Accueil Blog Page 96

Liberté de presse au Burkina : Les organisations professionnelles tirent la sonnette d’alarme

0
La situation de la liberté de la presse préoccupent les organisations professionnelles des médias

Dans cette déclaration en date de ce dimanche 18 décembre, les organisations professionnelles des médias au Burkina Faso tirent la sonnette d’alarme sur la situation de la liberté de la presse dans le pays.

La situation de la liberté de la presse préoccupent les organisations professionnelles des médias

«Déclaration des organisations professionnelles des médias au Burkina Faso sur la situation des médias

Au Burkina Faso, la presse traverse des moments difficiles du fait de la volonté des autorités de contrôler l’information. On assiste à une remise en cause du libre exercice des professionnels des médias, avec au quotidien des menaces de sanctions de la part des autorités et une terreur exercée sur les journalistes par des groupuscules instrumentalisés au sein de la population. Il se développe un discours de haine anti journalistes au point qu’il n’est pas exagéré de dire qu’il ne fait pas bon d‘être un journaliste professionnel ou encore un défenseur de la liberté de la presse par ces temps qui courent dans notre pays.

Dire la vérité ou encore relater les faits, valeur sacrée de notre profession, est devenue un crime qui peut valoir à un média une suspension, sans autre forme de procès, ou la mise à prix de la tête d’un journaliste. Les derniers évènements, harcèlement du groupe Oméga médias, suspension de Radio France internationale (RFI) menace de mort contre notre confrère Newton Ahmed Barry et les journalistes de façon générale, montrent aux yeux de tous qu’au-delà de la remise en cause de la liberté de la presse, il y a une volonté de dicter des contenus aux médias et de conditionner les opinions des journalistes et celles des populations en général.

Face au contexte sécuritaire combien difficile, les autorités de la Transition ne doivent pas se tromper d’ennemi et réduire la presse en un bouc émissaire. Le Président Ibrahim Traoré a affirmé, à l’occasion d’une rencontre avec les acteurs des médias, qu’il ne demande pas aux journalistes de faire ses éloges, mais, la façon de concevoir le travail des médias tel que nous le percevons ces derniers jours, ressemble fort à une incitation aux louanges. On veut mettre la presse dans une camisole qui ne lui laisse aucune chance de faire un travail professionnel.

Dans ce contexte, les soutiens zélés du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR 2), aveuglés par une haine inexplicable et une hostilité à la critique, portent publiquement les récriminations de leurs mentors, rendant ainsi l’exercice du métier de journaliste périlleux, surtout lorsqu’il s’agit de porter un regard critique sur la gouvernance et la conduite des tenants du pouvoir. Les appels au meurtre contre Newton Ahmed Barry, Lamine Traoré de Radio Oméga, le groupe Oméga médias et toute autre personne qui critiquerait la gouvernance du Capitaine Traoré, en sont des illustrations éloquentes.

Les organisations professionnelles des médias (OPM) signataires de la présente déclaration manifestent leur soutien indéfectible aux confrères menacés. Nous prenons acte du communiqué du gouvernement suite à la diffusion des audios sur les réseaux sociaux proférant des menaces contre nos confrères. Nous prenons également acte de la détermination du Gouvernement à traquer les responsables de ces menaces, exprimée par le Ministre en charge de la Communication, Jean Emmanuel Ouédraogo, lors de sa rencontre avec les Organisations professionnelles des médias le mardi 06 décembre 2022.

Cependant, nous constatons que les auteurs de ces menaces continuent de s’en vanter sur les réseaux sociaux et ne semblent nullement inquiétés. Aussi, nous interpellons le Président de la Transition sur les dérives de ses soutiens qui lui octroient le droit de vie ou de mort sur ces concitoyens et l’invitons à se démarquer ouvertement de ces individus qui poussent le cynisme et la haine jusqu’à traiter leurs compatriotes d’animaux que l’on peut égorger sans état d’âme.

Nous tenons les gouvernants et leurs soutiens pour responsables des risques que font peser les messages audios et vidéos de la haine qui circulent sur les réseaux sociaux sur la sécurité physique et matérielle des journalistes et des médias. Dans ce contexte d’insécurité, il appartient aux autorités de créer les conditions favorables à l’exercice du métier de journaliste et la libre expression des opinions.

Les OPM sont beaucoup plus peinées du fait que ces messages attentatoires à la liberté d’expression et de la presse, de même que la récente « suspension jusqu’à nouvel ordre de la diffusion des programmes de RFI sur l’ensemble du territoire national » interviennent à quelques jours du triste 13 décembre 2022, 24e anniversaire de l’assassinat de notre confrère Norbert Zongo. Poussant le cynisme plus loin, un des auteurs, des messages de la haine contre les médias et les journalistes, va récidiver dans la soirée même du 13 décembre 2022 à travers une vidéo postée sur Facebook.

La suspension de RFI le 3 décembre 2022 est regrettable pour les OPM. Elle est contraire aux principes de notre métier, le journalisme, et s’apparente à une décision hautement politique. Le Gouvernement qui a hérité d’un Conseil supérieur de la communication (CSC) en crise s’est érigé, en ses lieux et place, en régulateur ; mais l’argument des manquements professionnels n’est pas très convaincant. C’est plutôt un mauvais signal envoyé aux soutiens du pouvoir. Il les conforte dans leur conviction qu’il suffit qu’ils se plaignent d’un média pour que celui-ci soit fermé. A la faveur de sa rencontre avec les organisations professionnelles des médias (OPM) le 06 décembre 2022, le Ministre en charge de la Communication a dit « assumer » cette décision de suspension de RFI. Nous espérons qu’il ne se laissera pas entraîner dans une spirale dans laquelle il va se voir contraint de fermer des médias sur des bases politiques.

Le Gouvernement doit changer de posture vis-à-vis des médias et des journalistes. Cela passe d’abord par l’accès aux sources d’information. Il faut rappeler que les décrets d’application de la loi relative à l’accès à l’information publique, votée depuis 2015, ne sont pas encore pris. Le pouvoir du MPSR, et celui du MPSR 2, semblent plutôt vouloir tenir les médias à l’écart notamment des activités touchant la sécurité nationale et, évoluer ainsi à huis clos. Ainsi, les médias, ne pouvant plus être témoins de certains évènements et se trouvent abreuvés de communiqués et de prêts à diffuser servis par le service de communication de la Présidence du Faso. Cette posture viole le droit constitutionnel des citoyens à l’information et fragilise la crédibilité des médias et des journalistes alors même qu’ils ont un grand rôle à jouer dans ce contexte d’insécurité.

Les organisations professionnelles des médias saluent et notent avec satisfaction la prise du décret présidentiel portant nomination du Président du CSC. Cet acte tant attendu vient, nous l’espérons bien, mettre un terme à la crise au sein du CSC qui a plongée l’institution dans une léthargie fort préjudiciable au secteur des médias depuis au moins six mois. Cela est à mettre à l’actif du MPSR 2 et il faut espérer vivement qu’il va cesser d’être un obstacle au travail des journalistes et des médias. Nous espérons également que c’est le début de la prise en compte sérieuse des médias dans les politiques et stratégies de lutte contre le terrorisme.

Les médias ne sont pas le problème dans cette guerre injuste imposée au Burkina Faso. Et le pouvoir du MPSR 2 et ses soutiens doivent donc cesser de le faire croire à une certaine opinion. Il ne sert à rien de proclamer que cette guerre ne peut être gagnée sans la communication et adopter une attitude contraire en empêchant la presse de faire son travail. La communication est essentielle pour gagner la guerre contre le terrorisme mais absolument pas n’importe quelle communication. Et la direction que prend le MPSR 2 en la matière n’est guère rassurante.

Dans son histoire, le peuple burkinabè a montré son attachement résolu à la liberté. Il s’est battu pour arracher d’énormes acquis en matière de liberté de façon générale, et de liberté d’expression et de la presse en particulier. En dépit des drames que ce peuple a vécus, il n’a jamais renoncé à ses aspirations à la liberté. Ce sera à l’honneur du MPSR 2 de concilier la lutte contre le terrorisme et la lutte pour la consolidation des libertés individuelles et collectives, pour le développement et l’épanouissement de notre nation. C’est la seule façon de focaliser et de mobiliser tout le peuple sur la lutte contre le terrorisme et d’éviter de multiplier inutilement les fronts.

