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Communiqué nécrologique : Décès à Libreville de Mme Orokia Marlyse Zagré/Sanou

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Mme Orokia Marlyse Zagré/Sanou n'est plus depuis le 25 novembre 2022

Ce communiqué nécrologique est relatif au décès à Libreville, le 25 novembre 2022, Madame Orokia Marlyse Zagré/Sanou.

Décès à Libreville de Mme Orokia Marlyse Zagré/Sanou

«Communiqué Nécrologique

-Les grandes familles ZAGRÉ à Godin (Koudougou), Ouagadougou, Libreville, Montréal

-Les grandes familles SANOU à Kouka, Nouna, Bobo-Dioulasso, Dédougou, Ouagadougou

-Les familles alliées SANOU, OUÉDRAOGO, KABORÉ, SAWADOGO, ZONGO, BOUGOUMA, ZOURÉ, SIMPORÉ, DABIRÉ

-Monsieur ZAGRÉ Noël Marie Fulgence Privat Leonce, Représentant de l’UNICEF pour le Gabon, Sao Tomé & Principe et la CEEAC

Les enfants Pingdwendé Abraham Eric, Wendwaoga Ismael Davy Mike et Noomwendé Franck Eddie

Les petits-enfants Yohann et Léane

-Monsieur ZAGRÉ Désiré

-Madame ZONGO/ ZAGRÉ Elisabeth Marceline

-Madame ZOURE/ZAGRÉ Clarisse Marie Hortense

-Monsieur ZAGRÉ Wenceslas Jean Magloire

-Madame BOUGOUMA/ZAGRÉ Yolande Marie Rosalie

-Monsieur ZAGRÉ Chrysostome

-Monsieur ZAGRÉ Thierry Jules César

-Monsieur ZAGRÉ Philippe

-Monsieur SANOU K. Abdoulaye

-Monsieur SANOU Ahmed Ali, leurs frères, leurs soeurs et alliés

Ont la profonde douleur de vous annoncer le décès le 25/11/2022 à Libreville de leur fille, belle fille, soeur, épouse, mère, grand-mère, belle soeur, tante,

Orokia Marlyse ZAGRÉ/SANOU

Le programme des obsèques sera communiqué ultérieurement

Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra

Jean 11, 25

Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur! Oui, dit l’Esprit, afin qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs oeuvres les suivent

Apocalypse 14, 13

Que les âmes de nos fidèles défunts reposent en paix

UNION DE PRIÈRE»

De nouveaux ambassadeurs pour renforcer la coopération avec le Burkina

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Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a reçu, en fin de matinée, les lettres de créance de cinq nouveaux ambassadeurs, accrédités au Burkina Faso. Le Danemark, le Grand-Duché de Luxembourg, le Bangladesh, la Russie et le Mali renforcent ainsi leurs coopérations avec le Burkina Faso, à travers les accréditations de ces diplomates. Communiqué.

«Diplomatie : cinq nouveaux ambassadeurs pour renforcer la coopération avec le Burkina

(Ouagadougou, 25 novembre 2022). Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a reçu, en fin de matinée, les lettres de créance de cinq nouveaux ambassadeurs, accrédités au Burkina Faso. Le Danemark, le Grand-Duché de Luxembourg, le Bangladesh, la Russie et le Mali renforcent ainsi leurs coopérations avec le Burkina Faso, à travers les accréditations de ces diplomates.

Son Excellence Monsieur Kristian Kirkegaard EDINGER, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Royaume du Danemark est le premier à remettre ses lettres de créance au Président de la Transition.

Envoyé spécial pour le Sahel en Afrique depuis février 2019, Monsieur Kristian Kirkegaard EDINGER a occupé plusieurs hautes fonctions dans son pays et dans les missions diplomatiques notamment en Bolivie, au Benin et en Belgique. Il résidera à Ouagadougou.

Le Mali a accrédité son Excellence Monsieur Issouf Oumar MAIGA, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Mali auprès du Burkina Faso. Juriste de formation et Diplomate de profession, il est en détachement à la Commission de l’UEMOA. Issouf Oumar MAIGA entend travailler avec l’Etat burkinabè pour le renforcement de la coopération surtout dans les domaines de la Défense et de la sécurité pour venir à bout du terrorisme, véritable problème des deux pays.

Son Excellence Monsieur Georges TERNES, est le nouvel Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Grand-Duché de Luxembourg auprès du Burkina Faso. Le diplomate luxembourgeois, qui a pour résidence Dakar au Sénégal, est titulaire d’un Master en gestion des Affaires. Il a déjà travaillé à l’Ambassade de son pays au Burkina Faso de 2012 à 2016 en qualité de chargé d’affaire.

La République Populaire du Bangladesh sera représentée dans notre pays par son Excellence Monsieur le Général Shamim-Uz-ZAMAN avec résidence à Tripoli en Libye. Général Major de l’armée de son pays, l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République Populaire du Bangladesh est titulaire d’un Master en études de défense et en science.

Le dernier Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire à remettre ses lettres de créance au Chef de l’Etat est le diplomate Russe, Alexey SALTYKOV. L’Ambassadeur de la Fédération de Russie aura pour résidence Abidjan en République de Côte d’Ivoire et va travailler à renforcer la coopération politique, économique, scientifique, culturelle et militaire avec le Burkina Faso.  En tant que diplomate, il a déjà occupé plusieurs fonctions dans les missions diplomatiques notamment en Guinée, en Côte d’Ivoire, au Tchad, au Mali, au Kenya et en Namibie.

