Une vue des membres du gouvernement à la session du Conseil des ministres de ce mercredi 30 novembre 2022
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 30 novembre 2022, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres.
Le Capitaine Ibrahim Traoré, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres, a présidé la session
Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger. Voici le Compte rendu du Conseil des ministres.
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I DELIBERATIONS
I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE
Le Conseil a adopté un avant-projet de loi portant dépolitisation de l’Administration publique et renforcement de la méritocratie.
Ce projet de loi vise à réduire les influences négatives de la politique sur le fonctionnement de l’Administration publique et à renforcer la promotion par le mérite.
Cette dépolitisation permettra de renforcer la neutralité de l’administration publique notamment par l’interdiction de regroupements politiques et régionalistes dans les services, la proscription de cellules de partis politiques dans les services ainsi que de faveurs et promotions sans compétences, fondées sur l’appartenance politique ou régionaliste.
L’ambition du Gouvernement est aussi d’empêcher l’instrumentalisation des facteurs religieux, ethnique ou régional à des fins politiques ou partisanes. Ce dispositif interdit dans l’administration publique les signes ostentatoires d’appartenance politique.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.
I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE
Le Conseil a adopté trois (03) rapports.
Le premier rapport est relatif à trois (03) décrets.
Il s’agit :
– du décret portant nomination de contrôleur général de police ;
– du décret portant nomination de commissaires divisionnaires de police ;
– du décret portant nomination de commissaires principaux de police.
L’adoption de ces décrets permet la nomination d’un (01) Contrôleur général de police, de treize (13) Commissaires divisionnaires de police et de soixante-onze (71) Commissaires principaux de police, conformément aux dispositions de l’article 13 de la loi n°027-2018/AN du 1er juin 2018 portant statut du cadre de la Police nationale.
La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso.
Le deuxième rapport est relatif à la conclusion d’un marché par la procédure d’entente directe pour l’acquisition d’effets d’habillement au profit de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers.
Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché à l’entreprise YAMEOGO ISSAKA, pour l’acquisition d’effets d’habillement au profit de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP), pour un montant de six cent quatre-vingt-dix-neuf millions neuf cent cinquante-quatre mille sept cent soixante (699 954 760) F CFA TTC, avec un délai de livraison de soixante (60) jours.
Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2022 à travers le compte Trésor « Equipement d’urgence ».
Le troisième rapport est relatif à la conclusion de onze (11) marchés par la procédure d’appel d’offres restreint accéléré pour l’acquisition d’effets et accessoires d’habillement au profit de la Police nationale et de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers.
Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :
Lot 1 : WAKAT SONGO SARL, pour l’acquisition de tissus et effets d’habillement au profit de la Direction générale de la police nationale (DGPN), pour un montant de quatre cent soixante-dix-neuf millions six cent onze mille six cent trente-six (479 611 636) F CFA TTC, avec un délai de livraison de quatre-vingt-dix (90) jours ;
Lot 2 : CONSILIO CONSULTING BF SERVICES, pour la confection de tenues vareuses pour sous-officiers au profit de la Direction générale de la police nationale (DGPN), pour un montant de vingt-huit millions huit cent cinquante et un mille (28 851 000) F CFA TTC, avec un délai de livraison de quatre-vingt-dix (90) jours ;
LOT 3 : SOCIETE ADAM’S SARL, pour l’acquisition de tenues F1 et accessoires au profit de la Direction générale de la police nationale (DGPN), l’Ecole nationale de police (ENP) et l’Académie de police (AP), pour un montant de deux cent quarante-cinq millions cinq cent six mille trois cent seize (245 506 316) F CFA TTC, avec un délai de livraison de quatre-vingt-dix (90) jours ;
Lot 4 : PHOENIX COMPANY, pour l’acquisition de tenues bariolées au profit de la Direction générale de la police nationale (DGPN) et l’Académie de police (AP), pour un montant de trois cent vingt-trois millions sept cent cinquante mille sept cents (323 750 700) F CFA TTC, avec un délai de livraison de
quatre-vingt-dix (90) jours ;
Lot 5 : SOFRAMA, pour l’acquisition de chaussures basses, articles et effets d’habillement au profit de la Direction générale de la police nationale (DGPN), l’Ecole nationale de police (ENP) et l’Académie de police (AP), pour un montant de deux cent soixante-dix-sept millions quatre cent quarante-deux mille vingt-cinq (277 442 025) F CFA TTC, avec un délai de livraison de quatre-vingt-dix (90) jours ;
Lot 6 : RIMZOURE SARL, pour l’acquisition de chaussures (rangers et escarpins) au profit de la Direction générale de la police nationale (DGPN), l’Ecole nationale de police (ENP) et l’Académie de police (AP), pour un montant de quatre cent trente-six millions neuf cent vingt mille cinq cents (436 920 500) F CFA TTC, avec un délai de livraison de quatre-vingt-dix (90) jours ;
Lot 7 : BF SERVICES SARL, pour l’acquisition de bérets et attributs au profit de la Direction générale de la police nationale (DGPN), pour un montant de cinq cent quatre-vingt-dix-sept millions deux cent cinquante et un mille cent (597 251 100) F CFA TTC, avec un délai de livraison de quatre-vingt-dix (90) jours ;
Lot 8 : BMG SARL, pour l’acquisition d’effets d’habillement et équipements au profit des Volontaires adjoints de sécurité (VADS), pour un montant de quatre cent soixante-trois millions trois cent soixante-cinq mille trois cent cinquante (463 365 350) F CFA TTC, avec un délai de livraison de quatre-vingt-dix (90) jours ;
Lot 9 : SALON DU SPORTIF, pour la fourniture de tenues de sport au profit des Volontaires adjoints de sécurité (VADS), pour un montant de quatre-vingt neuf millions cinq cent onze mille deux cent soixante (89 511 260) F CFA TTC, avec un délai de livraison de quatre-vingt-dix (90) jours ;
Lot 10 : ETS YAMEOGO ISSAKA, pour l’acquisition de tenues de cérémonies au profit de l’Ecole nationale de police (ENP) et l’Académie de police (AP), pour un montant de deux cent soixante-huit millions cinq cent quatre-vingt-dix-neuf mille deux cent soixante-dix (268 599 270) F CFA TTC, avec un délai de livraison de quatre-vingt-dix (90) jours ;
Lot 11 : ETS YAMEOGO ISSAKA, pour l’acquisition d’effets d’habillement au profit de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP), pour un montant de trois cent soixante-sept millions huit cent quatre-vingt-quatorze mille cinq cents (367 894 500) F CFA TTC, avec un délai de livraison de quatre-vingt-dix (90) jours.
Le montant total des acquisitions s’élève à trois milliards cinq cent soixante-dix-huit millions sept cent trois mille six cent cinquante-sept (3 578 703 657) F CFA TTC.
Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2022.
I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE
Le Conseil a adopté un rapport relatif à la préparation du budget de l’Etat, exercice 2023.
L’avant-projet de budget de l’Etat, exercice 2023 se chiffre à 2 631,2 milliards F CFA en recettes et à 3 235,9 milliards F CFA en dépenses, dégageant ainsi un solde budgétaire global de -604,6 milliards F CFA correspondant à -4,8% du PIB nominal contre une norme communautaire (UEMOA) de -3%.