Les journalistes et assimilés, les travailleurs des médias, les patrons de presse, pour ceux qui l’ignorent encore, sont une composante pleine et entière du peuple burkinabè et ont une haute conscience des intérêts de notre chère patrie, plus que certains de ceux qui les agressent et les dénigrent à longueur de journée. En leur nom, les Organisations professionnelles de médias signataires de la présente :

-apportent leur soutien ferme à tous les confrères et à tous les médias inquiétés ;

-apportent leur soutien aux forces de défense et de sécurité, aux volontaires pour la défense de la patrie et au peuple combattant ;

-compatissent au deuil des familles des victimes militaires et civiles du terrorisme et à la douleur des blessés et des déplacés ;

-condamnent la suspension de RFI ;

-condamnent les menaces contre les confrères Newton Ahmed Barry et Lamine Traoré ;

-interpellent les autorités quant à leur responsabilité à assurer la sécurité des médias et celle des journalistes ;

-encouragent la justice, notamment le Procureur du Faso, à engager et faire aboutir les poursuites contre les auteurs de menaces contre les médias et les journalistes ;

-dénoncent et mettent en garde tous ces individus téléguidés ou non, qui, par ces agissements, mettent en péril la liberté d’expression et de la presse ;

-déplorent et rejettent les mesures restrictives quant à la couverture des actualités de la Présidence du Faso et celles du Gouvernement.

 

Fait à Ouagadougou, le 18 décembre 2022

 

Pour le CNP-NZ

Le Président

Guézouma Sanogo

 

Pour l’AJB

Le Secrétaire Général

Boukari Ouoba

 

Pour la SEP

Le Président

Boureima Ouédraogo

 

Pour le SYNATIC

Le Secrétaire Général

Siriki Dramé

 

Pour l’UBESTV,

Le Président

Issoufou Saré

 

Pour l’AEPJLN,

Le Coordinateur

Evariste Zongo

 

Pour l’UNALFA,

Le Président

Lamoussa Jean-Baptiste Sawadogo

 

Pour l’APAC,

La Présidente de la transition

Bénédicte Sawadogo

 

Pour l’ARCI,

Le Président

Bélibié Soumaïla Bassolé

 

Pour l’AEPML,

Le Président

Dr Cyriaque Paré

 

Pour l’OBM,

Le Président

Hamado Ouangraoua»

Trophée de coupe du monde : Et de 3 pour l’Argentine de Lionel Messi !

0
L'Albiceleste championne du monde de football pour la troisième fois de son histoire

Au bout du suspense et après la fatidique épreuve des tirs aux buts, c’est l’Argentine de Lionel Messi qui s’est imposée dans la finale de la coupe du monde de football Qatar2022 devant une impressionnante équipe française remise à plusieurs reprises dans le sens de la victoire par l’inégalable buteur Kylian Mbappé, auteur d’un triplé, sans oublié son tir réussi lors des tirs aux buts.

L’Albiceleste championne du monde de football pour la troisième fois de son histoire

Après une finale âprement disputée (3-3 à l’issue des 120 mn de jeu) ce dimanche 18 décembre à Doha entre la sélection française et celle de l’Argentine ; le trophée de l’édition 2022, indécis tout le long du match, est revenu finalement à l’Albiceleste de Lionel Messi, victorieuse aux tirs aux buts 4-2 devant les Bleus français.

Malgré un excellent réveil en deuxième mi-temps et pendant les prolongations, les Bleus vont devoir attendre un prochain mondial pour leur troisième sacre

Domination fructueuse de l’Argentine en première mi-temps

Kylian Mbappé, meilleur joueur de la finale avec un triplé (à gauche) et Lionel Messi, auteur d’un doublé et meilleur joueur du tournoi

Très entreprenants et réalistes, les Argentins ont dominé la première mi-temps de cette finale historique où l’on a enregistré 6 buts marqués. A la 23e mn Messi montre la voie en transformant un penalty suite à une faute sur Di Maria dans la surface de réparation des Bleus. Di Maria va marquer le deuxième but argentin à la 36e mn. La mi-temps interviendra sur cette domination fructueuse 2-0 de l’Albiceleste.

La domination argentine va se poursuivre jusqu’ à la 80e où Kylian Mbappé va transformer un premier penalty.  Il récidivera une minute plus tard en fusillant à la limite de la surface de réparation le portier argentin Emiliano Martinez. 2-2. Tout redevient possible pour les Bleus qui vont jeter toutes leurs forces dans la bataille, bousculant sérieusement les Argentins jusqu’à leur dernier retranchement.

Messi enfin champion du monde

A 35 ans, Lionel Messi peut enfin embrasser le trophée de la coupe du monde

Le coup de sifflet final des 90 mn sonne comme une délivrance pour eux. Ils peuvent enfin souffler avant de repartir pour les premières prolongations qui s’achèvent sur le même score de parité 2-2. Lors des deuxièmes prolongations, Messi redonne l’avantage à l’Albiceleste en marquant un 3ème but qui sera égalisé quelques minutes plus tard par l’incontournable Kylian Mbappé. Toujours sur pénalty provoqué par lui-même. Et c’est finalement aux tirs aux buts que les Argentins parviennent à faire la différence en marquant 4 tirs contre 2 pour les Français.

Ainsi, à 35 ans, Lionel Messi réalise un vieux rêve : celui de brandir le trophée de la coupe du monde derrière lequel son pays court  depuis 1986. C’est à présent chose faite. Lionel Messi, septuple vainqueur du Ballon d’or, est désormais champion du monde. Et série sur le gâteau : il est le meilleur joueur du tournoi.

Aziz Nonkane

Burkina Demain

Galian 2022: Le gros lot à Philippe Ada de Oméga TV

0
Avec 2 grands reportages traitant de la question terroriste, Philippe Ada de Oméga TV décroche le super Galian 2022

Ces dernières années, la plupart des gagnants du super Galian ont traité de la question terroriste et de son impact dramatique sur la vie des populations. La règle a été encore respectée à l’occasion de la 25e édition tenue ce vendredi 16 décembre 2022 à Ouagadougou où lauréat du super Galian, Philippe Ada de Oméga TV a traité de la problématique à Titao et à Tougan.

Avec 2 grands reportages traitant de la question terroriste, Philippe Ada de Oméga TV décroche le super Galian 2022. Il reçoit ici son trophée des mains du ministre de la communication Jean Emmanuel Ouédraogo et du président du Conseil supérieur de la communication Abdoulaziz Bamogo

«Titao: dernier souffle d’une ville encerclée» et «Tougan: le calvaire des suppliciés du terrorisme». Ce sont les deux œuvres qui ont valu le gros lot de la 25e nuit des Galian à Philippe Ada de Oméga TV. Les deux œuvres du super Galian de l’édition 2022 ont été diffusées respectivement le 19 décembre et le 26 décembre 2021.

Philippe Ada a dédié son grand prix aux populations martyrisées par le terrorisme, soulignant le bon encadrement dont il a bénéficié de son mentor Ouezzin Louis Oulon. Ce qui lui a permis de faire ces deux grands reportages en télévision de grande facture. Ce super Galian 2022 rapporte à Ada 3 millions de francs CFA et le trophée.

Présent à la cérémonie, le ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, Jean Emmanuel Ouédraogo, a exhorté les journalistes burkinabè à poursuivre leur mission d’information juste, vraie, utile et saine, dans le professionnalisme. Le ministre Ouédraogo avait à ses côtés d’autres officiels dont le président du Conseil supérieur de la communication, Abdoulaziz Bamogo.

Au total, pour cette 25e édition, l’on a enregistré 74 œuvres en presse écrite en langue française, 52 œuvres dans la catégorie radiodiffusion sonore et télévisuelle en langue française, 36 œuvres dans la catégorie presse en ligne et 24 œuvres dans la catégorie langue nationale.

Palmarès de la 25è édition de la nuit des Galians

La cuvée 2022 de la nuit des Galian avec les officiels

Prix officiels

Super Galian: Liradan Philippe Ada de Oméga TV

Catégorie presse en ligne

Genre reportage: Cryspin Masneang Laoudinki avec ses œuvres «Insécurité au Burkina: À Kaya, la radio donne une seconde chance aux élèves déplacés internes» et «Burkina Faso: En attendant les 70 vierges du ciel, des terroristes à la barre».

Catégorie Presse écrite

Section création en Presse écrite « Photo de presse » : Issa Compaoré du journal les Editions Sidwaya avec ses œuvres « Orpaillage dans la zone pastorale de la Nouaho : une entrave à la pratique de l’élevage », publiée le 05 octobre 2021 et « Festival international de la lutte africaine du Sourou : le Sénégal dompte l’Orène de Tougan », publiée le 25 mai 2021.

Section création en Presse écrite « maquette » : Poma Paul Bondaoné du journal L’Observateur Paalga pour ses œuvres : « nos cœurs saignent pour Solhan », publiée le lundi 07 juin 2021 et « De l’urgence à reconquérir les territoires occupes », publiée le vendredi 31 décembre 2021.

