R. Jean Emmanuel Ouédraogo, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme
Suite aux propos haineux ou aux relents ethnicistes ces derniers temps sur les réseaux sociaux suite au Drame de Nouna ; «le Gouvernement met en garde les personnes qui se rendront coupables d’incitation à la haine et à la violence. Il invite toutes les personnes victimes de menaces à saisir sans délai les structures compétentes et assure que force restera à la loi». Communiqué.
R. Jean Emmanuel Ouédraogo, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme
«Communiqué
Le Gouvernement regrette profondément les propos haineux ou aux relents ethnicistes constatés ces derniers temps sur les réseaux. Ces dérives se sont amplifiées depuis la survenue du drame de Nouna où environ une trentaine de nos compatriotes ont perdu la vie dans la nuit du 30 au 31 décembre 2022 et pour lequel la justice a ouvert une enquête pour en élucider les circonstances.
Le Gouvernement condamne sans détour l’apologie de la terreur d’où qu’elle vienne et quels que soient ces auteurs. Il invite l’ensemble des Burkinabè à se départir de tout esprit de communautarisme préjudiciable à la paix au Faso, à la cohésion sociale et à notre vivre-ensemble.
Nos communautés ont toujours vécu en parfaite intelligence et travaillé ensemble pour le développement de ce pays que nous aimons tous. Céder à la haine et à la division serait tomber dans le piège d’un ennemi aux abois et contre lequel notre engagement à triompher est plus que jamais affirmé.
Le Gouvernement met en garde les personnes qui se rendront coupables d’incitation à la haine et à la violence. Il invite toutes les personnes victimes de menaces à saisir sans délai les structures compétentes et assure que force restera à la loi
Dans cette récente publication «Art et Culture», l’homme de culture burkinabè Yé Lassina Coulibaly décrypte l’art et la culture en Afrique
Dans cette récente publication «Art et Culture», l’homme de culture burkinabè Yé Lassina Coulibaly décrypte l’art et la culture en Afrique à travers des objets comme les masques qui véhiculent des sens et des valeurs à comprendre. «Les masques, tant appréciés mais banalisés par les occidentaux, sont l’âme de l’Afrique. La philosophie des masques était partagée par tous les villages, sur les places publiques et les lieux sacrés. La sagesse veut que cette richesse soit partagée mais pas n’importe comment, ni à n’importe quel prix», explicite-t-il.
Yé Lassina Coulibaly décrypte l’art et la culture en Afrique à travers des objets comme les masques qui véhiculent des sens et des valeurs à comprendre
«Les masques africains représentent les puissances de l’au-delà, associent le cosmos à la vie terrestre. Ils constituent le support temporaire de tout Etre ou Force invisibles. Au moment où l’homme porte ce masque, le porteur est investi des attributs d’une force divine et sociale
Une partie des trésors africains volée ou détruite: ils ont arraché les feuilles et l’écorce de l’arbre mais les racines restent. Nous sommes des enfants de soleil, on croit en Afrique, en l’avènement de relations équilibrées avec un monde économique respectueux…
Je parle au nom d’une civilisation et d’une histoire, en un seul mot un patrimoine culturel, dont des sages ont perpétué la mémoire à chaque génération et dont mes parents Yé et Sékou Coulibaly m’ont transmis les valeurs.
Au cours des siècles, ce patrimoine a voyagé dans le monde entier au travers d’objets sacrés dans lesquels l’Europe et nombre de nations ne voyaient que l’aspect artistique ou folklorique…
Or, la plupart de ces objets, masques, statuettes, objets fétiches, soulignaient l’importance de la représentation de l’univers: la lune, le soleil, les étoiles, l’air, l’eau, le feu, les animaux, les végétaux, les minéraux ou symbolisaient les principaux évènements de la vie, en particulier la naissance et la mort, l’amitié, l’amour, la valeur du serment, ainsi que les caractéristiques physiques et mentales de l’homme.
Au-delà de l’aspect esthétique et figuratif…une fonction précise…
Au-delà de l’aspect esthétique et figuratif, ces objets avaient une fonction précise et jouaient un rôle fondamental dans le développement de l’homme et l’enseignement de la vie au sein du groupe et de la famille. Ils étaient au cœur de la transmission de génération en génération…
Dans les moments difficiles de catastrophes naturelles ou d’évènements que l’on ne contrôle pas, ces objets étaient chargés de rassurer, d’apaiser les esprits et d’améliorer la communication.
Car l’homme ne maîtrise pas tout, même s’il possède parfois des dons surnaturels… D’ailleurs, tout le monde savait où trouver les personnalités capables d’accompagner de tels évènements.
Porteurs de sagesse et de symboles pour les initiés, ces objets avaient un rôle dans la construction de la connaissance afin d’affronter les vicissitudes de la vie, et donnaient la force de se confronter au monde de la brousse et de la forêt.
Ils accompagnaient les activités rythmées par le cycle des saisons et les cérémonies où chants, danses et musiques tenaient une grande place … Ils avaient également une fonction thérapeutique, par la transmission de la connaissance de ce que la nature nous offre pour nous soigner.
Car, chez nous, rien n’est hasard, les objets ont leur utilité conjuguée avec la connaissance de ceux qui ont la capacité de voir la vie autrement, au-delà du visible…
Les masques, tant appréciés mais banalisés par les occidentaux, sont l’âme de l’Afrique. La philosophie des masques était partagée par tous les villages, sur les places publiques et les lieux sacrés. La sagesse veut que cette richesse soit partagée mais pas n’importe comment, ni à n’importe quel prix.
Les masques africains représentent les puissances de l’au-delà, associent le cosmos à la vie terrestre. Ils constituent le support temporaire de tout Etre ou Force invisibles. Au moment où l’homme porte ce masque, le porteur est investi des attributs d’une force divine et sociale.
Ils sont conçus pour être utilisés lors de cérémonies sociales, religieuses ou initiatiques et pour célébrer les rites liés à la naissance ou à la mort, ou bien à des fins culturelles.
Ils rappellent aussi, par l’expression des danses lors des cérémonies, les sept forces qui constituent l’énergie de l’homme.
Hélas, avec l’urbanisation et le développement des techniques modernes, l’enseignement de ces pratiques traditionnelles tend à se perdre… Cependant, nombre d’initiés continuent à titre individuel à rester connectés à ces savoirs et à cette sagesse de leurs ancêtres en revenant au village se ressourcer et rechercher la pureté et l’essentiel.
Ce qui me bouleverse, c’est que ces objets sacrés aient été détournés de leur usage rituel, que l’âme et les fonctions de ce patrimoine aient disparu au fur et à mesure de leur dispersion dans le monde entier.
En effet, alors que ces statuettes, masques et autres objets avaient tous leur signification, leur vertu, ce patrimoine ancestral a été subtilisé aux africains, soit par le vol, soit par un commerce alimenté par la pauvreté et la crédulité des africains eux-mêmes.
Au temps de la pénétration de l’Afrique par les envahisseurs, par la voix des religions importées, y compris sous certains empires, on nous disait que ces objets symbolisaient le mal, étaient sataniques et qu’il fallait d’en débarrasser… Ainsi, seule une infime partie de ce patrimoine a été sauvegardée…
Paradoxalement, on retrouve l’Art africain, censé être satanique, dans le monde entier et dans tous les domaines. Son graphisme est source d’inspiration artistique et est reproduit sur des objets de luxe de grandes marques… Il est reconnu et détenu par des particuliers, ou exposé dans des musées publics ou privés.
Si ces objets rituels représentaient le mal, pourquoi s’en être emparé et les avoir soustraits à l’Afrique, sinon pour alimenter une économie de l’art à des fins mercantiles?
Sortis de leur contexte géographique et culturel ils perdent leur valeur originelle au profit de significations que leur attribuent scientifiques ou ethnologues, en fonction de leurs recherches ou de leur enseignement.
Ce que je dénonce, c’est le trafic de pièces originales ayant été utilisées dans leur fonction rituelle, dans le but de satisfaire la demande des collectionneurs africains ou occidentaux.
L’Afrique appauvrie, dépouillée de son patrimoine culturel
L’Afrique n’a jamais été pauvre, on l’a appauvrie, dépouillée de son patrimoine culturel avec l’assentiment de certains Africains dont le jugement a été perverti par l’argent et qui privilégient l’extérieur… Mais elle résiste parce que d’autres Africains travaillent pour l’Afrique dont ils sont fiers!
Il est temps de raisonner autrement et de restaurer la dignité des Africains qui, comme tout être humain, sont en capacité d’apprécier l’art.
Pourquoi ne pas enseigner la diversité culturelle dans les écoles? Or, la civilisation africaine est pratiquement absente des programmes scolaires.
Les enfants africains ont le droit d’être reliés à leur patrimoine, comme à la culture de l’autre… Ils doivent pouvoir être heureux et fiers des représentations dans l’art, de la beauté et de la noblesse de la femme et des hommes noirs…
Il faut que la jeunesse sache, par exemple, que quelques langues africaines ont été transcrites et enseignées dans des Universités, en Afrique comme à l’étranger.
Il serait essentiel de mettre en valeur le côté positif de chaque civilisation et de ne pas établir de hiérarchie entre elles. Trop de représentations de l’Afrique dévalorisent leurs origines auprès des enfants et adolescents noirs. Les informer et les aider à développer leur sens critique permettrait aux jeunes de mieux comprendre les discours contradictoires qu’ils entendent, selon que ceux-ci émanent de la famille, de l’école ou d’internet…
Il n’y a pas d’homme supérieur à l’autre. Chaque personne possède en elle quelque chose de vital, même les personnes handicapées ont un talent mais on ne prend pas le temps de le faire émerger et de le cultiver. La course au profit passe avant toute autre chose au risque de broyer la singularité de chacun, a fortiori s’il est différent…
Je suis émerveillé de découvrir l’intelligence de l’organisation des sociétés anciennes, de l’usage des objets rituels tant au quotidien que lors des cérémonies et des réjouissances, et comme support de transmission du savoir.