Direction de la communication de la Présidence du Faso»

Industrialisation africaine et ZLECAf : Niamey hôte d’un double sommet à grands enjeux !

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Photo de famille des dirigeants africains au double sommet de l'Union africaine sur l'industrialisation et la ZLECAf

La capitale nigérienne, Niamey, abrite ce vendredi 25 novembre 2022, un double sommet de l’Union africaine, l’un consacré à l’industrialisation du continent et l’autre à sa Zone de libre échange continentale africaine (ZLECAf), porteuse de tous les espoirs de développement via une réelle intégration des échanges intra-africains. Les nombreuses interventions des officiels dont celle du président hôte Mohamed Bazoum, ont mis en exergue les enjeux de ce double sommet de Niamey.

Photo de famille des dirigeants africains au double sommet de l’Union africaine sur l’industrialisation et la ZLECAf

«Libérons les énergies des entrepreneurs africains, simplifions les démarches des investisseurs internationaux et des talents dont l’économie africaine a besoin…Soyons ambitieux, nous pouvons nous le permettre. Investissons donc dans l’éducation, en particulier dans les Mathématiques à l’instar des Instituts Indiens de Technologie, sans oublier les humanités.  Nous vivons un moment historique. Le train de la transition digitale est à quai devant nous, ne le ratons pas, prenons-le avec détermination. C’est la condition de notre industrialisation qui va donner son sens à la ZLECAf».

C’est là un poignant extrait du discours du président nigérien Mohamed Bazoum, à l’ouverture, ce vendredi matin à Niamey, du double sommet de l’Union africaine consacré à l’industrialisation du continent et à l’évaluation du processus de la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

«Industrialiser l’Afrique : un engagement renouvelé pour une industrialisation et une diversification économique inclusive et durable». C’est le thème de ce double sommet à grands enjeux.

Quand Bazoum montre la voie…

Le président nigérien Mohamed Bazoum le 24 novembre au cours d’une réunion d’évaluation du dispositif organisationnel du double sommet de l’UA

«Ce sommet manifeste l’engagement du leadership de l’UA au plus haut niveau pour accélérer l’industrialisation en vue d’atteindre les Objectifs de Développement Durables 2030 et de l’Agenda 2063 par la mise en œuvre de stratégies concertées avec tous les acteurs, publics et privés. Qui dit industrialisation, dit commerce, leurs dynamiques étant couplées. C’est ainsi que l’Industrialisation de l’Afrique passe par la mise en œuvre de l’Accord sur la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui, elle, repose sur l’industrialisation. Ce qui est bon pour l’une est bon pour l’autre et réciproquement, ce qui est mauvais pour l’une est mauvais pour l’autre. La promotion des deux doit tenir compte de cette dépendance positive afin d’obtenir un développement économique sûr», a soutenu le numéro un nigérien devant ses pairs africains. En effet, ils sont une vingtaine de chefs d’Etat et gouvernement à faire le déplacement : le rwandais Paul Kagamé, le nigérian Mahamadou Buhari, le togolais Faure Gnassingbe, le bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló, le mauritanien Mohamed Ould El-Ghazaouani, Moussa Faki Mahamat, président de la commission de l’Union africaine, pour ne citer que ces dirigeants.

L’Afrique encore mal lotie en matière d’industrialisation et de commerce

Le présent double sommet appelle visiblement les dirigeants africains à l’action face à la situation actuelle du continent, encore mal loti sur le plan de l’industrialisation et du commerce dans sa globalité. Des interventions, il ressort en effet que l’Afrique exporte de la matière première incorporant peu de valeur ajoutée tandis qu’elle importe des produits manufacturés à forte valeur ajoutée. Résultats : à ce jour, elle ne pèse que 4% dans le commerce mondial et le taux des échanges commerciaux entre pays africains se chiffre encore au stade de 17% de leur commerce global.

«Toutes ces politiques d’industrialisation élaborées au fil des décennies et adoptées par les organes délibérants de l’Union africaine ne se sont pas toujours soldées par des résultats conséquents. Le reconnaître sans détours est une motivation pour nous surpasser dans nos efforts d’amélioration de nos résultats», a reconnu pour sa part le président de la commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat.

«La ZLECAf, la meilleure voie du continent vers la prospérité»

Mais, fort de ses atouts, l’Afrique se doit d’espérer un lendemain meilleur. «Notre continent est riche en matières premières variées, et riche d’une jeune population majoritairement rurale projetée à 2 milliards de personnes à l’horizon 2063 dont la moitié aura moins de 27 ans», a rappelé le président Bazoum.

La veille du double sommet, le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi A  Adesina, est resté dans le même tempo. «La zone de libre-échange continentale africaine est la meilleure voie du continent vers la prospérité. Pour libérer son potentiel, cependant, nous ne devons pas nous contenter de commercer. Nous devons transformer la zone en une zone de fabrication industrielle», a-t- il souligné.

Bref, il ne reste qu’à espérer que les dirigeants africains réunis à Niamey pour ce double sommet, prennent les bonnes décisions allant à la fois dans le sens de l’industrialisation du continent et d’une bonne mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine.