Les recettes budgétaires totales enregistrent une hausse de 282,1 milliards F CFA par rapport aux prévisions de 2022, soit un taux de 12,0%. En 2024 et 2025, les recettes prévisionnelles totales sont respectivement de 2 626,1 milliards F CFA et 2 723,3 milliards F CFA.
Les dépenses budgétaires, quant à elles, connaissent une hausse de 10,85% entre 2022 et 2023, correspondant à un montant de 316,7 milliards F CFA en valeur absolue. En 2024 et 2025, elles se chiffreraient respectivement à 3 199,1 milliards F CFA et à 3 214,1 milliards F CFA.
Les ajustements opérés ont consisté à prendre en compte la nouvelle configuration du Gouvernement, à réorienter certaines dépenses vers les besoins sécuritaires et à procéder à des ajustements techniques demandés par des ministères et institutions.
I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
Le Conseil a adopté un rapport relatif au projet de deuxième rapport périodique dû au titre de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.
Le Burkina Faso a ratifié la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées le 03 décembre 2009. Cette convention oblige les Etats parties à prévenir les actes de disparitions forcées et à lutter efficacement contre l’impunité du crime de disparitions forcées.
Ce rapport rend compte des mesures prises par le Burkina Faso pour mettre en œuvre les dispositions de ladite convention ainsi que les recommandations issues de la présentation du rapport initial devant le Comité des disparitions forcées (CED/C/2) en mars 2016.
Le bilan de la mise en œuvre de cette Convention par notre pays fait ressortir des avancées significatives. Il s’agit :
– de l’adoption de textes législatifs et règlementaires de 2016 à 2021 qui renforcent la protection de toutes les personnes contre les disparitions ;
– de la mise en place d’institutions et de structures publiques de 2016 à 2021 dont les attributions contribuent à la prévention et à la répression des violations des Droits humains, y compris les disparitions forcées ;
– de l’adoption d’un schéma pour la mise en œuvre des recommandations
ainsi que les résultats atteints ;
– des efforts déployés par le Gouvernement en vue de donner effet aux dispositions générales et spécifiques de la Convention, notamment en ses articles 1 à 25.
Le rapport fait également ressortir les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des recommandations et des dispositions. Ces difficultés sont liées à la situation sécuritaire et humanitaire, aux troubles sociaux, à l’instabilité institutionnelle et à la crise sanitaire.
Le Conseil a instruit le ministre chargé du dossier de prendre les dispositions nécessaires en vue de la transmission de ce deuxième rapport périodique au Comité des disparitions forcées dans les délais requis.
II COMMUNICATIONS ORALES
II 1 Le ministre de l’Economie, des finances et de la prospective a fait au Conseil une communication relative à la mise à jour du Plan d’actions de la Transition (PAT) et au renforcement du dialogue avec les partenaires au développement pour son opérationnalisation.
La mise à jour du PAT, instrument central de la Politique nationale de développement (PND) 2021-2025, vise à prendre en compte les nouvelles orientations de la Transition. Ce processus permet également de relancer le dialogue avec les parties prenantes, notamment les partenaires techniques et financiers, sur la conduite des priorités de la Transition.
II 2 Le ministre de la Santé et de l’hygiène publique a fait au Conseil une communication relative à la commémoration de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA, le 1er décembre 2022.
Le thème retenu par l’Assemblée générale des Nations unies est : «Poussons pour l’égalité ». Au Burkina Faso, la célébration officielle de cette journée aura lieu à Gourcy, Chef-lieu de la province du Zondoma, région du Nord.
II 3 Le ministre de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales a fait au Conseil deux (02) communications.
La première communication fait le bilan de l’organisation des examens et concours scolaires et professionnels de la session de 2022.
Les différents résultats obtenus se présentent ainsi qu’il suit :
A l’examen du certificat d’études primaires (CEP) 2022, on enregistre 256 477 admis sur 405 947 candidats, soit un taux de succès de 63,18% contre un taux de 59,34% en 2021.Page 13 sur 24
Aux examens du Brevet d’études professionnelles (BEP) et du certificat d’aptitude professionnelle (CAP) 2022, on enregistre 14 437 admis sur 20 909 candidats, soit un taux de succès de 69,05% contre 63,39% en 2021.
A l’examen du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) 2022, on enregistre 103 186 admis sur 249 553 candidats, soit un taux de succès de 41,35% contre 27,74% en 2021.
Au Baccalauréat 2022, sur 137 758 candidats, 56 635 ont été déclarés admis, avec un taux de succès de 41,11% contre 39,88% en 2021. La seconde communication est relative à la mise en œuvre de l’Education en situation d’urgence (ESU) à la rentrée scolaire 2022-2023.
Le Gouvernement a mis en place une Stratégie nationale de l’éducation en situation d’urgence (SN-ESU 2019-2024) qui a permis la collecte de données et la mise en œuvre d’actions visant la prise en charge des élèves déplacés internes pour assurer leur droit à l’éducation.
Il a été institué des cours de rattrapage, l’inscription et la réinscription des élèves déplacés internes, la mise en œuvre d’innovations pédagogiques, de formules alternatives et de curricula ESU.
Cette stratégie intègre également l’enseignement à distance à travers la radio et la télévision, le profilage de 100 000 enfants pour leur retour à l’école et l’utilisation optimale des infrastructures éducatives.
L’ensemble de ces mesures vise à assurer la continuité éducative au profit des élèves déplacés internes.
Le Conseil a instruit le ministre chargé du dossier de prendre les mesures nécessaires de concert avec les acteurs de l’éducation pour assurer la poursuite de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de l’éducation en situation d’urgence afin de garantir la continuité éducative aux élèves en difficulté.
II 4 Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a fait au Conseil une communication relative à la célébration de la Journée internationale des volontaires (JIV) pour le développement économique et social, le 5 décembre 2022.
Cette édition 2022 de la JIV est placée sous le thème : « rôle et contribution des Volontaires à la solidarité et au développement ». Cette célébration témoigne de l’engagement constant du Gouvernement burkinabè et des acteurs du volontariat à promouvoir la participation consciente, responsable et citoyenne des jeunes au développement du pays.