Il y a des siècles, l’homme était tellement organisé qu’il savait couler les métaux, ce qui leur permettait de fabriquer sur place des outils dans de nombreux domaines. Là où il y a eu persistance du savoir et du savoir-faire artisanal, les peuples ont perduré.
Les grandes familles, les premiers habitants des territoires, le cosmos, la chasse, l’agriculture, l’élevage, la beauté, les coutumes, les fiançailles, les funérailles, les soins, étaient symbolisés par des totems.
Autrefois, nos ancêtres savaient survivre dans un environnement parfois hostile… Ils disposaient d’une organisation ancestrale qui s’appuyait sur des valeurs de fraternité afin que les plus faibles puissent bénéficier de la connaissance et de l’accès à l’autonomie, comme les plus forts.
Ils disaient qu’un peuple désorganisé va s’inventer un dieu à adorer, afin d’être protégé. Dans la culture ancestrale le nom de dieu n’est mentionné nulle part, ça n’était pas nécessaire.
D’ailleurs, si Dieu existe pourquoi autant de conflits entre les humains, pourquoi la violence, pourquoi la pédophilie, pourquoi le terrorisme, pourquoi la couche d’ozone, pourquoi les déchets nucléaires déversés dans des zones où les populations ne sont pas écoutées?
Imaginez l’humanité et la modernité de la pensée des Chasseurs du Manden dont Youssouf Tata Cissé, ethnologue, s’est fait l’écho dans deux ouvrages qu’il y a consacré: « La confrérie des chasseurs Malinkés et Bambaras », ainsi que dans ses travaux sur la Charte du Manden.
C’est sur la base de ces travaux pertinents de Youssouf Tata Cissé que l’UNESCO a inscrit, en 2009, la Charte du Manden au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
Cette Charte qui remonte au 13ème siècle, prône le respect de la vie, l’altruisme, le libre arbitre de l’homme, l’abolition de l’esclavage et reste une référence majeure pour l’Afrique de l’Ouest.
La société ouest-africaine structurée dès le 11e siècle par les empires
En effet, dès le 11ème siècle, les différents empires, Soninké au Ghana, Malinké au Mali, Peuls, Gans, Mossis, Bambara, Samous, Gouroussis, etc., ont structuré la société africaine de cette région.
Sans parler de la civilisation du peuple Tellem qui, pour fuir l’islamisation au 11ème siècle, s’est réfugié dans les habitations troglodytes des falaises de Bandiagara au Mali jusqu’à ce qu’il en soit chassé par les Dogons, quatre siècles plus tard…
Dans les pas de Cheikh Anta Diop, des chercheurs, tel Youssouf Tata Cissé, s’attachent à mettre en lumière la richesse de l’histoire des empires et des épopées de l’Afrique de l’Ouest, mais leurs ouvrages ne sont pas accessibles au niveau scolaire car ceux-ci sont édités hors de l’Afrique et leur diffusion en est limitée. Leurs travaux démontrent que l’on peut sortir de la tradition orale dans laquelle on nous cantonne souvent.
Je ferai également référence à d’autres personnalités, écrivains ou artistes, qui ont lutté pour faire reconnaitre la richesse de la civilisation africaine et son humanité: Aimé Césaire, Amadou Hampâté Bâ (« L’étrange destin de Wangrin »), Camara Laye (« L’enfant noir »), Sory Camara (« Gens de la Parole »), etc…
Et pour rappel, je ne peux passer sous silence les écrits de Marcel Griaule (« Dieu d’Eau »), Michel Leiris (« L’Afrique fantôme »), Germaine Diéterlen (« Essai sur la religion bambara »), Maryse Condé (« Ségou »).
Parmi les artistes, je citerai entre autres, Francis Bébé et Miriam Makeba qui avaient les pieds ancrés dans la terre rouge et se sont attachés à saluer notre patrimoine culturel tout en défendant d’autres cultures, de même que Johnny Clegg.
Susciter l’émotion, la spiritualité et nourrir le jardin du cœur
Dans cette récente publication «Art et Culture», l’homme de culture burkinabè Yé Lassina Coulibaly décrypte l’art et la culture en Afrique
Oui, il est temps que ce patrimoine retourne à l’Afrique, que les africains le replacent dans son contexte et lui restituent sa signification première.
En rendant hommage aux ancêtres, qu’ils fassent de nouveau, vivre et rayonner la puissance de l’esprit capable de susciter l’émotion, la spiritualité et de nourrir le jardin du coeur, afin que le matérialisme n’emporte pas tout sur son passage!
Oui, le retour de ces statues et autres objets sacrés serait une grande joie, une immense fierté pour les Africains, à saluer par une nouvelle écriture de l’histoire…
C’est aux Africains de faire connaître leur culture, on a trop fait confiance à l’extérieur qui ne disposait pas des clés pour comprendre la civilisation africaine, pour témoigner d’une éthique, d’une réflexion et d’une organisation évoluée de nos sociétés ancestrales.
Il faut faire confiance aux Africains, mais force est de constater que leur parole n’a pas la même valeur que celle de ceux qui décident. Si les institutions qui détiennent ces objets les considèrent comme des trésors de l’humanité et pensent que les africains ne sont pas en mesure de garantir leur protection, alors ils doivent envisager de financer l’aménagement de lieux sécurisés dotés de personnels compétents. Cela aurait l’avantage de valoriser de jeunes africains cultivés tout à fait capables d’expliquer leur propre culture chez eux…
On a commencé à concevoir des musées, encore faut-il les rendre pédagogiques et interactifs, qu’ils favorisent l’éveil et la transmission. Cela peut paraître mineur par rapport à des enjeux plus importants tels que la santé, la scolarisation, l’aménagement du territoire, mais promouvoir l’intelligence humaine tout en créant des emplois, constituerait une avancée de progrès…
Les jeunes auraient besoin de ces supports culturels que sont les objets sacrés pour se construire, s’organiser, approfondir leurs connaissances, concilier le passé et le présent afin de se projeter dans l’avenir, de retrouver la dignité en même temps qu’une identité culturelle.
Force est de constater que les nombreuses connaissances acquises par les élites formées à l’extérieur, ne sont pas toujours adaptées aux réalités africaines, ne tiennent pas suffisamment compte des caractéristiques de la terre et du climat ni de l’adaptation nécessaire des outils…
De plus, lorsqu’ils reviennent au pays, les étudiants ne sont pas toujours soutenus dans leurs projets par les gouvernements, même s’il y a des tentatives d’amélioration.
Afin de combler ce vide et redresser la jeunesse, il faudrait des universités et des laboratoires de recherche dont l’enseignement aille dans le sens d’un progrès adapté à l’Afrique.
On a trop fait confiance à l’extérieur, l’Afrique est capable de s’industrialiser. C’est vraiment triste et déplorable que l’Afrique soit méprisée et humiliée sur son propre sol par l’exploitation massive de ses matières premières agricoles et minières : café, cacao, pétrole, cobalt, uranium, or, diamants, etc…
Dans ce constat amer, il faut reconnaître que tout n’est pas imputable à l’extérieur. L’ennemi n’est-il pas aussi à chercher chez nous-mêmes?
Mais l’Afrique est toujours présente dans la vie de tous les jours, dans le monde entier. L’obélisque de Louqsor, emblématique de la place de la Concorde, à Paris, n’est-il pas le témoignage de la civilisation brillante des pharaons noirs égyptiens?
Comment, au regard d’une telle perfection, les pays occidentaux ont-ils pu humilier les sociétés africaines en les exposant, sans aucun respect des droits de l’homme, dans des Zoos et attractions humaines, lors d’Expositions universelles et coloniales courantes entre 1870 et 1940?
Il est temps de rompre avec ce passé et de porter un autre regard sur l’Afrique! Ce temps est révolu mais celui de la considération et du respect n’est pas encore venu…
L’Afrique doit se reconstruire aussi au travers de la mémoire qui lui a été volée. On a fragilisé l’organisation ancestrale qui évitait les tensions et soudait les individus entre eux.
Pour ce faire, elle doit se garder de toute forme d’aliénation aveugle, qui détourne les gens de la structure traditionnelle de la société, quelle qu’en soit la source… Féla Kuti chantait que les religions importées détruisaient la jeunesse africaine et nous affaiblissaient.
On peut s’ouvrir au monde moderne sans négliger les fondements de notre société, même si je préfèrerai toujours mon tô au macdo! Le Japon conjugue très bien évolution technologique et tradition…
Pourquoi les rituels devraient-ils disparaître, comme nos forêts qui sont victimes de la déforestation? Pourquoi devraient-ils être sacrifiés comme l’est notre eau?
Les objets glorifiant l’énergie de la connaissance, suscitant l’espérance n’appartiennent pas au folklore, ils ont un sens, une utilité, une fonction. Ils aidaient les populations à vivre, pourquoi n’aideraient-ils pas un pays à se redresser?
L’Afrique peut être sauvée par elle-même, par le travail, le sens critique, la lucidité, la maturité que, sans aucun doute, elle possède. Car des dangers nous guettent, aucune coopération extérieure n’est gratuite…
On a intérêt à être unis pour barrer la route à l’avidité impérialiste, d’où qu’elle vienne… Le dragon à deux têtes est prêt à s’accaparer le sol, et surtout le sous-sol, en achetant des terres comme il a mis la main sur les ports et les infrastructures.