Et le professeur Benedict Oramah, président de la Banque africaine d’import-export de lever un coin de voile sur les actions déjà engagées :  «Afreximbank travaille avec le Secrétariat du ZLECAf  et le Conseil des ministres du commerce pour établir le Fonds d’ajustement du ZLECAf. Le Fonds devrait aider les pays à s’adapter de manière ordonnée aux suppressions tarifaires du ZLECAf et les préparer à participer au nouveau régime commercial. Plus tôt cette année, la Banque a été nommée gestionnaire du fonds de 10 milliards de dollars américains, qu’elle soutient avec une facilité de 1 milliard de dollars américains et une subvention de 10 millions de dollars américains destinée au fonds de base (d’indemnisation)».

Martin Philippe

Burkina Demain

Alerte_Info_ONEA : Perturbation de la desserte en eau à Ziniaré et Loumbila

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L’Office National de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA) informe ses abonnés de Ziniaré et Loumbila que suite à une fuite survenue sur une conduite de grand diamètre (DN 400) à Ziniaré, des baisses de pression, voire des coupures d’eau interviendront sur le réseau d’eau potable.

Les équipes techniques de l’ONEA sont mobilisées pour remettre ladite conduite en service.

Tout en s’excusant pour les désagréments engendrés, les équipes travaillent pour que la situation se rétablisse progressivement au cours de la journée du 26/11/2022.

ONEA à votre service !

Le Département Communication

Centre d’appels ONEA VENEGRE 80 00 11 11

Culture : La SNC 2022 reportée à une date ultérieure

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Photo archives : A l'ouverture de la 17ème SNC à Bobo-Dioulasso

Pour un certain nombre de raisons dont sécuritaires et organisationnelles, la 20è édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) initialement prévue du 26 novembre au 03 décembre 2022 à Bobo-Dioulasso, est reportée à une date ultérieure. C’est la teneur du présent communiqué du gouvernement en date de ce jeudi 24 novembre 2022.

COMMUNIQUE

Le Gouvernement informe le public burkinabè et les festivaliers que la 20è édition de la Semaine Nationale de la Culture (SNC) initialement prévue du 26 novembre au 03 décembre 2022 à Bobo-Dioulasso est reportée à une date ultérieure.

L’évaluation de l’état des préparatifs, suivie d’une rencontre entre le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme et les acteurs à Bobo-Dioulasso, le 14 novembre dernier, font ressortir des défis organisationnels majeurs. Ces défis sont liés notamment au contexte sécuritaire, à la nécessité d’une remise en état des infrastructures et des équipements et aux contraintes budgétaires actuelles.

Le Gouvernement regrette les désagréments liés à ce report et rassure qu’il s’attèlera à réunir les conditions d’une meilleure organisation de la biennale de la culture burkinabè, en concertation avec l’ensemble des acteurs du monde culturel.

 

Le Porte-parole du Gouvernement,

Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO,

Chevalier de l’Ordre du mérite des arts, des lettres et de la communication

 

Le tout solaire au Burkina : Anticiper sur le si lointain, si proche défi environnemental 

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Grâce à l'énergie solaire, cette artère de la zone Une est éclairée la nuit tombée

Au Burkina Faso, après la téléphonie mobile, l’énergie solaire photovoltaïque, est le secteur, qui connaît une progression remarquable, porté par un vent favorable sans précédent. Etat et démembrements ; acteurs du privé et de la société civile ; communautés et citoyens sont embarqués dans ce train solaire à grande vitesse, au regard de son grand avantage : accessible et moins chère permettant de réduire le chronique déficit énergétique du pays. Mais, cette propension solaire tous azimuts posera à moyen, long et voire à très long termes un défi environnemental dont la gestion mérite d’être planifiée et intégrée dans la politique nationale des énergies renouvelables pour éviter des lendemains difficiles.

Ne pas perdre de vue le défi environnemental en perspective, en matière de gestion de déchets solaires et de se préparer à y faire face efficacement

Ouagadougou, dimanche 20 novembre 2022. Le soleil vient de se coucher et la nuit a repris ses droits dans le quartier Zone Une, dans l’arrondissement 10 de la capitale. Sur l’artère principal séparant la partie viabilisée et celle dite non lotie où nous nous trouvions, la vie dans les environs était pourtant loin de s’arrêter. Mieux, c’est le début des affaires pour certains citoyens.

C’est le cas de Mariam Nombré qui est venue vendre ses arachides au bord de la voie. Non loin de là, c’est Abdouramane qui est toujours confortablement installé devant sa boutique de marchandises diverses et continue de vendre comme si c’était le jour. A une quinzaine de mètres de lui, Moussa Sawadogo est en pleine prière dans une mosquée.

Magie solaire dans sa plus belle expression

Grâce à l’énergie solaire, cette artère de la zone Une est éclairée la nuit tombée

Toutes ces activités nocturnes ont été possibles grâce à l’énergie solaire. Mariam arrive à vendre ses arachides grâce aux lampadaires solaires installés par la mairie. Abdouramane, lui, jouit des bienfaits de sa propre installation solaire.

Quant à Moussa, il peut communiquer avec son Dieu sous la lumière grâce à une installation communautaire. Par ailleurs, à en juger par l’éclairage, il est difficile de distinguer la partie viabilisée de celle non viabilisée du quartier.  C’est la magie solaire dans sa plus belle expression au Burkina Faso.