III NOMINATIONS
III NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE
– Monsieur Abdoulaye SIDIBE, Mle 24 550 P, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de la Police nationale de la Boucle du Mouhoun ;
– Monsieur Marc DAKUYO, Mle 211 708 X, Commissaire de police, catégorie 1, 3ème classe, 1er échelon, est nommé Directeur régional de la Police nationale des Cascades ;
– Monsieur Abdoulaye BELEM, Mle 211 703 B, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur régional de la Police nationale du Centre ;
– Monsieur Dagnidoma Alphonse YODA, Mle 217 558 C, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de la Police nationale du Centre-Est ;
– Monsieur Oumar SOULAMA, Mle 24 453 H, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de la Police nationale du Centre-Nord ;
– Monsieur Somgnougda Aimé Salvador BOUGMA, Mle 227 566 R, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de la Police nationale du Centre-Ouest ;
– Madame Minata KONATE/TRAORE, Mle 226 554 K, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 3ème échelon, est nommée Directrice régionale de la Police nationale du Centre-Sud ;
– Monsieur Wendkouni Barthélemy YANOGO, Mle 111 487 C, Commissaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur régional de la Police nationale de l’Est ;
– Monsieur Pierre Claver KONATE, Mle 227 565 E, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème classe, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de la Police nationale des Hauts-Bassins ;
– Monsieur Cébastien SAWADOGO, Mle 227 567 N, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème classe, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de la Police nationale du Nord ;
– Madame Palingwendé Natacha Maryel SAWADOGO/ZOUNGRANA, Mle 239 811 W, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 2ème échelon, est nommée Directrice régionale de la Police nationale du Plateau-Central ;
– Monsieur Namagna TRAORE, Mle 46 680 G, Commissaire de police, catégorie 1, 2ème classe, 1er échelon, est nommé Directeur régional de la Police nationale du Sahel ;
– Monsieur Yacouba OUATTARA, Mle 29 064 T, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème classe, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de la Police nationale du Sud-Ouest ;
– Monsieur Maneguedebketa Fidèle BOGORE, Mle 245 873 Z, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Police nationale des Banwa ;
– Monsieur Yempabou Ibrahim LOMPO, Mle 239 824 R, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de la Police nationale du Bazèga ;
– Monsieur Souleymane BIKIEGA, Mle 245 868 J, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Police nationale du Ganzourgou ;
– Monsieur Arnaud Léandre SANOU, Mle 283 358 N, Commissaire de police, catégorie 1, 1er grade, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Police nationale du Namentenga ;
– Monsieur Soumaïla TRAORE, Mle 102 429 M, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Police nationale de la Komondjari ;
– Monsieur Wendlanam Moïse KABORE, Mle 283 352 E, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de la Police nationale de la Kossi ;
– Monsieur Rayangnéwendé KABRE, Mle 101 495 R, Commissaire principal de police, catégorie 1, 1er grade, 5ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Police nationale du Noumbiel ;
– Monsieur Maouibadan Patrice NEBIE, Mle 283 354 G, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de la Police nationale de l’Oudalan ;
– Monsieur Bonaventure DEMBELE, Mle 46 703 F, Commissaire principal de police, catégorie 1, 3ème grade, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de la Police nationale de la Tapoa ;
– Monsieur Yomboué Norbert BAYALA, Mle 217 596 J, Commissaire de police, catégorie 1, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Police nationale du Tuy ;
– Monsieur Constant RAMDE, Mle 111 441 H, Commissaire de police, catégorie 1, 2ème classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Police nationale du Ziro.
B AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE
– Monsieur Boureima DAO, Mle 32 091 N, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Chef de département des investigations et de la lutte contre la corruption au sein de l’Inspection générale des finances ;
– Madame Irène KABRE/BOUGOUMA, Mle 54 643 G, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 12ème échelon, est nommée Secrétaire générale de l’Ecole nationale des régies financières (ENAREF) ;
– Monsieur Mohamed Bassirou YANOGO Mle 94 475 B, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur du contrôle des marchés publics et des engagements financiers de la Primature ;
– Monsieur Jean-Baptiste SAWADOGO, Mle 119 332 L, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité ;
– Monsieur Yembila Fulgence ZABSONRE, Mle 58 688 S, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du ministère de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille ;
– Monsieur Patrice OUIBGA, Mle 46 240 D, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises ;
– Monsieur Moussa KADIO, Mle 51 193 W, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme ;
– Monsieur Tabouwé Jean BADOUN, Mle 225 075 B, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Secrétariat général du Gouvernement et du Conseil des ministres ;
– Madame Fatimata MAIGA, Mle 225 096 U, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 2ème échelon, est nommée Directrice du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Centre hospitalier universitaire Charles de Gaulle ;
– Madame Sassamé SOULAMA, Mle 245 200 U, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Directrice du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Centre national de transfusion sanguine ;
– Monsieur Thimoté DAKUYO, Mle 49 065 E, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Inspecteur technique du contrôle des marchés publics et des engagements financiers ;
– Monsieur Seydou GUIRE, Mle 96 924, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur du contrôle des actes administratifs ;
– Monsieur Touwonianouhon MEDA, Mle 104 301 N, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur du contrôle des marchés publics et des engagements financiers de l’Agence nationale d’évaluation environnementale ;
– Madame Alima DIABO/CONGO, Mle 32 013 W, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Directrice du contrôle des marchés publics et des engagements financiers de l’Ecole nationale des régies financières ;
– Madame Thianhor Ingrid Marie-Reine SOME, Mle 257 154 H, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice du contrôle des marchés publics et des engagements financiers de l’Ecole nationale des eaux et forêts de Bobo-Dioulasso ;
– Monsieur Yaya SOURABIE, Mle 246 840 N, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Sanguié ;
– Monsieur Nièwiè Bertin SOME, Mle 37 255 Z, Inspecteur des impôts, 1er grade, 11ème échelon, est nommé Directeur régional des impôts de la Boucle du Mouhoun ;
– Monsieur N’golo Brahima OUATTARA, Mle 34 826 H, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 17ème échelon, est nommé Directeur régional des impôts des Cascades ;
– Monsieur Baorimsom Félix NABALOUM, Mle 109 413 X, Commissaire de police, catégorie 1, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Comptable principal des matières du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité ;
– Monsieur Ababéribayouni TINAGUIAN, Mle 96 932 N, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Comptable principal des matières du ministère de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille ;
– Monsieur Arzouma Médard ZOURE, Mle 112 462 K, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Comptable principal des matières du ministère de l’Energie, des mines et des carrières ;
– Madame Mamounata OUEDRAOGO/OUEDRAOGO, Mle 58 576 K, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Comptable principal des matières du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement ;
– Monsieur Etienne KARAMBIRI, Mle 257 141 C, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Comptable principal des matières du ministère de l’Urbanisme, des affaires foncières et de l’habitat ;
– Monsieur Emmanuel SONDO, Mle 272 794 X, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Comptable principal des matières du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi ;
– Monsieur Bannizouna DABIRE, Mle 324 586 G, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Comptable principal des matières de la Cour des comptes ;
– Monsieur Lohé Seydou COULIBALY, Mle 112 404 X, Contrôleur des services financiers, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Comptable principal des matières du Médiateur du Faso.
C AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE
– Madame Aminata NANA/BOUNDAONE, Mle 58 195 L, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 12ème échelon, est nommée Chargée de missions ;
– Monsieur Rawéléguinbasba Armel Flavien KABORE, Mle 97 463 P, Professeur titulaire hospitalo-universitaire en anesthésie réanimation, catégorie P1, grade initial, 2ème échelon, est nommé Directeur général du Service d’aide médicale urgente (SAMU) ;
– Monsieur Lévi SAWADOGO, Mle 225 035 V, Inspecteur du Trésor, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Kiougou BAMOGO, Mle 28 423 W, Economiste de santé, 1ère classe, 15ème échelon, est nommé Chargé de missions, en remplacement de Monsieur Olivier SOSSA ;
– Monsieur Constant DAHOUROU, Mle 58 198 J, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Directeur des formations sanitaires publiques.
D AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES
– Monsieur Boubacar Sidiki Babile SEYE, Mle 913 B (SOFITEX), Ingénieur des sciences appliquées, C4, 9ème échelon, est nommé Directeur général de la Société des fibres textiles (SOFITEX).
E AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES
– Monsieur Yaya SANKARA, Mle 279 335 Y, Administrateur civil, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;
– Monsieur Aboubacar SAWADOGO, Mle 119 330 X, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur général de la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF).
F AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES
– Monsieur Souleymane COULIBALY, Mle 52 276 R, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, grade 1, 17ème échelon, est nommé Directeur de Cabinet.
G AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
– Monsieur Roger Honorat Charles NEBIE, Mle 46 544 W, Enseignant chercheur, est nommé Directeur de Cabinet ;
– Monsieur Samuel PARE, Mle 110 909 A, Professeur titulaire, catégorie P1, 3ème échelon, est nommé Secrétaire général
Porte-parole du Gouvernement
Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO, Chevalier de l’Ordre du mérite, des arts, des lettres et de la communication
«La numérisation est essentielle pour atteindre les ODD et l’Agenda 2063 et y parvenir nécessite la contribution de toutes les parties prenantes », affirme M. Pedro, s’exprimant lors d’une session des dirigeants de haut niveau sur le thème « Une connectivité universelle, abordable et significative », à l’ouverture de l’édition 2022, du Forum sur la gouvernance de l’Internet, à Addis-Abeba, en Éthiopie. Communiqué.
«Communiqué de Presse
La collaboration et les partenariats assureront une connectivité significative en Afrique
Addis-Abeba, le 28 novembre 2022 (CEA) – L’accès à Internet est essentiel à la transformation économique et sociale de l’Afrique, ce qui rend ce besoin crucial pour les gouvernements d’investir dans les technologies numériques, exhorte le Secrétaire exécutif par intérim de la Commission économique pour l’Afrique, Antonio Pedro.
«La numérisation est essentielle pour atteindre les ODD et l’Agenda 2063 et y parvenir nécessite la contribution de toutes les parties prenantes », affirme M. Pedro, s’exprimant lors d’une session des dirigeants de haut niveau sur le thème « Une connectivité universelle, abordable et significative », à l’ouverture de l’édition 2022, du Forum sur la gouvernance de l’Internet, à Addis-Abeba, en Éthiopie.
Pedro souligne l’importance des partenariats et de la collaboration pour stimuler la connectivité numérique en Afrique qui est sur la voie de la transformation économique avec la mise en place de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Il rappelle que la CEA utilise ses 3 fonctions principales à savoir, celles de think tank, de mobilisation et de services opérationnelles pour démystifier la conversation sur Internet et son rôle dans la société.
«Nous avons également identifié des opportunités pour toutes les parties prenantes de participer, par exemple, nous aidons nos États membres à formuler des stratégies nationales vis-à-vis de la ZLECAf », déclare-t-il, ajoutant que « la ZLECAf est considérée comme le plan Marshall africain et créera un marché sans tarifs ni autres barrières pour 1,5 milliard de personnes. Cela permettra l’émergence de petites et moyennes entreprises et de chaînes de valeur régionales qui nécessitent la numérisation comme moyen de permettre le commerce.
Le représentant de l’ONU déclare que la stratégie de transformation numérique de la Commission de l’Union africaine est un excellent cadre visant à prioriser l’infrastructure numérique et l’accessibilité comme conditions préalables à la réalisation de la transformation numérique et de la prospérité conformément à l’Agenda 2063. La CEA a déjà commencé à promouvoir les efforts d’expansion du haut débit dans les États membres, ce qui a un impact substantiel sur la coopération et l’intégration régionale en Afrique.
La CEA joue un rôle de premier plan dans les consultations régionales et dans l’élaboration de stratégies électroniques qui traitent des questions de politique de communication, de financement et de réglementation de manière à promouvoir l’harmonisation et à soutenir le commerce transfrontalier dans le cadre de la ZLECAf.
Faisant allusion à l’investissement dans les compétences numériques de base comme une priorité pour de nombreux pays africains afin d’améliorer la participation des citoyens à leur écosystème numérique local, M. Pedros dit que la CEA soutient la création du premier centre de recherche sur l’Intelligence artificielle (IA) au Congo Brazzaville, le Centre africain sur les STEAM au Rwanda et le Centre de cybersécurité au Togo.
Afin de résoudre la fracture numérique entre les hommes et les femmes, la CEA a organisé des ateliers pratiques de codage pour les filles et les jeunes femmes dans le cadre de l’Initiative « Connected African Girls ». Ces ateliers fournissent aux filles et aux jeunes femmes les connaissances, les outils et les plateformes dont elles ont besoin pour se développer en tant qu’entrepreneures, innovatrices et leaders technologiques. Cette initiative a maintenant équipé plus de 25 000 filles à travers le continent avec diverses compétences essentielles en TIC.
S’exprimant lors de la session des dirigeants de haut niveau, Paul Scully, Ministre britannique de la technologie et de l’économie numérique, souligne que le modèle multipartite est essentiel pour produire des solutions collaboratives efficaces à des problèmes complexes tels que la connectivité numérique.
«Pour réaliser notre ambition, toutes les parties prenantes doivent travailler ensemble et à cet égard, nous ne devons pas considérer les acteurs comme ayant des rôles et des responsabilités assignés étroits… Nous ne voyons pas le gouvernement, le secteur privé et la société civile travailler en silos, mais plutôt coopérer pour donner corps à des ambitions communes », affirme M. Scully, citant que le Gouvernement britannique a établi le réseau international TechHub par le biais du programme d’accès numérique qui catalyse un accès numérique efficace, abordable et sécurisé pour les populations exclues et mal desservies au Kenya, au Nigéria et en Afrique du Sud.
Paula Ingabire – Ministre des technologies de l’information et de la communication du Rwanda, déclare aux participants que les bonnes réformes juridiques et réglementaires nécessaires pour assurer une connectivité et une accessibilité significatives doivent être en place.
«Nous devons examiner les politiques d’accès universel et non seulement l’accès, mais également veiller à ce que le prix soit abordable alors que nous favorisons la connectivité à large bande pour tous et veillons à ce que personne ne soit laissé pour compte », indique Mme Ingabire.
Kojo Boakye, Directeur des politiques publiques pour l’Afrique et le Moyen-Orient, à Meta, confirme que la création d’une connectivité significative consiste pour les gouvernements à créer le cadre réglementaire politique dans lequel le secteur privé peut investir ; alors que les Organisations de la société civile devraient être des chiens de garde et informer les régions où l’investissement doit être effectué.
«Le gouvernement devrait certainement définir l’agenda et l’environnement réglementaire politique propices à un accès plus accru et plus abordable… Lorsque ces deux éléments sont bien exécutés, vous avez de grands projets comme 2Africa, le projet Meta reliant 33 pays d’Afrique et du Moyen-Orient et qui apportera plus de capacités que tous les câbles à ce moment-là », expliqus M. Boakey.
Soulignant l’importance de l’accès numérique et le rôle critique de l’IGF en tant que plateforme d’échange d’expériences et de bonnes pratiques, Junhua Li, Secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires économiques et sociales, dit que l’IGF peut accélérer la connectivité universelle en créant de nouveaux partenariats et en générant de nouvelles idées.
«Les progrès technologiques doivent en fin de compte servir un rôle plus large de développement durable et ne laisser personne pour compte », déclare M. Li.
La manière dont les partenariats multipartites contribuent à une connectivité universelle abordable et significative en Afrique est une question clé abordée par la session de leadership de haut niveau. Les participants ont noté que si la connectivité est importante, elle est coûteuse en termes d’infrastructures.