Le libéralisme à l’état sauvage, c’est encore pire que le mépris de nos traditions…C’est l’enfer qui se prépare…
Néanmoins, et pour terminer sur une note optimiste, je veux croire au retour des objets rituels de notre civilisation. Restituer ces oeuvres à l’Afrique serait une manière de demander pardon, d’apaiser les rancoeurs et de rendre aux Africains leur dignité et la fierté de leur culture.
J’ai l’espoir en la jeunesse africaine! Je souhaite sincèrement que ce texte suscite l’espérance, soit lu comme le témoignage d’un enfant du Faso nourri de la bibliothèque vivante de ses ancêtres et des personnes âgées, mais aussi de sa confrontation aux autres cultures…
Et que mon expérience, car cet enfant c’est moi, serve à leur donner le courage d’entreprendre, aiguise leur curiosité et leur envie de communiquer. On devient un homme au bout d’un long parcours de construction personnelle car la vie est un défi…
Quant à moi, je continuerai de croire dans la grandeur et dans les valeurs de respect et de fraternité de notre civilisation, tout en m’ouvrant à celles des autres. Je continuerai à chercher à aider les hommes à vivre ensemble dans une humanité apaisée…
Plus que jamais, je ferai connaitre et valoriserai auprès de mon public les richesses de la culture africaine et de l’art. La musique, la poésie, la danse, les contes m’ont toujours permis d’ouvrir le cœur des gens au-delà des frontières…
Et je salue tous les artistes africains qui donnent le meilleur d’eux-mêmes pour faire vivre notre culture…
Musicothérapie sociétaire de la SACEM, ADAMI, SPEDIDAM, Union des Artistes Burkinabés
Chevalier de l’ordre du mérite, des lettres et de la communication (agrafe musique et danse) du Burkina-Faso. Concert, spectacle, pédagogie 00 336 76 03 71 66»
Des travaux de maintenance des ouvrages de production occasionneront, dans la matinée de ce samedi 7 janvier 2023, une perturbation de la desserte en eau des abonnés de Ouagadougou, Ziniaré, Loumbila et Pabré. Communiqué ONEA.
Le Président Ibrahim Traoré a échangé avec les forces vives des Hauts- Bassins le 3 janvier 2023
Le Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a échangé ce mardi 3 janvier 2023 avec les forces vives de la région des Hauts-Bassins à Bobo-Dioulasso.Face aux forces vives de la région, le Chef de l’Etat a dépeint l’état de la situation et rassuré sur les efforts en cours pour une meilleure conduite des opérations de sécurisation et de protection des populations et de leurs biens.
Le Président Ibrahim Traoré a échangé avec les forces vives des Hauts- Bassins le 3 janvier 2023
«Conduite de la Transition : Le Président Ibrahim TRAORE échange avec les forces vives des Hauts- Bassins
(Ouagadougou, 4 janvier 2023). Le Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a échangé le mardi 3 janvier avec les forces vives de la région des Hauts-Bassins à Bobo-Dioulasso ; objectif, leur présenter la situation sécuritaire du pays, communiquer sa vision, recueillir leurs préoccupations et les inviter à l’union sacrée dans la dynamique de la reconquête du territoire national ainsi que la relance de l’économie nationale.
Face aux forces vives de la région des Hauts-Bassins, le Président de la Transition a dépeint l’état de la situation et rassuré qu’une réorganisation des Forces de défense et de sécurité est en cours pour permettre un meilleur maillage du territoire et une meilleure conduite des opérations de sécurisation et de protection des populations et de leurs biens. Des efforts sont consentis dans le sens de mieux équiper l’ensemble des forces combattantes, a indiqué le Capitaine Ibrahim TRAORE.
En outre, le Président de la Transition a salué et félicité les Burkinabè pour leur engagement et leur patriotisme en répondant spontanément à l’appel à la mobilisation à travers leur enrôlement massif dans les rangs des VDP. Il a également remercié les opérateurs économiques pour leurs contributions volontaires à l’effort de guerre. Le Chef de l’Etat a invité ceux qui n’ont pas encore contribué à le faire afin qu’ensemble avec la conjugaison des différents efforts, le territoire soit bientôt libéré.
Toutefois, il a appelé les populations de la région des Hauts-Bassins et de Bobo-Dioulasso en particulier à redoubler de vigilance pour ne pas se laisser surprendre par l’ennemi.
Le Chef de l’Etat a aussi évoqué la situation économique de la région des Hauts-Bassins qui a besoin d’être dynamisée. Sur ce volet, après une description sommaire de la situation économique de la ville de Bobo-Dioulasso qui ne reflète pas son nom de capitale économique, le Président TRAORÉ a rassuré que des actions seront engagées pour donner à la ville de Sya la place qu’elle mérite, notamment sur le plan économique. Pour relever ce défi, il a invité les opérateurs économiques de la région à créer plus d’activités économiques. Il a souligné que l’État jouera pleinement sa partition pour que les objectifs de développement soient atteints. La réhabilitation de l’aéroport international de Bobo-Dioulasso s’inscrira dans le cadre de la relance économique de la région.
Les participants à cette rencontre, ont évoqué différentes questions relatives aux défis sécuritaires et socioéconomiques du pays. D’autres préoccupations ont tourné autour du foncier, des infrastructures, de l’employabilité des jeunes, de la relance économique de Bobo-Dioulasso et des relations diplomatiques.
Le Président Ibrahim TRAORE a rassuré ses interlocuteurs sur la prise en charge des différentes préoccupations, selon les priorités, car l’accent sera mis sur l’aspect sécuritaire selon lui. En ce concerne particulièrement les relations du Burkina Faso avec l’extérieur, le Président TRAORÉ a rassuré que le pays entend insuffler une nouvelle dynamique pour sa souveraineté.
Avant de terminer la rencontre, le Capitaine Ibrahim TRAORE a exprimé sa reconnaissance aux populations de la région des Hauts-Bassins pour leur adhésion à la nouvelle dynamique enclenchée, leur mobilisation, leur soutien. Il les a invitées à renforcer leur patriotisme et leur solidarité pour une victoire rapide sur les forces du mal.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso »
Ceci est le message de Nouvel An du Président de la transition, chef de l’état Capitaine Ibrahim Traoré. Message livré depuis le chef-lieu des Banwa, Solenzo, repris du contrôle des forces djadistes par les Forces de défenses et de sécurités.
«Chers compatriotes,
Vaillant peuple combattant du Burkina Faso,
Ce jour marquant la fin de l’année 2022 et le début de 2023 dans les heures qui suivent, nous nous retrouvons ici pour passer un message aux fils et filles combattants du Burkina Faso. Le lieu précis, parmi ces combattants, est solennel parce qu’ailleurs pendant que les esprits sont à la fête, dans la tête de ces combattants, l’esprit est à la guerre. Et vous le savez, cette guerre qui est en train de commencer ; depuis un certain temps, une opération a été menée pour pouvoir libérer ici même le chef-lieu d’une province.
C’est le lieu pour moi de venir saluer la bravoure de ces hommes qui ont mené cette opération afin de reconquérir cette ville.
La reconquête est bien, certes, mais la consolidation est celle qui va commencer maintenant. C’était le lieu pour moi de venir les saluer et à travers eux donc saluer tous ces combattants qui sont engagés sur tout le territoire burkinabè : Forces armées nationales, Forces de sécurité intérieure, Volontaires pour la défense de patrie, et je n’oublierai pas les plus grands combattants qui sont les mères et les épouses de ces hommes qui sont sur le terrain.
Aujourd’hui, nous sommes ici pour partager ces moments avec nos frères d’armes et les encourager à aller de l’avant dans cette lutte. Les encourager, signifie qu’ils doivent chercher en eux du courage pour continuer. Et où chercher ce courage ? Je dirai à tous les combattants de ce pays, que le courage, ils l’auront là où ils sont implantés ; partout dans les villages où ils passeront, ils peuvent regarder dans les yeux des enfants qui les bénissent. Ces bénédictions sont une source intarissable de courage qu’ils doivent rechercher pour continuer cette guerre parce que ces populations, leur seul espoir de vie ce sont ces combattants.
C’est le lieu pour moi de leur dire de ne jamais baisser les bras, jamais baisser les bras ; il faut protéger ces populations, il faut les défendre. Lorsque dans la journée, ils se battent pour chercher leur pain quotidien, que nous, nous soyons dans les brousses pour leur permettre de le chercher en toute sécurité.
Et la nuit, lorsqu’ils seront endormis, que nous soyons encore dans la brousse pour leur permettre de dormir tranquillement ; c’est notre mission, la mission du combattant, mission noble. Et c’est ça la gloire, c’est ça l’honneur. C’est ce que je demande donc aux braves combattants partout au Burkina Faso de redoubler d’efforts, de voir l’espoir de vie que cela suscite chez les populations en les voyant. C’est ce qui doit leur permettre de se réarmer de courage et de continuer cette lutte.
La réorganisation de l’armée a commencé depuis quelques temps et nous sommes dans une phase de changement de tactique. Je dis de tactique, pas de stratégie, pour l’instant. La tactique doit d’abord changer sur le terrain. Et pour la stratégie, le changement global de l’organisation de l’armée, nous parlerons de changement stratégique dans les jours à venir.
Mais, dans la mentalité des combattants, la tactique a déjà changé, en témoigne çà et là, les victoires sur le terrain. Cela leur donne donc du moral, cela leur prouve qu’ils sont au-dessus, qu’ils sont capables. Voilà pourquoi, je tenais à venir le leur dire en face et les amener à comprendre cet état de fait et à redoubler encore plus d’efforts.