Genre « Enquête» : Mamady Zango du journal les Editions Sidwaya pour ses œuvres : « CSPS d’Idénia Tanga dans le Nahouri : une infrastructure sous embargo », publiée le mercredi 07 juillet 2021 et « Arnaque via le placement en ligne : quand « Timex trading » réussit son coup a manga. » publiée le jeudi 02 septembre 2021.

Genre « Reportage/Grand reportage » : Levi Constantin Konfé du journal L’Observateur Paalga pour ses œuvres : « L’insécurité dans le Sahel : retour d’Arbinda », publiée le lundi 1er mars 2021 et « Quatre jours sur les traces des déplacés » publiée le jeudi 19 aout 2021.

Catégorie Langues nationales

Catégorie Radiodiffusion sonore audiovisuelle

Genre Grand Reportage : Abdoulaye Sawadogo de la RTB Radio/Rurale pour ses œuvres « Na-ken-paal rikame, la bug-raada kontrol yaa neba faa yelle », diffusée le 28 octobre 2021 et « Députés ramba sugsgo 2021 yuumde, goosneera lekdame ti assemblee nationale sukd n bala », diffusée le 21 décembre 2021.

Genre Magazine: Mahamadi Ouédraogo de la RTB Radio/Rurale pour ses œuvres « Notre sante (D laafi soasg wakato) », diffusée le 15 novembre 2021 et « Notre sante (D laafi soasg wakato) », diffusée le 22 novembre 2021.

Section création en radiodiffusion sonore « Montage » : Roguinesida Romain Bouda de la RTB/Radio pour ses œuvres : « Impraticabilité de certaines routes en saison de pluies, le calvaire des populations de la Boucle du Mouhoun », diffusée le 05 septembre 2021 et « Le foncier de Ouaga et à bobo : une mine minée », diffusée le 25 février 2021.

Genre grand reportage en radiodiffusion sonore : Hervé Kaboré de la RTB/Radio pour ses œuvres : « Impraticabilité de certaines routes en saison de pluies, le calvaire des populations de la Boucle du Mouhoun », diffusée le 05 septembre 2021 et « Animaux sauvages et agriculteurs, une difficile cohabitation dans la zone de la Sissili », diffusée le 21 mars 2021.

Catégorie Radiodiffusion sonore télévisuelle langue française

Section création en télévision « Montage » : Yempabou Yarga de la RTB /télé avec ses œuvres « Pesticides, attention danger », diffusée 25 août 2021 et « Gestion des boues de vidange/ la face hideuse de la ville de Ouagadougou », diffusée le 12 décembre 2021.

Genre grand reportage en télévision Liradan Philippe Ada de Oméga TV pour ses œuvres « Titao : dernier souffle d’une ville encerclée », diffusée le 19 décembre 2021 et « Tougan : le calvaire des supplicies du terrorisme », diffusée 26 décembre 2021.

Prix spéciaux

Premier Prix spécial de Compassion Internationale Burkina Faso : Maïmouna Traoré/Ouédraogo de la RTB/Télé pour son œuvre : « la drogue en milieu scolaire / alerte rouge », diffusée le 20 juin 2021.

Prix spécial du Ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MENAPLN) : Maïmouna Traoré/Ouédraogo de la RTB/TELE pour son œuvre : « La drogue à l’Ecole : alerte rouge », diffusée le 20 juin 2021.

Prix spécial de la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO) : Mahamadi Ouédraogo de la RTB radio/rurale pour son œuvre : « Notre sante (d laafi soasg wakato) sur les conséquences des accidents de la circulation routière sur la sante », diffusée le 22 novembre 2021.

Prix spécial du Ministère de la Sante et de l’hygiène publique : Mamady Zango des Editions Sidwaya pour son œuvre : « CSPS d’Idénia Tanga dans la Nahouri : une infrastructure « sous embargo »., publiée le mercredi 07 juillet 2021.

Prix spécial Réseau éducation de qualité par le bi-plurilinguisme au Burkina Faso (REB) : Ahadi Pallo de la RTB2/Est pour son œuvre : « Condition de vie des élèves déplacés internes de la ville de Fada : embarras entre poursuivre le cycle scolaire et appendre un métier », diffusée le 29 octobre 2021 et rediffusée le 31 octobre 2021.

Prix spécial de l’Office National de la Sécurité Routière (ONASER) : Jean Carène Kaboré de la RTB /Radio rurale pour son œuvre : « le port du casque, impératif en circulation routière », diffusée le 21 décembre 2021.

Prix « Armée-Nation » du Ministère de la Défense et des anciens combattants (MDAC) : Levi Constantin Konfé du journal L’Observateur Paalga pour son œuvre : « Retour d’Arbinda », publiée le lundi 1er mars 2021.

Deuxième Prix spécial de Compassion internationale Burkina Faso : Émeline Zougmoré/Tagnabou de la RTB/Radio pour son œuvre : « La gestion des menstrues en milieu scolaire : le cri de cœur des adolescentes », diffusée le 25 avril 2021.

Prix spécial du Conseil national de lutte contre le sida et les IST (CNLS-IST) : Alberic Bationo de la RTB/Radio pour son œuvre : « PV-VIH à cœur ouvert, cas de Margo et Ramatou dans le Nahouri », diffusée le 19 décembre 2021.

Prix spécial de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) : Albéric BATIONO de la RTB/Radio pour son œuvre : « Transformation des produits agricoles locaux, un autre souffle de vie pour les femmes de la coopérative Tougoulou de Léo », diffusée le 20 juin 2021.

Prix spécial de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) : Employeur modèle des médias privés est décerné à la Télévision BF1, désignée comme meilleure télévision privée pour cette édition 2022, qui emploie soixante-dix-sept (77) salaries et qui est à jour des cotisations sociales au cours des trois (03) dernières années.

Prix spécial de la Maison de l’Entreprise du Burkina du Burkina Faso : Albéric Bationo de la RTB/RADIO pour son œuvre : « Transformation des produits agricoles locaux, un autre souffle de vie pour les femmes de la coopérative Tougoulou de Léo », diffusée le 20 juin 2021.

Prix spécial Coris Bank International : Albéric BATIONO de la RTB/RADIO pour son œuvre : «Transformation des produits agricoles locaux, un autre souffle de vie pour les femmes de la coopérative Tougoulou de Léo », diffusée le 20 juin 2021.

Aziz Nonkane

Burkina Demain

ONEA : Des étudiants en immersion édifiés

0
Les étudiants visiteurs à leur arrivée ce 16 décembre à l'Office national de l'eau et de l'assainissement

Des étudiants de l’IST, ISPP, ESCO-IGES, et du CERPAMAD étaient dans les locaux de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA), ce vendredi 16 décembre 2022. Les échanges autour d’une communication suivis d’une visite guidée du Centre d’appels, et du Centre des métiers de l’eau (CEMAEU), ont permis aux étudiants de connaître, entre autres, les métiers de l’ONEA ainsi que les possibilités de recrutement.

Les étudiants visiteurs à leur arrivée ce 16 décembre à l’Office national de l’eau et de l’assainissement

Ce fut également une occasion pour le directeur des ressources humaines (DRH), Séni Zabré, d’apporter des clarifications sur les spéculations qui tournent autour des recrutements de la société.

«A l’ONEA, nous avons un processus de recrutement qui est crédible, transparent et qui respecte les textes en vigueur. Un processus qui est piloté aussi par une commission de plus d’une quinzaine de membres dont des partenaires sociaux qui sont très bien regardants sur la question. Ce processus fait partie d’un autre processus qu’on appelle « Gérer et optimiser les ressources humaines » qui est audité dans le cadre de la certification ISO. On fait également recours à des partenaires externes qui nous accompagnent pour l’accès aux emplois de l’ONEA notamment l’ANPE, l’INJESS, qui sont des structures publiques. Pour cette question, on est ouvert à toute structure de contrôle», a souligné le DRH.

Cette journée d’immersion a permis aux étudiants visiteurs de lever certains doutes sur les conditions d’accès à l’ONEA

De manière globale, les étudiants ont exprimé leur satisfaction à l’issue de la visite. «Cette journée d’immersion nous a permis de lever certains doutes sur les conditions d’accès à l’ONEA. Le DRH nous a aussi présenté leur plan de carrière que je considère flexible et avantageux. Aussi, nous avons eu à visiter leur centre d’appel. Ils nous ont expliqué les réalités qu’ils vivent chaque jour», a laissé entendre Parfait Thiombiano, étudiant en gestion des ressources humaines à l’IST.