« Nous avons besoin de la coopération des gouvernements, des fonds de pension et du secteur privé dans le déploiement de la connectivité et nous devons nous assurer que le financement et l’infrastructure soient déployés exactement dans les endroits et les communautés qui en ont besoin » », indique Lise Fuhr, Directrice générale, de l’Association européenne des opérateurs de réseaux de télécommunications, soulignant que les investisseurs ont besoin de clarté et de certitude qu’ils font un bon investissement.
«La connectivité doit être significative et abordable, mais nous ne pouvons pas risquer une ingérence indue du gouvernement. Nous ne pouvons pas risquer la fermeture du réseau et nous ne pouvons pas avoir de mandat descendant pour les protocoles », met en garde Mme Fuhr, ajoutant que : « Nous rejetons toute tentative de fragmenter Internet avec des protocoles descendants. C’est mauvais pour la démocratie ; c’est mauvais pour l’investissement et aussi mauvais pour la réalisation d’une connectivité universelle.
Cependant, fournir une connectivité abordable et significative à divers groupes de population, en particulier dans les zones rurales, pose d’énormes défis tels qu’une connectivité instable, le manque d’appareils, d’applications de connexion et d’éducation, déclare Nii Narku Quaynor, Président de Ghana Dot Com.
«La sécurité technologique est similaire à la sécurité alimentaire », dit M. Quaynor, notant que la pénétration d’Internet dépassant 50 % en Afrique au lieu des coupures d’Internet, il devrait y avoir un Internet continu. Cela serait conforme aux objectifs de la stratégie de transformation numérique pour l’Afrique, à savoir que d’ici 2030, tous les dispositifs d’accès soient fabriqués en Afrique et que 30 % des ressources et des services d’information soient développés et hébergés en Afrique.
-Fin-
À propos de la CEA
Créée en 1958 par le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies, la CEA est l’une des cinq commissions régionales de l’Institution et a pour mandat d’appuyer le développement économique et social de ses États membres, d’encourager l’intégration régionale et de promouvoir la coopération internationale pour le développement de l’Afrique.
Composée de 54 États membres, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) joue un double rôle en tant qu’organisme régional de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et en tant que partie intégrante du paysage institutionnel régional en Afrique.
Pour plus d’informations, rendez-vous sur : www.uneca.org
Mactar Seck, Chargée des affaires économiques, à la Commission économique pour l’Afrique, souligne la nécessité de promouvoir la représentation des femmes dans les Technologies de l’information et de la communication (TIC), au segment des femmes, lors du Forum sur la gouvernance de l’Internet (IGF).
Dans son allocution au cours de la session, Mactar Seck fait remarquer que « seulement 12 % des femmes opèrent actuellement dans le secteur des TIC. Il existe un important fossé numérique sur le continent, les femmes représentent 51 % de la population, mais seulement 20 % ont accès à Internet. Plusieurs études ont montré que si nous pouvons résoudre les inégalités entre les hommes et les femmes, nous pouvons contribuer 3 millions de dollars au PIB mondial.
«Communiqué de Presse
Un appel à la parité hommes-femmes dans l’espace numérique
Addis-Abeba, le 28 novembre 2022 (CEA) – Mactar Seck, Chargée des affaires économiques, à la Commission économique pour l’Afrique, souligne la nécessité de promouvoir la représentation des femmes dans les Technologies de l’information et de la communication (TIC), au segment des femmes, lors du Forum sur la gouvernance de l’Internet (IGF).
Dans son allocution au cours de la session, Mactar Seck fait remarquer que « seulement 12 % des femmes opèrent actuellement dans le secteur des TIC. Il existe un important fossé numérique sur le continent, les femmes représentent 51 % de la population, mais seulement 20 % ont accès à Internet. Plusieurs études ont montré que si nous pouvons résoudre les inégalités entre les hommes et les femmes, nous pouvons contribuer 3 millions de dollars au PIB mondial.
M Seck a identifié deux programmes clés mis en place par la CEA visant à renforcer les capacités et les compétences des femmes à participer à l’espace numérique, à savoir l’Initiative African Connected Girls lancée en 2020, qui a formé environ 25 000 filles à l’Intelligence artificielle, au codage, aux jeux et à d’autres utilisations de la technologie numérique. Et la Tech Africa Women Initiative, lancée cette année, se concentre sur le renforcement des capacités des start-ups féminines.
Zanyiwe Asare, Membre du Comité consultatif des consommateurs de l’Autorité indépendante des communications d’Afrique du Sud, explique la nécessité d’allier la justice technologique à l’innovation technologique, « plus la technologie progresse, plus les rôles traditionnels deviennent obsolètes, ce qui signifie moins d’intervention physique dans le monde et cela signifie que des infractions d’un point de vue civil et pénal se produisent en ligne ».
Mme Asare, quant à elle exprime la nécessité pour les acteurs critiques d’être ouverts à une véritable collaboration et de créer des voies pour des approches ascendantes, des programmes d’alphabétisation et de sensibilisation à grande échelle et une meilleure application par les responsables de l’application des lois.
Sylvia Mukasa, Fondatrice et PDG de GlobalX Investments Ltd, une société technologique spécialisée dans les technologies émergentes, explique que la recherche a montré que le sexe et la race sont des domaines cruciaux à examiner dans les technologies émergentes, « seulement 22 % des professionnels de l’Intelligence artificielle dans le monde sont des femmes, cela constitue une menace de préjugés sexistes. Ainsi, à mesure que ces technologies sont adoptées, nous devons nous assurer que les données sont utilisées de manière inclusive. Nous devons nous assurer que ces nouvelles technologies n’aggravent pas les inégalités existantes ».
Les discussions ont en outre révélé l’importance de promouvoir le développement des compétences en TIC dans les écoles, d’améliorer la parité hommes-femmes dans la gouvernance de l’Internet, de réglementer le cyberespace pour prévenir les cyber crimes contre les femmes et d’autres formes de préjugés, en plus de formuler les bonnes politiques qui protègent les individus, de telle sorte que les gouvernements agissent de manière proactive plutôt que réactive.
Le 17ème Forum sur la gouvernance de l’Internet à Addis-Abeba, en Éthiopie, qui se déroule du 28 novembre au 2 décembre, cherche à déterminer des mesures concrètes visant à libérer le potentiel de la technologie numérique pour construire des sociétés résilientes et inclusives. L’IGF rassemble des gouvernements, des entreprises, la communauté technique, la société civile et d’autres partenaires pour tenir des discussions ouvertes et inclusives sur la manière dont la transformation numérique peut être exploitée pour stimuler le développement socio-économique à l’échelle mondiale tout en protégeant l’environnement. Le thème de cette année est « Un Internet résilient pour un avenir partagé, durable et commun».
-Fin-
À propos de la CEA
Créée en 1958 par le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies, la CEA est l’une des cinq commissions régionales de l’Institution et a pour mandat d’appuyer le développement économique et social de ses États membres, d’encourager l’intégration régionale et de promouvoir la coopération internationale pour le développement de l’Afrique.
Composée de 54 États membres, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) joue un double rôle en tant qu’organisme régional de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et en tant que partie intégrante du paysage institutionnel régional en Afrique.