Pour l’équipement et la logistique militaires qui peinaient, nous avons donc, depuis un certain temps, commencé un processus d’équipement. Et c’est le lieu pour moi de dire merci à certains pays voisins qui n’ont menagé aucun effort pour nous aider à acquérir un certain nombre de moyens aériens et terrestres. Encore, merci à tous, pour tout ce qu’ils font pour le Burkina et à tous les partenaires du Burkina Faso.
Cette réorganisation logistique est en cours et va s’amplifier dans les jours à venir. Parce que le souhait pour nous, c’est que lorsque les populations demandent les forces, qu’elles soient présentes. Et cela demande de la logistique. C’est en cours de résolution et nous n’avons aucun doute que cela puisse se faire et que nous puissions dans des brefs délais, pouvoir subvenir rapidement aux besoins sécuritaires de nos populations.
C’était l’occasion pour moi aussi de voir dans ces zones, la nécessité des infrastructures routières qui posent un sérieux problème de développement de cette Nation. Ça nous interpelle et parlant de cela, nous verrons quel programme urgent d’investissement en infrastructures routières pour accompagner l’élan de cette guerre. Parce que la mobilité logistique nécessite même ces infrastructures routières.
C’est aussi le lieu pour moi de parler de gouvernance.
La gouvernance a longtemps piétiné. Nous sommes dans un processus intense contre la corruption et de biens mal acquis. Il y aura un cadre de concertation que le Premier Ministre va bientôt lancer, pour la refondation de la Nation. Il faut réformer totalement notre système de gouvernance. La justice et les contrôleurs ont reçu carte blanche pour commencer à mener la lutte contre la corruption et cela peut se sentir déjà sur le terrain. Je les encourage à continuer le travail et à pouvoir nous aider à changer notre système de gouvernance.
C’est aussi le lieu pour moi de dire merci, comme je le disais, à toutes ces femmes, mères et épouses qui sont à l’arrière, ces héroïnes, qui, jours et nuits, prient, ne sachant que sont devenus leurs enfants ou que sont devenus leurs maris, souvent par manque de communication, elles peinent à avoir des informations mais elles supportent. C’est le lieu pour moi de leur dire merci, de continuer à tenir bon parce que c’est ce qui nous galvanise aussi sur le terrain. Quand nous savons qu’elles tiennent bon, ça galvanise le soldat. Merci encore et que leurs prières continuent d’accompagner tous ces combattants.
Je ne saurais terminer mes propos sans dire que cette lutte, que ce soit du côté de l’administration, ou dans le volet militaire, nous avons opté pour une modernisation, une digitalisation des institutions. Ce qui va nous permettre de mieux lutter contre la corruption, de pouvoir dématérialiser beaucoup d’aspects dans nos vies.
Chers compatriotes,
Peuple combattant,
Je vais souhaiter à tous les Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur, que 2023, dans quelques heures, nous trouve en bonne santé, que nous puissions puiser, au fond de nous, cet élan de solidarité pour pouvoir soutenir ces forces et les amener à plus de victoires, à reconquérir plus de terrains. Nous allons prier Dieu pour avoir plus de succès et pouvoir réinstaller nos populations là où il le faut et consolider ce qu’il faut.
Merci à tous ceux qui ont déjà tendu la main, des Burkinabè de l’intérieur comme de l’extérieur, merci à ceux qui sont en route, et nous sommes reconnaissant à tous ceux qui ont déjà posé des actes salutaires pour soutenir ces Forces de Défense et de Sécurité. A nos vaillants VDP, que nous avons recruté et dont le processus de formation est en cours pour les VDP nationaux, qui prendra fin d’ici là, et les VDP communaux déjà installés et une bonne partie équipée, nous les assurons que nous les équiperons, nous les formerons tous et nous les accompagnerons dans leur tâche.
Merci beaucoup à eux pour ce combat patriotique ;
Merci à eux pour cet élan patriotique ;
Nous ne saurons les saluer et je puis vous assurer que nous mettrons tout en œuvre pour qu’ils puissent pleinement jouer leur rôle dans cette guerre.
Le Directeur Général et tout son personnel vous souhaitent une année de paix, remplie de réussite et de bonheur pour vous et vos proches !
-Le Directeur Général et tout son personnel vous souhaitent une année de paix, remplie de réussite et de bonheur pour vous et vos proches !
-Bon courage aux collaborateurs qui sont mobilisés pour assurer la continuité du service public d’eau. Avec une pensée particulière pour tous ceux qui, par leur métier et leurs missions, sont en service pour le bien-être de tous (FDS, personnels de santé, etc.).
Le Premier ministre et des membres du gouvernement à la session du Conseil des ministres du mercredi 9 novembre 2022
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le vendredi 30 décembre 2022, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Apollinaire Joachim KYELEM de TAMBELA, Premier ministre, Chef du Gouvernement, par délégation du Président de la Transition.
Une vue des membres du gouvernement à la session du Conseil des ministres de ce mercredi 30 novembre 2022
Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
I DELIBERATIONS
I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE
Le Conseil a adopté quatre (04) rapports.
Le premier rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt n°2022042/PR BF 2022 21 00, conclu le 30 juin 2022 à Lomé entre le Burkina Faso et la Banque Ouest africaine de développement (BOAD) pour le bouclage du financement de la phase 3 du projet de renforcement du réseau d’assainissement des eaux pluviales de la ville de Ouagadougou : aménagement de l’exutoire au niveau du parc urbain Bangr-Wéogo.
D’un montant d’environ 4 milliards 500 millions F CFA HT, ce financement de la Banque Ouest africaine de développement est destiné aux composantes études, travaux, contrôle et surveillance des travaux, mesures environnementales et sociales et coordination et gestion du projet.
Ce projet d’aménagement d’un exutoire au niveau du parc urbain Bangr-Wéogo participe de la mise en œuvre du schéma directeur de drainage des eaux pluviales et contribue efficacement au renforcement et au bon fonctionnement du réseau d’assainissement pluvial de la ville de Ouagadougou.
Le deuxième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt n°2022041/PR BF 2022 06 00, signé le 30 juin 2022 entre le Burkina Faso et la Banque Ouest africaine de développement pour le financement partiel de la troisième phase du Programme d’appui au développement des économies locales du Burkina Faso (PADEL).
D’un coût d’environ 15 milliards F CFA HT, ce financement contribuera à améliorer les conditions socio-économiques des populations à la base dans les régions du Burkina Faso. Il vise à :
– développer des filières porteuses d’emplois dans les collectivités en vue de soutenir l’économie locale ;
– développer les infrastructures socio-économiques de base au profit des collectivités et des micro- entreprises ;
– renforcer la protection sociale et la résilience des ménages vulnérables et les inclure dans le circuit économique ;
– développer des services financiers adaptés, inclusifs et accessibles pour soutenir l’économie locale.
Le troisième rapport est relatif à un avant-projet de loi portant habilitation du Gouvernement à autoriser par voie d’ordonnances la ratification des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers.
Cette loi d’habilitation vise à faciliter une mobilisation plus rapide et effective des ressources nécessaires à l’exécution des projets et programmes de développement à travers la loi de finances. Elle permettra au Gouvernement de ratifier les accords et conventions de financement par voie d’ordonnances pour la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2023.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.
Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant dématérialisation des bulletins de paie des agents publics de l’Etat.
La mise en œuvre de la bancarisation intégrale des salaires des agents publics de l’Etat, intervenue en mars 2019, a mis à nu les insuffisances du système actuel de ventilation des bulletins de paie. Il s’agit de l’indisponibilité des billeteurs chargés de la remise des bulletins de paie aux agents, de l’inaccessibilité du bulletin en temps réel du fait de la mobilité des agents, de la mauvaise tenue de ces documents sur leurs lieux d’entreposage et de l’absence d’un système d’archivage sécurisé et durable.
Ce décret vise à moderniser le système actuel en offrant la possibilité à tous les travailleurs de la fonction publique d’accéder à leurs bulletins de paie à partir de la connexion Internet.
L’adoption de ce décret permettra d’améliorer les services offerts aux agents publics de l’Etat et de rationnaliser la dépense publique.
I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
Le Conseil a adopté cinq (05) décrets.
Le premier décret porte transfert provisoire de charge à Ouagadougou.
Ce décret vise le transfert de charge d’huissier de justice créée au siège du Tribunal de Grande Instance de Kongoussi à Ouagadougou.
L’adoption de ce décret permet à Maître Abdoul Aziz OUEDRAOGO d’exercer provisoirement sa profession d’huissier de justice à Ouagadougou en attendant la sécurisation du ressort de sa charge.
Le deuxième décret porte remise de peines à l’occasion du 1er janvier 2023.
Ce décret est une application de l’article 54 de la Constitution du 02 juin 1991 qui accorde un droit de grâce au Chef de l’Etat. Les dispositions de la loi n°010-2017/AN du 10 avril 2017 portant régime pénitentiaire au Burkina Faso et le décret n°160 du 18 avril 1961 réglementent ce droit de grâce.
Conformément à ces textes, les bénéficiaires de grâce sont choisis parmi les détenus ayant fait preuve de bonne conduite et ayant purgé la moitié de leur peine. Ils sont également choisis en raison de leur âge, de leur minorité pénale, de la précarité de leur santé, de l’intérêt porté aux travaux dans les unités de production agricole, les ateliers et chantiers des établissements pénitentiaires.
Le Président de la Transition a usé de son droit de grâce au profit de 966 détenus.
L’adoption de ce décret permet, pour la nouvelle année 2023, la remise totale du reliquat de leurs peines à trois cent vingt-deux (322) détenus condamnés, une remise partielle de peines allant de 3 à 12 mois à six cent trente-deux (632) autres et une commutation des peines à douze (12) condamnés à vie.
La liste de ces personnes sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso.