Source :  Lefaso.net

Mondial Qatar 2022 : Le Maroc termine 4e

0

Dans la petite finale du mondial qui les opposait ce samedi aux Croates au Khalifa Stadium de Doha au Qatar, les Lions de l’Atlas du Maroc se sont finalement inclinés sur le score de 1-2. En s’imposant, les Croates s’emparent de la troisième place, la quatrième place revenant de facto aux Lions de l’Atlas qui sont loin d’avoir démérité.

Dans l’ensemble le match entre les deux sélection a été équilibré

Globalement, ce match de classement du mondial Qatar 2022 entre la Croatie et le Maroc a été équilibré. Preuve que chacune des deux sélections nationales tenait à remporter la partie. Dès la 7’ c’est Josko Gvardiol qui ouvre le score pour la Croatie. Deux minutes plus tard, à la 9’, Achraf Dari égalise pour le Maroc. Dès cet instant, tout redevient possible pour les deux formations. Mais, à la 42, Mislav Orsic redonne l’avantage à la Croatie. En deuxième mi-temps, malgré des offensives de part et d’autre, le score n’évoluera pas. La Croatie s’impose finalement 2-1 et s’empare ainsi de la troisième place devant le Maroc qui termine quatrième du mondial.

L’issue du match serait tout autre si cette tête de Nesri a fini dans les filets croates. Hélas, la balle a survolé les cages du portier croate

Certes, les Lions de l’Atlas échouent dans leur conquête de la troisième place du mondial, ils sont loin d’avoir démérité dans ce match, encore moins dans cette compétition. Ils totalisent dans ce match de la petite finale 85% de passes précises contre 84% pour les Croates qui ne les devancent aussi que d’1% dans la possession de la balle pendant les 96 minutes d’explication. En se qualifiant pour les demi-finales, les Lions de l’Atlas du Maroc ont fait, faut-il le rappeler, ce qu’aucune autre équipe en Afrique et dans le monde arabe n’avait fait auparavant. Ils ont ainsi honneur à l’Afrique à ce mondial. Et c’est ce qu’il convient de retenir. Bravo à eux et à leurs encadreurs pour avoir écrit cette belle histoire du football africain !

Aziz Nonkane

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 16 décembre 2022

0
Le Capitaine Ibrahim Traoré, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres, a présidé la session

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le vendredi 16 décembre 2022, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 45 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres.

Une vue des membres du gouvernement à la session du Conseil des ministres de ce mercredi 16 décembre 2022

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger. Compte rendu.

I DELIBERATIONS

I 1  AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le Conseil a adopté un avant-projet de loi portant modification de la loi n°24/94/ADP du 24 mai 1994 portant Code de justice militaire modifié par la loi n°007-98/AN du 31 mars 1998 et la loi n°44-2017/AN du 04 juillet 2017.

Ce projet de loi vise à prendre en compte la judiciarisation du théâtre des opérations intérieures de lutte contre le terrorisme pour une meilleure gestion et documentation des infractions commises lors des opérations sur le plan national.

Il s’agit de prendre en compte le déploiement de la prévôté au sein des unités, formations ou détachements stationnant ou opérant, en tout temps, sur le territoire national, en particulier lorsque l’état de guerre n’est pas déclaré.

L’institution d’une prévôté auprès des unités déployées dans les opérations intérieures permettra de renforcer leurs capacités dans la pratique des enquêtes relatives à certains types d’infractions notamment terroristes dans l’exercice des missions de police générale militaire et de police judiciaire militaire.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte création, attributions, composition et fonctionnement de cadres de concertation des établissements de formation professionnelle de

l’Etat.

Ce décret est une relecture du décret n°2016- 1190/PRES/PM/MFPTPS/MINEFID du 30 décembre 2016 portant création, composition, attributions et fonctionnement de cadres de concertation des écoles et centres de formation professionnelle de l’Etat.

L’adoption de ce décret permet une meilleure organisation des cadres de concertation des établissements de formation professionnelle en vue d’améliorer qualitativement leurs offres de formation.

Le second décret porte organisation à titre dérogatoire, des examens professionnels de personnels de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle.

L’adoption de ce décret permet de disposer d’un cadre révisé à titre dérogatoire sur une période de trois (03) ans pour l’organisation des examens professionnels

du personnel de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle du ministère en charge de l’Education nationale.

I 3  AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République islamique d’Iran auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.

Le Conseil a marqué son accord pour la nomination dudit Ambassadeur.

I 4  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ETDE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à deux (02) décrets portant respectivement nomination de Membre de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) et nomination de Chef de département des investigations stratégiques de ladite cellule.

L’adoption de ces décrets permet la nomination d’un Membre et d’un Chef de département à la Cellule nationale de traitement des informations financières, conformément aux dispositions du décret n°2019-

0878/PRES/PM/MINEFID/MSECU/MJ du 12 septembre 2019 portant attributions, organisation et fonctionnement de la Cellule nationale de traitement des informations financières.

Le troisième rapport est relatif au point de diligences dans le cadre du processus de dissolution de la Caisse des dépôts et consignations du Burkina Faso (CDC-BF).

En sa séance du 17 août 2022, le Conseil des ministres avait décidé de la

suspension des activités de la Caisse des dépôts et consignations du Burkina Faso et de la mise en place d’une commission chargée d’analyser les procédures pour sa dissolution. Cette décision faisait suite à plusieurs difficultés qui n’ont pas permis l’opérationnalisation de la CDC-BF.

Depuis la mise en place de cette commission, plusieurs actions ont été menées en vue de la dissolution de la CDC-BF.

Le Conseil a instruit les ministres chargés du dossier de prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de poursuivre le processus de dissolution.

Il s’agit notamment de :

– mettre fin aux fonctions des personnes nommées, détachées et recrutées à la CDC-BF ;

– diligenter l’audit de la gestion de la CDC-BF ;

– mettre en place un groupe de réflexion pour la création d’une nouvelle structure de financement du développement national plus consensuelle, financièrement et économiquement viable.

I 5  AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

Le Conseil a adopté un rapport relatif à l’appel d’offres ouvert international n°2022-020/MSPH/SG/DMP du 01/06/2022 pour l’acquisition et la mise en service de quinze (15) unités mobiles (cliniques mobiles) équipées de soins pour les treize (13) régions sanitaires au profit du projet de renforcement des soins de santé primaires pour l’amélioration de la santé et de la nutrition (PRSS-ASN) du ministère de la Santé et de l’hygiène publique du Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché à l’Entreprise FSE INTERNATIONAL SA, pour un montant de cinq milliards quatre cent cinquante-deux millions cinq cent dix-huit mille six cent trente-trois (5 452 518 633) F CFA hors douane-hors taxes (HD-HT), avec un délai d’exécution de 365 jours.

Le financement est assuré par la Banque islamique de développement (BID).

I 6  AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales.

L’adoption de ce décret permet au ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales d’assurer

efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2022- 0996/PRES-TRANS/PM du 02 décembre 2022 portant attributions des membres du Gouvernement et du décret n°2022-0055/PRES-TRANS/PM/SGG-CM du 20 avril 2022 portant organisation-type des départements ministériels.

  1. COMMUNICATIONS ORALESPage 10 sur 25

II 1  Le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale a fait au Conseil une communication relative au traitement du différend collectif de travail opposant SITARAIL à ses travailleurs suite au préavis de grève des comités CGT-B/SITARAIL.

Suite à ce différend, le Gouvernement à travers le ministre d’Etat chargé de la Fonction publique et le ministre chargé des Transports, a initié des rencontres avec les acteurs concernés en vue de trouver une solution définitive à cette crise.

Il a invité les parties à privilégier l’intérêt supérieur de la Nation et à engager les

négociations en toute sérénité.

Par ailleurs, l’implication du Gouvernement dans la gestion de cette crise a

permis aux parties de convenir de la suspension de la grève et de négocier autour

de la plateforme, objet de la grève.

II.2. Le ministre de l’Economie, des finances et de la prospective a présenté au

Conseil le rapport général de la première édition de la Conférence nationale des

territoires (CNT) tenue à Ouagadougou les 17 et 18 novembre 2022 sur le thème

«l’aménagement du territoire face à la crise sécuritaire au Burkina Faso :

enjeux, défis et perspectives ».

La conférence a permis d’échanger sur :

– la place et le rôle de l’aménagement du territoire pour relever les défis sécuritaires auxquels le pays fait face ;

– la problématique de la maîtrise des frontières pour réduire les risques sécuritaires transfrontaliers ;

– la problématique de la maîtrise de l’étalement urbain tout en construisant des villes viables dans un contexte de fortes pressions foncières.

La conférence a relevé que la mise en œuvre de l’aménagement du territoire est caractérisée par un certain nombre d’insuffisances et a aussi formulé des

recommandations sur la nécessité de faire de l’aménagement du territoire le pilier central de la planification au Burkina Faso.