Pour plus d’informations, rendez-vous sur : www.uneca.org
Le Premier ministre, Me Apollinaire Joachim Kyelem de Tambela, a reçu en audience, ce lundi 28 novembre 2022, Dr Christopher Fomunyoh de NDI
Le Premier ministre, Me Apollinaire Joachim Kyelem de Tambela, a reçu en audience, ce lundi 28 novembre 2022, le directeur régional pour l’Afrique de l’Institut national démocrate pour les affaires internationales (NDI), Dr Christopher Fomunyoh. Ce think tank américain a rassuré le Chef du Gouvernement de son soutien au renforcement du processus démocratique burkinabè.
Dr Christopher Fomunyoh de NDI se prêtant aux préoccupations de la presse à sa sortie d’audience
« Soutien pour le renforcement de la démocratie au Burkina Faso : Le Premier ministre invite le NDI à sortir des sentiers battus
Le Premier ministre, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela, a reçu en audience, en début de matinée, ce lundi 28 novembre 2022, le Directeur régional pour l’Afrique de l’Institut National Démocrate pour les Affaires Internationales (NDI), Dr Christopher Fomunyoh. Ce think tank américain a rassuré le Chef du Gouvernement de son soutien au renforcement du processus démocratique burkinabè.
« Nous avons rassuré le Premier ministre, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela, du soutien du NDI à son Gouvernement, aux populations burkinabè, avec lesquels nous sommes partenaires depuis plus de dix-sept ans », a-t-il expliqué, à l’issue de l’audience.
Selon lui, le NDI intervient aux côtés des acteurs du processus démocratique que sont les partis politiques, toutes tendances confondues, et les organisations de la société civile, pour renforcer la démocratie et la bonne gouvernance.
C’est pourquoi, a-t-il insisté, pendant cette période de Transition, où le pays connaît des défis particuliers, le NDI manifeste aux autorités, sa foi et sa confiance en l’avenir.
Par ailleurs, le Directeur régional pour l’Afrique du NDI a déclaré que de par le passé, ce think tank a mené des activités de renforcement des capacités des organisations de la société civile.
« Par exemple, nous avons beaucoup travaillé avec les associations féminines sur la question de la participation des femmes en politique. Nous comptons maintenir le cap sur ces activités », a-t-il souligné.
Le Directeur régional pour l’Afrique du NDI a profité de cette audience pour féliciter Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela pour sa nomination « au poste-clé » de Chef du Gouvernement, pendant cette période de transition.
Pour le Premier ministre, le NDI doit changer de paradigme dans son partenariat avec notre pays. “Nous ne sommes plus en phase avec cette sorte de transfert de culture, tradition et de pratiques étrangères à notre société. Cette vision occidentale de la démocratie que vous implémentez chez nous, n’est pas en adéquation avec les aspirations de nos populations, d’où les instabilités récurrentes de nos Etats”, a-t-il expliqué.
En effet, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela a estimé que les peuples ne se reconnaissent pas dans cette sorte de greffage au forceps, au point de s’en désintéresser, voire de défier les institutions issues de ce système de transposition et d’imposition de valeurs étrangères. En revanche, soutient-il, ils se sentent et vivent en harmonie avec leurs valeurs endogènes de gouvernance qu’ils respectent systématiquement, en témoigne le pouvoir traditionnel qu’aucune instabilité, ni coup d’Etat, n’a jamais remis en cause.
Ce constat, note enfin le Chef du Gouvernement, doit nous servir de gouvernail pour refonder une vraie démocratie ancrée dans notre société, afin que nos institutions correspondent aux aspirations des populations qui en seront les garants, puisque s’y reconnaissant. Cette refondation, souligne-t-il, va être matérialisée par une nouvelle Constitution qui, comme du sucre dans l’eau, va consacrer la conformité de nos valeurs avec nos aspirations, plutôt que le mélange crisogène huile-eau que subissent nos nations aujourd’hui.
Le Directeur Régional pour l’Afrique du NDI, reconnaissant l’originatlité et le bien-fondé de cette vision audacieuse, suggère même que les intellectuels africains soient également invités, à travers une conférence, à apporter leur contribution pour une telle refondation.
L’insécurité alimentaire mondiale augmente si rapidement que la faim pousse un enfant par minute dans la malnutrition sévère et en 2021, jusqu’à 828 millions de personnes étaient touchées par la faim. Le monde est confronté à une crise alimentaire mondiale sans pareille, avec des prix alimentaires à des niveaux historiques, des chaînes d’approvisionnement perturbées par la guerre et la maladie, et le changement climatique menaçant les récoltes dans pratiquement toutes les zones géographiques. Décryptage de deux experts de la question, David Kamau et Peiman Milani.
«Impact des grains entiers sur la sécurité alimentaire mondiale
Le monde est confronté à une crise alimentaire mondiale sans pareille, avec des prix alimentaires à des niveaux historiques, des chaînes d’approvisionnement perturbées par la guerre et la maladie, et le changement climatique menaçant les récoltes dans pratiquement toutes les zones géographiques. L’insécurité alimentaire mondiale augmente si rapidement que la faim pousse un enfant par minute dans la malnutrition sévère et en 2021, jusqu’à 828 millions de personnes étaient touchées par la faim.
Soixante pour cent des calories mondiales proviennent des trois grandes céréales (blé, maïs et riz) sous forme raffinée. Le traitement de ces grains réduit leur volume de 20 à 30 % et enlève encore plus de leur valeur nutritionnelle. Les régimes alimentaires dominés par ces céréales raffinées, le sucre et les aliments ultra-transformés sont devenus la principale cause de décès évitable dans le monde, liée à l’augmentation des taux d’obésité, de diabète, de maladies cardiaques, d’accidents vasculaires cérébraux et de certains types de cancer. Dans presque tous les pays, ces aliments malsains sont omniprésents et bon marché.
Un simple passage des céréales raffinées aux céréales complètes enrichies produirait non seulement des aliments plus nutritifs pour des milliards de personnes – sans augmenter les coûts de production – mais contribuerait également à réduire la malnutrition et la faim. Ce changement permettrait à de nombreux gouvernements à court d’argent d’économiser des milliards de dollars en coûts d’importation de denrées alimentaires et en subventions agricoles. sans nécessiter un seul acre supplémentaire de terres agricoles ou une once de plus d’engrais.
Des inquiétudes ont été soulevées concernant la durée de conservation des produits à grains entiers, leurs coûts ainsi que l’acceptation par les consommateurs. Les progrès de la technologie de transformation des aliments permettent à de nombreux aliments à grains entiers d’avoir une durée de conservation de six mois et plus et il a été démontré que la production de grains entiers en vrac coûte moins cher que celle de grains raffinés. Mais malgré ces avantages évidents, la production alimentaire reste centrée sur les céréales raffinées.
Les préférences des consommateurs évoluent avec une acceptation accrue des aliments à grains entiers dans différentes catégories démographiques. Au Rwanda, il y a eu une augmentation de l’adoption des grains entiers dans les repas scolaires. Lors d’essais menés dans 18 écoles publiques où 13 700 enfants ont reçu des grains entiers dans le repas de maïs quotidien servi pour le déjeuner, de nombreux enfants ont déclaré qu’ils se sentaient plus rassasiés et plus énergiques. Plus de 90 % des enfants de sixième année ont préféré le repas de grains entiers lorsqu’ils ont été sensibilisés à ses avantages. Au Danemark, l’éducation des consommateurs, notamment par le biais du logo de l’emballage, a augmenté la consommation de céréales complètes de 75 % entre 2007 et 2014.