Drissa, un habitant de Tabtenga, fait lui aussi l’heureuse expérience de l’énergie solaire

«Il y a deux ans, j’ai fait mon installation solaire qui m’a coûté environ 250 000 F CFA. Grâce à ça, j’arrive à regarder la télé, j’ai l’éclairage et un ventilateur qui fonctionne bien. Vraiment, je ne me plains pas. Si ce n’était pas le solaire, je ne pouvais pas espérer avoir de sitôt l’énergie chez moi», nous confiera le lendemain en plein jour Drissa dans un autre quartier périphérique de Ouagadougou, Tabtenga. Au-delà des individus et des communautés, c’est tout le pays qui est engagé dans le déploiement du solaire.

Burkina, un vaste chantier solaire à ciel ouvert

Comme ici sur le site de la centrale solaire de Zagtouli, le pays compte de nos jours des dizaines de milliers de panneaux solaires installés

Membre de l’Alliance solaire internationale depuis 2016, le Burkina Faso est aujourd’hui un vaste chantier solaire à ciel ouvert.  C’est plus d’une dizaine de projets de centrales qui sont en cours au Burkina Faso, avec l’ambition d’atteindre d’ici quelques années un taux solaire de 30-40% dans le mix énergétique. Deux centrales solaires d’une capacité globale de 63 MWc sont déjà fonctionnelles. Il s’agit de la Centrale de Zagtouli,  inaugurée le 29 novembre 2017 et la Centrale de Nagréongo, inaugurée en juillet 2022. Ces deux centrales solaires inaugurées injectent leur production dans le système interconnecté de la Société nationale d’électricité du Burkina et contribuent un tant soit peu à la réduction des émissions de CO2.

Le Burkina Faso dont 60% de sa consommation en énergie électrique sont assurés par les importations du Ghana et de la Côte d’Ivoire, mise également sur l’énergie solaire pour résorber ce chronique déficit énergétique. Ainsi, le pays dans ses prévisions les plus optimistes, prévoyait porter à 50% la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique à l’horizon 2025 avec un objectif affiché de plus de 700 MWc. Et la plupart des projets dans le secteur participaient plus ou moins de l’atteinte de cet objectif.

Les risques environnementaux à l’horizon

Ne pas perdre de vue le défi environnemental en perspective, en matière de gestion de déchets solaires et de se préparer à y faire face efficacement

Le développement tous azimuts des installations solaires photovoltaïques est une panacée pour atteindre l’autosuffisance énergétique, voire devenir un exportateur à long terme ; force est de reconnaître que cela comporte quand même des risques environnementaux.

«L’exploitation solaire est comme l’exploitation minière. Au début, on ne voit que le profit mais à la fin, on se retrouve avec des problèmes notamment environnementaux, sociaux à la fermeture», note à juste titre, l’inspecteur de l’environnement Juste Bationo.  Le problème va surtout se poser dans les 10-15-20 ans quand l’on se retrouvera avec tous ces intrants solaires (batteries, onduleurs, panneaux solaires) hors d’usage.

Et si l’on considère la mauvaise qualité des matériels solaires sur le marché, les problèmes pourraient se poser plus tôt que prévu. Ces déchets solaires en perspective, viendront ainsi en rajouter au déjà crucial problème de la gestion des déchets en général et à celui de la gestion des déchets d’équipements électriques et électronique (D3E) en particulier.

Ampleur du défi existant

A ce jour, le défi de la gestion des déchets EEE est déjà énorme avec peu de moyens disponibles. En effet, selon les résultats de la recherche «Etude sur la gestion des déchets d’équipements électriques et électronique (D3E) à Ouagadougou, Burkina Faso» rendus publics en janvier 2018 par Ibrahima Rabo Mainassara Rachid pour l’obtention de son diplôme d’ingénieur à 2Ie ; le flux entrant des EEE était de 100 tonnes par an.

Plus loin, «L’Afrique est régulièrement perçue comme une sorte de décharge pour produits électroniques occidentaux arrivés en fin de vie. Ordinateurs, télévisions, téléphones portables, réfrigérateurs, machines à laver obsolètes, tout y passe et nombreux sont des déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E) qui, chaque année et par containers, sont acheminés, souvent illégalement, vers des Pays africains, malgré la Convention de Bâle (1999) qui évite le transfert des déchets dangereux (DD) des Pays développés vers les Pays en voie de développement», indique Rabo Mainassara Rachid dans son mémoire.

Et d’y préciser ceci  : «Certes, de nombreux D3E en provenance de l’Occident, notamment continuent d’affluer sur le continent mais, les africains eux-mêmes jouent un rôle de plus en plus déterminant dans la propagation de ce phénomène. En cause, la consommation intérieure doublée de la forte croissance démographique que connait le continent. En effet, la révolution de l’Internet à la fin des années 1990, ou les technologies de l’information et de la communication (TIC) perçues comme offrant d’incroyables possibilités de développement et d’amélioration des niveaux de vie pour les populations africaines, sont de nos jours sources de production de grandes quantités de D3E». Et les Burkinabè ne sont pas en reste. D’où la nécessité de ne pas perdre de vue le défi environnemental en perspective, en matière de gestion de déchets solaires et de se préparer à y faire face efficacement. Alors que de faire ?