Le troisième décret est relatif à la création de l’Agence nationale de gestion et de recouvrement des avoirs saisis ou confisqués (ANAGRASC).
L’Agence nationale de gestion et de recouvrement des avoirs saisis ou confisqués a pour mission principale d’assurer, sur l’ensemble du territoire et sur mandat de justice, au cours d’une procédure pénale, la gestion de tout bien, quelle que soit sa nature, saisi, confisqué, ou faisant l’objet d’une mesure conservatoire.
L’adoption de ce décret permet à notre pays de se doter d’un dispositif en vue d’une meilleure gestion des avoirs saisis ou confisqués.
Le quatrième décret est relatif à l’approbation des Statuts particuliers de l’Agence nationale de gestion et de recouvrement des avoirs saisis ou confisqués (ANAGRASC).
L’adoption de ce décret permet à l’Agence nationale de gestion et de recouvrement des avoirs saisis ou confisqués d’assurer efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des établissements publics de l’Etat à caractère administratif.
Le cinquième décret est relatif au règlement de discipline des personnels de la
Garde de sécurité pénitentiaire.
L’adoption de ce décret permettra de renforcer les capacités de l’Administration pénitentiaire en vue de la rendre plus performante.
I 3 AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT
Le Conseil a adopté cinq (05) rapports.
Le premier rapport est relatif à une demande d’approbation des résultats de l’appel d’offres ouvert pour les travaux d’aménagement et de bitumage de voiries dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, phase I.
Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :
Lot 1 : Entreprise EKS SA, pour les travaux d’aménagement et de bitumage de la voie d’accès principale au quartier Rimkiéta (6,880 km), pour un montant de trois milliards trois cent douze millions sept cent trente mille six cent soixante-cinq (3 312 730 665) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de dix (10) mois ;
Lot 2 : Groupement ATP/MONDIAL TRANSCO SARL, pour la voie d’accès principale au quartier de Nagrin (4,950 km), pour un montant de deux milliards quatre cent vingt-huit millions deux cent quatre-vingt-neuf mille neuf cent huit (2 428 289 908) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf
(09) mois ;
Lot 3 : Groupement GLOBEX CONSTRUCTION/ALPHA SERVICE, pour la voie d’accès principale au quartier Bassinko (6,17 km), pour un montant de trois milliards quatre cent soixante-treize millions quatre cent soixante-deux mille quatre-vingt-treize (3 473 462 093) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de douze (12) mois ;
Lot 4 : Groupement SONAF SA/COSTRUZIONI ICM SARL, pour la voirie Embranchement RN22-Rues Nord et Ouest du Sanctuaire de Yagma (9,548 km), pour un montant de quatre milliards quatre cent dix-sept millions cent trois mille cinq cent soixante-dix-huit (4 417 103 578) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de douze (12) mois.
Le financement est assuré par le Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B), Gestion 2022.
Le deuxième rapport est relatif à une demande d’approbation des résultats de l’appel d’offres restreint international pour les travaux de construction et de bitumage de la route régionale n°11 (RR11) Kolinka-Fara-Poura Carrefour au Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché au Groupement d’entreprises COGEB International SA/EGK, pour un montant de trente-trois milliards neuf cent trente-neuf millions deux cent quatre-vingt-quinze mille douze (33 939 295 012) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de vingt-quatre (24) mois hors saisons pluvieuses.
Le financement est assuré par la Banque Ouest africaine de développement : 94% du montant HT-HD (accord de prêt de la BOAD n°2021 022/PR BF 2021 10 00 du 10 juin 2021, Burkina Faso : 6% du montant HT-HD et 100% des Droits et Taxes exigibles).
Le troisième rapport est relatif aux résultats de l’appel d’offres pour les travaux de construction et de bitumage de la route régionale n°36 (RR36) : Dandé-Kourouma (30km).
Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché au Groupement d’entreprises EKS/SOBATRAP/SOBMTI, pour un montant de huit milliards quatre-vingt-douze millions trente mille cinq cent trente-deux (8 092 030 532) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de quinze (15) mois hors saisons pluvieuses.
Le financement est assuré par le Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B).
Le quatrième rapport est relatif aux résultats de l’appel d’offres précédé d’une pré-qualification pour les travaux de réhabilitation des tronçons de routes : RN08 : Bobo-Orodara (76 km) et RN12 : Pâ-Dano-Diébougou (93 km).
Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :
– SOGEDIM BTP SARL/SOBATRAP, pour le tronçon RN08, BoboOrodara (76 km), pour un montant de douze milliards quatre cent sept millions six cent trente-sept mille quatre cent dix-huit (12 407 637 418) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de dix-huit (18) mois hors saisons pluvieuses ;
– EKS/SOBMTI, pour le tronçon RN12, Pâ-Dano-Diébougou (93 km), pour un montant de quinze milliards deux cent trente-sept millions cinq cent soixante-sept mille cent quatre-vingt-cinq (15 237 567 185) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de vingt (20) mois hors saisons pluvieuses.
Le financement est assuré par le Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B), gestion 2022.
Le cinquième rapport est relatif aux résultats de l’appel d’offres ouvert direct de travaux d’entretien courant du réseau classé, des pistes rurales et des travaux par la méthode Haute intensité de main d’œuvre (HIMO) de l’année 2022 dans sept (07) régions du Burkina Faso.
REGION DU PLATEAU-CENTRAL
TRAVAUX A HAUTE INTENSITE DE MAIN D’ŒUVRE (HIMO)
Lot unique Association : TIBILA HAMIDOU SERVICES (THS), pour un montant de vingt-un millions sept cent quatre-vingt-dix-sept mille
(21 797 000) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de quatre (04) mois.
ROUTES EN TERRE
Lot 1 : GROUPEMENT INTREPIDE SERVICE SARL/MKA SYSTEME,
pour un montant de cent-quatre vingt dix-sept millions neuf cent soixantehuit mille huit cent trente-six (197 968 836) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;
Lot 2 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;
Lot 3 : Entreprise LPC, pour un montant de deux cent neuf millions sept cent trente-six mille trois cent cinquante-sept (209 736 357) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.
ROUTES BITUMEES
Lot 1 : Entreprise EBERAF, pour un montant de soixante-six millions six cent soixante-sept mille cinquante (66 667 050) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;
Lot 2 : Entreprise ZIDA MAHAMADI, pour un montant de cent quatre vingt-huit millions six cent quatre-vingt-treize mille trois cent vingt-huit
(188 693 328) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.
PISTES RURALES
Lot 1 : Groupement d’Entreprises GCI/SIFA, pour un montant de deux cent sept millions trois cent trente-deux mille cent quatre-vingt-dix-sept (207 332 197) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;
Lot 2 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes.
REGION DU CENTRE-OUEST
TRAVAUX A HAUTE INTENSITE DE MAIN D’ŒUVRE (HIMO)
Lot 1 : ROUTE EN TERRE (HIMO) : ASSOCIATION POUR LA PROMOTION DU GENIE CIVIL (APGC), pour un montant de quinze millions deux cent soixante mille quatre cent dix-huit (15 260 418) F CFA
HTVA, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;
Lot 2 : INITIATIVE JEUNESSE CITOYENNE ET SANTE DE LA REPRODUCTION IJC/SR, pour un montant de dix millions cent quatre vingt-deux mille cinq cents (10 182 500) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de six (06) mois.
ROUTES EN TERRE
Lot 3 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;
Lot 4 : Groupement EKS SA/ECIM SARL, pour un montant de cent dix-neuf millions huit cent trente-sept mille (119 837 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;
Lot 5 : Entreprise SEPS INTERNATIONAL SARL, pour un montant de cent un millions cent trente-huit mille cinq cents (101 138 500) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;
Lot 6 : ETABLISSEMENT BOUDA SOUMAILA (EBS), pour un montant de cent vingt-huit millions six cent dix mille deux cent soixante-trois (128 610 263) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;
Lot 7 : Entreprise ACM-BTP, pour un montant de cent quatorze millions cinq cent soixante-cinq mille quatre cent neuf (114 565 409) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;
Lot 8 : SOCIETE SEYDOU BUILDING, pour un montant de cent vingt-neufmillions trois cent quatre-vingt mille six cent quarante-six (129 380 646) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;
Lot 9 : Groupement CHEDIA/ZIDA MAHAMADI, pour un montant de cent trente-deux millions trois cent vingt-six mille six cent quarante (132 326 640) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;
Lot 10 : Entreprise ESSAF, pour un montant de deux cent huit millions cinq cent quatre-vingt-huit mille trois cent trente-huit (208 588 338) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;
Lot 11 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes.
ROUTES BITUMEES
Lot 1 : Groupement d’entreprises KAMA CONCEPT SARL/SASIB-TP, pour un montant de cent trente-un millions huit cent quinze mille deux cent trente-quatre (131 815 234) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;
Lot 2 : Groupement d’entreprises GROUPE SOCA SARL/FASO TEENDBA, pour un montant de cent quarante-un millions cinq cent cinquante un mille deux cent sept (141 551 207) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;
Lot 3 : ENTREPRISE SGTM, pour un montant de cent soixante-onze millions deux cent soixante-quinze mille deux cent trente (171 275 230) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.
PISTES RURALES
Lot 1 : Entreprise INGENIERIE-PRESTATION-COMMERCE (IPCO), pour un montant de huit millions huit cent vingt et un mille trois cents (8 821 300) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;
Lot 2 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;
Lot 3 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes.
REGION DU CENTRE-SUD
TRAVAUX A HAUTE INTENSITE DE MAIN D’ŒUVRE (HIMO)
LOT UNIQUE ROUTE EN TERRE : ASSOCIATION POUR LA BIENVEILLANCE POUR LA PROMOTION DE L’ISLAM, pour un montant de onze millions neuf cent cinquante-neuf mille trois cents
(11 959 300) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de trois (03) mois ;
LOT UNIQUE ROUTE BITUMEE : ETABLISSEMENT CONSI, pour un montant de huit millions deux cent quatre-vingt-cinq mille (8 285 000) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de trois (03) mois.