Alors que le monde est confronté à une escalade de la crise alimentaire et de la faim, des mesures doivent être prises pour sauver des vies et commencer à orienter les systèmes alimentaires vers des résultats plus sains. Aujourd’hui, on en sait beaucoup plus sur la valeur nutritionnelle des grains entiers et les ramifications du raffinement.
Trois actions clés pourraient soutenir la transition des grains raffinés vers les grains entiers dans un délai relativement court :
Une réorientation des grands acheteurs institutionnels de produits alimentaires vers l’achat de grains entiers
Le passage des acheteurs institutionnels de produits alimentaires à l’achat de grains entiers est un puissant moyen d’augmenter la demande. Les gouvernements africains nourrissent environ 10 à 30 % de leur population grâce à des programmes de filets de sécurité, des programmes d’alimentation scolaire (qui touchent à eux seuls plus de 60 millions d’enfants sur le continent), des hôpitaux, des prisons et d’autres institutions publiques. Un passage de l’achat de grains raffinés à l’achat de grains entiers au sein de ces institutions pourrait avoir un impact significatif et influencer un changement plus large dans l’ensemble du système alimentaire. En outre, le transfert des subventions gouvernementales pour les céréales raffinées vers les céréales complètes contribuerait également à influencer le marché.
Il a été démontré que l’enrichissement des grains entiers présente des avantages nutritionnels importants
Les organismes publics et les entreprises privées devraient promouvoir la consommation de grains entiers auprès des consommateurs, en partageant les preuves des avantages nutritionnels. La farine de maïs complète contient 24 % de protéines en plus, 3,8 fois plus de fibres et 3,5 fois plus de calcium que la farine raffinée. Et ce n’est que pour commencer. Il est également plus riche en fer, en zinc et en vitamine E. Enrichis en micronutriments, les grains entiers pourraient aider à vaincre la malnutrition dévastatrice, renforçant ainsi le corps et l’esprit.
Financement et investissements nécessaires pour favoriser le passage du raffiné au grain entier
Des investissements modestes sont nécessaires dans le secteur de la meunerie afin de passer du raffiné au grain entier.
Des investissements modestes sont nécessaires dans le secteur de la meunerie afin de passer du raffiné au grain entier. Les meuniers ont besoin d’un financement abordable ainsi que de partenaires et les gouvernements, les organisations de développement et les entreprises alimentaires privées devraient être en première ligne pour stimuler ces investissements. Au Rwanda, les petites et moyennes entreprises de meunerie ont commencé à faire ce changement sur la base d’investissements initiaux de plusieurs dizaines de milliers de dollars, et s’attendent à voir ces investissements récupérés et transformés en bénéfices d’ici quelques années.
La crise alimentaire mondiale et ses causes sous-jacentes, qui sont profondes et systémiques, ne seraient pas résolues par le passage des céréales complètes raffinées aux céréales enrichies. Des transformations plus importantes sont nécessaires, notamment en permettant le développement de systèmes alimentaires diversifiés, équitables et régénérateurs qui nourrissent non seulement les personnes, mais également les écosystèmes naturels essentiels à la culture de bons aliments. Cependant, le passage aux grains entiers est une étape importante et hautement réalisable, alors même que nous nous attaquons aux profonds dysfonctionnements du système alimentaire au sens large. Ses avantages commenceraient également immédiatement et ne feraient qu’augmenter avec le temps. Une transition vers les grains entiers aujourd’hui nous rapprochera d’un monde qui fournit une bonne nourriture pour tous.
Par David Kamau, directeur général de la Fortified Whole Grain Alliance et Peiman Milani, directeur de l’Initiative alimentaire de la Fondation Rockefeller».
La Transition burkinabè sous la conduite du Capitaine Ibrahim Traoré entend respecter l’Accord conclu entre la CEDEAO et le pouvoir Damiba. Le Médiateur de la CEDEAO, Mahamadou Issoufou, est venu ce samedi 26 novembre 2022 s’en assurer davantage avec le Président de la Transition Traoré, au cours d’une audience à Kosyam qui a permis de faire une évaluation de cette Transition burkinabè.
Le médiateur Mahamadou Issoufou lors de son tête-à-tête avec le Capitaine Ibrahim Traoré
Si la Transition burkinabè a été rectifiée avec le coup d’état du Capitaine Traoré, l’accord conclu avec la CEDEAO concernant notamment la durée de la Transition devrait être respecté. Cela a été affirmé pendant les assises nationales de mi-octobre et réaffirmé le 19 novembre dernier à l’Assemblée législative de Transition par le Premier ministre Apollinaire Joachim Kyelem de Tambèla, lors de sa déclaration de politique générale. Cela ne saurait en être autrement pendant la séance d’évaluation de la Transition que le Président Traoré a eue ce samedi 26 novembre 2022 par le Médiateur de la CEDEAO, Mahamadou Issoufou.
Aux dires de l’ancien président nigérien à sa sortir d’audience, il est en mission pour pouvoir faire un rapport sur la situation de la Transition burkinabè qu’il va soumettre aux chefs d’Etat de l’organisation régionale lors de leur prochain sommet le 4 décembre 2022 à Abuja, siège de la CEDAO. Et à en juger par les apparences, on peut dire qu’il n’y a pas, pour l’instant de nuages entre Ouaga et Abuja, à partir du moment où existe déjà la volonté des autorités de la Transition de respecter l’accord de départ. Ce qui d’ailleurs a conduit à reconduire dans leurs postes des ministres de l’ex-gouvernement Albert Ouédraogo. Cela est important pour la CEDEAO qui est pour un retour rapide à l’ordre Constitutionnel normal dans le pays.
‘’A l’impossible nul n’est tenu’’
Si les autorités de la Transition sont le respect de l’Accord avec la CEDEAO, pour autant elles ne sont pas en mesure de garantir le respect strict de la durée de la Transition, vu le volatile contexte sécuritaire du pays doublé d’une crise humanitaire sans précédent.
Répondant à une question d’un parlementaire lors de sa déclaration de politique générale du 19 novembre dernier, le chef du gouvernement n’est pas passé par quatre chemins pour le faire savoir. «On ne peut organiser des élections transparentes et incontestables si la sécurité n’est pas assurée et si la majorité des Burkinabè ne peuvent pas y participer», a- t-il relevé en substance. Comme quoi, à l’impossible, nul n’est tenu.
Et la CEADEAO ne semble pas aussi être fermée sur cet aspect des choses qui est pris en compte dans l’évaluation du processus de Transition en cours. C’est ce à quoi, l’on pense lorsque le Médiateur Issoufou à sa sortie d’audience confie à la presse : «nous avons eu une parfaite identité de vue sur l’ensemble des questions abordées et je salue l’ouverture d’esprit, l’ouverture au dialogue du Président de la Transition». Bref, pourvu que cette convergence de vues prévale toujours et que cela aille toujours dans le sens des intérêts du peuple burkinabè.
La communauté internationale célébrera le 29 novembre prochain, la Journée mondiale sans achats (JMSA). Dans ce Communiqué parvenu à notre rédaction, le Réseau national des consommateurs du Faso (RENCOF) appelle les Burkinabè à la célébrer, en consommant «responsable en famille, à l’école, en entreprise» et en rejetant «le gaspillage à table», en refusant «le sachet noir» et en recourant aux courses à vélo.