Pistes de solutions envisageables

Ce que préconise l’inspecteur en environnement Juste Bationo

Sur la question, plusieurs pistes de solution sont envisageables. Et la meilleure option, c’est d’anticiper et travailler déjà à prendre cela en compte. A commencer par la stratégie nationale en matière de gestion de D3E. Car, pour paraphraser Rabo Mainassara Rachid, qu’elles soient neuves ou d’occasion, les composantes des équipements d’énergie solaire sont appelées à connaître une fin de vie et il faut bien gérer cette fin de vie de façon convenable pour ne pas causer de risques à l’environnement et à la santé humaine. C’est pourquoi l’inspecteur Bationo préconise que les gérants des centrales solaires soient assujettis à l’élaboration et à la mise en œuvre de plans annuels, c’est qu’ils intègrent dans leur planification annuelle ou pluriannuelle des objectifs environnementaux.

C’est ce que l’expert suggère aussi pour les projets miniers pour éviter que les problèmes environnementaux ne soient transférés à la fin des exploitations minières, sans oublier que certaines compagnies ont recours aussi à l’énergie solaire.  «Le Burkina doit réfléchir à un Code économique vert général», soutient pour sa part Ferdinand Ouédraogo, expert engagé en matière d’ingénierie de système de transition vers l’économie verte.

Le citoyen utilisateur du solaire Drissa se veut lui rassurant sur la problématique, convaincu qu’avec les déchets solaires feront l’objet aussi l’objet de recyclage et réutilisation comme les autres déchets, «comme c’est souvent le cas en Afrique». Vivement que son optimisme soit suivi d’effets réels dans les prochaines années afin que le boom solaire actuel dans le pays ne se transforme plus tard en cauchemar environnemental !

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

Burkina : Suspension de l’exportation de la farine de céréales

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Par cette mesure, le gouvernement suspend l'exportation de la farine de céréales

Il est porté à la connaissance des populations et des commerçants que l’exportation de la farine de céréales (mil, mais, sorgho) est suspendue sur toute l’étendue du territoire national. C’est la teneur de ce Communiqué gouvernemental daté de ce lundi 21 novembre et signé du ministre et des petites et moyennes entreprises, Serge Gnaniodem Poda.

Le communiqué du gouvernement est signé du ministre Serge Gnaniodem Podem, en charge du développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises

«COMMUNIQUE

«Portant suspension de l’exportation de la farine de céréales (mil, mais, sorgho) au Burkina Faso

Il est porté à la connaissance des populations et des commerçants que l’exportation de la farine de céréales (mil, mais, sorgho) est suspendue sur toute l’étendue du territoire national.

En tout état de cause, tout contrevenant à cette décision s’expose à des sanctions conformément à la règlementation en vigueur.

Le Ministre du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises, Serge Gnaniodem Poda »

Sommet sur l’industrialisation de l’UA Éditorial : «Accélérer l’industrialisation de l’Afrique par le commerce»

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Pamela Coke-Hamilton, directrice exécutive du Centre du commerce international participe à Niamey au sommet de l'UA sur l'industrialisation

Le Somme de l’Union africaine sur l’industrialisation et la diversification économique bat son plein à Niamey au Niger où il se déroule du 20 au 25 novembre 2022.  «Le temps est venu pour l’Afrique d’identifier et de saisir toutes les opportunités offertes par ce riche continent, et de prendre sa juste place à la table des négociations mondiales en tant que puissance économique reconnue. Le moyen d’y parvenir est d’unir les décideurs politiques et les entreprises pour atteindre un objectif commun : mettre en œuvre la Zone de libre-échange continentale africaine, (ZLECAf)», soutient Pamela Coke-Hamilton, directrice exécutive du Centre du commerce international (ITC)  qui y participe. Et il s’en explique dans cet éditorial.

Pamela Coke-Hamilton, directrice exécutive du Centre du commerce international participe à Niamey au sommet de l’UA sur l’industrialisation

«Sommet sur l’industrialisation de l’UA Éditorial : «Accélérer l’industrialisation de l’Afrique par le commerce»

L’Afrique est riche

Le continent est riche en ressources naturelles, des terres arables aux sources d’énergie renouvelables en passant par les forêts tropicales et la faune sauvage. Mais surtout, il est riche en ressources humaines : l’Afrique a la population la plus jeune du monde  et accueillera au moins un quart de la population mondiale d’ici 2050 , sachant que cette dernière vient de franchir le cap des huit milliards d’individus.

Tout comme des eaux vives peuvent être tournées en énergie ou exercer une force destructrice, les richesses naturelles du continent et sa population en plein essor peuvent être utilisées à bon escient, ou non.

Le temps est venu pour l’Afrique d’identifier et de saisir toutes les opportunités offertes par ce riche continent, et de prendre sa juste place à la table des négociations mondiales en tant que puissance économique reconnue. Le moyen d’y parvenir est d’unir les décideurs politiques et les entreprises pour atteindre un objectif commun : mettre en œuvre la Zone de libre-échange continentale africaine, (ZLECAf).

Revenir à l’essentiel

Au moment où nous publions cet article, des dizaines de milliers de personnes rentrent chez elles après avoir participé à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, la COP27, qui s’est tenue cette année à Sharm El-Sheik, en Égypte. Aussi appelée « COP de mise en œuvre » et « COP africaine », cette conférence marque le retour de l’événement sur le continent africain après six ans, avec sans doute l’attention la plus forte jamais portée aux besoins des pays en développement.

Outre le financement climatique, l’agenda de la conférence était centré sur la nécessité de veiller à ce que la transition vers une économie à faible émission de carbone soit équitable pour les pays les plus vulnérables aux effets du dérèglement climatique – soit les pays qui ont le moins contribué à cette situation. Cela inclut les pays africains qui ne représentent que 3 % des émissions mondiales, mais qui, pris ensemble, constituent la moitié des pays les plus vulnérables au changement climatique.