II 3  Le ministre de la Santé et de l’hygiène publique a fait au Conseil deux (02) communications.

La première communication est relative au bilan de la mise en œuvre de la campagne de vaccination contre la poliomyélite organisée du 25 au 28 novembre 2022 sur toute l’étendue du territoire national.

Cette campagne a permis de vacciner 4 312 604 enfants de 0 à 5 ans, sur un objectif de 4 017 780 enfants.

La seconde communication est relative au bilan de la campagne d’intensification de la vaccination contre la COVID-19 organisée du 11 au 17 novembre 2022 sur toute l’étendue du territoire national.

Cette campagne a permis de vacciner 697 039 personnes portant ainsi à 3 396 483, le nombre de personnes complètement vaccinées contre la COVID-19 depuis le 02 juin 2021. La couverture vaccinale s’est ainsi améliorée en passant de 11% à 15,3%.

II 4 Le ministre du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises a informé le Conseil de la célébration en différé de la troisième édition du « Mois du consommons local » qui se déroule du 15 au 17 décembre 2022 à Ouagadougou, sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur le Premier ministre.

Cette présente édition est placée sous le thème « Consommation des produits locaux, un levier d’accroissement des investissements productifs de développement et d’intégration régionale ».

Le « Mois du consommons local » vise à accroître la consommation des produits locaux afin de promouvoir le développement endogène.

II 5 Le ministre de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales a fait au Conseil deux (02) communications.

La première communication est relative à la distinction de Monsieur Moussa SORE, lauréat homme de la région Ouest-africaine, lors de la 4ème édition du «prix des enseignants de l’Union africaine » organisée le 30 novembre 2022 à

Addis Abeba, en Ethiopie. Le prix récompense chaque année dix (10) enseignants, à raison de deux (02) enseignants par région géographique de l’Afrique.

La seconde communication est relative au Projet d’appui à l’enseignement bilingue franco-arabe (PREFA).

Le projet d’appui à l’enseignement bilingue Franco-arabe a été conclu le 20 mai 2014 entre le Gouvernement burkinabè et la Banque islamique de développement (BID). Son objectif global est de soutenir les politiques éducatives du Burkina Faso visant à réduire la pauvreté à travers une offre éducative inclusive et plus équitable.

Le projet a engrangé d’importants acquis qui ont contribué au développement de l’enseignement franco-arabe même si de nombreux défis restent à relever.

Le Conseil a instruit le ministre chargé du dossier de prendre les dispositions pour la poursuite et la consolidation des acquis du projet à travers les structures techniques du département en charge de l’Education nationale.

II 6 Le ministre de l’Urbanisme, des affaires foncières et de l’habitat a fait au Conseil une communication relative à la situation de la promotion immobilière au Burkina Faso.

Pour assurer le droit au logement à chaque citoyen, l’Etat burkinabè a mis en place plusieurs instruments. Des initiatives ont été engagées par le Gouvernement pour la construction de logements en quantité dans le but de favoriser l’accès au logement décent, toute chose qui a permis l’augmentation du nombre de promoteurs immobiliers privés. A titre d’illustration, le nombre de promoteurs immobiliers agréés est passé de 9 en 2016 à 275 en 2022.

Cependant, cette augmentation du nombre de promoteurs immobiliers n’a pas permis un accroissement en qualité et en quantité de l’offre de logements.

Face à cette situation, le ministère en charge de l’Urbanisme a mis en place une commission en vue d’examiner les dossiers de demande d’approbation de projets immobiliers. Cette commission a dénombré 400 dossiers déposés et au terme des travaux, 105 dossiers ont été déclarés recevables. Les promoteurs concernés ont été invités à fournir la preuve de leur capacité financière mais aucun d’eux n’a pu le faire.

Le Conseil a instruit le ministre chargé du dossier de prendre les dispositions nécessaires pour relancer ces promoteurs dans les meilleurs délais avant de prendre les décisions définitives de rejet ou d’approbation.

III NOMINATIONS

III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

– Monsieur Salfo OUEDRAOGO, Mle 117 269 X, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Secrétaire général de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) ;

– Monsieur Abdoulaye TRAORE, Mle 104 857 M, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature ;

– Monsieur Moussa GANOU, Mle 212 515 S, Inspecteur du travail, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des relations professionnelles et de la promotion du Dialogue social ;

– Monsieur Jean Marie KI, Mle 117 032 N, Inspecteur du travail, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur des études et de la règlementation ;

– Monsieur Tianè BORO, Mle 105 243 S, Inspecteur du travail, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur des relations et des normes internationales du travail.

B AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

– Monsieur Thierry Dofizouho TUINA, Mle 57 710 C, Contrôleur général de police, catégorie 1, grade 4, 2ème échelon, est nommé Directeur général adjoint de la police nationale ;

– Monsieur Bonswendé SANKARA, Mle 111 493 G, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, grade 3, 3ème échelon, est nommé Directeur de la sécurité publique ;

– Monsieur Seydou OUATTARA, Mle 211 710 K, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, grade 3, 1er échelon, est nommé Directeur de la sûreté de l’Etat ;

– Monsieur Ardjouma KARAMA, Mle 111 491 M, Commissaire divisionnaire de police, 3ème classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de la police des frontières ;

– Monsieur Noufou SALOU, Mle 217 559 D, Commissaire principal de police, catégorie 1, 3ème échelon, est nommé Directeur de la police technique et scientifique ;

– Monsieur Jean-Claude COMPAORE, Mle 260 676 Z, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 1er échelon, est nommé Directeur des transmissions et de l’informatique ;

– Monsieur Béwiligri Flavien ILBOUDO, Mle 283 339 T, Commissaire principal de police, est nommé Directeur des études, du courrier, des archives et de la documentation ;

– Monsieur Soungalo Isidore SANOU, Mle 111 438 M, Commissaire principal de police, catégorie 1, 1er grade, 4ème échelon, est nommé Directeur de la communication et des relations publiques de la police nationale ;

– Monsieur Maxime TAPSOBA, Mle 111 490 E, Commissaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur des affaires juridiques et sociales ;

– Monsieur Siyalé Moussa PALM, Mle 102 422 C, Commissaire de police, catégorie 1, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur de la formation

continue ;

– Monsieur Koudougou Abel ZONGO, Officier, Sapeur-pompier militaire, est nommé Directeur de la prévention et de la règlementation ;

– Monsieur Lambert BONZI, Mle 211 704 R, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 1er échelon, est nommé Directeur des sports, des arts et de la culture.

C AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

– Monsieur Hugues Christian LINGANI, Mle 104 255 B, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Wendpanga Paterne KABORE, Mle 118 845 C, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé MinistreConseiller près l’Ambassade du Burkina Faso à Bamako au Mali ;

– Monsieur Michel SOMMA, Mle 59 728 J, Conseiller des affaires

étrangères, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Ambassadeur, Directeur général de la coopération bilatérale.

D  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

– Madame Windemi Pauline TOE/SABA, Mle 104 288 G, Administrateur des services financiers, 1er grade, 9ème échelon, est nommée Directrice de la gestion des finances ;

– Monsieur Pierre Lagoun ZALLA, Mle 111 447 J, Commissaire principal

de police, catégorie 1, 2ème grade, 1er échelon, est nommé cumulativement Membre de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) et Chef du département des investigations stratégiques de ladite cellule.

E  AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

– Monsieur Ousmane NERE, Mle 49 447 B, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, catégorie N, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur général du Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo ;

– Monsieur Ounanlini THIOMBIANO, Mle 53 732 T, Administrateur des

hôpitaux et des services de santé, catégorie N, 1ère classe, 7ème échelon, est

nommé Directeur général du Centre hospitalier régional de Tenkodogo ;

– Madame Safoura YAMEOGO/SAVADOGO, Mle 95 857 X,

Administrateur des services de santé, 1ère classe, 9ème échelon, est nommée Directrice générale du Centre hospitalier régional de Kaya ;

– Monsieur Irénée Edmond ZAGRE, Mle 51 312 N, Administrateur des services de santé, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur général du Centre hospitalier régional de Fada-N’Gourma ;

– Monsieur Bruno DEMBELE, Mle 53 727 B, Administrateur des services de santé, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général du Centre hospitalier régional de Banfora ;

– Madame Habibou OUEDRAOGO/KABORE, Mle 85 764 T, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, catégorie N, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Directrice générale du Centre hospitalier régional de Koudougou.

III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs au Conseil d’administration :

– de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale ;

– du Conseil du service universel des communications électroniques (CSU) au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques ;

– du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement ;

– de l’Office national des aires protégées (OFINAP) au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement ;

– du Fonds de développement culturel et touristique (FDCT) au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme.

Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents au Conseil d’administration du Service universel des communications électroniques et du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics.

A MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Djibrihina OUEDRAOGO, Mle 262 206 L, Enseignant-chercheur, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Conseil du service universel des communications électroniques (CSU) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille :

– Monsieur Aimé Jean-Jacques DAMA, Mle 266 138 H, Informaticien.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité :

– Monsieur Amadou Lamine OUEDRAOGO, Mle 260 669 B, Commissaire principal de police.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Monsieur Tizane DAHO, Mle 119 749 S, Enseignant-chercheur.

Au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques :

– Monsieur Oumarou OUEDRAOGO, Mle 267 761 L, Ingénieur de conception en informatique.

Au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques :

– Monsieur Sidi-Mohamed Galiam OUEDRAOGO, Mle 513 380 C, Ingénieur de conception en télécommunications.

Le second décret nomme Monsieur Sidi-Mohamed Galiam OUEDRAOGO, Mle 513 380 C, Ingénieur de conception en télécommunications, Président du Conseil d’administration du Conseil du service universel des communications électroniques (CSU) pour un premier mandat de trois (03) ans.

C MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement :

– Monsieur Firmin BAGORO, Mle 119 811 B, Conseiller des affaires économiques.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE SYNDICAT NATIONAL DES ENTREPRENEURS DU BATIMENT DES TRAVAUX PUBLICS

– Monsieur Philippe COMPAORE, Gérant de société.

Le deuxième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement :

– Monsieur Moumouni ILBOUDO, Mle 216 124 W, Ingénieur en génie

civil.

Au titre du ministère de l’Urbanisme, des affaires foncières et de l’habitat :

– Madame Aïssetou Raymonde NANEMA, Mle 110 951 N, Architecteurbaniste.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DU LABORATOIRE NATIONAL DU BATIMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS

– Monsieur Serge KIEMTORE, Mle 23 10 574 B, Technicien supérieur en génie civil.

Le troisième décret nomme Monsieur Firmin BAGORO, Mle 119 811 B, Conseiller des affaires économiques, Président du Conseil d’administration du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

D MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Office national des aires protégées (OFINAP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Monsieur Amadé OUEDRAOGO, Mle 110 930 E, Professeur titulaire, en remplacement de Monsieur Adjima THIOMBIANO.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité :

– Madame Alimatou DAO/NOMBRE, Mle 200 330 J, Administrateur

civil, en remplacement de Madame Justine YARA/KANZIE.

Au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et

halieutiques :

– Monsieur Antoine COMPAORE, Mle 111 118 P, Administrateur des

services financiers, en remplacement de Monsieur Boubacar BARRY.Page 24 sur 25

Au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du

tourisme :

– Monsieur Sibidé Géoffroy LEMAN, Mle 238 117 N, Conseiller des services touristiques et hôteliers, en remplacement de Monsieur Samuel GARANE.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’OFFICE NATIONAL DES AIRES PROTEGEES

– Monsieur Ousséini OUEDRAOGO, Mle 29 647 R, Contrôleur principal des eaux et forêts, en remplacement de Monsieur Jean Roger OUEDRAOGO.

Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Marou Lazare OUEDRAOGO, Mle 29 801 N, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement au Conseil d’administration de l’Office national des aires protégées (OFINAP) pour une dernière période de trois (03) ans.

E  MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Madame Wendingoudi Maïmouna SAWADOGO, Mle 511 398 S, Ingénieur de conception en informatique, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques au Conseil d’administration du Fonds de développement culturel et touristique (FDCT), en remplacement de Monsieur Sidi-Mohamed Galiam OUEDRAOGO, dont elle achève le mandat

 

Le Porte-parole du Gouvernement,

 

Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

«Transformer les défis en opportunités en Afrique», Secrétaire exécutif de la CEA

0
Le secrétaire exécutif Pedro déclare qu’avec les progrès technologiques et la numérisation de l’économie, il est clair que durant la pandémie la crise « était une solution rapide pour l’intégration régionale et pour exploiter le dividende démographique sur le continent »

Antonio Pedro, Serétaire exécutif par intérim de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), , appelle à l’établissement de partenariats solides et de stratégies innovantes pour exploiter de nouvelles opportunités dans le sillage des crises économique et environnementale affectant les pays africains.

Le secrétaire exécutif Pedro déclare qu’avec les progrès technologiques et la numérisation de l’économie, il est clair que durant la pandémie la crise « était une solution rapide pour l’intégration régionale et pour exploiter le dividende démographique sur le continent »

Inaugurant ce 13 décembre dernier, l’Exposition de la CEA de trois jours au Centre de conférence des Nations Unies, à Addis-Abeba, M. Pedro a déclaré qu’avec les progrès technologiques et la numérisation de l’économie, il est clair que durant la pandémie la crise « était une solution rapide pour l’intégration régionale et pour exploiter le dividende démographique sur le continent». Plus de détails dans ce Communiqué de presse.

«Transformer les défis en opportunités, déclare le Secrétaire exécutif de la CEA

Addis-Abeba, le 13 décembre 2022 (CEA) – Le Secrétaire exécutif par intérim de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Antonio Pedro, appelle à l’établissement de partenariats solides et de stratégies innovantes pour exploiter de nouvelles opportunités dans le sillage des crises économique et environnementale affectant les pays africains.

Inaugurant aujourd’hui l’Exposition de la CEA de trois jours au Centre de conférence des Nations Unies, à Addis-Abeba, M. Pedro déclare qu’avec les progrès technologiques et la numérisation de l’économie, il est clair que durant la pandémie la crise « était une solution rapide pour l’intégration régionale et pour exploiter le dividende démographique sur le continent ».

L’Exposition de la CEA de cette année, la première du genre, présente le travail de la CEA en vue de forger de nouveaux partenariats et de renforcer ceux qui existent déjà pour permettre à la Commission de servir efficacement ses États membres dans un environnement complexe et en évolution rapide.

En outre, l’Expo célèbre les réalisations de la CEA au cours des 3 dernières années tout en identifiant les domaines potentiels de synergie sur lesquels la CEA peut tirer parti pour améliorer l’efficience et l’efficacité dans ses domaines d’intervention stratégiques.

Monsieur Pedro invite les parties prenantes à faire part de leurs commentaires sur les domaines de travail de la CEA et sur ceux qui nécessitent des améliorations pour que la Commission fournisse des « services axés sur le client qui répondent à la complexité et au dynamisme de l’environnement ».

L’Expo de la CEA présente divers produits – tangibles et intangibles – des divisions et des Bureaux sous- régionaux. Sont exposés, entre autres, des mécanismes de financement innovants pour combler le déficit de financement climatique et des réformes des politiques budgétaires et monétaires pour répondre au resserrement de l’espace budgétaire et à la vulnérabilité de la dette.

«Je suis convaincu que les exposants fourniront aux participants les détails nécessaires sur leurs réalisations, leurs meilleures pratiques et leurs défis pour leur permettre d’identifier les domaines nécessitant une collaboration renforcée et de nouvelles améliorations afin que personne sur le continent ne soit laissé pour compte », affirme M. Pedro, réitérant que « c’est un évènement incontournable pour les partenaires internes et externes, car les avantages de participer à l’évènement sont innombrables ».

Concédant que l’Afrique est ce que le monde, en général et le continent africain en particulier, font face à des défis et des opportunités nouveaux et complexes, comme en témoignent les impacts du changement climatique, les tensions géopolitiques avec des ramifications dans les crises alimentaire et énergétique, M. Pedro déclare que l’innovation est nécessaire pour gérer les défis.

Il dit que la COP27 a présenté de nouvelles opportunités d’investissement sur le continent pour créer des marchés de crédits carbone, déployer des énergies renouvelables et trouver des solutions à la transition énergétique pour le reste du monde. Dans le même temps, la Covid -19 a ouvert des opportunités en Afrique pour participer au développement de la chaîne de valeur pharmaceutique, par exemple.

L’Accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qu’il décrit comme le Plan Marshall de l’Afrique, assurera le fonctionnement transparent de nouvelles voies en matière de commerce et d’investissements sur le continent et sur le marché mondial.

«Cela nous oblige à redéfinir quelle est notre proposition de valeur, quel est le rôle stratégique de la CEA sur le continent ? », demande M. Pedro, notant que le rôle de la CEA doit évoluer à mesure que les défis se multiplient et qu’elle peut proposer des solutions pour aider l’Afrique et ses États membres à atteindre les Objectifs de développement durable et l’Agenda 2063.

Il fait remarquer que la complexité et le dynamisme des opportunités et des défis auxquels le continent est confronté présentent un défi supplémentaire pour les décideurs chargés de formuler des stratégies et des politiques qui traitent efficacement des problèmes interconnectés et interdépendants.