ROUTES EN TERRE-catégorie T3 ou T4
Lot 1 : E.B.T.M SARL, pour un montant de cent quatre-vingt-deux millions trente-huit mille huit cent onze (182 038 811) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;
Lot 2 : Société Togolaise de travaux et Commerce STTC, pour un montant de cent trente-un millions cent soixante-dix-sept mille sept cent quatre-vingt quinze (131 177 795) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
Lot 3 : C.D.A SERVICES ET TRADING Sarl, pour un montant de cent soixante-six millions quatre cent soixante-quinze mille cinq cent cinquante quatre (166 475 554) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois.
PISTES RURALES T3 ou T4
Lot 1 : GROUPEMENT D’ENTREPRISES ETS SOMKINDA ET FRERES/BUREAU ETUDES AFRIQUE EXPERTISE, pour un montant de cent quarante-trois millions deux cent dix-huit mille quatre cent vingt et un (143 218 421) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;
Lot 2 : Entreprise DE TOUTES CONSTRUCTIONS SARL (ETC SARL), pour un montant de cent quatre-vingt-quatre millions cinq cent soixante-six mille sept cent six (184 566 706) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois.
ROUTE BITUMEE T3 ou T4
Lot unique : Entreprise FASO CONCEPT, pour un montant de cent soixante-quatorze millions trois cent vingt-trois mille cinq cent six (174 323 506) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois.
REGION DU CENTRE-EST
ROUTES BITUMEES HIMO
Lot unique : ENTREPRISE DE CONSTRUCTION NAABA ET FRERE, pour un montant de quarante-un millions cinq cent quarante-trois mille cent quatre-vingt-quatre (41 543 184) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois.
ROUTES EN TERRE HIMO
Lot unique : ASSOCIATION POUR LA PROMOTION POUR LA FEMME ET DE L’ENFANT AU BURKINA (APROFED), pour un montant de douze millions deux cent dix-sept mille sept cent cinquante (12 217 750) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de six (06) mois.
ROUTES EN TERRE-catégorie T3 ou T4
Lot 1 : GROUPEMENT ELOMA Sarl/YILGA TECNOLOGIE TRAVAUX ET SERVICE, pour un montant de cent trente-huit millions cinq cent quatre mille trois cent soixante-dix-neuf (138 504 379) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;
Lot 2 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;
Lot 3 : Groupement d’Entreprises EGC-BGC/SCS, pour un montant de cent quatre-vingt-deux millions six cent onze mille quatre cent seize (182 611 416) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;
Lot 4 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes.
PISTES RURALES : T3 ou T4
Lot 1 : Entreprise BCS, pour un montant de cent trente-neuf millions six cent quatre-vingt-dix mille neuf cent quinze (139 690 915) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;
Lot 2 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;
Lot 3 : Groupement Novis Burkina/Planète technologie/BTS, pour un montant de cent onze millions deux cent trois mille six cent vingt (111 203 620) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.
REGION DU CENTRE
ROUTES EN TERRE LOT UNIQUE
Lot unique : Entreprise IKUSO Sarl, pour un montant de cent quatre- vingt- six millions deux cent soixante-douze mille cinq cent quatre-vingt-trois (186 272 583) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.
ROUTES BITUMEES
Lot 1 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;
Lot 2 : GROUPEMENT D’ENTREPRISES EMIB SARL/MRJF SA, pour un montant de cent soixante-un millions neuf cent soixante-douze mille cent dix (161 972 110) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.
PISTES RURALES
Lot 1 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;
Lot 2 : SAWBAT INTERNATIONAL, pour un montant de cent millions six cent cinquante-quatre mille cinq cent soixante-huit (100 654 568) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.
REGION DES HAUTS-BASSINS
ROUTES EN TERRE HIMO
Lot 1 : EUROLEC TECHNOLOGIE, pour un montant de huit millions huit cent sept mille cinq cent vingt (8 807 520) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
Lot 2 : ECASF DADY IMMO, pour un montant de sept millions quatre cent quatre-vingt-onze mille (7 491 000) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
Lot 3 : ENTREPRISE POULOUNGO, pour un montant de dix millions cent quatre-vingt-dix mille quatre cent quatre-vingt (10 190 480) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois.
ROUTES EN TERRE T3 ou T4
Lot 1 : ENTREPRISE ECOBA, pour un montant de cent soixante-seize millions trois cent neuf mille cent dix (176 309 110) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;
Lot 2 : MONDIAL TRANSCO, pour un montant de quatre-vingt-seize millions six cent quarante-deux mille (96 642 000) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;
Lot 3 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;
Lot 4 : GROUPEMENT ENG SARL/ECODI, pour un montant de cent quarante-cinq millions deux cent quatre-vingt-treize mille quatre cents (145 293 400) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;
Lot 5 : ENTREPRISE ROADS, pour un montant de cent quatre-vingt-onze millions quatre cent vingt-quatre mille quatre cent soixante-huit (191 424 468) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;
Lot 6 : ENTREPRISE MSLT SARL, pour un montant de cent millions neuf cent treize mille six cents (100 913 600) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;
Lot 7 : ENTREPRISE EBC-BTP, pour un montant de cent dix-neuf millions neuf cent soixante-treize mille quatre cent trente-deux (119 973 432) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;
Lot 8 : GROUPEMENT SOTRABD SARL/KANGALA SARL, pour un montant de cent trente-un millions cinquante-sept mille cent quatre-vingtseize (131 057 196) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;
Lot 9 : GROUPE GENITH/ETD, pour un montant de cent trente-neuf millions cinq cent vingt-six mille six cent quatre-vingt-trois (139 526 683) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;
Lot 10 : ENTREPRISE STE, pour un montant de cent treize millions cent quarante-sept mille neuf cent quatre-vingt-deux (113 147 982) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;
Lot 11 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes.
ROUTE BITUMEE HIMO
Lot unique HIMO : METAL BUILDING SARL, pour un montant de dix-huit millions quatre cent seize mille deux cent soixante (18 416 260) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois.Page 20 sur 34
ROUTE BITUMEE catégorie T3 ou T4
Lot 1 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;
Lot 2 : EGTRAM/ECCKAF, pour un montant de cent soixante-quatre millions neuf cent cinquante-un mille huit cent soixante-dix (164 951 870) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;
Lot 3 : ENTREPRISE ECKF, pour un montant de cent vingt-trois millions trois cent dix-huit mille deux cent soixante (123 318 260) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois.
PISTES RURALES catégorie T3 ou T4
Lot unique : GROUPEMENT ZOODNOMA BTP/EGTES, pour un montant de cent trente-un millions huit cent quarante mille quatre cent soixantetrois (131 840 463) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.
REGION DU SUD-OUEST
TRAVAUX HIMO
Lot unique : ASSOCIATION VIE SECOURS, pour un montant de seize millions sept cent sept mille six cent vingt (16 707 620) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de quatre (04) mois.
PISTES RURALES-catégorie T3 ou T4
Lot 1 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;
Lot 2 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes.
ROUTES EN TERRE-catégorie T3 ou T4
Lot 1 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;
Lot 2 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;
Lot 3 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;
Lot 4 : GROUPEMENT EdPA Sarl/GROUPE SISSINOMASIKOUDOUIN, pour un montant de cent quatre-vingt-quinze millions trois cent-vingt-un mille cent quinze (195 321 115) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;
Lot 5 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes ;
Lot 6 : ENTREPRISE EOF, pour un montant de cent vingt-six millions
quatre cent cinquante-un mille cinq cent deux (126 451 502) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;
Lot 7 : INFRUCTUEUX, pour absence d’offres conformes.
ROUTE BITUMEE-catégorie T3 ou T4
Lot 1 : ENTREPRISE DES FRERES KABORE, pour un montant de quatre vingt-quatorze millions sept cent quatre mille quatre-vingt-six (94 704 086) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;
Lot 2 : AFRIQUE CONTACT, pour un montant de cent treize millions quatre cent quatorze mille deux cent quatre-vingt-quatre (113 414 284) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;
Lot 3 : ENTREPRISE NAMEBA, pour un montant de cent quatre-vingt-trois millions soixante-quinze mille huit cent vingt (183 075 820) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois.
Le montant total des attributions est de cinq milliards sept cent quatre-vingt quatre millions quatre cent trente-six mille deux cent un (5 784 436 201) F CFA dont un montant de cinquante-six millions cinq cent soixante-seize mille huit cents (56 576 800) F CFA HTVA et de cinq milliards sept cent vingt-sept millions huit cent cinquante-neuf mille quatre cent un (5 727 859 401) F CFA TTC.
Le financement des travaux est assuré par le Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B), gestion 2022.
I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT
Le Conseil a adopté un rapport relatif à une autorisation de conclusion de trois (03) marchés par la procédure d’entente directe pour l’achèvement des travaux de construction d’une caserne au profit du personnel paramilitaire des eaux et forêts.
Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :
Lot 1 : HARMONY Sarl, pour le suivi architectural des travaux, pour un montant de soixante-six millions neuf cent quatre-vingt-quatorze mille trois cents (66 994 300) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;
Lot 2 : CAFI-B Sarl, pour le suivi contrôle des travaux, pour un montant de cent dix millions neuf cent quatre-vingt-dix mille quatre cent quatre-vingtdeux (110 990 482) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;
Lot 3 : Groupement INTERFACE/DELCO Sarl, pour les travaux de construction d’une caserne au profit du personnel paramilitaire des eaux et forêts, pour un montant d’un milliard cinq cent treize millions sept cent trente-six mille cent quatre-vingt-six (1 513 736 186) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.
Le montant total des attributions s’élève à un milliard six cent quatre-vingt onze millions sept cent vingt mille neuf cent soixante-huit (1 691 720 968) F CFA TTC.
Le financement est assuré par le budget de l’Etat délégué à l’Agence habitat et développement (AHD).
II COMMUNICATIONS ORALES
II 1 Le ministre de l’Economie, des finances et de la prospective a présenté au Conseil le rapport de la première réunion du Comité de pilotage régional du Schéma de développement de l’espace régional (COPIL-SDER) de l’UEMOA, tenue à Ouagadougou, le 24 novembre 2022.
La réunion avait entre autres objectifs, la présentation du SDER et le portefeuille de ses projets prioritaires, la validation de ses stratégies de financement et de communication ainsi que le plan d’actions 2023-2025 de son comité de pilotage régional.
A l’issue de cette réunion, il a été recommandé aux pays membres, la poursuite du processus d’adoption des textes de mise en place des comités nationaux de suivi du SDER (CN-SDER), l’appropriation du SDER à travers des lancements officiels précédés de présentation en Conseil des ministres dans leurs pays respectifs, la diversification des mécanismes de vulgarisation du SDER et la mise à disposition des ressources nécessaires au profit des CN-SDER pour l’accomplissement de leurs missions.
II 2 Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a fait au Conseil une communication relative à la passation de service au Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) le 09 janvier 2023 au siège de l’institution, sise à Ouagadougou au Burkina Faso.
Un renouvellement de l’équipe dirigeante de l’institution a été opéré à l’occasion de la 39ème session du Conseil des ministres. Ainsi, le nouveau Secrétaire général et deux nouveaux Directeurs Programme seront officiellement installés dans leurs fonctions.
En marge de cette cérémonie de passation de service, 29 personnalités dont 22 Burkinabè seront décorées dans l’Ordre international des palmes académiques (OIPA/CAMES) pour leurs contributions au rayonnement et au progrès des systèmes africains d’éducation et de formation.
II 4 Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil deux (02) communications.
La première communication est relative à la tenue de la 13ème édition du Symposium international de sculptures sur granite de Loango du 1er au 21 octobre 2022 à Loango, dans la commune de Ziniaré, région du Plateau-Central.
Cette édition du Symposium a connu la participation de 16 artistes sculpteurs venus de la république de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Mali, du Benin, du Congo Brazzaville, de l’Algérie et du Burkina Faso.
Ces professionnels de la sculpture ont permis par leurs créations, l’enrichissement du patrimoine sculptural de Loango avec 15 nouvelles œuvres portant ainsi à environ 365 œuvres monumentales de sculpture sur granite.
La seconde communication est relative à la 25ème édition de la « Nuit des Galian » tenue le 16 décembre 2022 à Ouagadougou.
A cette 25ème édition, 186 œuvres journalistiques ont été présentées par 93 candidats. A l’issue de la proclamation des palmarès, le super Galian édition 2022 a été décerné au journaliste Philippe Liradan ADA de Oméga TV pour ses grands reportages intitulés «Titao : Dernier souffle d’une ville encerclée » et «Tougan : le calvaire des suppliciés du terrorisme».
III NOMINATIONS
III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO
– Monsieur Sanbé Yannick SOMDA, Economiste, est nommé Directeur exécutif du Bureau national des grands projets du Burkina.
B AU TITRE DE LA PRIMATURE
– Monsieur Yacouba GUIRO, Mle 359 445 F, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
– Monsieur Palingwendé Wilfried Faysal SAWADOGO, Officier, est nommé Aide de camp.
C AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE
Il est mis fin aux fonctions des personnes nommées à la Caisse de dépôts et consignations du Burkina Faso (CDC-BF) :
III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
– de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants ;
– de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale ;
– de l’Institut supérieur d’études et de protection civile (ISEPC) au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité ;
– de l’Office national de la sécurité routière (ONASER) au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière.
Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou et de l’Office national de la sécurité routière.
Le Conseil a aussi procédé à la nomination d’Administrateurs au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière.
A MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS
Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret nomme Monsieur Moussa LENGANE, Mle 57 169 D, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le deuxième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) pour une dernière période de trois (03) ans.
ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants :
– Monsieur Antoine Emmanuel KY, Intendant Colonel-Major ;
– Monsieur Issa SARRE, Officier, logisticien.
Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ENSEIGNANTS ET INSTRUCTEURS PERMANENTS BURKINABE DE L’INSTITUT
– Monsieur Dinkou Ousseine KARAMBIRI, Officier.
Le troisième décret renouvelle le mandat de Monsieur Antoine Emmanuel KY, Intendant Colonel-Major, Président du Conseil d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) pour une dernière période de trois (03) ans.
B MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :
– Madame Macanie OUEDRAOGO/FONDIO, Mle 249 142 M, Pharmacien.
Le second décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) pour une dernière période de trois (03) ans.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES STRUCTURES FAITIERES
Au titre des Ordres professionnels de la santé :
– Monsieur Alfred SANDOUIDI, Président de l’Ordre national des pharmaciens du Burkina Faso.
C MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE
Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut supérieur d’études et de protection civile (ISEPC) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants :
– Monsieur Yves-Patrick OUEDRAOGO, Officier.
Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :
– Monsieur Norbert KABORE, Mle 225 090 E, Administrateur des services financiers.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CORPS DES ENSEIGNANTS PERMANENTS
– Monsieur Sidnoma Francis Abdoul Rachid OUEDRAOGO, Officier.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’INSTITUT SUPERIEUR D’ETUDES ET DE PROTECTION CIVILE (IPSEC)
– Monsieur Mahamadou TAPSOBA, Mle 105 295 U, Secrétaire administratif.
D MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE
Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret nomme Monsieur Yacoubou SIA, Mle 104 850 D, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) en remplacement de Monsieur Mathias THIAO, dont il achève le mandat.
Le deuxième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Office national de la sécurité routière (ONASER) pour un premier mandat de trois (03) ans
Le nouveau président du CSC Abdoulazize Bamogo (à gauche en lunettes) félicité et encouragé par son prédécesseur Mathias Tankoano
Elu président par ses pairs le 31 mai et confirmé par décret présidentiel le 6 octobre 2022 ; Abdoulaziz Bamogo a officiellement pris fonction ce vendredi 23 décembre au cours d’une cérémonie solennelle rehaussée par la présence d’autres présidents d’institutions et des membres du gouvernement dont le Premier ministre Apollinaire Joachim Kyelem de Tambèla.
Le Premier ministre Apollinaire Joachim Kyelem de Tambèla, des membres du gouvernement et des présidents d’institutions, diverses personnalités ont rehaussé de leur présence la cérémonie d’installation du nouveau président du CSC
«La crise est derrière nous. Nous sommes désormais résolument tournés vers l’avenir». Propos encourageants et d’espoir du nouveau président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Abdoulaziz Bamogo.
«Nous avons été beaucoup peiné par ce moment de léthargie de notre institution. Mais, grâce à vos prières et au soutien de tous, désormais, l’institution a un président. Son collège siège valablement. La régulation tant attendue de la communication au public se fait conformément à nos textes», a-t- il rassuré.
«Mettre le CSC à l’abri des aléas politiques»
Le nouveau président du CSC Abdoulazize Bamogo (à gauche en lunettes) félicité et encouragé par son prédécesseur Mathias Tankoano
Se tournant résolument vers l’avenir, le nouveau président du CSC a souligné la nécessité de «revisiter notre dispositif juridique de régulation» «afin d’en combler les limites». «Nous devons mettre définitivement l’instance de régulation de la communication à l’abri des aléas politique» , a-t-il ajouté, évoquant la nécessité de réformes, eu égard à la situation nationale caractérisée par pleins de défis à relever.
«Dans le contexte actuel de crise sécuritaire et de tensions sociales, le rôle de l’instance de régulation de la communication est davantage accru. Pour notre part, nous nous ferons le devoir d’accompagner et de soutenir toute initiative de réforme que le gouvernement pourrait engager dans ce sens. (…) nous reprenons fonction dans un contexte national marqué par les exigences d’une Transition qui va conduire notre pays au retour à une vie institutionnelle normale, sans oublier le combat pour la reconquête de notre territoire national. Nous prenons la pleine mesure de l’urgence et du rôle que doit jouer le CSC, non seulement dans la préservation de la paix et du climat social, mais aussi dans les échéances électorales à venir».
«Le CSC au cœur du défi communicationnel»
«Désormais, nous regardons ensemble vers l’avenir avec espoir et enthousiasme. Nous n’avons a été que trop absent. Désormais, nous devons prendre toute notre place et jouer pleinement notre rôle. Face aux défis sécuritaire et à la prolifération des Fake news et des discours de haine, le Faso a instamment besoin de son régulateur du secteur de la communication. Nous sommes au cœur de ce défi communicationnel», a encore soutenu le président Bamogo. Et d’exhorter l’équipe du CSC à se remobiliser et à rester soudée autour de l’idéal de l’institution. Le CSC sous sa conduite, travaillera en parfaite complémentarité avec les instances d’autorégulation, les organisations professionnelles et les autres administrations publiques intéressées, à poursuivre et renforcer l’encadrement et la formation au profit des journalistes et des médias.