L’équilibre entre la transition vers une économie à faible émission de carbone et l’industrialisation ne sera peut-être pas facile à trouver. Toutefois, la ZLECAf offre l’opportunité de répondre de manière cohérente et à l’échelle du continent à la crise induite par le dérèglement climatique – ainsi qu’aux autres crises, telles que la pandémie de COVID-19, les conflits et l’augmentation du coût de la vie – tout en ouvrant pour l’Afrique la voie du développement durable et de la croissance économique.

Pour y parvenir, il faut se concentrer sur l’essentiel : déterminer les domaines d’investissement prioritaires sur la base des données de la recherche, canaliser les interventions dans la bonne direction, et lever les obstacles dans les secteurs vitaux.

Investir dans le commerce intra-africain

Les données de l’ITC montrent que le potentiel de croissance des exportations intra-africaines s’élève à 22 milliards de dollars (des États-Unis), avant même le déploiement des efforts pour développer les chaînes de valeur.

Si les opportunités sont grandes, la nécessité d’agir l’est tout autant. L’empreinte de l’Afrique sur le marché international est encore faible, puisqu’elle ne représente que 2,3 % des exportations mondiales, avec un panier d’exportation essentiellement constitué de produits primaires et de ressources naturelles. Seuls 14 % des exportations du continent sont destinées à d’autres pays africains, et une grande partie de ce commerce concerne des produits transformés. Ce qui peut surprendre, c’est que le commerce intra-africain est plus diversifié et technologiquement plus avancé que le commerce de l’Afrique avec le reste du monde. Le renforcement du commerce régional joue donc un rôle crucial pour appuyer une plus grande valeur ajoutée, la diversification des chaînes d’approvisionnement, le renforcement de la résilience, et l’industrialisation – ce qui ultimement contribuera à la création d’emplois et à l’amélioration des moyens de subsistance sur le continent.

En résumé, l’investissement dans la diversification et le renforcement des chaînes de valeur régionales, sous les auspices de la ZLECAf, est essentiel pour libérer tout le potentiel économique et de développement de l’Afrique.

Il n’y a pas de meilleur moment pour examiner cette question, à la veille du Sommet sur l’industrialisation de l’Union africaine (UA) qui doit se tenir à Niamey, au Niger.

Donner la priorité aux chaînes de valeur prometteuses

Le thème du sommet de l’UA de cette année est « Industrialiser l’Afrique : Renouveler les engagements en faveur d’une industrialisation et d’une diversification économique inclusives et durables».

Conformément à ce thème, nous, au Centre du commerce international (ITC), avons travaillé avec la Commission de l’UA et la Commission européenne pour examiner les chaînes de valeur et identifier les secteurs à fort potentiel pour le développement durable et les goulets d’étranglement qui empêchent les entreprises de réaliser pleinement ce potentiel.

Grâce à un travail approfondi à partir des données du terrain, nous avons identifié 94 chaînes de valeur prometteuses et réalisables au niveau continental. En creusant davantage, quatre secteurs apparaissent comme particulièrement prometteurs, y compris pour les petites entreprises qui représentent 90 % des entreprises dans le monde génèrent plus de la moitié des emplois : les produits pharmaceutiques, les aliments pour nourrissons, les vêtements en coton et le secteur automobile.

Chacune de ces chaînes de valeur relie au moins cinq pays africains de différentes régions. Elles reflètent les objectifs africains d’amélioration de la sécurité alimentaire, de la santé et des compétences technologiques – des éléments essentiels au renforcement de la résilience et qui en font donc des choix stratégiques pour les gouvernements et les investisseurs.

Les produits pharmaceutiques sont un secteur essentiel, en particulier au sortir de la pandémie, pour améliorer la santé et réduire les importations.

Face aux perturbations actuelles des chaînes d’approvisionnement mondiales, les aliments pour nourrissons, en s’appuyant sur le secteur agricole, vont contribuer à une sécurité alimentaire pérenne et une nutrition saine et durable.

Dans les pays les moins avancés d’Afrique, les vêtements en coton offrent à des millions de personnes la possibilité de trouver un emploi grâce à l’intégration de cette chaîne de valeur.

Le secteur automobile présente un fort potentiel de croissance du commerce intra- régional. Il offre en outre la possibilité de nouer des liens avec d’autres chaînes de valeur, telles que le cuir et les machines électriques, ainsi qu’avec des multinationales étrangères cherchant à investir.

Des entretiens avec des milliers d’entreprises, d’organisations d’appui aux entreprises, d’experts sectoriels et d’autres parties prenantes en Afrique confirment que ces secteurs sont propices à la croissance intra-régionale, comme le souligne également un nouveau rapport, Fabriqué par l’Afrique : Créer de la valeur par l’intégration.

Les entretiens montrent que la transformation est déjà en cours, comme l’illustrent certains exemples. Au Ghana, une entreprise fabrique déjà des véhicules électriques, et 60 % des ingénieurs sont des femmes. Dans les quatre chaînes de valeur sélectionnées, 77 % des entreprises interrogées écologisent déjà leurs processus de production, de la réduction de la consommation d’énergie et d’eau au recyclage des déchets, en passant par des investissements dans des emballages recyclables ou biodégradables et le développement de modèles commerciaux circulaires, comme la production de vêtements de haute qualité à partir de déchets de tissus et de vêtements d’occasion inutilisables.