«Nous devons reconnaître que les demandes des continents deviennent de plus en plus complexes et nécessiteront de nouvelles compétences et formes de partenariat », indique M. Pedro, appelant à la création d’une CEA qui s’adapte aux besoins.

Les cinq axes de changement (UN 2.0 Quintet for Change) souligne la nécessité d’un changement de paradigme dans les façons de faire pour pouvoir répondre aux besoins de nos clients au 21ème siècle, dit-il, notant que la valeur des programmes de réflexion et de prospective futurs en tant qu’outils de planification à long terme dans l’élaboration de politiques stratégiques, sont devenus essentiels, en particulier dans le contexte du développement des États membres de la CEA.

«Nous devons être conscients du dynamisme du paysage financier provoqué par la libéralisation financière, les changements technologiques et l’innovation du marché, qui nécessitent un nouvel ensemble de compétences au-delà de la modélisation macroéconomique traditionnelle», fait remarquer le Secrétaire exécutif, ajoutant que :

«Nous devons adopter une pensée innovante et perturbatrice pour fournir des solutions pratiques aux défis de la vie réelle qui affectent nos États membres aujourd’hui et à l’avenir ».

Monsieur Pedro souligne que la CEA est consciente des questions transversales qui nécessitent une interdépendance et une responsabilité collective pour en avoir discuté dans le cadre de la réunion en cours sur la responsabilité et le rendement des programmes.

 -Fin-

À propos de la CEA

Créée en 1958 par le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies, la CEA est l’une des cinq commissions régionales de l’Institution et a pour mandat d’appuyer le développement économique et social de ses États membres, d’encourager l’intégration régionale et de promouvoir la coopération internationale pour le développement de l’Afrique.

Composée de 54 États membres, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) joue un double rôle en tant qu’organisme régional de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et en tant que partie intégrante du paysage institutionnel régional en Afrique.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur : www.uneca.org»

Sécurité en eau et résilience climatique : Echanges pour accroître les investissements en Afrique de l’Ouest  

0
Les participants vont, entre autres, explorer les possibilités d'amélioration de la prise de décision pour des investissements en eau résilients au changement climatique, à travers entre autres le renforcement des informations climatiques et des systèmes d'alerte précoce selon une approche régionale

«Accroissement des investissements pour la sécurité en eau et la résilience climatique en Afrique de l’Ouest : acquis, défis et opportunités». C’est le thème de l’atelier régional qu’organisent en mode hybride (présidentiel à Ouagadougou et en ligne) ces 12 et 13 décembre 2022, les Commissions de la CEDEAO et de l’UEMOA, et d’autres acteurs avec l’appui technique du Partenariat mondial de l’Eau-Afrique de l’Ouest (GWP-AO) et continental.

Les membres du présidium à l’ouverture de l’atelier régional ce 12 décembre à Ouaga 2000, de gauche à droite, Armand Houanye, Secrétaire Exécutif du GWP-AO ;Christophe Deguenon, Directeur du Département Agriculture Environnement et Ressources en Eau (DAREN) de la Commission de l’UEMOA et  Djeri- Allassani Bougounou, Directeur du Centre de Gestion des Ressources en Eau de la CEDEAO

L’Afrique de l’Ouest veut accroître les investissements dans le secteur de la sécurité en eau et de la résilience climatique à travers une accélération de l’accès des pays aux ressources du Fonds vert climat (FVC) et à d’autres guichets de financement, y compris les ressources du Programme de préparation et de soutien préparatoire au niveau national ainsi que les possibilités de développement d’un programme régional d’investissement en eau résilient au changement climatique.

Un double constat qui appelle à l’action

Cette volonté affichée de la région de changer la donne part du double constat du déficit important d’investissement dans le secteur de l’eau et des faiblesses d’un environnement peu favorable  pour mobiliser le financement  nécessaire pour garantir l’accès universel à l’eau ; tant pour l’approvisionnement en eau potable, l’assainissement, le développement de l’agriculture que pour la sécurité alimentaire, la sécurité énergétique en vue de soutenir l’adaptation au changement climatique.

Les besoins en investissement de l’Afrique de l’Ouest dans ce domaine sont estimés à 324,5 millions de dollars d’ici 2030. Combler ce gap permettra de soutenir et améliorer les interventions dans les États membres et au niveau régional.

Des participants présentiels et online

Les participants vont, entre autres, explorer les possibilités d’amélioration de la prise de décision pour des investissements en eau résilients au changement climatique, à travers entre autres le renforcement des informations climatiques et des systèmes d’alerte précoce selon une approche régionale

 

Les participants (en présentiel ou online) à l’atelier sont de différentes structures concernées que sont :

-les Autorités nationales désignées du FVC des Etats membres de la CEDEAO et de l’UEMOA ;

-les directions techniques en charge de la gestion et de la gouvernance des ressources en eau, du suivi hydrologique et météorologique, de l’agriculture, et de l’environnement ;

-les institutions sous- régionales : Commission de la CEDEAO, Commission de l’UEMOA, Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), Banque D’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) et autres partenaires régionaux impliqués dans la mobilisation du financement climatique et intervenant dans les secteurs liés à l’eau et au climat en Afrique de l’Ouest ;

-les Entités nationales et régionales accréditées auprès du FVC ;

-les Points focaux et Autorités désignée du Fonds d’adaptation ;

-les Organismes de bassins transfrontaliers, notamment l’Autorité du bassin de la Volta (ABV), l’Autorité du bassin du Niger (ABN), l’Autorité du bassin du Mono (ABM), l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG), l’Union du fleuve Mano (UFM) et le Réseau africain des organismes de bassin (RAOB).

Echanger et explorer les possibilités d’amélioration

Le Directeur du Département Agriculture Environnement et Ressources en Eau (DAREN) de la Commission de l’UEMOA, Christophe Deguenon (micro) se prêtant aux questions des journalistes à l’issue de l’ouverture. A ses côtés, le Secrétaire Exécutif du GWP-AO Armand Houanye (à gauche) et le Directeur du Centre de Gestion des Ressources en Eau de la CEDEAO Djeri- Allassani Bougounou  (à droite)

Au cours du présent atelier, la soixantaine participants échangeront sur les guichets de financement climatique y compris le Programme de préparation et de soutien préparatoire (Programme Readiness) du FVC et le Fonds d’Adaptation comme des opportunités pour renforcer les capacités institutionnelles, les mécanismes de gouvernance et les cadres de planification et de programmation mis en place par les pays de l’Afrique de l’Ouest pour accéder à des ressources pour une action transformationnelle du genre pour la sécurité en eau et la résilience climatique dans la région.

Les participants vont également explorer les possibilités d’amélioration de la prise de décision pour des investissements en eau résilients au changement climatique, à travers entre autres le renforcement des informations climatiques et des systèmes d’alerte précoce selon une approche régionale.

En outre, il est attendu  de l’atelier régional, la production d’une feuille de route d’engagement avec des structures nationales et partenaires régionaux pour accélérer l’accès des pays aux ressources du FVC et d’autres guichets de financement y compris le FA en vue de développer et mobiliser les ressources financières pour la mise en œuvre en Afrique de l’Ouest  d’un Programme Readiness – Secteur de l’eau pour l’accès aux ressources du FVC et  d’un Programme régional d’investissement en eau résilient au changement climatique.

Tirer profit du potentiel hydraulique de la région et réaliser l’OMD 6

Les actions à envisager au cours du présent atelier devront permettre à l’Afrique de l’Ouest de tirer pleinement profit de son important potentiel hydrographique et de réaliser l’objectif 6 des Objectifs de développement durable (OMD) des Nations-Unies.

En effet, la région ouest africaine compte de très nombreux et grands cours d’eau (Niger, Sénégal, Volta) et 28 bassins transfrontaliers avec 80 % d’eaux de surface.

A ce jour, malgré cet énorme potentiel hydraulique, les pays de la région ne pourront pas atteindre d’ici 2030 l’Objectif de Développement Durable 6 (ODD 6) qui vise à « garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et à assurer une gestion durable des ressources en eau».

Pour parvenir à réaliser l’ODD6 les Etats ouest-africains doivent impérativement combler le déficit de financement en faisant des investissements massifs et soutenus.

Pour faire face à la situation, selon la Banque africaine de développement (BAD), il faut investir chaque année 64 milliards de dollars. Actuellement les investissements en la matière sont estimés seulement à 10 à 19 milliards de dollars.