«C’est le consommateur qui a le pouvoir de la prise de décision d’achat : le pouvoir de décision du lieu d’achat, le pouvoir de décision du moment d’achat, le pouvoir de décision du prix d’achat», rappelle le RENCOF.
Et d’appeler le gouvernement «à ses responsabilités pour garantir aux consommateurs burkinabè des produits sains, de qualité et à des prix abordables».
Jean Eudes Bambara de la télévision 3TV, lauréat dans la catégorie télé/ Mojo recevant son prix des mains du ministre Jean Noel Ouédraogo
La 6e édition du prix PaxSahel pour le Journalisme sensible aux Conflits ( JsC) a été organisée cette année conjointement avec les 20 ans d’existence du Réseau d’initiatives de Journalistes (RIJ). La cérémonie s’est déroulée le vendredi 25 novembre 2022, sous le patronage du ministre en charge de la communication. Plusieurs prix ont été décernés à des lauréats dans différentes catégories de la presse.
Une vue des officiels à la cérémonie des 20 ans du Réseau d’initiatives de journalistes et de récompenses des lauréats du PaxSahel
<<20 ans du RIJ : défis et perspectives>>. C’est sous ce thème qu’est célébré ce vendredi, 25 novembre 2022 à Ouagadougou, le 20e anniversaire du Réseau d’Initiatives de Journalistes (RIJ) avec pour point d’honneur l’organisation du concours « PaxSahel ». Ce prix a pour objectif d’encourager les femmes et les hommes de médias pour leur rôle d’édification d’un monde de paix à travers leurs productions.
A l’entame, Jean Emmanuel Ouédraogo, ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, porte-parole du gouvernement, patron de la cérémonie ; s’est réjoui de la tenue effective de la cérémonie commémorative du jubilé de porcelaine du RIJ, qui regroupe <<des professionnels de l’information, des journalistes femmes et hommes issus de la presse publique et privé. Ces historiens et historiennes du présent réunis dans ce cadre pour défendre un idéal commun : une presse professionnelle au service des lecteurs, auditeurs, téléspectateurs et internautes>>.
Exhortation du ministre Ouédraogo aux journalistes
Jean Eudes Bambara de la télévision 3TV, lauréat dans la catégorie télé/ Mojo recevant son prix des mains du ministre Jean Noel Ouédraogo
Pour le chef du département de la communication, la crise sécuritaire que traverse notre cher pays, le Burkina Faso, les médias et les journalistes sont appelés à apporter leur contribution pour un retour de la paix, gage de développement. Le Patron a également lancé un appel à l’endroit de tous les Burkinabè et des journalistes en particulier, de s’engager pleinement à être des partisans de la paix et la cohésion sociale. Car selon lui, <<investir dans le secteur des médias, c’est investir pour l’avenir>>. Le ministre a par ailleurs félicité les lauréats 2022 du prix pour leur engagement dans la recherche de la paix et la cohésion sociale.
Poursuivant dans la même lancée, Pascal Magan Ouattara de Wendkouni Bank International, co-parrain de la 6e édition du prix PaxSahel, s’est également réjoui de la tenue effective de <<cette compétition>> et de l’honneur qui lui est fait dans le choix du parrainage aux côtés du parrain Wendpanga Bruno Compaoré, directeur du FBDES. Il a toutefois tenu a remercier le RIJ, qui <<depuis 2016, s’est également engagé dans la promotion du journalisme sensible aux conflits, un journalisme responsable, plus soucieux des questions de montrer un visage humain des conflits, un journalisme plus soucieux de la cohésion sociale et de la recherche de la paix>>. Dans le contexte actuel au Sahel, marqué par la montée de l’extrémisme violent et du terrorisme, l’initiative du RIJ est fort appréciable, a-t-il conclu.
Les lauréats du Prix PaxSahel 2022
Liradan Philippe Ada de la radio Omega (à droite), lauréat dans la catégorie Radio recevant son prix du parrain des 20 ans du RIJ
Romaine Raïssa Zidouemba, coordonnatrice du RIJ a quant à elle rappelé l’objectif de l’organisation dudit concours au profit des femmes et hommes de médias. En effet selon elle, l’organisation de ce concours est un encouragement fait aux journalistes pour leur rôle d’édification d’un monde de paix à travers leurs productions. Les conflits étant un facteur qui entrave la bonne marche de la société, le RIJ encourage le journalisme sensible aux conflits, dans une perspective de résolution et non d’envenimement des conflits, a-t-elle ajouté.
Ce présent concours a vu la participation de vingt-huit candidats dans les trois différentes catégories de presse : écrite, en ligne, radio et audiovisuelle. Ainsi, trois œuvres ont été récompensées pour leur qualité, leur pertinence et le professionnalisme de leurs auteurs selon Adama Bayala, président du jury. Il s’agit de :
-<<Conflit foncier à Kangounadéni : Un interminable feuilleton ensanglanté>> de Kamélé Fayama, des éditions Sidwaya-Bobo, pour la presse écrite, qui a obtenu une note de 15/20.
-<<Tougan : Le calvaire des suppliciés du terrorisme>> de Liradan Philippe Ada, de la radio Oméga, qui a également obtenu une note de 15/20.
-<<Conditions de vie des personnes déplacées internes de Ouahigouya : Immersion sur le site Ioba II…>> de Maxime BAMBARA, de la télévision BF1, qui a quant à elle, obtenu la note de 13/20, foi du président du jury.
Faire du journaliste, un vecteur de paix
Le projet « Appui aux médias pour la prévention et la gestion des conflits au Burkina Faso », développé par le RIJ et soutenu par la Deutsche Welle Akademie, vise à appuyer les journalistes dans leur mission d’information de l’opinion avant, pendant et après le conflit, mais aussi d’aider à la pacification dans le respect strict de l’éthique et de la déontologie. Et c’est dans ce cadre qu’est organisé le Prix PaxSahel pour le journalisme sensible aux conflits
Pour rappel, le <<Prix PaxSahel pour le Journalisme sensible aux Conflits>> récompense les trois meilleurs journalistes qui font preuve de professionnalisme dans le traitement de l’information liée aux conflits. Il est aussi un appel à la responsabilité sociale du journaliste, acteur clé dans le développement de la société. Il est né à Niamey au Niger en novembre 2014 et est décerné depuis 2017 au Burkina Faso.
«Un incident à l’engin explosif improvisé s’est produit ce vendredi 25 novembre 2022 sur l’axe Bourzanga-Kongoussi lors du retour d’une mission d’escorte sur Djibo. C’est la teneur du Communiqué de presse de l’état-major général des armées en date de ce samedi 26 novembre 2022.
«Cet incident a malheureusement occasionné la perte de quatre (04) de nos vaillants combattants. Un (01) blessé, évacué d’urgence, a été pris en charge par le service de santé des Armées», a précisé le communiqué de presse de l’état-major général des armées en date de ce samedi 26 novembre 2022.
«En ces douloureuses circonstances, le Chef d’Etat-Major Général des Armées adresse ses sincères condoléances aux familles des victimes et ses voeux de prompt rétablissement au blessé. Aux unités engagées dans ladite opération et à l’ensemble des FDS, il adresse ses vifs encouragements pour les efforts déployés dans l’œuvre de reconquête du territoire national», a conclu ledit communiqué.