L’industrialisation par les petites entreprises

Aider les petites entreprises à être compétitives et à se connecter aux chaînes de valeur est au cœur de la mission de l’ITC ; notre portefeuille de projets actuels couvre 50 pays africains. Nous appuyons la sensibilisation à la ZLECAf par le biais de plateformes en ligne, de dialogues public-privé et de cours de formation. En parallèle, nous renforçons les organisations d’appui aux entreprises et facilitons les connexions interentreprises.

Par le biais de notre initiative One Trade Africa, nous travaillons en étroite collaboration avec les décideurs politiques et les entreprises africaines pour veiller à ce que l’intégration régionale ouvre des portes non seulement aux grandes entreprises, telles que Dangote et Ethiopian Airlines, mais aussi aux petites entreprises, notamment celles détenues par des femmes et des jeunes et celles qui opèrent de manière informelle.

Pour intégrer les petites entreprises dans les chaînes de valeur régionales, il nous faut connaître leur identité, leur lieu d’activité, le genre du chef d’entreprise, et leur niveau d’engagement à l’export – en bref, leur profil détaillé. Il s’agit d’une tâche difficile en raison des importantes lacunes en matière de données. C’est pourquoi, plus tôt cette année, nous avons entrepris de cartographier le secteur privé africain.

Cette cartographie est le fruit d’un effort conjoint avec le Secrétariat de la ZLECAf. Elle couvre non seulement les caractéristiques et la compétitivité des entreprises africaines, mais aussi la performance et l’interconnexion des institutions régionales d’appui aux entreprises. Les informations recueillies viendront étayer les efforts de sensibilisation, de plaidoyer et de formation qui seront déployés dans le cadre de l’ambitieux plan d’engagement du secteur privé au sein de la ZLECAf. Toujours avec le Secrétariat de la ZLECAf, nous avons préparé un glossaire de la ZLECAf – en anglais, français, arabe et portugais – pour que les petites entreprises comprennent mieux les avantages que peut leur apporter cet accord.

L’accent mis sur ce qui fonctionne pour l’Afrique, en Afrique, sous-tend tous nos efforts pour appuyer la mise en œuvre concrète et en douceur de la zone de libre-échange à l’échelle du continent. Les petites entreprises et les décideurs politiques peuvent compter sur l’appui de l’ITC, pour aider à identifier les domaines de collaboration, et fournir les données nécessaires à la prise de décision et à la mise en œuvre de solutions aux côtés des principaux partenaires.

Pamela Coke-Hamilton, Directrice exécutive, Centre du commerce international (ITC)»

La CEA prône pour que l’innovation et l’entrepreneuriat des jeunes soient au cœur de la transition bas carbone de l’Afrique

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La Secrétaire exécutive adjointe et Économiste en chef de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Hanan Morsy, a souligné lors de la COP27, qu’exploiter le potentiel d’une population africaine jeune en croissance sera essentielle pour façonner l’avenir du continent

La Secrétaire exécutive adjointe et Économiste en chef de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Hanan Morsy, souligne qu’exploiter le potentiel d’une population africaine jeune en croissance sera essentielle pour façonner l’avenir du continent lors d’un évènement à la COP27 sur le thème « Mettre l’innovation et l’entrepreneuriat des jeunes au cœur de la transition bas carbone de l’Afrique». Communiqué

La Secrétaire exécutive adjointe et Économiste en chef de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Hanan Morsy, a souligné lors de la COP27, qu’exploiter le potentiel d’une population africaine jeune en croissance sera essentielle pour façonner l’avenir du continent
La Secrétaire exécutive adjointe et Économiste en chef de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Hanan Morsy, a souligné lors de la COP27, qu’exploiter le potentiel d’une population africaine jeune en croissance sera essentielle pour façonner l’avenir du continent

 «La CEA prône pour que l’innovation et l’entrepreneuriat des jeunes soient au cœur de la transition bas carbone de l’Afrique

Charm el-Cheikh, le 17 novembre 2022 (CEA) – La Secrétaire exécutive adjointe et Économiste en chef de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Hanan Morsy, souligne qu’exploiter le potentiel d’une population africaine jeune en croissance sera essentielle pour façonner l’avenir du continent lors d’un évènement à la COP27 sur le thème « Mettre l’innovation et l’entrepreneuriat des jeunes au cœur de la transition bas carbone de l’Afrique».

Dans son allocution d’ouverture, la Secrétaire exécutive adjointe a noté : « 70 % des Africains ont moins de 30 ans, et d’ici 2040, l’Afrique devrait avoir la plus grande main-d’œuvre au monde – dépassant la Chine et l’Inde. Nous sommes ici pour nous assurer que nous utilisons cet atout inestimable et comment nous pouvons les intégrer dans des solutions d’action climatique pour un avenir meilleur».

Mme Morsy a également décrit certains projets entrepris par la CEA visant à soutenir l’innovation, la recherche et l’entrepreneuriat des jeunes, notamment le Programme de recherche sur le climat pour le développement, qui soutient 21 jeunes chercheurs afin d’améliorer la quantité et la qualité de la recherche africaine avec des subventions allant de 100 000 à 200 000 dollars.

Erin Tansey, Directrice de la Division des économies inclusives durables au Centre de recherches pour le développement international (IDRC), explique que le Centre « aide les jeunes femmes et hommes à être aux commandes des actions qui affectent leur avenir. En les engageant dans la recherche, en renforçant leurs efforts de plaidoyer grâce à des preuves et en aidant à favoriser leur engagement dans des forums clés tels que celui-ci».