L’atout que représente le processus AIP

Dans leurs efforts, les organismes régionaux, sous- régionaux et les Etats ouest-africains pourront tirer profit de l’existence du Programme continental d’investissement pour l’eau en Afrique (AIP). Faut-il le rappeler, l’AIP, qui représente un atout pour la région, a été adopté lors de sa 34ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union tenue le 7 février 2021 à Addis-Abeba, en Éthiopie. L’AIP vise à transformer et à améliorer les perspectives d’investissement pour la sécurité en eau et l’assainissement durable pour une Afrique prospère, pacifique et équitable.

Son adoption par l’Union africaine s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la deuxième phase du Plan d’action prioritaire (PIDA-PAP 2) du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA).

Martial Gouba

Burkina Demain

«Atteindre l’objectif «Faim Zéro » en Afrique est à notre portée», Leaders mondiaux de l’agriculture à Rome

0
Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (à gauche) et le président du Fonds inernational pour le développement agricole (FIDA) Alvaro Lario

Réunis en amont du Sommet africain de l’alimentation (Dakar 2), que le président Macky Sall accueillera à Dakar (Sénégal) du 25 au 27 janvier 2023, le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, le président du Fonds international de développement agricole (FIDA), Alvaro Lario, et le directeur-général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Qu Dongyu, ont déclaré que cet objectif était atteignable.

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (à gauche) et le président du Fonds inernational pour le développement agricole (FIDA) Alvaro Lario

«Atteindre l’objectif « Faim Zéro » en Afrique est à notre portée, déclarent les leaders mondiaux de l’agriculture à Rome, en amont du Sommet africain de l’alimentation 2023 de Dakar

Le 9 décembre, Rome — L’éradication de la faim en Afrique d’ici 2030 est une perspective réalisable, ont déclaré à Rome les leaders mondiaux de l’agriculture. Réunis en amont du Sommet africain de l’alimentation (Dakar 2), que le président Macky Sall accueillera à Dakar (Sénégal) du 25 au 27 janvier 2023, le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, le président du Fonds international de développement agricole (FIDA), Alvaro Lario, et le directeur-général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Qu Dongyu, ont déclaré que cet objectif était atteignable.

Le sommet de haut niveau Dakar 2, intitulé « Libérer le potentiel alimentaire de l’Afrique » et organisé conjointement par le Groupe la Banque africaine de développement et le Fonds pour la recherche agricole, réunira des chefs d’État, des ministres des Finances et de l’Agriculture de pays africains, ainsi que plusieurs partenaires internationaux au développement.

L’objectif de la conférence Dakar 2 est de mobiliser le soutien politique pour la transformation structurelle de l’agriculture en Afrique. La conférence intervient alors que l’on observe un regain d’intérêt mondial pour l’agriculture suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie et ses répercussions sur la production et les importations africaines de denrées alimentaires.

Monsieur Adesina a déclaré : « Il est impardonnable qu’un continent disposant de 65 % des terres arables les plus fertiles au monde et d’abondantes ressources en eau, souffre encore d’insécurité alimentaire. Ce sommet constitue un effort mondial essentiel pour aider l’Afrique, de manière systématique et proactive, à atteindre l’objectif Zéro Faim. »

Selon le président de la Banque, « nous disposons des technologies, des plateformes et des ressources nécessaires pour faire évoluer le statu quo en dynamisant le secteur privé, en augmentant la production alimentaire pour des millions d’agriculteurs africains, en débloquant des financements pour les agriculteurs et les PME agricoles et en transformant les chaînes de valeur agricoles et alimentaires. »

Tout en félicitant le Groupe de la Banque africaine de développement pour sa reconstitution historique des ressources du FAD16 par les donateurs du fonds – la plus importante jamais réalisée –, le président du FIDA, Alvaro Lario, a salué le leadership du Groupe de la Banque et le partenariat qui existe depuis des décennies entre son institution et la Banque.

Le Groupe de la Banque africaine de développement et le FIDA représentent 55 % de l’ensemble de l’aide multilatérale au développement destinée à l’agriculture en Afrique. En tant que coorganisateurs du Sommet africain de l’alimentation en 2023, le Groupe de la Banque et le FIDA travailleront sur des cadres politiques et des pactes pour la fourniture de produits alimentaires et agricoles.

Selon les organisateurs, des pactes fondés sur les performances avec les gouvernements africains, les partenaires au développement et le secteur privé, répondant à des objectifs clairs d’autosuffisance alimentaire, seront au cœur du Sommet africain de l’alimentation de Dakar 2.

Le directeur général de la FAO, Qu Dongyu, a déclaré que les partenariats à long terme et la mise en commun des ressources avec le Groupe de la Banque africaine de développement permettront d’exercer un effet de levier et de catalyser des projets agricoles sur l’ensemble du continent.

«Nous devons collaborer sur l’ensemble de la chaîne de valeur agricole de la production alimentaire, de la transformation alimentaire et de la commercialisation des denrées alimentaires, et ce de manière complémentaire, pragmatique et orientée résultats. Assurer la sécurité alimentaire est l’objectif ultime », a-t-il déclaré.

Les récentes collaborations entre la FAO et le Groupe de la Banque africaine de développement comprennent l’identification et la préparation de projets en Tanzanie et en Guinée équatoriale, le développement technique de programmes d’économie bleue au Cabo Verde, en Côte d’Ivoire et au Maroc, des formations en agriculture respectueuse du climat et des dialogues multipartites sur les initiatives « Desert to Power » et la Grande Muraille verte du Groupe de la Banque.

Le Sommet africain de l’alimentation de janvier 2023 sera également axé sur l’élargissement de l’accès aux technologies et aux financements pour les PME agricoles et les petits exploitants, sur l’accroissement de la productivité et sur le développement des semences, du stockage, de l’électricité, de la logistique et des infrastructures de transport.

Contact média : Chawki Chahed, Département de la communication et des relations extérieures, media@afdb.org»

Taxes sur les produits pour soutenir l’effort de guerre : Le RENCOF craint une nouvelle vague inflationniste

0

Accueillant avec perplexité et anxiété l’annonce de l’instauration de nouvelles taxes sur les produits de grande consommation en vue soutenir l’effort de guerre ; le Réseau national des consommateurs du Faso (RENCOF) estime que cette orientation est de nature à entrainer une nouvelle augmentation des prix desdits produits et par ricochet, «une nouvelle vague inflationniste dans un pays qui trône en tête des pays de l’UEMOA, avec un taux de 19%».  Déclaration.

«DECLARATION

Par une publication de la Direction de Communication de la Présidence du Faso, en date de ce 08 décembre 2022, le Réseau National des Consommateurs du Faso (RENCOF) apprenait la volonté du gouvernement de Transition, sous la houlette du MPSR 2, de prélever des taxes sur les produits de grande consommation, tels que la boisson, le tabac, Internet, les produits cosmétiques et la parfumerie. Objectif, mettre en place un fonds de soutien à l’effort de guerre.

Le RENCOF salue à sa juste valeur les efforts renouvelés des nouvelles autorités pour venir à bout du terrorisme qui menace les fondements de notre Etat. Toutefois, il accueille, avec perplexité et anxiété, cette orientation de nature à entrainer une nouvelle augmentation des prix desdits produits et par ricochet, une nouvelle vague inflationniste dans un pays qui trône en tête des pays de l’UEMOA, avec un taux de 19%.

Il s’interroge sur les types de boissons et de produits cosmétiques concernés, non sans relever que la plupart des produits indexés, déjà taxés, ont connu une augmentation sans précédent, suite à l’augmentation cumulée des prix des hydrocarbures, 135 F CFA, quelques mois plus tôt sous le MPSR 1.

Cette annonce intervient alors que le RENCOF s’attendait à des mesures de décrispation, soutenues par la baisse des prix des hydrocarbures, car le cours du baril du pétrole a significativement baissé sur le marché international, passant de 113 dollars en mai 2022 à 76 dollars, de nos jours.

Le RENCOF invite donc le gouvernement à explorer d’autres poches, encore qu’il en existe à foison dans ce pays, pour financer l’effort de guerre.  Parallèlement, il prie le gouvernement de publier les résultats des audits des sociétés d’Etat réalisés par le MPSR 1, de commanditer les audits de gestion des budgets de la Défense et de la Sécurité des cinq (5) dernières années. Cette approche aura le mérite de renforcer la culture de la bonne gouvernance, de responsabiliser davantage les nouvelles autorités, de rétablir la confiance entre gouvernants et gouvernés et surtout de développer l’inclinaison de ces derniers à consentir plus de sacrifices.

Le RENCOF appelle les nouvelles autorités du MPSR 2 à prendre  des mesures louables pour soulager les consommateurs, travaillés par la vie chère, sans véritables pouvoirs d’achat, qui ploient sous le poids de la conjoncture nationale et internationale.

 

Le Consommateur, d’abord !

 

Le Président

Adama BAYALA»