Les attributions du CSC rappelées
Le président du CSC a terminé en encourageant les professionnels des médias et de la communication à leur responsabilité sociale dans le contexte qui est le nôtre. «Saisissons notre responsabilité capitale en ce moment de grande fragilité pour notre pays. Le verbe a un pouvoir divin, mais mal utilisé, il devient maléfice et détruit le corps social. Mesurons notre discours dans l’espace public. Pensons à ce qui nous rapproche, nous unit. Bannissons les messages de désinformation. Bannissons les discours de haine. Bannissons les appels à la violence. Choisissons les termes et expressions qui renforcent la cohésion sociale et qui préservent l’intérêt supérieur de notre nation».
Le secrétaire général a rappelé les attributions du Conseil supérieur de la communication. Il s’agit notamment de :
-veiller à l’application de la législation et de la règlementation relative à la communication au Burkina Faso ;
-promouvoir la liberté d’expression et le droit à l’information ;
-veiller à la protection et à la promotion de la culture nationale dans les activités du secteur de la communication ;
-fixer les règles concernant les conditions de production, de programmation, de diffusion des émissions et des articles relatifs aux campagnes électorales par les médias.
Eléments biographiques du président Abdoulaziz Bamogo
Le président du Conseil supérieur de la communication, Abdoulaziz Bamogo que l’on ne présente plus, est conseiller en communication et coach formateur certifié. Il est diplômé du département «Communication et Journalisme» de l’Université de Ouagadougou et prépare un Master en communication politique et publique . Ses domaines de compétences s’étendent de la communication, au management en passant par les relations publiques et le marketing.
Avant d’accéder à ce poste de président du CSC, a assuré la vice-présidence pendant de nombreuses années. Journaliste de formation, il a occupé précédemment les fonctions de Rédacteur en chef puis de Directeur général respectivement de Radio Ouaga FM et de Radio Oméga entre 1998 et 2013.
Il est aussi un ancien membre de l’Association de Journalistes du Burkina (AJB) dont il a été le secrétaire à l’information entre 2000 et 2010.
Président de l’Association professionnelle «Les Publicitaires associés» de 2015 à 2017, M. Bamogo est promoteur de l’Agence de communication CITEcom et le fondateur de centre de formation professionnel «Africa Executive School» dont il a assuré la direction générale entre 2013 et 2018.
C’est assurément un appui financier qui va faire du bien à l’économie et la société burkinabè en ces temps de crise sécuritaire et humanitaire dans le pays. Il s’agit de l’approbation le 16 décembre dernier par le Conseil d’administration du Fonds africain de développement (FAD) de l’octroi au Burkina Faso d’un financement de près de 25 milliards de francs CFA, soit 40,95 millions de dollars américains.
L’objectif de cet important octroi de financement de près de 25 milliards de francs CFA au Burkina Faso, c’est de permettre la mise en œuvre du Projet de développement intégré des chaînes de valeurs maïs, soja, volaille et poisson et de résilience au changement climatique (PIMSAR).
Le financement se compose d’un don de 24,07 millions de dollars et d’un prêt de 12,88 millions de dollars du Fonds africain de développement, le guichet de prêts concessionnels du Groupe de la Banque africaine de développement. Le Programme de financement des risques de catastrophe en Afrique (ADRiFi, sigle en anglais), un fonds fiduciaire multi donateurs, administré par la Banque complète avec un don de 4 millions de dollars.
«Impact positif escompté sur la réduction de la pauvreté, l’inclusion sociale et la création d’emplois»
Pour Marie-Laure Akin-Olugbade, directrice générale pour l’Afrique de l’Ouest et vice-présidente par intérim du Groupe de la Banque africaine de développement, chargée du Développement régional, de l’Intégration et de la Prestation de services, le projet «va contribuer à remédier aux causes profondes de la faible productivité agricole et animale, du déficit de transformation, et de l’adaptation des populations face aux changements climatiques dans une perspective d’amélioration de la sécurité alimentaire. En outre, il aura un impact positif important sur la réduction de la pauvreté, l’inclusion sociale et la création d’emplois ».
Les activités du projet sont orientées vers le renforcement de capacités des producteurs sur les bonnes pratiques d’agriculture climato-intelligente. Ainsi, 240 unités de démonstration et 240 champs écoles vont être créés pour préparer l’introduction et la promotion de l’agriculture de conservation et des techniques agricoles. Dans le cadre de l’augmentation de la production et de la productivité, 1 000 tonnes de semences hybrides de maïs, 200 tonnes de semences améliorées de soja, 9 000 tonnes d’engrais minéraux de fertilisants, 2 500 tonnes Burkina phosphates – du phosphate produit localement-, 40 tracteurs, 10 égreneuses vont être distribués aux producteurs. Et le projet va appuyer la mise en place de 40 forages d’eau d’irrigation alimenté par l’énergie solaire.
Améliorer les conditions d’élevage et de productivité avicole et piscicole
Pour améliorer les conditions d’élevage et de productivité avicole et piscicole, le projet prévoit également de mettre en place et de réhabiliter des unités de production d’aliments de volailles et de poissons (trois unités d’une capacité de deux tonnes par heure chacune), la construction de quatre fermes avicoles pilotes dans les établissements scolaires à raison de 1 000 pondeuses par ferme à Bobo-Dioulasso, Dédougou (Ouest), Koudougou (Centre-Ouest) et Saaba (Centre). En outre, le projet va construire 10 magasins de stockage de 100 tonnes chacun, 10 magasins de stockage de 250 tonnes et mettra en place 10 fours de transformation du poisson. Enfin, au profit des acteurs, le projet soutiendra l’acquisition de 25 millions de doses de vaccins contre la maladie de Newcastle, de 24 millions de doses de vaccins contre la variole aviaire, de 260 kits de matériels de gestion des urgences sanitaires de l’aviculture et la construction d’une centrale d’achat des médicaments vétérinaires.
Renforcer la résilience du pays et du secteur agricole face aux impacts négatifs des catastrophes climatiques
Un appui au mécanisme de transfert de risque du projet va permettre de renforcer la résilience du pays et du secteur agricole face aux impacts négatifs des catastrophes climatiques en général et aux sècheresses en particulier. Les activités consisteront notamment en l’appui au transfert de risque climatique, au renforcement des capacités des acteurs en matière de financement des risques de catastrophe et au renforcement du plaidoyer et à l’élaboration d’une stratégie de financement des risques de catastrophes climatiques.
Quelques 7 500 personnes déplacées internes du fait de l’insécurité dans le pays vont profiter de la reconstitution de leur capital productif dans les zones d’origine où d’accueil.
Le projet sera mis en œuvre dans les régions des Hauts Bassins, de la Boucle du Mouhoun (Ouest), du Centre-ouest et du Centre qui sont le « grenier » historique du Burkina Faso.
Environ 30 000 personnes (dont 15 000 femmes) vont bénéficier directement du projet et 240 000 autres de façon indirecte.
Le 30 octobre 2022, le portefeuille actif de la Banque africaine de développement au Burkina Faso comportait 16 opérations pour un financement total de 772 millions de dollars.
Ils étaient nombreux les enfants à retrouver sourire grâce à cet arbre de Noel de l'AFAB
L’Association des femmes albinos du Burkina (AFAB) a organisé ce dimanche 18 décembre à son siège à Ouagadougou, un arbre de Noël au profit des enfants albinos. Au total, ce sont 73 enfants ont reçu des cadeaux, selon la présidente de l’AFAB, Maimouna Déné.
La joie était la chose la mieux partagée au cours de cette remise de dons aux enfants albinos
C’était la joie partagée dans l’après-midi de ce 18 décembre au siège de l’Association des femmes albinos du Burkina (AFAB) sis à Kalgondin, à l’arrondissement 5 de Ouagadougou. Les responsables de ladite association et ses partenaires y organisaient une cérémonie de remise de cadeaux aux enfants albinos.
Vibrant hommage aux parrains, marraines, aux parents
La présidente de l’AFAB Maimouna Déné pendant son intervention
Entre autres marraines ou parrains présents à la cérémonie, il y avait Monsieur Joseph Dipama, ancien maire de Saaba ; Emma Marie Blanche Kantiono, DG de Essakane Solar Sas, Dr Niaoné. Naturellement, ils étaient aussi nombreux les parents des enfants albinos à faire le déplacement. Comme les précédentes éditions, l’évènement s’est déroulé dans une ambiance bon enfant.
Ce fut l’occasion pour la présidente de l’AFAB Maimouna Déné de rendre un vibrant hommage aux parrains, marraines, aux parents, à tous ceux ou celles qui ont contribué de près ou de loin à la tenue de l’édition 2022 de l’arbre de Noël à l’AFAB.
Encouragements de M. Dipama aux bénéficiaires
Joseph Dipama a encouragé les bénéficiaires à ne pas considérer l’albinisme comme un handicap
Pour sa part, Monsieur Dipama a encouragé les bénéficiaires à ne pas considérer l’albinisme comme un handicap à leur épanouissement mais à se sentir comme les autres enfants du pays. Il les a exhortés à nourrir des rêves, à se battre. Pour le reste, la société a aussi, a- t-il dit, l’obligation de les accompagner comme les autres enfants du pays, sinon encore plus.
Et Dr Niaoné de s’engager à prendre en charge la scolarité de deux enfants albinos jusqu’au collège, à la grande satisfaction de la présidente Déné.
Objectif atteint à la grande satisfaction des organisateurs et acteurs
La joie exprimée d’une marraine nommée Emma Marie Blanche Kantiono, DG d’Essakane Solar Sas
Et puis place à la distribution tous azimuts des cadeaux aux enfants. Au total, 73 enfants en ont reçu. Et la joie se lisait sur presque tous les visages de bénéficiaires. Comme quoi, l’objectif de semer la joie en eux a été pleinement atteint à la grande satisfaction des organisateurs et des acteurs. «Rendez-vous est pris pour l’année prochaine…Inch’Allah», a conclu la présidente de l’AFAB.