multiplier par 5» les prix qui récompensent les lauréats au palmarès officiel du forum.

Direction de communication de la Présidence du Faso»