Les animateurs de visio-conférence de la Banque mondiale

La Banque mondiale, à travers sa publication semestrielle, Africa’s Pulse, a rendu public les conclusions de sa dernière édition 2016. Le rapport a été présenté à la presse ce 29 septembre 2016 par visio-conférence, animée depuis Washington par les économistes Albert Zeufack et Punam Chuhan-Pole.

Les animateurs de visio-conférence de la Banque mondiale
Les animateurs de visio-conférence de la Banque mondiale

Le rapport de la dernière édition 2016 de Africa’s Pulse a livré son verdict en ce qui concerne les perspectives économiques de l’Afrique. Pour ce deuxième numéro de l’année, le rapport indique une croissance dans une conjoncture morose dans certains pays. Après avoir ralenti à 3% en 2015, le taux de croissance de l’Afrique subsaharienne devrait continuer de baisser à 1,6% en 2016. Ce ralentissement s’explique par la chute des cours des matières premières des grandes économies telles que le Nigéria et l’Afrique du Sud.
Toutefois, les conclusions du rapport constatent des taux de croissances hétérogènes à travers le continent, avec des disparités entre les pays. Ainsi, si certains pays ont vu leur croissance chuter, d’autres par contre, affichent en moyenne des taux annuels supérieurs à 6%. Les pays comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal figurent parmi les économies les plus performantes du continent.

Une croissance réelle de 2,9% en 2017 et 3,6% en 2018

Des membres de l'équipe de la Banque mondiale Ouaga
Des membres de l’équipe de la Banque mondiale Ouaga

Cette situation a fait dire à Albert Zeufack, économiste en chef de la banque mondiale pour l’Afrique que « les pays qui s’en sortent le mieux sont également ceux qui disposent d’un cadre de gestion macroéconomique plus solide et d’une réglementation plus favorable aux activités commerciales. Leurs exportations sont aussi plus diversifiées et leurs institutions plus fortes».
Contrairement à l’année 2016, les deux années à venir affichent un horizon de croissance sur le continent, selon les prévisions de Africa’s Pulse. Cela, parce que les pays exportateurs de matières premières ont commencé à réduire leurs dépenses ; ce qui devrait engendrer une légère hausse de croissance au fur et à mesure. Dans un tel contexte le retour d’une croissance réelle de 2,9% en 2017 et de 3,6% en 2018 sont attendues.

L’agriculture, source d’emplois et de croissance durable

Une vue des participants burkinabè de la visio-conférence
Une vue des participants burkinabè de la visio-conférence

La chute des matières premières et du prix du pétrole a porté un coup dur aux pays qui en sont dotés. Ces pays doivent diversifier leur économie, en améliorant leur productivité agricole, souligne le rapport. L’Afrique doit accroître ses dépenses publiques dans ce secteur qui représente un tiers de son PIB et emploie les deux tiers de sa population active. Cela permettra à davantage de personnes de trouver un emploi.
Le rapport explique qu’augmenter la productivité agricole permettra au continent de capitaliser sur le développement rapide des marchés régionaux africains à près de 3000 milliards de dollars d’ici 2030.
Et à l’économiste principale de la banque mondiale pour l’Afrique, auteur du rapport Punam Chuhan-Pole d’ajouter qu’« il est impératif d’améliorer la productivité des petites exploitations agricoles pour augmenter les revenus des populations rurales et réduire la pauvreté en Afrique subsaharienne ».
Le rapport recommande aux pays africains de prendre rapidement des mesures qui s’imposent afin de s’adapter à la chute des matières premières, de rendre leurs économies moins vulnérables aux chocs et développer de nouvelles sources de croissances durables.

Joachim Batao
Burkina Demain

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