La session comprend une table ronde avec des jeunes de tout le continent, partageant comment ils autonomisent les autres et leurs approches innovantes vers une transition à faible émission de carbone.

Madina Hussein, Directrice générale de Global Nature Conservation, a présenté son projet Miticash, qui se concentre sur l’agriculture, l’éducation et la conservation de l’environnement, « nous avons restauré 10 hectares de terres et créé un centre où nous inscrivons des femmes, des jeunes et des communautés autochtones pour leur enseigner des pratiques agricoles durables et d’autres solutions basées sur la nature pour essayer de renforcer la résilience climatique ».

Thelma Arko, Chercheuse à l’Institut des ressources naturelles en Afrique de l’Université des Nations Unies, a présenté son initiative, en partenariat avec la CEA. Un marché en ligne réunissant des décideurs politiques pour s’engager dans des solutions politiques vertes et des investisseurs pour trouver de nouvelles entreprises d’investissement.

Les jeunes ont exprimé le besoin d’un soutien dans des domaines tels que l’accès au financement pour les coûts d’investissement élevés, l’accès aux ressources et aux outils pour améliorer la technologie, et pour que les gouvernements créent un environnement propice pour soutenir les projets verts et plus de plateformes pour l’apprentissage entre pairs.

L’évènement était organisé par la Commission économique pour l’Afrique (CEA), le Centre de recherche pour le développement international (IDRC), l’Institut des ressources mondiales (WRI) et l’Institut des ressources naturelles en Afrique de l’Université des Nations Unies (UNU-INRA).

 

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Section de la communication

Commission économique pour l’Afrique

B.P. 3001

Addis-Abeba

Éthiopie

Tél : +251 11 551 5826

Email : eca-info@un.org»

COP27 : Un fonds de pertes et dommages en guise de consolation

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L'activisme de ces militants des organisations de la société civile pour une justice climatique tout au long de la COP27, n'aura pas été vain avec l'accord sur la création d'un fonds pour les pertes et dommages

La montagne qui accouche d’une souris aux contours encore imprécis.          L’on pourrait ainsi caricaturer les résultats à minima de la vingt-septième Conférence des parties à la convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (COP27) qui s’est achevée ce dimanche 20 novembre 2022 à Charm-El-Sheikh en Egypte par l’annonce de la création d’un fonds pertes et dommages, sans plus de précisions ni sur le montant, ni sur les modalités d’accès, encore moins sur la date de son effectivité.

Des officiels applaudissant à tout rompre ce 20 novembre 2022 à Charm-el-Sheikh, à l’annonce de l’accord portant création de fonds pour les pertes et dommages climatiques

C’était l’une des principales revendications des organisations de la société civile du Sud à cette COP27 de Charm-el-Sheikh. Il s’agit du financement des pertes et dommages liés aux conséquences néfastes des effets de changement climatique. Après deux jours de prolongation, les dures négociations ont finalement abouti à cet accord tant attendu.

Fruit d’un accouchement difficile

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres (micro) et le président de la COP27, Sameh Shoukry, ont dû peser de tout leur poids pour parvenir à cet accord sur les pertes et dommages

Cet accord sur la création d’un fonds pertes et dommages annoncé ce dimanche a été le fruit d’un accouchement difficile tant les parties prenantes aux négociations ont eu du mal à s’accorder là-dessus. Alors que la COP27 était censée s’achever le 18 novembre, il a fallu jouer les prolongations. Et le secrétaire général de l’ONU et le président de la COP27 ont dû monter au créneaux vendredi soir pour rappeler aux uns et autres l’obligation de parvenir à quelque chose pour redonner espoir.

Et ce sera cet accord sur la création d’un fonds pertes et dommages dont les concours restent pour l’instant flous. En effet, quid du montant ou des modalités d’accès dudit fonds qui visiblement sonne comme une consolation puisqu’à part cela, il n’y a pas eu d’autres avancées sur les défis climatiques (ni sur la limitation du réchauffement à 1,5 degré Celsius d’ici la fin du siècle, ni sur la fin des exploitations d’énergies fossiles) ?

Attendre 2023 pour avoir plus de détails sur le fameux fonds

L’activisme de ces militants des organisations de la société civile pour une justice climatique tout au long de la COP27, n’aura pas été vain avec l’accord sur la création d’un fonds pour les pertes et dommages. Mais, ils vont devoir encore prendre leur mal en patience pour avoir les résultats concrets de leur lutte

«Pas assez, mais un signal politique nécessaire pour reconstruire la confiance entre le Nord et le Sud», constate le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres qui n’avait pas cessé d’alerter depuis le début de cette COP sur l’urgence à agir face au péril climatique.

Etant pratiquement en fin d’année 2022, il faut attendre l’année 2023 pour avoir plus de détails sur ce fonds qui suscite déjà beaucoup d’espoirs dans les pays en voie de développement. L’on en saura davantage sur les bailleurs de ce fonds qui seront pour la plupart les pays pollueurs (pays développés), ainsi que les éventuels bénéficiaires, notamment les pays du Sud. Il va falloir regarder de près l’évolution des choses sur ce dossier, probablement jusqu’à la COP28 aux Emirats Arabes Unis pour se faire une idée plus précise sur ce fameux fonds de tous les espoirs.  Affaire à suivre…

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain